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Festival Opera Mauritius 2010
Lévée de rideau dans deux semaines sur la deuxième
édition du Festival d'opéra 2010, du 10 au 19 septembre.
Pour cette deuxième édition, Maurice devient le
carrefour du théâtre mondial avec des artistes, metteurs
en scène, chef d'orchestre internationaux aux côtés
des Mauriciens. Quels sujets aborde ce théâtre lyrique,
quels hommes et femmes lui donnent son âme ? Voici quelques
visages de ce paysage : la soprano Natacha Constantin, le ténor
Kevin Connors et la basse Andreas Kohn, qui, outre l'opéra
Carmen, donneront leurs récitals respectifs.
Natacha Constantin - L'esprit libertaire de Carmen
Artiste lyrique depuis 2001 lorsqu'elle interprète sur
scène le rôle de Judita Triumphans de Vivaldi
à l'Opéra Comique de Montpellier, Natacha Constantin
a été nourrie par une formation qui va du Conservatoire
National de Région de Toulouse et du Centre d'Etudes Supérieures
de Musique et de Danse de Toulouse à l'Atelier lyrique
de l'Opéra National de Paris. Elle a obtenu plusieurs prix
à des concours (2ème Prix au Concours de Voix Nouvelles
en 2002), suivi des cours de perfectionnement avant d'être
rompue aux scènes dans des ouvrages d'Opéra de niveaux
national et international (Inès dans Le Trouvère
(Verdi), Mélissande dans Pelléas et Mélissande
(Claude Debussy), Donna Elvira dans le Don Giovanni de
Mozart et mis en scène par Mickael Haneke ou encore Camille
dans Louise de Charpentier. Grande voix de soprano qu'elle
qualifie d'assez large (lyrique, dramatique coloratura), Natacha
ne peut faire l'économie de deux mots : "Je chante
du grand lyrique et du dramatique..." Elle a une préférence
pour la période romantique même si elle a touché
au répertoire contemporain avec Olivier Messian. Grâce
à une tessiture généreuse, elle aborde le
rôle de Frasquita dans Carmen de Bizet en essayant
de respecter l'esprit libéré et libertaire de l'oeuvre
originale du compositeur. Il faut dire qu'à l'Atelier lyrique
de l'Opéra National de Paris, elle a été
au contact des plus grands qui lui ont permis d'être une
artiste comblée, notamment Janine Reiss (la coach de La
Callas). Cette dernière lui a fait travailler l'interprétation
et la musique: construire un personnage, regarder attentivement
des partitions et les respecter. "On peut se mettre en
difficulté en s'écartant de la partition d'un compositeur",
nous dit Natacha. Des connaissances techniques et musicales qui
lui permettent aujourd'hui d'aborder le rôle de Frasquita
avec une certaine autonomie. D'abord, Natacha Constantin parle
de la grandeur et de l'importance du festival d'opéra.
Dans Carmen, elle est curieuse de l'esprit gitan de l'héroïne
et de ses amies. "Je vis le rôle de Frasquita comme
une deuxième Carmen, femme assez sauvage en soif de liberté....
les personnages féminins sont assez proches de la nature...",
dit Natacha. Quand on lui parle de la part accordée au
jeu d'acteurs autant qu'au chant, la soprano nous répond
que les deux sont intimement imbriqués. La ligne musicale
correspond aux caractères. Voilà une soprano qui
peut nous laisser sans voix.
Récital
Avec le pianiste Paul Wilmot, Natacha Constantin donnera un récital
au Conservatoire de Musique François Mitterrand à
Quatre-Bornes le 11 septembre à 20H. Ce récital
comprendra de nombreux airs d'opéras (des extraits de Madame
Butterfly, de La Bohème) et des airs moins connus
du public mauricien. L'idée est de mélanger des
airs connus populaires à des airs moins connus. Ce récital,
nous dit Natacha, est un plaisir et une difficulté supplémentaires.
Kevin Conners et Andreas Kohn
Coup de blues
Histoire d'amour pour la musique lyrique et d'amitié entre
mélomanes de toutes formations, de volonté généreuse
de combiner la musique classique et le jazz, Kevin Conners (ténor)
et Andreas Kohn (basse profonde) proposent un formidable projet
au cours de cette saison musicale. "Jazzic", c'est le
titre de leur concert qui aura lieu à l'Alliance Française
de Bell Village, le mercredi 15 septembre (20h). L'originalité
de ce projet est de chanter en duo des airs d'opéra, du
jazz et des chansons connues de Frank Sinatra ou de Charles Trenet
("La Mer"). "The idea is to introduce how crossover
music can happen through multicultural heritage, italian, american,
popular ", nous explique Kevin Conners. Dans Carmen,
Kevin Conners sera le Remendo et Andreas Kohn, Zuniga. "We
need to present the original work of Bizet... people should be
exposed more and more to the arts..." Pour le plus grand
bonheur des amateurs d'art.
Ô Carmen
Carmen, bohémienne dangereuse et séductrice.
L'opéra des opéras, celui que tout le monde connaît
sera joué au J&J Auditorium, Phoenix, une nouvelle
salle avec une fosse d'orchestre. La mezzo-soprano, Ann-Katrin
Naidu, tiendra l'un des rôles les plus fascinants du répertoire
de l'opéra par la richesse de la personnalité et
l'étendue des interventions musicales et parlées.
Programmation : Carmen, les 10 (20h), 12 (15h), 14 (20h), 18 (20h)
et 19 (15h) septembre au J&J Auditorium, Phoenix.
Architecture d'intérieur
Pour un univers très tendance
Décor minimaliste, cuisine américaine et moderne,
salle de bains colorée... Divers styles d'agencement sont
proposés par des designers ou architectes d'interieur pour
sublimer l'intérieur et offrir un cadre de vie agréable
pour les contemporains, pour tous les goûts. En voici des
propositions de John Allen Commins, directeur et designer du Evolve
Group et de Ian Buckhorilall de Cuisines Schmidt qui peuvent inspirer
et guider dans les choix.
Less is more
Très tendance, le minimalisme est un style décoratif
de choix pour embellir le décor intérieur. "De
nos jours, tout le monde cherche à maximaliser l'espace
de leur intérieur. La déco minimaliste est la tendance
qui privilégie l'espace. Par ailleurs, elle facilite aussi
le rangement et l'entretien. On retourne à l'essentiel
en éliminant les accessoires superflus qui n'ont aucune
utilité. Moins de choses équivaut à moins
de désordre", dit John Allen Commins qui est à
la tête du groupe Evolve.
Le design d'intérieur s'appuie aussi sur les jeux de couleurs.
Ainsi, pour redynamiser une pièce et créer une ambiance
plus aérée, le designer suggère des couleurs
claires, tels que le blanc, le beige ou encore le gris clair.
"La pièce peut ensuite être rehaussée
par des objets aux couleurs vives, comme le rouge. L'orange, le
bleu ou le violet qui distillent aussi de la bonne humeur",
dit-il.
