Week-End/SCOPE

VENDREDI 11 MAI 2007 ze kestionnaire


ZE KESTIONNAIRE : Kevin Bedacee

Fictionman

Kevin Bedacee vient de terminer l'écriture de son premier roman, The End Of Times. L'histoire tourne autour des extra-terrestres, un sujet dont il raffole. La science-fiction, c'est son dada. Âgé de 24 ans, discret, l'homme parle très peu de lui. Si ce n'est qu'il rêve de voir son roman adapté à l'écran par le réalisateur néo-zélandais Peter Jackson. En recevant un courrier de la secrétaire de ce dernier, Kevin Bedacee veut croire en sa chance. En attendant la sortie de son livre en juin, le doux rêveur s'exprime à travers notre questionnaire.

Qu'est-ce qui vous motive le matin ?

J'ai mis sept ans à écrire mon roman The End Of Times. L'idée qu'il va être en librairie au mois de juin m'apporte une grande satisfaction. Je n'ai eu que des compliments, dont l'un venant de mon prof de G.P., Ashok Doobarry. Ce qui me conforte encore plus.

La chose la plus émouvante qui vous soit arrivée ?

En me rendant à l'ambassade américaine, j'ai parlé de mon roman à Mme Annick Joseph. Elle m'a donné quelques adresses de cinéastes célèbres, dont un certain Peter Jackson. Je lui ai écrit et sa secrétaire Rachel Short m'a répondu. Dans la lettre, elle me demandait de lui envoyer une copie de mon roman, qu'un comité de lecture verra si c'est original ou plagié. Après quoi, ils me contacteront, uniquement si mon livre peut être adapté à l'écran. Le fait de recevoir une telle lettre m'a beaucoup ému.

Votre principal trait de caractère ?

Doux, réservé, peu enclin au bavardage…

Qui considérez-vous comme une personne digne d'admiration ?

Ma mère.

Votre artiste favori ?

David Beckham. J'aime surtout l'homme en tant que footballeur et non pas parce qu'il change souvent de coiffure (rires). Il a une technique de jeu qui me plaît.

Que considérez-vous comme votre plus grande réussite ?

D'avoir réussi à mes examens de HSC. J'ai choisi comme filière la chimie, physics et maths. Et, surtout, d'avoir eu une distinction en anglais, en SC.

Votre plus vif regret ?

Mon père m'avait promis qu'après mes résultats de HSC, il ferait tout pour que je fasse des études en Angleterre. Entre temps, mon père a eu de gros soucis financiers. Cela m'a beaucoup bouleversé. Sur le coup, j'ai dû abandonner mes études de laborantin pour un emploi au sein de la SMF.

Quel talent aimeriez-vous le plus avoir ?

Devenir un grand danseur de salsa. La technique paraît difficile quand on regarde les danseurs évoluer sur scène… Il y a comme un côté mystérieux et très sensuel dans ce style de danse.

Votre rêve le plus fou ?

Envoyer mon script à Hollywood. Mon prof de G.P., Ashok Doobarry, m'a toujours encouragé à aller de l'avant avec mes écrits. Alors, pourquoi pas?… qui ne tente rien n'a rien.

Votre plus grande peur ?

Aucune.

Votre plus grande interrogation ?

Le mariage. J'ai toujours vécu avec mes parents. Le fait de devoir habiter ailleurs que la maison familiale me fait me poser pas mal de questions. Financièrement, aussi, je n'ai pas les moyens. Heureusement que ma fiancée m'aide… ensemble, l'avenir me paraît moins incertain.

Si vous pouviez changer une chose à Maurice ?

Plus d'emphase sur la méritocracie.

Comment se porte votre bourse en ce moment ?

Tracas. Comme je l'ai dit plus tôt, sans ma fiancée, je n'arriverais pas seul à construire notre maison.

À part la canne à sucre et les préjugés, que cultive-t-on à Maurice ?

L'indifférence. Aujourd'hui, les gens ne prennent plus le temps d'aider leur prochain. La mentalité actuelle étant chacun pour soi.

Si vous rencontrez Dieu, qu'aimerez-vous Lui dire ?

Demander à Dieu de m'expliquer ce qui m'attend après ma mort. On sait qu'il y a une vie et que chacun façonne son destin à sa manière. Mais, personne n'est revenu d'entre les morts pour nous expliquer ce qu'il y a de l'autre côté.


Be Kestioned 2

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Potter… mon rival

Kevin Bedacee se dévoile peu, si ce n'est pour rendre hommage à ses parents qui l'ont toujours soutenu. Malgré ses 24 ans, il avoue avoir du mal à sortir de son cocon. "Ma mère, c'est ma vie. Je reste très attachée à elle." Pourtant, Kevin Bedacee sait que d'ici l'année prochaine, il devra voler de ses propres ailes. "Avec ma fiancée, on est à construire notre maison en attendant le grand jour." Employé à la SMF, il raconte que les sciences ont d'abord été sa filière de prédilection : "Je voulais être laborantin." Son père ne pouvant l'aider financièrement à poursuivre ses études, Kevin Bedacee se replie sur lui-même. Il se souvient que sa mère avait peur à un certain moment. "Elle pensait que je m'enfermais dans ma chambre, parce que j'étais malheureux de ne pouvoir faire des études supérieures." Le jeune homme avait tout simplement trouvé un autre filon: l'écriture. Passionné de films de science-fiction, Kevin Bedacee a voulu, comme son héros Hrithik Roshan, être le nouveau Krrish des temps modernes. Seulement loin d'enfiler la cape noire et le masque, il a choisi de tremper sa plume dans une encre noire pour écrire The End Of Times. Un scénario glauque à suspense qui tourne autour des aliens. Son roman, qui sort au mois de juin, comporte 350 pages. Explications de l'auteur : "Il y aura 1 000 copies disponibles sur le marché local. Mon but est de toucher le marché étranger." Avec un brin d'humour, il ajoute : "Mo sel rival, c'est Harry Potter, le héros de J.K. Rowling. Son dernier livre sort sous peu et comme c'est le dernier tome, tout le monde voudra l'acheter. Mo espéré, The End Of Times pou cone mem succès." Doux rêveur, Kevin Bedacee n'a d'autre projet que de se marier, de fonder une famille et de continuer à écrire… pour le plaisir.