p o l i t i q u e WEEK-END --- dimanche 29 août 2010



  Relations industrielles - Duel entre le DG de la MBC et le ministre du Travail
  Discover et Events Mauritius — deux créations de XLD - Joli pactole pour le cousin Thierry Henry
  Licencié pour avoir "saboté" un spectacle - Rowin Naraidoo, professeur de théâtre : "Je suis victime d'une injustice"
  Jugeant leur performance "inacceptable" - Paul Bérenger réclame le remplacement des membres du Central Procurement Board (CPB)
  Affaire Rehana Ameer - "Calikhan a ridiculisé le ministre Mohamed"
  Ça va se savoir


Relations industrielles

Duel entre le DG de la MBC et le ministre du Travail

Un directeur général qui défie le ministre du Travail à la télévision : c'est le spectacle auquel ont eu droit les téléspectateurs de la MBC médusés vendredi soir. C'était le dernier épisode de la semaine du duel auquel se livrent Dan Callikan et Shakeel Mohamed par déclarations de presse interposées depuis mercredi. Retour sur les principaux épisodes de ce feuilleton.

Mercredi dernier, les rédactions reçoivent une lettre du directeur général de la MBC les informant qu'une employée a été suspendue dans le cadre d'une enquête interne au sujet d'une lettre anonyme "hautement diffamatoire" à l'égard de certains membres du personnel de la MBC. L'employée en question est Rahana Ameer, Traffic Officer de la corporation mais également présidente de la Mauritius Boadcasting Staff Association (qui regroupe 350 employés de la MBC) et secrétaire générale de la Federation of Parastatal Bodies and Other Unions.

Depuis la circulation de cette lettre anonyme signée Waka-Waka et portant une série d'accusations contre le management de la MBC, celui-ci a interrogé des dizaines d'employés, dont Mme Ameer, pour essayer de découvrir son auteur. Entre-temps, la présidente de la MBSA avait écrit plusieurs lettres au DG pour lui demander une rencontre syndicale sans même recevoir un accusé de réception.

En bonne syndicaliste, elle écrit au ministre du Travail pour lui demander un rendez-vous pour se plaindre de l'atitude du DG de la MBC. Au contraire de Dan Callikan, Shakeel Mohamed accepte de recevoir la présidente du syndicat et lui donne rendez-vous lundi dernier. C'est ce rendez-vous qui serait, selon certains observateurs, la cause de l'interdiction de Mme Ameer. Le lendemain de sa rencontre avec le ministre, la syndicaliste est convoquée par le HR, la Deputy DG et la responsable du marketing - tous les trois dénoncés dans la lettre anonyme ainsi que le DG. Ils lui demandent si elle est l'auteur du tract ou si elle le fait circuler, ce qu'elle nie.

Le lendemain à midi, elle reçoit sa lettre d'interdiction, doit rendre son badge et quitter l'enceinte de la MBC. Quelques minutes plus tard, la lettre du DG annonçant l'interdiction est faxée aux rédactions. Survenant quelques jours après l'interdiction puis la réintégration de Pamela Patten, celle de la présidente du syndicat fait la une de la presse jeudi. Alerté par les syndicats, le ministre du Travail convoque Shyam Lecraz; le HR manager de la MBC; qui ne se déplace pas. Son directeur général a plus tard une conversation téléphonique avec le ministre au cours de laquelle il lui reproche de ne pas avoir suivi les procédures pour la convocation. Le ministre le prend au mot et demande à son Secrétaire Permanent de "summon" le DG de la MBC à son bureau le lendemain après-midi. Le même soir, l'interdiction de Rahana Ameer est un des sujets du journal télévisé de la MBC.

Vendredi, deux heures avant sa réunion avec le ministre, le DG de la MBC tient une conférence de presse en présence de ses trois principaux collaborateurs. Pendant un quart d'heure, il explique que le ministre n'a pas respecté les procédures en convoquant le HR Manager sans le prévenir. Il justifie l'interdiction de Rahana Ameer en répétant à plusieurs reprises qu'il ne s'agissait que "d'une mesure administrative interne" et qu'une "interdiction n'est pas une sanction". À la fin de sa conférence de presse, et avant même que la question ne lui soit posée, Dan Callikan annonce qu'en dépit du fait que le ministre du Travail avait suivi les procédures, il ne se rendra pas à la convocation.

Dans l'après-midi, après avoir constaté l'absence de ses "convoqués", le ministre du Travail tient un point de presse pour commenter l'événement. Il déclare : "La MBC n'est pas au-dessus de la loi. J'ai déjà donné des directives à mon Permanent Secretary pour entamer des poursuites en cour industrielle pour violation des dispositions de l'Employment Relations Act." Les procédures pour poursuivre la MBC tout en s'appuyant sur l'article 62 (2) de l'Employment Relations Act stipulant : "Any person summoned under subsection (1) who (a) having been served with the written notice, fails to comply with its requirements, shall commit an offence."

