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VENDREDI 27 JUILLET 2007
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musique
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EN TOURNÉE : OSB passe international
MIKA
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Étonnamment
Relax
ALBUM : STEEVE DEVILLE
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Ozé la différence
ALBUM : ROCK
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Reborn Orleans sort Dark side
ADI SANKARA PERUMAL
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Au parfum carnatique
MUSIQUE
EN TOURNÉE : OSB passe international
En tournée en Europe, les Otentikk Street Brothers ont
fait fort. Dans la 2e partie de cet événement, ils
ont couvert quelque 5 500 kilomètres à travers 4
pays et se sont faits découvrir par des milliers de personnes
en Allemagne, en République tchèque, en Slovénie
et en Autriche. Les OSB ont ainsi pris part à différents
festivals prévus dans ces pays. "Le bilan de cette
tournée est très positif. Les 5 musiciens ont assuré
et ont atteint une puissance folle après ces heures de
concerts. Quant au groupe OSB, les 4 Bad boys ont enchaîné
pas de danse et chorégraphies qui ont chaque fois été
suivis et imités. Communiquant beaucoup avec leurs nouveaux
fans, les chanteurs ont accompagné leurs titres de quelques
explications sur le sens de leurs paroles et sur l'île Maurice
en général. Ainsi, les siloy et seggae
et autres mots créoles font partie du nouveau vocabulaire
de ces publics européens !", dit Sandra Carmignani.
Anthropologue à l'Institut d'anthropologie et de sociologie,
Université de Lausanne, Suisse, cette dernière suit
actuellement le groupe dans sa tournée. Par ailleurs, la
promotion de l'album Revey Twa en Europe s'annonce bien,
OSB étant bel et bien sur une lancée internationale.
Partie il y a quelques semaines, l'équipe de Bruno Raya
rentre à la fin de ce mois.
MUSIQUE : Vibes of Ras Natty Baby
Avec Tropical Vibes, l'un des pionniers du seggae fait
son come-back musical après une longue période
contraint au silence. Accusé dans une affaire de drogue,
Ras Natty Baby a passé quelques années en prison
avant d'être disculpé. Depuis, l'homme ne fait plus
beaucoup parler de lui. Cet album que produit Kailesh Deepak Persand
de Harbour Music est, au fait, une compilation de deux
précédents albums de l'artiste : Vibrasyon Rasta
Zom et Seggae Times. Sur ce dernier album, exceptionnel,
qui pouvait amener le chanteur vers une carrière internationale,
il s'était fait entourer d'artistes de différents
pays. Ras Natty Baby effectue ainsi un tout premier pas vers la
scène. Bientôt, il devrait être davantage présent.
Les titres de l'album sont Seggae Time, Lévé
Zeness, Tout va mal, Monde Virtuel, Revelasyon, Ler Finn ariver,
Globe Trotter, Monde Virtuel remix, Terapy Mizikal et Ki
Solisyon.
CONCERT : Le retour de Ton Vié
Ton Vié sera en concert le vendredi 3 août prochain
au Théâtre de Port-Louis. Le concert débutera
à 20h et durera deux heures environ. Ton Vié sera
accompagné par la nouvelle formation Mystery dont la plupart
des membres sont des musiciens évoluant dans le circuit
hôtelier. En vue de ce concert, Ton Vié a écrit
quelques nouveaux morceaux et jouera également quelques-uns
de ses morceaux les plus connus. Les 325 billets disponibles sont
en vente au Théâtre de Port-Louis, à Rs 250
l'unité.
MIKA
Étonnamment
Relax
Deux notes de son piano suffisent pour pénétrer
dans l'univers musical de Mika. Ce chanteur de pop anglaise entraîne
illico dans une sphère où sa voix fait office de
guide entre les accords. Son côté théâtral
a aussi concouru à l'inscrire en un jeune prodige des charts.
345 400 albums vendus et 20 semaines dans le classement des meilleures
ventes de disques en France.
D'emblée, Mika place la barre très haute avec son
single intitulé Relax, Take It Easy, morceau
paru en prélude de l'album Life in a cartoon motion.