La chambre à coucher est aussi une pièce de choix
pour la mise en valeur de la décoration minimaliste. Avec
un minimum de mobilier et d'objets décoratifs. En revanche,
la pièce doit être bien éclairée. "En
plus du rideau, l'utilisation de voilage procure un effet plus
frais et aéré". Le designer préconise
aussi des lampes murales, lampes sur table ou sur pieds qui diffusent
elles aussi beaucoup de lumière. "Nous sommes avant
tout des créateurs d'ambiances", dit le directeur
et designer du Evolve Group. "Beaucoup de gens recherchent
un intérieur à leur image et n'arrivent pas toujours
à le faire. C'est là que nous intervenons. Nous
leur créons un espace où il fait bon vivre. Nous
jouons avec les matières, les couleurs, les accessoires
et la lumière pour leur offrir cet univers", dit-il.
Pour un look raffiné
À Floréal, chez Maison Déco Ltée -
membre du réseau Cuisines Schmidt, l'une des principales
enseignes de cuisine de France -, le client est accueilli par
un concepteur qui modélise en 3D sa future cuisine avant
même l'achat de celle-ci. De la conception à l'installation
globale de la cuisine, les cuisinistes prennent en charge les
diverses étapes de la réalisation du projet.
L'enseigne cuisiniste Schmidt est présente à Maurice
depuis 2007. La cuisine ouverte, appelée aussi cuisine
américaine, s'impose actuellement comme la tendance. "Les
cuisines cloisonnées tendent petit à petit à
disparaître. 90% de nos clients se présentent avec
des cuisines ouvertes", dit Valérie Verchin-Buckhoreelall,
directrice de Maison Déco. Par rapport à la cuisine
classique, la cuisine ouverte donne directement sur le living.
Avec cette tendance, la cuisine n'est pas une juxtaposition du
living. Elle est en fait son prolongement. Les deux espaces se
fondent pour n'en faire qu'une. Quant aux matières, "la
tendance générale n'est plus en bois massif, les
cuisines d'aujourd'hui favorisent des gammes plus contemporaines
telle que la laque, l'effet verre, l'acrylique et le stratifié
brillant, entre autres", explique l'architecte d'intérieur
Ian Buckhoreelall.
Le style moderne allie aménagement et équipements
technologiques, dont l'éclairage. Celui-ci doit être
totalement dissocié selon chaque activité. "Les
besoins de lumière en cuisine ne sont pas les mêmes
que ceux nécessaires à la prise des repas. Pour
l'espace salle à manger, optez pour une lumière
douce et une lumière franche et bien orientée pour
l'espace cuisine. Le plan cuisson peut être éclairé
directement par sa hotte avec des leds intégrés.
L'évier et le plan de travail doivent avoir leur propre
lumière", dit-il.
La cuisine d'aujourd'hui, c'est une cuisine pratique, ergonomique
et esthétique. L'harmonie des façades, des poignées
parfaitement alignés, lignes épurées et des
effets visuels horizontals sont privilégiés avec
rangements centralisés dans des meubles bas qui permettent
de libérer les espaces en hauteur. "L'architecture
compacte et électroménager intégré
donnent un esprit tendance et un bel effet décoratif assuré",
dit le designer.
Carrefour
Ziskakan sur le toit du monde
Une des formations phares de la musique réunionnaise,
loin du mainstream, Ziskakan, mené par Gilbert Pounia,
est un chasseur de sons qui suit les pistes indiennes, gitanes
et malgaches pour composer sa musique en quête des origines
réunionnaises. Après la publication de son dernier
disque Madagascar, le groupe a enregistré son nouveau
DVD lors du Sakifo Muzik Festival.
Ce fut le moment fort de la dernière édition du
festival Sakifo, cette année, à St-Pierre, La Réunion.
Ziskakan, ce mythique groupe mené par Gilbert Pounia depuis
31 ans, a en effet choisi Sakifo pour enregistrer son concert
live, qui va faire l'objet d'un nouveau DVD du groupe, bientôt.
Avec des invités surprises qui ont apporté leur
talent à ce festival métissé. Leur folk rock
maloya, teinté de loin en loin de sonorités indiennes
a donné un souffle et une nouvelle dimension à la
musique réunionnaise.
Si on connaît les anciens opus de Ziskakan (4 ti mo,
Rimayer, Soley Glasé, Bato-Fou), ainsi que le nouveau,
Madagascar (2009), cet opus live s'annonce comme une vraie
surprise. Gérard Clara, Pascal Manglou, Gilbert Pounia,
Mishko M'Ba et Ruben Savariaye, qui ont peaufiné leurs
partitions à Saint-Philippe, ont explosé Salahin
(St-Pierre), le 7 août dernier. "C'est un nouveau
passeport pour le groupe. Cette année, au Salahin, l'idée
est venue de faire un DVD et un CD live avec un bonus. L'idée
a germé comme ça et cela a trouvé un écho
favorable auprès du groupe", confiait Gilbert
Pounia, avant le concert.
D'un simple DVD, qui est passé à l'inclusion d'un
disque et de son bonus, ce projet est devenu "une affaire
Sakifo-Ziskakan". Le groupe voulait "marquer le
coup". Le produit final devrait ainsi renfermer l'enregistrement
vidéo du concert, accompagné d'un CD, d'un livret
et d'un bonus. Un documentaire de 52 minutes sur le parcours et
l'histoire du groupe suivra d'ici la fin de l'année avec
des traductions en tamoule, hindi, chinois... Pour universaliser
cette histoire et porter plus haut, plus loin, les rythmes éclectiques
de Ziskakan. Toujours en quête de nouvelles sensations,
Gilbert Pounia est un homme qui "à 57 ans, continue
à chercher, à se poser des questions et trouver
des nouvelles réponses allant vers plus d'ouverture".
Et ce qu'il a démontré lors de ce concert, devant
un Salahin noir de monde, il pousse encore plus loin les limites
de son expédition musicale.
Sur scène, c'était la grande fête. Ziskakan
a montré avec puissance et énergie qu'il est une
bête de scène. Conviant à cette prestation
la révélation locale du maloya rap, Alex (Prix Alain
Peters 2009) ainsi que la grosse pointure de cette édition
du Sakifo, l'artiste français M. pour une fin de concert
explosive. Le public ne pouvait rêver mieux. C'était
Sakifo, car la rencontre entre Ziskakan et M, la Réunion
aime. Les amateurs n'attendent que le DVD pour refaire le concert
une nouvelle fois...
Sur la route de Mada...
Après la piste indienne et celle des gitans (explorée
dans les deux derniers albums de Ziskakan), la formation a investi
les vastes terres de Madagascar, la Grande-Ile. Un album marquant
l'anniversaire d'un combo devenu une véritable institution
musicale réunionnaise. Ziskakan avait toujours formé
le souhait d'opérer un "rapprochement avec la Grande-Île,
située à moins d'un millier de kilomètres
des côtes réunionnaises". Et cela s'est
concrétisé en la rencontre avec Serge Urlentin,
qui lui a montré quelques-uns de ses écrits. Ancien
collaborateur du groupe sur l'album Banjara, il "ouvre
une nouvelle voie dans la poésie créole en l'enrichissant
de vocabulaire malgache, appris durant sa jeunesse".
Dans le travail de Serge Urlentin, les mots renvoient à
l'image à fleur de peau. Pour Gilbert Pounia, cette nouvelle
aventure a éveillé de vieux souvenirs, notamment
ses attaches avec Madagascar.
