a c t u a l i t é s WEEK-END --- dimanche 29 août 2010



  Compte à rebours - Budget : les Finances toutes griffes dehors !
  Projets d'infrastructure - L'introduction du péage constitue un jackpot
  Souveraineté territoriale - Chagos : volte-face de Londres !
  Dilapidation alléguée - L'ICAC s'intéresse au bal des contrats de la NDU
  Bid Rigging - Double gifle en 24 heures de l'Independent Review Panel
  Bataille de Vieux-Grand-Port - clôture de la commémoration - Navin Ramgoolam : "Assumer l'histoire sans complexe et de manière introspective"
  "Kado lané en août" - Joy Beeharry rattrapé par la "Duty-free saga"
  Loto — 43e tirage - Chemin-Grenier rejoint la "Jackpot League"


Compte à rebours

Budget : les Finances toutes griffes dehors !

À probablement douze semaines de la présentation par le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, du budget 2011, le ministère des Finances s'affiche toutes griffes dehors avec The 2011 to 2013 Programme-Based Budget Call Circular. Dans ce document, le secrétaire financier, Ali Michael Mansoor, émet des directives à la fonction publique quant aux principales orientations pour le prochain budget. Deux mots d'ordre spécifiques qui reviennent comme un véritable leitmotiv dans ce document de neuf pages, en l'occurrence "tighter controls" et "major adjustments". Néanmoins, à droite de l'hôtel du gouvernement, notamment à la Bank of Mauritius Tower, le principal souci dans la conjoncture demeure les risques de "slippage" dans la mise à exécution des projets faisant partie du Public Sector Investment Programme (PSIP) générant des effets négatifs sur la croissance.

L'un des quatre risques majeurs dont doit faire face l'économie avec la crise économique secouant la Grande-Bretagne et les pays de la zone euro concerne les recettes d'exportations vu l'évolution catastrophique de ces deux devises par rapport à la roupie mauricienne. Ainsi, les dernières statistiques officielles semblent confirmer le diagnostic établi par le secrétaire financier.

La progression des recettes d'exportations au cours du premier semestre de cette année a été relativement maigre. Les statistiques officielles indiquent que de janvier à juin de cette année, les exportations ont été de l'ordre de Rs 29,9 milliards, soit Rs 1,4 milliard de plus que la performance enregistrée pour la période correspondante l'année dernière. Ces indications confirment la faiblesse dans la demande pour les produits d'exportations de Maurice.

La situation ne serait guère brillante du côté de la filière des exportations manufacturières. Ces items ont rapporté Rs 23,8 milliards, soit seulement Rs 300 millions de plus que l'année dernière. Le marché britannique a connu un écroulement au cours des six premiers de l'année, soit des recettes de Rs 5,4 milliards contre Rs 8 milliards en 2009, alors qu'en France une progression a été notée, passant de Rs 3,7 milliards pour le premier semestre de 2009 contre Rs 5,1 milliards pour janvier à juin 2010.

De son côté, dans un récent rapport, la Banque de Maurice est arrivée à la conclusion que "estimates for the external-led sectors, namely tourism and textiles, showed their second consecutive positive growth after several quarters of contraction." "While growth estimates for the textile sector remained weak at 1%, the tourism sector experienced a robust growth of 7,2%". Force est de constater que les exportations sucrières au cours du second semestre devront s'ajouter pour alléger la situation.

En sus de cela, le secrétaire financier a fait état de trois autres éléments de risques, soit la hausse des prix des commodités sur le marché mondial, la facture d'importations élévée en raison du taux de change du dollar américain et du cours pétrolier et des effets de la crise sur la profitabilité des entreprises et les revenus des ménages.

Pour le ministère des Finances, la principale répercussion de ces risques se fera sentir avec un "considerable narrowing in the national tax base" et des revenus fiscaux à la baisse pour le gouvernement en 2011 et en 2012 comparativement aux estimations publiées. À ce stade, les prévisions établies par les Finances indiquent qu'un point de la Taxe à la valeur ajoutée (TVA) représente des recettes de l'ordre de Rs 1,3 milliard. Pour l'exercice financier 2010, le budget avait prévu des revenus de l'ordre de Rs 20,6 milliards pour la TVA. La promesse électorale de l'Alliance de l'Avenir avec l'abolition de la National Residential Property Tax (NRPT) et de l'impôts sur les intérêts en banque devrait résulter en un manque à gagner de l'ordre de Rs 900 millions.

Les recettes sous forme d'"Income Tax - Companies and Bodies Corporate" dans la fourchette de Rs 8 milliards à Rs 10 milliards demeurent sous l'influence du ralentissement de la croissance économique et la baisse dans la profitabilité des entreprises. Avec la dernière échéance du 30 juin dernier, la Mauritius Revenue Authority (MRA) met actuellement la dernière main à un exercice de simulation pour évaluer les effets de la crise sur les revenus du gouvernement pour cette année et les deux prochaines années, que ce soit par rapport à la TVA ou encore aux impôts sur les compagnies.

