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VENDREDI 7 SEPTEMBRE 2007
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PORTRAIT : MANNEQUINAT
Kitty sort ses griffes
Kitty Philips devient une incontournable du catwalk mauricien.
Engagée dans ce métier de la mode depuis six
ans, celle qui exerce aujourd'hui en freelance a fait son bout
de chemin, grimpant les échelons pour s'imposer comme une
valeur sûre.
Elle n'avait que cinq ans lorsqu'elle envisagea de monter sur
un catwalk. Kitty se souvient encore de ce jour si mémorable
lorsque "dans les loges du Plaza, où avait lieu
le défilé, comme une fan devant sa star favorite,
je regardais ma mère se préparer avant que ne commence
le défilé. Et quand elle est montée sur scène,
c'était Wow !" Aujourd'hui encore, Kitty Philips
est en panne de mots et ne peut exprimer ce qu'elle avait alors
ressenti. Certes, elle avait bien entendu la petite voix dans
sa tête qui lui disait que, dans quelques années,
ce sera ton tour. À partir de cet instant, alors que toutes
les filles de son âge raffolaient du Club Dorothée,
Kitty, elle, se gavait de l'émission de mode Street
of Fashion. "J'attendais la diffusion de ce programme
avec impatience. Je restais fixée devant l'écran,
admirant ces belles femmes, sans me lasser une seconde",
explique-t-elle avec vivacité.
Inconvénients. À 23 ans, Kitty Philips est
aujourd'hui un visage associé au monde de la mode à
Maurice. Après avoir participé à plusieurs
défilés et autres activités assimilées,
elle est devenue une mannquin reconnue. Mais, sa progression n'a
pas été sans embûches. Avant d'atteindre le
sommet, Kitty est passée par bien des circonstances qui
auraient pu la décourager. Tout d'abord, son mètre
soixante et onze lui causait quelques soucis. En effet, avec une
taille à la limite de celle requise pour être mannequin,
elle croyait qu'elle n'aurait pas sa chance. Elle a su en faire
un atout, usant de sa personnalité et de son charme naturel
pour toujours rayonner.
Cette première étape passée, voici ceux qui
pensent qu'on ne peut faire du mannequinat un métier à
Maurice. Bien qu'il y ait des gens assez ouverts d'esprit pour
apprécier l'élégance et la grâce de
ces femmes, d'autres entretiennent toujours des préjugés.
"Certaines personnes m'ont dit que je perdais mon temps.
Mais, si d'autres à l'étranger - à l'instar
de la Réunionnaise Noémie Lenoir - ont réussi
à se faire accepter et respecter, pourquoi donc pas moi
? Ironie, quand elles voient des mannequins renommés défiler
à la télévision, ces mêmes personnes
trouvent que c'est beau
Par contre, s'il s'agit de jeunes
Mauriciennes, elles changent tout de suite d'opinion."
Déterminée. Ne se laissant pas décourager,
Kitty Philips est encore plus déterminée à
poursuivre sa voie. En vraie battante, elle rétorque
que "contrairement à ce que pensent ces personnes,
leurs propos n'ont fait que forger mon caractère, m'incitant
davantage à me surpasser afin de continuer d'évoluer."
En 2001, elle défile avec l'agence française Madisson,
venue à Maurice pour recruter des mannequins. Rejoignant
ensuite la troupe de l'agence Heat, elle enchaîne
défilé après défilé, lors des
différents Trade Fair ou pour le compte de l'IVTB.
Puis, c'est vers les publicités télé et photos
pour des magasins ou entreprises qu'elle se tourne. Loin d'avoir
peur de s'afficher, Kitty avance que "l'idée de
me retrouver sous les projecteurs m'a toujours fascinée.
Je peux dire que je suis très décontractée
devant les caméras."
Le paroxysme des émotions sur le catwalk est atteint par
elle lors du défilé du styliste italien Roberto
Cavalli, en 2003. "Il s'agissait d'un des événements
les plus médiatiques de l'année, puisque Roberto
Cavalli était venu présenter en exclisivité
une de ses collections à Maurice." Parlant de
ce show comme d'une expérience unique et magique, Kitty
confie que "c'était exactement comme les grands
défilés que je voyais à la télé."
Pour la première fois, elle excerça en tant
que professionnelle. Comme les plus célèbres du
métier, elle défila sur un Run Way, portant
uniquement des créations du designer de la tête
aux pieds et se présentant sur le catwalk sous une apparence
blasée.
Son secret. Ce n'est pas toujours facile de changer de
peau à chaque défilé. Afin de ne pas s'affoler
une fois devant le public, Kitty Philips dit "se mettre
dans un état d'esprit détendu et confiant."
Ce qui ne l'empêche pas pour autant d'avoir "des
papillons dans le ventre" durant les quelques secondes
qui précèdent sa première sortie. "C'est
une sensation exceptionelle, une montée d'adrénaline
épouvantable qui brûle mon corps, même après
six ans d'expérience", confie-t-elle, saisie du
coup de cette même émotion intense. Outre de garder
son calme, Kitty pense que d'avoir une bonne ligne de conduite
avant, pendant et après le défilé est primordial.
"Faut surtout montrer aux gens que c'est le vêtement
- et non la personne - qui est exposé ! Pour ce faire,
je me respecte avant tout, afin que les autres en retour fassent
de même", dit-elle avec conviction, avant de rajouter
qu'"il faut aussi pouvoir captiver l'attention
de toute l'assistance et, surtout, vendre le produit présenté."
Rebirth
Régulièrement sous les feux des projecteurs, Kitty
Philips est également une grande passionnée d'esthétique.
Ainsi, en mai dernier, elle a ouvert son salon de beauté
Rebirth rue André Glover à Rose-Hill. Se
déclinant comme un cocon de bien-être et destiné
aux femmes, ce salon propose toute une gamme de soins esthétiques,
de la manucure à ceux du pédicure, en passant par
l'épilation à la cire et des soins holistiques.