p o l i t i q u e WEEK-END --- dimanche 7 mars 2010



  Tractations avec le PTr - Le MMM parle de "situation nouvelle…"
  Pravind Jugnauth, leader du MSM : - "Que Bérenger démissionne comme leader de l'opposition s'il veut rejoindre le gouvernement !"
  Journée Internationale de la Femme - Paul Bérenger : "Se pas la peine de mort ki pu fer violens reculé"
  Célébration de la Journée internationale de la Femme - Mirella Chauvin, porte-parole de la Commission femme du PMSD : "Il est temps que la femme retrouve toute sa dignité au sein de notre société"
  Devant les références répétées à l'indépendance - Eric Guimbeau s'inquiète et appelle à aider Rodrigues
  Brèves


Tractations avec le PTr

Le MMM parle de "situation nouvelle…"

"Dès le début, il a été clair qu'il n'était pas question que le MMM soit dans une alliance dans laquelle le PMSD serait présent en tant que parti. Navin Ramgoolam nous a confirmé qu'il souhaitait que Xavier Duval soit candidat sur la liste du PTr. Mais, il y a eu ces derniers jours, une nouvelle situation fut créée, dans la mesure où il y a eu des attaques violentes, virulentes, personnelles et des insultes et toutes sortes d'insanités de la part des dirigeants du PMSD, y compris de Xavier Duval, qui a été plus mesquin et plus grossier que les autres". Ces propos sont du leader de l'opposition et du MMM qui, lors de son point de presse hebdomadaire hier, a évoqué cette situation nouvelle créée par les propos du PMSD. Paul Bérenger a d'ailleurs annoncé son intention d'en discuter avec Navin Ramgoolam.

Le leader de l'opposition et du MMM avait auparavant fait état des discussions en cours sur une éventuelle alliance PTr-MMM et sa rencontre avec Navin Ramgoolam qui, pour la première fois, ont été soulevées à la réunion du comité central de son parti, vendredi. C'est à l'unanimité, dit-il, que cette instance a décidé de give it a good try et d'envisger sérieusement une alliance PTr-MMM.

Carte blanche a été donnée à la direction du parti pour des discussions avec le PTr et c'est à la prochaine réunion du comité central, fixée au 20 mars, soit à trois jours de la reprise des travaux de l'assemblée nationale, que les dirigeants vont report back. De cette réunion du comité central de vendredi, il a aussi dit qu'elle a "montré une fois de plus la santé éclatante du MMM, sa solidité et également sa combativité."

Le MMM se tient entre-temps prêt à aller aux élections générales avec ses partenaires, l'Union nationale d'Ashock Jugnauth et le Mouvement Mauricien Social Démocrate d'Éric Guimbeau, a encore dit Paul Bérenger, tout en affirmant que "nous souhaitons arriver à une bonne alliance avec le PTr", ajoutant comme il l'a déjà dit, que, pour le MMM, c'est avant tout une affaire de programme. "Nous sommes tombés d'accord sur les grandes lignes et les points-clés de ce programme, mais il reste encore beaucoup de choses à discuter", a-t-il laissé entendre.

À propos de XLD : "Pa trouvé ki manière kapav coexisté ek sa kalité dimoune… !"

À l'heure des questions, le lader du MMM a répété qu'il n'a à aucun moment été question que le PMSD fasse partie d'une alliance PTr-MMM, mais que Navin Ramgoolam a souhaité que Xavier Duval soit un candidat sur la liste du PTr. Invité à dire si le MMM a accepté cette proposition, Paul Bérenger a acquiescé, indiquant qu'il ne voulait pas en faire une affaire personnelle.

Cela dit, il y a eu, entre-temps, les attaques et les insultes proférées par Xavier Duval "contre fami dimoune". Il a cité celles qui ont visé sa petite fille, qui, soutient-il, furent "d'une particulière bassesse" et ajouté : "Mo pa trouvé ki manière kapav coexisté ek sa kalité dimoune ek so banne atak dégoûtant et hystériques !" Également traités de ridicules et ironiques les propos du PMSD, selon lesquels le MMM protégerait le grand capital.

