i n t e r v i e w WEEK-END --- dimanche 29 août 2010



  François Eynaud: - "Nous sommes pour une roupie stable et compétitive"
  Questions à… — Yannick Lincoln (leader sélection de Maurice) - « Après le CLM, on saura qui est vraiment en forme… »


François Eynaud:

"Nous sommes pour une roupie stable et compétitive"

Comment sort-on de 15 ans de textile pour entrer dans le tourisme, François Eynaud?

-- C'est une nouvelle expérience très enrichissante et passionnante pour moi. J'ai su saisir une opportunité qui se présentait. Les métiers du textile et du tourisme sont très différents au niveau des opérations et de la distribution; par contre, ils utilisent les mêmes méthodes de management.

Avec en plus dans l'hôtellerie le facteur humain omniprésent, que ce soit au niveau de la clientèle qu'à celui des employés…

-- Le facteur humain est plus important dans l'hôtellerie ainsi que le facteur relationnel avec les tour operators, les agences de voyage. J'ai eu une période d'apprentissage de deux ans et je me sens beaucoup plus en confiance aujourd'hui. Je maîtrise mieux les paramètres du tourisme, mais je suis toujours en train d'apprendre.

Le fait de ne pas faire partie du sérail, d'avoir été quelque part imposé sur une équipe en place depuis des années ne vous a-t-il pas posé de problèmes ? Vous avez été accepté d'emblée ?

-- Pas du tout. J'ai été bien acceuili par l'équipe qui m'a bien aidé. Le fait d'être nouveau dans le métier est aussi un avantage : cela aide à porter un nouveau regard sur l'industrie, à apporter de nouvelles idées sur les pratiques et les modèles en cours depuis les 30 dernières années. Je suis arrivé avec un regard nouveau et j'ai été bien entouré par l'équipe qui m'a appris le métier.

Ces nouvelles idées pour changer les pratiques en cours depuis 30 ans ont été bien acceuillies ?

-- Je suis arrivé en période de crise en sachant déjà accepter la pression et être persévérant, ce que j'avais appris dans le textile, qui est un métier extrêmement compétitif. Ce qui est le cas du tourisme après de très belles années, qui doit être de plus en plus vigilant sur les coûts des opérations, les méthodes de management. Mon expérience du textile m'aide dans cette période de crise du tourisme.

Peut-on croire dans les statistiques concernant le tourisme à Maurice ? Alors que les autorités parlent d'augmentation du nombre d'arrivées, que les avions sont plutôt remplis, les hôteliers affirment que leurs taux de remplissage sont à la baisse. Quelle est la situation réelle ?

-- Les statitisques sont un peu trompeuses en ce moment et il y a un consensus pour les affiner. Les statistiques sont trompeuses dans la mesure où il n'y a pas assez de détails pour comprendre la répartition des arrivées et extraire les informations utiles pour les stratégies de marketing. Il est certain que la part des touristes capturable par l'industrie hôtelière traditionnelle est passée de 70% à 60%. Ce qui fait qu'il y a de plus en plus des touristes, environ 10% des arrivées, qui vont dans des structures extra hotelières.

Ces structures enregistrées reconnues sont-elles en train de concurrencer l'hôtellerie traditionnelle ?

-- C'est le cas et c'est pas une mauvaise chose en soi, à condition que les normes soient respectées. Le danger est de se retrouver avec une capacité plus forte que la demande, ce qui entraîne un déséquilibre, des baisses de prix, l'insécurité. Il faut contrôler, sur des critères qualitatifs, l'expansion du parc de chambres à Maurice. Il faut s'assurer que le développement du tourisme soit compatible avec la perception exclusive et qualitative que Maurice a toujours eue et veut garder. Il faut savoir que la clientèle haut de gamme est actuellement en baisse à Maurice et que, l'an prochain, nous aurons 1000 nouvelles chambres sur le segment haut de gamme.

Puisque l'industrie touristique dépend de plus en plus du marché, est-ce qu'il faudrait que Maurice baisse de gamme ?

