LES HUMEURS DE CHLOÉ
Notre chemin de vie commun
Le secteur sectaire fonctionne à fond les manettes ces
temps-ci. Avec toutes sortes de conneries dignes de nos amis des
groupes communalo-culturels. Évidemment la question du
créole mauricien dans les salles de classes a interpellé
quelques connards qui connaissent que dalle en matière
de pédagogie, mais qui ergotent sur ce sujet. Quelle est
leur expertise pour oser prendre position pour ou contre ? Ces
mêmes " intellectuels " trouveront leur mot à
dire dans la future alliance que devrait conclure Navin. Un pacte
avec Pravind servirait mieux leur intérêt sectaire
? De quoi leur fournir un rôle d'entremetteur ou d'entrepreneur
politique
si besoin est.
La proximité avec les puissants du jour donne des ailes,
et ces " intellectuels " se croient alors autorisés
à interférer dans des décisions vraiment
pas de leur ressort. Ce comportement est un réel danger
pour notre fragile mauricianisme. Je ne veux pas écrire
" utopique mauricianisme " mais faudra vachement s'accrocher
pour effleurer cet idéal un jour dans ce pays. Pays qui
pour rappel n'est pas la propriété exclusive de
certaines personnes
autant que je sache. Alors pourquoi
ces agissements merdeux ?
Aussi ai-je urgemment besoin de piger pourquoi la moindre connerie
prend une tournure communale. La liste des bouffes proposées
aux gamins n'est pas assez longue au goût des cantiniers
et on en trouvera toujours certains pour dire que les aliments
ne correspondent pas au critère ethnique de tous les mioches.
Si on servait du porc ou du buf à ceux qui n'en bouffent
pas
je pourrais comprendre cet argument. Mais là
n'est même pas le propos. Ce genre de discours craint un
max !
Ça revient à dire que seuls les sino-mauriciens
bouffent des nouilles et des boulettes, et que seuls les indo-mauriciens
mangent du dal pourri
On est pourtant tous Mauriciens,
bordel ! Voilà une notion qui mettra des plombes à
faire tilt dans la caboche de beaucoup de sectaires vivant sur
cette petite île qui est la nôtre. Mon Dieu, que la
mentalité des gens est pourrie ici bas !! Le communalisme
a certes à voir avec la politique, mais ne devrait pas
interférer dans notre mode de vie et dans ce que nous avons
tous en commun. C'est-à-dire une culture mauriciano-mauricienne.
Pas besoin d'être d'une communauté spécifique
pour se taper un alouda chez Pillay, après un dal
zéro chez Chapeau La Paille (ceux et celles qui comme
moi sont clients savent de quoi je cause). Ni pour grignoter des
pistaches grillées à côté des bus cul-à-cul
qui vous éructent leur gaz noirâtre au visage. Parlons
pas des joyeux jurons maman échangés entre marchands
de rues et autres colporteurs d'expressions savoureusement locales.
Ce mélange de personnes tisse mine de rien un écheveau
celui de notre common way of life. Ouvrez les yeux ou alors
fermez-la messieurs dames les sectaires !
Bisou
Chloé