Le style de ce jeune Britannique de 23 ans est un rafraîchissant
mélange de pop et d'opéra. Ce qui n'est pas sans
rappeler un certain monsieur Mercury. Mika ne cache, d'ailleurs,
pas les grands noms qui lui ont inspiré son art : Freddie
Mercury, Robbie Williams, Elton John ou George Michäel. Des
références
qui se font fortement ressentir,
surtout en ce qui concerne le chanteur de Queen.
Homme orchestre. Mika possède lui aussi des capacités
vocales hors normes. Sa tessiture lui permet de monter très
haut jusqu'à atteindre un registre féminin. Sa passion
pour l'opéra développera cet atout que l'on retrouve
au fil des titres de l'artiste. Ses singles Relax et Grace
Kelly connaissent ainsi un véritable succès
depuis qu'ils sont dans les bacs. Il faut aussi dire que Mika
est à la fois chanteur, compositeur ainsi qu'un homme orchestre
avec un style bien à lui.
Style. Ses morceaux combinent d'enivrantes et euphoriques
influences relevant tantôt du mélodrame, tantôt
de la comptine amoureuse. Yannick Gerie, du groupe Evoloziq, n'est
pas insensible à la musicalité des titres de Mika
et à la "positivité" qui se dégage
de ses textes. Le membre d'Evoloziq est d'avis que le côté
"androgyne" affiché par l'artiste, en
utilisant une voix de tête, confère une certaine
harmonie à ses créations. "Mika affiche
un côté gay. Ce qui le rend plus prompt à
exposer son humanité, car ayant une sensibilité
relevant à la fois de l'homme et de la femme."
Origine. Un parallèle est dressé avec Freddie
Mercury. Yannick Gerie évoque également la question
de l'origine. Car si Freddie Mercury était issu de parents
originaires de l'Inde et a vécu en Angleterre, Mika est
aussi un doux mélange de culture, né à Beyrouth
d'une mère libanaise et d'un père américain.
Mika Penniman est très jeune lorsque sa famille quitte
le Liban, en pleine guerre, pour Paris. Lorsque son père
est pris en otage et transféré à l'ambassade
américaine au Koweït, la famille s'installe définitivement
à Londres.
Mutisme. Mika refuse alors d'apprendre à lire, à
écrire et à parler. C'est à cet instant que
la musique devient réellement importante pour lui. Elle
l'incitera à réintégrer le monde qui l'entoure.
Rien ne laissait présager que celui qui s'était
enfermé dans un mutisme durant son enfance deviendrait,
des années plus tard, une icône internationale. S'enchaînent,
entre-temps, les cours de chant et les petites représentations
musicales.
Débuts. Mika rejoint par la suite le Royal College
of Music. À la même époque, un premier label
le démarche, mais c'est pour le chanteur une période
trouble car il a le sentiment de ne pas pouvoir s'exprimer vraiment.
Ainsi, ses performances en public et ses emplois ont varié
entre des uvres classiques au Royal Opera, l'écriture
d'une musique de vol pour British Airways et la composition de
la musique d'une publicité pour chewing-gum
avant
que n'explose quelque temps plus tard Life in a cartoon motion.
Succès. Durant cette période où il
se cherche, Mika allume une mèche en écrivant ce
qui deviendra le titre avec lequel il signera en maison de disques
: Grace Kelly. Un peu sa façon à lui de dire
merde aux gens qui voulaient lui imposer une façon de composer.
Le single emballant et délicieusement accrocheur
allait devenir un repère
une ligne de conduite pour
la suite de ses compositions.
Relax (Take It Easy)
Took a right to the end of the line
Where no one ever goes
Ended up on a broken train with nobody I know
But the pain and the (longings) the same
(Where the dying
Now I'm lost and I'm screaming for help)
Relax, take it easy
For there is nothing that we can do
Relax, take it easy
Blame it on me or blame it on you
It's as if I'm scared
It's as if I'm terrified
It's as if I scared
It's as if I'm playing with fire
Scared.
It's as if I'm terrified
Are you scared ?
Are we playing with fire ?