Avec le début du compte à rebours pour les préparatifs budgétaires, la recette proposée par le secrétaire comprend un mélange de coupes budgétaires drastiques classiques avec un recours aux "public-private partnerships" et un redéploiement des ressources humaines dans le service. Il préconise une mesure qui pourrait faire beaucoup de bruit dans cette conjoncture politique à la sortie de récentes élections générales, notamment l'introduction des "user fees" pour des services jusqu'ici gratuits. "Examine possibilities for cost recovery and cost sharing schemes both to pay for new services and to catch up on the erosion of fees due to inflation", est-il recommandé aux responsables de la fonction publique parmi les huit commandements signés Ali Michael Mansoor.

De son côté, la Banque de Maurice mise sur les effets du récent Economic Restructuring and Competitiveness Programme (ERCP), présenté par le ministère des Finances en prologue budgétaire, pour conjurer les difficultés économiques qui se profilent à l'horizon. "Several risks emanating from the external front may spill over to the domestic economy. As economic conditions in Europe remain fragile, consumer spending there may remain subdued leading to lower demand for our exports of both goods and services. However, the ERCP, introduced recently, may ease those concerns to some extent", indique-t-on officiellement du côté de la BoM Tower.

Pour la Banque de Maurice, les principaux moteurs de la croissance économique en 2010 devront être dans l'ordre la construction, le tourisme, le transport et la communication et la "Financial Intermediation". Ces secteurs devront connaître des taux de croissance entre 5 % et 5,9%. Mais ce scénario ne devra se matérialiser que si les activités économiques domestiques sont encadrées par la mise à exécution rapide et efficace des projets d'investissements publics.

"These projections depend on the assumption that the domestic activity remains well-supported with several public sector investment projects being implemented this year. Bottlenecks in project implementation may unfavourably impact on growth", avertit sans détour la Banque de Maurice, qui se garde de se laisser prendre par la morosité ambiante.


Projets d'infrastructure

L'introduction du péage constitue un jackpot

Un récent rapport du ministère des Finances sur le Public Sector Investment Programme 2010/2014 - Fisrt 2010 Review confirme que l'introduction du péage sur les routes à Maurice représentera le prochain super jackpot. Mais la firme qui décrochera cette super cagnotte est actuellement en voie d'être désignée dans la mesure où après la "Request for Qualification" pour le toll road project de mars dernier, les firmes préselectionnées devaient soumettre au cours de ce mois leurs "Request for Proposals" (RFP).

Au-delà de ce calendrier, ce rapport du ministère des Finances lève le voile sur la gestion financière avec l'introduction du péage. La première surprise pour les usagers de la route pourrait être sous la forme des routes sujettes au péage.

Jusqu'ici, l'impression générale qui se dégage est que le péage ne concernera que les nouvelles routes en construction, en l'occurrence la Harbour Bridge, la Port Louis Ring Road ou encore la route Terre-Rouge - Verdun. Les investissements pour la construction du Harbour Bridge sont estimés à quelque Rs 11 milliards et de la Port- Louis Ring Road à Rs 6 milliards. La Banque mondiale a déjà alloué une somme de Rs 70 millions pour les advisory services pour la Port-Louis Ring Road et la Harbour Brudge.

Le ministère des Finances indique qu'une extension du péage est également envisagée sur le réseau routier existant, qui a fait l'objet de réhabilitation, et reliant la capitale à d'autres régions de l'île. "The new/upgraded road network would be operated as a user pay toll road. The Toll Road Project has been initiated by government with a view to alleviate traffic congestion along the Port Louis/Curepipe Corridor", indique le document officiel des Finances, qui confirme que l'étude de faisabilité de ce projet a été bouclée depuis décembre de l'année dernière.

Néanmoins, les recettes générées par le péage ne seront pas suffisantes pour garantir la profitabilité de l'opérateur privé qui sera choisi. Pour complémenter le "toll jackpot" à la compagnie à être désignée, le gouvernement, se basant sur les conclusions de l'étude de faisabilité, a déjà entériné la décision de prévoir le versement d'un "annual service fee". "Revenue from user toll fee may not be sufficient to fund the project in which case the Government would pay an annual service fee to the private developer", confirme l'étude du ministère des Finances.

Le coût d'exécution du "Toll Road Project" est estimé à quelque 530 millions de dollars américains (Rs 17 milliards) avec la période de construction échelonnée sur 38 mois alors que la période de concession à l'opérateur privé sera de 30 ans. Le montant du annual service fee, qui sera versé à la compagnie privée au cours de ces 30 ans, ne sera déterminé qu'à la lumière des "Requests for Proposals" reçues et analysées.

Par ailleurs, le gouvernement mise sur la formule de partenariat public-privé pour la mise à exécution de cinq autres projets, soit :

la construction du marché de Rose-Hill au coût de dix millions de dollars (Rs 320 millions) allouée à un opérateur du privé avec la municipalité assurant la gestion. "In return, the private developer would be given the right to develop, finance, build, market, maintain and operate an integrated mixed use facility over a period of 30 years", confirme le ministère des Finances. Un premier exercice d'appel d'offres lancé en juillet 2009 été en vain avec de "fresh tenders" en mars 2010 et l'exercice d'évaluation en cours ;

la transformation du Mahébourg Waterfront en une attraction touristique au coût de 48 millions de dollars (Rs 1,5 milliard) avec une concession de 60 ans à l'opérateur privé désigné ;

les centrales électriques de 100 MW avec des "additional capacities required to be added to the system from the year 2014". Pour satisfaire la demande jusqu'en 2025, sept turbines de 50 MW chacune devront être installées, la première en 2014 et la septième en 2024. Le feu vert du gouvernement est attendu avant l'élaboration d'une "detailed feasibility study" ;

la ferme éolienne de 25/40 MW de Curepipe au coût de 56 millions de dollars (Rs 1,8 milliard) avec un "power purchase agreement" sur une période de 20 ans en voie d'être mis au point et ;

la ville nouvelle de Highlands sur une superficie de 920 hectares, nécessitant des investissements de trois milliards de dollars (plus de Rs 100 milliards) sur une période de 15 ans. "Out of the five firms which submitted proposals, two were retained to participate in a competituve dialogue exercise. Several rounds of discussions have taken place and the exercise in nearing its completion", confirme le rapport des Finances.


