"Dès le début, il a été clair
qu'il n'était pas question que le MMM soit dans une alliance
dans laquelle le PMSD serait présent en tant que parti.
Navin Ramgoolam nous a confirmé qu'il souhaitait que Xavier
Duval soit candidat sur la liste du PTr. Mais, il y a eu ces derniers
jours, une nouvelle situation fut créée, dans la
mesure où il y a eu des attaques violentes, virulentes,
personnelles et des insultes et toutes sortes d'insanités
de la part des dirigeants du PMSD, y compris de Xavier Duval,
qui a été plus mesquin et plus grossier que les
autres". Ces propos sont du leader de l'opposition et
du MMM qui, lors de son point de presse hebdomadaire hier, a évoqué
cette situation nouvelle créée par les propos du
PMSD. Paul Bérenger a d'ailleurs annoncé son intention
d'en discuter avec Navin Ramgoolam.
Le leader de l'opposition et du MMM avait auparavant fait état
des discussions en cours sur une éventuelle alliance PTr-MMM
et sa rencontre avec Navin Ramgoolam qui, pour la première
fois, ont été soulevées à la réunion
du comité central de son parti, vendredi. C'est à
l'unanimité, dit-il, que cette instance a décidé
de give it a good try et d'envisger sérieusement
une alliance PTr-MMM.
Carte blanche a été donnée à la direction
du parti pour des discussions avec le PTr et c'est à la
prochaine réunion du comité central, fixée
au 20 mars, soit à trois jours de la reprise des travaux
de l'assemblée nationale, que les dirigeants vont report
back. De cette réunion du comité central de
vendredi, il a aussi dit qu'elle a "montré une
fois de plus la santé éclatante du MMM, sa solidité
et également sa combativité."
Le MMM se tient entre-temps prêt à aller aux élections
générales avec ses partenaires, l'Union nationale
d'Ashock Jugnauth et le Mouvement Mauricien Social Démocrate
d'Éric Guimbeau, a encore dit Paul Bérenger, tout
en affirmant que "nous souhaitons arriver à une
bonne alliance avec le PTr", ajoutant comme il l'a déjà
dit, que, pour le MMM, c'est avant tout une affaire de programme.
"Nous sommes tombés d'accord sur les grandes lignes
et les points-clés de ce programme, mais il reste encore
beaucoup de choses à discuter", a-t-il laissé
entendre.
À propos de XLD : "Pa trouvé ki manière
kapav coexisté ek sa kalité dimoune
!"
À l'heure des questions, le lader du MMM a répété
qu'il n'a à aucun moment été question que
le PMSD fasse partie d'une alliance PTr-MMM, mais que Navin Ramgoolam
a souhaité que Xavier Duval soit un candidat sur la liste
du PTr. Invité à dire si le MMM a accepté
cette proposition, Paul Bérenger a acquiescé, indiquant
qu'il ne voulait pas en faire une affaire personnelle.
Cela dit, il y a eu, entre-temps, les attaques et les insultes
proférées par Xavier Duval "contre fami
dimoune". Il a cité celles qui ont visé
sa petite fille, qui, soutient-il, furent "d'une particulière
bassesse" et ajouté : "Mo pa trouvé
ki manière kapav coexisté ek sa kalité dimoune
ek so banne atak dégoûtant et hystériques
!" Également traités de ridicules et ironiques
les propos du PMSD, selon lesquels le MMM protégerait le
grand capital.
Quant à savoir s'il juge sérieuse l'intention de
Navin Ramgoolam de contracter une alliance avec le MMM, Paul Bérenger
a répondu "oui" mais que, dans l'intervalle,
il y a eu l'épisode du PMSD. Il a aussi annoncé
de nouvelles rencontres avec ses partenaires Ashock Jugnauth et
Éric Guimbeau.