Relax
There is an answer to the darkest times
It's clear we don't understand but the last thing on my mind
Is to leave you
I believe that we're in this together
Don't scream - there are so many roads left
Relax, take it easy
For there is nothing that we can do
Relax, take it easy
Blame it on me or blame it on you
Relax, take it easy
For there is nothing that we can do
Relax, take it easy
Blame it on me or blame it on you
Relax, take it easy
For there is nothing that we can do
Relax, take it easy
Blame it on me or blame it on you
Relax, take it easy
For there is nothing that we can do
Relax, take it easy
Blame it on me or blame it on you
It's as if I'm scared
It's as if I'm terrified
It's as if I scared
It's as if I'm playing with fire
Scared
It's as if I'm terrified
Are you scared ?
Are we playing with fire ?
Relax
Relax
ALBUM : STEEVE DEVILLE
Ozé la différence
Après avoir joué aux côtés de plusieurs
têtes d'affiche de la scène locale, le guitariste
Steeve Deville vient de sortir son premier album, Ozé.
Un événement longtemps annoncé et tant attendu
dans milieu musical.
On l'a vu sur scène aux côtés de Menwar, il
a travaillé sur Zistwar Revoltant de Kaya, a accompagné
fidèlement son ami Éric Triton lors de ses différentes
sorties
D'autres groupes encore se sont un peu perdus en
chemin
Au milieu de tout cela, attendait Ozé.
Un travail commencé il y a des années et souvent
interrompu pour s'occuper de celui des autres
"Des
fois, je me dis que j'ai perdu mon temps. Car toutes ces collaborations
n'ont abouti à rien. Sauf avec Éric qui m'a permis
de grandir et permis à ma musique de s'enrichir",
lâche-t-il. Dorénavant, il s'est juré de s'occuper
de lui, de sa musique et de mener son groupe le plus loin possible.
Souvenir. Ozé se présente pour Steeve
Deville comme un souvenir, une trace qu'il veut laisser sur son
passage. "Le plus important pour moi est de pouvoir jouer
sur scène. La musique est vivante. Avant même la
sortie de l'album, je jouais les morceaux en live. J'ai
enregistré pour avoir un souvenir et aussi parce que les
touristes me demandent souvent si je n'ai pas de CD."
Il faut savoir que, même s'il a quitté le circuit
hôtelier depuis 1994, le guitariste continue à jouer
dans un pub à Flic-en-Flac, avec son groupe. Pour respecter
sa philosophie, l'album a été enregistré
en quasi-live. "Je ne voulais pas tricher",
dit-il.
Du séga-blues qui se distille au fil des morceaux : là,
non plus, Steeve Deville n'a pas voulu tricher. Il ne s'est pas
laissé tenter à faire du commercial, même
si les producteurs - qui n'ont pas voulu le financer - le prévenaient
de la non-rentabilité de sa musique. "J'adore les
défis : plus c'est dur, plus je suis motivé."
L'artiste ne se prend pas la tête, car, de toute façon,
dit-il, "à Maurice, la musique est faussée
de a à z. Il faut faire le tri pour savoir où sont
les vrais musiciens, les vrais auteurs, les vrais producteurs."
Présent. L'album traduit-il donc ses états
d'âme ? "Tous les textes me touchent d'une manière
ou d'une autre. Même quand je parle de brown sugar,
c'est quelque chose que je vois en cotoyant les musiciens ou qui
est présent dans la cité où je vis."
Ozé a été tiré à 1 000
exemplaires. S'il parvient à les vendre et ainsi à
rembourser ses dettes, Steeve Deville promet d'améliorer
la qualité de la réédition. "Le mixage
a été vite fait, faute de temps et de moyens. S'il
faut faire une nouvelle édition, nous retournerons en studio
pour le peaufiner."
Concernant la musique, l'artiste avoue n'avoir pas voulu en faire
trop, car "le trop nuit." En même temps,
les arrangements ont été faits de manière
à ce que tous les musiciens puissent suivre le rythme.
"J'ai deux jeunes dans le groupe qui ont évolué
très rapidement, je dois l'avouer. Quand nous avons enregistré,
les arrangements ont été faits à leur niveau.