Souveraineté territoriale

Chagos : volte-face de Londres !

Quatre mois après l'espoir suscité par l'arrivée au pouvoir des conservateurs et des libéraux en Grande-Bretagne, la désillusion est totale dans le camp des déracinés des Chagos. Le nouveau gouvernement britannique a confirmé officiellement qu'il n'entend pas se désister devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme saisie par les Chagossiens pour revendiquer leur droit au retour dans leur archipel natal. Cette affaire doit, en principe, être débattue devant cette instance internationale au mois d'octobre prochain. Cette nouvelle démarche des Britanniques pousse le gouvernement mauricien encore plus près de sa décision de solliciter en dernier recours la Cour Internationale de Justice pour réaffirmer le droit de souveraineté sur cette partie du territoire démembré par les Britanniques avant l'accession à l'Indépendance, le 12 mars 1968.

En effet, le ministre britannique des Territoires Outre-Mer, Henry Bellingham, qui avait reçu le PM Navin Ramgoolam à Londres, lors de son passage en juin dernier, a mis un terme à l'illusion des Chagossiens et des Mauriciens en général d'un changement de politique de la part du gouvernement britannique. Ce développement est intervenu sous forme de lettre du ministre britannique au leader du Groupe des Réfugiés des Chagos, Olivier Bancoult.

"The United Kingdom will continue to contest the case brought by the Chagos Islanders to the European Court of Human Rights. This is because we believe that the arguments against allowing resettlement on the grounds of defence, security and feasibility are clear and compelling", écrit Henry Bellingham dans une correspondance officielle à Olivier Bancoult.

Cette volte-face politique et diplomatique des Britanniques est également ressentie de manière vive à l'Hôtel du gouvernement dans la mesure où le ministre Bellingham s'est permis de justifier, contre toute attente, le projet du précédent gouvernement britannique visant à transformer l'archipel des Chagos, à l'exception de la base américaine de Diego-Garcia, en un Marine Protected Area (MPA). Ce projet avait été la cause d'un froid diplomatique entre Londres et Port-Louis depuis le début de cette année.

Le ministre Henry Bellingham s'est transformé en véritable avocat du MPA des Chagos. "The (British) government also believes that a MPA is the right way ahead in furthering environmental protection of the Territory and encouraging others to do same in important and vulnerable areas under their sovereign control", déclare-t-il en relançant tout le différend anglo-mauricien surtout avec l'expression "sovereign control".

Des milieux bien informés à l'Hôtel du gouvernement stgimatisent la "perfidie" des décideurs politiques britanniques sur le dossier des Chagos avec les fonctionnaires de Whitehall donnant la mesure. En marge de ces changements de positions de Londres, le gouvernement poursuit ses consultations avec le nouveau legal adviser en vue de mettre au point le dossier à être déposé devant la Cour Internationale de Justice.

Pour des raisons tactiques, très peu de détails ont transpiré sur le timing ou encore la forme de cette offensive juridique pour la revendication de la souveraineté de Maurice sur les Chagos. Dans l'immédiat, il n'est pas à écarter que Port-Louis fasse transmettre une nouvelle Note Verbale aux services du Foreign Secretary, William Hague, pour consigner formellement le désaccord profond sur la manière de faire.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Arvin Boolell, qui participe à une réunion de la COMESA à l'étranger, a confirmé à Week-End, hier, que la priorité des initiatives diplomatiques en cours est de garder intact le droit de Maurice pour exercer la souveraineté sur les Chagos. "Depuis le Traité de Lisbonne, et puis avec l'Accord de Cotonou, Maurice a objecté à l'utilisation de l'expression de l'Overseas Country Territory (OCT). Nous poursuivons nos consultations avec la Commission Européenne pour que cette référence ne fasse pas partie du Full Economic Partnership Agreement (EPA) que Maurice signera bientôt", a-t-il soutenu.

"Après le soutien de l'Union Africaine, de la Southern African Development Community, les Etats membres de la COMESA ont pris la décision de soutenir la démarche de Maurice pour éliminer toute mention de l'Overseas Country Territory dans des textes officiels en guise de solidarité avec Maurice dans sa lutte pour l'intégrité de son territoire", a poursuivi Arvin Boolell


Dilapidation alléguée

L'ICAC s'intéresse au bal des contrats de la NDU

Des contrats pour des travaux d'une valeur de plus de Rs 1 milliard alloués en 2008/09 par la National Development Unit (NDU) sous la tutelle du ministère de l'Environnement intéressent l'Independent Commission Against Corruption (ICAC). Mais avant le débarquement des hommes du commissaire Anil Kumar Ujoodha dans les locaux de la NDU à la Sterling House en vue de compiler des informations ou encore de procéder à l'Impounding des dossiers à des fins d'enquête, le rapport de l'Audit a étalé au grand jour le véritable bal des contrats intervenant en 2008/09, en particulier avec l'exécution de l'Emergency Rehabilitation Programme (ERP) après les graves inondations en mars 2008 ayant fait des victimes à Mont-Goût. Les responsables de la NDU ont systématiquement eu recours à l'Emergency Bidding prévu dans le Public Procurement Board pour l'allocation de ces contrats, d'une valeur de Rs 745 millions pour 55 projets sous l'Emergency Rehabilitation Programme et Rs 340,6 millions pour 329 contrats alloués en une année.