Si le DG de la MBC ne se rend pas à la convocation du ministre lundi (demain), "il sera poursuivi à nouveau", annonce le ministre du Travail. Si la MBC brillait par son absence au point de presse du ministre, par contre, elle a diffusé l'intégralité de celle de son directeur général, d'une durée de 17 minutes, vendredi soir dans le journal télévisé. Interrogé samedi sur cette non couverture de son point de presse, Shakeel Mohamed nous a déclaré : "Comme toute la presse, la rédaction de la MBC a été avertie de ce point de presse. Je n'ai rien à dire sur le fait que la MBC ait choisi de ne pas couvrir mon point de presse dont le but était de souligner que nul n'est au-dessus des lois du travail dans ce pays. Je fais mon travail en toute impartialité et le Premier ministre est tenu informé de l'avancement de ce dossier."

Entre-temps, la classe syndicale s'est emparée de l'affaire et multiplie les lettres de protestation et de dénonciation et les pétitions. Le prochain épisode du feuilleton aura lieu lundi matin et a pour titre : le DG de la MBC répondra t-il à la deuxième "summons" du ministre du Travail ?


Discover et Events Mauritius - deux créations de XLD

Joli pactole pour le cousin Thierry Henry

Les informations les unes plus édifiantes que les autres n'en finissent pas de sortir sur ce qui se pratiquait au ministère du Tourisme sous Xavier-Luc Duval. Après le branding à grands frais, Rs 44 millions pour rien, et le "cocktail dînatoire" de Rs 4 millions pour lancer précisément ce Mauritius, c'est un plaisir, voilà que, dans une réponse fournie par Nando Bodha à Rajesh Bhagwan, on apprend que les "blue boys", placés à la tête de deux compagnies créées de toutes pièces avec des fonds publics par Xavier Duval, Discover Mauritius et Events Mauritius, recevaient un joli pactole alors même que l'on ne sait pas jusqu'ici à quoi elles ont vraiment servi.

Le plus chanceux de toute la bande n'est autre que le cousin du ministre Duval, Thierry Henry. Il avait été nommé General Manager de Discover Mauritius le 26 juillet 2006 jusqu'à sa démission le 15 avril, un ticket bleu lui ayant été octroyé pour briguer les suffrages à Mahébourg-Plaine Magnien en remplacement d'un autre membre de la famille, Richard Duval.

Le diplômé en "Sales & Marketing Management" a touché un salaire de Rs 17 500 de juillet 2006 à décembre 2008 assorti de l'utilisation d'une 4x2 et d'un crédit essence allant jusqu'à Rs 15 000 par mois. De janvier 2009 à juin de la même année, il a obtenu une allocation supplémentaire de Rs 2 500 par mois. Les conditions d'emploi de Thierry Henry vont enregistrer une très nette amélioration à partir de juillet 2009 puisque ses salaires sont pratiquement doublés pour atteindre Rs 30 000, plus une allocation mensuelle de Rs 2 500.

Sa compétence étant apparemment indispensable, Thierry Henry cumule pendant la même période, de juillet 2007 à avril 2010, le poste de Manager "part time" de Events Mauritius. À ce titre, il a touché Rs 10 000 par mois d'août 2007 à novembre 2007 et, de décembre 2007 à juin 2008, cette allocation a plus que doublé puisqu'elle a atteint le chiffre de Rs 25 000 par mois.

De juillet 2008 jusqu'au 15 avril dernier, le manager à temps partiel voit sa rémunération de nouveau arrondie avec deux allocations mensuelles supplémentaires de Rs 8 000 et de Rs 2 000. Ce qui fait que ses salaires cumulés à Discover Mauritius et à Events Mauritius totalisaient à avril dernier Rs 67 920.

Ne pas gêner les élus locaux

Pour revenir à Discover Mauritius, il faut savoir que ce n'est nul autre que Robert Valentino Pallamy qui a agi comme président de cette compagnie, du 5 août 2006 au 9 septembre 2008, que c'est un autre pur sang bleu, Ramalingum Maistry qui, à cette date, a pris le relais jusqu'au 1 er juin 2009 et qu'il a, à son tour, cédé sa place à celui qui avait été éjecté de la présidence de Airports of Mauritius Ltd sur ordre du Premier ministre, Jayprakash Roshansingh (Roshan) Seetohul, qui préside toujours cet organise, sauf qu'à partir de mai 2010 Xavier Duval, muté à l'Intégration sociale, il décide de ne plus recevoir ses allocations.

Quant à leur rémunération, tout comme celle de Thierry henry, elle n'en finira pas de progresser. Robert Pallamy, qui préside aussi un autre organisme relevant de la responsabilité du ministère du Tourisme, a touché Rs 3 000 par mois, d'avril 2006 à mars 2007, puis son salaire est considérablement augmenté pour passer à Rs 25 000. C'est ce que toucheront ses successeurs jusqu'à janvier 2009 lorsque Ramalingum Maistry se verra aussi offrir une allocation supplémentaire de Rs 7 000 par mois. C'est du même régime dont a bénéficié son remplaçant Roshan Seetohul.