Quant à savoir s'il juge sérieuse l'intention de Navin Ramgoolam de contracter une alliance avec le MMM, Paul Bérenger a répondu "oui" mais que, dans l'intervalle, il y a eu l'épisode du PMSD. Il a aussi annoncé de nouvelles rencontres avec ses partenaires Ashock Jugnauth et Éric Guimbeau.

Et pour prévenir toute spéculation à leur sujet dans le contexte des tractations d'alliance, il a aussi annoncé que Vishnu Lutchmeenaraidoo se trouve à Paris pour des raisons familiales et que Jayen Cuttaree, lui, met le cap sur Washington demain. Comme nous l'annoncions, le leader adjoint va voir son petit-fils, né il y a deux mois.

Grévistes de Triolet : une nouvelle proposition

Après avoir déclaré que c'est très dommage que l'alliance sociale n'ait pas accepté sa suggestion qu'un ancien juge de la Cour suprême soit nommé en tant que facilitateur ou arbitre en vue de permettre la suspension de la grève de la faim des planteurs de Riche Terre et la recherche d'une solution, le leader de l'opposition a formulé une autre proposition à l'effet qu'un effort supplémentaire soit fait en faveur des 51 planteurs concernés.

Cela ne représente pas grand-chose, a-t-il déclaré, ajoutant que "si éna perdi lavi, kot ine arrivé li pou bien triste et li pou enn malédiction". Aussi, il en a appelé spécialement au Premier ministre et député de la circonscription pour qu'il agisse dans ce sens, d'autant plus que c'est lui, rappelle-t-il, qui est personnellement intervenu pour que la compensation initiale de Rs 100 000 soit portée à Rs 120 000, "ce qui est une bonne chose."

Paul Bérenger s'est appuyé sur les propos tenus par Satish Faugoo lui-même, lors de sa rencontre avec la presse vendredi, à l'effet que, sur les 120 planteurs concernés par une éviction pour cause de projet de Jing Fei, 51 seulement s'adonnaient véritablement à la culture de leurs terres et que les 69 autres les avaient soit abandonnées, soit sous-louées. Le leader de l'opposition et du MMM a aussi relevé que le ministre a dit que la compensation de Rs 120 000 a été accordée à tous, qu'ils aient cultivé ces terres ou qu'ils les ont abandonnés, ce qui, souligne-t-il, est très injuste.

Pour ceux qui ont eu leurs Rs 120 000, tant mieux, a dit Paul Bérenger, mais ce n'est pas équitable et cela ne procède d'aucune logique que les 51 planteurs dont c'était le gagne-pain que de cultiver les terres concernées obtiennent la même somme que ceux qui les ont sous-louées ou les ont abandonnées.

Rodrigues : "Situation très dangereuse"

Venant à la situation à Rodrigues, le leader de l'opposition et du MMM a dit ses inquiétudes de la situation qui s'y développe. Il a évoqué sa rencontre avec le chef commissaire, Johnson Roussety, à sa demande, a-t-il précisé, lors de son récent passage à Maurice, et a ajouté qu'il n'a pas réussi à obtenir un rendez-vous avec le Premier ministre.

Paul Bérenger a rappelé qu'il n'y a pas très longtemps, le chef commissaire avait exprimé son exaspération et il avait parlé de l'indépendance éventuelle de Rodrigues. Nicolas Von Mally, dans une interview à l'express, le 3 mars dernier, est lui aussi venu dire son exaspération, précisant que les Rodriguais n'en peuvent plus et que, si rien n'est fait, ils n'hésiteraient pas à réclamer leur indépendance.

