L'auditorium du MGI s'est empli de mouvements mélodieux
vendredi soir. Un écrin symphonique idéal pour la
voix de Véronique Zuël-Bungaroo.
La soprano aura livré une prestation qui n'a d'égale
que son talent, au MGI vendredi dernier. Certes les musiciens
de l'Orchestre Régional de La Réunion, rejoints
par ceux de l'orchestre Prométhée sont loin d'avoir
démérité dans l'interprétation des
mouvements au programme. D'autant que ce concert symphonique est
placé sous la gracieuse houlette du maestro Brad Cohen.
Les néophytes auront néanmoins connu un éblouissement
et auront goûté la délicieuse tessiture de
Véronique Zuël-Bungaroo dans un écrin mélodieux.
On prendra aussi plaisir à scruter les expressions qui
traversent son visage, selon les émotions des paroles interprétées,
tantôt avec une espièglerie pastorale tantôt
avec la gravité des tourmentes passionnées. Il est
évident que la soprano ressent dans une certaine mesure
la portée des mots de Théophile Gautier. Une poésie
exaltée par la musique d'Hector Berlioz. Sans doute est-ce
ce qui explique le fugace parfum exhalé des profondeurs
des temps anciens. Une essence qui ravive l'âme de ces créations
romantiques.
À noter par ailleurs que cinq jeunes boursiers ont été
désignés par ce dernier et la Fondation Spectacles
et Culture. Trois parmi eux se rendront à l'étranger
pour un stage de formation adapté.