-- Il faut être présent sur toutes les gammes mais être le meilleur dans son segment. Le meilleur dans chaque segment.

Sans langue de bois, peut-on dire que Maurice est encore une destination haut de gamme ?

-- La réponse réside dans les chiffres : plus de 60% du parc hotelier est dans le haut de gamme. Il y a suffisamment de chambres haut de gamme à Maurice pour dire que nous sommes une destination de cette catégorie. C'est bon d'avoir une image haut de gamme qui attire aussi le milieu de gamme, mais il faut avoir une offre diversifiée et un message cohérent sur la qualité du service, la gentillesse de notre personnel. Et que ce message soit vécu sur le terrain par le touriste dans chacune des catégories d'hôtels existant à Maurice.

Est-ce que c'est la situation du tourisme mauricien aujourd'hui, malgré la crise et les prix bradés ici et là ?

-- Je le pense. Certains disent que l'hôtellerie a baissé de qualité, c'est peut-être vrai dans certains cas, mais je pense qu'en général, nous avons réussi à maintenir un bon niveau de service, malgré la situation de crise et ses conséquences.

La crise n'a-t-elle pas incité les hôteliers à baisser leurs tarifs et à réduire les coûts pour pouvoir continuer à rouler ?

-- Un peu, certainement. Il y avait beaucoup de gras dans les coûts, du non essentiel et parfois même du superflu, que l'on pouvait couper. C'est ce que les hôteliers ont coupé en 2009. Nous avons réussi à préserver l'emploi. Le secteur hôtelier emploie toujours plus de 26,000 personnes, il essaye de ne pas remplacer les départs et d'organiser le travail différemment.

Un de leurs gros problèmes, disent les hôteliers, c'est le taux de la roupie face aux devises étrangères, plus précisément l'euro. Est-ce que comme le secteur textile, vous souhaitez une roupie faible ?

-- Nous souhaitons une roupie stable et compétitive. Le taux est actuellement de Rs 39 pour un euro, alors qu'au début de l'année financière, en octobre dernier, nous étions à Rs 43 pour un euro. C'est sur cette base que nous avions fait nos projections et calculs et c'est sûr que le manque à gagner est énorme. Je crois qu'une prise de conscience est en train d'être faite en ce moment sur ce sujet. On réalise que les avantages d'une roupie forte que sont le pouvoir d'achat et l'inflation sont beaucoup plus faibles que les risques posés par rapport à la croissance, l'emploi et l'investissement local et étranger. Je crois que la solution est de trouver le bon compromis de façon à ne pas mettre l'emploi et les investissements en péril.

Une roupie flottante serait-t-elle un bon compromis ?

-- Je serais pour une roupie solide semi-flottante, dont on pourrait de temps en temps influencer le taux, dans l'intérêt national. Une des solutions au problème de la roupie serait une baisse du taux du repo rate. Nous espérons que ce sera la conclusion du comité chargé de ce dossier qui se réunit en septembre, dans le mesure où il n'y a plus de menace inflationniste. Cette baisse du repo rate aiderait beaucoup les opérateurs qui sont actuellement en difficultés. Ce serait également un bon signal pour l'ensemble des employeurs et les investisseurs. Il y a énormément de bonne volonté pour trouver des solutions ensemble. Nous espérons qu'elles seront trouvées pour que justement, l'industrie soit viable et puisse préserver l'emploi.

Le principal souci, c'est la préservation de l'emploi ou le paiement des dividences aux actionnaires ?

-- Actuellement, c'est la préservation de l'emploi et nous sommes arrivés à un stade critique de la situation. S'il faut changer de modèle et travailler sur des standards différents avec un euro à Rs 39, il faut tout revoir. Nous ne voulons pas revoir nos standards et travailler avec moins de monde dans nos hôtels, ce qui entacherait la réputation de la destination île Maurice, et ce serait assez dangereux pour le pays.

Est-ce que le gouvernement est au courant de cette situation et de ses risques ?

-- Je le crois, d'autant que les consultations qui ont actuellement lieu vont dans le bon sens.