Pour le leader de l'opposition, c'est évident que ce n'est non seulement Johnson Roussety et Nicolas Von Mally qui sont exaspérés, mais qu'il y a un sentiment largement partagé parmi les Rodriguais qu'ils sont méprisés et négligés. Ce sentiment devient dangereux, a-t-il estimé, avant de souligner qu'il est important que le Premier ministre et Rama Sithanen - les finances étant une vraie source de frustration pour l'administration à Rodrigues - mettent tout en œuvre pour faire disparaître ce sentiment qui, s'il continue, va déboucher sur une situation très dangereuse.


Pravind Jugnauth, leader du MSM :

"Que Bérenger démissionne comme leader de l'opposition s'il veut rejoindre le gouvernement !"

Pravind Jugnauth demande à Paul Bérenger de démissionner de son poste de leader de l'opposition s'il est décidé à négocier en vue de joindre le PTr au gouvernement afin, dit-il, de ne pas faire de ce poste "une farce". "Contrairement à Bérenger, je ne suis pas, moi, un mendiant !" affirme-t-il en soulignant que son parti, le MSM, est "prêt à toute éventualité" et envisage l'avenir "en toute confiance" et "avec sérénité". À un rassemblement des femmes déléguées de son parti hier au Sun Trust Building pour commémorer la Journée internationale de la Femme, M. Jugnauth a estimé que ceux qui prétendent que le MSM ne vaut rien ne perdent rien à attendre. "Lotri, sé nou ki pou alle toussé !" affirme-t-il, en soulignant que le départ de la course électorale n'a pas encore été donné.

Évoquant la contribution du MSM pour rehausser le statut de la femme et éliminer progressivement les discriminations à leur égard, Pravind Jugnauth cite, entre autres, la politique de dissémination des industries de la zone franche dans les quatre coins de l'île en vue de créer des possibilités d'emplois surtout pour les femmes ainsi que le lancement du secteur des technologies de l'information et de la communication qui, aujourd'hui, pourvoit des milliers d'emplois à des jeunes femmes.

Au chapitre de la santé, le MSM, déclare son leader, propose une politique nationale de vaccination contre le cancer du col de l'utérus. Il affirme que le MSM est "le seul parti" qui a traduit dans la réalité la volonté affichée par tous d'amener plus de femmes à s'engager en politique. Il cite, à cet effet, les six candidates alignées par son parti aux dernières élections générales et rappelle que le MSM, avec cinq députées, est le parti qui compte le plus de parlementaires femmes. M. Jugnauth accuse, sous le même registre, le leader du MMM qui "tient de grands discours sur la place de la femme tout en la dénigrant, comme cela a été le cas au parlement avec Nita Deerpalsing."

Selon lui, il est "évident" qu'il existe, aujourd'hui, davantage de pauvreté dans les familles en raison de la "politique ultra-libérale" du ministre des Finances qui, d'après lui, n'aura eu que de la considération pour "le grand capital", tout en restant "insensible aux cris du petit peuple". Il en veut pour preuve l'abolition des subventions universelles au paiement des frais d'examen de SC et de HSC. Le leader du MSM explique que cette politique a pour conséquence que dans des familles des parents sont maintenant contraints de pratiquer la discrimination à l'égard de leur fille au profit d'un fils quand il s'agit de choisir pour qui financer les examens.

Pour lui, s'il est vrai que l'écart entre riches et pauvres subsistera toujours, l'on ne saurait tolérer que "les riches deviennent plus riches et les pauvres encore plus pauvres". "Il faut, dit-il, un mécanisme en vue de permettre aux démunis de se procurer des denrées de base à meilleur prix". Parlant de la dégradation de l'ordre et de la paix, M. Jugnauth souligne que les femmes, les jeunes filles et les enfants sont les plus vulnérables face à cela. Il affirme avoir été le premier leader politique à avoir fait des propositions à ce chapitre.