Le Directeur de l'Audit dénonce avec force la décision administrative d'allouer ces 329 contrats de travaux de route et de drain à travers l'île à deux contracteurs. Dans le dernier rapport, les noms de ces deux bénéficiaires ne sont pas révélés même si l'un des deux s'est vu octroyer des contrats pour presque le double de la valeur de l'autre, soit Rs 221,1 millions contre Rs 119,5 millions.

L'Audit note que cette pratique de limiter l'octroi de ces contrats à deux compagnies est contraire à celle qui avait été adoptée pour les précédentes années où un plus large éventail de compagnies étaient concernées par cet exercice. L'identité de ces deux compagnies devrait permettre d'élucider en partie ce traitement de faveurs mis à l'index par l'Audit.

Mais le résultat catastrophique de cette démarche ne s'est pas fait attendre dans un contexte où le mot d'ordre est, semble-t-il, la lutte contre le gaspillage et le favoritisme. L'Audit souligne que "the decision to allocate contracts to only two contractirs was an administrative decision to enable a better performance and monitoring of projects". Mais c'était encore loin de la réalité.

"As a result of very limited number of contractors, significant delays were noted in the execution and completion of the works. In spite of the delays to complete the jobs, NDU did not enforce the liquidated damages nor did they seize the performance bonds", note le rapport de l'Audit dans l'espoir que l'enquête initiée récemment par l'ICAC apportera des réponses à ces questions des plus pertinentes relatives au laxisme et complaisance affichés par les autorités.

Ainsi, à la fin de l'année dernière, sur les 329 projets alloués, les chantiers ont été bouclés dans 123 cas avec des délais accumulés de plus de 200 jours dans pas moins de 5 cas. Le Management de la NDU a cru nécessaire de justifier ces longs retards en faisant état de prétextes comme les conditions climatiques, les protestations des habitants contre le déroulement des travaux ou encore la pénurie de bitume sur le marché local.

Si la NDU n'a pas jugé utile d'exiger des compensations pour ces retards, en contrepartie, cet organisme s'est retrouvé avec des réclamations pour un montant de Rs 56 millions entre le 1er juillet 2008 au 31 décembre 2009 par ces contracteurs suite à des changements dans les "legislated prices of inputs".

"The extra payments have had a negative impact on cash resources of the NDU and this would have been avoided had the projects been properly planned, designed, supervised and closely followed up to the timely completion of projects as per work programme", avance l'Audit en guise d'éternelle rengaine.

Néanmoins, le second volet du bal des contrats à la NDU est intervenu au lendemain des inondations à travers l'île dans le sillage de la dépression tropicale ex-Lola en mars 2008 avec des dotations budgétaires de Rs 900 millions consacrées à un Emergency Rehabilitation Programme sans contrôle avec l'exécution de 55 projets définis.

"All the 55 projects were considered urgent and were done in accordance with the provisions on Emergency works of the Public Procurement Act", souligne le directeur de l'Audit dans son dernier rapport. La formule était tout trouvée et malgré l'extrême urgence de la situation, à décembre dernier, seuls 11 des 55 avaient été complétés et sur 38 autres chantiers, aucun développement n'était encore intervenu.

Peut-être que l'urgence était dans l'allocation de ces Rs 743 millions de contrats à un une poignée de contracteurs se comptant sur les doigts d'une main! Les conclusions de l'enquête de l'ICAC devraient faire la lumière sur les véritables intentions des décideurs. Malgré le fait que la valeur des contrats variait de Rs 14 millions à Rs 107 milions, les contracteurs choisis par le truchement de l'Emergency Bidding n'avaient aucune contrainte majeure. "Each of the contractors submitted a bond of Rs 1 million, irrespective of the total value of projects awarded to them. In a number of cases, the performance bonds expired and were not renewed to cover the extension of time. The perfomance bond of Rs 1 million is considered very low, as compared to the value of works awarded to contractors", rapporte l'Audit d'un point de vue général avant d'aborder des travaux spécifiques, qui n'auraient servi à rien comme dans le cas de la construction de drains à Petite-Julie.

En juillet 2008, un contrat de Rs 10,8 millions avait été alloué pour la construction de drains à Petite-Julie en vue d'éviter une répétition des dégâts causés par les inondations de mars 2008. Même si le projet avait été présenté comme étant urgent, à février dernier, les travaux n'avaient pas été bouclés.

Le contracteur avait abandonné le chantier depuis le 29 septembre 2009 après avoir empoché la moitié du montant du contrat. A la fin de janvier 2010, la NDU devait prendre la décision d'exiger la reprise des travaux. "During the same period, specifically on 7 February 2010, there was heavy rainfall in the region and the drains were over flooded. A number of houses were flooded", rapport l'Audit comme pour mieux démontrer l'absurdité des Emergency Procedures pour l'adjudication des travaux.

