s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 7 mars 2010



  Fonction publique - La GGSU revient avec la révision de la pension
  Rodrigues - Johnson Roussety rapporté au PM par GSC-Solodarité
  Femmes courage - "Kapav koz zourné la fam kan pran nou pou moins ki zanimo ?"
  "Boukou fosté dan séki minis pé dir", estiment les grévistes
  Grève de la faim des ex-planteurs de Riche-Terre - Satish Faugoo : "Pas de négociation !"
  A la veille de la Journée internationale de la Femme - Elles se donnent l'occasion d'être égales à l'homme, au volant
  Concours - Jacqueline Dalais, meilleure femme entrepreneur 2009
  Conférence sur la pêche à Londres - Le rôle politique du Commonwealth pour préserver les océans
  Amende imposée à l'Université de Maurice - Des étudiants lésés, refusent de se plier aux règlements
  Dans une lettre à l'ICAC - Un firme demande une enquête sur un tender attribué par le CTB
  Après appel d'offres international par l'UE - Le CNOI construit un nouveau bateau pour Madagascar
  Leçons particulières, amendement de l'Education Act - La GTU voudrait donner son avis sur le projet de loi
  Meeting antidrogue à Plaine Verte, ce matin - Des travailleurs sociaux dénonceront le jeu des trafiquants envers les institutions
  Mardi au Rajiv Gandhi Science Centre - Le prof Jayant Narlikar souligne l'importance de l'astrophysique
  Infrastructures publiques - Le village d'Ébène doté d'un centre social
  Brèves


Fonction publique

La GGSU revient avec la révision de la pension

La Government General Services Union (GGSU) revient à la charge sur le dossier de la formule de calcul de la pension des fonctionnaires au moment de la retraite. Après une première tentative au mois d'octobre de l'année dernière en vue d'obtenir des amendements au Pension Act pour remédier à ces lacunes, ce syndicat de la fonction publique a fini par arracher l'institution d'un comité de haut niveau sous l'égide des Finances en vue de procéder à des analyses détaillées de la situation et de soumettre des recommandations pour des amendements à la loi si besoin est. Pour le président de la GGSU, Rashid Imrith, la formule en vigueur et proposée par le Pay Research Bureau (PRB) avec l'extension de l'âge de la retraite à 65 ans, constituerait un gros désavantage pour les fonctionnaires.

Interrogé après la première séance de travail au ministère des Finances, vendredi après-midi, Rashid Imrith n'a pas manqué de souligner l'importance de ce dossier pour tous les fonctionnaires indistinctement. "Cette affaire de pension touche tous les membres de la fonction publique, qui se retrouvent lésés avec la formule préconisée dans le rapport du PRB. J'avais soulevé la question dans une première correspondance adressée au Prime Minister's Office en date du 19 octobre 2009. La requête fut transmise aux Finances une semaine après mais, depuis elle était restée sans réponse jusqu'au début du mois dernier quand j'avais eu l'occasion de rappeler au vice-Premier ministre et ministre des Finances que ce dossier était In Abeyance depuis au moins trois mois à son ministère. Finalement, nous avons pu avoir une première rencontre", devait-il faire comprendre.

Dans un mémoire portant sur une analyse comparative de la formule, le président de la GGSU démontre que les fonctionnaires sont pénalisés avec les limitations imposées par le PRB en ce qui concerne le nombre de mois de service dans le calcul de la pension, soit 400 mois (33 1/3 années) pour les fonctionnaires et autres employés des corps para-étatiques en poste au 30 juin 2008 et 460 mois (38 1/3 années) pour ceux se joignant au service après le 1er juillet 2008.

(A inclure ici le tableau intitulé "Pension Computation in respect pof a worker)

Ainsi, tout fonctionnaire se joignant au service Civil à l'age de 20 ans et prenant sa retraite à 65 ans, aura accompli 45 années de service, soit 540 mois. "Under the present Pension Formula, the worker and his/her employer will pay pension contribution in respect of : 540 - 400 = 140 months pensionable service (for officers in post as at 30 June 2008, and 540- 460 = 80 months pensionable service (for officers joining the service on or after 01 July 2008), that will not be taken into account in the calculation of his/her gross pension", souligne le président de la GGSU.

Pour contourner cette difficulté et rétablir les fonctionnaires dans leurs droits au moment du départ à la retraite, la GGSU propose que le "Total Length of Service" soit tenu en ligne de compte au lieu des plafonds de 400 mois ou de 460 mois. "These contributions over and above will not be taken into account in the calculation of his/her gross pension. He/she will thus be cheated of his/her pension contribution for these months. With a view to preventing this, the GGSU is proposing that the total Length of Service of a public sector worker should be taken into account in the computation of his/her Gross Pension", fait ressortir le président de la GGSU.

Les comparaisons font voir qu'avec la formule actuelle, le fonctionnaire touchant des salaires moyens de Rs 20 000 par mois se retrouve avec une "Gross Pension'" réduite de l'ordre de Rs 56 000 sur un montant de Rs 160 000 annuellement si le plafond de 400 mois est maintenu comme le démontrent les tableaux suivants

En résumé, le président de la GGSU souligne que "if the pension formulae remains unchanged : the worker in post as at 30 June 2008 (reference Case A and Case B) will earn a gratuity of Rs. 500 000 instead of Rs. 675 000 plus a reduced pension of Rs. 120 000 instead of Rs. 162,000 annually, or a gross pension of Rs. 160 000 instead of Rs. 216,000 annually". Même scénario de préjudice pour les fonctionnaires se joignant au service Civil après le 1er juillet 2008, soit une "Gratuity" de Rs 500 000 au lieu de Rs 586 957 avec une pension réduite de Rs 120 000 annuellement au lieu de Rs 140 870 ou une "Gross Pension" de Rs 160 000 au lieu de Rs 187 826.

La GGSU attire également l'attention sur le fait que le fonctionnaire et le gouvernement sont appelés à contribuer mensuellement jusqu'à hauteur de 18% des salaires jusqu'à l'âge de la retraite à 65 ans avec des risques d'"Underpayments" comme suit :

En conclusion, Rashid Imrith trouve que "in order that no employee is cheated of any fraction of his/her pension contribution, the GGSU is proposing that the total length of service is taken into account in the calculation of Gross Pension". Le président de la GGSU ne cache pas sa satisfaction devant cette première manche avec la réunion de vendredi, mais s'appesantit sur la nécessité d'une vigilance à toute épreuve pour que les travaux s'accélèrent et que les amendements nécessaires à la loi soient apportés dans les meilleurs délais en vue de ne pas pénaliser indûment les fonctionnaires partant à la retraite.


Rodrigues

Johnson Roussety rapporté au PM par GSC-Solodarité

Le chef commissaire de Rodrigues, Johnson Roussety, se retrouve ces jours-ci à la Une de l'actualité avec d'une part, en position de force après avoir obtenu que des sanctions soient prises contre l'Island Chief Executive du conseil exécutif de l'Assemblée Régionale de Rodrigues suite à des problèmes survenus depuis le mois de novembre dernier. D'autre part, les principaux animateurs de la confédération syndicale de gauche, CSG-Solidarité, ont écrit officiellement au Premier ministre, Navin Ramgoolam, pour dénoncer "la campagne de persécution" orchestrée par le chef commissaire contre le président de la Rodrigues Government Employees Association (RGEA), Alain Tolbize.