La presse réunionnaise fait état de ce retour en
arrière : "En plongeant dans son passé, Gilbert
Pounia a aussi retrouvé d'autres personnages qu'il évoque
dans ses propres textes. Lui qui fut éducateur tient à
redonner un nom à deux sans domicile fixe souvent croisés
dans le Saint-Denis des années 1960 : Léone Claire
et Augustin Mourougapin. Il se rappelle aussi d'Henry Madoré
(Moin mi domand pardon), un chanteur de rue d'origine mauricienne,
qui avait un jour tendu sa guitare au jeune Gilbert en lui disant
: "Joue, mon garçon."
Sur chaque titre, l'équipe de musiciens est partie du texte
pour structurer la musique. À l'origine, le chanteur avait
imaginé un disque entièrement acoustique. La collaboration
avec le réalisateur Erick Benzi, qui a travaillé
avec Yannick Noah et Jean-Jacques Goldman, a grandement contribué
sur le disque, livrant un ensemble efficace et surprenant. Et
si le maloya de Ziskakan est toujours imbibé en profondeur
par l'esprit folk, les guitares sont prêtes à se
durcir comme du rock, donnant des ailes à ces sonorités
ouvertes sur le monde. Ziskakan un samedi soir sur la terre, c'est
du bonheur plein les oreilles.
Album, Lévé Dansé
Alain Ramanisum, le séga peut compter sur lui
Lévé Dansé, le dernier album
d'Alain Ramanisum ne peut que signer avec le succès. Le
CD est le prolongement des précédentes oeuvres,
mais le dernier-né a quelque chose en plus
Festif,
certes, Lévé Dansé renferme quand
même des textes profonds: Donne li so chance, Métier
en danger
Alain Ramanisum, qui poursuit sa riche carrière,
confirme, encore une fois, que son public - mauricien et réunionnais-,
peut compter toujours sur sa présence dans le secteur.
Au fil des années, après sa séparation d'avec
Cassiya, Alain Ramanisum est devenu une voix incontournable du
séga mauricien. Celui-ci peut aussi compter sur lui pour
défendre ses couleurs
Avec une discographie qui ne cesse de se rallonger, depuis ces
dernières années, Alain Ramanisum reste un des artistes
les plus présents dans le circuit du séga. "C'est
grâce au soutien du public que je suis toujours là.
Je lui dois cet album", dit-il, en parlant de Lévé
Dansé, un énième album. Avec ce dernier-né,
il poursuit la voie qu'il a tracée ou qui lui a été
tracée par le destin il y a de longues années de
cela. "Cet album est un peu plus spécial que les
précédents", confie le chanteur en parlant
de Lévé Dansé. Celui-ci est particulier,
non seulement à cause de son contenu, mais surtout pour
le temps qu'aura pris sa réalisation. "J'ai pris
beaucoup de temps pour écrire les textes. Monn ékrir,
réékrir
(rires). Ce sont des chansons qui
me touchent beaucoup et qui ont, pour la plupart, été
inspirées par des faits. D'ailleurs si Ena èn
simé est ma préférée sur l'album,
c'est parce qu'elle évoque une expérience par laquelle
je suis passé. De manière générale,
je me suis beaucoup attardé sur l'arrangement musical de
l'album pour qu'au final il y ait une richesse sur ce plan. Je
voudrais aussi que tous ceux qui écoutent Lévé
Dansé prennent conscience des problèmes de la vie
de tous les jours, même si les messages sont diffusés
sur un tempo rythmé." Car, c'est aussi ça
Alain Ramanisum, il aime dire les choses, aussi vraies et difficiles
quelles soient sur un air qui évoque l'ambiance, la fête
Zereyom, hommage à Jocelyn Perraud
Avec Lévé Dansé, il propose 11 titres
dont une reprise: Zereyom et un immanquable clin d'oeil
à la Réunion avec le morceau Ladi Lafé.
Chez nos voisins, Alain Ramanisum est un nom, une référence
Il n'y a qu'à voir les concerts enregistrés dans
l'île soeur pour constater l'effervescence qu'il soulève
quand il prend le micro. Lévé Dansé,
qui est sorti là-bas depuis deux mois, y a été
en grande partie conçue. L'album reste fidèle au
séga made by Alain Ramanisum. Et la présence
de Zereyom n'est pas un hasard.
Comme sur son précédent album où figurait
Viré Viré, Alain Ramanisum revient avec un
autre succès, Zereyom, de Jocelyn Perraud, le plus
Seychellois des Mauriciens. "Il est à mes yeux
un grand ségatier. Il m'a toujours inspiré. J'apprécie
sa façon de chanter de même que sa musique. Avec
cette chanson, j'ai voulu rendre hommage à ce grand chanteur",
poursuit Alain Ramanisum. En reprenant Zereyom, avec un
arrangement musical enrichi, il donne du punch à ce séga
populaire des années 70 tout en respectant l'oeuvre originale
y compris ses paroles équivoques. Alain Ramanisum dispose
sans aucun doute la voix idéale pour réinterpréter
Jocelyn Perraud.
Alain Ramanisum sera au Godfather le 11 septembre pour le lancement
de son album. Il y sera avec son groupe Ravana et Laura Beg. En
octobre la petite troupe s'envolera pour l'Australie avant de
mettre le cap sur l'Europe en novembre.
Ena en simé
(Aut/Com/Int. Alain Ramanisum)
Zour an zour lané alé
mo finn apran
Zeness viéyes adolesan ek zenfan
Dan tou obstak ki zot pasé
dan zot lavi
ena enn simé
Pran la sazes
samem défans to lavi
Ouver to lizié
get kat koté avan soté
na pa présé to pou arivé
Dan la vie éna enn simé
Mem la porte fermé dan to koté
Mem lobskirité lor to simé
Lévé dibouté pa tombé
Wi éna enn simé
Mem divan tanpet li pou souflé
Mem lapli loraz li pou kriyé
Lévé dibouté pa tombé
Ena enn simé
Si to rékilé ena kamarad pou éré
Si to arivé ena ki pou maléré
Donn to confians séki kontan to boner
Ena enn simé
Finn arivé mo finn blésé
dan la vie
Monn gayn lafors patians
kouraz dibouté
Mo finn kombat latet lao
Mo pann kilé
Ena enn simé
Mem la porte fermé dan to koté
Mem lobskirité lor to simé
Lévé dibouté pa tombé
Wi éna enn simé
Mem divan tanpet li pou souflé
Mem lapli loraz li pou kriyé
Lévé dibouté pa tombé
Ena enn simé
Concert - Répétitions pour les artistes de Nostalgie
80-90
Les grandes répétitions du concert Nostalgie 80-90
commencent bientôt. Les dix artistes: Denis Azor, Babalé,
Marie-Josée Couronne, Ino Nakeed, Balik Taroo, Dario Malcolm,
Sylvio Louise, Carino, Marcelino Chaton et Clarel Betsy, se réunissent
à partir du 15 septembre pour mettre en place l'ordre de
leur passage et reprendre les titres qu'ils interprèteront
le 9 octobre au MGI. Chaque chanteur devrait, ce soir-là
reprendre deux morceaux phares de leur répertoire, pour
le public. La réalisation d'un DVD pour immortaliser les
grands moments du concert est aussi prévue par Geda Music,
organisateur de l'évènement. Les billets Rs 500
(première), Rs 400 (seconde) et Rs 250 (latérale)
sont en vente chez Rézo Otayo et au MGI, à la porte,
le jour du concert.