La situation n'est guère différente avec les drains à Amaury où la valeur des travaux sont de Rs 11,8 millions. Les travaux ont démarré depuis le 11 août 2008 et devaient être complétés le 13 avril 2009. Aux dernières nouvelles, ces "Emergency Works" ne seront terminés qu'en novembre prochain.

Entre-temps, les travaux avaient été abandonnés depuis septembre 2009 sans aucun préavis. "During a site visit in early March 2010, it was noted that only 250 metres of drain were placed and left uncovered, thus, representing a danger to the public. Liquidated damages estimated at more than Rs 600 000 had not been claimed in spite of the fact that very long delays were noted to complete the works", conclut l'Audit à ce chapitre en attendant l'entrée en scène des "gladiateurs" de l'ICAC pour essayer d'agencer "Emergency Procedures" pour l'allocation des contrats et "long delays" dans l'exécution des travaux avec littéralement des actes de dilapidation de fonds sans aucun contrôle...


Bid Rigging

Double gifle en 24 heures de l'Independent Review Panel

Les dernières décisions de l'Independent Review Panel renversant en 24 heures l'octroi de deux contrats sont venues s'ajouter à la polémique avec, au centre, le Central Procurement Board dans des allégations de Bid-Rigging. En effet, le contrat pour accueillir le Fashion and Design Institute du ministère de l'Education tertiaire d'un montant de Rs 43 millions et celui pour l'installation d'incinérateurs (crématoires) dans 5 cimetières de l'île ont été annulés suite à des contestations de soumissionnaires non-satisfaits des procédures adoptées pour l'adjudication de ces marchés. D'autre part, les informations disponibles officielles indiquent que depuis 2008 à la mi-août dernier, l'Independent Review Panel s'est prononcé contre des décisions entérinées sous le Public Procurtement Act pour l'allocation d'importants contrats financés de fonds publics.

La dernière décision en date de l'Independent Panel Review concerne l'affaire de 5 incinérateurs à être instalés et opérés dans les cimetières de Lallmatie, de Bois-Marchand, de Rivière-du-Poste, de Montagne St-Pierre (Bambous) et de Chebel. Après un premier exercice émaillé de vices de procédures et annulé une première fois en août de l'année dernière suite à la contestation d'un des deux soumissionnaires, soit Kabelek Engineering Limited, le Ruling de vendredi est venu remettre en question tout le projet.

En mai 2009, la firme Securiclean avait soumis une cotation de Rs 87 785 721. 50, alors que l'offre de Kabelek Engineering était de Rs 37 894 524. Mais le ministère des Administrations régionales devait refuser d'allouer le contrat au "Lowest Bidder" avec pour excuse que Kabelek Engineering Limited ne disposait pas d'une expérience de trois ans dans ce domaine. Un premier appel fut interjeté devant l'Independent Review Panel. Les autorités n'eurent d'autre choix que d'annuler l'exercice et de lancer un nouvel appel d'offres avec la participation de pas moins de 7 firmes soumissionnaires, dont Kabelek Engineering Limited.

Cette fois-ci, la décision d'allouer le contrat à la firme Sotravic pour une cotation de Rs 99 402 758.15 fut contestée. Kabelek Engineering devait soutenir que le budget alloué par le ministère des Administrations régionales pour ce projet était de Rs 53,6 millions. Face à ce développement, le ministère devait se raviser en adjugeant le contrat des crématoires à la firme Rey Lenferna Ltd, qui avait soumis une offre de Rs 53 994 081.

Kabelec Engineering et Sotravic devaient s'en remettre à l'Independent Rview Panel, composé de M. Allybokus, Denis Vellien et Mme Esther Hanoomanjee, pour une révision de cette décision. En fin de semaine, cette instance est arrivée à la conclusion qu'une nouvelle évaluation des cotations s'imposent dans la conjoncture, vu que l'offre retenue ne serait pas conforme aux spécifications définies lors de l'appel d'offre.

Vingt-quatre heure plus plus tôt, la firme GFA Investments Ltd, qui avait participé à un appel d'offres pour accueillir le Fashion and Design Institute du nouveau ministère de Rajesh Jeetah, avait obtenu gain de cause. Le montant du contrat alloué à Cyber Properties Limied était de Rs 43 millions. L'Independent Review Panel a annulé le Bidding Process parce que la cotation retenue n'était nullement "responsive".

La conclusion de cette instance d'appel est des plus catégoriques à l'effet que "the bidding documents in respect of location of floors was tainted with imprecision at the initial bidding process, which has not been properly cured at the pre-bid meeting, that the panel has no alternative than to recommend annulment of the bidding process in accordance with section 45 (10) (b) of the Public Procurement Act 2006".

GFA Investments Limited avait soumis une offre de Rs 21 millions alors que la cotation de Cyber Properties Investment Ltd était de Rs 42,7 millions. Cinq soumissionnaires avaient participé à cet appel d'offres pour la location au Fashion and Design Institute d'une superficie allant entre 2 000 et 2 600 mètres carrés d'immeuble.