Comment se porte le groupe Veranda dans la crise?

-- Il souffre comme tout le monde de la baisse de revenus. Nous faisons une année un peu meilleure qu'en 2009 et un chiffre d'affaires plutôt stable, mais les revenus par chambre ont baissé. Le segment milieu de gamme résiste mieux que le haut de gamme. La situation est difficile, mais nous avons un bilan très sain, ce qui nous permet de rénover trois hôtels pour maintenir la qualité de l'offre. Nous pensons que 2011 sera difficile avec les mesures d'austérité en Europe et nous nous sommes préparés à ce que la crise dure encore deux ou trois ans. La crise va nous permettre de sortir un peu plus fort parce qu'elle nous aura obligés à revoir nos modes de gestion, nos modèles de fonctionnement et même nos marchés.

Comment expliquez-vous le succès de Veranda qui, parti de pas grand-chose, est en train de devenir un groupe assez fort avec maintenant deux catégories d'hôtels ?

-- Par le travail, par une bonne équipe et une stratégie bien définie et des risques calculés. Notre métier d'origine est l'hôtellerie de charme 3 étoiles. Nous avons bien fait dans cette gamme et, en 2004, nous avons monté un 4-étoiles, l'Heritage, qui a été un succès. Plus tard, nous avons eu l'opportunité de faire l'acquisition du Telfair. Avec ces deux établissements dans la région de Bel Ombre, nous avons créé une nouvelle marque 5 étoiles, Heritage Resort.

Le fait qu'un spécialiste du 3 étoiles crée une marque 5-étoiles ne cause-t-il pas des problèmes d'adaptation et de gestion?

-- Nous avons prouvé nos compétences dans les 3-étoiles et, depuis 2004, dans le 5. C'est une question de savoir élargir ses compétences. Nous avons les équipes et la crédibilité nécessaires pour le faire. Nous nous sommes dotés des outils nécessaires pour cela, comme la création d'un institut de formation, qui nous permet de former et d'adapter notre personnel en fonction de la demande et des besoins.

Est-ce que, comme la plupart des groupes hôteliers, Veranda pratique le poaching des employés, surtout en ces temps de crise?

-- Nous sommes, au contraire, souvent victimes de poaching de nouveaux venus dans l'hôtellerie. Nous avons la réputation d'avoir un personnel bien formé et les nouveaux venus tentent, à coup d'augmentation de salaires, de piquer à gauche et à droite. Nous avons eu beaucoup de départs en raison des salaires proposés et des perspectives de carrière internationale, mais pas mal sont revenus pour retrouver l'esprit de famille et la stabilité.

Peut-on dire que la crise a accentué la rivalité au sein de l'industrie hôtelière ?

-- Oui et non. Nous sommes concurrents, mais la crise a généré plus de dialogue entre nous, surtout au sein de l'AHRIM qui réunnit tous les hôteliers…

…sauf une notable exception…

-- …la crise a beaucoup rapproché les institutions gouvernementales et le secteur privé et permis beaucoup plus de dialogue parmi les hôteliers. Parce que, même si on est concurrents, nous sommes tous sur le même bateau et nous avons intérêt à défendre le drapeau mauricien par rapport à la concurrence qui augmente dans le monde.

Maurice, c'est un plaisir est un slogan qui vous plaît?

-- J'ai trouvé que le build up et l'histoire derrière le slogan était fantastique. Mais c'est sûr que ce n'est pas évident de trouver un tag line juste du premier coup. Il faut, sans doute, plusieurs tag lines avant d'arriver au consensus. Il faudrait, peut-être, continuer à travailler pour trouver les ajustements nécessaires afin de dégager un consensus.

Est-ce que Veranda utilise ce slogan dans vos publications ?

-- On l'a utilisé un petit peu mais pas sur les campagnes nationales. Je pense que le nouveau ministre a une réflexion sur le sujet, qu'il y a des ajustements à faire et qu'il faut un effort concerté. Pour le moment, la MTPA n'a pas encore commencé à utiliser le slogan, sans doute à cause des ajustements dont je vous parlais.