Maurice, rappelle le leader du MMM, vient encore d'être citée comme étant une "plaque tournante" du trafic d'héroïne par un organisme des Nations unies. "Il faut combattre la mafia de la drogue et vous connaissez la volonté du MSM à ce niveau, comme sir Anerood Jugnauth l'a prouvé dans le passé." Dans le cas de la peine de mort préconisée par son parti, Pravind Jugnauth souligne que, pour lui, cette mesure ne devrait concerner que des cas spécifiques comme les assassinats et le trafic de drogue. "Il faut, dit-il, redresser la situation avec fermeté." Sous le même chapitre, il est d'avis que la libération sous caution pour certains délits devrait être abolie.

M. Jugnauth s'en prend aux "grand observateurs politiques" qui, dit-il, veulent faire accroire que le MSM "n'est pas un parti national." Pour démentir cela, il prend à témoin des journalistes qui, dit-il, "reconnaissent que, contrairement aux autres, jamais je n'ai tenu un langage communal, qu'importe l'audience à laquelle je m'adresse." "Quand on a la foi et des convictions, on n'a aucune raison d'avoir peur. C'est vrai que le chemin est parsemé d'obstacles, mais jamais je ne vais reculer, me laisser abattre ou désespérer."

Du "strip-tease" politique

Abordant les prochaines élections générales, Pravind Jugnauth accuse de nouveau Paul Bérenger d'être "un mendiant". "Un mendiant et un menteur qui, aujourd'hui, fait du strip-tease politique." Il demande aux observateurs politiques de juger si ce n'est pas un manque de respect pour le poste de leader de l'opposition de la part de M. Bérenger de négocier en vue de joindre le gouvernement tout en conservant ce poste. Le leader du MSM assure en revanche que, lui, sa "route" est "droite".

Après sa victoire à la partielle du N°8, il rappelle avoir dit sa reconnaissance envers, notamment, l'électorat travailliste, qui l'avait soutenu. "Contrairement à Bérenger qui, lui, ne fait que de se servir des gens, je sais, quant à moi, me montrer reconnaissant envers ceux qui m'ont aidé." Aussi, Pravind Jugnauth réitère que toutes ses options politiques demeurent "ouvertes" sauf vis-à-vis du MMM. "Comme pour le N°8, dit-il, aux prochaines élections générales, notre adversaire direct sera Paul Bérenger et le MMM."

Il assure qu'en tant "qu'opposition responsable", le MSM envisage l'avenir "en toute confiance" et "avec sérénité". "Nous sommes, dit-il, prêts à toute éventualité et, contrairement à Bérenger, je ne suis pas, moi, un mendiant." Il promet de "rassembler" en vue de "la victoire". "Le MSM, assure M. Jugnauth, est un parti d'avenir" et sera, aux prochaines élections, "dans le camp de la victoire." Pour lui, ceux qui affirment qu'il faut d'une alliance PTr-MMM en vue de faire l'unité nationale sous-entendent que ces deux partis sont, tous deux, "des partis sectaires."

Selon lui, ceux qui affirment que le MSM ne vaut rien ne perdent rien pour attendre. "Atann papa ! Pa pressé ! Kifer koumans galoupé avan lékours largué ?" Et d'assurer que "lotri, sé nou ki pou alle toussé !" Alors qu'il prévoit que 2010 sera une année "encore plus difficile", le leader du MSM souligne la nécessité de se doter d'"un gouvernement sérieux qui a la volonté les idées pour travailler." Il affirme, à cet effet, qu'à chaque fois que le MSM a été au gouvernement, le pays a connu l'avancement, le progrès et "le bonheur pour tous."

Pravind Jugnauth assure ne pas être "intéressé par quelque poste ou honneur", mais ne désire que "marquer de son empreinte l'Histoire politique du pays." Selon lui, il y aurait comme une nostalgie de l'ère de sir Anerood Jugnauth. Ce qui lui fait dire que "péna baré, le MSM formera le prochain gouvernement."


