c o u r r i e r WEEK-END --- dimanche 29 août 2010



Police Welfare Association

Une "mise au point" du président, Ranjit Jokhoo

Je me réfère a un article parue dans votre Edition du Dimanche 22 août 2010 sous le titre "nouveau branle-bas à la PWA" - je ne n'attarderais pas sur tous les inexactitudes et autres insinuations faite dans l'article, dont l'auteur parait prendre comme vérité Biblique tout ce que débite quelques frustrés et autres grand battus des derniers élections de la PWA. Je voudrais apporter une précision là ou mon nom a été cité et ou je suis directement concernée. La décision d'entamer des poursuites légal contre ceux qui ternissent la Police Welfare Association - PWA - a été prise par la majorité des membres présent et n'a pas eu besoin de "Casting vote" du président pour être votée, comme c'est écrit dans l'article concerné, Alors il est faux de faire croire à vos lecteurs que c'est moi et en tant que Président du comité qui ait servi de ma position pour faire voter cette décision, qui n'est qu'une décision collective du comité exécutif de l'Association.

Je vous demande de bien vouloir publier cette mise au point pour dissiper tout malentendus.

Je vous remercie d'avance.

Ranjit Jokhoo
Président
Police Welfare Association

25 août 2010


Notre réponse :

Nous remercions le président de la PWA d'être finalement sorti de son silence. Cependant, si le président de la PWA estime que notre article contient des "inexactitudes" alors que la PWA est minée par des scandales à n'en plus finir, il serait de son devoir de président de répondre, à l'intention de nos lecteurs, ainsi que de la dizaine de milliers de policiers qui, de par leurs contributions mensuelles à ce fonds, ont plus que droit d'être tenus informés, aux interrogations ci dessous.

Monsieur Jokhoo a choisi de maintenir qu'il n'a pas eu à utiliser son "Casting vote" parce qu'une "décision collective" a été prise par le comité exécutif de l'association afin de poursuivre "ceux qui ternissent la PWA", à commencer par le sergent Jaylall Bhoojawon. Week-End maintient son information à l'effet que M. Jokhoo a bel et bien utilisé son "Casting vote". Si besoin est, nous lui rappellerons que nous avons publié les noms de tous ceux qui avaient voté pour ou contre la décision de poursuivre ceux qui ternissent la PWA. A l'heure qu'il est, des douze noms publiés par Week-End, un seul d'entre eux s'est manifesté pour dire qu'il n'y avait pas eu besoin de "Casting vote". A savoir Ranjit Jokhoo lui-même.

-A cet effet, le président peut-il nous expliquer comment une semaine après avoir pris une décision "collective" d'entamer des poursuites contre ceux qui salissent l'image de la PWA, lors de la réunion du comité exécutif de ce jeudi (26 août), le procès-verbal de la précédente réunion contenant la décision "collective" a été désavoué, encore moins approuvé ?

- Monsieur Jokhoo va-t-il aussi démentir la teneur de notre information de dimanche dernier à l'effet que deux membres de son comité ont perçu Rs 15 000 en termes de "Election allowance" alors qu'ils étaient eux-mêmes candidats à ces mêmes élections ? A ce sujet, d'ailleurs, le "silence" de Ranjit Jokhoo est assourdissant. Nous laisserons le soin aux lecteurs, ainsi qu'aux policiers qui contribuent mensuellement à la PWA de tirer leurs propres conclusions.

- M. Jokhoo peut-il également éclairer notre lanterne quant aux raisons pour lesquelles certains membres du comité exécutif de la PWA sont aussi frileux au sujet du scandale relatif à l'achat de deux terrains par la PWA, notamment à Port-Louis et à Péreybère, à des coûts excédant Rs 30 millions ? La démarche du sergent Bhoojawon d'avoir consigné une déposition à la Central Criminal Investigation Division (CCID) concernant ce scandale des terres, est intéressante car dans toute démocratie qui se respecte, chaque individu qui se retrouve en présence de preuves susceptibles de faire la lumière sur des transactions louches a le droit et le devoir d'avoir recours à la justice.

- Pourquoi ne pas donc laisser les différentes enquêtes, à savoir celles de la CCID et du Registrar of Associations, suivre leur cours plutôt que de vouloir à tout prix faire taire les détracteurs de la PWA avant même que ces enquêtes ne soient bouclées ? M. Jokhoo peut-il également dévoiler à ses collègues policiers et à la nation toute entière l'identité de ce membre du Managing Committee de la PWA qui a été précisément suspendu de ses fonctions de policier, en compagnie de trois autres de ses collègues, pendant plusieurs années relativement à l'achat du terrain marécageux de Pereybère ?

La PWA n'a pas donc besoin du sergent Bhoojawon, ni de Week-End ou de qui que ce soit pour se salir elle-même. Nous renvoyons de ce fait Monsieur Jokhoo à toutes les déclarations récentes de son supérieur hiérarchique, le commissaire de Police, Dhun Iswur Rampersad, qui a eu, entre autres, ceci à dire : "The PWA has been sligging mud on the police", et au sujet de l'achat des terrains, que ces dépenses étaient "inutiles" (voir les éditions de Week-End de fin mai-début juin). Ou encore cette autre déclaration lourde de sens : "J'attends de pied ferme les conclusions des enquêtes menées par le Registrar ainsi que par le CCID. Des décisions fermes seront prises à la lumière de ces enquêtes. Toute cette affaire est très grave."

Toujours en marge des malversations à la PWA, devons-nous encore le rappeler, le commissaire de Police a choisi, au début de juin, de transférer cinq policiers. Monsieur Jokhoo pense-t-il aussi que les informations dont disposent son supérieur étaient des "inexactitudes" et fondées sur des "insinuations" ? Week-End tient également à rappeler au président de la PWA que toute la gestion financière de l'association (Rs 700 millions) ainsi que la procédure d'allocation de prêts ont été décriées par un rapport d'auditeurs, ainsi que par le Registrar of Associations. Cette instance allant même jusqu'à menacer de "de-register" la PWA.

L'inspecteur Jokhoo ira-t-il jusqu'à dire que tout ceci n'est qu'inexactitude, insinuation ou encore une invention de frustrés ? Si tel est le cas, M. Jokhoo envisage-t-il de poursuivre aussi le commissaire de police, le Registrar of Associations, les auditeurs qui ont rédigé cet accablant rapport sur les finances de l'association, voire le Premier ministre, qui a répondu à des interpellations à l'Assemblée nationale au sujet de la PWA et a confirmé que des enquêtes étaient en cours au sujet d'allégations qui pourraient révéler des délits criminels. Heureusement que le ridicule ne tue pas...



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