Week-End/SCOPE


RENCONTRE : BOLLYWOOD

Dj Kary, reine de la Night Life

En effet, Dj kary, artiste aux multiples talents, a été la première femme aux platines. Bien que de se faire accepter n'a guère été chose facile, elle gravit les échelons et gagne très vite en popularité. Aujourd'hui, elle est Djette, ingénieur audio et producteur de musique avec en main une solide réputation.

Avec plus de 12 ans de carrière dans le monde de la musique et du mixage, Dj Kary est à la conquête du public mauricien. Reine du remix bollywoodien, cette jeune Djette de 32 ans est à sa première venue à Maurice après les nombreuses visites des ses consœurs telles que Dj Lil'B et Dj Rink. Née à Chandigardh, elle grandit à Delhi, sa première destination internationale fut Brésil, une expérience qu'elle qualifie "inoubliable et enrichissante". Connue pour être la pionnière des femmes Djs en Inde, Dj Kary s'est forgée une solide réputation sur la scène du remix. Sa modestie, sa joie de vivre débordante et sa bonhomie contribue à sa personnalité accueillante.

Aujourd'hui, après avoir acquise une solide expérience, elle joue dans les soirées organisées. Elle fait le tour des boîtes prisées de l'Inde et touche aussi à l'événementiel. A la tête de sa propre société, Spectral Energy, qui est une boîte de production d'ingénieur audio et de Dj, elle poursuit son rêve musical. L'artiste déterminée, ne s'arrête pas au deejaying, elle entreprend un cours d'ingénieur audio au SAE (school of audio engineering) à Chennai, en 2005 et elle devient la première femme ingénieur audio. Grâce à sa société, elle produit plusieurs Dj et chanteurs. De plus, elle produit la bande musicale des documentaires de la discovery channel. Aujourd'hui, elle enflamme les pistes de danse avec ses sets qui témoignent sa créativité. Tout en remixant aux platines elle accompagne des musiciens qui joue live du sitars et des tablas.

Petite de taille mais grande de talents, elle débute en 1997 au club Temptation, une boîte de nuit dans un hôtel. C'est par le biais des amis, qui assuraient les animations durant des soirées, qu'elle s'initie aux platines. Ne bénéficiant d'aucune aide des personnes qualifiées, car l'Inde un pays orthodoxe ne voyait pas une femme Dj d'un bon œil, la Djette ne se laisse pas découragé. A cette époque ce métier était réservé aux hommes et pour se faire accepter était difficile, mais ça n'a pas toutefois annihiler ses efforts. Dès lors, elle avait déjà en tête la tracée de son parcours. "Je me rappelle que j'ai du mentir au gérant, prétextant que j'ai travaillé dans plusieurs boîtes de Goa, pour me faire embaucher", explique notre interlocutrice, qui n'hésite pas d'éclater de rire en remémorant ces moments. Le public, qui était composé de touristes étrangers, était très réceptif à sa musique et l'a beaucoup encouragé. Aussi, elle passait ses journées à pratiquer et à mettre en place des sets pour plaire à son public. Mes parents n'aimaient pas ce métier mais avec le temps ils se sont rassurés et maintenant ils m'encouragent beaucoup.

L'aventure se poursuit lorsqu'elle rejoint le Buzz club, en 1998. Le public, très jeune, n'est plus exclusivement des touristes mais aussi des indiens. Elle jongle avec différents styles de musique comme le hip hop passant par la pop, le rock et du rétro. D'ailleurs elle se lance dans la musique bollywood et rencontre un succès flagrant. Durant son passage au Buzz, le club fut qualifié de Best bar with dancing et par la suite Best bar of the town . Avec deux ans d'expériences, elle s'affichait déjà comme une professionnelle. Elle se place dans les la liste de top 5 des Djs de l'Inde a deux reprise en 2002. Dans cette lancée elle sera le sujet d'un documentaire de la BBC, 360 degree djs, destiné aux Djs pionniers. C'est alors que la presse s'intéresse à la djette et elle donne des interview aux chaînes de télévision telles que ndtv, s-1, aajtak, headlines today, dd, cneb et international channel bbc world sans oublier les radios comme meow 104.8, 94.8 my red fm, jiyo dil se et radio city 91.1 fm. Son seul but reste de promouvoir sa société et de produire le plus grand nombres d'artistes et de chanteurs."Pour rien au monde, je ne délaisserais mes platines."