Journée Internationale de la Femme

Paul Bérenger : "Se pas la peine de mort ki pu fer violens reculé"

"Saken ena so lopinion lor la peine de mort . Bizin azir kont violens, Law & Order bizin progressé me statistiques mondial montré ki se pas la peine de mort ki pu fer violans reculé mé se enn meyer lapolis...". Ces propos sont ceux du leader de l'opposition, Paul Bérenger qui répondait à une question formulée par une femme dans l'audience. C'était lors du congrès organisé par la Commission des Femmes du MMM, dans le cadre de la Journée Internationale de la Femme célébrée hier, à la Maison de la Culture et du Loisir.

Paul Bérenger, a lors de son allocution, souligné qu'alliance ou pas, le MMM donne la garantie que la femme aura toute sa dignité et exercera tous ses droits. Rejoignant ainsi le thème chosi par la Commission des Femmes, "Femme anou construire enn lot île Maurice", Paul Bérenger a soutenu qu'il souhaite un autre visage pour Maurice. Une île Maurice qui soit juste, disciplinée, où l'unité nationale règnera, sans corruption, sans la politique des petits copains, et une île qui prône la démocratie. Il a de ce fait rappelé que l'Inde signera demain un traité avec pour objectif de réserver 33% de femmes au parlement. "C'est enn démarche historik", a-t-il dit. Il a dans la foulée rappelé que Maurice ne comptait que 15 % de femme alors que la moyenne mondiale est 19%. "Moris mem pli movai elev SADC", a-t-il soutenu.

Prenant le parole, la député Arianne-Navarre Marie, a mis en exergue les problèmes de santé qui touchent principalement la femme. Elle a rappelé l'augmentation du cancer chez la femme notamment le cancer du sein et du col de l'utérus. "Kan bann mam perdi lavi se tou enn fami ki affecté, zenfan perdi reper, se pour sa ki nou dir ki la santé bann madam important", a-t-elle déclaré. Arianne-Navarre Marie a de ce fait suggéré un contrôle médical régulier, un examen gynécologique à partir de 35 ans et une mammographie dès l'âge de 45 ans entre autres.

Intervenant également, la député Françoise Labelle, a mis l'accent sur la violence qui, dit-elle, touche de plus en plus de femmes et d'enfants. Que ce soit la violence domestique ou la violence dans la société, elle a soutenu que la femme est non seulement plus vulnérable mais est également la plus touchée par ce phénomène alarmant. Pour elle, il faut notamment introduire l'éducation sexuelle à l'école, et consolider la cellule familiale.

Naveena Ramyad, membre de la Commission des Femmes, a quant à elle argumenté sur la relation directe qui existe entre la pauvreté et le problème de logement.

Pour rappel : les propositions mises en exergue par les intervenantes seront soumises au parti pour être inclues dans le manifeste électoral.


Célébration de la Journée internationale de la Femme

Mirella Chauvin, porte-parole de la Commission femme du PMSD : "Il est temps que la femme retrouve toute sa dignité au sein de notre société"

Le rôle de la femme dans la société est capital. Les membres de la Commission des femmes du PMSD l'ont fait ressortir, hier, lors d'un point de presse, visant à parler de la Journée Internationale de la Femme. "Il est temps que la femme retrouve toute sa dignité au sein de la société mauricienne", a indiqué la porte-parole, Mirella Chauvin. Selon ce parti, la femme mauricienne a trop longtemps été victime d'abus, de violences et de discriminations dans la société. Il faut lui donner les moyens de s'émanciper davantage. Dans cette optique, la Commission des Femmes du PMSD a mis en place divers projets visant à empower la femme mauricienne. Mirella Chauvin ne manque pas, par ailleurs, de souligner que le leader du PMSD, Xavier Duval, qui a toujours cru et pratiqué l'égalité des chances, a toute sa place dans le gouvernement. Elle rappelle qu'il a contribué, ces cinq dernières années, au succès de l'Alliance sociale.

