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VENDREDI 18 JANVIER 2008
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spectacle
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SPECTACLE : SON ET LUMIÈRE
Le grand déballage
Le domaine du son et lumière est en rapide expansion. Désormais,
les compagnies engagées dans le créneau sont en
mesure de fournir de réels spectacles avec lumières,
flammes, jet d'eau, fumigènes
Le service se professionnalise
grâce à l'apport de l'informatique et de la haute
technologie. Ceux qui ont assisté aux récents concerts
donnés dans le pays en sont témoins.
Les compagnies engagées dans le son et lumière sont
de plus en plus sollicitées. Les nombreux concerts de chanteurs
et DJ internationaux aidant. Une multitude de tâches leur
est attribuée : effets visuels, décor de scène,
que ce soit "théâtral" ou par les
lumières directement. Les compagnies Impact Production
et DB Vision sont les premières à reconnaître
cette évolution à Maurice. "Le marché
s'est élargi ces derniers temps sur le plan du volume",
dit Stephane Lefort, d'Impact. En décembre uniquement,
la compagnie a honoré quelques 19 contrats pour des concerts
ou des conventions.
Variété. Nos interlocuteurs indiquent que
le marché évolue en variété. Ainsi,
apprend-on, outre les concerts, les contrats peuvent, parmi d'autres,
concerner des fêtes d'entreprises, des conventions et des
conférences. Ariel Lamothe, d'Impact Production, avance
que le vrai déclic propulsant le son et lumière
en avant quant à l'événementiel a eu lieu
lors du premier passage de David Guetta à Maurice.
Parlant de variété, les compagnies contactées
sont unanimes : pas question de faire deux fois le même
décor. "On propose à chaque fois de la nouveauté.
Il faut que la personne qui vienne assister à un concert
puisse se rappeler de ce qu'il a vu comme décor",
dit Ariel Lamothe.
Hedley Essoo, de DB Vision, soutient que le travail s'est diversifié.
"Le marché est en expansion. Avec les différentes
cultures de Maurice, on a des concerts indiens, des concerts européens
ainsi que des concerts des DJ, ce qui fait exploser la demande."
Technologie. L'élargissement du marché a
engendré la venue de nouvelles technologies. Ainsi, depuis
quelque temps, on peut voir des flammes sur scène ou des
images projetées sur des jets d'eau en arrière-plan,
notamment chez Impact. Ces jets d'eau peuvent être de différentes
couleurs.
DB Vision a adopté le logiciel What You See Is What
You Get (WYSIWYG), qui permet de préalablement dessiner
la scène en 3D. "Le travail devient ainsi plus
facile et c'est plus professionnel", dit Mathieu Goinsamy.
DB Vision utilise des consoles comme le Jands Vista qui permet
de contrôler toutes les lumières à l'aide
d'un simple téléphone portable, par exemple. "Tout
est informatisé et préparé bien à
l'avance."
Différence. Travaillant avec des clients étrangers
et locaux, les gérants de ces compagnies soutiennent qu'il
y a une grosse différence entre les deux. "À
Maurice, nos clients ont l'habitude de nous contacter peu de temps
avant l'événement. Par contre, quand on travaille
avec des clients étrangers, on est déjà au
courant très longtemps en avance. Par exemple, on a des
contrats venant à échéance en 2009. Ceci
dit, nous sommes désormais habitués à travailler
dans des délais restreints", indique Ariel Lamothe.
Hedley Esoo ajoute que "plus on a du temps, the better
the delivery. À Maurice, les clients ont tendance à
croire que c'est un push-button machine. À contrario,
les clients étrangers ont tendance à nous avertir
bien à l'avance, raison pour laquelle nous arrivons à
réaliser de grandes choses sans aucun souci."
Craintes
Hedley Essoo a quelques craintes quant à l'évolution
du marché. Ainsi, dit-il : "C'est devenu une jungle.
Pas mal de compagnies ne respectent pas les normes de base. Il
y a aussi très peu de réels professionnels dans
le étier. Aujourd'hui, n'importe qui peut s'improviser
éclairagiste par exemple et cela ne fait pas de bien au
métier. De plus, les clients ont tendance à shop
around pour trouver le moins cher et, souvent, ils n'y trouvent
pas la qualité." Mathieu Goinsamy se dit inquiet
par rapport à quelques techniciens improvisés. "Quand
vous voulez devenir éclairagiste, il faut avant tout connaître
la musique. L'éclairage est artistique et ce n'est qu'en
étant averti musicalement que tu peux donner un bon travail."
Réalisation
Le travail principal de ces compagnies engagées dans le
son et lumière et de suggérer des idées de
décors à leurs clients et les réaliser. "Si
le client a déjà une idée, on voit si elle
est réalisable ou on lui en propose une autre alternative.
Mais on est aussi là pour proposer des idées sur
la mise en place du décor et tout ce qui concerne les effets
visuels", dit Ariel Lamothe de la compagnie Impact. Ce
dernier explique à chaque prise de contact avec un client
aboutit, de prime abord, en une visite des lieux. "On
doit prendre en compte la grandeur du lieu et de l'audience attendu
par exemple. On prend aussi en considération le budget
du client avant de venir avec des idées."