Stanley Perne, 30 ans, a plusieurs cordes à son arc. Dynamique
et ambitieux, il jongle entre son studio d'enregistrement, la
sonorisation de concerts, son talent de musicien et, depuis peu,
la production.
Rencontré à sa résidence à Camp Levieux,
Rose-Hill, Stanley Perne donne l'impression de quelqu'un qui s'investit
à fond dans son métier. Sérieux et méticuleux,
il ne laisse rien au hasard, très méthodique. Ce
vendredi, il devait jouer les percussions au concert de Linzy
Bacbotte, qui devait se tenir le soir. Cette facette de lui est
quelque peu secondaire, son vrai métier étant celui
de Manager d'un studio d'enregistrement. "Il m'est arrivé
assez fréquemment de m'occuper de l'arrangement musical.
J'essaie de mettre en avant quelque chose d'assez nouveau",
dit-il. De plus, il s'est occupé de la sono de nombreux
concerts, notamment ceux du groupe Crossbreed Supersoul.
Studio. C'est avec une immense fierté qu'il nous
fait visiter son studio d'enregistrement, PN Studio. Ce nom lui
a été donné suite à un malentendu
entre le propriétaire et la personne qui devait créer
son logo. "Il m'a demandé ce que je voulais comme
nom et je lui ait dit Perne. Lui a entendu PN et après
avoir vu le logo, j'ai décidé de le conserver",
raconte le jeune homme.
Enregistrement. Stanley Perne s'installe à la table
de mixage et ne peut s'empêcher de manipuler les touches
en nous racontant son premier arrangement musical, en 2002. "C'était
une expérience très enrichissante. Je devais faire
l'arrangement musical de l'album de Joël Corette au studio
Scorpio." Par la suite, il décide d'investir dans
un studio d'enregistrement. Son travail est facilité, car
son père possédait déjà un studio
de répétition. Depuis, plusieurs artistes
lui ont confié l'enregistrement de leur album, à
l'instar, tout dernièrement, de Don Panik, pour deux morceaux
de son dernier album.
Production. Par ailleurs, Stanley Perne s'est mis à
la production tout dernièrement ajoutant une autre palette
à ses nombreuses occupations. "J'ai de la famille
à Souillac qui habite non loin de Gelin Babet et on m'a
dit qu'il voulait sortir un album. Je me suis intéressé
à ce qu'il fait et c'est comme ça qu'est née
l'idée d'enregistrer et de produire son album. Je peux
vous dire que ce n'est pas évident de produire, mais je
suis très satisfait du travail qu'on a fait sur cet album."
La musique, Stanley l'a dans les gènes, son père
ayant été chanteur à l'hotêl. "Il
m'emmenait souvent avec lui depuis mes dix ans."
Il commencera à jouer de la batterie au même âge,
puis, au fil des années, ce sera les percussions ainsi
que la trompette
qu'il exercera, trois ans durant, au Conservatoire
de musique.