Faits et effets…
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À chacun son rôle
Humeur
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Une alliance pour qui ?
Pris sur le vif
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Bazar
Faits et effets...
À chacun son rôle
Disons-le d'emblée. Les jeux d'alliance ne nous intéressent
que dans la mesure où elles sont susceptibles de modifier
la configuration politique et de dessiner une nouvelle orientation
sociale. Nous nous sommes déjà exprimés sur
le côté un peu indécent des pourparlers entre
le PTr et le MMM après quatre années de violentes
attaques mutuelles et de dénonciations en tous genres autour
du Subutex, de la corruption et même du libéralisme
économique à outrance. Cela dit, il ne nous appartient
pas de nous prononcer sur qui doit s'allier avec qui et de décider
à la place des partis, de leurs adhérents et de
leurs leaders. À chacun son rôle. Le nôtre
est de rapporter les faits et de les commenter. Aux décideurs
de décider.
Cette mise au point était nécessaire parce que certains
politiques, frustrés de ne pas être dans le secret
des dieux des négociations d'alliance, ont accusé
les journaux d'inventer des rencontres et de favoriser telle alliance
plutôt que telle autre. Ce n'est quand même pas de
la faute des journalistes si, un samedi, Nita Deerpalsing et Deva
Virahsawmy montaient sur leurs grands chevaux pour nier tout projet
d'alliance de leur parti avec les mauves et que, bien qu'ayant
pris connaissance de leurs propos si catégoriques, Navin
Ramgoolam ait choisi, dès le lendemain, de rencontrer Paul
Bérenger à la Clarisse House.
S'ils étaient devenus les dindons de la farce et s'ils
doivent s'en prendre à quelqu'un, ce n'est pas aux journalistes
qui, faut-il le rappeler, n'ont aucune compétence ni de
contrôle sur l'agenda des dirigeants politiques. Le Premier
ministre a déjà dit qu'il n'avait pas confiance
dans ses ministres. On ne pense pas que cela est radicalement
différent pour ses collègues de parti. S'il ne les
informe pas de ses démarches en vue de constituer une nouvelle
plate-forme dans le cadre des prochaines élections générales,
ce n'est pas de notre faute.
Il y a aussi ceux qui reprochent aux journalistes d'être
à l'affût du body language de nos dirigeants
politiques et de veiller à la qualité de leurs sourires
ou de leur poignée de mains. Ici aussi, nous répétons
: à chacun son rôle ! Lorsque des discussions autour
d'une éventuelle alliance ont été reconnues
par les principaux protagonistes, dans un camp comme dans l'autre,
c'est d'un intérêt certain pour le grand public de
savoir comment cela se passe réellement entre eux.
C'était une nouvelle que de découvrir les protagonistes
du déjeuner du 2 février à la State House
autour de l'ex-président Joaquim Chissano, comme c'est
aussi intéressant pour nos lecteurs de savoir comment ont
évolué les rapports entre le Premier ministre et
le leader de l'opposition depuis que toute l'île Maurice
sait qu'ils sont engagés dans des discussions en vue de
contracter une alliance. Quoi de mieux que des photos pour illustrer
tout ça. Les expressions des uns et des autres traduisent
mieux que des kilomètres de textes une situation, à
un moment donné.
Le Star de notre collègue et ami, le député
travailliste Reza Issack, n'a-t-il pas jugé intéressant
pour ses lecteurs cette photo, plutôt originale d'ailleurs,
de la dernière conférence de presse du tandem Nita
Deerpalsing-Deva Virahsawmy montrant le nouveau ministre des Administrations
régionales, Hervé Aimé, accroupi et en sommeil,
visiblement indifférent aux propos de ses collègues
?
Le bon ami et colister de Nita Deerpalsing, le leader du PMSD
a, lui aussi, trouvé des boucs émissaires idéaux
dans la presse. Il se permet même, lors de ses virées
nocturnes, quelques faussetés en public sur certains journalistes
à qui ils attribuent des rapports bien plus que professionnels
avec l'un ou l'autre de nos dirigeants politiques. Des commentaires
dignes d'un "désorienté" en mal d'arguments.
Mais soyons indulgents, il a reconnu, lui-même sur les ondes
de Radio One mercredi, qu'il y a "du stress et
des tensions au sein de l'alliance sociale." Il a tout
l'air d'en être profondément marqué.