S'agissant de Discover Mauritius, elle a reçu des "grants" du Tourism Fund d'un montant de Rs 17 millions lesquels ont apparemment servi à des travaux d'embellissement à travers l'île et à des aménagements à La Citadelle. Le conseil légal de la compagnie, Rajesh Bucktowansing, de même de les auditeurs, Baker Tilly (Mauritius), ont eux recu des honoraires respectifs de Rs 126 500 pour la période 2008-10 et Rs 150 650 entre 2006 et 2010.

Place à Events Mauritius maintenant. C'est nul autre que Michael Sik Yuen qui était son président de juillet 2007 à avril 2010 pendant qu'il était aussi le maire de Curepipe. Les mauvaises langues expliquent que les deux compagnies privées fondées avec de l'argent public constituent, en fait, une astuce pour soustraire les élus locaux comme Michael Sik Yuen de l'obligation d'une démission de la municipalité comme ce fut le cas pour Robert Pallamy qui avait dû abandonner son siège de conseiller à Quatre-Bornes pour prendre la présidence de la Tourism Welfare Fund.

Michael Sik Yuen a commencé avec Rs 10 000 par mois de juillet 2007 à novembre 2007. À partir de décembre 2007 et jusqu'à juin 2008, c'est la grosse augmentation puisque le salaire mensuel est porté à Rs 25 000. Il reçoit deux allocations additionnelles de Rs 8 000 et de Rs 2 000 de juillet 2008 jusqu'à sa démission en avril dernier pour se porter candidat à Curepipe.

Les "sponsorships" obtenus par Events Mauritius sont de Rs 3 026 695.00 pour 2007, Rs 20 946 732.06 pour 2008, Rs 35 760 905.53 pour 2009, soit un total de Rs 59 734 332.59. La réponse de Nando Bodha à cette question du premier député de Beau Bassin-Petite Rivière ne dit pas d'où proviennent exactement ces "parrainages". Les sponsors privés ont pour noms la Mauritius Commercial Bank pour un montant de Rs 50 000, Body Guard Ltd (Rs 1 000) et Striker Production Ltd (Rs 4 025). La MTPA, classée ni publique ni privée a, elle, contribué à hauteur de Rs 3 769 590.01 .

Quant au conseiller légal de Events Maurtius, c'est le même que celui de Discover Mauritius, Rajesh Bucktowansing, dont les services ont, entre 2008 et 2010, coûté Rs 241 500. Avec les honoraires de Rs 126 500 qu'il a perçus de Discover Mauritius, le total de sa rémunération auprès de ces deux compagnies est de Rs 368 000. L'auditeur de Events Mauritius, Niganah Ramdoo, a lui touché Rs 243 840

Comme on le voit, avant même l'Intégration sociale, avec Xavier Duval au Tourisme, c'était déjà l'intégration familiale et politique…


Licencié pour avoir "saboté" un spectacle

Rowin Naraidoo, professeur de théâtre : "Je suis victime d'une injustice"

La polémique n'a échappé à personne cette semaine. Surtout pas à ceux du monde du spectacle et de l'éducation. C'est le licenciement verbal d'un professeur de théâtre, en l'occurrence l'artiste Rowin Naraidoo, par son employeur, une école préprimaire et primaire privée de Triolet. La direction de l'école reproche à Rowin Naraidoo d'avoir d'une part saboté un spectacle donné en présence du Premier ministre, Navin Ramgoolam, le 21 dernier. Et d'autre part d'avoir encouragé les enfants, comédiens d'un jour, à réciter une vieille comptine du patrimoine oral qui comprend un mot, "tonkin", jugé vulgaire. Lundi dernier, Rowin Naraidoo, qui enseigne le théâtre aux enfants, est non seulement le seul à perdre son emploi, mais également son épouse Jany et sa belle-mère Jeanette Jughroo qui l'aidaient durant ses cours. Week-End a essayé d'avoir la version de l'école, mais la directrice était injoignable.

Votre employeur, qui est aussi la directrice de l'école Le Nid, aurait justifié votre "licenciement" en vous accusant d'avoir saboté le spectacle des enfants donné à l'école même le 21 dernier. Vous, vous nous dites qu'elle n'a pas approuvé votre démarche politique lors des élections en mai dernier. Rowin Naraidoo, quelles sont finalement les raisons qui font que vous avez perdu votre emploi ?

