Avatar et 3 idiots ont ramené les foule vers les salles
de cinéma. My name is Khan sera l'autre phénomène
cinématographique. Cineworld Ltd se prépare pour
que Maurice vive aussi cette fièvre. Le lancement international
est prévu le 12 février, le film sera en avant-première
mondiale à Maurice dès le 11 février. Cineworld
Ltd ayant réalisé un coup de maître. Le thème
choisi va bien au-delà des frontières de Bollywood.
Le réalisateur parle du regard que le monde occidental
porte sur l'Islam depuis les événements du 9/11.
Il parle aussi d'amour, de tolérance et de l'humanité.
Tourné aux États Unis et à Mumbai, le film
est inspiré d'une histoire vraie. Ce sera aussi l'occasion
de retrouver le sublime duo Shah Rukh Khan/Kajol. Ce qui représente
un autre des grands atouts de ce film. Le tout dernier de Karan
Johar sera définitivement le prochain blockbuster indien
qui ira à la conquête du monde.
Synopsis
Rizvan Khan (Tanay Chheda) est un enfant musulman qui a grandi
avec sa mère (Zarina Wahab) dans le Borivali, dans la banlieue
nord-ouest de Mumbai. Il souffre du syndrome d'Asperger, une forme
d'autisme. À l'âge adulte, Rizvan (Shah Rukh Khan)
va chez l'un de ses proches à San Francisco. Là,
il tombe amoureux d'une coiffeuse, Mandira (Kajol), avec laquelle
il se marie. Le 11 septembre 2001, deux avions de ligne sont dirigés
contre les Tour jumelles du World Trade Centre. Cette catastrophe
change la face du monde. Rizvan Khan, musulman vivant aux États
Unis, voit sa vie basculer. Il est pris pour un terroriste car
son handicap le rend suspect. Son épouse se sépare
de lui. Rizvan décide alors de s'engager dans un périple
à travers les États Unis pour la retrouver. L'une
de ses missions est aussi de rencontrer le Président.
9/11, les jours d'après
My Name is Khan a pour contexte les États Unis au
lendemain des attentats du 11-Septembre. "Ce n'est pas
un film sur le terrorisme ou le 11-Septembre", précise
cependant Shah Rukh Khan dans une interview. "C'est un
film sur les relations entre deux personnes, entre les États
Unis et un individu." C'est l'histoire d'un homme qui,
par amour, traverse les États Unis, alors en plein traumatisme.
En suivant cet homme, qui souffre d'une forme légère
d'autisme, le réalisateur Karan Johar raconte le nouveau
regard que porte le monde occidental sur l'Islam depuis. Shah
Rukh Khan indique pour sa part : "Nous en parlons de manière
objective et sans parti pris. Ce n'est finalement pas l'histoire
d'un homme contre le handicap. C'est l'histoire d'un homme contre
les handicaps de ce monde - le terrorisme, la haine, la guerre.
Finalement, nous voulons simplement dire qu'il y a de bonnes personnes
et de mauvaises personnes. La religion n'est pas un critère.
L'humanité l'est."
International
My name is Khan traite d'un sujet qui traverse les frontières
de l'Inde. Karan Johar a veillé à en faire un film
international. C'est l'une des raisons qui l'a amené à
signer un contrat avec Fox Searchlight Pictures qui s'occupera
de la distribution du film en Inde et au niveau international.
Des versions doublées sont actuellement en préparation.
Le lancement du film en France est prévu pour mars prochain.
Par ailleurs, My name is Khan sera présenté
au Berlin International Film Festival en février.
Il fera, par la suite, le tour des festivals.
Dream Team
Ce film réunit une fois de plus Shah Rukh Khan et Kajol
aux côtés de Karan Johar. Ce dernier a été
associé à plusieurs grands succès de Bollywood
à différents postes. Parmi, l'on compte Dilwale
Dulhania Le Jayenge, Dil To Pagal Hai, Kuch Kuch Hota Hai, Duplicate,
Mohabbatein, Khabi Kuchi Khabi Gham, Main Hoon Na, Veer-Zaara,
Om Shanti Om, Luck by Chance. Le scénario est de Shibani
Bhathija. Cette dernière, qui a étudié la
communication à San Francisco, est aussi la scénariste
de Fanaa, Kabhi Alvida Naa Kehna, Kidnap, entre autres.
La Bande originale (BO) est du trio Shankar-Ehsaan-Loy à
qui l'on doit les chansons de Mission Kashmir (2000), Dil
Chahta Hai (2001), Kal Ho Naa Ho (2003), Bunty Aur
Babli (2005), Taare Zameen Par (2007), Rock on!!
(2008). Leur chanson Don - The Chase Begins Again a été
reprise par A.R. Rahman dans Slumdog Millionnaire. La chorégraphie
des chansons de My Name is Khan a été réalisée
par Farah Khan. Si cette dernière a été chorégraphe
dans plus de 80 films elle est aussi la directrice de Main
Hoon Na et Om Shanti Om. C'est donc une vraie Dream
Team qui s'est associée pour cet ambitieux projet.
À souligner que l'acteur américain Christopher B.
Duncan tient le rôle du Président Barack Obama dans
le film
Hits
Le film se compose de six chansons : Sajda (Rahat Fateh
Ali Khan, Shankar Mahadevan, Richa Sharma), Noor E Khuda (Adnan
Sami, Shankar Mahadevan, Shreya Ghoshal), Tere Naina (Shafqat
Amanat Ali), Allah Hi Rahem (Rashid Khan), Khan Theme
(Strings) et Rang De (Shankar Mahadevan, Suraj Jagan).
Même au plan de la BO, les créateurs de My name
is Khan ont voulu se distinguer. Loin de l'univers de Bollywood,
ils proposent une uvre empreinte de spiritualité
et d'émotions. La critique est restée très
positive vis-à-vis de la BO du film.
Made in
C'est en décembre 2008 que le tournage de My name is
Khan a commencé à Mumbai. L'équipe s'est
ensuite rendue à Los Angeles, puis à San Francisco.
L'une des scènes cruciales a été tournée
au Children's Discovery Museum de San Jose.
Malaises
Quelques sérieux incidents ont marqué le déroulement
de ce film aux États-Unis. L'un d'eux a failli dégénérer
en incident diplomatique. En effet, Shah Rukh Khan a été
interpellé et interrogé à sa descente d'avion
au New Jersey par des officiers de l'immigration. Ces derniers
l'ont traité en suspect puisque un fichier informatique
recelait son nom. Une heure d'interrogation selon les autorités,
deux heures selon la star ; cette affaire a créé
un sérieux malaise. Si Shah Rukh Khan a, par la suite,
été autorisé à entrer au New Jersey
plusieurs politiques indiens sont montés au créneau
pour dénoncer cette situation. Arnold Schwarzenegger a,
de son côté, invité la star indienne à
dîner pour le rassurer que les États Unis n'avaient
rien contre lui.
De son côté, Karan Johar se souviendra des maintes
difficultés auxquelles il a été confronté
parce qu'il souhaitait tourner une scène devant une mosquée
à Los Angeles. Les autorités ne lui ont jamais accordé
les autorisations nécessaires, le réalisateur n'ayant
pu les convaincre que le film ne prônait pas des "valeurs
antisociales".
Depuis le 11-Septembre, c'est ainsi que les choses se passent
aux États Unis