Week-End/SCOPE


DANSE : BALLET

La Belle au bois dormant

Un ballet du répertoire classique proposé par Valérie Guiton. Une cinquantaine de danseurs et danseuses, entre 6 et 20 ans, donneront une représentation publique au MGI. Scope a rencontré les solistes dans une séance de répétition à Grand-Baie.

La chorégraphe Valérie Guiton réveille la Princesse Aurore et les autres personnages du royaume. Elle adapte le conte de Charles Perrault, sublimement chorégraphié par Marius Petipa d'après une musique de Tchaïkovsky. Un spectacle présenté au Théâtre Mariinsky à Saint Petersbourg au dix-neuvième siècle. Que ceux qui pensent que La belle au bois dormant est juste un dessin-animé se détrompent ! Ce fut d'abord un conte puis un célèbre ballet du répertoire classique.

L'adaptation de Valérie Guiton permet aux élèves de l'École de danse de Grand-Baie de retracer la belle histoire d'amour d'une princesse qui attendit un siècle que son prince charmant vienne la réveiller par un baiser. À souligner que les protagonistes du présent spectacle respecteront les phrases chorégraphiques telles qu'écrites par Marius Petipa. Des variations que les danseuses et danseurs solistes reproduiront dans la tradition du ballet classique.

Celles du cours préparatoire incarneront des rôles secondaires revus par Valérie Guiton pour mieux leur correspondre. Une cinquantaine de danseurs peupleront la scène afin de recréer les ambiances festives du royaume. La technicité restera cependant l'apanage des solistes qui incarneront les fées ainsi que le couple princier. Des premiers rôle assurés par Anna Guého et Julien Mercier. Ce dernier s'est déplacé de Paris pour prêter son concours au spectacle.

Une petite incursion en coulisses permet de constater que La Belle au bois dormant sera une performance prometteuse qui devrait convaincre même les plus sceptiques. Disons-le sans détour : le ballet est loin d'être ennuyeux et ne correspond pas aux idées reçues que certains ont de cet art. À noter aussi que chaque création possède une particularité qui ne peut se comparer à une autre. Chaque ballet a sa trame narrative et une mise en scène propre.

Ce n'est pas simplement des pointes et des tutus. Le ballet classique est une des techniques de danse les plus difficiles qui soient. Clara Thierry, Mati Jhurry et Manon Fernandez de la Rosa ne diront pas le contraire. Elles interprètent les fées qui au baptême d'Aurore lui offriront des vœux. Débarquera entre-temps Carabosse, jouée par Mélanie Maujean. Ces solistes feront montre de leur savoir-faire pour donner vie au conte de Perrault à travers un gestuel et un langage du corps en phase avec la musique de Tchaïkovsky afin de susciter des images et des sensations.

La Belle au bois dormant, selon Valérie Guiton, se décline en quatre tableaux retraçant les moments forts du conte. Avec évidemment une apothéose qui sera le pas de deux et les variations solistes des deux protagonistes et la coda. À savoir que les danseurs et danseuses évolueront dans un décor d'intérieur de château. Pas grand-chose à voir avec le studio dans lequel se déroulent les répétitions sous la houlette de la professeur de danse. Elle-même une ancienne soliste du Théâtre du Capitole de Toulouse.

Valérie Guiton veille au moindre geste de ses élèves. Grâce et fluidité. Ne jamais trahir l'effort que requiert un mouvement aussi dur que cela puisse être. Énorme travail qui aboutit à de très beaux tableaux que le public gagnerait résolument à découvrir sur scène. Reste que "les gens croient à tort que le ballet est ennuyeux. Mais ceux que j'ai invités dans le passé en sont sortis enchantés."

Rappelons que Valérie Guiton a monté Coppelia au Théâtre de Port-Louis en 2007. Un ballet assez théâtral dans son genre et qui souligne la diversité de cet art. Allez voir La Belle au bois dormant ce samedi.


Billetterie

Sous la direction artistique de Valérie Guiton, l'Ecole de danse de Grand Baie présente La Belle au Bois Dormant ce samedi 13 juin à 19h30 au MGI à Moka. Billets entre Rs 250 et Rs 450. Rézo Ôtayô (466 9999). Durée : 2h.