En fin de semaine, le gouvernement avait pris la décision de mettre un terme au contrat de Jean-Claude Pierre-Louis en tant que Chief Island Executive et de le "Demote" à ses fonctions antérieures en tant que "Departmental Head" à la Commission de l'Agriculture de l'Assemblée Régionale de Rodrigues. Cette décision a été prise sur la base des conclusions d'une enquête confiée par le Premier ministre au président du National Pay Council, Kris Ponnusamy.

Se basant sur une escalade de situations conflictuelles depuis au moins novembre de l'année dernière, Kris Ponnusamy a conclu en des positions irréconciliables entre ces deux personnalités et susceptibles de porter préjudice à l'intérêt supérieur de Rodrigues. La sanction a été communiquée officellement aux concernés en fin de semaine.

Mais, Johnson Roussety s'est retrouvé dans le collimateur de CSG-Solidarité suite à des conflits avec le président de la RGEA. L'intervention du Premier ministre a été sollicitée en vue de mettre un terme à cette "persécution syndicale" et pour atténuer les "ardeurs anti-syndicales" du chef commissaire, qui a pris en grippe le syndicaliste rodriguais en raison de son opposition à la politique de privatisation de l'eau et d'autres services publics dans l'île.

"This anti-union persecution is being carried out in order the stifle trade union's and peoples' opposition to the policy of the Rodrigues Regional Assembly to privatize water and other public services in Rodrigues", notent Serge Jauffret, Atma Shanto, Giandeo Peeharry et Ashok Subron de CSG-Solidarité.

Plus loin, ils aexhortent le Premier ministre de prendre les mesures nécessaires et que "instead of participating in this debate in a civilized manner, and instead of counter attacking the union's arguments on the issue of privatization and water, the Chief Commissioner has adopted a megalomaniac and authoritative posture. He has opted to deal with the whole issue as personal matter. He has since the end of last year launched a personal intimidation and persecution campaign against the President of the RGEA. The Chief Commissioner has been abusing its authoritative power, running slander campaign through a newspaper under its control and circulating highly defamatory 'anonymous' pamphlet to attack Alain Tolbize : a President of a union who have only defended the rights of its members and raised issues affecting the livelihoods of the peoples of Rodrigues".

La CSG-Solidarité n'écarte pas la possibilité de lancer une campagne internationale de dénonciation des méthodes abusives du chef commissaire contre des syndicalistes.


Femmes courage

"Kapav koz zourné la fam kan pran nou pou moins ki zanimo ?"

Nuit et jour, elles se relaient auprès des ex-planteurs de Riche-Terre qui en sont à leur 17e jour de grève aujourd'hui. En dépit des intempéries, malgré la fatigue, malgré l'angoisse, elles accompagnent leurs époux, enfants, ou proches dans ce combat. "Nou enn sel fami. Tou planter enn sel fami", disent-elles. Depuis plus d'une quinzaine de jours maintenant, leur quotidien est rythmé par la crainte qu'un des six grévistes, totalement affaiblis, perde la vie. Entre les difficultés pour faire bouillir la marmite, envoyer les enfants à l'école et tenter de gagner leur vie…, ces femmes, dont certaines sont elles-mêmes d'anciens planteurs à Riche Terre, se disent rongées par l'inquiétude.

Elles sont "révoltées" de l'attitude des autorités et avouent être "déçues" du manque de considération à leur égard. Alors qu'on célébrera demain la Journée internationale de la Femme, ces femmes courage, installées auprès des six grévistes de la faim, se demandent : "Eski ou kroir kapav koz zourné la fam kan pé pran, nou fam-planter, pou moins ki zanimo ?" Elles sont prêtes, confient-elles, à entamer elles aussi une grève de la faim pour que leur voix soit enfin entendue, et que justice soit faite.

Bien que la femme soit à l'honneur, elles se demandent si les autorités, plus particulièrement la ministre de la Femme, Indira Seebun, sont fières de "sa bann fam ki dan soley, ki kiltiv later, mé ki Premie minis finn dir zot al krévé ?" Les paroles du Premier ministre, Navin Ramgoolam, à l'égard des grévistes de la faim de Riche-Terre, sont ancrées dans la mémoire de ces femmes. Aurela Édouard, Fleurette Casimir, Suzie Maoola, Rosemay Jodha, Tanuja Dullowa, Swabhagiawutty Doolary et Angélique Jean Louis, quelques-unes d'entre elles que nous avons rencontrées hier, se disent "blessées ki enn Premie minis finn koz koumsa.""Premier minis sipozé enn papa pou nou. Mé li pé préfer laisse nou krévé", estiment ces femmes, dont certaines sont d'ex-planteurs de Riche Terre et d'autres des proches des 23 planteurs qui militent pour leurs droits. Elles font d'ailleurs ressortir que Navin Ramgoolam a prêté serment en tant que Premier ministre "pou bien-être lépep et pas pou dir zot krévé." Depuis plus de quinze jours, elles sont au chevet des six grévistes. "Nou la pou encouraz sa six zom ki bien courazé la. Zot pé fer la grev lor nom 23 planter, lor nom 23 fami. Zot finn met zot lavi en ze pou nou. Gramatin, asoir, nou essaye accompagn zot", expliquent-elles. Malgré la fatigue et la maladie, elles tiennent à se retrouver aux côtés de ces six hommes. "Asoir pa dormi. Mem kan lakaz nou pa dormi. Parski non selmen nou trakasé pou nou bann pross, mé trakas lakaz fatig nou latet."

"Gouvernma finn arrass nou boussé manze"

"Nou dan la soufrans", racontent ces femmes, confiant leur déchirement de voir se détériorer chaque jour l'état de santé des grévistes. Mais elles tentent, tant bien que mal, de se rassurer mutuellement. Chacune raconte les soucis quotidiens auxquels elle doit faire face depuis que l'État a décidé de reprendre ses terres. "Dette lor dette. Délo fini koupé. Lalimière finn ariv Rs 7 000, pré pou koupé zot inn dir dan biro. Napli koné kouma pou tracé pou fini paye tou sa dette la", indique l'une d'entre elles.

Tanuja Dullowa, dont le mari figure parmi les grévistes de la faim, raconte combien il est difficile chaque jour d'envoyer ses enfants en bas âge à l'école. "Pé dir ledykasyon gratis, transpor gratis. Mé eski kapav avoy zanfan lekol ventre vide ?" demande-t-elle. Cette jeune mère cultivait la terre avec son mari. Mais, depuis 2007, elle n'a pas de travail. Son cas, c'est aussi celui de nombreuses mères de famille à qui "gouvernma finn arrass zot boussé manze".

Mardi dernier, elles sont allées manifester pacifiquement devant le Parlement. "Nou pé réklam nou drwa. Dépi 4 ans nou pé laguer pou ki bann-la pran nou problem compte. Mé personn na pa tandé", disent-elles. Si les autorités insistent à faire la sourde oreille, avec leurs enfants, elles descendront dans les rues pour manifester, indiquent ces femmes qui comptent elles aussi entamer une grève de la faim.

"Nou bann dimoun ki finn donn nou corps et âme dan karo. Zordi pé dir nou pa mérité", déplorent ces femmes. Le ministre de l'Agro-Industrie, Satish Faugoo a en effet fait ressortir lors de sa conférence de presse, vendredi dernier, que des 23 planteurs qui ont refusé la compensation financière offerte par le gouvernement, uniquement treize d'entre eux méritent qu'on leur alloue un terrain en plus des Rs 120 000. Mais, pour les femmes ex-planteurs de Riche Terre, les explications fournies par le ministre Faugoo sont pour la plupart des "mensongres".