Quelles sont les relations hôteliers-MTPA...

-- Excellentes, du point de vue du nouveau dans l'industrie que je suis. La MTPA est a l'écoute des hôteliers et ne fait pas de campagne sans nous demander notre avis. C'est important de travailler en parrallèle pour que le même message passe par les différents acteurs de l'industrie.

Que pensez-vous de la Beach Authority qui est en train de se transformer en groupe immobilier sur les plages publiques ?

-- J'ai suivi de loin ce dossier, mais j'ai compris que les responsabilités avaient été établies et le problème réglé.

Le gouvernement parle de diversification des marchés touristiques. On a même mentionné un investissement des Rs 500 millions sur 5 ans pour aller à la conquête des marchés touristiques indien et chinois. Vous y croyez ?

-- Oui, mais dans le moyen et le long termes. Il est certain qu'il faut poser des jalons pour diversifier nos marchés en allant vers l'Asie. Cela dit, il ne faut pas délaisser nos marchés traditionnels et maintenir nos efforts sur l'Europe et certains marchés, tel l'Allemagne, qui doivent être mieux exploités. En ce qui concerne l'Asie, il faut apprendre à comprendre ce marché pour y aller chercher les clients haut de gamme. Je ne pense pas qu'il faille beaucoup dépenser tout de suite sans avoir bien compris les fonctionnements et particularités de ces nouveaux marchés. Il faut poser des jalons en Asie pour l'avenir, tout en consolidant le marché européen et en puisant dans de nouveaux segments.

Il reste de nouveaux segments dans le marché europeéen touché par la crise…

-- Tout à fait. Le ministre du Tourisme a dit, avec raison, qu'il faut aller chercher le tourisme culturel, le tourisme médical, le tourisme sportif, le tourisme découverte. Ce sont des segments qui n'ont pas encore été exploités à fond jusqu'aujourd'hui.

On reproche aux hôteliers de pratiquer le all inclusive qui se fait à leur profit exclusif et aux dépens des autres acteurs du tourisme. Quelle est votre opinion sur cette question ?

-- Le développement du package all inclusive est une demande du marché, qui s'est accentué avec la crise, et qui n'est pas forcément dans l'intérêt de l'industrie. Quand on fait du half board, on fait plus d'extras et, dans certains cas, il rapporte plus à l'hôtelier que le all inclusive, qui ne représente que 20% de nos ventes.

Terminons sur le sujet sur lequel tous les cadres du groupe Veranda - et de Rogers - sont intarissables: le domaine de Bel Ombre.

-- L'idée du domaine de Bel Ombre est de créer une destination dans la destination Maurice. Le groupe Rogers a fait dans ce développement un des plus gros développements privés de ces dernières années. Nous developpons un nouveau modèle touristique sur un nouveau lieu de vie avec une philosophie d'urbanisation assez fantastique. Nous vendons l'île Maurice authentique et préservée, ce qui correpond tout à fait aux nouvelles tendances dont je vous parlais. Nous proposons 3 modes d'hébergement alternatif avec 2 hôtels et des villas, un golf, un château, un beach club, 11 restaurants et 2500 hectares de réserves naturelles. Nous voulons créer une nouvelle zone touristique qui va dans le sens de l'environnement, qui respecte le concept de Maurice île durable, en intégrant tous les petits villages des alentours dans ce développement. C'est un projet fantastique.

Bel Ombre, c'est la nouvelle image du tourisme mauricien?

-- Je pense que la destination authentique du Sud dans laquelle se trouve le domaine de Bel Ombre va devenir la destination à la mode des touristes en recherche d'exclusivités, d'espaces et d'authenticité. Nous croyons beaucoup dans ce modèle.

En conclusion, malgré la crise et ses difficultés que nous avons énumérées, vous êtes à Veranda d'humeur plutôt optimiste pour l'avenir ?

-- Je préfère dire d'humeur combative. Nous sommes en train de faire les investissements nécessaires pour le long terme. Nous restons très vigilants.

