Je me réfère a un article parue dans votre Edition
du Dimanche 22 août 2010 sous le titre "nouveau branle-bas
à la PWA" - je ne n'attarderais pas sur tous les inexactitudes
et autres insinuations faite dans l'article, dont l'auteur parait
prendre comme vérité Biblique tout ce que débite
quelques frustrés et autres grand battus des derniers élections
de la PWA. Je voudrais apporter une précision là
ou mon nom a été cité et ou je suis directement
concernée. La décision d'entamer des poursuites
légal contre ceux qui ternissent la Police Welfare Association
- PWA - a été prise par la majorité des membres
présent et n'a pas eu besoin de "Casting vote"
du président pour être votée, comme c'est
écrit dans l'article concerné, Alors il est faux
de faire croire à vos lecteurs que c'est moi et en tant
que Président du comité qui ait servi de ma position
pour faire voter cette décision, qui n'est qu'une décision
collective du comité exécutif de l'Association.
Je vous demande de bien vouloir publier cette mise au point pour
dissiper tout malentendus.
Je vous remercie d'avance.
Ranjit Jokhoo
Président
Police Welfare Association
25 août 2010
Notre réponse :
Nous remercions le président de la PWA d'être finalement
sorti de son silence. Cependant, si le président de la
PWA estime que notre article contient des "inexactitudes"
alors que la PWA est minée par des scandales à n'en
plus finir, il serait de son devoir de président de répondre,
à l'intention de nos lecteurs, ainsi que de la dizaine
de milliers de policiers qui, de par leurs contributions mensuelles
à ce fonds, ont plus que droit d'être tenus informés,
aux interrogations ci dessous.
Monsieur Jokhoo a choisi de maintenir qu'il n'a pas eu à
utiliser son "Casting vote" parce qu'une "décision
collective" a été prise par le comité
exécutif de l'association afin de poursuivre "ceux
qui ternissent la PWA", à commencer par le sergent
Jaylall Bhoojawon. Week-End maintient son information à
l'effet que M. Jokhoo a bel et bien utilisé son "Casting
vote". Si besoin est, nous lui rappellerons que nous avons
publié les noms de tous ceux qui avaient voté pour
ou contre la décision de poursuivre ceux qui ternissent
la PWA. A l'heure qu'il est, des douze noms publiés par
Week-End, un seul d'entre eux s'est manifesté pour
dire qu'il n'y avait pas eu besoin de "Casting vote".
A savoir Ranjit Jokhoo lui-même.
-A cet effet, le président peut-il nous expliquer comment
une semaine après avoir pris une décision "collective"
d'entamer des poursuites contre ceux qui salissent l'image de
la PWA, lors de la réunion du comité exécutif
de ce jeudi (26 août), le procès-verbal de la précédente
réunion contenant la décision "collective"
a été désavoué, encore moins approuvé
?
- Monsieur Jokhoo va-t-il aussi démentir la teneur de notre
information de dimanche dernier à l'effet que deux membres
de son comité ont perçu Rs 15 000 en termes de "Election
allowance" alors qu'ils étaient eux-mêmes candidats
à ces mêmes élections ? A ce sujet, d'ailleurs,
le "silence" de Ranjit Jokhoo est assourdissant. Nous
laisserons le soin aux lecteurs, ainsi qu'aux policiers qui contribuent
mensuellement à la PWA de tirer leurs propres conclusions.
- M. Jokhoo peut-il également éclairer notre lanterne
quant aux raisons pour lesquelles certains membres du comité
exécutif de la PWA sont aussi frileux au sujet du scandale
relatif à l'achat de deux terrains par la PWA, notamment
à Port-Louis et à Péreybère, à
des coûts excédant Rs 30 millions ? La démarche
du sergent Bhoojawon d'avoir consigné une déposition
à la Central Criminal Investigation Division (CCID) concernant
ce scandale des terres, est intéressante car dans toute
démocratie qui se respecte, chaque individu qui se retrouve
en présence de preuves susceptibles de faire la lumière
sur des transactions louches a le droit et le devoir d'avoir recours
à la justice.
- Pourquoi ne pas donc laisser les différentes enquêtes,
à savoir celles de la CCID et du Registrar of Associations,
suivre leur cours plutôt que de vouloir à tout prix
faire taire les détracteurs de la PWA avant même
que ces enquêtes ne soient bouclées ? M. Jokhoo peut-il
également dévoiler à ses collègues
policiers et à la nation toute entière l'identité
de ce membre du Managing Committee de la PWA qui a été
précisément suspendu de ses fonctions de policier,
en compagnie de trois autres de ses collègues, pendant
plusieurs années relativement à l'achat du terrain
marécageux de Pereybère ?
La PWA n'a pas donc besoin du sergent Bhoojawon, ni de Week-End
ou de qui que ce soit pour se salir elle-même. Nous renvoyons
de ce fait Monsieur Jokhoo à toutes les déclarations
récentes de son supérieur hiérarchique, le
commissaire de Police, Dhun Iswur Rampersad, qui a eu, entre autres,
ceci à dire : "The PWA has been sligging mud on
the police", et au sujet de l'achat des terrains, que
ces dépenses étaient "inutiles"
(voir les éditions de Week-End de fin mai-début
juin). Ou encore cette autre déclaration lourde de sens
: "J'attends de pied ferme les conclusions des enquêtes
menées par le Registrar ainsi que par le CCID. Des décisions
fermes seront prises à la lumière de ces enquêtes.
Toute cette affaire est très grave."
Toujours en marge des malversations à la PWA, devons-nous
encore le rappeler, le commissaire de Police a choisi, au début
de juin, de transférer cinq policiers. Monsieur Jokhoo
pense-t-il aussi que les informations dont disposent son supérieur
étaient des "inexactitudes" et fondées
sur des "insinuations" ? Week-End tient également
à rappeler au président de la PWA que toute la gestion
financière de l'association (Rs 700 millions) ainsi que
la procédure d'allocation de prêts ont été
décriées par un rapport d'auditeurs, ainsi que par
le Registrar of Associations. Cette instance allant même
jusqu'à menacer de "de-register" la PWA.
L'inspecteur Jokhoo ira-t-il jusqu'à dire que tout ceci
n'est qu'inexactitude, insinuation ou encore une invention de
frustrés ? Si tel est le cas, M. Jokhoo envisage-t-il de
poursuivre aussi le commissaire de police, le Registrar of Associations,
les auditeurs qui ont rédigé cet accablant rapport
sur les finances de l'association, voire le Premier ministre,
qui a répondu à des interpellations à l'Assemblée
nationale au sujet de la PWA et a confirmé que des enquêtes
étaient en cours au sujet d'allégations qui pourraient
révéler des délits criminels. Heureusement
que le ridicule ne tue pas...