Danse traditionnelle indienne, la Kolattam Dance, aussi appelée
le danse du bâton, est pratiquée pour diverses occasions.
Au Henrietta Tamize Khajagam and Dance Academy, cette danse folklorique
est enseignée à une trentaine d'élèves.
Harmonisant le rythme et la musique, la danse de Kolattam est
un amalgame d'agilité et de bonne humeur. En cercle et
en pair, le son que font les bâtons (Kol) de 45 centimètres
de long lorsque la danseuse, tournoyant, frappe avec ceux de son
adversaire
mène la danse. Les enchaînements
rythmiques, suivis d'un travail chorégraphique, sont très
importants, car si on ne suit pas le rythme le bâton devient
dangereux !
Joie. Anjalie, qui enseigne cette danse au Henrietta Tamize
Khajagam & Dance Academy, nous parle de cette tradition indienne.
"Appelée Dandiaraas au Gujerat ou Garba
au Rajasthan, la Kolattam dance puise son origine des États
du sud de l'Inde, notamment du Tamil Nadu et de l'Andhra Pradesh.
Kolattam vient des mots Kol qui veut dire bâton et
Attam, qui veut jouer. À Tamil Naidu, la Kolattam
dance est très pratiquée durant le mois Aadi
et elle symbolise la joie. À Maurice, c'est une tradition
qui disparaît, raison pour laquelle nous y attachons une
grande importance au niveau de notre école"
Du cur. La pratique d'un art ne s'invente pas mais
s'apprend. Ainsi, ce n'est qu'après un travail progressif
de frappes, suivi par des enchaînements plus complexes que
la formation permet à l'élève de s'enrichir
en techniques. "Quand il s'agit du Kolattam, les jours
de répétitions s'enchaînent pour pouvoir utiliser
les bâtons avec agilité. Toutefois, il est difficile
de pratiquer cette danse si le cur n'y est pas, car il faut
y aller au rythme de la musique." dit-elle.
Entourée d'une vingtaine de filles, Anjalie démontre
les "steps" avec une certaine aisance. "Quand
on danse la Kolattam, les danseuses sont appelées à
connaître quelques steps du bharata natyam. La danse du
Kollatam est semi-classical. C'est une forme de danse où
on exprime sa joie, sa bonne humeur."
Chaque semaine, Anjalie donne trois jours de cours d'une durée
de deux heures. Elle prépare, elle-même, les chorégraphies
ajoutant, à chaque fois, une touche d'originalité.
"Il faut beaucoup d'innovation, si on veut captiver l'attention
de l'audience. Mes chorégraphies font preuve de beaucoup
de créativité. Toutefois, à l'école,
on n'enseigne pas uniquement la Kolattam mais aussi le bharata
natyam et d'autres semi-classical dance. Le Kummi ou autres
lamp dance, forment aussi parti du répertoire des élèves",
soutient l'enseignante. Ainsi, à chaque occasion,
que ce soit durant les processions religieuses pour le Cavadee
ou marche sur le feu, ou dans le cadre des cérémonies
culturelles tels que le Theebavalee et le Varushappirapu, les
élèves du Henrietta Tamize Khajagam & Dance
Academy, dont le plus jeune n'a que 6 ans, présentent divers
récitals.