Cuisine
La mer dans votre assiette
Crustacé de choix pour les gourmets, le camaron peut être
préparé le plus simplement, grillé - le relever
ensuite par un filet de jus de citron - ou de manière un
peu plus élaborée en l'accommodant avec des sauces.
Notamment provençale et vindaye, comme le démontrent
les deux recettes du chef Vinaegon Nursimooloo du restaurant
Rêve d'R. C'est dans ce cadre paisible et bucolique de Petit-Raffray
que les frères Indiren et Galen Parasuraman ont ouvert
ce nouveau rendez-vous de la gastronomie mauricienne. Rêve
d'R, ce restaurant de 80 couverts, est aussi le prolongement d'une
entreprise familiale, implantée depuis une quarantaine
d'année et fondée par Rajoo Parasuraman. La compagnie
est spécialisée dans l'importation et la distribution
de poissons et de fruits de mer. A Cap Malheureux, la maison familiale,
nous raconte Galen Parasuraman, directeur de Rêve d'R,
était aussi devenue une halte pour des clients et autres
amateurs de produits de mer. "Ils nous demandaient de
préparer leur poisson. Nous le faisions, mais nous ne disposions
pas de cuisine professionnelle. C'est comme cela que nous avons
pensé à un restaurant. D'autant que notre père
rêvait d'avoir le sien un jour", confie encore
notre hôte. En avril dernier, le rêve de Rajoo Parasuraman
- d'où le nom du restaurant - devient une réalité.
Planté dans un décor naturel et apaisant, le Rêve
d'R devient plus qu'un restaurant, un concept. Les Parasuraman
ont intégré leur usine, pour la transformation des
produits et leur poissonnerie, pour la vente, dans le projet.
"Les clients qui achètent du poisson ou les autres
fruits de mer à la poissonnerie peuvent nous les confier
en cuisine et nous faisons le reste selon leur commande",
précise Galen Parasuraman. Autre particularité de
Rêve d'R est sa piscine à débordement. Celle-ci
est mise à la disposition de la clientèle de midi
à 17 heures. La piscine est une option gratuite. Le restaurant
propose également un service de baby-sitting pour les familles
accompagnées de très jeunes enfants. Traitement
VIP pour ceux qui passent par le Rêve d'R pour prendre le
temps d'apprécier ses spécialités, aime dire
Galen Parasuraman. A la carte : les fruits de mer et les poissons
de tous genres ont une place de choix. Les amateurs de viandes
et de volailles ne sont pas pour autant en reste. La carte des
desserts sera bientôt révisée. L'arrivée
d'un chef-pâtissier devrait y apporter une touche de fraîcheur
et de nouveauté. Ceux installés au restaurant pourront
le voir à l'oeuvre, puisqu'une baie vitrée sépare
la salle de la cuisine.
Si les pinces du camaron ne vous font pas peur, il ne vous reste
qu'à trouver les ingrédients nécessaires
à la préparation des deux recettes que nous livre
le chef Vinaegon Nursimooloo. Sortez les casseroles et les épices
Camaron à la sauce provençale
Faites sauter 500 g de camaron décortiqué dans un
peu de beurre (demi-sel) 1-2 minute chaque côté.
Réservez. Préparez la sauce en commençant
par faire revenir 100 g de tomates coupées en petits dés
et 100 g d'oignon émincé dans un filet d'huile d'olive.
Ajoutez du thym et du persil. Déglacez avec un demi-verre
de vin blanc doux. Poursuivez la cuisson jusqu'à réduction.
Terminez la préparation avec 2 c. à soupe de crème
liquide. Salez et poivrez. Ajoutez le camaron et laissez mijoter
pendant 5 minutes.
Notre avis. L'excellente cuisson de la chair du camaron a préservé
la saveur et la qualité du produit. Assaisonnée
avec parcimonie, la sauce provençale (peu relevée)
s'accorde bien avec le camaron sans prendre le dessus sur
le crustacé.
Vindaye de fruits de mer
Faites sauter 40 g de calamar, 40 g de poisson coupé en
cubes, 40 g de crevettes décortiquées et 80 g de
camaron décortiqué dans un peu de beurre et un filet
d'huile d'olive. Réservez. Dans l'huile qui a servi dans
l'étape précédente, faites revenir 100 g
d'oignon émincé, une c. à café de
purée d'ail et de gingembre,75 g de feuilles de coriandre,
une c. à soupe de safran (curcuma), 2 c. à soupe
de moutarde à l'ancienne et une c. à soupe de crème
de moutarde. Salez. Incorporez plus ou moins une c. à soupe
de yaourt nature sucré. Rectifiez selon la consistance.
Le yaourt, ici, adoucit la préparation épicée.
Vous pouvez aussi ajouter du piment à celle-ci si vous
le souhaitez. Mélangez les fruits de mer à la sauce
vindaye. Servez avec du riz ou des appalams, accompagnés
de chutney.
Notre avis. Dosé comme il faut, les épices n'agressent
pas les papilles. Cette subtilité; malgré l'absence
de l'apport piquant du vinaigre, s'apprécie puisqu'elle
permet aux saveurs brutes des fruits de mer de se développer
en bouche.
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vos spécialités?
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VIENT DE PARAÎTRE
Jo les grands bois
Un phénomène intéressant se produit depuis
quelque temps à Maurice dans le domaine de l'édition.
En dépit du fait que les Mauriciens lisent de moins en
moins de livres, des auteurs et des éditeurs mauriciens
courageux continuent à écrire et à publier
des ouvrages de qualité. Le dernier exemple en date est
le bel album d'Adolphe Vallet joliment illustré par Françoise
Grange : Jo les grands bois, aux Editions du Corsaire.
Selon l'éditeur et la préfacière de Jo les
grands bois Adolphe Vallet, l'auteur du texte de cet album, est
un sportif, un homme d'affaires et surtout "un grand chasseur
devant l'éternel". Avec un tel profil on aurait pu
croire que l'album n'était une ode de plus à la
chasse, que ses pratiquants qualifient de "sport des rois"
en oubliant que bien souvent à Maurice, il ne s'agit que
d'un abattage de troupeaux d'élevage organisé dans
des chasses bien entretenues. Mais tel n'est pas le cas de Jo
les grands bois qui propose une balade à travers le temps
dans une île Maurice en voie de disparition - ou hélas
déjà disparue - vue à travers le regard d'un
cerf. D'ailleurs, dès le départ, l'auteur donne
le ton de son album en citant des vers de Victor Hugo :
"Oui, l'homme est responsable et rendra compte un jour,
Sur cette terre où l'ombre et l'aurore ont leur tour,
Sois l'intendant de Dieu, mais l'intendant honnête,
Tremble de tout abus de pouvoir sur la bête"
A travers un texte simple mais bien travaillé qui oscille
entre le conte, la fable et l'essai écologique - plus poétique
que scientifique ou militant - Adolphe Vallet propose au lecteur
une bien jolie balade. Son texte est superbement mis en valeur
par les illustrations de Françoise Grange qui a su trouver
les traits et les couleurs appropriées pour donner vie
aux aventures de Jo les grands bois. Un cerf intelligent qui,
toutes proportions gardées, fait penser aux personnages
de Jean de la Fontaine. Cette réussite de l'édition
mauricienne est en vente à la librairie du Trèfle
à Curepipe.