"Minis pé dir ki nou pa ti kiltiv la terre. Minis pé dir ki éna entre nou pa mérité gagné. Si li éna dignité, dir minis-la vinn koz are nou", martèlent ces femmes. Faisant ressortir que depuis plusieurs jours les médias ne cessent de parler du spectacle De l'Ombre à Lumière, organisé conjointement par le ministère de la Femme, ces femmes s'indignent que "minis lafam pa finn mem demann li kouma nou, fam, nou pé fer pou sirviv." "Pe dir pou tir bann fam dan lombre pou mett zot dan lalimière. Me nou, fam, ki a pé souffer, gouvernma pé laisse nou dan trou."


"Boukou fosté dan séki minis pé dir", estiment les grévistes

Les grévistes ne sont pas prêts à arrêter leur mouvement. D'ailleurs, les propos du ministre Satish Faugoo à leur égard et l'arrestation jeudi de leur porte-parole, Salim Mutty, les a revigorés. En dépit de la détérioration de leur état de santé - l'un d'entre eux est toujours admis à l'hôpital -, ces ex-planteurs campent sur leur position. Ils maintiennent que leur cause est ce qu'il y a de plus juste et que "la majorité des détails fournis par Satish Faugoo sont des mensonges."

"C'est le ministre lui-même, lors d'une réunion à son bureau, qui nous a proposé de retirer l'affaire en cour, cela en vue de pouvoir entamer les négociations. Nous n'étions pas d'accord de retirer cette affaire", disent-ils. Ils soutiennent par ailleurs disposer de toutes les preuves qu'ils étaient tous, les 23 ex-planteurs qui ont refusé la compensation financière du gouvernement, actifs sur leur terrain. Ils maintiennent également qu'ils sont toujours au nombre de 23 à refuser l'offre gouvernementale, contrairement à ce que Satish Faugoo a indiqué en annonçant que l'un des leurs est venu chercher, vendredi matin, son chèque de Rs 120 000.

Selon eux, le ministre induit la population en erreur. Pour ces grévistes, si Satish Faugoo parle d'avoir accordé une compensation de Rs 120 000 à certains planteurs qui n'étaient pas actifs sur leur terrain "sur une base humanitaire", pourquoi donc lui est-il impossible de considérer la demande de ceux qui méritent d'être compensés à juste titre ? Pour ce qui est de leur mouvement de grève de la faim, ces ex-planteurs expliquent que tous les 23 planteurs ne peuvent se le permettre. "Eski ou kroir ki enn bonomm 75 ans kapav vinn fer lagrev lafaim ? Eski enn mama ek so piti kapav vinn anba latante et rest san manzé ?"

Les anciens planteurs de Riche-Terre soutiennent que leur demande de compensation de Rs 900 000 et un arpent de terrain est plus que raisonnable. "Nous savons combien nous avons dépensé sur nos terres depuis 1985. Nous avons dû la rendre cultivable. Nous avons dû mettre des clôtures et installer un système d'irrigation. Certains d'entre nous sont toujours en train de payer des dettes", expliquent-ils. Ils déplorent que le government valuer n'a pas pris en considération les améliorations apportées à ces terrains de Riche-Terre avant de soumettre son rapport.

Les 23 planteurs estiment que leur cas devrait être considéré comme celui des planteurs de cannes, afin qu'il n'y ait pas de politique de deux poids et deux mesures. Ils assurent que "personn pa finn mont nou latet." "Depi Clarisse House, nou ti réfizé". Et d'ajouter que ce n'est pas les six grévistes de la faim qui tiennent le gouvernement en otage, mais "c'est gouvernma dépi trois ans ki pé tenir nou en otaz". "Si le ministre de l'Agro-Industrie voulait agir correctement, et faire preuve de bonne foi, il serait venu à notre rencontre", estiment les grévistes. Ces derniers souhaitent d'ailleurs avoir un droit de réponse aux propos du ministre Faugoo sur la MBC.

Salim Mutty, le porte-parole des grévistes, qui a retrouvé la liberté conditionnelle vendredi après avoir fourni une caution de Rs 5 000, indique que le mouvement de grève perdurera tant que les autorités n'auront pas fait un pas envers les ex-planteurs de Riche-Terre. Une réunion est prévue demain, indique-t-il, afin de décider de la marche à suivre.


Grève de la faim des ex-planteurs de Riche-Terre

Satish Faugoo : "Pas de négociation !"

Une mise en garde premier ministérielle. Une proposition du leader de l'opposition. Une conférence de presse du ministre de l'Agro-Industrie… Le cas des grévistes de la faim, qui en sont à leur 17e jour de grève, demeure au statu quo. Le gouvernement ne cédera pas. Et les planteurs de leur côté sont déterminés à continuer leur mouvement, quitte à en mourir, disent-ils. Après quinze jours, le ministre de l'Agro-Industrie, Satish Faugoo, est enfin sorti, vendredi dernier, de son mutisme. Au travers d'une conférence de presse, le ministre est revenu sur les circonstances qui ont mené le gouvernement à reprendre possession de ces terres.

S'il est "high time", selon le ministre, qu'on éclaircisse les détails concernant ce dossier, Satish Faugoo a fait ressortir la position du gouvernement quant à l'appel lancé par les grévistes de la faim. "Il n'y aura pas de négociation", affirme-t-il, ajoutant que "éna dimounn pé monte latet sa bann planter-la". Pour le ministre, la lutte des grévistes de la faim a pris une tournure politique et le gouvernement ne cédera pas. D'ailleurs, il rejette l'idée de nommer un facilitateur sur ce dossier, comme suggéré la semaine dernière par le leader de l'opposition.

Qualifiant les revendications des grévistes de "irresponsables" et "inacceptable", Satish Faugoo, qui estime que le bon sens doit prévaloir, les a invités à mettre fin à la grève de la faim. D'ailleurs, a fait ressortir le ministre, un des 23 planteurs qui avait au départ refusé sa compensation a récupéré son chèque jeudi matin.

Le ministre de l'Agro-Industrie s'est attardé à donné les détails sur les circonstances dans lesquelles le gouvernement a décidé de récupérer les terres occupées par les planteurs en vue de permettre la création d'une ville satellite, au coût d'investissements de plus de Rs 22 milliards par les opérateurs chinois de Jin Fei (ex-Tianli). Satish Faugoo maintient que le gouvernement avait fait une offre très généreuse aux 120 planteurs en leur accordant, après négociations, Rs 120 000 et une portion de terrain d'un arpent à Bois-Marchand ou à Arsenal, à ceux qui le méritent.

Car, en effet, soutient le ministre, des 120 planteurs qui disposaient d'un contrat, 69 planteurs avaient arrêté toute activité agricole depuis plus de trois ans. Toutefois, "sur une base humanitaire", le gouvernement, qui aurait pu récupérer leur terre, les a inclus dans la liste des bénéficiaires et ces planteurs ont eux aussi obtenu une compensation de Rs 120 000. Or, 23 planteurs ont tenu tête, et n'ont pas souhaité accepté l'offre du gouvernement, indique Satish Faugoo.

Et d'ajouter que de ces 23 planteurs, seuls 13 étaient des planteurs actifs et devraient bénéficier, outre la compensation de Rs 120 000 par arpent, d'un terrain d'un arpent à Arsenal ou Bois Marchand. Satish Faugoo fait par ailleurs ressortir que des six ex-planteurs actuellement en grève, trois parmi figurent sur la liste des bénéficiaires actifs. "Trois lézot la, pa ti pé okip zot la terre."