Et au niveau de l'avenir du tourisme mauricien ?

-- Je reste très confiant que nous trouverons les solutions nécessaires pour que l'industrie touristique continue à croître. C'est évident qu'il faudra se réinventer et trouver de nouveaux marchés. Mais je pense que nous avons la volonté et les ressources pour le faire.


Questions à… - Yannick Lincoln (leader sélection de Maurice)

" Après le CLM, on saura qui est vraiment en forme… "

- Cette année encore, vous figurez parmi les favoris à la victoire finale sur le Tour de Maurice. Cela vous met-il la pression ?

- Bien sûr. Il y a toujours de la pression quand on est leader d'une équipe et que l'on joue la gagne. Le Tour de Maurice est une course spéciale, qui me tient à cœur et je ne peux donc pas nier que je ressens de la pression. Mais avec l'expérience, j'arrive à l'apprivoiser dans le but de me sublimer.

- Considérez-vous le fait que le Tour débute avec un contre-la-montre (CLM) individuel - spécialité que vous affectionnez - est un avantage pour vous ?

- Cela pourrait être un avantage comme un désavantage. Si je gagne le CLM et que je met une minute à tous mes concurrents, ce sera excellent pour moi. Mais, je vais avoir du mal à réussir cela surtout avec la présence d'Andrew Mc Lean qui est un spécialiste et qui a largement plus d'expérience que moi. D'ailleurs, l'an dernier, il m'avait battu dans le CLM du Tour. Si je gagne le CLM, la pression passera de mes épaules à celles de mes coéquipiers. Tout dépendra de l'avance que je prendrais si je gagne le CLM en fait. Je préfère que l'on débute avec un chrono qu'une étape en ligne car il y a toujours des risques de se faire piéger. Après le CLM, on saura qui est vraiment en forme…

- Avez-vous discuté tactique avec le directeur sportif, José Achille et vos camarades de la sélection nationale ?

- Avec mes camarades, oui, certainement. J'en ai davantage discuté avec Yolain (Calypso) qu'on surnommait le " douanier " pendant l'Étoile de l'océan Indien à la Réunion. Quand j'avais le maillot jaune, c'est lui qui décidait quel coureur on pouvait laisser partir et quel coureur pas. Il a un bon sens tactique. J'ai évoqué la chose avec Mike (Chong Chin) et Pascal (Ladaub) également et nous sommes parés à beaucoup de situations. Mes coéquipiers sont à 200% à mes côtés et c'est très rassurant. La façon d'aborder la course dépendra du CLM initial.

- Au vu du plateau présent cette année, quels seront vos adversaires principaux ?

- La sélection de la Réunion fait forte impression. Jean-Denis Armand connaît Maurice et a pris de la maturité. Cette année, il a fait surtout du vélo tout terrain (VTT) mais il sera certainement en forme. Il y a aussi Christophe Boyer qui a gagné l'Étoile et Franck Parmentier qui a été deuxième à l'Étoile et qui vient de remporter, haut la main, le Tour des Seychelles. Emmanuel Chamand m'avait aussi causé des soucis à l'Étoile. Il semble que la Réunion a mis toutes ses chances de son côté. Il ne faut pas non plus oublier les Sud-Africains. Le vieux renard Andrew Mc Lean ne connaissait pas Maurice l'année dernière et il n'est pas revenu pour rien. Quant à Jaco Ferreira, c'est un habitué de Maurice désormais et on ne peut se permettre de lui laisser une ou deux minutes d'avance. Toutefois, cette année, la concurrence est homogène et le Tour sera très disputé.

- Faudra-t-il, selon vous, attendre l'étape reine, samedi prochain, pour connaître l'identité du lauréat de cette 29e édition ?

