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VENDREDI 27 JUILLET 2007
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ze kestionnaire
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KESTIONNAIRE : Juliette Desmarais
Le sérieux et le rire comme art de vivre
Cette semaine, notre Kestionnaire a été proposé
à Juliette Desmarais. Télé-agent à
la Cyber-cité, cette habitante de Mahébourg nous
raconte un peu d'elle-même et de sa famille. Double événement
pour notre invitée qui célèbre ses 33 ans
ce mercredi 25 juillet.
Qu'est-ce qui vous agace ces derniers temps ?
Je suis une personne très droite. Tout ce qui va de travers
m'agace. Par contre, quand j'écoute les nouvelles, ce qui
m'inquiète est d'entendre toujours parler de viol, de violence
Je m'inquiète quand je pense à mes enfants. Nous
ne sommes plus en sécurité.
Qu'est-ce qui vous motive le matin ?
Quand je vois que tout va bien, que mes enfants sont en bonne
santé, que le travail de mon mari marche, ça me
motive.
La dernière fois où vous avez éclaté
de rires ?
C'était il y a quelques minutes
Parce que j'aime
bien rire. En plus, tout le monde aime bien mon rire. N'importe
quoi peut me faire rire. Quand, par exemple, ma fille me raconte
des anecdotes touchant à son trajet vers l'école.
Nous pouvons alors éclater de rires dès 6h le matin.
C'est souvent à ce moment que je peux lui parler. Après,
je vais travailler.
Qu'avez-vous été capable de faire par amour ?
Je peux donner tout ce que j'ai. Même si cela me prend beaucoup
de temps pour récupérer ce qui a été
donné.
La chose la plus émouvante qui vous soit arrivée
?
La naissance de mes deux filles. Daphnée, 14 ans, et Virginie,
9 ans. J'étais très jeune quand l'aînée
est venue au monde. Je ne regrette pas, bien au contraire. L'attente,
l'incertitude, la naissance : tout a été émouvant.
Souvent, quand je regarde mes enfants, je reviens en arrière,
je repense
Votre principal trait de caractère ?
Je ne suis pas souvent en colère. Mais, quand ca arrive
Disons aussi que je n'aime pas être injustement accusée.
Je suis suffisamment franche pour assumer ce que je fais.
Ce qu'on vous reproche ?
(Rires) Ce n'est pas qu'on me le dise tous les jours,
mais, régulièrement, on me reproche de trop vouloir
que les choses se fassent à ma manière. On me reproche
de trop imposer. C'est peut-être vrai, mais je crois en
ce que je fais et j'ai mes raisons.
Quelles sont les qualités que vous préférez
chez un homme ?
Qu'il soit protecteur, débrouillard. Un homme, ce n'est
pas que le charme. C'est surtout quelqu'un qui peut protéger
ceux qu'il aime.
Et chez une femme ?
Presque la même chose. Elle doit aussi être sûre
d'elle, qu'elle sache se tenir sur ses pieds, tout en étant
élégante et féminine.
Vos plaisirs favoris ?
Regarder un bon film. Le dernier que j'ai apprécié
c'est À la poursuite du bonheur avec Will Smith.
Généralement, je visionne un film à mon retour
du travail, même si c'est à 2h du matin. Ce film
m'a marqué parce qu'il explique que l'on acquiert le bonheur
si on se met à sa recherche.
À quelle occasion mentez-vous ?
Ooh ! L'occasion où je mens ? Je ne sais pas
Jugez-vous votre sort enviable ?
Je suis satisfaite de ma vie. Mais, j'aurais préféré
être davantage chez moi pour m'occuper de mes enfants et
de ma famille. Comme tout le monde, je vis des hauts et des bas.
Qui considérez-vous comme une personne digne d'admiration
?
Je ne citerai pas de grandes stars ou un Prix Nobel, non ! La
personne qui, à mes yeux, est digne d'admiration est le
père Jean-Maurice Labour. Même si je ne le vois pas
souvent, c'est quelqu'un que j'admire. Il était sur notre
paroisse avant. Je faisais de la catéchèse. C'est
ainsi que je l'ai connu.
Chantez-nous une chanson
(Rires
) J'ai une chanteuse préférée,
c'est mon idole : Dalida. Je venais d'avoir 18 ans est
ma chanson préférée.
Que considérez-vous comme votre plus grande réussite
?
D'avoir pu avoir une maison. Mes enfants grandissent et nous aidons
à leur éducation.
Votre plus vif regret ?
D'avoir perdu mon père. Il est mort trop jeune.
Quel talent aimeriez-vous le plus avoir ?
Chanteuse. Pourquoi pas ?
Votre rêve le plus fou ?