Il a rappelé qu'il y a déjà un jugement de la Cour suprême concernant la décision du gouvernement de reprendre ses terres, moyennant une compensation recommandée par l'évaluateur du gouvernement. Ce jugement, a indiqué Satish Faugoo, faisait suite à la demande du gouvernement à la Cour suprême d'émettre un eviction order à l'encontre de six planteurs qui avaient refusé de quitter leur terrain.

"Les planteurs concernés avaient fait appel mais ont choisi de retirer l'affaire une semaine avant qu'elle ne soit prise sur le fond", a souligné le ministre. "Il faut savoir pourquoi ils ont retiré l'affaire en cour", précise Satish Faugoo, ajoutant que ce sont ces mêmes six planteurs qui ont entamé une grève de la faim devant le refus du gouvernement de leur accorder une compensation de Rs 900 000 et un terrain résidentiel de dix perches.

Selon lui, "éna dimounn ki pé mont zot la tet." "Pourquoi six seulement font la grève ? Pourquoi pas tous les 23 contestataires ?" a demandé Satish Faugoo. "Que chacun assume ses responsabilités. Six personnes ne peuvent prendre le gouvernement en otage", estime le ministre.


A la veille de la Journée internationale de la Femme

Elles se donnent l'occasion d'être égales à l'homme, au volant

Un jour, très bientôt, elles traverseront leur village au volant de la voiture de leur rêve. Toutes heureuses et fières. Elles seront encore plus indépendantes. Mais avant de concrétiser leur vœux, c'est au tableau que les codes et autres panneaux défilent sous leurs yeux. Au centre de Jeunesse de Rivière du Rempart, où elles suivent des cours sur les codes de la route dispensés par NICE (voir plus loin) et apprennent des techniques de conduite de manière théorique, quatre futures conductrices âgées entre 21 et 52 ans racontent leur désir de voiture. Et à la veille de la Journée internationale de la Femme, elles se donnent l'occasion de s'affirmer pour être égales à l'homme au volant.

Elles ont toutes les yeux rivés vers lui. Attentives, elles écoutent ses paroles et suivent ses moindres gestes. Lui, sur l'estrade, micro à la main, tantôt assis, tantôt debout, s'adresse à elles au… singulier. Pourtant, elles sont nombreuses. Une centaine ? Bien plus. Près de 200 femmes. Au loin, cette assemblée fait penser à une réunion de prière. Lui, ne quittant pas son micro est très volubile. Il leur demande de répéter après lui des termes qui disent long sur leur présence dans le grand hall du Centre de jeunesse du village. Elles, obéissantes, s'exécutent. De près, cela n'a rien d'un rassemblement religieux. Sur les genoux des participantes ; jeunes, quadragénaires, quinquagénaires, voilées, non-voilées, tika au front, chignon relevé, en tenue traditionnelle ou en jeans, un livre et un cahier qui rappellent que ces femmes sont là pour apprendre. Elles font connaissance avec les codes de la route et les techniques à maîtriser avant de passer au volant ! Et lui, Vinod Bungsy, ou "Monsieur Bungsy", comme elles l'appellent, n'est autre que leur instructeur. Aussi, si elles sont très concentrées, c'est parce qu'elles ont pour objectif de passer leur test d'oral, en vue de décrocher leur learner, avant de s'inscrire à l'auto-école et ensuite obtenir leur permis de conduire.

"Quand je conduirais ma voiture pour la première fois, je mettrais de la musique à fond et j'irai faire du shopping"

Conduire ! C'est le rêve que berce chaque jour et tous les soirs, Shabanaz Eckbarally, 21 ans, Mary-Jane Marie-Louise, 23 ans, Isha Persand, 23 ans, Lucette Cangy, 50 ans et Devi Kowlessur, 52 ans. Nos dames ont hâte de se mettre au volant et s'y voient déjà fières et pimpantes traversant leurs villages respectifs pour leur première tournée. Et les voilà qui nous embarquent dans la… voiture de leur rêve. "Il y a quelques mois, mon père a acheté sa voiture. Le jour où celle-ci est arrivée à la maison, je n'ai pas fermé les yeux la nuit. Je la lave quasiment tous les jours, même que mon voisin ne peut s'empêcher de se moquer gentiment de moi ! Depuis, je rêve de ma voiture. Je l'achèterais quand je travaillerais. Ce sera une M… bleue foncée. Je ne sais pas encore où j'irai pour ma première sortie, je ferais sans doute une balade", confie Shabanaz tout sourire. "Ma voiture, dit Mary-Jane les yeux pétillants, sera une NM… rouge aux vitres teintées. Quand je la conduirais pour la première fois, je mettrais de la musique à fond et j'irai faire du shopping. " Les cheveux tirés en arrière, Isha maquillée, coquette dans sa robe d'été, le sera aussi dans sa voiture à la marque féline. "Elle sera bleue", affirme-t-elle dans un éclat de rire. Ce rire c'est pour expliquer qu'elle ne se voit pas seule à bord de cette voiture. "Mo trouv mo ti bonom akoté mwa. Deryer bann zenfan, zot gato dan lamé", dessine-t-elle déjà dans sa tête. Mais, avant de connaître ce bonheur familial dans son véhicule, Isha raconte que sa première destination sera Grand-Bassin. Et comme elle est fan de Shakira, la Colombienne monopolisera le lecteur de CD de la sympathique habitante de Plaine des Riches.

"Mo pou démann enn lapriyer pou mo loto"

Lorsqu'elle quittera Belle-Vue Maurel à bord de sa voiture, Devi Kowlessur, grand-mère et femme au foyer, se rendra, également à Grand-Bassin, non sans un détour par le shivala du village. "Je ne veux pas de grande voiture, de vitres teintées et tout le reste… Mwa mo lé enn ti loto nwar. Parski nwar fer klas. Mon époux sera à mes côtés et ma petite-fille à l'arrière", confie cette dernière. Pour Lucette Cangy, la voiture de ses rêves est déjà dans sa cour à Goodlands. "J'ai toujours dit que ma voiture devra être blanche. Il y a peu, mon époux, qui voulait pour sa part une voiture noire, s'est rendu chez un concessionnaire. Mon Dieu ! J'ai prié pour qu'il n'en trouve pas et qu'il revienne avec une blanche à la maison. Après l'acquisition, il m'a téléphoné pour me dire qu'il me ramenait une véritable merveille. C'était vrai, il est rentré avec la voiture de mes rêves et elle était blanche", raconte-t-elle, mimant le soulagement éprouvé ce jour-là. Et de poursuivre : "Quand je la conduirais, seule, j'irai directement à l'Assemblée de Dieu. Mo pou démann enn lapriyer pou mo loto. "

Elle voudrait ne plus regarder d'autres demoiselles passer à bord de leur voiture pendant ses attentes à l'arrêt d'autobus

Ce n'est pas par fantaisie que Lucette Cangy (femme au foyer) et ses amies ont décidé de se mettre au volant. "De nos jours la voiture n'est plus considérée comme un luxe mais une nécessité. La femme qui conduit n'a plus besoin de compter sur les autres ! " avance la jeune Shabanaz avec conviction. Shabanaz n'est pas encore mariée et vit chez ses parents à Rivière du Rempart. Pour se rendre à Curepipe où elle prend des cours de management, elle voudrait bien ne plus regarder d'autres demoiselles passer à bord de leur voiture, pendant ses attentes à l'arrêt d'autobus. "Je suis femme entrepreneur et pour aller livrer mes produits artisanaux, une voiture me serait d'une grande aide. Je n'aurais plus besoin de me déplacer par le bus", explique de son côté, Mary-Jane qui habite au village d'Amaury. Lucette Cangy trouve que lorsqu'elle aura son permis en poche, elle pourrait se rendre à ses sessions de prière sans se faire véhiculer par son époux. "Et puis, si un jour il tombe malade, je n'aurais pas besoin de courir dans tous les sens pour trouver un taxi et l'emmener chez le médecin", note-t-elle. Et d'ajouter : "Si nous sortons et qu'il prend un verre, c'est moi qui conduirais. " Devi Kowlessur ne veut pas rêver uniquement de sa petite voiture toute noire. Elle a l'intention de l'acheter pour être plus mobile et "dépanner", dit-elle, sa famille. Tout comme Isha d'ailleurs.

