Une déception pour le public qui avait fait le déplacement
samedi soir au théâtre Serge Constantin. Buzar
Nu Bann Zil Live de Harbour Music Prod et Tansa
Prod, a été en deçà des attentes
malgré la pléaide d'artistes présents sur
la scène. Ces derniers ont du faire avec des problèmes
dans l'organisation de même qu'au niveau technique.
Avec un retard de plus d'une heure, une sonorisation médiocre,
"des moments phares" annoncés par Nitin
Chinien mais vainement attendus par l'assistance, le concert n'a
pas été à la hauteur des espérances.
Ce qui est regrettable, car une pléiade de figures incontournables
de la scène locale - Tian Corentin, Michel Legris, Jean-Claude
Gaspard, Don Panik et Denis Fricot - était à l'affiche
ce soir-là. De plus, ces derniers bénéficiaient
d'un accompagnement musical de calibre emmené par les talentueux
Chris Joe (guitare solo), Nono (basse), Jean-Michel Ayong (batterie),
Elvis Eroso (clavier) et Gino Lapunaire (percussions).
Catastrophique. Conçu pour être "un
concert d'un niveau international avec des artistes locaux",
Buzar Nu Bann Zil Live n'a pas tenu ses promesses. C'est
aux alentours de 20 h 40, soit avec une heure et dix minutes de
retard sur l'horaire annoncé, que le rideau s'est levé.
Après le passage de l'humouriste Sam Ammigan, qui était
loin de son meilleur niveau, c'était au tour de Tian Corentin
de monter sur scène. Malgré un judicieux choix de
ses titres les plus connus, présentés sous forme
d'un pot-pourri, l'artiste n'a pas su soulever l'enthousiame
de l'audience. Ceci, dû essentiellement à la sono
catastrophique : la musique était visiblement mal réglée
et on entendait à peine la voix du chanteur. Pour rappel,
le passage des artistes sur scène a été enregistré
et sortira sur DVD le mois prochain.
Dès lors, le public manifestait ouvertement son mécontentement.
Après 45 minutes de show, certains, las de ce triste spectacle,
quittaient déjà la salle. Il faut souligner que
l'accès de Buzar Nu Bann Zil Live était gratuit
et que seuls quelques auditeurs de l'émission radiophonique
de Nitin Chinien s'étaient procurés des billets
via des jeux concours.
Cartonné. L'autre bémol de la soirée
concerne les trois surprises annoncées par Nitin Chinien.
En effet, le public n'a eu droit qu'à seulement deux artistes
comme invités surprises. Il faut cependant avouer que ces
derniers ont été égal à leur réputation.
La présence de Linzy Bacbotte, qui a cartonné sur
scène avec Prié Bondié, ainsi que
celle de Clarel Armel, avec son Ti Poket, ont nettement
réhaussé le niveau du concert. Ils ont su, le temps
de leurs prestations, faire oublier les défauts techniques,
qui ont persisté tout au long de ce rendez-vous musical.
Quant à l'hommage à Kaya, prévu comme le
clou du spectacle, il était purement et simplement pas
au programme. S'il y a un artiste qu'on ne présente plus
au public mauricien, c'est bien Don Panik. Depuis son deuxième
album, Pas Facil, il ne cesse de faire parler de lui. Une
fois de plus, il a régalé ses fans et séduit
l'assistance. Avec son tango dance-hall, ses pas de danses
et ses déhanchements rythmés, Don Panik a fait montre
de son talent de bête de scène. A noter que l'artiste
s'est toutefois produit en play-back.
Sollicité pour des commentaires sur cette situation, un
des membres de l'organisation nous a expliqué que : "le
concert a débuté avec un long retard en raison des
différents problèmes techniques - liés à
la coupure d'électricité -, qu'on a eu à
faire face à la dernière minute. Bien que les techniciens
n'avaient pas encore trouver de solutions, on a décidé
de démarrer le show. Suite à cet incident technique,
on était cependant à court de temps. On a ainsi
été obligé de supprimer le Kaya Live
ainsi que d'autres moments phares du concert." Espérons
que, malgré ces inconvénients, Harbour Music Prod
sera en mesure de sortir un DVD digne de ce nom !