Une analyse des cotations démontre que GFA Investments Limited, avec un nouvel immeuble en plein centre de Rose-Hill et un loyer proposé de Rs 255 par mètre carré, était le "Lowest Bidder" avec les autres comme suit: Cyber Properties Limited avec Rs 438 par mètre carré, Nexteragon (Ebène) avec Rs 606 par mètre carré; Société Civile Immobilier (Rs 571 par mètre carré). Et Rocket Design avec Rs 372 par mètre carré.

Accueillant favorablement cette décision de l'Independent Review Panel, Abdel Ruhomutally, Deputy Managing Director de GFA Assurance souligne que "le Tender Process doit être relancé dès le début. Si la décision n'avait pas été contestée, nous aurions vu la dilapidation de Rs 43 millions représentant des fonds publics. Tout ce que je peux souhaiter, c'est que le ministre de tutelle, l'honorable Rajesh Jeetah, va maintenant veiller au grain à tout le processus du nouvel exercice de façon qu'il n'y ait pas de Bid Rigging ou de gaspillage de fonds publics".

D'autre part, un document déposé le 17 août à la Bibliothèque de l'Assemblée nationale par le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, suite à la Private Notice Question du leader de l'opposition, Paul Bérenger, dresse la liste de 27 contrats majeurs alloués par le Central Procurement Board et annulés par l'Independent Review Panel depuis 2008 suite à des contestations. Parmi les contrats contestés, l'on retrouve principalement, en sus de l'affaire des consultants de la "Port-Louis Ring Road" mentionnée par Week-End dimanche dernier, les suivants:

-le House Connections and Maintenace Work, avec des critiques sévères contre le Central Procurement Board à l'effet que "the CPB was wrong to accept bank certificate produced as evidence as availability of adequate financial resources as the amount required in the Bid Data Sheet was Rs 2 million, whereas the document mentioned only Rs 1,5 million. Moreover, the CPB disregarded the allegation of misrepresentation in deciding to approve the award of the contract";

-approvisionnement de produits alimentaires à la police: procédure annulée car "the Bid Evaluation Committee had considered the criterion of unsatisfactory past performance by the bidder, which was not among the criteria stipulated in the bidding document";

-fourniture de 80 000 compteurs à la CWA en raison du fait que "full marks were awarded to the selected bidder for past experience of five years when it had been incorporated only a year ago and another mistake was the non-evaluation of responsive bids and evaluation of non-responsive ones";

- gestion et entretien du St-Martin Waste Water Management Plant avec l'Independent Review Panel faisant état de "serious shortcomings in the evaluation of the bids" et que "the selected bidder had offered its key personel for six months only instead of one year as stipulated in the bidding document and subject to replacement by local staff duly trained. The period of training initially proposed was considered inadequate";

-des Logging Sets pour le primaire avec la conclusion de l'IRP portant sur une "major technical deviaton in the offer of the selected bidder. The Ministry of Education was wrong in awarding the contract to the bidder as it was not responsive";

- des consultants pour la route Verdun/Trianon Link Road dans la mesure où "the selected bidder's technical proposal did not meet the requirements as at least three key personnel did not meet the eligibility criteria" ou encore le Management Contract de la CWA avec l'IRP soutenant que "the CPB was wrong to apply alternatively two different criteria to assess financial soundness, which however, did not give same results despite the advice of a financial adviser".


Bataille de Vieux-Grand-Port - clôture de la commémoration

Navin Ramgoolam : "Assumer l'histoire sans complexe et de manière introspective"

"Notre histoire est une et indivisible. Il nous faut l'accepter dans son intégralité. C'est ainsi que nous reconnaissons la maturité d'un peuple", a déclaré le Premier ministre. Navin Ramgoolam intervenait hier après-midi lors de la cérémonie marquant la fin des célébrations du Bicentenaire de la Bataille Navale de Grand-Port. Une cérémonie lors de laquelle une minute de silence a été observée en mémoire des disparus de la bataille et lors de laquelle l'enveloppe du Premier Jour et la table d'orientation ont été respectivement lancés et inaugurés par le PM et par le président du Groupe d'Amitié France-Maurice de l'assemblée nationale française, Jean-Pierre Door.

Le PM s'est tout d'abord dit heureux de constater le succès de la célébration de cet événement qui a vu défiler au moins 400 000 visiteurs. Saluant l'amitié et la collaboration de nombreuses personnalités, il a particulièrement tenu à remercier le président français, Nicolas Sarkozy, qui a délégué Jean-Pierre Door. Il s'est dit également heureux de constater l'intérêt suscité par bon nombre de chercheurs, universitaires et artistes venus de toutes parts notamment de la France, de La Réunion, des Seychelles, de Maurice même, qui ont apporté leur collaboration à cet événement.

Rappelant que Maurice a consécutivement été convoitée par les Arabes, les Portugais, les Hollandais, les Français en 1715 et les Anglais en 1810 jusqu'à ce que l'île n'obtienne son indépendance en 1968, Navin Ramgoolam devait souligner que Maurice a connu la colonisation, l'esclavage et l'engagisme, ce qui lui a valu de connaître un peuplement de l'Europe, de l'Afrique, de l'Inde et de la Chine. "Ces hommes, venus d'horizons lointains dans des conditions et des navires différents qui se sont parfois affrontés, ont fini par se connaître en réalisant qu'ils étaient dans un seul bateau. C'est cette diversité qui fait la force de notre peuple mauricien. Et nous avons réussi l'unité dans notre diversité", a soutenu Navin Ramgoolam. Il a également rappelé que l'île Maurice contemporaine a retenu, en 150 années de colonisation, son attachement à la culture française, à sa langue et au code Napoléon.

