Week-End/SCOPE
VENDREDI 25 JUILLET 2008


CONCERTS : 2 & 3 AOUT

Sakifo Muzik Festival

Ce sera l'un des plus grands événements de la musique de ces dernières années dans le pays. Deux jours de concerts pour le premier Festival Sakifo organisé à Maurice. Prévu pour les 2 et 3 août sur un terrain spécialement aménagé à l'arrière du Parking de Les Salines. Fort de leurs expériences à la Réunion, les organisateurs ont lancé un grand chantier afin que le festival reste dans les annales. Cette semaine, Scope vous propose de mieux comprendre cet ambitieux projet.

AU PROGRAMME

Samedi 2 août, à partir de 17h

Linzy Bacbotte : Breathes…

De l'émotion et de la fraîcheur pour donner le ton. Samedi, c'est Linzy Bacbotte qui ouvrira le festival avec le charme et le charisme qu'on lui connaît. Breathe Again, son dernier album, a été l'occasion pour l'artiste de présenter une autre facette d'elle-même à son public. L'année dernière c'est une artiste mûre et ouverte qui a conquis un public plus large. Linzy Bacbotte ayant profité de sa longue expérience dans la chanson et sur scène pour se consolider et se positionner dans les premiers rangs. Son concert donné il y a quelques mois ayant été l'un des grands moments de la musique locale cette année. Il était donc normal qu'elle soit à l'affiche du festival.

Crossbreed Supersoul : Di dap dap

En envoyant A letter to G l'année dernière, Crossbreed Supersoul est venu démontrer que ses ambitions en matière de musique sont réelles. Précédemment, le groupe s'était fait connaître à travers Live to BBC album sur lequel il a construit ses assises. Quelques mois plus tard, il avait bel et bien évolué offrant un nouveau visage et une nouvelle sonorité au rock mauricien. Influencé par Radiohead, U2 et autres, il propose une musique accessible à tous. Crossbreed Supersoul, pour précision, participera aussi au Sakifo de La Réunion où il a déjà un public. En effet, le groupe s'y est rendu en tournée il y a quelques semaines. Il y avait reçu un accueil chaleureux.

Toguna (La Réunion) : Sans frontière

Alchimiste de la musique, Toguna crée la sienne en mélangeant reggae, folk, rock et maloya. La formule fonctionne, prenant la forme d'un son suave set raffiné. Un de sites qui leur est consacré fait ressortir: "Amoureux des mots et des mélodies, Sîla & ses dalons prônent l'ouverture et bannissent les frontières: transcendant les genres en mixant reggae/ soul/ folk rock & des instruments particuliers comme la slide guitar, le kayamb, le roulèr... Entre ferveur et émotion, rythmique massive et acoustique planante, Toguna est apprécié internationalement pour la qualité des voix & des grooves! Le premier album "Sans frontières", enregistré & mixé à La Réunion puis masterisé par une pointure à Washington DC, devrait répandre ses vibes bien au delà des frontières..."

Camille Bazbaz (France) : Le bonheur

De France, Camille Bazbaz nous permettra d'apprécier son univers brodé de pop/reggae/soul. Bazbaz est une grosse pointure qui a plusieurs réalisations et a été nommé dans la catégorie révélation scène de l'année lors des Victoires de la musique 2006. En mai 2007, il a enregistré une partie de son album Le bonheur fantôme à Kingstown avec le batteur Sly Dunbar, le bassiste Robbie Shakespeare et Earl Smith à la guitare (les mêmes qui accompagnent Serge Gainsbourg sur Aux armes etc et Mauvaise nouvelles des Étoiles). Camille Bazbaz évolue dans le monde de la musique depuis les années 80. À cette époque, il était membre de Cri de mouche. Influencé par le punk, il a été marqué par le reggae, la soul,et le blues. Il a travaillé avec Joey Starr, André Manoukian et d'autres artistes. Accompagné de son piano Rhodes, il est présente comme une vraie bête de scène.

Dionysos (France) : Mécanique du coeur

Dans la mythologie grecque, Dionysos est le dieu de la vigne, du vin et de ses excès. Il y a aussi cette bande de copains du sud de la France, qui ont monté un groupe de rock et qui l'ont appelé Dionysos. Le groupe s'est rapidement imposé comme le meilleur groupe de rock en France. Ils enfilent les disques d'or, les tournées, les albums et les DVD live. Ils donnent tout sur scène. Ils aiment les rencontres, les défis et les voyages, des États-Unis à l'Islande. Ils créent un univers en expansion permanente. À chaque fois, ils gardent la foi, et chaque étape est comme une première fois. La Mécanique du coeur, est aussi un livre. Le troisième de son chanteur Mathias. Sur le disque, les personnages du roman sont incarnés par des voix invitées. Et quel casting: Emily Loizeau, Arthur H, Olivia Ruiz, Rosy de Palma, Grand Corps Malade, Jean Rochefort, Alain Bashung et Eric Cantona. Dionysos est un groupe puissant.

