Week-End/SCOPE


FORMATRICE EN COMMUNICATION : ANIDA VYDELINGUM-TAYER

Language Coach

Son métier est d'aider les professionnels à parler correctement le français et l'anglais, Anida Vydelingum-Tayer est une femme comblée qui profite pleinement de la vie. Portrait d'une femme amoureuse des langues étrangères…

Derrière sa petite taille et son apparence de petite timide, se cache une jeune femme pleine de vie, optimiste, qui dégage une forte personnalité. "Les gens se sentent à l'aise avec moi à cause de mon petit gabarit" lance Anida Vydelingum-Tayer. En effet, cette jeune femme de 30 ans consacre sa vie à aider les adultes à perfectionner leur parlé aussi bien que leur écrit. "Je suis un peu comme un gardien de la langue. J'offre ainsi un service de traduction (l'anglais-français et français-l'anglais)" explique-t-elle.

Passionnée d'études. "J'ai toujours eu un faible pour les langues au collège." Ainsi après ses études secondaires au collège MGI fin 1990, Anida ne sait pas trop dans quel domaine se lancer. Elle décide de suivre les traces de son paternel, professeur en langues, et reçoit son premier diplôme en relation publique. Passionnée par les études, la jeune femme s'inscrit en 2001 à un cours de journalisme par correspondance au sein d'une académie américaine. "Je suis une personne qui aime relever les défis et me lancer dans de nouvelles aventures." De ce fait, Anida Vydelingum-Tayer change de registre et opte en 2004 pour un cours de 2 ans en droit, toujours en correspondance, à l'université à Grenoble en France. N'étant pas de ces femmes qui restent les bras croisés, Anida donne entretemps des leçons de traduction pour la plupart à des étrangers. Elle participe tout aussi bien à de nombreux concours d'orthographe et parle couramment le russe.

Coach. Brevetée par la MQA (Mauritius Qualification Authority), Anida Vydelingum-Tayer décide de se lancer totalement dans la profession de formatrice en communication. "Que ce soit un expatrié ou un Mauricien, il faut reconnaître qu'il existe un certain handicap au niveau de la langue et même à l'écrit. Ce n'est pas facile pour un adulte ou plutôt un professionnel d'aller chercher un cours en langues. Ainsi, j'offre des cours en privé et individuellement." En s'appropriant le terme de "coach", Anida Vydelingum met ses "élèves" à l'aise tout en ayant le bagou, agrementé d'une bonne dose de patience et de gentillesse. "Ce travail est principalement basé sur la confiance. Dans mon cas, je coach même des banquiers sur l'orthographe. Avec ma méthode que j'adopte, c'est-à-dire, je les encourage, au fur et à mesure que les sessions se succèdent, je constate qu'ils font fait du progrès." La renommée de Anida s'est fait de bouche à l'oreille et affirme qu'elle reçoit même les épouses de ses élèves anglophones qui veulent apprendre le français. De plus, notre interlocutrice ajoute qu'elle organise un atelier, le French Speaking Workshop, mensuellement, qui gravite autour d'un repas exclusivement français où 90% des invités sont des anglophones.

Rencontres. Grâce à son boulot, Anida Vydelingum-Tayer s'est fait plusieurs contacts à travers le monde. "Mes ex-élèves parlent de ma petite personne à leurs amis qui durant leurs séjours, viennent prendre des cours. C'est de cette manière que je rencontre des personnes intéressantes avec des points de vue et des objectifs différents." Ainsi, la formatrice en communication s'est créée de bonnes relations professionnelles et non amicales avec des australiens, danois ou encore des suédois. Elle a même donné des cours à une journaliste anglaise de la chaîne BBC et à un animateur d'une radio danoise. Cependant, elle regrette qu'elle n'aie qu'une poignée d'élèves Mauriciens. Cette dernière mentionne qu'il y a un gros problème de langue à Maurice car les gens ne prennent plus le temps de consacrer un peu de leurs temps à la lecture. "Avec les textos, on a tendance à modifier le sens de la langue. On n'accorde plus d'importance à notre culture générale. Tandis que les étrangers ressentent toujours ce besoin de se cultiver davantage afin de faire un bond en avant" précise Anida Vydelingum-Tayer.

Emploi du temps. Mais si elle est une femme très active, Anida Vydelingum-Tayer fait une petite parenthèse dans son agenda pour sa vie de famille. Elle raconte qu'elle est une femme très organisée et dès 9 heures, elle est déjà habillée et maquillée pour recevoir ses élèves chez elle. "Comme je donne des cours à mon domicile, je me sens un peu comme si j'étais dans un bureau." Celle-ci ajoute tout aussi bien qu'elle a des heures spécifiques pour le travail et pour la famille. Ainsi, après ces heures de travail, elle s'attaque à son rôle d'épouse et de mère.


Projet

Le plus grand projet de Anida Vydelingum-Tayer est de s'implanter dans les entreprises mauriciennes. "J'aimerai venir en aide à ces Mauriciens qui se retrouveront un jour ou l'autre dans le besoin de s'exprimer ou d'écrire dans des langues qu'ils ne maîtrisent pas." Avec son intervention au sein de ces entreprises, la formatrice en communication est certaine qu'elle réussira à faire améliorer le niveau de la langue à Maurice. A noter que Anida Vydelingum-Tayer, est tout aussi bien copywriter; elle écrit des textes pour les sites sur internet.


Dynamique

En plus de sa grande passion pour les langues, la formatrice en communication est un vrai touche-à-tout. "Je ne suis pas une de ces femmes qui sont tiraillées entre boulot et vie familiale. Je pense qu'une femme moderne doit s'accorder tout aussi bien du bon temps. Elle doit vivre à fond sa vie sans perdre une miette des occasions qui lui sont offertes." Comme son époux est un plongeur professionnel, Anida Vydelingum-Tayer s'est récemment mise à la plongée sous-marine. Plus encore, c'est une artiste qui admire la peinture et durant son temps libre, elle peint et bricole aussi. "Je suis aussi une passionnée de voyage. Mais, je préfère partir découvrir les facettes cachées du continent d'Afrique. Je ne suis pas faite pour des voyages de luxe. Je suis un peu comme les globe-trotteurs, du genre voyageur sac-à-dos et non avec des bagages encombrants."