Week-End/SCOPE


PORTRAIT - ATHLÉTISME : JEAN-LUC VILBRIM

Expérience et endurance

Jean-Luc Vilbrim, le marathonien est au sommet de sa forme. Doté d'un moral d'acier, ce jeune coureur de 25 ans va toujours au bout de ses objectifs. Sa participation dans la ligue de cross country national en ce début d'année est un exemple de sa détermination.

Pour sa première participation à la Vital Cross Country League dans la catégorie senior, le Quatre-bornais s'en est excellemment bien sorti. Il plafonne actuellement en tête de classement et la victoire en championnat national lui est quasiment assuré. "J'ai toujours été très sportif depuis mon enfance. Je suis tombé dans l'athlétisme quand j'étais encore à la l'école primaire. Comme j'aimais bien courir, un jour le professeur de sport m'a demandé si le cross country m'intéressait. Après une réponse positive de ma part, j'ai régulièrement participé aux compétitions de cross country depuis. C'est ainsi que j'ai fait mes débuts dès les petites catégories dans le monde de l'athlétisme ", avoue-t-il. Un vrai talent à l'état brute.

Très peu de temps après, le jeune Jean-Luc Vilbrim est déterminé à laisser son empreinte dans le sport mauricien. Par la suite, commence alors un dur labeur pour briller au niveau local. Ce n'est quand atteignant la catégorie cadet que son univers se métamorphose. Il rencontre en école d'athlétisme une légende vivante des long parcours, Mike Félicité avec qui il forge un lien très profond. Inséparables depuis ce jour, Mike Félicité est devenu l'entraîneur attitré du jeune espoir. Jean-Luc Vilbrim délaisse alors les compétitions sur piste et le cross country pour s'adonner pleinement au marathon. "Un jour, j'ai demandé à Jean-Luc en tant qu'athlète ce qu'il aimait faire. Sa réponse a été le cross, les 10km et autres longues distances. C'est alors que j'ai aidé Jean-Luc à se spécialiser dans le marathon " a confié Mike Félicité.

Le sport de prédilection de Jean-Luc Vilbrim, le marathon requière énormément de volonté, d'une discipline de vie exemplaire et d'une préparation physique faramineuse. "Le marathon et le cross sont deux choses différentes. Je participe aux compétitions de cross country seulement parce que cela est bénéfique à mon entraînement de marathonien. Cela m'aide à me préparer physiquement aussi bien que mentalement. Pour moi, le cross est un vrai sprint quand je le compare au marathon. Je me donne comme but à atteindre d'aller au bout de l'effort quel qu'il soit. Je donne le maximum de moi-même quand je cours mais mes objectifs principaux concernent dans le marathon. J'ai la chance de dominer la ligue de cross country parce que j'ai accumulé beaucoup d'expérience durant toutes mes années de course" a déclaré Jean-Luc Vilbrim.

Le marathonien détient, même si bien souvent infructueux, à son palmarès de nombreuses participations aux compétitions locales et internationales. Sa participation au championnat de Maurice de marathon, l'année dernière, lui a valu le titre de meilleur participant mauricien. Il a aussi représenté le pays lors de la précédente édition des Jeux des Îles de l'océan Indien (JIOI) en 2007. En définitif, l'expérience est au rendez-vous à chaque compétition où il pose les pieds. Cette espoir mauricien a l'intention de porter haut et fort les couleurs de la nation lors des prochaines compétitions au niveau mondial. L'apprentissage ne finit jamais, aussi bien l'occasion de gagner de l'expérience.


Le rêve d'un talent

Jean-Luc Vilbrim et son entraîneur, Mike Félicité travaillent tous deux chez Maurilait Ltd. Leur passion pour les longues distances les rapproche depuis bien des années et maintenant ils chérissent les mêmes buts et rêves. Dans leur ligne de mire, un parcours de 21km sous la barre des 2.18 pour peut-être par la suite tenter d'aller à Londres. Actuellement le maître et son élève ont l'intention de se présenter à plusieurs compétitions à l'étranger pour une meilleur préparation. Selon Jean-Luc Vilbrim, l'atmosphère locale n'est pas souhaitable pour le meilleur des entraînements. Plusieurs facteurs locaux ne facilitent pas la tâche des marathoniens, notamment l'humidité, l'état des routes, et le relief de l'île elle-même, n'ayant pas de surfaces suffisamment plates pour la pratique du marathon.