Initiatives artistiques à Anahita
ARTinteraction
L'exposition "Landing of the Dodos" se déplace
de Grand-Port pour aller à la "Anahita World Class
Sanctuary", Deep-River/Beau-Champs, sur la côte est
de l'île du 1er au 21 septembre 2010. Le public pourra accéder
à cet événement chaque jour de 10h à
18h.
Arts Initiatives Ltée a reçu jusqu'ici le soutien
public et privé. Anahita World Class Sanctuary vient s'ajouter
aux initiatives privées. Le samedi 4 septembre, Anahita
organise différentes activités dont une séance
d'interaction entre amateurs et uvres d'art.
Les varices
Préservez votre capital veineux
Près d'une femme sur deux est confrontée à
une insuffisance veineuse. Cela se révèle par une
gêne fonctionnelle en fin de journée, en période
prémenstruelle, quand il fait chaud, en position debout
prolongée. Outre la sensation de jambes lourdes, la manifestation
la plus fréquente est l'apparition des varices. Mais que
sont réellement les varices? Sont-elles réservées
à la gent féminine? Quelles peuvent être les
complications? Comment les prévenir?... Explications. En
latin, le terme "varix" signifie tordu. Rien
d'étonnant donc si celui de "varices"
désigne des veines déformées et anormalement
dilatées. Inesthétiques, les varices se traduisent
par des veines visibles à la surface de la peau. Situées
dans l'immense majorité des cas au niveau des membres inférieurs,
soient les jambes et les cuisses, les varices découlent
d'une insuffisance veineuse. En fait, le retour du sang des pieds
vers le cur se fait à l'intérieur de veines,
qui sont dotées de valvules de façon à éviter
le reflux de sang lié à la pesanteur. Lorsque ces
valvules sont altérées et n'exercent plus leur fonction
de clapet, la circulation se ralentit et les veines, qui ont naturellement
une paroi assez lâche, se distendent. D'où l'apparition
de varices. La réduction de la tonicité de la paroi
veineuse participe également au développement de
varices.
Facteurs de risques
Se traduisant par un cordon bleu, visible à la surface
de la peau, qui est plus saillant en position debout, les varices
ne donnent en général pas de symptômes particulier.
Néanmoins, la stagnation du sang sur les membres inférieurs,
résultant du mauvais fonctionnement veineux, peut favoriser
l'apparition de complications. Entre et 10 et 20 % de la population
présente une forme ou une autre de varice. Elles surviennent
entre l'âge de 30 ans et 70 ans. Elles s'aggravent généralement
de façon progressive avec l'âge. On estime que 50
% des personnes ayant des varices ont des antécédents
familiaux de varices. La sédentarité et le manque
d'exercice sont parmi les pires ennemis de nos jambes. Toutefois,
les principaux facteurs de risque des varices sont représentés
par l'appartenance au sexe féminin, une prédisposition
familiale, le surpoids, l'exposition à la chaleur, le port
de chaussures trop hautes ou trop plates ou de vêtements
trop serrés. Les professions qui exigent de travailler
longtemps en position debout (vendeuses, coiffeuses, infirmières,
hôtesses de l'air...) augmentent aussi la probabilité
de développer des varices. De même, le risque de
varice augmente avec l'age. Si cette maladie veineuse touche plus
souvent les femmes-des données d'enquêtes épidémiologiques
laissent penser qu'une femme sur deux développera des varices
au cours de sa vie, contre un homme sur quatre-il faut savoir
que certains hommes aussi en souffrent. Mais sa plus haute occurrence
chez les femmes s'explique par l'influence qu'exercent à
ce niveau les hormones féminins comme les estrogènes
et la progestérone. Qui plus est, la tonicité de
la paroi veineuse est globalement moins bonne chez les femmes
que chez les hommes. Certaines circonstances de la vie féminine
favorisent ainsi l'apparition d'une insuffisance veineuse qui
pourra conduire à terme au développement de varices.
Il s'agit notamment de la période précédant
les règles, la prise de contraception hormonale, la ménopause,
les grossesses répétées...
Symptômes
Les varices elles-mêmes sont peu dangereuses pour la santé,
car elles touchent des veines superficielles des jambes. La présence
d'un grand nombre de varices visibles n'entraîne pas nécessairement
beaucoup de douleurs. Des veines soulevées peuvent prendre
la forme d'une toile d'araignée qui recouvre la majeure
partie de la jambe sans que cela soit douloureux. Il peut y avoir
par contre une seule veine variqueuse qui crée un inconfort
important. Les plaintes les plus courantes sont des douleurs sourdes
et persistantes, l'apparition de crampes la nuit et une sensation
de gonflement dans les veines. Ces symptômes s'aggravent
avant les menstruations ou après une longue période
passée en position debout.
La majorité des gens qui présentent des varices
ne souffrent pas de complications. Il est néanmoins possible
que des ulcérations surviennent à proximité
des veines touchées ou que les veines subissent une hémorragie
(saignement interne), plus particulièrement chez les personnes
âgées dont la peau est très mince. De l'eczéma
et une décoloration de la peau à proximité
des veines variqueuses peuvent également survenir.
Diagnostics
Les varices sont généralement diagnostiquées
par le patient, qui peut les observer directement ou les palper
lorsqu'elles forment une protrusion sous la peau. Leur ampleur
réelle ne peut cependant être évaluée
correctement que par le médecin, qui peut palper les veines
de la jambe en position debout. Si les varices sont très
visibles, elles sont probablement apparues depuis un certain temps.
Un gonflement des chevilles peut également indiquer que
des veines situées plus en profondeur dans la jambe ne
fonctionnent pas correctement. Afin de déterminer si les
veines profondes de la jambe fonctionnent comme elles le devraient
et s'il y a un caillot, le médecin peut demander certains
examens, notamment une ultrasonographie Doppler ou des radiographies.
Traitement et Prévention
Le traitement en cas de varices vise principalement à soulager
la douleur et à réduire les complications. Les personnes
dont les veines forment des toiles d'araignée évidentes
peuvent également souhaiter un traitement cosmétique.
Le port d'un bas de compression léger peut éliminer
complètement les douleurs provoquées par les petites
veines légèrement variqueuses. Les patients qui
présentent des varices avancées peuvent également
porter un bas élastique de soutien plus épais, qui
va jusqu'au genou ou à la cuisse. La sclérothérapie
est une intervention qui consiste à injecter une solution
saline ou une solution chimique concentrée dans les veines
variqueuses. La solution sclérosante (durcissante) entraîne
la fermeture ou l'affaissement de la veine, qui se transforme
en tissu cicatriciel. Le sang ne circule plus alors que dans les
veines non variqueuses. Il est possible d'injecter simultanément
plusieurs veines. Un certain nombre de séances d'injection
sont généralement nécessaires pour refermer
efficacement les veines, et on doit compter quelques semaines
pour permettre la cicatrisation après chaque injection.