Cependant, il y a un peu plus de trois semaines, avant que la jeune femme, qui suit des cours d'informatique, ne découvre les talents pédagogiques de "Monsieur Bungsy", son père s'était farouchement opposé à sa décision d'apprendre à conduire. "Li ti pé per tansion mo al kraz kiksoz (rires) ! Mais heureusement ma mère m'a défendue bec et ongles et il a fini par céder. Je suis ravie, d'autant que dans la famille la plupart des femmes ne conduisent pas", confie Isha amusée.

"Mo ti pé per tansion masinn rant dan kanal"

Mary-Jane, qui détient son learner, raconte que ses proches l'ont en revanche encouragée et même taquinée. "On m'a fait remarquer que des plus jeunes que moi arrivent à conduire", dit-elle. Le mari de Devi Kowlessur, qui, lui, préfère "so gro motosiklet" à une voiture, a aussi encouragé son épouse à se familiariser avec un tableau de bord, des pédales, le frein manuel etc… Mais contrairement aux autres femmes rencontrées, Devi Kowlessur n'a pas encore eu l'occasion de passer de la théorie à la pratique. Isha, elle, se souvient encore du jour où son "chacha" l'a guidée alors qu'elle s'est mise au volant du 4X4 de celui-ci. "Mo ti pé per tansion masinn rant dan kanal", dit-elle. Mais rien de tout cela n'est arrivé. "C'est aussi mon chacha, Reshad, qui m'a initiée", ajoute Shabanaz. "J'avais trop peur. Linn pran mwa dan so lébra linn met mwa asizé lin fer mwa kondir. Sa zour la mo ti ekstra per, mé monn rési met loto dan garaz", raconte-t-elle, fière d'avoir vaincu sa frayeur. De son côté, Mary-Jane avait transpiré le jour où son mari a pris la place du passager et elle celle du chauffeur. "Monn transpiré koumsa", dit-elle en montrant son pouce. Lucette Cangy, elle, a prévenu son mari. "Il était partant pour une première leçon. Mais auparavant je lui avais dit : " Si to pou kriy ar mwa, mo pa pou aprann ", et il ne l'a pas fait. " Mais, c'est à l'auto-école que Lucette Cangy poursuivra ses cours de conduite. Nos interlocutrices s'accordent à dire qu'elles feront partie de celles qui conduiront avec prudence. "C'est connu, les femmes font moins d'accident", disent les unes. "Ce sont les hommes qui conduisent souvent sous l'influence de l'alcool", soutiennent les autres non sans énumérer des multiples qualités des conductrices !


Codes de la route : 8 000 femmes formées en 4 ans

Cela fait 4 ans que le National Institute for Cooperative Entrepreneurship (sous l'égide du ministère des Coopératives) dispense des cours théoriques (uniquement) de conduite aux femmes ; 8 000 d'entre elles ont bénéficié de la formation répartie en 15 sessions. La plupart de ces femmes sont aujourd'hui des conductrices. Le directeur, Anil Seechurn, de NICE indique qu'en avril prochain ce sera au tour des femmes des régions de Chemin Grenier, Bambous et de Bel-Air, de bénéficier de ces cours gratuitement. L'objectif de cette initiation théorique, dit-il, consiste à renforcer la capacité des femmes, surtout des entrepreneurs. De son côté, Vinod Bungsy, Resource Person, n'est pas moins fier des "93 participantes qui n'ont même pas le CPE, mais qui ont réussi leur test d'oral". D'ailleurs, Vinod Bungsy est un fervent défenseur de la femme au volant. Il est convaincu qu'elle se démarque des hommes en faisant preuve de bon sens et de prudence. "Je crois que nous les hommes, ne devrons pas avoir honte d'apprendre d'elles !" A bon entendeur…


Concours

Jacqueline Dalais, meilleure femme entrepreneur 2009

La finale de la première édition du concours Femme Entrepreneur de l'année, organisée par VISA et le magazine Essentielle, a eu lieu jeudi soir à la Batisse, à Port-Louis. C'est Jacqueline Dalais qui remporte ce concours devant Josette Vexlard et Véronique de Guardia. Deepa Tulsidas et Nazima Peeroo ont reçu le trophée du "Most Promising Women Entrepreneur".

C'est lors d'un cocktail chic que s'est déroulée la finale de cette compétition organisée conjointement par le magazine féminin Essentielle et la carte bancaire VISA. Elle a été marquée par une série de discours des organisateurs et sponsors, dont celui, très énergique, de la ministre de la Femme soulignant que "la libération de la femme passe par son Empowerment et son indépendance financière" et que l'entrepreneurship est une des voies pouvant amener cela. Ce sont les membres de la rédaction du magazine Essentielle qui ont choisi les candidates, interviewées ensuite par un jury dont les membres ont été "méticuleusement choisis pour leur accomplissement dans leur domaine respectif ainsi que pour leur grande intégrité". Ils étaient Mala Chetty, représentante nationale des Femmes Chef d'Entreprises mondiales ; Marie-Louise Teng Hin Voon, associée chez BSO De Chazal Du Mée ; Giandev Motea, CEO de la Mauritius Posts, et Thimothy Taylor président de Scott et du National Committee on Corporate Governance. Après les auditions et délibérations, le jury a retenu trois des neuf candidates pour la finale avant de faire son choix définitif. C'est sans surprise que le trophée a été attribué à Jacqueline Dalais, qui œuvre depuis plus d'un quart de siècle dans le domaine de la gastronomie. Propriétaire de plusieurs restaurants au cours de sa carrière, elle fait graviter aujourd'hui ses activités autour de la Clef des Champs et de son service traiteur de Floréal tout en assurant la responsabilité de plusieurs restaurants gastronomiques à travers l'île.

Le prix de la première dauphine a été attribué à Josette Vexlard, responsable d'une maison et de villas d'hôtes sous le label Les Lataniers Bleus, à Rivière Noire. C'est après avoir travaillé dans l'exportation des fruits et légumes que Josette Vexlard s'est lancée dans le tourisme en transformant sa maison familiale en chambre d'hôte avec succès. Véronique de Guardia, la deuxième dauphine, s'est établie une solide réputation de créatrice de bijoux fantaisie haut de gamme et vient de lancer une collection de prêt-à-porter. Le titre de "Most Promising Women Entrepreneur" a été attribué par le jury à Deepa Tulsidas, spécialiste des produits en chocolats et Nazima Peeroo, fabricante de sacs et de portfolios. La cérémonie s'est terminée par un geste fort de Jacqueline Dalais, qui a fait monter sur scène les employés de la Clef des Champs pour partager avec eux le prix, soulignant que " l'entrepreneur ne peut exister et réussir sans son équipe ".