Tiken Jah Fakoly

Tiken Jah Fakoly clôturera la première partie de ce festival. Le chanteur ivoirien nous proposera une partie de ce qui compose le répertoire de sa tournée commencée après le lancement de son album l'année dernière. À la rencontre des ses "frères et sœurs mauriciens" cette grande voix d'Afrique espère laisser une trace et aussi toucher les conscience. Tiken Jah Fakoly est un militant engagé dans la lutte pour l'égalité et contre les injustices. Ce combat, il le mène à travers sa musique.

Dimanche 3 août - à partir de 15h

Eric Triton : Vinn guété

Pour un tel festival, Eric Triton et sa guitare étaient incontournables. Le bluesman mauricien sera aux Salines pour rencontrer son public avec un répertoire qui annoncera une deuxième partie aussi riche que la veille. Triton, pour rappel, travaille en ce moment sur son prochaine album: Vinn guété donnant ainsi une suite aux excellents Blues dans mwa et Nation.

Avial : Nadanada

Surtout n'évoquez pas Bollywood. Avial, c'est une toute autre forme de musique: du rock alternatif Mayali. Imaginez donc un rock & folk à la sauce indienne. Avial est excellent dans ce domaine faisant penser à d'autres grandes expériences musicales de l'Inde/Pakistan et offertes par Rémo Fernandes ou encore Junnoon. Le groupe comprend cinq membres: Anand Raj, Tony John, Rex Vijayan), Naresh Kammeth et Mithun Puthenveetil. Et quand ils parlent de leur influences, ces derniers citent: Led Zeppelin, Frank Zappa, Radiohead, Verve, Oasis ,Jamiroquai, Bjork, etc.

Menwar : Ay ay lolo

Il se passe de présentation. Menwar étant de ces rares artistes mauriciens à avoir pu évoluer à travers les générations. Au fil des années, sa musique s'est enrichie permettant à l'artiste de s'installer comme une vraie référence. Désormais, Menwar est aussi l'un des meilleurs ambassadeurs de la musique locale. Récemment il était aux États-Unis, au Canada, puis en Europe. Sakifo lui sera une occasion de retrouver son public après quelques mois pour nous raconter Sizanne et le sagaï.

Asa (Nigeria) : Fire on the mountain

Dites Asha! C'est ainsi que se prononce le nom de cette autre voix d'Afrique. Asa chante la vie et dénonce en fusionnant le folk à la culture yoruba. Le mélange est exquis. Et c'est ainsi que la Nigérienne née à Paris continue son pari de se faire entendre. Elle a grandi donc à Lagos, ville surpeuplée, survoltée mais aussi profondément empreinte de spiritualité. L'islam y côtoie le christianisme dans un esprit de tolérance, la jeunesse y pastiche l'Amérique et la ville brûlante s'agite sans fin, dans un ballet infernal et pourtant harmonieux, où se croisent amour et haine, rire et violence, misère et richesse. Un brin de Ayo, quelque chose de Chapman, Asa symbolise une révolution musicale. Presque toujours présentée avec sa guitare, Jailer et Fire on the Mountain sont parmi les titres les plus accrocheurs de son premier album.

Keziah Jones (Nigeria/GB) : Rhythm' n' love

Un rêve devenu réalité diront ceux qui ont déjà été conquis par ce virtuose de la guitare électrique. Né à Lagos au Nigeria et fils d'une grande famille de Lagos, il est élevé en Angleterre et commence à jouer du piano à l'âge de treize ans, avant d'adopter la guitare trois ans plus tard. C'est dans le métro parisien qu'il se fait remarquer par un directeur artistique de Delabel France en 1991. Largement influencé par la personnalité politique et morale du musicien nigérian Fela, par le jeu de Jimi Hendrix et de Prince, il signe en 1993 le disque-manifeste Blufunk Is A Fact, un mélange de R&B et de blues acoustique porté par le succès planétaire du single Rhythm is love. Le relatif échec commercial d'African Space Craft (1995), dans lequel il évoque les problèmes de l'artiste africain contemporain, et de Liquid Sunshine (1999) l'éloignent des feux de la rampe, jusqu'en 2003, année durant laquelle la publication de Black Orpheus lui permet de retrouver la faveur des médias. Il prépare en 2007 un nouvel album, prévu pour le 1e septembre 2008 dans les studios new-yorkais Electric Ladyland.