Celui d'avoir un jour ma pâtisserie. J'aurais aussi aimé
pouvoir voyager, visiter Malte. C'est là où St Paul
a été à la rencontre des premiers chrétiens.
La vie de St Paul m'a toujours marquée. J'aurais aussi
aimé rencontrer Georges Clooney.
Votre plus grande peur ?
Quand j'entends ce qui se passe dans le pays, ça fait peur.
Dans le passé, on parlait de loups-garous. Aujourd'hui,
des loups-garous, on en voit partout ! Nous les côtoyons
tous les jours. Ce sont des personnes qui peuvent nous faire du
mal à n'importe quel moment sans que l'on s'y attende.
Qu'est-ce que la vie pour vous ?
Je crois profondément dans le principe que chacun est maître
de son destin.
Si vous pouviez changer une chose dans le monde
?
Cela me révolte de voir que le trafic humain existe. Que
ce soit avec les enfants et les femmes.
À part la canne à sucre et les préjugés,
que cultive-t-on à Maurice ?
L'égoïsme. Chacun cherche à être bien
chez lui, sans se soucier des autres. Il y a trop d'indifférence
dans le pays. Avant, les Mauriciens savaient s'entraider.
En sus d'opter pour une voiture exagérément chère,
que ferez-vous d'autre si vous devenez Premier ministre ?
La politique ne m'intéresse pas trop. Bon ! Je n'aurais
pas cherché une grosse voiture. Je n'en aurais pas fait
une priorité. Mais, je serais allée vers les plus
humbles pour voir comment les aider. Je ne serais pas restée
dans un bureau pour être informée de la situation
à travers des rapports.
De quoi parlez-vous au PM si vous le recevez à l'heure
du thé ?
Faudra encore que je l'invite
Je ne sais pas s'il viendra.
Sinon, je le féliciterai pour son parcours. J'aurai ensuite
beaucoup à lui dire. J'essayerai aussi de l'aider parce
qu'un Premier ministre ne sait pas forcément tout.
Comment se porte votre porte-monnaie ?
C'est tout juste. Nous avons des projets et nous devons investir
dans l'éducation des enfants.
Comment nous verrons-vous dans 20 ans ?
J'espère que mon mari et moi serons à l'aise chez
nous. Les enfants mariées
Quelle trace voudriez-vous laisser derrière vous ?
Je ne dis pas que je suis parfaite, je commets des erreurs. J'aimerais
que l'on se souvienne de moi comme ayant été une
bonne mère.
Si vous rencontrez Dieu, qu'aimeriez-vous Lui dire ?
Je lui dirais merci de m'avoir appris à être patiente.
J'ai appris à être patiente dans la vie en toutes
circonstances. Même si, parfois, cela rend les choses plus
compliquées.
Allez, pour en finir, parlez-nous de votre plus grand secret
Je ne peux pas dire !
ZE PORTRAIT
Cela fait quelques années que Juliette Desmarais et les
siens habitent l'un des appartements de la NHDC à Beau-Vallon,
Mahébourg. Il ne leur a pas fallu longtemps pour retrouver
leurs repères. Ici, rien n'est vraiment très loin
: l'on a de tout et, surtout, l'endroit est reposant. Du repos,
Juliette Desmarais en a besoin. Parce qu'aussi passionnant que
lui soit son métier de télé-agent, elle travaille
souvent à des heures indues. À son réveil
le matin, elle en profite donc pour un brin de rigolade avec ses
deux filles, Daphnée et Virginie, avant que ces dernières
ne prennent le chemin de l'école. Juliette, comme son époux,
reste très vigilants au sujet des études de leurs
enfants. Ils en ont, d'ailleurs, fait leur priorité.
Au sein de la famille Desmarais, les liens sont particulièrement
étroits entre les uns et les autres. L'exercice du Kestionnaire,
Juliette l'a fait sous les regards attentifs de ses deux filles,
tandis que son mari tentait, lui, de détendre l'atmosphère
en grattant sa guitaire. D'ailleurs, c'est souvent ensemble que
l'on rigole le mieux.
L'autre particularité de cette enfant de Vacoas est sa
passion pour la pâtisserie. Des gâteaux, elle sait
en faire de différentes variétés, certains
de son cru. Faut-il croire que Juliette Desmarais est particulièrement
douée pour la pâtisserie ; dans le passé,
les commandes étaient régulières.
Tenez, c'est presque sûr qu'il y aura un gros gâteau
chez les Desmarais aujourd'hui. Ce 25 juillet, Juliette fête
ses 33 ans. Et pour l'occasion, Daphnée, son aînée,
a tenu à ce qu'elle soit interviewée