Première édition réussie pour ce concours dont la finale a été intercalée dans les célébrations traditionnelles autour de la Journée internationale de la Femme. Ce concours gagnerait en permettant aux membres du public - plus particulièrement à ceux qui envisagent de lancer une petite entreprise - d'entendre plus longuement les candidates expliquer leurs parcours, les difficultés rencontrées et les moyens pour y faire face. Ce concours gagnerait également en choisissant un autre logo que celui affiché durant la soirée sur grand écran : une silhouette féminine dont les courbes évoquent plus les concours de beauté que les PME…


Conférence sur la pêche à Londres

Le rôle politique du Commonwealth pour préserver les océans

Une conférence sur la pêche dans le monde a été organisée à l'initiative du Commonwealth au Senate House à Londres le 3 mars 2010. Les enjeux : rencontrer les pays donateurs, ceux qui financent les recherches dans l'environnement marin; voir les orientations du programme et son financement de même que mettre en place une organisation internationale pour gérer les ressources marines. Le scientifique Vassen Kauppaymuthoo était présent à cette conférence pour défendre les intérêts de Maurice en matière de ressources marines.

30% du peuplement de poissons se sont effondrés. 25% sont en danger d'effondrement. La législation internationale n'arrive pas à protéger la biodiversité marine. Une situation qui menace à court terme la stabilité des pays africains quand on sait que 200 millions d'Africains dépendent directement des ressources pour leur survie. Dans le contexte de la crise alimentaire mondiale et des incertitudes liées au changement climatique, il est essentiel de réduire les by-catch, de gérer les stocks de poissons de façon appropriée et d'utiliser les principes de précaution. Au Senate House à Londres, les scientifiques réunis ont fait ressortir l'importance de la pêche artisanale, les droits des pêcheurs et le rôle politique que peut le Commonwealth peut jouer. Il faut savoir que le Commonwealth a largement aidé à la mise en place de la Convention des nations Unies sur la loi de la mer de 82 (qui décrit comment les océans doivent être utilisés et la responsabilité des états par rapport à leurs eaux territoriales). Le Commonwealth joue aujourd'hui un rôle important en tant qu'organisation politique pour la préservation des océans.

Chaque pays comporte ses spécificités et fait face aux problèmes de gestion des ressources marines. Maurice n'est pas épargnée des dégâts écologiques et du pillage des océans. Il existe beaucoup d'activités illégales en matière de pêche. Maurice est signataire de certains accords pour le monitoring de tous les bateaux de pêche qui viennent dans nos eaux territoirales. Mais le pays n'est pas épargné par les bateaux du sud-est asiatique malgré les mesures prises. Le pays possède une grande zone économique exclusive mais la pêche illégale continue et le stock de poissons diminue. L'enjeu est d'assurer la survie des espèces menacées par le contrôle d'accès à tout baleinier dans nos eaux territoriales et le contrôle des prises de chaque bateau de pêche afin de s'assurer qu'elles ne contiennent pas d'espèces menacées.

Il faut savoir aussi que les poissons sont des ressources transforntalières (ils voyagent). Il est donc important de trouver une organisation pour piloter les programmes de recherche dans l'environnement marin. Le Commonwealth, de l'avis des scientifiques, semble être l'organisation appropriée. La rencontre avec les pays donateurs à Londres déterminera la mise en place de cette instance internationale. Les scientifiques et les pays donateurs seront appelés à trancher et à faire cause commune.


Amende imposée à l'Université de Maurice

Des étudiants lésés, refusent de se plier aux règlements

"Dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas", telle est la devise de trois étudiants en deuxième année de la faculté de Law & Management de l'Université de Maurice (UOM) qui se disent lésés par le "penalty fee" de Rs 500. Une déposition a été faite à la police lundi dernier simple mesure de "précaution", soutiennent-ils.

Le règlement de l'Université de Maurice veut que chaque étudiant s'enregistre en ligne pour confirmer leur participation aux examens. Pour cela, deux semaines leur sont accordés, mais une fois ce delai passé, une amende de Rs 500, par module, leur est imposée. Bien que le règlement soit en noir et blanc sur le site de l'Université : "An Administrative/Penalty Fee of Rs500/- per module will be charged for late registration/de-registration of modules". (Chapter 3 Module Registration 3.41), nombreux sont ceux qui ne le savent pas. A forte raison comme soulignent ceux qui se disent lésés : "Si je n'ai pas l'accès à l'Internet comment le saurais-je ? Je n'ai jamais signé un document affirmant qu'un "penalty fee" de Rs 500 serait imposé en cas de retard. De plus, personne ne nous a informé, pas même le program coordinator à qui revient cette responsabilité. Et sachez que nous ne sommes pas seulement à trois dans cette affaire, beaucoup d'autres sont concernés", disent-ils. Selon eux, à chaque fois qu'ils ont essayé de se connecter sur le site, le système figeait. Mais, un jour explique un d'entre eux, elle est parvenue à s'enregistrer avant que le système ne se fige une fois de plus.

"Faudrait ki kan papier ine passe dan klas ki mone coné ki mo ID pas ladan. Program Coordinator dir moi mone pane enregsitré moi ek ki mo bizin Rs 500 par module", racontent-ils. En premier lieu, disent-ils, nous ne comprenons pas pourquoi une fois le délai passé, le program coordinator a fait circulé cette fiche. En outre, explique notre interlocuteur, elle a eu un choc en apprenant qu'elle devait débourser Rs 2 500 de sa poche, alors qu'elle a déboursé un montant exorbitant pour le cours. "Kan nou program coordinator ine ale vérifié avek département Informatik, banla inn dir ki soi disan nou enregistré nou after closing date alors kuma ou depass closing date, automatikment ou nepli ena acces ek online system la", explique-t-elle. "Comment se fait-il alors que le département de l'Informatique a pu donner une raison invraisemblable", s'insurge-t-elle.

Par ailleurs, bien que les départements concernés se soient renvoyés la balle, la resonsable du Administrative Office a demandé aux étudiants d'adresser une lettre, au Administrative Office, au Dean de la Faculté Law and Management, au Program Coordinator, et au ministre de l'Education. Toutefois, le Vice Chancellor, Murgan Konrad, se dit "déçu", que ces étudiants se soient dirigés vers la police et les médias. Pour lui, à ce jour, il n'y a aucun "formal complaint". "There will be no investigation until there is a complaint. In this case, the students should pay and if ever, after investigation, it has been proved that the system was saturated, they will be reimbursed", nous a-t-il déclaré.

Sollicité pour une déclaration, le président de la Student Union, Pravesh Ramful assure qu'il n'est pas resté le bras croisé. Il a, dit-il, rencontré le vice-chancellor hier mais ne peut pas intervenir ne connaissant ses étudiants.

Maintenant qu'ils sont victimes d'une grande injustice, les étudiants refusent de payer et attendent l'intervention du ministre Vasant Bunwaree demain. Pour cause : la date limite pour se conformer est demain, au cas contraire les étudiants ne pourront pas prendre part aux examens. Nous avons essayé d'avoir une déclaration avec le ministre mais en vain...