Avec Nicole Hack, autre membre de la Commission Femme du PMSD, Mirella Chauvin est revenue sur les différentes formes de discrimination dont sont victimes les femmes surtout dans le domaine du travail. Selon elles, il est urgent d'éliminer toutes formes de discriminations à travers les lois. "Nous sommes pour l'émancipation des femmes et c'est pour cela que nous souhaitons que toutes les femmes de ce pays trouvent leurs places dans la société", a expliqué Nicole Hack. Pour les membres de la Commission des Femmes du PMSD, l'un des moyens pour aider la femme à retrouver sa dignité au sein de la société est l'accès à l'éducation. C'est ce qui permet à la femme mauricienne de prendre les devants et de s'affirmer parmi ses pairs, dit-elle. Dans cette optique, le parti œuvre à aider les femmes, principalement les plus vulnérables et celles qui se trouvent au bas de l'échelle et qui sont exclues à se faire une place dans la société. Outre le soutient aux analphabètes et l'accompagnement scolaires de certaines, la Commission souhaite que les femmes aient plus accès à l'informatique. La famille bleue souhaite également la valorisation de la langue créole dans les établissements scolaires a fait ressortir Mirella Chauvin. La Commission indique par ailleurs disposer d'un nombre conséquent de femmes au sein du parti aux prochaines élections. Faisant l'éloge du leader du PMSD, Mirella Chauvin a fait ressortir que Xavier Duval croit dans l'égalité des chances et dans l'émancipation de la femme mauricienne dans la société. "Il mérite sa place au sein du gouvernement", souligne-t-elle, rappelant les nombreuses réalisations à son actif ces cinq dernières années. Pour conclure, les membres de la Commission Femme du PMSD ont invité la population à venir en grand nombre au congrès des femmes du PMSD qui se tiendra le 17 avril dans la cour de l'école hôtelière à Ebène.


Devant les références répétées à l'indépendance

Eric Guimbeau s'inquiète et appelle à aider Rodrigues

Eric Guimbeau, leader du MMSD, dit son inquiétude devant les références répétées, ces derniers temps, à l'indépendance de Rodrigues. Il appelle, ainsi, à la vigilance et demande, particulièrement, au ministre des Finances de trouver les moyens nécessaires en vue d'aider les Rodriguais.

Tout en saluant l'unité qui s'est manifestée, cette semaine, autour de l'opposition au projet britannique de parc marin aux Chagos, Eric Guimbeau s'inquiète de ce qu'il qualifie de "signes de détresse" émanant de l'île Rodrigues où, selon lui, il existerait un sentiment de ras-le-bol. Il parle des références répétées à l'indépendance qui, selon lui, commence à faire son chemin dans la petite île et évoque une récente déclaration du député rodriguais et leader du Mouvement Rodriguais (MR) à l'effet que les Rodriguais "ne peuvent plus supporter la misère".

"Nous avons, déjà, perdu Diego et Tromelin, qui est, au moins, en partie, occupée. Il y a aussi Agaléga sur laquelle l'Inde a un œil. Si nous ne prenons garde à cela, nous risquerons, ainsi, de nous retrouver qu'avec l'île-aux-Aigrettes!", avance le leader du MMSD. Il en appelle "à la vigilance" et demande, particulièrement, au ministre des Finances d'étudier les moyens de venir en aide aux Rodriguais, notamment, par rapport à l'épineux problème d'eau dans la petite île.

M. Guimbeau qui avait, vendredi, à ses côtés M. Ravi Bhayraw, porte-parole des Forces vives de Dubreuil, devait aussi commenter l'affaire de malversation alléguée autour d'un projet du Trust Fund for the Social Integration of Vulnerable Groups (TFSIVG) dans cette localité. Il demande au président de la National Empowerment Foundation, Amédée Darga, de rendre public le rapport d'audit réalisé sur la question. Il réclame, dans le même souffle, la suspension de toute nouvelle donation du Trust Fund "en attendant que toute la lumière soit faite".

