FESTIVAL : REGGAE DONN SA 3
Positive vibration
Le Festival Reggae Donn Sa s'est déroulé samedi
dernier au stade Anjalay, à Belle Vue. Les fans étaient
nombreux à s'être déplacés pour cette
grand messe du reggae. Bien que débuté avec près
de deux heures de retard, le concert a été à
la hauteur des espérances.
20h45. L'entrée tant attendue de Bruno Raya se fait enfin
et le concert peut commencer. Chauffée à blanc,
la foule est prête à se laisser aller jusqu'aux petites
heures du matin.
Liesse. Tandis que certains ont déjà pris
place dans le stade, d'autres, nombreux mais moins chanceux, ratent
le début du concert en raison des longues files d'attente
à l'entrée du stade. D'autres encore ont quelques
difficultés à se dénicher un parking sécurisant
pour leurs voitures.
Dès le passage des premiers artistes, on dénote
le professionalisme de l'équipe de la sono, signée
Damoo. Pas le moindre grincement. Le stade Anjalay se laisse apprivoiser
par le son du reggae avec un public en liesse.
Atmosphère
Spots avec des effets lumière
et des lâchers de fumée sur le podium aux
couleurs du Festival Reggae Donn Sa. Écrans géants
de chaque côté de la scène pour mieux assister
au concert et sur lesquels défilent des campagnes de sensibilisation
sur le VIH/Sida. Buvettes et coins snacks. La sécurité
veille au grain. Les organisateurs n'ont rien laissé au
hasard. Le public a été nombreux à consommer
aux stands, malgré le prix jugé élevé
par certains.
Vibration. Des chaises, des tentes et des chapiteaux,
le stade Anjalay s'est transformé pour l'occasion en lieu
de foire. Brandissant les drapeaux de l'île Maurice et de
la Jamaique, les fans se laissent imprégner par la positive
vibration en reprenant les refrains des artistes sur scène.
Des artistes qui ont donné le meilleur d'eux-mêmes
en interprétant quelques morceaux de leur répertoire.
Les Mauriciens n'ont pas été les seuls à
faire le déplacement. Des touristes en ont aussi profité,
tels Ulrich et Anna, deux Allemands qui n'avaient jamais eu la
chance de vivre des concerts de reggae dans leur pays.
L'entrée en scène de OSB Crew déclenche l'hystérie
dans la foule, alors que l'hommage à Kaya ramène
bien des souvenirs.
0h40. La première partie du concert prend fin. Danny
Philippe et d'autres membres d'ONG montent sur le podium. Sur
les écrans, défilent des slogans pour sensibliser
tout un chacun au Sida. Suit une minute de silence - pas tout
à fait respecté par tous - en mémoire des
disparus et victimes du Sida. Ils sont un grand nombre à
allumer leurs briquets, torches ou téléphones portables
pour rendre hommage à ceux qui nous ont quittés.
Morgan Heritage. La foule aura été très
patiente avant de voir évoluer la formation phare du festival
tant attendue et qui devait se présenter sur scène
dès 22h samedi. C'est la frénésie totale
lorsque le groupe jamaïcain entre en scène. Morgan
Heritage déferlera de 2h à 4h dimanche matin. Bien
que peu connu, il est, dès la première chanson,
accompagné par le public, qui reprend les paroles des mélodies.
Un show qui n'a pas laissé le public sur sa faim. Deux
heures de bonne musique sortie tout droit de la Jamaïque.
Bémols. Bien que prévue, il n'y aura pas
d'autre séance de sound system. Heure oblige et
le stade Anjaley Coopen doit fermer ses portes. Quant à
nos photographes, ils n'ont pu faire de clichés de la prestation
des Jamaïcains sur scène, malgré l'assurance
donnée précédemment par les organisateurs.
BRUNO RAYA :"Franc succès"