Il nous accuse de "l'attaquer". En tout cas,
nous ne l'attaquons, ni lui, ni son PMSD. Pas plus que Navin Ramgoolam
d'ailleurs. Le Premier ministre et leader du PTr prend un malin
plaisir à remettre son parti et son ancien leader à
sa place à chacune de ses interventions publiques. Lors
du lancement du livre de Jean-Claude de l'Estrac, Navin Ramgoolam
est revenu sur l'histoire de la chambre d'hôtel parisienne
de sir Gaëtan Duval et de la base militaire française
de Mahébourg et, le mardi 23 février, le lendemain
de son tête-à-tête avec Paul Bérenger,
il a, cette fois, sorti l'histoire du certificat de seul représentant
de la population générale que SGD avait réclamé
des travaillistes.
Au lieu de répondre au Premier ministre, Xavier Duval,
dans un de ces actes de grand courage dont il est capable, cible
certains journalistes. Mais, en fait, il n'y a rien de bon à
attendre de quelqu'un qui, comme aimait le rappeler Maurice Allet
jusqu'à récemment, a dit avoir "honte de
porter le nom de Duval" et, qui, mécontent que
les photos publiées par l'express et Le Mauricien
du 11 septembre 2000, étaient trop éloquentes et
trop annonciatrices d'une victoire sans appel de l'alliance MSM-MMM,
jour du scrutin, s'organisa pour acheter toutes les copies de
ces deux journaux dans la région de Curepipe, où
il avait été contraint de se réfugier après
avoir été élu, une année seulement
auparavant, à Beau Bassin-Petite Rivière, à
cette partielle qui consacra le bribe électoral,
avec l'ami Stauffer distribuant de l'argent aux électeurs
et d'autres assurant la distribution de cahiers d'école
et de billets de cinéma.
Aussi, un conseil à ceux qui veulent nous mêler à
leurs petites combines, qui nous rendent responsables de leurs
malheurs, supposés ou avérés, ou qui sont
incapables de maîtriser leur état d'âme, un
bon conseil, allez voir ailleurs ou, alors, allez consulter
Humeur
Une alliance pour qui ?
Le feuilleton du mariage annoncé par un seul des deux fiancés
commence à tourner à la farce. Depuis bientôt
quinze jours, c'est seulement du côté mauve que l'on
entend parler de ces noces alors que Navin Ramgoolam ne dit mot
- ce qui ne veut pas forcément dire qu'il y consent - et
vaque à ses occupations et sourit. Par contre, Paul Bérenger
joue à la mouche du coche (supposément) nuptial,
sourit dès qu'il voit apparaître Navin Ramgaoolam
et se précipite pour lui serrer la main, les coudes ou
tout ce qu'il peut attraper comme on a pu le voir en très
gros plan hier à la Une de Samedi Plus. On a également
vu que depuis l'annonce de l'alliance, le leader des mauves s'est
même fait faire une nouvelle coiffure - prématrimoniale
? Face à tous ces revirements, Navin sourit. De contentement
prénuptial affirment des mauves experts en body language.
Avec le sadisme de l'araignée qui voit sa proie s'empêtrer
à chaque mouvement dans sa toile bien tissée, assurent
les anti-alliances rouges. Qui sont aussi embarrassés que
les mauves et ne savent plus que dire. Cette incapacité
à parler est d'ailleurs le seul et unique point commun
entre le MMM et le PTr, ces jours-ci et conduit à des situations
qui contribuent à la farce. C'est ainsi que Nita Deerpalsing,
membre du Bureau politique rouge, membre de la fameuse commission
pour la démocratisation de l'économie et député
PTr, qui d'habitude ne mâche pas ses mots, est intervenue
dans un débat radiophonique l'autre jour en tant que simple
"citoyenne". C'est en cette qualité qu'elle a
dénoncé le grand capital qui imposait l'alliance
PTr/MMM au pays. Tiens, je croyais que depuis juillet 2005, c'est
l'Alliance sociale qui détenait le pouvoir politique. A
quel moment a eu lieu ce changement ? Du côté MMM,
Rajesh Bhagwan qui ne ratait pas une occasion pour intervenir
sur les radios - et au besoin créait les occasions - joue
aux abonnés absents. C'est également le cas de Vishnu
Lutchmeenaraidoo qui a complètement disparu de la circulation.