Et pour prévenir toute spéculation à leur
sujet dans le contexte des tractations d'alliance, il a aussi
annoncé que Vishnu Lutchmeenaraidoo se trouve à
Paris pour des raisons familiales et que Jayen Cuttaree, lui,
met le cap sur Washington demain. Comme nous l'annoncions, le
leader adjoint va voir son petit-fils, né il y a deux mois.
Grévistes de Triolet : une nouvelle proposition
Après avoir déclaré que c'est très
dommage que l'alliance sociale n'ait pas accepté sa suggestion
qu'un ancien juge de la Cour suprême soit nommé en
tant que facilitateur ou arbitre en vue de permettre la suspension
de la grève de la faim des planteurs de Riche Terre et
la recherche d'une solution, le leader de l'opposition a formulé
une autre proposition à l'effet qu'un effort supplémentaire
soit fait en faveur des 51 planteurs concernés.
Cela ne représente pas grand-chose, a-t-il déclaré,
ajoutant que "si éna perdi lavi, kot ine arrivé
li pou bien triste et li pou enn malédiction".
Aussi, il en a appelé spécialement au Premier ministre
et député de la circonscription pour qu'il agisse
dans ce sens, d'autant plus que c'est lui, rappelle-t-il, qui
est personnellement intervenu pour que la compensation initiale
de Rs 100 000 soit portée à Rs 120 000, "ce
qui est une bonne chose."
Paul Bérenger s'est appuyé sur les propos tenus
par Satish Faugoo lui-même, lors de sa rencontre avec la
presse vendredi, à l'effet que, sur les 120 planteurs concernés
par une éviction pour cause de projet de Jing Fei, 51 seulement
s'adonnaient véritablement à la culture de leurs
terres et que les 69 autres les avaient soit abandonnées,
soit sous-louées. Le leader de l'opposition et du MMM a
aussi relevé que le ministre a dit que la compensation
de Rs 120 000 a été accordée à tous,
qu'ils aient cultivé ces terres ou qu'ils les ont abandonnés,
ce qui, souligne-t-il, est très injuste.
Pour ceux qui ont eu leurs Rs 120 000, tant mieux, a dit Paul
Bérenger, mais ce n'est pas équitable et cela ne
procède d'aucune logique que les 51 planteurs dont c'était
le gagne-pain que de cultiver les terres concernées obtiennent
la même somme que ceux qui les ont sous-louées ou
les ont abandonnées.
Rodrigues : "Situation très dangereuse"
Venant à la situation à Rodrigues, le leader de
l'opposition et du MMM a dit ses inquiétudes de la situation
qui s'y développe. Il a évoqué sa rencontre
avec le chef commissaire, Johnson Roussety, à sa demande,
a-t-il précisé, lors de son récent passage
à Maurice, et a ajouté qu'il n'a pas réussi
à obtenir un rendez-vous avec le Premier ministre.
Paul Bérenger a rappelé qu'il n'y a pas très
longtemps, le chef commissaire avait exprimé son exaspération
et il avait parlé de l'indépendance éventuelle
de Rodrigues. Nicolas Von Mally, dans une interview à l'express,
le 3 mars dernier, est lui aussi venu dire son exaspération,
précisant que les Rodriguais n'en peuvent plus et que,
si rien n'est fait, ils n'hésiteraient pas à réclamer
leur indépendance.
Pour le leader de l'opposition, c'est évident que ce n'est
non seulement Johnson Roussety et Nicolas Von Mally qui sont exaspérés,
mais qu'il y a un sentiment largement partagé parmi les
Rodriguais qu'ils sont méprisés et négligés.
Ce sentiment devient dangereux, a-t-il estimé, avant de
souligner qu'il est important que le Premier ministre et Rama
Sithanen - les finances étant une vraie source de frustration
pour l'administration à Rodrigues - mettent tout en uvre
pour faire disparaître ce sentiment qui, s'il continue,
va déboucher sur une situation très dangereuse.
Pravind Jugnauth, leader du MSM :
"Que Bérenger démissionne comme leader de
l'opposition s'il veut rejoindre le gouvernement !"
