Le Wadumbah Aboriginal Dance Group est orignaire de Perth, ville
aride qui a accueilli les premiers aborigènes du pays,
il y a quelque 50 000 ans de cela. Dans le cadre du Festival australien
qui se déroulera à l'hôtel Labourdonnais jusqu'au
15 mars, ses danseurs et musiciens sont à Maurice pour
des représentations. Le groupe comprend quatre personnes,
dont un musicien.
À travers la danse, ces artistes décrivent les atrocités
subies par le peuple original de l'île-continent. Une histoire
racontée à traveres des danses rythmées accompagnées
du didgeridoo ou du yidaki intrument à vent
traditionel. Le leader du groupe, James Webb, joue de cet instrument
pour transmettre des bruits de la nature étonnants.
Les danseurs sont habillés en costume traditionel et couverts
de peinture blanche. Quelque mots échangés dans
le dialecte aborigène et voila qu'ils se mettent à
courir partout, imitant les bêtes chassés par des
prédateurs qui ont soif de sang. Cette danse veut surtout
montrer la domination de la population générale
sur les aborigènes. Regards percants, sourires mesquins
de la part d'un des danseurs qui prétend être un
kangourou, pourchassé par un dingo, chien sauvage
d'Australie.
La musique et la danse sont des méthodes pacifiques de
rébellion pour les aborigènes, qui n'ont cessé
d'être décimés par les épidémies
et les massacres des colons et qui n'ont jamais eu la considération
du peuple australien en général. Être aborigène
était dégradant jusqu'à tout récemment.
Il y a quelques semaines, le Premier ministre australien a fait
une déclaration au peuple aborigène pour lui demander
pardon pour toutes les atrocités subies. Un pas en avant
pour ce peuple au patrimoine culturel si riche, mais inconsidéré.
Le Wadumbah Dance Group transmet la colère mais aussi la
joie qu'enfin leur peuple soit reconnu. Les Mauriciens ne doivent
pas rater cette occasion de connaître l'histoire de ce pays.