Si elles étaient 200 au début de l'aventure, au
terme de différentes épreuves éliminatoires,
elles ne sont que 14. Vendredi dernier, dans les studios de la
MBC, les aspirantes au titre se sont exprimées. Sans langue
de bois, les candidates affichent une certaine assurance face
au concours. La finale de Miss Mauritius 2007 se tiendra le samedi
29 septembre au Sw. Vivekananda Centre, à Pailles.
Âgées entre 18 et 26 ans, les 14 finalistes au titre
de Miss Mauritius de cette année ne veulent plus qu'on
les sollicite uniquement pour leur beauté. C'est le cas
d'Ourvashi Sungkoora, 22 ans, qui détient un BSC en Home
Science et qui ambitionne de devenir nutritioniste. Sa participation
au concours est très loin du slogan "sois belle et
tais-toi". "La femme mauricienne a évolué.
Elle assume des postes à responsabilité, brille
dans le domaine académique aussi bien que dans celui du
sport. Ce concours favorise les contacts. On y apprend aussi à
gagner en assurance." Avis que partage Natasha Nankoo,
18 ans, étudiante en 2e année de HSC et qui aspire
à une carrière dans l'administration.
Consécration. Pour Natasha Nankoo, élue première
dauphine au concours Miss Talent, l'avantage de s'inscrire au
concours Miss Mauritius est que celui-ci permet par ailleurs à
la femme de s'exprimer dans plusieurs disciplines. "Il
n'y a pas que la beauté qui est mise en avant. Le concours
fait aussi appel à nos aptitudes artistiques." Glissant
au passage : "Je n'aurais jamais imaginé décrocher
le titre de première dauphine au concours Miss Talent !
Monter sur scène, être capable de chanter devant
un public, c'est se lancer un défi. En temps normal, je
n'aurais jamais osé."
Le talent en héritage. Même constat pour Olivia
Carey, 19 ans, élue Miss Talent et dont l'ambition est
de devenir chef de cuisine 3 étoiles Michelin. Pour cette
jeune bachelière qui compte poursuivre des études
universitaires en Australie, ce concours lui a permis de mettre
en exergue ses talents de comédienne. "La chanson
d'Annie Cordy La bonne du Curé que j'ai interprétée,
avait permis à ma tante Rosine Thierry, au tout début
du Concours Miss Mauritius, de remporter le titre de Miss Talent.
J'ai 19 ans et reprendre une vieille chanson aurait pu paraître
ridicule, d'autant plus que j'arborais la tenue d'une soubrette,
ce qui est très loin de l'image glamour d'une Miss
À mon grand étonnement, ma version personnalisée
d'Annie Cordy a séduit plus d'un. Je n'aurais franchement
jamais osé faire de la comédie ni chanter sur scène
devant un public ! Le prix de Miss Talent est comme une consécration."
Santé. Quant à Geneviève Dimba, 24
ans, inclure le sport à l'agenda du concours est très
motivant. "On ne peut plus uniquement se contenter d'être
belle. La santé est aussi une priorité." Pour
cette Miss férue d'athlétisme, il faut également
donner la chance aux femmes dans cette discipline. "C'est
bien que le sport figure à l'agenda de Miss Maurice. On
a effectué une descente en tyrolienne au-dessus de la Rivière
des Galets. Être Miss, c'est garder la forme." Avant
de laisser échapper : "Si je suis élue,
c'est surtout dans le domaine sportif que j'aimerais apporter
ma contribution, en promeuvant davantage l'image de la femme dans
cette discipline."
Satisfaction. À quelques semaines du compte à
rebours, les finalistes affichent une mine radieuse. Confiantes
sans se faire trop d'illusions, elles veulent surtout profiter
à fond de chaque moment. Entre elles, pas de rivalité
car, comme le fait remarquer Corinne Bayaram, enseignante dans
le primaire, "on est des gagnantes
couronne ou pas,
on est 14 à être parvenues jusqu'à la finale
: c'est déjà un grand pas et une satisfaction personnelle."
Mélina Mootoo, 22 ans, étudiante en management à
l'Université de Maurice, avoue néanmoins vouloir
mettre toutes les chances de son côté. "C'est
le but de notre inscription. J'aspire évidemment à
devenir l'ambassadrice de mon île, mais ce n'est pas forcément
une lutte entre candidates. J'entends m'amuser, profiter de ces
derniers moments. Si on est là, c'est parce qu'on croit
fermement qu'on a les aptitudes pour représenter notre
pays."
Elisa Rosse, 18 ans, qui aimerait devenir journaliste, dit qu'on
ne la regarde plus de la même manière : "C'est
la première attitude que je note. Le concours Miss Mauritius
a le mérite de forger notre caractère. On y apprend
la discipline, le respect des autres. Du point de vue personnel,
il me permet chaque jour d'être plus autonome et débrouillarde."
Être connue. D'autres, comme Selveena Mootoosamy,
étudiante à l'Université de Maurice, trouve
que sa participation peut lui ouvrir des portes
"Il
n'y a pas que le côté paillettes et strass. On gagne
aussi à se faire connaître. C'est un concours qui
ouvre la porte aux compétitions internationales, telles
Miss World et Miss Univers."
Quant à Jessica Allas, 19 ans, Miss Rodrigues, en 2e année
de HSC et qui aspire à devenir psychologue, au début,
elle avait un sentiment de frustration. "Frustrée,
c'est le mot qui convient exactement. Être l'unique représentante
de Rodrigues parmi 13 Mauriciennes, je me sentais, malgré
ma sélection, pas trop déterminée
C'était
une erreur, car quand j'ai appris à connaître les
autres, j'ai compris que moi aussi, en tant que Rodriguaise, je
pouvais avoir ma chance." Cette attitude, Jessica Allas
dit la puiser dans sa force de caractère. "On peut
être découragée, mais il ne faut jamais s'avouer
vaincue. Si je suis élue, ma priorité sera l'environnement."