Week-End/SCOPE

VENDREDI 27 AVRIL 2007 souvenirs


SOUVENIRS : MUSIQUE RETROUVÉE

Sur la piste… des 50's & 60's

Le samedi 5 mai, de 18h à 23h30, l'hôtel Suffren & Marina, au Caudan Waterfront, vibrera au son des musiques des années 50 et 60. L'idée revient à Jacques Maunick qui a retrouvé quelques centaines de morceaux de l'époque en version originale.

Pour faire revivre les chansons d'un passé presque oublié, Jacques Maunick a entrepris de nombreuses recherches. Il a pu retrouver, pour cette soirée du 5 mai, quelques centaines de chansons en version originale. "Ce sont des musiques destinées à ceux qui ont connu cette époque associée au Golden Age." Il cite au passage quelques noms de chanteurs qui ont marqué les années 50, tels Franky Avalon, Jim Reeves, Roy Orbison, Peres Prado… Évoquant la nostalgie de ce passé retrouvé, Jacques Maunick s'attarde aussi sur certains morceaux comme Suspicious mind d'Elvis Presley, Things de Bobby Darin, O lonesome me de Neil Sedaka, Bachelor Boy et Young Ones de Cliff Richard.

Flash-back. Faisant un retour aux sources, Jacques Maunick raconte qu'il n'y avait pas de télévision en 1950. "Les gens avaient pour loisir la radio, et le cinéma qui était devenu une véritable institution. Quand ils allaient voir un film, c'était pour voir leurs idoles comme Burt Lancaster, William Holden ou Elizabeth Taylor. Idem, pour les chanteurs. Les préférences tournaient autour de Paul Anka, Roy Orbison, Jim Reeves, Elvis Presley, Cliff Richard." À ce sujet, Jacques Maunick raconte également l'époque de la fameuse bataille entre les fans de Cliff Richard et d'Elvis Presley. "Les fans mauriciens avaient même créé leur fan-club. L'un votant pour le King, l'autre pour Cliff. C'était un vrai duel sans merci. Kouma dir ti pe asiste enn match ant Manchester ek Liverpool." Jacques Maunick de poursuivre que des chanteurs mauriciens avaient même formé des groupes en s'identifiant à leurs idoles. Il cite le Typhoon Band et les Stardusters où on retrouvait les frères Lebon dont le répertoire était axé sur celui des Shadows. "Il y avait aussi un certain Yvon Émile dont on disait qu'il était la voix et la copie conforme de Nat King Cole."

Mode. Selon Jacques Maunick, les disques de ces années 50/début 60 ont marqué la mémoire collective. "Ils représentent l'art de vivre d'une certaine époque." Il raconte avec nostalgie le mode de vie des jeunes de 18-19 ans des années 50 : "Ces jeunes n'avaient pas d'argent de poche. La seule façon pour eux de rencontrer une fille, c'était au cours des surprise party. Là, ils invitaient leurs cavalières pour un slow. Derrière chacun de ces tubes, il y a eu des histoires d'amour et même des déchirures." L'interlocuteur de se remémorer que des chansons comme A certain smile de Johnny Matthis ou Can't help falling in love d'Elvis avait alors la cote. "L'époque des années 50 reste très associée à des histoires sentimentales, des coups de foudre, des mariages. On n'avait pas de téléphone, ni de sms. Pour trouver une fille, le moment opportun était d'attendre les surprise party." Sur un ton empreint d'humour, Jacques Maunick souligne : "Bann zenes ti pe trase. Avant, il n'y avait que des slows. Les morceaux rapides ou lents, tout était dansé en couple. Aster sakenn dans dan so kwin." Il raconte aussi : "Les adultes qui avaient les moyens fréquentaient alors le Golden Moonlight Club, la première boîte de nuit huppée de Pointe aux Sables qui proposait des hits des années 50."

Pour Jacques Maunick, toute la musique des années 50 marque un certain mode de vie : "C'était ce qu'on appelait le entertainment des années 50. Un morceau de l'époque durait deux minutes." Pouvoir écouter des morceaux en version originale de Billy Vaughn, des Platters, des Shadows, et danser sur des slows de l'époque du genre Stand by me, Save the last dance ou When my little girl is smiling, tout cela est dorénavant possible dans le cadre du Suffren & Marina qui peut accueillir jusqu'à 100 personnes.

Souvenirs. Jacques Maunick ajoute que souvent à la radio, il arrive que certaines enfants issus de cette génération des années 50 et début 60 téléphonent pour raconter à l'antenne les souvenirs partagés de leurs parents. "C'est comme une passation. Ils vont parler des disques, des films datant de cette période 50-60, puisés des anecdotes et du vécu de leurs parents et grands-parents." Ouvrant une parenthèse, Jacques Maunick explique qu'autrefois, la radio était connue sous l'appellation de MBS. "On y passait des disques pendant toute la journée, et les jeunes fredonnaient à tue-tête des chansons de Paul Anka, des Shadows. Pa ti ena kopi sanson, tou ti gard dan latet."

L'intervenant trouve dommage que certaines chansons de l'époque ont fait l'objet de reprises ou de remix. Il ajoute toutefois avec une note de satisfaction que ces mélodies des années 50 demeurent éternelles. "C'est assez étonnant de constater que dans certains mariages en 2007, on entend encore la musique d'Elvis ou de Paul Anka. Certains jeunes s'identifient encore aux chansons de leurs parents."

Pour ceux qui veulent s'approvisionner en rêves du temps passé, rien de mieux que d'assister à la soirée du samedi 5 mai, placée sous le thème Nostalgie des années 50 et 60. Jacques Maunick de conclure : "Cette soirée est surtout dédiée à ceux âgés entre 45 et 80 ans."


Temps fort

La soirée Nostalgie des années 50 et 60 se tiendra le samedi 5 mai, au patio de l'hôtel Suffren & Marina. Il y aura plusieurs passages au cours de cette soirée. Slows, morceaux plus dansants, morceaux instrumentaux… De 18h à 20h : Happy Hour et titres coup de cœur comme ceux de Billy Vaughn (version instrumentale), Roy Orbison, Elvis, etc. À partir de 20h, place aux hits des hits, avec une musique dansante non-stop. Également du rock & twist au programme. La piste de danse sera ouverte à partir de 20h jusqu'à 23h30. Les boissons seront à moitié prix. Le menu proposé au restaurant La Boussole comprend trois plats, au prix de Rs 750 + tva par personne.


Sweet memories

Pour Rolph Schmid, General Manager de l'hôtel Le Labourdonnais : "L'idée derrière cette musique des années 50-60 est de regrouper au Suffren les nostalgiques de cette époque. Pour le coup d'envoi du 5 mai, seront diffusées uniquement des versions originales retrouvées, sur lesquelles les gens de cette génération pourront danser, et se raconter entre eux les anecdotes de cette tranche de leur vie. L'idée est aussi de faire sortir les gens de cette tranche d'âge, les amener à déguster un bon repas au son d'une musique qu'ils connaissent. Si la première soirée accroche, d'autres auront lieu tous les premiers samedis du mois."