Comment sort-on de 15 ans de textile pour entrer dans le tourisme,
François Eynaud?
-- C'est une nouvelle expérience très enrichissante
et passionnante pour moi. J'ai su saisir une opportunité
qui se présentait. Les métiers du textile et du
tourisme sont très différents au niveau des opérations
et de la distribution; par contre, ils utilisent les mêmes
méthodes de management.
Avec en plus dans l'hôtellerie le facteur humain omniprésent,
que ce soit au niveau de la clientèle qu'à celui
des employés
-- Le facteur humain est plus important dans l'hôtellerie
ainsi que le facteur relationnel avec les tour operators,
les agences de voyage. J'ai eu une période d'apprentissage
de deux ans et je me sens beaucoup plus en confiance aujourd'hui.
Je maîtrise mieux les paramètres du tourisme, mais
je suis toujours en train d'apprendre.
Le fait de ne pas faire partie du sérail, d'avoir été
quelque part imposé sur une équipe en place depuis
des années ne vous a-t-il pas posé de problèmes
? Vous avez été accepté d'emblée ?
-- Pas du tout. J'ai été bien acceuili par l'équipe
qui m'a bien aidé. Le fait d'être nouveau dans le
métier est aussi un avantage : cela aide à porter
un nouveau regard sur l'industrie, à apporter de nouvelles
idées sur les pratiques et les modèles en cours
depuis les 30 dernières années. Je suis arrivé
avec un regard nouveau et j'ai été bien entouré
par l'équipe qui m'a appris le métier.
Ces nouvelles idées pour changer les pratiques en cours
depuis 30 ans ont été bien acceuillies ?
-- Je suis arrivé en période de crise en sachant
déjà accepter la pression et être persévérant,
ce que j'avais appris dans le textile, qui est un métier
extrêmement compétitif. Ce qui est le cas du tourisme
après de très belles années, qui doit être
de plus en plus vigilant sur les coûts des opérations,
les méthodes de management. Mon expérience du textile
m'aide dans cette période de crise du tourisme.
Peut-on croire dans les statistiques concernant le tourisme
à Maurice ? Alors que les autorités parlent d'augmentation
du nombre d'arrivées, que les avions sont plutôt
remplis, les hôteliers affirment que leurs taux de remplissage
sont à la baisse. Quelle est la situation réelle
?
-- Les statitisques sont un peu trompeuses en ce moment et il
y a un consensus pour les affiner. Les statistiques sont trompeuses
dans la mesure où il n'y a pas assez de détails
pour comprendre la répartition des arrivées et extraire
les informations utiles pour les stratégies de marketing.
Il est certain que la part des touristes capturable par l'industrie
hôtelière traditionnelle est passée de 70%
à 60%. Ce qui fait qu'il y a de plus en plus des touristes,
environ 10% des arrivées, qui vont dans des structures
extra hotelières.
Ces structures enregistrées reconnues sont-elles en
train de concurrencer l'hôtellerie traditionnelle ?
-- C'est le cas et c'est pas une mauvaise chose en soi, à
condition que les normes soient respectées. Le danger est
de se retrouver avec une capacité plus forte que la demande,
ce qui entraîne un déséquilibre, des baisses
de prix, l'insécurité. Il faut contrôler,
sur des critères qualitatifs, l'expansion du parc de chambres
à Maurice. Il faut s'assurer que le développement
du tourisme soit compatible avec la perception exclusive et qualitative
que Maurice a toujours eue et veut garder. Il faut savoir que
la clientèle haut de gamme est actuellement en baisse à
Maurice et que, l'an prochain, nous aurons 1000 nouvelles chambres
sur le segment haut de gamme.
Puisque l'industrie touristique dépend de plus en plus
du marché, est-ce qu'il faudrait que Maurice baisse de
gamme ?
-- Il faut être présent sur toutes les gammes mais
être le meilleur dans son segment. Le meilleur dans chaque
segment.
Sans langue de bois, peut-on dire que Maurice est encore une
destination haut de gamme ?
