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Le monde du travail
La fête du travail sera célébrée le
1er mai. Des élèves du collège St. Andrews,
qui ont acquis une expérience du travail, nous livrent
leurs impressions sur le monde du travail. Un monde où
rien n'est acquis d'avance et où il faut gravir les échelons
petit à petit pour espérer un emploi de qualité.
Rémunération
Thaëla : Je suppose que notre salaire va être
bas au début. Au fur et à mesure qu'on progresse
on aura plus d'argent. Il ne faut pas être pessimiste.
Elody : Il faut tout le temps viser haut car de nos jours
un certificat de la SC ou HSC n'est pas suffisant pour obtenir
un salaire convenable. Les études tertiaires sont une nécessité
pour se faire embaucher. Il n'y a pas d'âge pour étudier
donc il ne faut se dire qu'on est trop vieux uniquement parce
que la société a déterminé une limite
d'âge. Un petit emploi pendant ses études est un
moyen de s'en sortir financièrement.
Jason : Le salaire n'est pas important quand on commence
à travailler. L'expérience acquise est essentielle
et de là on peut espérer avoir une meilleure rémunération
pour pouvoir subvenir aux besoins quotidiens.
Nitish : Quand on commence à travailler il sera
difficile d'avoir une grosse somme. Il faut progresser pour atteindre
le salaire ultime. C'est vrai que certains emplois sont mal payés
et mal considérés. Mais c'est la mentalité
des mauriciens qui est comme ça. Pour avoir un bon job
à Maurice les compétences intellectuelles doivent
être élevées.
Grégory : Les débuts dans le monde du travail
vont être très durs. Il y a des métiers qui
sont mal payés alors que le travail fourni est considérable.
La société juge les gens par rapport à leur
salaire alors qu'il faudrait regarder l'engagement des gens dans
leur travail.
Perception du travail
Thaëla Ancrasamy, 17 ans : On a eu l'occasion de participer
à un inventaire dans une entreprise l'année dernière
et j'ai noté que le monde du travail et l'école
sont bien différents. C'est très dur de travailler,
mais c'est une très bonne expérience. Ça
nous permet d'être indépendant et d'apprendre des
choses plus techniques.
Elody Ducasse, 17 ans : Le travail comprend beaucoup de
responsabilités. Avec une petite expérience j'ai
compris comment les parents doivent affronter le stress et les
autres aléas du travail. Le travail m'a permis de vaincre
ma timidité.
Jason Thayaludu, 17 ans : Dans quelques années on
va se lancer dans le monde du travail et c'est très différent
de l'école. Il y a moins de liberté qu'à
l'école.
Nitish Khodabocus, 18 ans : La différence entre
l'école et le monde du travail est flagrante. Le stress
qu'on subit à l'école est totalement différent
de celui au travail. On se sent plus responsable lorsqu'on travaille
et l'indépendance est une chose qui a ses bons et ses mauvais
côtés.
Grégory Passée, 18 ans : C'est sûr
que travailler est dur mais il faudra faire avec puisque sans
travail on ne peut pas vivre. La pression qu'il faut supporter
au travail permet d'exceller dans son poste.
Succès
Thaëla : Quand on a un travail on est plus indépendant
puisqu'on a notre argent et on peut s'offrir certaines choses.
Les échelons qu'on a à gravir pour atteindre un
meilleur poste font grandir. Le statut social est souvent décrété
par rapport à son travail. Le travail contribue au succès
dans la vie.
Elody : Effectivement le travail est lié au succès.
Mais il ne faut pas que le succès vous monte à la
tête quand même. Il doit y avoir un juste milieu.
La famille est quelque chose d'important donc il faut pas négliger
sa famille pour son travail. Le travail ne devrait pas être
une routine mais un jeu.
Jason : On ne pourra pas dépendre de nos parents
tout le temps. Le travail est important, même primordial
au succès mais il ne faut pas oublier notre vie sociale.
Pour moi l'argent contribue au bonheur et sans argent on ne peut
pas vivre donc il faut réussir sa carrière professionnelle.
Nitish : Le travail est très important pour réussir
sa vie. Ça amène des sous et nous force à
être indépendant. La gestion de son emploi du temps
d'employé est très importante ; les loisirs ont
une grande part dans le succès, il faut donc accorder un
temps raisonnable à ses passe-temps.
Grégory : Le travail contribue au succès.
Le sport et le travail sont deux choses importantes et compatibles.
Quand on est en bonne santé on arrive à se donner
à fond dans son boulot. Pour le moment on est encore à
l'école et on n'a pas encore découvert la formule
magique pour balancer les choses afin de parvenir au succès.
Dans 10 ans...
Thaëla : Il sera très dur de trouver du travail.
Les employeurs vont demander encore plus de certificats. Je pense
qu'il y aura beaucoup de jeunes qui seront poussés à
partir faute d'emplois raisonnables. Le secteur du tourisme est
un des piliers de l'île et c'est dans ce domaine que je
compte me lancer dans le futur.
Elody : La persévérance sera importante dans
dix ans. La mentalité des mauriciens va toujours rester
arriérée. Déjà de nos jours on voit
que les prix de tous les produits ménagers prennent l'ascenseur
alors que le salaire de l'employé stagne. Je n'ose pas
imaginer les dépenses qu'on devra faire dans quelques années
avec nos salaires de misère. Le professorat est un domaine
qui m'intéresse.
Jason : Le manque de motivation des mauriciens par rapport
au travail est flagrant. Les jeunes préfèrent aller
à l'extérieur pour construire leurs vies. Les salaires
ne sont pas encourageants à Maurice. Le tourisme est le
seul domaine intéressant à Maurice.
Nitish : L'expertise sera un des critères pour que
quelqu'un soit embauché dans dix ans. Certains certificats
ne serviront à rien. Les connaissances intellectuelles
primeront sur le caractère de la personne, ce qui est bien
dommage.
Grégory : La situation actuelle est déjà
accablante donc dans dix ans ce sera pire. Le nombre de jeunes
qui seront sur le marché de l'emploi va exploser. Les expatriés
qui retourne au pays risquent de ne pas trouver d'emploi malgré
toutes leurs qualifications. Le niveau sera tellement haut qu'il
sera difficile d'atteindre les sommets. Tout le monde ne pourra
pas trouver l'emploi idéal. Il faudra faire avec ce qu'on
a.