Par rapport à la peine de mort, Eric Guimbeau se dit "mal-à-l'aise" quant au recours à la peine capitale en raison, surtout, du fait qu'il peut toujours y avoir erreur judiciaire. Il demande à ce que ce soit, éventuellement, toute la population qui ait l'occasion de se prononcer sur la question par voie de référendum. Il demande aussi qu'une solution soit trouvée à la grève de la faim entamée par les ex-planteurs de Riche-Terre. Dans cette affaire, il faut, dit-il, "mettre de côté l'orgueil".

Sur le plan politique, M. Guimbeau réitère son souhait pour une alliance PTr/MMM qui serait, selon lui, "dans l'intérêt du pays". D'après lui, avec une telle alliance, tous les lobbies sectaires se verraient neutralisés. Il adresse, au passage, une pique à Maurice Allet, président du PMSD qui, dit-il, "semblait très prévoyant" en annonçant, récemment, que le PMSD était capable d'aligner 60 candidats aux élections générales. "Je lui souhaite bonne chance!", dit-il.


Brèves

Décès d'Aneerood Gujadhur

Aneerood Gujadhur, âgé de 72 ans, est décédé samedi, tôt le matin, suite à un malaise. Cette figure folklorique de la politique mauricienne a été candidat à plusieurs élections législatives récentes sous la bannière du Parti du Peuple mauricien (PPM). Il avait surtout attiré l'attention des électeurs par ses prestations télévisuelles où, tout en dénonçant les différents pouvoirs en place, il promettait de les envoyer " dans Karo canne ". Sans succès jusqu'à ce que cette semaine la veille d'une nouvelle bataille, il soit rappelé dans l'au-delà. Ses funérailles ont eu lieu hier.

Le MDN pour la peine de mort mais contre le parti unique

Le Mouvement Démocratique National s'est prononcé pour la peine de mort lors d'une rencontre avec la presse mercredi dernier. Raj Dayal qui était entouré de ses principaux collaborateurs a dit bien accueillir l'annonce du Premier ministre dans ce sens, estimant qu'une telle mesure pouvait agir comme élément dissuasif à la criminalité galopante. Dans ces commentaires sur la situation politique et les tractations d'alliance en cours, le leader du MDN a mis en garde contre une situation qui pourrait s'apparenter à celle d'un parti unique.

Pagaille devant Nando's hier soir

C'est peut être le résultat du 24/7. En tout cas, c'était la pagaille devant le Nando's de Trianon hier soir. Les clients qui attendaient ont été déçus et en colère que la direction de cet établissement ne leur ait pas informé qu'ils perdaient leur temps et, qu'après une panne de courant, qu'elle se trouvait dans l'incapacité de répondre à leurs attentes. C'est après près de trois quarts d'attente que ceux qui avaient fait la queue se sont entendus dire qu'ils ne seraient pas approvisionnés. Certaines dames présentes en compagnie de leurs enfants, dont certains en bas âge, n'ont pas manqué de dénoncer ce qu'elles considèrent comme un manque de professionnalisme de la part de la direction de ce fast-food.

Le journaliste du Mirror écrit au PM

Le journaliste très connu du Mirror, hebdomadaire en langue chinoise, Poon Yow Tse a, le 26 février dernier, adressé une lettre au Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam l'invitant à se pencher sur le dossier Chung Wa. Selon ce que dit l'auteur de la correspondance, des membres de la communauté chinoise avaient, dès 1945, procédé à une levée de fonds pour acheter un terrain qui a été ensuite alloué au gouvernement chinois, alors sous régime nationaliste, pour l'aménagement d'un consulat. Le dit terrain se situe à l'angle des rues Pope Hennessy et d'Estaing.

Poon Yow Tse écrit à Navin Ramgoolam que "we would greatly appreciate if this piece of land is to be restituted to the Chinese Government in line with the original intent of the project". Pour appuyer sa demande, il soutient que " it is worth noing that the British government gave back a plot of land in London to the Chinese government after the establishment of diplomatic relations". Il suggère enfin un Fact Finding Committee pour se pencher sur cette histoire de terrain.