-- La réponse réside dans les chiffres : plus de
60% du parc hotelier est dans le haut de gamme. Il y a suffisamment
de chambres haut de gamme à Maurice pour dire que nous
sommes une destination de cette catégorie. C'est bon d'avoir
une image haut de gamme qui attire aussi le milieu de gamme, mais
il faut avoir une offre diversifiée et un message cohérent
sur la qualité du service, la gentillesse de notre personnel.
Et que ce message soit vécu sur le terrain par le touriste
dans chacune des catégories d'hôtels existant à
Maurice.
Est-ce que c'est la situation du tourisme mauricien aujourd'hui,
malgré la crise et les prix bradés ici et là
?
-- Je le pense. Certains disent que l'hôtellerie a baissé
de qualité, c'est peut-être vrai dans certains cas,
mais je pense qu'en général, nous avons réussi
à maintenir un bon niveau de service, malgré la
situation de crise et ses conséquences.
La crise n'a-t-elle pas incité les hôteliers
à baisser leurs tarifs et à réduire les coûts
pour pouvoir continuer à rouler ?
-- Un peu, certainement. Il y avait beaucoup de gras dans les
coûts, du non essentiel et parfois même du superflu,
que l'on pouvait couper. C'est ce que les hôteliers ont
coupé en 2009. Nous avons réussi à préserver
l'emploi. Le secteur hôtelier emploie toujours plus de 26,000
personnes, il essaye de ne pas remplacer les départs et
d'organiser le travail différemment.
Un de leurs gros problèmes, disent les hôteliers,
c'est le taux de la roupie face aux devises étrangères,
plus précisément l'euro. Est-ce que comme le secteur
textile, vous souhaitez une roupie faible ?
-- Nous souhaitons une roupie stable et compétitive. Le
taux est actuellement de Rs 39 pour un euro, alors qu'au début
de l'année financière, en octobre dernier, nous
étions à Rs 43 pour un euro. C'est sur cette base
que nous avions fait nos projections et calculs et c'est sûr
que le manque à gagner est énorme. Je crois qu'une
prise de conscience est en train d'être faite en ce moment
sur ce sujet. On réalise que les avantages d'une roupie
forte que sont le pouvoir d'achat et l'inflation sont beaucoup
plus faibles que les risques posés par rapport à
la croissance, l'emploi et l'investissement local et étranger.
Je crois que la solution est de trouver le bon compromis de façon
à ne pas mettre l'emploi et les investissements en péril.
Une roupie flottante serait-t-elle un bon compromis ?
-- Je serais pour une roupie solide semi-flottante, dont on pourrait
de temps en temps influencer le taux, dans l'intérêt
national. Une des solutions au problème de la roupie serait
une baisse du taux du repo rate. Nous espérons que
ce sera la conclusion du comité chargé de ce dossier
qui se réunit en septembre, dans le mesure où il
n'y a plus de menace inflationniste. Cette baisse du repo rate
aiderait beaucoup les opérateurs qui sont actuellement
en difficultés. Ce serait également un bon signal
pour l'ensemble des employeurs et les investisseurs. Il y a énormément
de bonne volonté pour trouver des solutions ensemble.
Nous espérons qu'elles seront trouvées pour que
justement, l'industrie soit viable et puisse préserver
l'emploi.
Le principal souci, c'est la préservation de l'emploi
ou le paiement des dividences aux actionnaires ?
-- Actuellement, c'est la préservation de l'emploi et nous
sommes arrivés à un stade critique de la situation.
S'il faut changer de modèle et travailler sur des standards
différents avec un euro à Rs 39, il faut tout revoir.
Nous ne voulons pas revoir nos standards et travailler avec moins
de monde dans nos hôtels, ce qui entacherait la réputation
de la destination île Maurice, et ce serait assez dangereux
pour le pays.
Est-ce que le gouvernement est au courant de cette situation
et de ses risques ?
-- Je le crois, d'autant que les consultations qui ont actuellement
lieu vont dans le bon sens.
Comment se porte le groupe Veranda dans la crise?
-- Il souffre comme tout le monde de la baisse de revenus. Nous
faisons une année un peu meilleure qu'en 2009 et un chiffre
d'affaires plutôt stable, mais les revenus par chambre ont
baissé. Le segment milieu de gamme résiste mieux
que le haut de gamme. La situation est difficile, mais nous avons
un bilan très sain, ce qui nous permet de rénover
trois hôtels pour maintenir la qualité de l'offre.