Je ne sais pas ! Les raisons qui ont été avancées par Mme Bhoyroo ont été jusqu'ici ambiguës pour moi. D'ailleurs, vendredi prochain, lorsque nous nous retrouverons au bureau du Travail, elle aura à donner les véritables raisons qui l'ont poussée à me licencier. Mais dire que j'ai saboté son spectacle relève du mensonge. Elle est une grande menteuse ! Quand elle m'a convoqué dans son bureau lundi matin, elle m'a d'abord parlé de sabotage politique. Elle m'a avoué qu'elle a fait des recherches sur moi auprès de la VIPSU et qu'elle est arrivée à la conclusion que j'avais de manière intentionnelle glissé une cassette défectueuse dans l'appareil pour saboter le passage des enfants en présence du Premier ministre. La cassette en question était effectivement de mauvaise qualité. Je lui en ai parlé à maintes reprises avant le spectacle. Puis, après avoir brandi la carte politique qui m'a surpris, elle a changé de version pour parler de l'utilisation du mot "tonkin", qu'elle n'avait pas approuvé.

Ce mot est passé inaperçu ! Même dans une déclaration à la presse le Premier ministre a déclaré qu'il n'avait pas été surpris, voire choqué…

Si le Premier ministre n'a pas été surpris, c'est parce qu'il n'était pas là quand les enfants ont présenté le sketch La cigale et la fourmi où nous avions repris l'extrait (ndlr : Zing Zing) de Tizan ek so 8 frer, œuvre d'ABAIM. Les spectacles pour l'inauguration de la nouvelle aile de l'école se sont déroulés en deux parties. La première pour les parents d'élèves, durant laquelle les enfants ont dit cette comptine, et la deuxième partie, qui a débuté à 14 heures. Donc, le Premier ministre n'a pas vu et entendu cet extrait. Par contre, comme je savais que le mot "tonkin" aurait dérangé la directrice, j'ai enlevé cette partie de la comptine et j'ai fait en sorte de fade out l'enregistrement musical qui l'accompagnait. Les enfants ont terminé leur sketch sans cette fameuse partie incriminée.

Donc, les enfants n'ont pas prononcé le mot "tonkin" ?

Non. Ils n'ont pas dit ce mot.

Ce mot dans son contexte, en comptine, n'est pas vulgaire, même quand il est dit par un enfant. Vous qui êtes artiste et qui travaillez avec les petits, vous n'aviez pas jugé utile d'en discuter avec la directrice durant les répétitions, puisque vous dites qu'elle y a assisté ?

Durant les répétitions, ce qui l'avait frappé en premier c'était les phrases en kreol dans les sketchs. Elle a insisté pour que j'enlève toutes les parties en kreol. Elle était aussi mal à l'aise avec la présence du mot "tonkin". Moi, j'ai persisté car je voulais tout maintenir parce qu'en tant qu'artiste je ne crois pas que j'ai à me justifier sur scène. Je laisse le public interpréter librement ce que je lui présente. De plus, cela faisait plusieurs mois que j'avais travaillé avec les enfants. Cependant, j'ai quand même pris la décision de fade out la dernière partie du sketch.

Votre directrice serait donc réfractaire à l'utilisation de la langue kreol dans son établissement ? Pourquoi ?

Je l'ai noté en 2005 quand j'avais travaillé deux pièces en kreol d'Henri Favory avec les enfants. Elle m'avait convoqué pour dire qu'elle désapprouvait le kreol au théâtre. Il faut savoir que le jour de l'inauguration je devais être maître de cérémonie et elle m'a demandé de m'exprimer qu'en anglais, "la langue de l'État", m'a-t-elle dit. Je crois que si elle est réfractaire au kreol, elle devrait l'être aussi pour le bhojpuri, car, à la maison, la plupart des enfants de l'école sont créolophones ou bhojpuriphones.

Y a-t-il eu d'autres incidents antérieurs entre la direction de l'école et vous ?

Non. Mais en 2007 la directrice m'a congédié parce qu'elle avait, dit-elle, trouvé quelqu'un d'autre de plus compétent que moi. À l'époque, je n'étais pas un salarié, je n'ai rien dit. Toutefois, quelques mois plus tard, elle m'a rappelé. Quand j'ai repris le travail, les conditions avaient été légèrement revues et j'avais un salaire fixe. Un salaire basé sur un système de 11 mois seulement !

Et que le staff, dont vous faites partie, accepte sans rechigner ?

C'est un personnel composé majoritairement de retraités et de jeunes ayant terminé leur formation et qui sont en quête d'emploi. Ce système est appliqué par certaines entreprises. Les employés de l'école ne sont pas syndiqués et ne contribuent pas au fonds de retraite ou à l'assurance maladie. Dans le passé, certains membres du personnel ont été licenciés verbalement. D'ailleurs, il y a déjà eu un conflit légal opposant des employés et l'école. Dans mon cas, je crois que le ministre du Travail se doit d'intervenir. Ce licenciement a soulevé une polémique et interpellé l'opinion publique. Je suis victime d'une injustice. Il a laissé entendre qu'il doit être impartial dans cette affaire.

