Mieux que la 25e édition. Plus de tableaux, plein de couleurs,
quelques installations
Avec ce 26e rendez-vous, on entre
tranquillement dans l'univers de l'art contemporain en passant
forcément par le moderne.
On navigue toujours entre moderne et contemporain. L'art en deux
temps. Il y a les uvres classiques, des peintures qui reviennent
comme des prières avec les mêmes couleurs, mêmes
compositions, mêmes thèmes. Ce sont les habitués,
les pionniers de l'événement. Puis, on retrouve
les chargés des cours du Mahatma Gandhi Institute (MGI),
les plus contemporains de tous : Krishna Luchoomun, Nirmal Hurry,
Gérard Foy
Puis, viennent les bleus, les nouvelles
têtes. Un schéma qui dure depuis 26 ans. Le Salon
n'invente rien, il existe. Tout simplement.
Mieux ? Avec le Salon de Mai 2007, on note malgré
tout une certaine hausse en terme de présentation et de
qualité des travaux. Un point que quelques participants
confirment. Si les tableaux priment, les installations se diversifient
et interpellent différemment. On pense ici à Gitanjali
Pyndiah (Overlapping realities) ou à Nirmal Hurry
et Florian Grosset.
Observation. Neermala Luckeenarain propose 13 épisodes
de la vie d'une femme, du mariage à la naissance d'un Golden
Child. Le contrat moral, le devoir d'une mère de prendre
soin de son enfant malgré les tourments de la vie. L'enfant,
symbolisme de l'innocence, est victime des divisions au sein du
couple. Plus loin, des pas qui avancent vers la lumière
Linda Abraham trace le chemin vers un lieu de Mystère.
Bleu blanc rouge. Ailleurs, il y a cette maison
bleue.
L'artiste qui en est l'auteur voit le monde en bleu. Dans son
rêve, Florian Grosset expose la maison d'un enfant ou d'un
adulte nostalgique. En face du bleu, il y a du blanc ainsi que
du rouge sang unis dans une installation au message fort de Nirmal
Hurry, Assez boire mo disang. Trop clair pour élaborer.
Entre le compréhensible et l'inexplicable, le Salon se
laisse visiter
jusqu'au 15 juin.