Week-End/SCOPE

VENDREDI 27 JUILLET 2007 vibration zen


VIBRATION ZEN

AGIR

Au-delà de la théorie acquise à travers leur classe de sociologie, neuf élèves du Lower 6 du Collège Maurice Curé ont rendu visite aux pensionnaires du Ballgobeen Ashram et du Shelter de Floréal. Avec le soutien de leur enseignante, Mme Moorghen, et de la rectrice, Mme Babajee, ce fut l'occasion pour elles de passer à la pratique et de mieux comprendre leur capacité d'aider tout en visant l'excellence.

EXCELLENCE

Shresta Meetoo (18 ans) : Les jeunes ont la capacité de donner le meilleur d'eux-mêmes dans les études, mais aussi dans la vie sociale. Ce qui leur demande d'être bien dans leur peau et de s'accepter. Sur le plan social et sportif, on peut atteindre l'excellence en s'impliquant. On doit savoir vivre en société et savoir s'adapter aux gens.

Elsa Tsia (17 ans) : Dans un monde de compétition, nous devons viser l'excellence. Ce ne sont pas uniquement les études qui décident du niveau de réussite d'une personne. Nous avons le devoir de voir ce qui se passe autour de nous.

Neha Bheeroo (17 ans) : L'excellence dans la vie ne dépend pas de la réussite scolaire. On doit avoir confiance en soi et ne pas se décourager. Pas la peine d'être super-intello pour vivre l'excellence.

Yeshma Govind (17 ans) : On ne doit pas être bookish. On doit s'intéresser à tout ce qui nous entoure pour acquérir une connaissance générale.

CONTRIBUTION

Neha : Les jeunes représentent l'avenir. Nous avons beaucoup d'idées et un sens d'initiative. Mais, tous les jeunes ne mettent pas ceci en pratique. Ils peuvent contribuer dans la lutte contre les problèmes sociaux à travers des campagnes de sensibilisation.

Shresta : Nous avons tous la capacité d'aider. Mais, ce sont les opportunités qui font défaut à certains. Au niveau de l'école, nous avons organisé des visites dans des shelters et des maisons de retraite, de même que des dons de sang, par exemple. Je crois que c'est au niveau des établissements scolaires que les jeunes doivent être encouragés vers le travail social.

Neha : Il y a aussi un problème de temps qui se pose pour les activités et l'organisation. Pour pallier, je pense que nous pouvons faire des classes à l'extérieur en entrant en contact avec les gens directement.

Shresta : En classe, nous parlons de la drogue, du SIDA, de la pauvreté, mais nous sommes rarement confrontés à ces situations et nous avons rarement l'occasion de rencontrer les victimes. En allant à leur rencontre, nous arrivons à mieux les comprendre.

Elsa : Le gouvernement a pris l'initiative de permettre aux jeunes de faire des stages en milieu professionnel. Ce sera une occasion pour nous d'avoir une expérience du travail et être effectifs après les études. Je pense que la loi du travail pourrait être amendée pour que l'occasion soit donnée aux jeunes de travailler durant les vacances. Pas pour qu'ils soient exploités, mais dans une perspective de formation.

RESTRICTION

Shresta : Les jeunes visent l'excellence dans les études. Nous voulons bien nous engager dans le travail social. Mais, avec les études, il ne nous reste pas beaucoup de temps. Il se peut même que nous n'ayons pas acquis cette culture. On ne nous encourage pas à aller vers les plus vulnérables.

Elsa : Le système et les jeunes sont à blâmer. Nos parents nous donnent tout ce dont nous avons besoin. Les jeunes sont spoon fed. Ce qui ne les encourage pas à prendre les initiatives pour aller explorer de nouvelles avenues. Certains jeunes ne savent pas, non plus, gérer leur temps. Ils utilisent davantage leur temps libre pour s'amuser.

Neha : Certaines personnes croient que les jeunes ne pensent qu'à s'amuser et que nous sommes indifférents. Ce n'est pas vrai. Nous avons de belles idées, mais, parfois, nous n'avons pas de temps.

Yeshma : Les jeunes savent faire autre chose que s'amuser.

ENCOURAGER

Elsa : Pour encourager les jeunes à s'engager, il faut leur inculquer des valeurs très tôt, depuis l'école primaire. La citizenship education doit être revue pour qu'elle soit adaptée au monde dans lequel nous vivons. Il faut aussi amener les jeunes vers la pratique en les faisant visiter certains endroits et ne plus s'arrêter aux livres. Ils seront, de là, sensibilisés sur la situation dans le pays et pourront voir comment faire pour aider.

Yeshma : Certains manuels scolaires, dont ceux des Social Studies et des Moral Values, doivent être revus. Ils datent et doivent être réactualisés. Par ailleurs, notre génération constitue la dernière à être passée par le ranking. Ceci représente un plus. Nos profs nous considèrent comme très brillantes. Avec le nouveau système, l'initiative d'apprendre se retrouve diminuée. Avec 70%, on obtient un A. Donc, ce n'est pas la peine d'apprendre.

VISITE

Elsa : En vistant les personnes vulnérables, nous prenons bel et bien conscience des différents niveaux de vie existant dans le pays. Il y a des gens qui sont très pauvres. Face à cela, on réalise aussi que l'argent ne fait pas le bonheur.

Neha : J'ai été très contente de rendre visite aux personnes âgées. Elles sont heureuses de vivre entre elles, mais je pense aussi que nous leur avons apporté un peu de joie. Les personnes âgées peuvent aussi beaucoup partager avec nous.

Shresta : On ressent une grande joie quand on rend quelqu'un heureux. Les personnes que nous avons visitées nous ont très bien accueillies. Nous nous sommes aussi rendues compte qu'elles tiennent une place importante au sein de la société.

FIN

Elsa : Certes, nous vivons dans un système de plus en plus compétitif, mais il ne faudrait pas négliger l'aspect social. Qu'importe les fléaux, nous pouvons aider et réussir tant à ce niveau que dans notre éducation. Les activités sociales nous permettent d'acquérir de l'expérience.

Shresta : Nous avons tendance à faire de la quête de l'excellence une priorité. Mais, l'épanouissement d'un jeune demande qu'il s'intéresse à tout ce qui l'entoure.

Yeshma : Les jeunes devraient prendre l'initiative d'aider et de faire du bénévolat. Nous contribuons ainsi à améliorer la société.

Neha : L'éducation ne s'arrête pas à la salle de classe. On ne finit jamais d'apprendre. Nous n'apprenons aussi en dehors des livres.