Avant d'être ministre, il a été le conseiller légal de votre employeur…

Il est toujours très proche de la famille de la directrice. Ce qui explique sa présence au premier rang lors de la cérémonie officielle à l'école. Mais j'aimerais qu'il adopte le même ton qu'il a employé, la même fermeté, dans l'affaire de la syndicaliste de la MBC quand il traitera mon dossier.

Cela ne devrait pas être difficile, d'autant que vous n'avez pas été licencié de manière formelle, sans lettre…

Tout s'est passé verbalement. Mais je suis au chômage !

Vous avez fait le lien entre votre nouvelle situation de chômeur et votre appartenance au Bloc 104, donc vos convictions politiques. Vous avez affiché clairement vos idéologies durant la dernière campagne électorale. C'est là que vos problèmes, s'ils sont liés à la politique, auraient dû avoir commencé, non ?

Pourtant, la directrice ne m'a jamais rien dit à cette époque-là. Moi, je crois qu'elle veut absolument plaire au régime actuel. Je ne sais pas si elle a des ambitions politiques. Je tiens à faire ressortir que peu avant l'arrivée du Premier ministre à l'école, elle a fait recouvrir une plaque sur l'ancien bâtiment qui avait été inauguré par Paul Bérenger alors qu'il était Premier ministre ! Elle a dit tout haut qu'elle avait dépensé Rs 250 000 pour la réception qui a suivi l'inauguration du 21 dernier. Et durant plusieurs semaines, elle n'a pas arrêté de dire que tout doit être bien fait parce que le Premier ministre allait être l'invité d'honneur de la cérémonie.

Avez-vous touché votre salaire ?

Non. Lundi matin, je me rendrai au poste de police de Triolet, je demanderai à être accompagné à l'école pour récupérer du matériel et des accessoires que j'y ai laissés.

Puisque vous n'avez été "licencié" que verbalement, êtes-vous prêt à reprendre votre travail à l'école ?

C'est ce que je demande. Je suis prêt à travailler dès mardi. Mais je veux que la directrice me présente ses excuses. Que je réintègre mon travail avec de meilleures conditions.

Le ministre des Arts et de la Culture, Mukeshwar Choonee, que vous avez rencontré, vous apporte-t-il son soutient ?

Il m'a reçu à son bureau jeudi dernier. Il m'a parlé pendant 15 minutes… Et a promis de m'appeler. Depuis, j'attends toujours son coup de fil.


Alain Munean ABAIM : "On s'attaque à la tradition orale pour régler des comptes !"

Alain Munean, du groupe ABAIM, auteur de Tizan ar so 8 frer, est visiblement agacé par "les attaques visant la tradition orale pour régler des comptes inavouables". Primé en 2004 (Awards of Excellence), cette œuvre renferme Zing Zing, titre donné à la comptine, sorte de ritournelle rigolote pour enfants et qui est d'auteur inconnu. "Ce mot est entré dans le langage courant par la porte de l'innocence pour décrire une partie de l'anatomie. Il est dans un registre acceptable, il est tout sauf grossier. Il est même comique, taquin… Et, là-dessus, il n'y a pas débat. Qu'on ne rentre pas dans la théorisation pour donner des explications qui n'ont pas lieu. ABAIM a pris suffisamment de précaution pour ne pas heurter qui que ce soit et s'il y en a qui doivent régler leur compte, qu'ils le fassent comme ils l'entendent, mais qu'ils ne se servent pas de Zing Zing !" dit-il.

"Dire que le mot tonkin est vulgaire relève de la futilité !" avance d'emblée Arnaud Carpooran, linguiste à l'université de Maurice et auteur du Diksioner morisien. D'ailleurs, ce dernier précise que si ce mot était grossier, la mention "vulgaire" aurait figuré à ses côtés dans le Diksioner morisien. Son interprétation, dit-il, dépend de la connotation que lui accorde celui qui l'emploi. D'ailleurs, le linguiste est d'avis qu'en se disant offusquée lorsqu'elle dénonce l'utilisation du mot "tonkin", la directrice de l'école qui a licencié Rowin Naraidoo "l'a rendu encore plus rigolo !" avant d'ajouter : "Et s'il n'était pas vulgaire, il l'est devenu !"

La CTSP solidaire avec Rowin Naraïdoo

Dans un communiqué qu'elle a émis hier, la Confédération des Travailleurs du Secteur Privé s'est dit solidaire avec Rowin Naraïdoo, licencié par une école privée. La confédération rappelle qu'en janvier 2008, la Private Enterprise Employees Union avait sollicité l'intervention du ministère du Travail pour mener une enquête au sein de l'établissement après des doléances de certains employés. L'école a porté plainte contre le syndicat et avait demandé à Shakeel Mohamed de la représenter. Ce dernier a ensuite confié le dossier à son père. L'école réclame Rs 500 000 de dommages au syndicat. L'affaire sera reprise en Cour le 14 octobre prochain.