Pravind Jugnauth demande à Paul Bérenger de démissionner
de son poste de leader de l'opposition s'il est décidé
à négocier en vue de joindre le PTr au gouvernement
afin, dit-il, de ne pas faire de ce poste "une farce".
"Contrairement à Bérenger, je ne suis pas,
moi, un mendiant !" affirme-t-il en soulignant que son
parti, le MSM, est "prêt à toute éventualité"
et envisage l'avenir "en toute confiance" et
"avec sérénité". À
un rassemblement des femmes déléguées de
son parti hier au Sun Trust Building pour commémorer la
Journée internationale de la Femme, M. Jugnauth a estimé
que ceux qui prétendent que le MSM ne vaut rien ne perdent
rien à attendre. "Lotri, sé nou ki pou alle
toussé !" affirme-t-il, en soulignant que le départ
de la course électorale n'a pas encore été
donné.
Évoquant la contribution du MSM pour rehausser le statut
de la femme et éliminer progressivement les discriminations
à leur égard, Pravind Jugnauth cite, entre autres,
la politique de dissémination des industries de la zone
franche dans les quatre coins de l'île en vue de créer
des possibilités d'emplois surtout pour les femmes ainsi
que le lancement du secteur des technologies de l'information
et de la communication qui, aujourd'hui, pourvoit des milliers
d'emplois à des jeunes femmes.
Au chapitre de la santé, le MSM, déclare son leader,
propose une politique nationale de vaccination contre le cancer
du col de l'utérus. Il affirme que le MSM est "le
seul parti" qui a traduit dans la réalité
la volonté affichée par tous d'amener plus de femmes
à s'engager en politique. Il cite, à cet effet,
les six candidates alignées par son parti aux dernières
élections générales et rappelle que le MSM,
avec cinq députées, est le parti qui compte le plus
de parlementaires femmes. M. Jugnauth accuse, sous le même
registre, le leader du MMM qui "tient de grands discours
sur la place de la femme tout en la dénigrant, comme cela
a été le cas au parlement avec Nita Deerpalsing."
Selon lui, il est "évident" qu'il existe,
aujourd'hui, davantage de pauvreté dans les familles en
raison de la "politique ultra-libérale"
du ministre des Finances qui, d'après lui, n'aura eu que
de la considération pour "le grand capital",
tout en restant "insensible aux cris du petit peuple".
Il en veut pour preuve l'abolition des subventions universelles
au paiement des frais d'examen de SC et de HSC. Le leader du MSM
explique que cette politique a pour conséquence que dans
des familles des parents sont maintenant contraints de pratiquer
la discrimination à l'égard de leur fille au profit
d'un fils quand il s'agit de choisir pour qui financer les examens.
Pour lui, s'il est vrai que l'écart entre riches et pauvres
subsistera toujours, l'on ne saurait tolérer que "les
riches deviennent plus riches et les pauvres encore plus pauvres".
"Il faut, dit-il, un mécanisme en vue de
permettre aux démunis de se procurer des denrées
de base à meilleur prix". Parlant de la dégradation
de l'ordre et de la paix, M. Jugnauth souligne que les femmes,
les jeunes filles et les enfants sont les plus vulnérables
face à cela. Il affirme avoir été le premier
leader politique à avoir fait des propositions à
ce chapitre.
Maurice, rappelle le leader du MMM, vient encore d'être
citée comme étant une "plaque tournante"
du trafic d'héroïne par un organisme des Nations unies.
"Il faut combattre la mafia de la drogue et vous connaissez
la volonté du MSM à ce niveau, comme sir Anerood
Jugnauth l'a prouvé dans le passé." Dans
le cas de la peine de mort préconisée par son parti,
Pravind Jugnauth souligne que, pour lui, cette mesure ne devrait
concerner que des cas spécifiques comme les assassinats
et le trafic de drogue. "Il faut, dit-il, redresser
la situation avec fermeté." Sous le même
chapitre, il est d'avis que la libération sous caution
pour certains délits devrait être abolie.