Navin Ramgoolam a également rappelé l'invitation qu'il a reçue du Président français pour commémorer la bataille navale de Grand-Port inscrite sur l'Arc-de-Triomphe à Paris où flottera le drapeau Mauricien. "J'aurai un tête-à-tête avec le Président Nicolas Sarkozy et une session de travail avec le Premier ministre français, François Fillon, dès le lendemain", a-t-il précisé.

Le PM devait, avant de conclure, rappeler que le gouvernement a décidé que le musée du peuplement, le toit et l'amphithéâtre de Pointe-Canon, et la table d'orientation nouvellement inaugurés seront de manière permanente les témoins pour les générations à venir. "La plaque en souvenir des morts et les documentaires et autres publications seront porteurs de l'histoire", a-t-il soutenu. Et d'ajouter : "Il est important de connaître l'histoire de son pays et son évolution pour comprendre notre histoire" et a conclu en souhaitant "que l'amitié entre la France et Maurice se maintienne".

Prenant la parole auparavant, Jean-Pierre Door a quant à lui remercié le gouvernement mauricien pour son initiative. "Si 1810 n'a pas été un tournant dans le monde ni même dans l'histoire de la France, il a été toutefois fondamental pour Maurice. Bien que loin d'être idyllique, cette bataille a de façon durable créé l'histoire et la destinée de Maurice et a été décisive dans la construction de la population mauricienne", a-t-il dit.

S'adressant lui aussi à l'assistance, le ministre des Arts et de la Culture, Mukeshwar Choonee, devait quant à lui exprimer toute sa gratitude envers tous ceux qui de loin ou de près ont contribué à la conception de cette grande première à Maurice. Il a, lors de son discours, exprimé son souhait de célébrer cette amitié entre Maurice, la France et le Royaume Unis annuellement.

La cérémonie de clôture s'est terminée par la projection d'un film sur la Bataille navale de Grand-Port conçu par Thierry Lagesse et Gaspard de Chavagnac suivie d'une réception au centre de créativité à Pointe-Canon, Mahébourg, et d'un spectacle culturel.


Le PM demande aux journalistes d'être des patriotes avant toute chose

S'adressant à la presse durant la réception au centre de créativité à Pointe-Canon, Navin Ramgoolam devait parler de sa série de rencontres avec d'imminentes personnalités françaises dont Nicolas Sarkozy, François Fillon et l'ancien Président Jacques Chirac qui, dit-il, débouchera sur "des choses bien concrètes".

Répondant à une question concernant un article paru dans l'express de samedi, Navin Ramgoolam devait catégoriquement dire que "tou nek bann faussetés extraordinaires." "Tous les jours nek zot ékrir faussetés mem. Sa mem problem dan Moris. À cause samen éna enn bann la loi bien sévères ki pé vini. Dayer nou inn recevoir enn comminiqué de la SADC apré ki zot inn copie Lettre de l'océan Indien. L'Afrique du Sud osi mem problem, gramatin tanto faussetés mem", a-t-il dit dans un même souffle.

Invité à commenter toute l'arrestation de l'ancien président de la Mauritius Duty Free Paradise Co Ltd (MDFP), Joy Beeharry, Navin Ramgoolam a cette fois-ci refusé, avant de lancer : "Mo fer enn apel à zot. Zot bizin vinn patriotik, guet lintéré Moris avan guet linteret bann zournals." "Sé séki nou inn fer zordi ek séki nou pou fer la semaine prochaine ki pou amen bann lavantaz", a-t-il dit avant de tourner le dos.


"Kado lané en août"

Joy Beeharry rattrapé par la "Duty-free saga"

Malgré les tentatives de spinning dans la presse en début de semaine, Me Joy Beeharry, chairman de la Mauritius Duty Free Paradise Co. Ltd, a été rattrapé en fin de semaine par la "Duty-free saga" avec la distribution de cadeaux de fin d'année en plein mois d'août. En effet, vendredi, moins de dix jours après le début de l'enquête, l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) a inculpé cet homme de loi proche du parti Travailliste, sous trois chefs d'accusation, devant le tribunal de Grand'Port.

Mais cette comparution un dernier vendredi du mois où, en principe, les magistrats sont occupés à autre chose que de siéger dans leurs tribunaux, est venue s'ajouter à la polémique autour d'une possible perception de justice à deux vitesses, comme on le dit si bien dans le jargon populaire. C'est avec raison que Me Veda Baloomoody, membre de l'Assemblée nationale, est monté au créneau pour dénoncer une injustice criarde.

Un enfant de 12 ans, qui avait eu maille à partir avec la police ce même vendredi, a passé une nuit au cachot car, officiellement, les Cours de district ne siègent pas le dernier vendredi du mois. Mais quand Me Baloomoody a pris connaissance des "circonstances tapis rouge" dans lesquelles le chairman de la Mauritius Duty Free Paradise Co. Ltd avait été remis en liberté par la Cour de Mahébourg ce même vendredi contre une caution de Rs 20 000 et une reconnaissance de dettes de Rs 70 000, il n'a pu s'empêcher de dénoncer ce "traitement de VIP".