C'est important pour moi de respecter le rythme de chacun et,
en même temps, de pouvoir assurer la même performance
sur l'album et sur scène."
Ozé n'est pas distribué chez les disquaires.
Steeve Deville assure lui-même la vente. Les intéressés
peuvent le contacter au 465@ 7834. Une manière pour lui
d'encourager l'interaction entre l'artiste et son auditoire.
Deux concerts
La scène étant importante pour lui, Steeve Deville
a tenu à marquer la sortie d'Ozé par deux
concerts live leS 31 août et 1er septembre prochains.
L'événement se tiendra au Conservatoire François
Mitterrand à partir de 20h. Pendant deux heures, le public
découvrira ainsi les différents morceaux proposés
sur l'album. Sauf imprévu, les musiciens l'accompagnant
seront les mêmes que sur l'album, soit Didier Baniaux, Jalill
Auckbarallee, James Brasse, Philippe Thomas et Mayeven Murden.
Les billets sont en vente à Rs 200 dans le Rézo
Ôtayo, tél : 466 9999.
ALBUM : ROCK
Reborn Orleans sort Dark side
Ils sont jeunes, sont passionnés de musique et sont unis
par les liens d'amitié. Les Reborn Orleans ont lancé
la semaine dernière, Dark Side, leur premier album
de rock fusion sous le label Cassiya Production.
En quatre années d'existence, Reborn Orleans a connu des
hauts et des bas. Constitué principalement d'anciens étudiants
du Collège St Andrews, la formation a pris une nouvelle
direction depuis l'arrivée de Cédric Quartier et
d'Evans Elahee. "Il manquait une atmosphère de
clavier pour donner une bonne consistance à notre musique
et Cédric est venu le combler. Quant à Evans, il
a apporté sa touche jazzy. Et, comme il a un père
technicien du son, cela a un peu facilité notre démarche
pour enregistrer un album", confie Guillaume Douce, le
chanteur.
Rêve. D'abord baptisé Reborn, comme pour signifier
la renaissance du groupe estudiantin, la formation est par la
suite devenue Reborn Orleans, car il y avait déjà
un groupe hollandais connu sous ce nom. "Nous n'avons
pas voulu négliger cet aspect, car nous visons loin. Le
marché international est notre rêve."
Malgré leur jeune âge, les membres de Reborn Orleans
n'ont pas voulu faire les choses à la légère.
Parallèlement à la sortie de l'album, le clip de
la chanson-phare a été réalisé. De
même, une série de concerts est prévue pour
mieux faire connaître l'album (voir en hors-texte). Par
ailleurs, Darkside est considéré comme étant
un album conceptuel. "L'album raconte une histoire. Chaque
morceau en est un chapitre. Les jeunes se retrouveront quelque
part dans cette histoire", ajoute pour sa part Radjiv
Ramdenee.
Huit chansons en anglais, comme pour témoigner qu'ils sont
issus de la génération rock, mais qui démontre
également une cohésion à travers la musique.
Déterminés, les Reborn Orleans pensent déjà
à leur deuxième album, peu importe le response du
public pour ce premier album. "Nous commençons
déjà à travailler. Nous comptons, cette fois,
introduire des titres en français et en anglais."
Pour Didier Coralie, de Cassiya Production, c'est un privilège
de s'associer à un groupe de jeunes tel que les Reborn
Orleans. "Ils sont jeunes et sérieux et travaillent
avec beaucoup de cur." Cette expérience
témoigne par là même que la boîte ouvre,
petit à petit, son espace à d'autres styles de musique.
Présentation
Evans Elahee - batterie
Radjiv Ramdenee - guitare
Guillaume Douce - vocal
Alison Mootien - basse
Cédric Quartier - Clavier
Concerts
Reborn Orleans donnera son premier concert ce vendredi, 27 juillet,
au Théâtre Serge Constantin, à 20h. Les billets
sont en vente à Rs 200 chez Radio One et sur place, le
jour du concert. Le groupe Trance-Poz jouera de la variété
en première partie. Un deuxième rendez-vous est
pris au Kitsch Club à Ébène, le samedi 4
août. Reborn Orleans donnera son troisième concert
à la discothèque AG22 à Ruisseau Créole,
Tamarin, le 8 août. D'autres dates sont à finaliser.