Nous pensons que 2011 sera difficile avec les mesures d'austérité
en Europe et nous nous sommes préparés à
ce que la crise dure encore deux ou trois ans. La crise va nous
permettre de sortir un peu plus fort parce qu'elle nous aura obligés
à revoir nos modes de gestion, nos modèles de fonctionnement
et même nos marchés.
Comment expliquez-vous le succès de Veranda qui, parti
de pas grand-chose, est en train de devenir un groupe assez fort
avec maintenant deux catégories d'hôtels ?
-- Par le travail, par une bonne équipe et une stratégie
bien définie et des risques calculés. Notre métier
d'origine est l'hôtellerie de charme 3 étoiles. Nous
avons bien fait dans cette gamme et, en 2004, nous avons monté
un 4-étoiles, l'Heritage, qui a été un succès.
Plus tard, nous avons eu l'opportunité de faire l'acquisition
du Telfair. Avec ces deux établissements dans la région
de Bel Ombre, nous avons créé une nouvelle marque
5 étoiles, Heritage Resort.
Le fait qu'un spécialiste du 3 étoiles crée
une marque 5-étoiles ne cause-t-il pas des problèmes
d'adaptation et de gestion?
-- Nous avons prouvé nos compétences dans les 3-étoiles
et, depuis 2004, dans le 5. C'est une question de savoir élargir
ses compétences. Nous avons les équipes et la crédibilité
nécessaires pour le faire. Nous nous sommes dotés
des outils nécessaires pour cela, comme la création
d'un institut de formation, qui nous permet de former et d'adapter
notre personnel en fonction de la demande et des besoins.
Est-ce que, comme la plupart des groupes hôteliers,
Veranda pratique le poaching des employés, surtout
en ces temps de crise?
-- Nous sommes, au contraire, souvent victimes de poaching
de nouveaux venus dans l'hôtellerie. Nous avons la réputation
d'avoir un personnel bien formé et les nouveaux venus tentent,
à coup d'augmentation de salaires, de piquer à gauche
et à droite. Nous avons eu beaucoup de départs en
raison des salaires proposés et des perspectives de carrière
internationale, mais pas mal sont revenus pour retrouver l'esprit
de famille et la stabilité.
Peut-on dire que la crise a accentué la rivalité
au sein de l'industrie hôtelière ?
-- Oui et non. Nous sommes concurrents, mais la crise a généré
plus de dialogue entre nous, surtout au sein de l'AHRIM qui réunnit
tous les hôteliers
sauf une notable exception
--
la crise a beaucoup rapproché les institutions
gouvernementales et le secteur privé et permis beaucoup
plus de dialogue parmi les hôteliers. Parce que, même
si on est concurrents, nous sommes tous sur le même bateau
et nous avons intérêt à défendre le
drapeau mauricien par rapport à la concurrence qui augmente
dans le monde.
Maurice, c'est un plaisir est un slogan qui vous plaît?
-- J'ai trouvé que le build up et l'histoire derrière
le slogan était fantastique. Mais c'est sûr que ce
n'est pas évident de trouver un tag line juste du
premier coup. Il faut, sans doute, plusieurs tag lines
avant d'arriver au consensus. Il faudrait, peut-être, continuer
à travailler pour trouver les ajustements nécessaires
afin de dégager un consensus.
Est-ce que Veranda utilise ce slogan dans vos publications
?
-- On l'a utilisé un petit peu mais pas sur les campagnes
nationales. Je pense que le nouveau ministre a une réflexion
sur le sujet, qu'il y a des ajustements à faire et qu'il
faut un effort concerté. Pour le moment, la MTPA n'a pas
encore commencé à utiliser le slogan, sans doute
à cause des ajustements dont je vous parlais.
Quelles sont les relations hôteliers-MTPA...
-- Excellentes, du point de vue du nouveau dans l'industrie que
je suis. La MTPA est a l'écoute des hôteliers et
ne fait pas de campagne sans nous demander notre avis. C'est important
de travailler en parrallèle pour que le même message
passe par les différents acteurs de l'industrie.