Comme pour ne pas envenimer une situation déjà compromettante, un magistrat est intervenu au téléphone auprès de la police dans la journée d'hier pour que l'enfant de 12 ans puisse retrouver la liberté conditionnelle pour un délit des plus mineurs. Pourtant, en début de semaine, Joy Beeharry avait voulu jouer au "matamore" politique et médiatique en faisant accroire qu'il avait décidé de step down de la présidence de la Mauritius Duty Free Paradise Co. Ltd pour ne pas gêner l'enquête de l'ADSU.

Mais, ce lundi dernier, les habitués des couloirs du Prime Minister's Office, qui ont dû avoir des comptes à régler avec le président de la Mauritius Duty Free Paradise Co. Ltd, riaient sous cape. Ils savaient tous que Joy Beeharry avait déjà été lâché par l'Hôtel du gouvernement. L'ordre lui avait été intimé de prendre ses distances de ses fonctions officielles et son nom avait été éliminé de la liste de la délégation officielle devant se rendre à l'Exposition Universelle de Shanghai.

D'autre part, d'autres sources proches du gouvernement avancent qu'une nouvelle étape de cette opération de lâchage politique devra intervenir dans les prochains jours. Ainsi, les corps para-étatiques et autres collectivités locales, qui ont jusqu'ici retenu les services de Me Beeharry en tant que conseil légal, seront appelés à revoir leur décision et à mettre un terme à ces arrangements professionnels avec des versements de Retainer Fee vu que leur homme de loi est en liberté sous caution pour des délits de "larceny by receipt of wages" et de "giving instructions to commit larceny by receipt of wages".

Une des raisons derrière la décision de l'ADSU de procéder à l'inculpation provisoire de Joy Beeharry a été les premières conclusions de la douane sur les analyses des bar codes se trouvant sur les articles de luxe et hors taxes d'une valeur de plus de Rs 300 000 saisis sur le Logistics and Warehouse Manager, Udaiysing Ramdhonee, et du Manager, Vèle Govinden. Les bar codes peuvent révéler tous les détails au sujet du passage des produits sur les étagères des boutiques hors-taxes au Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport.

Si, du côté de l'ADSU, le gros de l'enquête dans ce cas de smuggling impliquant des gros bonnets de la Mauritius Duty Free Paradise Co. Ltd, est bouclé, l'exercice d'audit interne réclamé par ce qui reste du board de cette compagnie pourrait révéler d'autres "cadeaux-surprise" alimentant le scandale des boutiques hors-taxes. Affaire à suivre, à moins que…


Loto - 43e tirage

Chemin-Grenier rejoint la "Jackpot League"

Pour ne pas être en reste avec Surinam, qui avait déjà produit un millionnaire au Loto, Chemin-Grenier a fait son entrée au sein de la "Jackpot League" avec le 43e tirage du Loto hier soir. En effet, le gagnant de la cagnotte de Rs 10,7 millions a validé son ticket avec les six bons numéros chez Babooram Libre-Service, situé sur la route Royale de cette grosse agglomération du Sud.

Sunilduth Babooram, âgé de 46 ans, père de trois enfants, gère ce libre-service depuis bientôt 18 ans. Mais c'est la première fois qu'il se retrouve au centre d'un si heureux événement. " Mo bien kontan. Sa zafer Jackpot Loto li enn gran zafer. Prémié fois ine gagn enn aussi gro lot dans Chemin-Grenier. Ena ine déjà gagn Rs 50 000. Mé sa kantité millions-là, non ! " a déclaré Sunilduth Babooram à Week-End, qui l'interrogeait au téléphone dans la soirée d'hier.

Le gérant de Babooram Libre-Service soutient que de par la position de son commerce et le nombre de personnes qui y passent, il est extrêmement difficile de connaître l'identité du veinard. " Ene zourné ine lor laparey Loto samedi. Tia bon enn dimounn dan landroit mem ine gagn sa. Li pou fer mwa gran plézir sa ", devait-il ajouter en dissimulant difficilement sa joie dans la circonstance ou encore son impatience de rencontrer ce gagnant si possible.

Avec les six bons numéros tirés par l'artiste Nancy Dérougère, qui s'était produite sur le plateau de la Loterie nationale en compagnie de Mario Justin dans un "Happy Birthday" tout à leur honneur, le gagnant empoche Rs 10 718 337. Le jackpot de la semaine prochaine passe à Rs 5 millions. Les six numéros tirés dans l'ordre sont la boule bleue : 19 ; la rouge : 4 ; la jaune : 22, la jaune : 23 ; la bleue : 18 et la rouge : 17 ou dans l'ordre ascendant les numéros 04-07-18-19-22-23

Ce 43e tirage a fait 60 690 gagnants se partageant la somme de Rs 18,8 millions entre eux comme suit :

six bons numéros : un gagnant de Rs 10 718 337

cinq bons numéros : 76 gagnants qui remportent la somme de Rs 9 094 chacun, soit Rs 691 144 ;

quatre bons numéros : 3 823 gagnants qui remportent la somme de Rs 373 chacun, soit Rs 1,4 million et ;

trois bons numéros : 56 790 gagnants qui remportent la somme de Rs 100 chacun, soit Rs 5,7 millions.



a c t u a l i t é s WEEK-END --- dimanche 29 août 2010