La sclérothérapie est réalisée par
un dermatologue ou un spécialiste et n'entraîne qu'un
léger inconfort. Les réactions allergiques à
la sclérothérapie sont rares. Une scarification
peut survenir et provoquer l'apparition d'une tache brune sur
la peau, qui en général disparaît, mais peut
dans certains cas être permanente.
Certaines varices superficielles peuvent être traitées
au laser. Une nouvelle technique appelée microsclérothérapie
constitue une autre façon d'éliminer les varices.
On utilise des solutions et des méthodes d'injection améliorées.
Aucune anesthésie n'est requise pour effectuer une sclérothérapie
ou une microsclérothérapie. Les varices peuvent
également être traitées par chirurgie. Le
médecin peut conseiller une chirurgie (au laser, à
l'aide d'un cathéter, ou une phlebectomie ambulatoire)
si :
-vos varices sont très visibles ;
-vous observez une modification de votre peau ;
-vous souffrez énormément et que vos veines sont
constamment gonflées (phlébite récurrente
ou thrombophlébite).
Le médecin qui recommande une chirurgie étendue
pourra "éveiner" les veines plus profondes
de la jambe et extraire le plus grand nombre possible de veines
variqueuses tuméfiées et tordues. Quelques varices
isolées pourront continuer à être gênantes
après la chirurgie, mais elles peuvent généralement
être traitées à l'aide d'injections.
Certaines mesures qui peuvent contribuer à prévenir
l'apparition des varices.:
-faire de l'exercice. La marche est une bonne façon
d'accroître la circulation sanguine dans les jambes.
-perdre du poids. Le fait de perdre quelques livres en
trop réduit la pression inutile imposée aux veines
des jambes.
-porter des bas de compression.
-éviter les talons hauts. Les chaussures à
talons bas font davantage travailler les muscles du mollet, ce
qui est préférable pour les veines.
-élever les jambes. Il est conseillé de prendre
tous les jours 3 ou 4 pauses de 10 à 15 minutes et d'élever
les jambes au-dessus du niveau du cur (par ex. en se couchant
et en plaçant les jambes sur 3 ou 4 oreillers)
-éviter de rester longtemps assis ou debout. Il
est préférable de changer fréquemment de
position afin de favoriser la circulation sanguine.
Sur la mauricianité
1810 : Le symbole d'un tournant
L'Histoire d'un pays ne doit pas être attribuée à
telle ou telle communauté. Les différentes polémiques
autour de la commémoration de Grand-Port peuvent s'avérer
vaines. Cette bataille n'est qu'un "épiphénomène"
de l'année 1810, nous dit Emmanuel Richon, conservateur
du Blue Penny Museum. Ce qui est important, c'est la mémoire
commune. Cette date est importante pour toute notre mauricianité,
poursuit Emmanuel Richon. 1810 est une année charnière
et décisive puisque "sans cette date, francophonie
et anglophonie ne se seraient sans doute pas côtoyées
dans une mosaïque linguistique dont nous pouvons désormais
légitimement nous déclarer fiers. Toutes les décisions
prises durant cette année fondent le paysage linguistique
pluriel de l'île", déclare Richon.
Au quotidien donc, cette date nous fait en partie ce que le pays
est devenu. Il est même possible d'affirmer que, par-delà
les dizaines d'années de combats fratricides et meurtriers,
1810 demeurera dans notre esprit le symbole d'un tournant beaucoup
plus qu'une rupture, façonnant en partie ce que nous sommes
aujourd'hui et inaugurant plutôt une longue période
de paix entre deux pays dont l'entente exemplaire et bien plus
que simplement "cordiale", semble s'être définitivement
scellée dans la dignité des vaincus et la tolérance
des vainqueurs.
L'exposition que vient de nous proposer le Blue Penny Museum (1810:
Mauritius) revendique la présentation au public de
portraits et documents originaux auxquels le public n'est pas
habitué.
Cette exposition ne se veut pas exclusivement représentative
d'un événement particulier ayant effectivement eu
lieu en 1810, mais plutôt de présenter de manière
équitable l'importance de cette année.
Il est également prévu le lancement d'un album Mauritius
1810, contenant des articles inédits d'historiens et
connaisseurs.
Nous vous proposons trois images de cette exposition : le dernier
étendard français à avoir flotté à
Maurice provenant d'une collection privée, des piastres
de Decaen appartenant au Blue Penny, les seules frappées
et conçues à Maurice et la lettre de Napoléon
envoyée aux bataillons d'élite à l'isle de
France (acquisition de Philippe Giraud).
Soutien aux artistes
A partir du 1er août, un nouveau dispositif global s'est
mis en place : le Fonds de Solidarité aux artistes. Des
actions et aides professionnelles et sociales aux auteurs-compositeurs,
entre autres. Gérard Louise, le directeur de la Mauritius
Society of Authors (MASA), nous éclaire sur ce fonds.
Le Fonds de Solidarité aux Artistes (MASS), est-ce que
c'est une stratégie de soutien aux artistes et en même
temps un dispositif à l'aide sociale et professionnelle?
G. L : Le plan de revenu de solidarité artistique de la
Mauritius Society of Authors (MASA) est un plan d'aide aux artistes
et est destiné aux artistes ayant atteint l'âge de
la retraite selon l'échéancier prévu par
la loi. Tout en agissant comme un plan de couverture sociale aux
artistes, il a pour but d'encadrer les artistes de différentes
manières afin de leur permettre de bénéficier
d'une prestation mensuelle non-contributive, payable à
ceux qui atteignent 60 ans.
Comment est géré le Fonds et qui sont les prestataires
?
Le Fond de Solidarité est géré par un Comité
institué par le Conseil d'administration de la MASA comprenant
des professionnels. Les bénéficiaires sont les membres
de la MASA qui ont mené une carrière soutenu dans
le domaine musical.
Il faudrait, à ce niveau, bien comprendre que le plan de
revenu encadre l'artiste à partir de 60 ans, car c'est
la loi qui définit 60 ans comme l'âge de la retraite.
Certains artistes ont demandé pourquoi le plan ne s'applique
pas aux jeunes. Dans ce cas, ils ne pourront jouir de leur contribution
à la retraite. Nous viendrons avec un autre plan pour cela.
Toutefois, ceux âgés de 50 ans et plus, intègre
le plan de solidarité mais n'est éligible aux revenus
qu'à l'âge de 60 ans.
Est-ce que cette stratégie de soutien de la MASA a un
caractère social, éducatif et culturel ?
Le plan de revenu solidarité aux artistes va de pair avec
la responsabilité sociale de l'artiste dans le sens qu'il
faut accorder à l'artiste toute la reconnaissance qu'il
mérite pour jouir d'une retraite confortable. Après
des décennies de contribution à la vie culturelle
de Maurice, les artistes méritent d'être encadrés
quand ils seront plus capables de maintenir le rythme de la production.