M. Jugnauth s'en prend aux "grand observateurs politiques"
qui, dit-il, veulent faire accroire que le MSM "n'est
pas un parti national." Pour démentir cela, il
prend à témoin des journalistes qui, dit-il, "reconnaissent
que, contrairement aux autres, jamais je n'ai tenu un langage
communal, qu'importe l'audience à laquelle je m'adresse."
"Quand on a la foi et des convictions, on n'a aucune raison
d'avoir peur. C'est vrai que le chemin est parsemé d'obstacles,
mais jamais je ne vais reculer, me laisser abattre ou désespérer."
Du "strip-tease" politique
Abordant les prochaines élections générales,
Pravind Jugnauth accuse de nouveau Paul Bérenger d'être
"un mendiant". "Un mendiant et un menteur
qui, aujourd'hui, fait du strip-tease politique." Il
demande aux observateurs politiques de juger si ce n'est pas un
manque de respect pour le poste de leader de l'opposition de la
part de M. Bérenger de négocier en vue de joindre
le gouvernement tout en conservant ce poste. Le leader du MSM
assure en revanche que, lui, sa "route" est "droite".
Après sa victoire à la partielle du N°8, il
rappelle avoir dit sa reconnaissance envers, notamment, l'électorat
travailliste, qui l'avait soutenu. "Contrairement à
Bérenger qui, lui, ne fait que de se servir des gens, je
sais, quant à moi, me montrer reconnaissant envers ceux
qui m'ont aidé." Aussi, Pravind Jugnauth réitère
que toutes ses options politiques demeurent "ouvertes"
sauf vis-à-vis du MMM. "Comme pour le N°8,
dit-il, aux prochaines élections générales,
notre adversaire direct sera Paul Bérenger et le MMM."
Il assure qu'en tant "qu'opposition responsable",
le MSM envisage l'avenir "en toute confiance"
et "avec sérénité". "Nous
sommes, dit-il, prêts à toute éventualité
et, contrairement à Bérenger, je ne suis pas, moi,
un mendiant." Il promet de "rassembler"
en vue de "la victoire". "Le MSM,
assure M. Jugnauth, est un parti d'avenir" et sera,
aux prochaines élections, "dans le camp de la victoire."
Pour lui, ceux qui affirment qu'il faut d'une alliance PTr-MMM
en vue de faire l'unité nationale sous-entendent que ces
deux partis sont, tous deux, "des partis sectaires."
Selon lui, ceux qui affirment que le MSM ne vaut rien ne perdent
rien pour attendre. "Atann papa ! Pa pressé ! Kifer
koumans galoupé avan lékours largué ?"
Et d'assurer que "lotri, sé nou ki pou alle toussé
!" Alors qu'il prévoit que 2010 sera une année
"encore plus difficile", le leader du MSM souligne
la nécessité de se doter d'"un gouvernement
sérieux qui a la volonté les idées pour travailler."
Il affirme, à cet effet, qu'à chaque fois que le
MSM a été au gouvernement, le pays a connu l'avancement,
le progrès et "le bonheur pour tous."
Pravind Jugnauth assure ne pas être "intéressé
par quelque poste ou honneur", mais ne désire
que "marquer de son empreinte l'Histoire politique du
pays." Selon lui, il y aurait comme une nostalgie de
l'ère de sir Anerood Jugnauth. Ce qui lui fait dire que
"péna baré, le MSM formera le prochain gouvernement."
Journée Internationale de la Femme
Paul Bérenger : "Se pas la peine de mort ki pu
fer violens reculé"
"Saken ena so lopinion lor la peine de mort . Bizin azir
kont violens, Law & Order bizin progressé me statistiques
mondial montré ki se pas la peine de mort ki pu fer violans
reculé mé se enn meyer lapolis...". Ces
propos sont ceux du leader de l'opposition, Paul Bérenger
qui répondait à une question formulée par
une femme dans l'audience. C'était lors du congrès
organisé par la Commission des Femmes du MMM, dans le cadre
de la Journée Internationale de la Femme célébrée
hier, à la Maison de la Culture et du Loisir.