Que pensez-vous de la Beach Authority qui est en train de se
transformer en groupe immobilier sur les plages publiques ?
-- J'ai suivi de loin ce dossier, mais j'ai compris que les responsabilités
avaient été établies et le problème
réglé.
Le gouvernement parle de diversification des marchés
touristiques. On a même mentionné un investissement
des Rs 500 millions sur 5 ans pour aller à la conquête
des marchés touristiques indien et chinois. Vous y croyez
?
-- Oui, mais dans le moyen et le long termes. Il est certain qu'il
faut poser des jalons pour diversifier nos marchés en allant
vers l'Asie. Cela dit, il ne faut pas délaisser nos marchés
traditionnels et maintenir nos efforts sur l'Europe et certains
marchés, tel l'Allemagne, qui doivent être mieux
exploités. En ce qui concerne l'Asie, il faut apprendre
à comprendre ce marché pour y aller chercher les
clients haut de gamme. Je ne pense pas qu'il faille beaucoup dépenser
tout de suite sans avoir bien compris les fonctionnements et particularités
de ces nouveaux marchés. Il faut poser des jalons en Asie
pour l'avenir, tout en consolidant le marché européen
et en puisant dans de nouveaux segments.
Il reste de nouveaux segments dans le marché europeéen
touché par la crise
-- Tout à fait. Le ministre du Tourisme a dit, avec raison,
qu'il faut aller chercher le tourisme culturel, le tourisme médical,
le tourisme sportif, le tourisme découverte. Ce sont des
segments qui n'ont pas encore été exploités
à fond jusqu'aujourd'hui.
On reproche aux hôteliers de pratiquer le all inclusive
qui se fait à leur profit exclusif et aux dépens
des autres acteurs du tourisme. Quelle est votre opinion sur cette
question ?
-- Le développement du package all inclusive est
une demande du marché, qui s'est accentué avec la
crise, et qui n'est pas forcément dans l'intérêt
de l'industrie. Quand on fait du half board, on fait plus
d'extras et, dans certains cas, il rapporte plus à l'hôtelier
que le all inclusive, qui ne représente que 20%
de nos ventes.
Terminons sur le sujet sur lequel tous les cadres du groupe
Veranda - et de Rogers - sont intarissables: le domaine de Bel
Ombre.
-- L'idée du domaine de Bel Ombre est de créer une
destination dans la destination Maurice. Le groupe Rogers a fait
dans ce développement un des plus gros développements
privés de ces dernières années. Nous developpons
un nouveau modèle touristique sur un nouveau lieu de vie
avec une philosophie d'urbanisation assez fantastique. Nous vendons
l'île Maurice authentique et préservée, ce
qui correpond tout à fait aux nouvelles tendances dont
je vous parlais. Nous proposons 3 modes d'hébergement alternatif
avec 2 hôtels et des villas, un golf, un château,
un beach club, 11 restaurants et 2500 hectares de réserves
naturelles. Nous voulons créer une nouvelle zone touristique
qui va dans le sens de l'environnement, qui respecte le concept
de Maurice île durable, en intégrant tous les petits
villages des alentours dans ce développement. C'est un
projet fantastique.
Bel Ombre, c'est la nouvelle image du tourisme mauricien?
-- Je pense que la destination authentique du Sud dans laquelle
se trouve le domaine de Bel Ombre va devenir la destination à
la mode des touristes en recherche d'exclusivités, d'espaces
et d'authenticité. Nous croyons beaucoup dans ce modèle.
En conclusion, malgré la crise et ses difficultés
que nous avons énumérées, vous êtes
à Veranda d'humeur plutôt optimiste pour l'avenir
?
-- Je préfère dire d'humeur combative. Nous sommes
en train de faire les investissements nécessaires pour
le long terme. Nous restons très vigilants.
Et au niveau de l'avenir du tourisme mauricien ?
-- Je reste très confiant que nous trouverons les solutions
nécessaires pour que l'industrie touristique continue à
croître. C'est évident qu'il faudra se réinventer
et trouver de nouveaux marchés. Mais je pense que nous
avons la volonté et les ressources pour le faire.