Dans une lettre à l'ICAC

Un firme demande une enquête sur un tender attribué par le CTB

Le directeur de Special Security Guard Ltd a adressé un courrier au directeur de l'ICAC pour demander l'ouverture d'une enquête sur un contrat attribué par le Central Tender Board pour le compte du ministère de l'Education.

Dans son courrier, M. Dharamsingh Hosanee explique que sa compagnie a participé à un appel d'offres pour l'installation d'équipements de sécurité dans les établissements du ministère de l'Education en novembre dernier. Il souligne que l'offre de sa compagnie était la moins élevée des dix offres soumis et était de Rs 88 millions. A sa surprise, il fut informé par un fax du ministère de l'Education que le contrat avait été alloué à RSL Security Services de Quatre Bornes pour une somme de Rs 138 millions. Insatisfait de ce choix, le directeur de Special Security Guards Ltd l'a contesté en vertu de la section 43 du Public Procurement Act mais n'a pas reçu une réponse satisfaisante, à son avis, du ministère de l'Education. M. Hosanee poursuit en disant qu'il s'est livré à une enquête pour découvrir que, contrairement à ce qui est indiqué dans le document du ministère de l'Education, RSL Security Services n'a pas de bureau à l'adresse indiquée et ne possède pas de " Trade Licence" ce qui le disqualifierait d'office. Suite à ces renseignements, le dircteur de Special Security Guards demande à l'ICAC de " enquire into the way this contract is being awarded."


Après appel d'offres international par l'UE

Le CNOI construit un nouveau bateau pour Madagascar

Le Chantier Naval de l'Océan Indien décroche un nouveau contrat de fourniture de logistique navale à Madagascar. Il a, en effet, démarré cette semaine la construction d'un bac au coût avoisinant les Rs 80 millions et pouvant embarquer 124 passagers, plus un équipage de 5 personnes et 60 tonnes de fret et qui devrait assurer la liaison entre St Augustin et Soalara sud, deux régions se trouvant dans les districts respectifs de Toliara et Ampanihy.

La cérémonie de lancement des travaux sur cet ouvrage s'est dérpoulée en présence des Ambassadeurs de l'Union Européenne, Alexandro Mariani, et de France, Jacques Maillard. Étaient également présents, le premier Conseiller de l'Ambassade de Madagascar, Richard Via, le directeur général de la Mauritius Ports Authority, Shekar Suntah, le président du conseil d'administration d'IBL, Thierry Lagesse, let son Chief Executive Officer, Patrice d'Hotman de Villiers

Jean-Yves Ruellou, le directeur du CNOI a, à cette occasion, souligné que c'est pas moins d'une quinzaine de bateaux que le chantier a construit depuis sa création en 2001 Il a aussi rappelé, qu'il y a eu de nouveaux investissements de Rs 300 millions l'année dernière pour une capacité d'accueil de 350 mètres de quai et un élévateur qui premettent désormais de mettre à sec des navires allant jusqu'à 1,400 tonnes.

"Nous sommes très fiers et heureux de construire un nouveau navire pour Madagascar. Nous espérons qu'un jour, nous construirons un navire pour l'état mauricien, la main d'œuvre mauricienne aura alors la possibilité de démontrer localement sa qualité et sa fiabilité…", a, par ailleurs, déclaré Jean-Yves Ruellou.

Le Chantier Naval de l'Océan Indien, dont le site se trouve dans la zone portuaire de Port Louyis, est le fruit d'un partenariat entre le groupe Ireland Blyth Ltd et le Chantier naval français Piriou. Assurant aussi bien l'entretien et la réparation de bateaux que la construction de nouveaux navires, le CNOI , fonde avec un capital de Rs 800 millions, est une des composantes clé du " seafood hub " mauricien, soutiennent ses promoteurs.

En 9 ans, le nombre d'employés du CNOI est passé de 95 à plus de 250. Il faiut ajouter à cela les quelques 200 emplois indirects liés à la sous-traitance des métiers de l'industrie navale. Parmi les services proposés par le chantier, la construction mais aussi l'entretien et la réparation de bateaux.


Leçons particulières, amendement de l'Education Act

La GTU voudrait donner son avis sur le projet de loi

Depuis quelques jours déjà le bruit court à l'effet que l'amendement de la section 37 (A) de l'Education Act pour rendre les leçons particulières en Std IV illégales, n'aura pas lieu! Ces rumeurs, persistantes, donnent beaucoup d'espoir à ceux qui se sont farouchement opposés à l'implémentation du Enhancement Programme, en février dernier, en alternatif aux leçons privées. Si, à long terme, la loi permet toujours aux enseignants de donner des cours particuliers aux petits de la quatrième sans en être inquiétés, il va sans dire que le programme risquerait fortement d'être compromis. Car entre les leçons intensives préparant les élèves à la compétition que représente le CPE et le programme qui vise, entre autres, à renforcer leurs acquis, le choix des parents sera une évidence. En attendant le 23 mars, date de la reprise des travaux parlementaires, des syndicalistes qui ont affiché leur position contre le Enhancement Programme, croisent les doigts. Mais entretemps, Vinod Seegum, président de la Government Teachers' Union, fait une demande au ministère de l'Education et au gouvernement. "Si la loi sera effectivement amendée, les avocats du syndicat voudraient prendre connaissance du projet de loi. Nous sommes dans un pays démocratique et il serait normal que nous puissions consulter le draft et donner notre avis", déclare Vinod Seegum.


Meeting antidrogue à Plaine Verte, ce matin

Des travailleurs sociaux dénonceront le jeu des trafiquants envers les institutions

C'est ce matin que des travailleurs sociaux animeront un meeting antidrogue à Plaine-verte à partir de 10 heures. Se sont associés à leur démarche et seront présents, des chefs religieux de différentes confessions. Cependant, ces derniers ne prendront pas la parole. Le premier meeting du genre a pour but de sensibiliser les Mauriciens et tous ceux concernés par le fléau, sur l'impunité dont bénéficient les trafiquants de drogue. La plateforme constituée de travailleurs sociaux militant contre la toxicomanie, de syndicalistes et de chef religieux dénonce le "ridicule" dont subi nos institutions et même la police par les trafiquants et leurs complices. Et de citer l'exemple de Sivom Paupiah, qui a quitté le pays, alors que la police avait découvert de la drogue dans sa valise. Une fois en dehors du pays, Sivom Paupiah a affirmé sur les ondes d'une radio privée que la drogue lui appartenait. Dans cette affaire, le Marocain Tarik Affelous avait couvert ce dernier et s'est retrouvé en cellule. "Mais pas plus tard que vendredi dernier, c'est un Français qui a débarqué aux Casernes Centrales pour revendiquer la drogue découverte à la place du Marocain! Tout cela est ridicule. Après ce Français, qui se rendra aux Casernes Centrales demain pour revendiquer la drogue de Paupiah?" se demande Ally Lazer porte-parole de la plateforme. Après Plaine-Verte l'alliance concrétisée par les travailleurs sociaux et leurs partenaires se rendra à Goodlands et Plaine-Magnien pour animer d'autres meetings antidrogue.


Mardi au Rajiv Gandhi Science Centre

Le prof Jayant Narlikar souligne l'importance de l'astrophysique

L'astrophysicien indien Jayant Narlikar était à Maurice cette semaine, à l'invitation du Rajiv Gandhi Science Centre pour animer une série de conférences dans le cadre de l'année internationale de l'astronomie.