On le comprend : il vient de passer quatre ans à démontrer
que la politique économique de l'Alliance sociale et de
son ministre des Finances était suicidaire et qu'elle menait
le pays à la catastrophe et appauvrissait davantage les
Mauriciens et il découvre que c'est avec cette même
Alliance sociale que le MMM qu'il avait réintégré
est en train de se remarier. Pauvre Vishu qui, si l'alliance se
concrétise, va être obligé de renouer les
liens de famille avec son petit cousin préféré
qu'il appelait le valet du FMI et qui le surnommait, en retour,
rasoir.
Mais il n'y a pas que Vishnu Lutchmeenaraidoo et Dinesh Ramjuttun
qui seront les seules victimes collatéraux de ce remariage
annoncé. Il y a aussi les 45 candidats du MMM présentés
en grande pompe comme étant la nouvelle sève mauve,
ceux qui allait permettre au parti de sauver le pays des griffes
de l'Alliance sociale et de Navin Ramgoolam. Ces candidats qui
avaient commencé à travailler dans les circonscriptions
qui leur avait été attribués et que l'on
montrait à tour de rôle lors des conférences
de presse du samedi auront à céder leurs places
aux nouveaux alliés rouges qu'ils étaient censés
combattre. Pour les consoler, on leur aurait promis des tickets
aux prochaines élections municipales. Et si le PTr décidait
d'étendre l'accord pour les législatives pour les
municipales dans les mêmes proportions ? Hé bien,
on donnera à ces jeunes qui n'auront pas de ticket aux
législatives et aux municipales une investiture pour les
élections villageoises. Avec cette alliance et ces permutations,
marqué-gardé, le MMM va se renouveler et continuer
à être plus fort que jamais. Mais comment peut-on
être le parti le plus fort du pays et se contenter d'un
rôle de junior partner dans une alliance avec moins
d'un tiers de tickets ? Je suis sûr qu'aucun membre du MMM
- vieille garde et nouveaux venus confondus - n'a osé poser
cette question à leur leader. Mais les Mauriciens n'ont
aucune discipline du parti à respecter, ni aucune crainte
de ne pas avoir un petit boutte - une présidence
de corps para-étatique, un job de conseiller, une nomination
ici ou là. Ils commencent à en avoir assez de ces
politiciens qui leur répètent pendant quatre ans
que leur adversaire politique est le diable avec tous les péchés
de la terre pour subitement découvrir qu'il est le prince
charmant en personne. Les Mauriciens commencent, heureusement,
à se fatiguer des politiciens qui les prennent pour des
moutons de Panurge. D'autant plus qu'avant même qu'ils ne
soient consultés, on a déjà annoncé
qu'ils vont plébisciter l'alliance par un autre 60-0. Paul
Bérenger a même commencé à annoncer
qu'il ne fallait pas avoir peur d'un tel score. Autrement dit,
le MMM sera le rempart contre les éventuelles dérives
qu'un 60-0 pourrait faire naître dans la tête de Navin
Ramgoolam. Qui, il est bon de la rappeler, a souvent regretté
que l'électorat ne lui ait pas donné en 2005 une
majorité de trois quarts.
Que l'alliance PTr/MMM se fasse ou non, les électeurs ont
intérêt à bien réfléchir avant
de remplir leur bulletin de vote aux prochaines élections.
Après, il sera trop tard pour dire je ne savais pas ou
je croyais que.
Pris sur le vif
Bazar
- Tu as vu cette vidéo-là, toi ?
- Ne me dis pas qu'il y a encore une vidéo porno avec des
Mauriciens en circulation ! On connaît les " acteurs
" ?
- Aio, tu es pire que les hommes toi
il n'y a que ça
qui t'intéresse dans la vie
- Ne viens pas faire ta grande hypocrite avec moi-là, hein
! On dirait que ça ne t'intéresse pas du tout, toi,
que tu es une sainte. En tout cas c'est pas moi qui ai été
chercher du viagra pour donner un " boost " à
mon bonhomme !!!!
- Bouche ta bouche un peu, donc. Tu vois comme tu es : je te confie
un secret et tu vas hurler ça sur tous les toits. Après
tu es étonnée quand on te dit rien. Moi, je te parle
pas de vidéo porno, je parle de la vidéo du bazar.
- Qu'est-ce que c'est que cette affaire-là ?
