Kevin Bedacee vient de terminer l'écriture de son premier
roman, The End Of Times. L'histoire tourne autour des extra-terrestres,
un sujet dont il raffole. La science-fiction, c'est son dada.
Âgé de 24 ans, discret, l'homme parle très
peu de lui. Si ce n'est qu'il rêve de voir son roman adapté
à l'écran par le réalisateur néo-zélandais
Peter Jackson. En recevant un courrier de la secrétaire
de ce dernier, Kevin Bedacee veut croire en sa chance. En attendant
la sortie de son livre en juin, le doux rêveur s'exprime
à travers notre questionnaire.
Qu'est-ce qui vous motive le matin ?
J'ai mis sept ans à écrire mon roman The End
Of Times. L'idée qu'il va être en librairie au
mois de juin m'apporte une grande satisfaction. Je n'ai eu que
des compliments, dont l'un venant de mon prof de G.P., Ashok Doobarry.
Ce qui me conforte encore plus.
La chose la plus émouvante qui vous soit arrivée
?
En me rendant à l'ambassade américaine, j'ai parlé
de mon roman à Mme Annick Joseph. Elle m'a donné
quelques adresses de cinéastes célèbres,
dont un certain Peter Jackson. Je lui ai écrit et sa secrétaire
Rachel Short m'a répondu. Dans la lettre, elle me demandait
de lui envoyer une copie de mon roman, qu'un comité de
lecture verra si c'est original ou plagié. Après
quoi, ils me contacteront, uniquement si mon livre peut être
adapté à l'écran. Le fait de recevoir une
telle lettre m'a beaucoup ému.
Votre principal trait de caractère ?
Doux, réservé, peu enclin au bavardage
Qui considérez-vous comme une personne digne d'admiration
?
Ma mère.
Votre artiste favori ?
David Beckham. J'aime surtout l'homme en tant que footballeur
et non pas parce qu'il change souvent de coiffure (rires).
Il a une technique de jeu qui me plaît.
Que considérez-vous comme votre plus grande réussite
?
D'avoir réussi à mes examens de HSC. J'ai choisi
comme filière la chimie, physics et maths. Et, surtout,
d'avoir eu une distinction en anglais, en SC.
Votre plus vif regret ?
Mon père m'avait promis qu'après mes résultats
de HSC, il ferait tout pour que je fasse des études en
Angleterre. Entre temps, mon père a eu de gros soucis financiers.
Cela m'a beaucoup bouleversé. Sur le coup, j'ai dû
abandonner mes études de laborantin pour un emploi au sein
de la SMF.
Quel talent aimeriez-vous le plus avoir ?
Devenir un grand danseur de salsa. La technique paraît difficile
quand on regarde les danseurs évoluer sur scène
Il y a comme un côté mystérieux et très
sensuel dans ce style de danse.
Votre rêve le plus fou ?
Envoyer mon script à Hollywood. Mon prof de G.P., Ashok
Doobarry, m'a toujours encouragé à aller de l'avant
avec mes écrits. Alors, pourquoi pas?
qui ne tente
rien n'a rien.
Votre plus grande peur ?
Aucune.
Votre plus grande interrogation ?
Le mariage. J'ai toujours vécu avec mes parents. Le fait
de devoir habiter ailleurs que la maison familiale me fait me
poser pas mal de questions. Financièrement, aussi, je n'ai
pas les moyens. Heureusement que ma fiancée m'aide
ensemble, l'avenir me paraît moins incertain.
Si vous pouviez changer une chose à Maurice ?
Plus d'emphase sur la méritocracie.
Comment se porte votre bourse en ce moment ?
Tracas. Comme je l'ai dit plus tôt, sans ma fiancée,
je n'arriverais pas seul à construire notre maison.
À part la canne à sucre et les préjugés,
que cultive-t-on à Maurice ?
L'indifférence. Aujourd'hui, les gens ne prennent plus
le temps d'aider leur prochain. La mentalité actuelle étant
chacun pour soi.
Si vous rencontrez Dieu, qu'aimerez-vous Lui dire ?
Demander à Dieu de m'expliquer ce qui m'attend après
ma mort. On sait qu'il y a une vie et que chacun façonne
son destin à sa manière. Mais, personne n'est revenu
d'entre les morts pour nous expliquer ce qu'il y a de l'autre
côté.