- Je pense, en effet, qu'il faudra attendre l'étape de samedi. Tout peut se jouer et se perdre dans une étape de cols. Les étapes qui la précède ne sont pas particulièrement dures mais si un leader se retrouve esseulé, il peut avoir du mal. Il aurait peut-être été mieux que l'arrivée de cette étape reine soit jugée en haut du col mais ce n'est pas certain. Avec 40 ou 50 km à faire après le col, cela fera peut-être moins de travail pour l'équipe mais bon, tous les scénarios sont envisageables. On verra bien…


Les équipes

SELECTION MAURICE : 01 CAETANE Hugo, 02 CALYPSO Yolain, 03 CHONG CHIN Mike, 04 LADAUB Pascal, 05 LINCOLN Yannick

Responsable : ACHILLE José

CYCLE LAB SUPER CYCLING CLUB : 06 DIESEL Bruce, 07

DUPONT Ulric, 08 LUND Russell, 09 MCLEAN Andrew, 10 ZIMMERMAN Issy

Responsable : DESJARDINS Christian

BIONIC / KENYA AIRWAYS : 11 KRIGE Adolph, 12 MOOLMAN Lionel, 13 SCHEEPERS Jaco, 14 SCHEEPERS Johan, 15 STRYDOM Ignatius Petrus

Responsable : STRYDOM Charlene

TEAM COMPUTER SMITH : 16 BELL Nico, 17 COMBRINCK Gabriel, 18 DE LUCA Xavier, 19 FERREIRA Jaco, 20 MARMITTE Mickael

Responsable : RIDOYNATH Jean-Denis

SELECTION REUNION : 21 ARMAND Jean-Denis, 22 BOYER Christophe, 23 CHAMAND Emmanuel, 24 ELMA Sebastien, 25 PARMENTIER Franck

Responsable : LASSAYS Hugues

VELO CLUB DE L'EST - TOP FM : 26 BENARD Fabrice, 27 CELLIER Frank, 28 FERRERE Mike, 29 PAYET Josian, 30 SOUBADOU Bertrand

Responsable : BLONDEL Félix

VELO CLUB DE L'OUEST - WESTERN UNION : 31 BARET Richard, 32 CADET Jean-Marie, 33 TARIFFE Yannick, 34 ANDRAC Ulysse, 35 GRANGEON Jim

Responsable : HUBERT Luce

SELECTION SEYCHELLES : 36 BRISTOL Graham, 37 GOMME Raoul, 38 LOUIS Francis, 39 MATHIEU Hedson, 40 ROSE Andy

Responsable : GEORGES Lucas

PLMCC - MUNICIPALITE DE PORT-LOUIS : 41 BOUC Alexandre, 42 CHOYTUN Ritesh, 43 DWAREEKA Miguel, 44 FREDERIC Gino, 45 SCHEER Matthias

Responsable : CALYPSO Marie-Lourdes

UNION CYCLISTE DE ROSE-HILL : 46 JESSURUN Realdo, 47 KHEDOO Michael, 48 OODIAH Ivans, 49 PASSEE Cédric, 50 RAMJAN Dylan

Responsables : KHEDOO Pierrot et OLIVIER Bernard

VCJCC - BANK ONE : 51 DE COMMARMOND Arnaud, 52 FRANCOIS Jean-Robert, 53 HALBWACHS Aurélie, 54 LEBLANC Mathieu, 55 LE COURT DE BILLOT Armand

Responsables : QUELAND Gilbert et LUCKHUN Rossan

VCP - STEVENHILLS : 56 CAMOIN Herbert, 57 GUICHARD Dominique, 58 JUGERNAUTH Avnish, 59 LABONNE Jean-Hugues, 60 LAURENT Anthony

Responsables : CUGNET Patrick et RAMADHIN Ajay

BRSC - FIT FOR LIFE : 61 BOYJONAUTH Sanjay, 62 DAVID Thierry, 63 HUGLI Karim, 64 LASPLACES Bernard, 65 PHARMASSE Steward

Responsables : CHAN Fan Carol et HACQUES Sebastien

BRSC - LE CAUDAN WATERFRONT : 66 BOYER Olivier, 67 HUGLI Mike, 68 L'ENTETE Jean-Noel, 69 PERDRAU Hubert, 70 PIAT Gregory

Responsables : FANCHETTE Pierre Yves et HUGLI Pamela



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