Paul Bérenger, a lors de son allocution, souligné
qu'alliance ou pas, le MMM donne la garantie que la femme aura
toute sa dignité et exercera tous ses droits. Rejoignant
ainsi le thème chosi par la Commission des Femmes, "Femme
anou construire enn lot île Maurice", Paul Bérenger
a soutenu qu'il souhaite un autre visage pour Maurice. Une île
Maurice qui soit juste, disciplinée, où l'unité
nationale règnera, sans corruption, sans la politique des
petits copains, et une île qui prône la démocratie.
Il a de ce fait rappelé que l'Inde signera demain un traité
avec pour objectif de réserver 33% de femmes au parlement.
"C'est enn démarche historik", a-t-il
dit. Il a dans la foulée rappelé que Maurice ne
comptait que 15 % de femme alors que la moyenne mondiale est 19%.
"Moris mem pli movai elev SADC", a-t-il soutenu.
Prenant le parole, la député Arianne-Navarre Marie,
a mis en exergue les problèmes de santé qui touchent
principalement la femme. Elle a rappelé l'augmentation
du cancer chez la femme notamment le cancer du sein et du col
de l'utérus. "Kan bann mam perdi lavi se tou enn
fami ki affecté, zenfan perdi reper, se pour sa ki nou
dir ki la santé bann madam important", a-t-elle
déclaré. Arianne-Navarre Marie a de ce fait suggéré
un contrôle médical régulier, un examen gynécologique
à partir de 35 ans et une mammographie dès l'âge
de 45 ans entre autres.
Intervenant également, la député Françoise
Labelle, a mis l'accent sur la violence qui, dit-elle, touche
de plus en plus de femmes et d'enfants. Que ce soit la violence
domestique ou la violence dans la société, elle
a soutenu que la femme est non seulement plus vulnérable
mais est également la plus touchée par ce phénomène
alarmant. Pour elle, il faut notamment introduire l'éducation
sexuelle à l'école, et consolider la cellule familiale.
Naveena Ramyad, membre de la Commission des Femmes, a quant à
elle argumenté sur la relation directe qui existe entre
la pauvreté et le problème de logement.
Pour rappel : les propositions mises en exergue par les intervenantes
seront soumises au parti pour être inclues dans le manifeste
électoral.
Célébration de la Journée internationale
de la Femme
Mirella Chauvin, porte-parole de la Commission femme du PMSD
: "Il est temps que la femme retrouve toute sa dignité
au sein de notre société"
Le rôle de la femme dans la société est capital.
Les membres de la Commission des femmes du PMSD l'ont fait ressortir,
hier, lors d'un point de presse, visant à parler de la
Journée Internationale de la Femme. "Il est temps
que la femme retrouve toute sa dignité au sein de la société
mauricienne", a indiqué la porte-parole, Mirella
Chauvin. Selon ce parti, la femme mauricienne a trop longtemps
été victime d'abus, de violences et de discriminations
dans la société. Il faut lui donner les moyens de
s'émanciper davantage. Dans cette optique, la Commission
des Femmes du PMSD a mis en place divers projets visant à
empower la femme mauricienne. Mirella Chauvin ne manque
pas, par ailleurs, de souligner que le leader du PMSD, Xavier
Duval, qui a toujours cru et pratiqué l'égalité
des chances, a toute sa place dans le gouvernement. Elle rappelle
qu'il a contribué, ces cinq dernières années,
au succès de l'Alliance sociale.
Avec Nicole Hack, autre membre de la Commission Femme du PMSD,
Mirella Chauvin est revenue sur les différentes formes
de discrimination dont sont victimes les femmes surtout dans le
domaine du travail. Selon elles, il est urgent d'éliminer
toutes formes de discriminations à travers les lois. "Nous
sommes pour l'émancipation des femmes et c'est pour cela
que nous souhaitons que toutes les femmes de ce pays trouvent
leurs places dans la société", a expliqué
Nicole Hack. Pour les membres de la Commission des Femmes du PMSD,
l'un des moyens pour aider la femme à retrouver sa dignité
au sein de la société est l'accès à
l'éducation. C'est ce qui permet à la femme mauricienne
de prendre les devants et de s'affirmer parmi ses pairs, dit-elle.