ADI SANKARA PERUMAL
Au parfum carnatique
Après sa post-graduation à la Madras University
en Inde, Adi Sankara Perumal, lecturer, présente
Kutcheri - vocal carnatic recital au Mahatma Gandhi Institute
(MGI), le lundi 30 juillet, de 13h45 à 16h. Ayant perfectionné
ses cordes vocales avec l'aide de nombreux professionnels de la
chanson, le rendez-vous de ce passionné de la musique carnatique
promet. Ce sera aussi l'occasion pour lui de présenter
un album, un DVD de ses concerts en Inde et un livre.
Si, dans le temps, la musique carnatique était une façon
de s'approcher de Dieu, de nos jours, selon Adi Sankara Perumal,
ce style de musique devient propice car on y trouve la paix intérieure.
"La musique classique de l'Inde du Sud, qui remonte à
une période comprise entre le IV siècle et le IIe
siècle av. JC, est à l'origine un rituel spirituel
de l'hindouisme. De nos jours, les gens chantent le carnatique
parce qu'on y trouve la paix, la joie et le bien-être. La
force de ce style de musique est qu'il vous aide à avoir
une discipline mentale très positive", dit le
lecturer du MGI. Il est reconnaissant envers ses parents
Pragassen et Vimala ainsi que son épouse Anjeeni Devi,
qui l'ont soutenu dans son parcours musical.
Parcours. Adi Sankara Perumal est tombé dans la
marmite musicale dès son jeune âge, son père
Pragassen ayant un orchestre, Vauhini Band. "Dans la maison,
la musique était devenue notre style de vie. Je suis un
grand passionné de la musique et il n'était pas
question que je fasse autre chose. J'ai commencé à
chanter à l'âge de dix ans, mais je me suis perfectionné
en musique carnatique au MGI où j'enseigne la musique en
ce moment." Il a bénéficié de deux
bourses pour apprendre la musique en Inde. La première
remonte à 1995, où il a étudié à
Annamalai University, et la seconde à 2005 quand il est
reparti pour sa post-graduation. Durant ses études,
il a décroché plusieurs prix, dont le Madras
Governor Prize in Tamil Songs, le First Class Gold Medal
et, à deux reprises, le Best Student of the Year Award
(1996-97 et 1997-98). Il apprit la musique de Padma Bhushan Dr
K.J. Yesudas, Dr. B. Balasubhramaniayan et K. Harish Narayan (phd),
entre autres.
Performances. Que ce soit à Maurice ou en Inde,
ses talents ne passent pas inaperçus. "Si, à
Maurice, j'ai donné pas mal de concerts, mes performances
scéniques dans la Grande Péninsule resteront à
jamais gravées dans ma mémoire. C'est un pays où
la musique carnatique est très appréciée.
De plus, j'étais entouré de musiciens de renom.
Je souhaite mettre sur DVD toute l'énergie ressentie au
cours de mes concerts en Inde." Il a aussi participé
à différentes émissions sur Pondicherry Radio.
Son concert à Mandaveli, Chennai, du 7 juin 2006, fut diffusé
live à la télé en Inde.
À Maurice, Adi Sankara Perumal prit l'initiative d'organiser
un Tyagaraja Jayanti au niveau national en 2005. Ce fut une collaboration
MGI, Indira Gandhi Centre for Indian Culture (IGCIC) et Telugu
Cultural Centre. Outre d'être chanteur et lecturer,
celui qui est aussi un musicologue pense que la musique est un
must dans la vie de chaque être humain.
Anti-stress. Adi Sankara Perumal regrette que la musique
carnatique soit peu prisée par les jeunes, qui l'associent
plus à la musique ancestrale. "C'est dommage que
les jeunes de chez nous ne s'intéressent pas à la
musique carnatique, qui, selon eux, est dépassée.
Pourtant, on a tout à gagner en pratiquant ce style de
musique. Avec la mondialisation, nos jeunes sont influencés
de toutes parts. Il est impératif de leur inculquer de
la discipline et la musique carnatique est une bonne façon
de le faire. Ma vie a beaucoup changé avec la musique et
je pense que d'autres gens devraient tenter l'expérience.