Surtout à un moment où le métier d'artiste
à temps plein, à Maurice, comporte plus de doute
que de certitude. Parallèlement, la MASA a des projets
culturels et différentes aides aux enfants des artistes.
Est-ce que le fond de pension est une manière de revoir
la situation de l'artiste à Maurice et à renforcer
la sécurisation de son parcours ?
Effectivement. En instituant le Fonds de Solidarité aux
artistes, la MASA a voulu rassurer les artistes qu'ils préserveront
leur dignité en fin de carrière et ne seront pas
dépourvus financièrement. Nous sommes le deuxième
pays, après l'Afrique du Sud, à mettre sur pied
un plan de revenu solidarité artistique et le premier dans
l'océan Indien. Tout en mettant l'accent sur la professionnalisation
dans le domaine de l'art, nous voulons garantir le parcours de
l'artiste à travers ce plan de solidarité artistique.
Vous allez dans le futur solliciter l'aide de l'Etat dans cette
politique de soutien aux artistes ?
Le Premier Ministre a lui-même fait état du soutien
du gouvernement lors du lancement du plan de solidarité.
L'Etat a certainement un rôle capital à jouer dans
l'encadrement des artistes. Le Corporate Social Responsibility
(CSR) pourra certainement aider à renforcer le fond de
solidarité aux artistes.
Arts et scènes
"The Crossing"
Une réalité transfrontalière
La saison culturelle a repris depuis dimanche dernier avec "The
Crossing", la version anglaise de la pièce de Henri
Favory "Nu Traversé", présentée
actuellement en Afrique du Sud. Une pièce intense sur la
scène du Théâtre Serge Constantin, à
Vacaos, dans un décor on ne peut plus minimaliste. Le spectacle
est soutenu par SOS Femmes et la branche locale de Amnesty International.
Le sujet étant un fait social qu'on retrouve dans toutes
les cultures : la violence faite aux femmes. Mais ce ne sont pas
seulement les féministes et autres acteurs engagés
du pays qui portent une parole sur la violence envers les femmes,
sa transmission, sa légitimation sociale. La mise en scène
de Favory démontre l'universalité de ce problème
et pointe ses causes pour l'éradiquer. "The Crossing"
condamne le patriarcat, l'exploitation, la discrimination, le
viol, les agressions tolérées ou encouragées
par le silence.
En jupe noire, sur un immense plateau noir, sept femmes tournent
à l'unisson, engagées dans un combat contre la violence.
Sur le papier, il s'agit d'une enquête menée par
la comédienne Marie-France Favory avant la première
représentation de la pièce en 1997. Car "Nu
traversée" a eu plusieurs vies dans ses différentes
représentations à Maurice. Mais pour cette version
2010, la satire sociale est mise en avant par de jeunes interprètes
qui soulignent la créativité dramatique. On mentionnera,
entre autres, la dynamique Gaëlle Tossé et Chloë
Mayotte qui fait des débuts très prometteurs. Sur
scène, les comédiennes attribuent un nouveau statut
aux mots prononcés en fonction d'un thème revisité.
Les mots incarnent une situation dramatique, une parole dérisoire
entrecoupée de chants et de gestuels. C'est d'abord une
expression vaine marquée par des postures figées.
On se cache, on se dérobe derrière le cercle de
la "vann' (arme et bouclier). Ensuite, on s'organise. Ce
sont des surs ou un personnage à faces multiples
dans les mouvements de groupe. Elles sont chargées d'exprimer
par des mots et des gestes cette problématique de la violence
dans l'alternance textes et chansons. "The crossing"
insiste sur la gestuelle des personnages. La "vann"
fonctionne comme masque et arme ou des codes autorisant toutes
sortes de mutations : désir, haine, passion qui s'incarnent
dans l'excès. Les mouvements du corps débouchent
sur l'ostentation de danses, tantôt macabres, tantôt
brillantes qui exhibent le spectacle dans le spectacle. La créativité
dramatique de la pièce de Favory est aussi soulignée
par le jeu des comédiennes de grande sensibilité
(Marie-France Favory, Tonia Pénélope, Mélanie
Peres, Aurélie Antoinette). Qu'elle s'adresse à
des convaincus, des attentistes ou simples spectateurs amusés,
"The Crossing" a eu des effets pour le moins énergisants.
Festival du Rire de l'Ile Maurice
Comicus ininterruptus
Comment transformer des comédies drolissimes du répertoire
de Komiko en festival ? Pour célébrer les 15 ans
de Komiko, Miselaine Duval, directrice de Karavann Events avec
le Festival du Rire de l'Ile Maurice (du 1er au 5 septembre),
prend le pari de dire que le rire en soi n'est jamais dupe. Aussi,
elle s'offre le luxe de réunir pendant 5 jours des "professionnels"
de l'humour de la région. Le rire se moque, le rire dénonce,
le rire résiste. L'objectif du festival est d'emmener ce
rire partout à travers l'île. Conjuguant allègrement
truculence et excès en tout genre, le grand spectacle comprend
des pièces de théâtre, des one-man show avec
Midi Ryé, par exemple. On nous annonce aussi du tam-tam
avec le Carnaval.
Le Festival du Rire aura pour marraine la comédienne française
Dominique de Lacoste que le public a connu dans le fameux duo
Les Vamps.
Dominique de Lacoste proposera "En coup de Vamp", une
performance dans laquelle elle reprend le personnage de Gisèle
Rouleau.
Côté sketchs, les humoristes mauriciens, Lindsay
Mootien, Mamie Kloune, Trioco seront de la partie. La troupe Theatralis,
elle, présentra "Monsieur Nounou" de Feydeau.
Les humoristes proposeront des créations inédites.
Ce seront les moments-phares du festival. A noter que Rodrigues
sera représenté par Steve Albert, nouveau talent
découvert par Karavann Events tandis que Joseph Sinon présentera
l'humour des Seychelles.
Une occasion pour le public de découvrir le Kafe Te@t Komiko
dans les anciens locaux. Tout d'abord, le public découvrira
le Kafe T@t Komiko dans les anciens locaux du cinéma ABC
de Rose-Hill. En retour Komiko propose de l'imagination, de l'interprétation
et des surprises. Le Festival s'ouvrira par le Spectacle Cocktail
du rire sous le chapiteau du Caudan le 1er septembre. Il se poursuivra
le 2 septembre à 20H au Kafe T@t Komiko. Billets et
renseignements au Kafe teat Komiko sur le 4651616 et au Caudan
Waterfront sur le 2341077.
Revues littéraires
Carnavalesques 4 et Point d'orgue
Ce qui fonde les uvres indianocéaniques
Les productions francophones et créolophones manifestent
leur dynamisme, leur créativité et une certaine
nécessité dans les revues de découvertes
contemporaines. Il y a dans l'espace indianocéanique (Madagascar,
Les Comores, La Réunion et Maurice, Les Seychelles) une
manière de rêver, de témoigner de la part
des écrivains. L'île étant à la fois
texte et matrice, inspirant le discours de ses enfants. Ainsi,
Caranvalesques 4 (éditions ASPECT) nous propose
de découvrir la poésie du sud-ouest de l'océan
Indien avec des textes inédits dans un numéro spécial
coordonné par Frédérique Hélias et
Stéphane Hoarau. Point d'orgue, elle, publication
biannuelle est bilingue (créole réunionnais-français)
est une revue créole de l'océan Indien aux Editions
KA avec des portraits, textes inédits, entretiens, illustrations.