Dans cette optique, le parti uvre à aider les femmes,
principalement les plus vulnérables et celles qui se trouvent
au bas de l'échelle et qui sont exclues à se faire
une place dans la société. Outre le soutient aux
analphabètes et l'accompagnement scolaires de certaines,
la Commission souhaite que les femmes aient plus accès
à l'informatique. La famille bleue souhaite également
la valorisation de la langue créole dans les établissements
scolaires a fait ressortir Mirella Chauvin. La Commission indique
par ailleurs disposer d'un nombre conséquent de femmes
au sein du parti aux prochaines élections. Faisant l'éloge
du leader du PMSD, Mirella Chauvin a fait ressortir que Xavier
Duval croit dans l'égalité des chances et dans l'émancipation
de la femme mauricienne dans la société. "Il
mérite sa place au sein du gouvernement", souligne-t-elle,
rappelant les nombreuses réalisations à son actif
ces cinq dernières années. Pour conclure, les membres
de la Commission Femme du PMSD ont invité la population
à venir en grand nombre au congrès des femmes du
PMSD qui se tiendra le 17 avril dans la cour de l'école
hôtelière à Ebène.
Devant les références répétées
à l'indépendance
Eric Guimbeau s'inquiète et appelle à aider Rodrigues
Eric Guimbeau, leader du MMSD, dit son inquiétude devant
les références répétées, ces
derniers temps, à l'indépendance de Rodrigues. Il
appelle, ainsi, à la vigilance et demande, particulièrement,
au ministre des Finances de trouver les moyens nécessaires
en vue d'aider les Rodriguais.
Tout en saluant l'unité qui s'est manifestée, cette
semaine, autour de l'opposition au projet britannique de parc
marin aux Chagos, Eric Guimbeau s'inquiète de ce qu'il
qualifie de "signes de détresse" émanant
de l'île Rodrigues où, selon lui, il existerait un
sentiment de ras-le-bol. Il parle des références
répétées à l'indépendance qui,
selon lui, commence à faire son chemin dans la petite île
et évoque une récente déclaration du député
rodriguais et leader du Mouvement Rodriguais (MR) à l'effet
que les Rodriguais "ne peuvent plus supporter la misère".
"Nous avons, déjà, perdu Diego et Tromelin,
qui est, au moins, en partie, occupée. Il y a aussi Agaléga
sur laquelle l'Inde a un il. Si nous ne prenons garde à
cela, nous risquerons, ainsi, de nous retrouver qu'avec l'île-aux-Aigrettes!",
avance le leader du MMSD. Il en appelle "à la vigilance"
et demande, particulièrement, au ministre des Finances
d'étudier les moyens de venir en aide aux Rodriguais, notamment,
par rapport à l'épineux problème d'eau dans
la petite île.
M. Guimbeau qui avait, vendredi, à ses côtés
M. Ravi Bhayraw, porte-parole des Forces vives de Dubreuil, devait
aussi commenter l'affaire de malversation alléguée
autour d'un projet du Trust Fund for the Social Integration
of Vulnerable Groups (TFSIVG) dans cette localité.
Il demande au président de la National Empowerment Foundation,
Amédée Darga, de rendre public le rapport d'audit
réalisé sur la question. Il réclame, dans
le même souffle, la suspension de toute nouvelle donation
du Trust Fund "en attendant que toute la lumière
soit faite".