Jugeant leur performance "inacceptable"

Paul Bérenger réclame le remplacement des membres du Central Procurement Board (CPB)

Paul Bérenger, leader de l'opposition et du MMM, réclame le remplacement de tous les membres du Central Procurement Board (CPB). Pour lui, cela s'impose dans la mesure où, déclare le leader de l'opposition, "leur performance est inacceptable". Il cite, notamment, le renversement, cette semaine, de deux autres décisions de ce Conseil par l'Independent Review Panel (IRP). M. Bérenger réclame, en sus, des amendements au Public Procurement Act de 2006 "dès la rentrée parlementaire". Abordant, par ailleurs, l'affaire Mauritius Duty-Free Paradise, Paul Bérenger parle de "puanteur généralisée" et dresse un parallèle avec, notamment, les "scandales" à la Beach Authority et à la Tourism Authority.

M. Bérenger revient à la charge sur la question des appels d'offres pour l'attribution des marchés publics. Il rappelle que, cette semaine encore, deux décisions prises par le Central Procurement Board (CPB) pour l'attribution de deux contrats de Rs 43 millions et Rs 98 millions respectivement ont été renversées par l'Independent Review Panel (IRP). Il souligne qu'en réponse à sa récente interpellation à l'Assemblée nationale, le ministre des Finances, Pravind Jugnauth, avait concédé que dans 45% des cas, les décisions du CPB sont renversées par l'IRP. Le leader de l'opposition estime que, là encore, dans beaucoup de cas, les soumissionnaires qui considèrent leurs droits lésés ne font pas appel, craignant "des représailles".

Paul Bérenger déplore que, selon lui, le ministre des Finances n'ait pas joué la carte de la transparence en dépit du préavis qu'il lui avait accordé pour répondre à sa PNQ. "Pravind Jugnauth n'a fourni des informations que par rapport aux exercices d'appels d'offres qui ont été traités par le CPB". Il souligne que, dans sa réponse, le ministre n'a fourni que la valeur des contrats alloués et qu'il allait, par la suite, révéler la valeur des estimations initiales de chaque contrat alloué par les responsables des organismes concernés. Or, dit-il, à ce jour, ces chiffres n'ont pas encore été publiés.

Ce que M. Bérenger considère "encore plus grave", c'est que le ministre n'a pas fourni de détails par rapport aux contrats alloués qui ne sont pas passés par le CPB et qu'il a refusé la nomination d'un Select Committee pour se pencher sur toute la question des appels d'offres publics. Il souligne aussi qu'à ce jour, les détails de l'ensemble des contrats alloués à AJMC Colas par la Road Development Authority (RDA) n'ont pas encore été déposés à la bibliothèque de l'Assemblée nationale en dépit d'une promesse en ce sens faite par le ministre de tutelle, Anil Baichoo au parlement le 27 juillet dernier.

Tout cela fait que le leader de l'opposition réclame, ni plus ni moins, le remplacement de tous les membres du CPB dans la mesure où, dit-il, "leur performance est inacceptable". Il réclame, en sus, des amendements à la loi régissant les appels d'offres publics "dès la rentrée parlementaire".

Abordant, ensuite, l'affaire Mauritius Duty-Free Paradise, Paul Bérenger le situe dans le cadre de ce qu'il qualifie de "scandales" et de "punateur généralisée" au sein d'autres organismes, à savoir, la Beach Authority, la Tourism Authority. Il promet de revenir, à la rentrée parlementaire, sur la Grand-Port Company Ltd où, dit-il, "des millions de roupies" ont été dépensées pour la commémoration du bicentenaire de la Bataille de Grand-Port. Dans le cas spécifique de l'affaire Mauritius Duty-Free Paradise, le leader de l'opposition allègue qu'hormis l'aspect de "détournement de produits" qu'elle comprend, selon lui, cette affaire révèlera aussi, un jour, d'après lui, la "liste de politiciens qui ont 'tap plin' depuis 2005".

"Justice à deux vitesses"

M. Bérenger parle de "Justice à deux vitesse" à propos de cette même affaire en comparant le traitement accordé à Joy Beharry, le président du Conseil d'administration de l'organisme concerné, "arrêté puis, tout de suite, relâché sous caution" à celui infligé à un jeune prévenu, mineur de 12 ans dans une autre affaire qui, cette semaine même, "a dû passer trois nuits en prison". Ce qui, dit-il, est "révoltant" et "éloquent".

Par ailleurs, le leader de l'opposition évoque le traitement, ces jours-ci, de la revendication mauricienne devant le Comité des Nations Unies pour les Limites du Plateau Continental. Il rappelle qu'alors que Maurice et les Seychelles ont, conjointement, déposé leur demande, les Maldives ont, de leur côté, déposé la leur. M. Bérenger souligne, à ce propos, que les Maldives ont un double litige; d'une part, avec le Sri-Lanka, de l'autre, par rapport à la zone mesurée à partir de Diego Garcia. Il explique que dans cette affaire, ce qui est inquiétant, c'est que les Maldives ne reconnaissent pas la souveraineté mauricienne sur les Chagos. Aussi, Paul Bérenger estime-t-il urgent pour Maurice d'approcher les Maldives en vue "d'éclaircir la situation" et d'obtenir l'appui de ce pays quant à notre souveraineté sur Diego Garcia.