D'une île à l'autre, il y a au-delà des mythologies,
de l'Histoire, des similitudes : la quête d'une identité
dans une population cosmopolite, des quêtes métaphysiques,
spirituelles aussi, des recherches culturelles dans des oeuvres
traversées de doutes et de dissensions. Outre les motifs
qui ont longtemps fondé les oeuvres indianocéaniques,
il y a dans les productions de la jeune génération
d'écrivains les enjeux de la mémoire. Dans les deux
revues que nous présentons, Caranvalesques 4 et
Point d'orgue, nous nous sommes intéressés
aux productions littéraires malgaches, en particulier celles
de Raharimanana. La densité et les fulgurances de ses textes,
ses réflexions quant à la mémoire, les identités,
l'exil sont d'une grande pertinence pour qui veut réfléchir
sur les mondes créoles. L'auteur malgache, Jean-Luc Raharimanana,
se signale par son inspiration et son style vibrants. On connaît
ses textes parus en recueil aux éditions du Serpent à
Plumes (Rêves sous le linceul, 1998, Nour 1947,
2001). Raharimanana s'inspire d'un événement fondateur
dans l'histoire moderne malgache : l'insurrection de 1947, pour
témoigner et dénoncer. Avec Obscena, c'est
un texte infiniment complexe comme le prouvent ces conflits sur
la terre, des retournements de situation, de la violence. Le texte
se présente comme une fouille, une reconstruction, un véritable
voyage au plus profond de la matrice. L'Ecriture devient alors
un enjeu : le lieu de la déstructuration de la société
avec la déstructuration de la langue mais aussi le lieu
de l'un et du multiple. Chaque fragment de texte lutte à
sa manière contre la violence de l'Histoire. Chaque fragment
de texte fait violence à la violence, sans pour autant
l'occulter mais usant d'une langue qui cherche la voie véritable.
L'extrait que nous vous proposons obéit à une précipitation
de la parole. Cette parole dramatisée conserve néanmoins
son souffle. La ponctuation particulière et l'agencement
de phrases matérialisent la tension qui entoure le récit.
Il faut lire Raharimanana.
Extrait choisi
Obscena
II. Sous décombres d'écho, sur un air de me fendre
le cul, sous les gravats de cris et d'écrits, mes lèvres
ouvertes sur léchouille qui ne vient pas, mes cuisses ouvertes,
mes désirs, mes râles ouverts, et ma gorge qui s'engage
sur nul sens, un rien de dit et de cru, de sensé et de
velu, un poil de sens, je veux, une toison où me poser,
je, un rien sans nudité, et les clameurs sans vent qui
tombent et s'en vont, qui tombent et s'en vont, croulent s'écroulent
les mots de toutes les fumisteries, coloris des riens de rien,
artefacts usés jusqu'au gris des gris, ruines de paroles,
vignes de paroles fanées, ivresse vraie des cordes pendardes
qui ne balancent que leurs vides, je me fends le cul et je m'ouvre
où tu veux.
VI. Plus loin sur l'île caillou, une autre elle dans le
vide, jetée, sa chevelure blanche écume, dos de
grès ou de lave froide, qu'importe, enclume qui n'a de
caresse que la soie qui sourd des profondeurs, elle autre, la
face tournée dans la terre, hanches étales, tendues
sous désir, est broyée en silence, jetée,
blanche écume, blanche, face tournée dans la terre,
hanches immobiles sur lesquelles je passe, je en restes de ma
mémoire, épais limons sur la bouche, elle, jetée
que je fouille, je ne désire rien, je ne désire
rien, je ne désire rien.
XIII. Puisqu'il n'est plus possible de passer par l'île
caillou, sous quelques algues flottant vers les récifs,
j'irai t'effranger un de ces jours l'haleine poisseuse où
se lassent nos amours. Puisqu'il n'est plus possible de se fendre
par les falaises, sous quelques ailes flottant dans les nues,
je te prendrais l'un de ces jours tissés, l'un de ces jours
cousus, le temps de t'éfaufiler l'haleine poisseuse où
se lassent nos amours. Puisqu'il n'est plus possible qu'un pas
soit devant l'autre à travers les horizons, j'irai t'effiler
nos espérances et fils ainsi lancés, fils qui traînent
et s'envolent, nous irons emmailloter la lune et la ravir cocon
d'amour. Ainsi, nous ferons puisqu'il n'est plus possible que
les terres se ramassent et ne soient plus que des noms...
Jean-Luc Raharimanana est né en 1967 à Antananarivo.
Il a vécu longtemps dans un pays miné par la violence
et la misère. Il s'exile en France avant de regagner Madagascar
en 2002 dans un désastre total. Dans Point d'orgue no.
3, il intervient sur l'esthétique de l'engagement,
articulé autour du triptyque mémoire-Histoire-identité.
Nous vous proposons un extrait de son texte sur l'exil. A la recherche
d'un nouvel espace de création, Point d'orgue est
constitué d'un ensemble de textes critiques, d'interventions,
d'entretiens, de textes inédits qui peuvent se lire comme
autant d'exposés pour un voyage dans le réel de
la langue et pour questionner la société.
EXIL
Une question que l'on m'a posée quand je suis arrivé
en France, et que l'on me pose toujours près de vingt-ans
après. Mon projet d'écriture fait que je ne suis
pas en exil. C'est lorsque je n'écris plus que je me sens
"sans endroit". L'exil, c'est paradoxalement cet endroit
qui m'accueille, un pays où je peux m'exprimer. C'est surtout
une période où mon pays natal m'a poussé
à partir car l'expression y était contrainte.
Un pays natal qui a changé à tel point que le rêve
de le retrouver semble impossible. Est-ce que je me sentirai seulement
"chez moi"? Peut-être que le fait d'avoir construit
un univers littéraire m'a exilé ? Mais beaucoup
de lecteurs se retrouvent dans ce que j'écris, car dans
l'espace de la littérature, chacun se construit un monde
où il peut/veut vivre. Ce territoire littéraire
est mental, et la question de l'exil se pose en dehors des contraintes
que la société impose. De mon côté,
cette question de l'exil a pris corps à la fin des années
1980 : ma pièce Le prophète et le président
a été interdite à Madagascar. J'ai reçu
des menaces physiques, mais avant cette censure, je n'avais plus
ma place dans l'Île. Littérairement, j'étais
trop à l'étroit, incapable de m'y exprimer pleinement,
j'étais déjà en exil...
International Book Fair Mauritius
Dans le contexte des célébrations de la Journée
mondiale du livre 2010, la Bibliothèque Nationale, en collaboration
avec Books &Business Co. Ltée, organisent une foire
internationale du livre du 25 au 29 août 2010. Cette manifestation
à la Cybercité (Cyber Tower 1) d'Ebène accueille
des éditeurs de l'étranger, des distributeurs et
fournisseurs ainsi que des participants locaux. Parmi les invités
de marque, Alena Jezkova écrivain tchèque, journaliste
et éditrice.
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