Par rapport à la peine de mort, Eric Guimbeau se dit "mal-à-l'aise"
quant au recours à la peine capitale en raison, surtout,
du fait qu'il peut toujours y avoir erreur judiciaire. Il demande
à ce que ce soit, éventuellement, toute la population
qui ait l'occasion de se prononcer sur la question par voie de
référendum. Il demande aussi qu'une solution soit
trouvée à la grève de la faim entamée
par les ex-planteurs de Riche-Terre. Dans cette affaire, il faut,
dit-il, "mettre de côté l'orgueil".
Sur le plan politique, M. Guimbeau réitère son souhait
pour une alliance PTr/MMM qui serait, selon lui, "dans
l'intérêt du pays". D'après lui,
avec une telle alliance, tous les lobbies sectaires se verraient
neutralisés. Il adresse, au passage, une pique à
Maurice Allet, président du PMSD qui, dit-il, "semblait
très prévoyant" en annonçant, récemment,
que le PMSD était capable d'aligner 60 candidats aux élections
générales. "Je lui souhaite bonne chance!",
dit-il.
Brèves
Décès d'Aneerood Gujadhur
Aneerood Gujadhur, âgé de 72 ans, est décédé
samedi, tôt le matin, suite à un malaise. Cette figure
folklorique de la politique mauricienne a été candidat
à plusieurs élections législatives récentes
sous la bannière du Parti du Peuple mauricien (PPM). Il
avait surtout attiré l'attention des électeurs par
ses prestations télévisuelles où, tout en
dénonçant les différents pouvoirs en place,
il promettait de les envoyer " dans Karo canne ". Sans
succès jusqu'à ce que cette semaine la veille d'une
nouvelle bataille, il soit rappelé dans l'au-delà.
Ses funérailles ont eu lieu hier.
Le MDN pour la peine de mort mais contre le parti unique
Le Mouvement Démocratique National s'est prononcé
pour la peine de mort lors d'une rencontre avec la presse mercredi
dernier. Raj Dayal qui était entouré de ses principaux
collaborateurs a dit bien accueillir l'annonce du Premier ministre
dans ce sens, estimant qu'une telle mesure pouvait agir comme
élément dissuasif à la criminalité
galopante. Dans ces commentaires sur la situation politique et
les tractations d'alliance en cours, le leader du MDN a mis en
garde contre une situation qui pourrait s'apparenter à
celle d'un parti unique.
Pagaille devant Nando's hier soir
C'est peut être le résultat du 24/7. En tout cas,
c'était la pagaille devant le Nando's de Trianon hier soir.
Les clients qui attendaient ont été déçus
et en colère que la direction de cet établissement
ne leur ait pas informé qu'ils perdaient leur temps et,
qu'après une panne de courant, qu'elle se trouvait dans
l'incapacité de répondre à leurs attentes.
C'est après près de trois quarts d'attente que ceux
qui avaient fait la queue se sont entendus dire qu'ils ne seraient
pas approvisionnés. Certaines dames présentes en
compagnie de leurs enfants, dont certains en bas âge, n'ont
pas manqué de dénoncer ce qu'elles considèrent
comme un manque de professionnalisme de la part de la direction
de ce fast-food.
Le journaliste du Mirror écrit au PM
Le journaliste très connu du Mirror, hebdomadaire
en langue chinoise, Poon Yow Tse a, le 26 février dernier,
adressé une lettre au Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam
l'invitant à se pencher sur le dossier Chung Wa. Selon
ce que dit l'auteur de la correspondance, des membres de la communauté
chinoise avaient, dès 1945, procédé à
une levée de fonds pour acheter un terrain qui a été
ensuite alloué au gouvernement chinois, alors sous régime
nationaliste, pour l'aménagement d'un consulat. Le dit
terrain se situe à l'angle des rues Pope Hennessy et d'Estaing.
Poon Yow Tse écrit à Navin Ramgoolam que "we
would greatly appreciate if this piece of land is to be restituted
to the Chinese Government in line with the original intent of
the project". Pour appuyer sa demande, il soutient que "
it is worth noing that the British government gave back a plot
of land in London to the Chinese government after the establishment
of diplomatic relations". Il suggère enfin un Fact
Finding Committee pour se pencher sur cette histoire de terrain.