Lors d'une conférence sur l'astrophysique mardi au Rajiv Gandhi Science Centre, le savant indien a pendant une heure fait un exposé sur l'évolution des théories liées à la terre et du soleil. Pour le prof. Narlikar, les planètes sont très importantes pour la réalisation des calendriers, l'agriculture les célébrations religieuses et le navigation. Pour le scientifique, le travail d'un astronome est primordial car ses recherches peuvent apporter des solutions pour sauver la planète Terre contre les éventuelles collisions des comètes et autres météores.

Le prof. Narlikar a aussi rencontré les scientifiques mauriciens pour débattre sur les opportunités de recherches à Maurice et d'échanger les points de vue sur les récentes études en astronomie.Né à Kolhapur et âgé de 72 ans, Jayant Narlikar est un scientifique qui a proposé d'autres alternatives pour expliquer l'état de l'univers, outre la théorie du Big Bang. Il a été un farouche critique de l'ancienne école de cosmologie. Sa théorie baptisée, "la théorie de l'état stationnaire de l'univers" a été rédigée après plusieurs années de recherches avancées avec des astrophysiciens de renom. Ces travaux lui ont valu la médaille d'or du prestigieux prix Janssen. Au cours de ses études à Cambridge, il a eu l'occasion de côtoyer le professeur Fred Hoyle considéré comme le premier scientifique à remettre en question, la théorie du Big Bang.Dharam Gokhool, le ministre de l'Industrie et la Science et de la Recherche a exprimé le souhait du gouvernement d'étendre l'étude des matières scientifiques dans les collèges et les écoles.


Infrastructures publiques

Le village d'Ébène doté d'un centre social

Jouer à la pétanque, au tennis de table, au volley-ball, s'initier à la pratique du yoga… ou mieux encore, se rencontrer entre voisins et amis, les habitants du village d'Ébène disposent désormais d'un lieu spécialement dédié. Le village d'Ébène est, en effet, depuis peu doté d'un centre social. L'inauguration a eu lieu, la semaine dernière par les trois députés de la région, Nita Deerpalsing, les vice-Premier ministres Xavier Duval et Rama Sithanen, ainsi que du ministre de l'Environnement, Lormesh Bundhoo. Ces derniers, qualifiant ce bâtiment "de bijou", ont fait ressortir que ce lieu servira de lieu de détente à tous les habitants, indistinctement, du village. Le ministre des Finances n'a pas manqué de rappeler la transformation du village d'Ébène ces dernières années, sortant d'un camp sucrier pour former à ce jour partie intégrante de la cybercité. Au coût d'environ Rs 3.5 M, le centre social d'Ébène, doté de diverses infrastructures, dont une table de billard (premier du genre dans les centres sociaux mauriciens) offre désormais une multitude de possibilités de divertissements aux habitants de la région. Les députés de la région ont par ailleurs assuré que le centre sera prochainement doté de lampadaires afin que ceux qui souhaitent pratiquer des activités durant la soirée puissent le faire. Ils ont aussi recommandé aux habitants du village d'Ébène de respecter les lieux au maximum, afin d'éviter la dégradation du matériel. Par ailleurs, le ministre de l'Environnement a fait ressortir que la Police de l'Environnement effectuera chaque semaine une patrouille dans la région, afin de vérifier qu'il n'y a pas d'abus au niveau du centre et surtout que les usagers n'y consomment pas de boissons alcoolisées et de cigarettes.


Brèves

Conditions d'emploi et de salaires dans l'industrie sucrière - Le Collectif UASI/SILU/AGWU/OUA porte l'affaire devant la Commission de Conciliation

Dans le bras de fer qui l'oppose à la Mauritius Sugar Producers' Association (MSPA) au sujet de nouvelles conditions d'emploi et de salaires dans l'industrie sucrière, le Collectif syndical UASI/SILU/AGWU/OUA a décidé de porter l'affaire devant la Commission de Conciliation et de Médiation présidée par le Professeur Torul. Le litige a été accepté par la Commission qui entendra l'affaire pour une première fois mercredi prochain à 15h.

"Nous n'avons pas de temps à perdre avec la MSPA", devait affirmer à Week-End, M. Serge Jauffret, porte-parole du collectif. Dans le cadre de sa campagne de mobilisation des salariés du secteur, l'entente UASI/SILU/AGWU/OUA organise, sous l'égide de la CSG-Solidarité, une manifestation devant le siège de la MSPA le samedi 20 mars prochain. Le thème : "Larissess Bizin Partazé Ar Tou Dimounn."

Irrité par des déclarations du ministre du Travail - Le MTUC décide de ne plus inviter Jean-François Chaumière à ses activités

Le Mauritius Trade Union Congress (MTUC) a décidé de ne plus inviter le ministre du Travail, M. Jean-François Chaumière à ses activités. Cette décision intervient dans le sillage des déclarations faites par le ministre à un récent séminaire international conjointement organisé par le Bureau international du Travail (BIT) et la branche africaine de l'International Trade Union Confederation (ITUC).

A ce séminaire, le ministre avait, notamment, annoncé que le MTUC et le MLC avaient perdu leur statut de confédération. "Plutôt que de venir soutenir le mouvement syndical et l'aider, le ministre a choisi de les humilier en présence de représentants d'organisations internationales", soutient à Week-End M. Pradeo Buldee, président du MTUC.

"Alors que, dit-il, le mouvement syndical s'attendait, par exemple, à ce que le ministre ouvre le dialogue par rapport au comité tripartite, il n'a rien trouvé de mieux que d'évoquer des statistiques qui ne nous ont rien appris de nouveau". M. Buldee souligne que, quand des ministres ne sont pas invités à des activités syndicales, ils se plaignent et quand ils le sont, comme dans le cas de M. Chaumière, "ils viennent pour couler, davantage, les syndicats".

La SBM célèbre la Fête du Printemps

Dans le cadre de son programme Equality & Diversity, la State Bank of Mauritius (SBM) a célébré la semaine dernière la Fête du Printemps, en accueillant ses clients au restaurant Imperial China à Trianon. Cette soirée, dont l'invité d'honneur était l'ambassadrice de Chine, Bian Yan Hua, a été une occasion pour la banque d'exprimer sa reconnaissance envers une clientèle chinoise "solide".

Lors de son allocution, Gautam Vir, Chief Executive de la SBM, a fait ressortir que la clientèle est importante aux yeux de la banque. Dans cette optique, a-t-il souligné, "la SBM a entrepris un certain nombre d'initiatives ; c'est-à-dire de mettre davantage l'accent sur leur portefeuille de cartes qui offriront davantage de bénéfices aux clients."

De son côté, l'ambassadrice a mentionné le fait que la SBM dispose d'une solide clientèle chinoise à Maurice. Elle a aussi tenu à exprimer sa haute estime de la communauté chinoise à Maurice, qui a aidé au développement économique et social de l'île. Cette cérémonie a été marquée par la traditionnelle danse du lion, ainsi que des pétarades, recréant parfaitement l'atmosphère du Nouvel An chinois.

Vendredi à Vacoas - "Walk for Values"

Les Mauriciens sont invités à participer à une marche pour rappeler l'importance des valeurs, vendredi prochain. Le coup d'envoi de cette marche aura lieu devant la municipalité de Vacoas-Phœnix à partir de 9 heures. Le "Walk for Values", qui vise dans le même temps à dire non à l'érosion des principes dans la société mauricienne, est une initiative du Vacoas Sathya Sai Service Centre.



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 7 mars 2010