Annoncée au courant de 2007, l'école de musique
que voulait créer Alain Auriant à Rose-Belle a vu
le jour en début d'année. 80 élèves
la fréquentent régulièrement où ils
suivent des cours de chant, guitare, violon ou encore de danse.
Toutefois, un manque de finance pourrait mener à la fermeture
de l'école.
"C'est enn cité ki pena nannier. Noune décidé
pou fer kitsoz de positif et noune vinn en avant avek sa prozé
école de musique là. Nou inn comence par pran enn
batiment et nou inn commence bann cours. Formation important kan
ou envi zouer la mizik", dit Alain Auriant, fondateur
de l'école au nom des force-vives de la région.
Son projet s'est concrétisé cette année et
à ce jour 80 jeunes de la région y sont inscrits.
"Beaucoup de ces jeunes ne fréquentent pas l'école.
Et ils sont très heureux de venir apprendre un métier
ici. Au lieu d'aller jouer de la musique dans les coins des rues,
ils peuvent le faire dans un lieu propice. Qui plus est, nous
leur dispensons aussi des cours de français et d'anglais."
Difficultés. Le bonheur d'avoir mis sur un pied
un tel projet a vite laissé la place au soucis de son roulement
quotidien. Un manque de financement à long-terme pourrait
causer la fermeture de l'école. "S'il arrive que
nous n'avons pas de sources de financement dans les mois à
venir, nous devrons fermer l'école", indique Alain
Auriant. Grâce au soutien de quelques sponsors dont la banque
Barclays et des associations comme Nouveau Regard et Espoir et
Développement, l'école a pu être dôtée
d'une batterie et les formateurs pourront avoir un cachet pour
le mois de juillet. Mais d'autres fonds restent à être
trouvés pour le reste de l'année. Quant au Trust
Fund, il s'est engagé à financer des équipements
sonores pour l'école et Alain Auriant pense que c'est un
grand pas en avant. "Avoir ces équipements pourrait
nous aider à trouver des fonds par nous-même. On
pourrait organiser des concerts et lever des fonds à travers
des prestations musicales."
Appel. En attendant que cela se fasse, l'auteur d'Allé
Moris tient à lancer un appel à ceux qui voudraient
parrainer l'école de musique. "Ceux qui veulent
nous aider financièrement sont les bienvenus. C'est important
qu'on trouve des fonds pour pouvoir payer les formateurs qui se
dévouent complètement aux cours. Si nous n'avons
pas de formateurs, nous n'aurons pas d'école de musique.
Ils ne demandent pas grand-chose. Une somme de Rs 30 000 par mois
devraient suffir pour leur octroyer un cachet à tous."
Social. Voulant coincider son projet musical au travail
social, Alain Auriant, a organisé un déjeuner la
semaine dernière où plusieurs associations de la
région étaient invitées ainsi que Lindsay
Couronne d'Amnesty International Maurice et un membre du Trust
Fund. Il faut souligner que le batîment abritant l'école
de musique est également un lieu de réunion pour
quelques associations oeuvrant dans le social dans l'endroit.