Jean-Michel de Senneville lance un SOS à SAJ

Emboîtant le pas à son bon ami, le Dr Dinesh Ramjuttun, le travailleur social Jean-Michel de Senneville a, durant la semaine, lancé un appel à Sir Anerood Jugnauth pour qu'il redescende dans l'arène politique, pour qu'il réunisse le MMM d'antan et sauver le pays d'une dictature virtuelle Labour/MMM. Ses propositions pour un vrai changement et non pas celui des "cents premiers jours promis" sont plutôt cocasses puisqu'il se prononce pour un gouvernement où SAJ serait le Premier ministre pendant une année, Paul Berenger pour deux ou trois ans et Pravind Jugnauth pour terminer le mandat. Jean-Michel de Senneville veut aussi voir un retour de Vishnu Lutchmeenaraidoo aux Finances. Ses suggestions, dit-il, ont été faites pour mettre "un peu de piment dans notre folklore politique et donner aux médias un autre point de vue un peu plus original que celui qu'on a assez de lire et d'entendre en ce moment".

Branle-bas à la MBC

Dan Callikan se tient prêt à toute éventualité. Il a décidé depuis la semaine d'avant de monter son équipe de journalistes et de cameramen qui vont être en première ligne le jour des prochaines élections générales et surtout celui du dépouillement. Il a, contre l'avis de responsable de rédaction, sélectionné certaines personnes sans expérience, telle cette journaliste dont la seule qualification est qu'elle vient de la circonscription du Premier ministre. Il y a aussi un dossier qui donne de soucis au directeur général de la MBC, celui de l'accord avec le Mauritius Turf Club pour la retransmission en direct des courses. C'est avec surprise que Dan Callikan a appris que les employés de la MBC étaient rémunérés par le MTC pour leurs services. Une enquête menée par la direction a aussi permis d'établir qu'une des compagnies opérant le tote payait aussi pour ses services, d'où l'exclusion de la compagnie concurrente.

Des tracts anti-Johnson Roussety en circulation

Certains agissements du Chef-Commissaire sont très mal vus d'une partie de la population rodriguaise. Il y a, en effet, des tracts qui circulent qui dénonçent la manière de faire de Johnson Roussety. Leurs auteurs demandent au gouvernement de se pencher de plus près sur l'utilisation de l'argent des contribuables, sur les protégés politiques, sur la politique des terres et sur les propriétaires de camions qui opèrent dans l'île.

Les activistes de Triolet s'adressent à Nando Bodha

C'est sous la signature d'un certain R. S. qui dit s'exprimer au nom d"un groupe de militants du MSM de Triolet qu'une lettre a été adressée au secrétaure général du parti, Nando Bodha. Après une mise en garde à la direction contre les manœuvres de Navin Ramgoolam et de Päul Bérenger, des "fins stratèges", ces militants demandent que d'anciens membres comme Jugdish Goburdhun, Michael Glover, Ajay Daby, Anil Gayan, Régis Finette, Ramdath Jaddoo, Azize Asgarally, Jaynarain Meetoo, Vishnu Lutchmeenaraidoo, Ashock Jugnauth , Mahen Utchanah et d'autres pour relancer et "réinventer" le parti au lieu de déclarer, semaine après semaine, que "nou pé rentre dans l'hôtel gouvernement.

LA SCM réclame un référendum sur la peine capitale

La Société Civile Mauricienne réclame un référendum avant la rétablissement de la peine capitale. C'est ce qu'ont déclaré les deux dirigeants de cette organisation, Baby Joson et Kaviraj Padaruth, ors d'une rencontre avec la presse, lundi dernier. Cette demande a été formulée parce que la peine de mort ne figure même pas dans le programme de gouvernement de l'alliance sociale et qu'il n'a donc pas de mandat officiel du peuple pour l'appliquer.



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