C'est un remède efficace contre le stress. J'invite les
parents à encourager leurs enfants à apprendre cette
musique." Et d'ajouter : "Les parents qui ont
des difficultés avec leurs enfants hyperactifs devraient
les encourager à apprendre la musique carnatique. C'est
un fait que j'ai constaté en Inde."
Ambiteux, Adi Sankara Perumal avoue : "Ma vie tourne autour
de la musique carnatique. De nombreux projets me trottent en tête
et je veux bien les concrétiser !"
Singing with Saivite Saints
Durant des deux dernières années d'études
en Inde, Adi Sankara Perumal a profité pour écrire
son premier livre intitulé Singing with Saivite Saints.
"C'est un livre que je dédie à la diaspora
tamoule. C'est une incursion dans la culture dravidienne. J'essaye
d'expliquer la culture sivaïte de Tirumurai à Natchintanai
(deux saints de la mythologie Saivite). J'étais toujours
impressionné par les temples du sud de l'Inde et j'ai décidé
de mettre sur papier tout ce que j'ai découvert durant
mes déplacements. Chaque statue et chaque symbole ont une
histoire. Je pense qu'il est important que les générations
à venir apprennent davantage sur nos origines. Quand on
va dans les temples à Maurice, on chante des prières
sans même savoir ce qu'on chante et qui en est l'auteur.
Singing with Saivite Saints est une invitation dans le
passé." Ce livre d'Adi Sankara Perumal est une
belle initiative qui évoque la musique ancestrale, les
saints et les temples.
Music therapy
Une expérience qui a beaucoup marqué Adi Sankara
Perumal en Inde est sa rencontre avec la gynécologue Dr
R. Vidya. "La music therapy est très prisée
en Inde. J'ai été impressionné quand le Dr
R. Vidya m'a dit qu'elle faisait jouer la musique carnatique dans
le Labour Ward d'Apollo Hospital où les mères accouchent.
À ce qu'il paraît, cette thérapie musicale
diminue le stress et permet à la maman d'accoucher avec
moins de difficultés."
Live concert sur DVD
Chaque année, en décembre, dans le sud de l'Inde,
a lieu un festival de chansons carnatique. Adi Sankara
Perumal a donné un concert à Bharatiya Vidya Bhavan
le 30 décembre dernier. "C'est un grand événement
où les professionnels de la musique carnatique du monde
se donnent rendez-vous. J'ai eu l'honneur de participer à
ces différents concerts et même la chance de chanter
en prime time. Ces performances ayant été
très acclamées, j'ai décidé de les
mettre sur DVD pour permettre à mes compatriotes de les
voir." Varnam, Vathapi, Devi Brova, Darisanam Seyvene, Thilana,
Shambo Mahadeva et Muruga Nee Vaa, composées
respectivement par R. Srinivasa Iyengar, Mithuswami Dikshitar,
Syama Sastri, Muthu Thandavar, Dr M. Balamuralikrishna, Tyagaraja
et Siva Yogaswami y sont notamment des morceaux qu'on peut apprécier.
NOUVEL ALBUM : Pranavam, essence of music
Avec Pranavam, essence of music, on découvre un
Adi Sankara Perumal très enthousiaste faisant preuve de
beaucoup de professionnalisme. L'album comprend huit morceaux
: Sarasudha Varnam de K. Venkataramayya, Pahi pahi
de Chidambara Bharati, Ambakamatchi (Swarajati) par Syama
Sastri, Nadubai de Tyagaraja, Yekamresa Nayikai par
Muthuswami Dikshikar, Ekkalatilum par T. Ramasami Pillai,
Thiruvallul Seyyal de Siva Yogaswami et Tillana
de Thirugokaranam Vaithyanatha Bhagavathar. Il est accompagné
par R. Satish Kumar (violon), K. Partha Sarathy (mridamgam) et
Hari Haran Subramaniam (ghatam). Pour de plus amples renseignements,
appeler sur 433 9387 ou 770 2004.
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