Questions à
- Yannick Lincoln (leader sélection
de Maurice)
" Après le CLM, on saura qui est vraiment en forme
"
- Cette année encore, vous figurez parmi les favoris
à la victoire finale sur le Tour de Maurice. Cela vous
met-il la pression ?
- Bien sûr. Il y a toujours de la pression quand on est
leader d'une équipe et que l'on joue la gagne. Le Tour
de Maurice est une course spéciale, qui me tient à
cur et je ne peux donc pas nier que je ressens de la pression.
Mais avec l'expérience, j'arrive à l'apprivoiser
dans le but de me sublimer.
- Considérez-vous le fait que le Tour débute
avec un contre-la-montre (CLM) individuel - spécialité
que vous affectionnez - est un avantage pour vous ?
- Cela pourrait être un avantage comme un désavantage.
Si je gagne le CLM et que je met une minute à tous mes
concurrents, ce sera excellent pour moi. Mais, je vais avoir du
mal à réussir cela surtout avec la présence
d'Andrew Mc Lean qui est un spécialiste et qui a largement
plus d'expérience que moi. D'ailleurs, l'an dernier, il
m'avait battu dans le CLM du Tour. Si je gagne le CLM, la pression
passera de mes épaules à celles de mes coéquipiers.
Tout dépendra de l'avance que je prendrais si je gagne
le CLM en fait. Je préfère que l'on débute
avec un chrono qu'une étape en ligne car il y a toujours
des risques de se faire piéger. Après le CLM, on
saura qui est vraiment en forme
- Avez-vous discuté tactique avec le directeur sportif,
José Achille et vos camarades de la sélection nationale
?
- Avec mes camarades, oui, certainement. J'en ai davantage discuté
avec Yolain (Calypso) qu'on surnommait le " douanier "
pendant l'Étoile de l'océan Indien à la Réunion.
Quand j'avais le maillot jaune, c'est lui qui décidait
quel coureur on pouvait laisser partir et quel coureur pas. Il
a un bon sens tactique. J'ai évoqué la chose avec
Mike (Chong Chin) et Pascal (Ladaub) également et nous
sommes parés à beaucoup de situations. Mes coéquipiers
sont à 200% à mes côtés et c'est très
rassurant. La façon d'aborder la course dépendra
du CLM initial.
- Au vu du plateau présent cette année, quels
seront vos adversaires principaux ?
- La sélection de la Réunion fait forte impression.
Jean-Denis Armand connaît Maurice et a pris de la maturité.
Cette année, il a fait surtout du vélo tout terrain
(VTT) mais il sera certainement en forme. Il y a aussi Christophe
Boyer qui a gagné l'Étoile et Franck Parmentier
qui a été deuxième à l'Étoile
et qui vient de remporter, haut la main, le Tour des Seychelles.
Emmanuel Chamand m'avait aussi causé des soucis à
l'Étoile. Il semble que la Réunion a mis toutes
ses chances de son côté. Il ne faut pas non plus
oublier les Sud-Africains. Le vieux renard Andrew Mc Lean ne connaissait
pas Maurice l'année dernière et il n'est pas revenu
pour rien. Quant à Jaco Ferreira, c'est un habitué
de Maurice désormais et on ne peut se permettre de lui
laisser une ou deux minutes d'avance. Toutefois, cette année,
la concurrence est homogène et le Tour sera très
disputé.
- Faudra-t-il, selon vous, attendre l'étape reine, samedi
prochain, pour connaître l'identité du lauréat
de cette 29e édition ?
- Je pense, en effet, qu'il faudra attendre l'étape de
samedi. Tout peut se jouer et se perdre dans une étape
de cols. Les étapes qui la précède ne sont
pas particulièrement dures mais si un leader se retrouve
esseulé, il peut avoir du mal. Il aurait peut-être
été mieux que l'arrivée de cette étape
reine soit jugée en haut du col mais ce n'est pas certain.
Avec 40 ou 50 km à faire après le col, cela fera
peut-être moins de travail pour l'équipe mais bon,
tous les scénarios sont envisageables. On verra bien
Les équipes