Jean-Michel de Senneville lance un SOS à SAJ
Emboîtant le pas à son bon ami, le Dr Dinesh Ramjuttun,
le travailleur social Jean-Michel de Senneville a, durant la semaine,
lancé un appel à Sir Anerood Jugnauth pour qu'il
redescende dans l'arène politique, pour qu'il réunisse
le MMM d'antan et sauver le pays d'une dictature virtuelle Labour/MMM.
Ses propositions pour un vrai changement et non pas celui des
"cents premiers jours promis" sont plutôt cocasses
puisqu'il se prononce pour un gouvernement où SAJ serait
le Premier ministre pendant une année, Paul Berenger pour
deux ou trois ans et Pravind Jugnauth pour terminer le mandat.
Jean-Michel de Senneville veut aussi voir un retour de Vishnu
Lutchmeenaraidoo aux Finances. Ses suggestions, dit-il, ont été
faites pour mettre "un peu de piment dans notre folklore
politique et donner aux médias un autre point de vue un
peu plus original que celui qu'on a assez de lire et d'entendre
en ce moment".
Branle-bas à la MBC
Dan Callikan se tient prêt à toute éventualité.
Il a décidé depuis la semaine d'avant de monter
son équipe de journalistes et de cameramen qui vont être
en première ligne le jour des prochaines élections
générales et surtout celui du dépouillement.
Il a, contre l'avis de responsable de rédaction, sélectionné
certaines personnes sans expérience, telle cette journaliste
dont la seule qualification est qu'elle vient de la circonscription
du Premier ministre. Il y a aussi un dossier qui donne de soucis
au directeur général de la MBC, celui de l'accord
avec le Mauritius Turf Club pour la retransmission en direct des
courses. C'est avec surprise que Dan Callikan a appris que les
employés de la MBC étaient rémunérés
par le MTC pour leurs services. Une enquête menée
par la direction a aussi permis d'établir qu'une des compagnies
opérant le tote payait aussi pour ses services, d'où
l'exclusion de la compagnie concurrente.
Des tracts anti-Johnson Roussety en circulation
Certains agissements du Chef-Commissaire sont très mal
vus d'une partie de la population rodriguaise. Il y a, en effet,
des tracts qui circulent qui dénonçent la manière
de faire de Johnson Roussety. Leurs auteurs demandent au gouvernement
de se pencher de plus près sur l'utilisation de l'argent
des contribuables, sur les protégés politiques,
sur la politique des terres et sur les propriétaires de
camions qui opèrent dans l'île.
Les activistes de Triolet s'adressent à Nando Bodha
C'est sous la signature d'un certain R. S. qui dit s'exprimer
au nom d"un groupe de militants du MSM de Triolet qu'une
lettre a été adressée au secrétaure
général du parti, Nando Bodha. Après une
mise en garde à la direction contre les manuvres
de Navin Ramgoolam et de Päul Bérenger, des "fins
stratèges", ces militants demandent que d'anciens
membres comme Jugdish Goburdhun, Michael Glover, Ajay Daby, Anil
Gayan, Régis Finette, Ramdath Jaddoo, Azize Asgarally,
Jaynarain Meetoo, Vishnu Lutchmeenaraidoo, Ashock Jugnauth , Mahen
Utchanah et d'autres pour relancer et "réinventer"
le parti au lieu de déclarer, semaine après semaine,
que "nou pé rentre dans l'hôtel gouvernement.
LA SCM réclame un référendum sur la peine
capitale
La Société Civile Mauricienne réclame un
référendum avant la rétablissement de la
peine capitale. C'est ce qu'ont déclaré les deux
dirigeants de cette organisation, Baby Joson et Kaviraj Padaruth,
ors d'une rencontre avec la presse, lundi dernier. Cette demande
a été formulée parce que la peine de mort
ne figure même pas dans le programme de gouvernement de
l'alliance sociale et qu'il n'a donc pas de mandat officiel du
peuple pour l'appliquer.