Sur la question de la piraterie maritime dans l'océan Indien, le leader de l'opposition accuse le Premier ministre d'avoir "embarqué le pays sans réflexion ni discussion" sur la question d'un tribunal devant juger les pirates somaliens. Un sujet qui, dit-il, "comporte de gros risques". Il rappelle qu'à sa PNQ quant à savoir si ces pirates seraient jugés sur le sol mauricien "devant une simple Cour de Justice" ou encore, éventuellement emprisonné "dans une prison ordinaire", le Premier ministre devait concéder qu'il fallait y réfléchir.

Il indique que mercredi, la question a été soulevée devant le Conseil de Sécurité de l'ONU et qu'à cette occasion, le secrétaire-général des Nations Unies a cité 4 pays: le Kenya et les Seychelles, qu'il a félicité, et la Tanzanie et Maurice qui ont donné des indications d'être prêtes à aider en vue de traduire en Justice les pirates concernés. M. Bérenger, qui explique que les ambassadeurs kenyan, seychellois et tanzanien étaient présents à la réunion et sont intervenus, s'étonne que, selon le compte-rendu des Nations unies, Maurice n'y figure pas. Pour lui, si cela s'avère, Maurice ne pourrait être que "la risée des gens".

Dénonçant, ainsi, ce "manque de sérieux", le leader de l'opposition trouve qu'il est "du devoir" du Premier ministre ou de son ministre des Affaires étrangères de préciser si le pays était représenté à cette réunion et, si oui, pourquoi son représentant n'a pas pris la parole. "Notre prestige, dit-il, est en jeu".

Le "near miss" de mardi dernier dans le ciel aérien de l'océan Indien au Nord de Madagascar entre un appareil de Yemenia Airways et un avion d'Air Austral fait aussi l'objet de commentaires de Paul Bérenger. Il rappelle le crash en mer, le 30 juin 2009, d'un avion de Yemenia dans les eaux comoriennes. Crash qui avait fait 152 morts sur 153 passagers et qui, explique-t-il, avait soulevé "un grand tollé" et mis en cause la fiabilité des appareils de Yemenia. Le leader de l'opposition indique qu'encore une fois, les accusations pointent sur Yemenia, car la faute de cet accident aérien manqué dans l'océan Indien est imputée au pilote de cet avion.

Air Austral, compagnie aérienne régionale basée à la Réunion, a protesté, souligne M. Bérenger. "Cela aurait pu être Air Mauritius", dit Paul Bérenger qui explique que, quand une telle information est répercutée dans la presse internationale, cela affecte l'image de la région. D'où, selon lui, la nécessité pour les autorités aériennes mauriciennes de prendre les devants, de concert avec France/Réunion, Madagascar, les Comores et les Seychelles pour que le problème de la sécurité aérienne dans la région de l'océan Indien soit réglé "plutôt que d'attendre qu'il y ait un accident".

D'autre part, si, selon lui, il est toujours bon d'envisager une certaine diversification de nos marchés touristiques, notamment, en prospectant les clientèles indienne et chinoise, le leader de l'opposition se réjouit que le ministre du Tourisme, Nando Bhoda ait, selon lui, "corrigé" le ministre des Finances, Pravind Jugnauth dans la mesure où, en substance, "nous aurons encore longtemps à dépendre de nos marchés traditionnels".

Paul Bérenger se dit, enfin, "sur la même longueur d'ondes" que le professeur Khalill Elahee de l'Université de Maurice quant à la nécessité de l'utilisation maximale des énergies renouvelables, notamment, la bagasse mais trouve, quand même, que le professeur Elahee est "beaucoup plus optimiste". Il réitère que, jusqu'à un certain point, le pays est aussi condamné à l'utilisation du charbon mais que, ce qui compte, c'est la technologie de pointe appropriée et le recours à des opérateurs "de renommée internationale". Il concède qu'il faut, tout aussi, comme le suggère Khalill Elahee, réguler, au maximum, la demande.


Affaire Rehana Ameer

"Calikhan a ridiculisé le ministre Mohamed"

Dans l'affaire de la suspension de Mme Rehana Ameer à la MBC, Paul Bérenger, leader de l'opposition et du MMM, accuse le directeur-général de la station de radio/télévision nationale, Dan Calikhan, d'avoir "ridiculisé" le ministre du Travail, Shakeel Mohamed après que ce dernier l'ait convoqué. Ce qui, dit-il, est "du jamais vu". Il souligne aussi le fait que, dans cette affaire, "le ministre du Travail engage un procès contre le bras droit du Premier ministre".

