Week-End/SCOPE


RENCONTRE : ANAÏS VEERAPATREN

La force tranquille

Deux jours après son sacre c'est à son domicile, à Curepipe qu'Anaïs Veerapatren nous a reçus. Se décrivant comme "Fully human, fully alive", cette perfectionniste déterminée se dit à l'écoute des autres.

Elle n'arrête pas de sourire. C'est qu'elle croque la vie à pleines dents notre nouvelle miss! Et c'est une jeune femme déterminée qui se révèle peu à peu au fil de la discussion. Maintenant qu'elle est la nouvelle Miss Mauritius, elle apprend à gérer ses nouvelles responsabilités et à définir ses nouvelles priorités. Pour mieux représenter sa couronne, elle a décidé de s'offrir une année sabbatique. Contrairement à ce qui avait été annoncé, elle se prendra de l'emploi à la MTPA. Après quoi elle reviendra vers le cabinet où elle est en stage en ce moment. Plus tard, Anaïs Veerapatren sera avocate.

Education. Ca, c'est sans doute l'un de ses plus vieux rêves. Cette ambition l'anime depuis qu'elle était encore au collège Lorette de Curepipe. De la primaire à la secondaire, elle y a passé 13 ans et avait été élue Head Girl, à sa toute dernière année. C'est là encore qu'elle a compris une règle essentielle de la vie : "L'éducation est la clé pour l'épanouissement de la personne." D'où son souhait d'aider à combattre l'analphabétisation.

À 22 ans, la jeune célibataire se plaît aussi dans les plaisirs simples qu'elle s'offre. Passionnée de lecture elle aime particulièrement les ouvrages de Paulo Coelho. Elle dit aussi aimer la musique et prend beaucoup de plaisir à chanter. C'est d'ailleurs parce qu'elle chante bien qu'elle a reçu le titre de Miss Talent. Elle a aussi été faite Miss Élégance.

Généreuse. Déjà grande de taille, sur ses hauts talons de l'élégance elle en a. Elle avait 18 ans lorsqu'elle avait rejoint l'agence de mannequins Hasseena où elle a exercé pendant deux années. "Cela m'a beaucoup aidé pour le concours. On défilaient 3 à 4 fois par semaine. J'ai aussi eu l'occasion de défiler en Inde l'année dernière." Mais rien n'était joué quand elle s'était inscrite au concours. Son parcours n'a pas été de tout repos. Un emploi du temps chargé, dur, un rythme effréné. C'est grâce au soutien de son unique frère, de 14 mois son cadet qu'elle a pu enchaîner les épreuves. Son âme soeur comme elle le dit, un lien filial indescriptible qui les unis. Une aventure très riche en rencontres et qui n'a pas tardé à créer des rivalités entre concurrentes. "Nous avons rencontré des pros qui nous ont beaucoup aidées. J'ai reussi à extérioriser ce que j'avais en moi grâce à leur soutien. C'est pas évident de répondre à une question avec toute cette pression." La présence des garçons pour la première fois a aussi aidé à détendre l'atmosphère, de même que les dix jours passés à l'hôtel Calodyne sur Mer, loin de la grisaille curepipienne.

Culture. La culture est aussi son fort. "Je suis une personne d'assez cultivée, mais c'est relatif. Comparée à d'autres gens je ne connais pas grand chose mais j'entretiens ce côté la." Elle a aussi un aveu pour nous : "Je suis un peu naïve mais pas au point d'être niaise ! Croyant fondamentalement que chaque homme est bon, je fais confiance d'emblée et parfois ça joue contre moi." Mais sa générosité reste l'un de ses points forts. Anaïs Veerapatren souhaite contribuer à améliorer le sort des prisonniers. "J'espère qu'avec mon titre de Miss Mauritius que j'arriverais à avoir le soutien de la presse pour montrer cette situation." On l'attend! Entretemps, elle souhaite vivement que les mentalités changent pour freiner le fléaux sociaux et les agressions contre l'environnement. "Il faut quelque chose qui choque, comme les panneaux publicitaires en Europe sur l'anoréxie. La sensibilisation doit être aussi forte que la maladie pour faire prendre conscience aux gens de l'ampleur qu'elle a." Une résolution pour un monde meilleur.