La top model Lætitia Casta, représentante des produits
L'Oréal, et le mannequin Terry Gates ont tourné
une publicité pour une crème solaire de la gamme
précitée, à l'hôtel Dinarobin. Ils
étaient entourés d'une équipe d'une cinquantaine
de personnes. "Celle qui le vaut bien" a fait tourner
bien des têtes lors de son passage chez nous.
Ils sont venus pour le ciel bleu, le soleil radieux et le sable
fin. Ils ont été autrement accueillis ! Ciel gris
et pluie fine allant même jusqu'à de fortes averses
! Le soleil étant resté timide, l'équipe
de L'Oréal a eu fort à faire durant leur tournage
d'une semaine à Maurice. Avec les innombrables prises,
le réalisateur Joe Ramon, réputé dans la
publicité pour les grandes marques, a connu un tournage
assez difficile. Sur le plateau, il reste concentré. Personne
n'a le droit de le déranger, pas même sa vedette
Lætitia Casta. "Il est impératif qu'elle
se concentre sur son rôle", souligne le réalisateur
et producteur Jim Damour. Si la co-star du jour, le mannequin
Terry Gates, reste souriant, Casta, elle, garde ses distances.
Mère d'un enfant, la Marianne de France n'a rien perdu
de son charme.
Parcours. Née le 11 mai 1978, à Pont-Audemer
en Normandie, où elle a grandi et passé une partie
de son adolescence, Lætitia Casta est repérée
en 1993 sur une plage corse par un "chercheur de beautés".
Elle devient mannequin alors qu'elle a tout juste 15 ans. Premier
contrat : les jeans Guess, puis les parfums Victoria's Secrets.
À force de travail, Lætitia est devenue la top-model
la plus courtisée de la planète. À ce jour,
elle a fait la une d'à peu près cent des plus grands
magazines de mode du monde, a décroché un contrat
mirobolant avec L'Oréal, a défilé avec les
couturiers les plus célèbres et, depuis peu, a entamé
une carrière de comédienne. On l'a vue dans les
films Astérix et Obélix contre César
(Claude Zidi), Gitano (Palacios), Les âmes fortes
(Ruiz), Rue des plaisirs et la série La bicyclette
bleue, entre autres.
Les choses bougent dans la vie de la belle Lætitia car d'une
part, sa carrière d'actrice ne fait que commencer, et de
l'autre, elle est devenue mère. À Maurice, elle
prend sans cesse des nouvelles de son bébé qu'elle
a eu avec le photographe Stéphane Sednaoui. Elle voulait
être à Maurice seulement pour deux jours de tournage,
mais le mauvais temps oblige, elle a été retenue
pour deux autres journées. Elle en a profité pour
porter un sari, tenue qu'elle aime bien. Après son départ,
Astride Dalais a été sollicitée comme doublure
: en effet, pour quelques scènes où l'emphase est
mise sur le produit, le réalisateur Joe Ramon avait besoin
de ses mains.
Terry Gates. Charmant, avec des yeux superbes, Terry Gates
est du genre très jovial. "Je ne vais pas laisser
le succès me monter à la tête", précise-t-il.
Originaire d'Australie, il est repéré par un photographe
alors qu'il travaille dans un supermarché. "Il
m'a photographié et m'a conseillé de me lancer comme
mannequin. J'ai suivi ses conseils et maintenant, j'enchaîne
les défilés de modes et les pubs." Terry
Gates avoue qu'il a été très chanceux
: "There are so many good looking guys around me so
there is no doubt that luck has played a very important role."
Le beau jeune homme, lui, ne compte pas se lancer dans le cinéma
comme l'a fait Lætitia Casta. "Je suis devenu mannequin
par hasard. J'aime les défilés de mode et je suis
très bien payé pour ce que je fais. Je ne crois
pas que je serai un jour acteur. Cela ne m'intéresse guère."
Ayant travaillé aux côtés de Lætitia
Casta pendant des années, Terry Gates avoue : "Le
courant passe très bien entre nous. Nous sommes un duo
très apprécié pour la pub. L'été
dernier, on a fait d'autres spots publicitaires ensemble."
Terry Gates compte continuer dans ce domaine pour quatre ans
encore avant de se lancer dans une profession qu'il tient à
cur : la photographie. "Arrêter les images
sur pellicule est tout un art. J'ai commencé et je ne compte
pas m'arrêter."
Post-production. Vingt secondes de publicité ont
nécessité une semaine de tournage. Les maquilleurs
ont eu fort à faire pour donner un peu plus de couleurs
aux deux mannequins. Pour ce qui est du ciel bleu, "on
aura beaucoup à faire en post-production pour créer
l'impact nécessaire. Bon nombre de travaux seront faits
en studio aussi", dit Jim Damour. Ce qui signifie des
frais supplémentaires pour Addict, la maison de
production.
Pour sa part, le Mauricien Sameer Ranjanally, régisseur
et aussi beau-frère du directeur de production Julien Pasquier,
n'a pas eu une semaine de tout repos. "J'ai eu à
parcourir une bonne partie de l'île pour aller chercher
de trucs bizarres qu'ils demandaient, comme par exemple, des détachants.
Travailler avec eux a été une grande expérience."
Ce projet de tournage remonte à un mois et demi, lorsque
le groupe L'Oréal songeait à se rendre aux Bahamas.
Ils sont venus à Maurice suite à une initiative
de Jim Damour : "Un ami américain avec qui j'ai
travaillé pour un long métrage m'a appelé
un beau jour me disant que L'Oréal voulait tourner une
pub pour leur nouvelle crème solaire. Je leur ai envoyé
un devis, avec Maurice comme destination. Ils voulaient une production
exécutive de qualité et j'ai tenu bon. On avait
de la concurrence : les Bahamas ! En comparant la météo
des deux pays, leurs assureurs ont opté pour Maurice
"
L'équipe de L'Oréal est repartie heureuse dimanche
dernier car, malgré la pluie qui a joué aux trouble-fêtes
durant ce tournage, ils ont pu rentrer avec, dans la boîte,
la publicité pour la nouvelle crème solaire.
Jim Damour compte bien retourner pour d'autres tournages. "Il
y a tant de potentiel à Maurice. Les décors sont
formidables et tout ce qui vous manque est un cadre pour créer
des événements cinématographiques."
Il était soutenu par les équipes Gems Production,
Cloud 9 et la Mauritius Film Development Corporation (MFDC).