Paul Bérenger souligne qu'avant Mme Rehana Ameer, il y a eu, à la MBC, la suspension d'un autre ancien président du syndicat des employés, Nadarajen Pillay et souligne que ce dernier n'a, toujours pas, été réintégré même si l'affaire contre lui en Cour a été rayée. Pour lui, cela démontre le "vrai visage" du directeur-général de la MBC, M. Dan Calikhan et "son arrogance". Il souligne le fait que dans la présente affaire, "le ministre du Travail engage un procès contre le bras droit du Premier ministre et son ancien conseiller spécial".

Le leader de l'opposition trouve que le directeur-général de la MBC a "ridiculisé" le ministre du Travail après sa convocation, ce qui, pour lui, "est du jamais vu". "Tout cela ne serait ridicule si ce n'était choquant et dangereux", estime-t-il. Il souligne le fait que cette affaire éclate au moment même où, explique M. Bérenger, une loi est présentée, cette semaine, en Inde en vue de "protéger les 'whistle blowers'" en prévoyant des "peines sévères". Il explique que, déjà, la loi prévoit, à Maurice, des peines contre les accusations "frivoles" ou "infondées".

Selon Paul Bérenger, cette affaire doit aussi être placée dans le cadre, selon lui, de l'attitude du Premier ministre à l'encontre de toute critique, notamment, celles de la presse.


Ça va se savoir

Les comptables se mobilisent

Ils ont profité du récent passage de Mark Gold, le vice-président de l'association internationale des comptables, pour le sensibiliser sur les problèmes que rencontre la profession ici. Ils lui ont ainsi adressé une lettre au visiteur pour attirer son attention sur les anomalies qui existent entre le Companies Act de 2001 et le Financial Reporting Act de 2004. "Although we are equipped with the appropriate regulatory framework to regulate the Accounting profession yet in practice, there is a complete chaos in the Accounting profession in Mauritius", écrivent les comptables qui entendent maintenir la mobilisation pour un assainissement de la situation.

Port: une présence de pompiers qui dérange

Il y a une logique qui dépasse ceux qui ont été étroitement associés à certaines installations récentes dans le port. Ils ne cachent pas leur étonnement quant à la décision d'affecter 3 pompiers dans le port alors que la Mauritius Ports Authority (MPA) a décidé avec la construction de son terminal pétrolier de s'équiper de matériel anti-incendie dernier cri qui peut être commandé à distance depuis un centre de contrôle. Pour les guerriers du feu, le placement de ces 3 hommes constitue un vrai danger pour eux et ils demandent instamment à la MPA de remédier à cette situation au plus vite.

Tourisme: le contrat de Nanda Kistnen à la loupe

Ça ne s'arrête pas. Après toutes les révélations sur ce qui se tramait au tourisme, les nouveaux arrivants dans ce secteur s'interrogent maintenant sur le rôle de Nanda Kistnen à la Mauritius Tourism Promotion Authority. Son contrat en tant que conseiller légal de cet organisme est actuellement passé à la loupe avant qu'une décision ne soit prise quant au prolongement de ses services ou leur résiliation.

Les émissions de France Inter brouillées

Cela fait dix jours que ça dure… Il est impossible de recevoir correctement les émissions de France Inter passant toute la journée sur le canal 99.20. Le problème étant que ce canal chevauche depuis peu avec un de ceux de la MBC. On espère que Multi Carrier Mauritius Ltd n'a pas trouvé un moyen d'imposer aux auditeurs l'écoute des âneries de la MBC. Il y a une médiocrité dont on doit pouvoir se passer. Surtout en ce moment.

Une ONG envahissante au ministère de l'Education

Le président d'une organisation non gouvernementale pour la promotion de la santé serait un peu trop présent, au goût des fonctionnaires, dans les locaux de la MITD House, qui n'est autre que le siège du ministère de l'Éducation. Ce n'est pas, uniquement, l'amitié qui lierait cette personne et le ministre de l'Éducation, Vasant Bunwaree, qui explique ses fréquentes visites à Phoenix. Mais avant tout pour les besoins administratifs de son ONG. "Aurait-il établi son secrétariat au ministère de l'Education?" se demandent des employés du ministère qui sont aussi disent-ils contraints de "subir la présence encombrante et les dictats incessants de ce monsieur!" En effet, le président de cette ONG s'offre, et ce au frais de l'Etat, la logistique du ministère de l'Education pour faire le travail de secrétariat de son organisme. Mais ce qui agace encore plus les fonctionnaires témoins quasi-impuissants des agissements de l'ami du ministre, c'est quand celui-ci sollicite les services des membres du personnel qui doivent s'exécuter sans broncher! Las du comportement abusif du président de cette ONG, certains à la MITD House envisagent sérieusement d'informer l'ICAC de la situation!



p o l i t i q u e WEEK-END --- dimanche 29 août 2010