- Tu ne sais pas que des commerçants de Rose-Hill ont fait
une vidéo de la ville et de son bazar ?
- Je ne savais pas. Ils ont fait ça pour participer à
un concours organisé par la municipalité ?
- Non, toi. Ils ont fait ça pour dénoncer le manque
d'hygiène dans la ville, surtout chez des marchands bazar.
- Ca j'ai toujours dit : ces marchands bazar qui vendent les légumes
sur les trottoirs, c'est pas possible, toi. Dans un pays civilisé
on ne peut pas autoriser ça. Moi si jamais par hasard j'achète
des légumes avec eux, ce qui arrive rarement, je mets à
tremper dans une solution pour tuer les microbes avant de cuire.
On n'a pas besoin de faire une vidéo pour montrer qu'ils
ne respectent pas l'hygiène ces marchands de bazar sur
la rue-là.
- Je ne te parle pas des affaires que l'on vend sur les trottoirs,
mais des choses qu'on vend dans le bazar même.
- Mais dans le grand bazar il n'y a pas des inspecteurs sanitaires
de la municipalité qui travaillent ?
- On dirait que non sinon on n'aurait pas vu les horreurs qu'il
y a sur la vidéo des commerçants dans la section
viande fraîche du bazar.
- Qu'est-ce qu'on voit comme ça sur cette vidéo-là
?
- Des rats, ma chère. Des rats gros, gras, comme des petits
chats.
- Quoi ? Tu veux dire qu'on vend de la viande de rat dans ce bazar-là
!!! Quelle horreur
- C'est une véritable horreur. Moi quand j'ai vu la vidéo,
j'ai failli rejeter je te dis. Heureusement que j'ai pu me retenir,
toi
- Mais qu'es-tu en train de me raconter-là : on vend des
rats au bazar. Qu'est-ce que c'est : il y a des bouchers pour
rat aussi maintenant à Maurice
-
pas du tout, ces rats sont vivants
- J'ai pas bien compris là. Tu veux dire qu'il y a des
rats vivants dans la section boucherie du bazar de Rose Hill ???
- Oui, toi. On les voit bien sur la vidéo je te dis.
- Mais où ça ils sont ces rats ?
- Tu ne vas pas croire, toi, mais on voit bien sur la vidéo
: ils se promènent entre les morceaux de viande sur la
table des bouchers.
- Aio, tu vas me faire rendre mon thé de ce matin. Tu dis
que les rats se promènent autour des morceaux de viande
qu'on va vendre !!!! En tout cas moi je vais faire comme ma fille
: je vais me faire végétarienne. Mais dis-moi il
y a aussi des rats dans la section légume du bazar ?
- Ca je peux pas te dire.
- Mais ce pays est en train de "grainer" en petits morceaux,
toi. J'aurais dû partir en Australie avec mes parents. Sans
mon couillon de mari-là, je serais citoyenne australienne
aujourd'hui. Depuis quand les commerçants ont fait voir
leur vidéo-là ?
- Depuis le commencement de cette semaine je crois.
- Et qu'est-ce que la municipalité dit ?
- Tu sais, les conseillers sont tellement en train de "la
guerre" entre eux-mêmes qu'ils n'ont pas le temps de
faire autre chose. Seule affaire qu'ils ont fait ils ont empêché
les commerçants de faire une conférence de presse
dans une salle de la municipalité.
- Sa même tout ?
- Oui, toi.
- Ca qui s'appelle que ces conseillers-là sont des n'imp
.
Et le ministre de la Santé : tu te rappelles son cinéma
à l'aéroport pour la grippe A ? Il vient d'organiser
une grande parade avec ses officiers avec des blouses blanches
au Champ de Mars, pour dire à quel point son ministère
est efficace dans le respect des normes sanitaires. Et il n'a
pas encore fait fermer le bazar de Rose-Hill avec des scellés
sur les portes !!! Qu'est-ce qu'il attend : que les rats mordent
les consommateurs ?! Tu te rappelles le cinéma qu'il avait
fait pour l'affaire de poulet Kentucky. Le ministère de
la Santé avait fait fermer tous les Kentucky pour protéger
la santé des Mauriciens pendant je ne sais combien de jours
parce que les inspecteurs avaient trouvé un microbe dans
le poulet frit
-
ca c'est ce qu'ils avaient dit en premier. Après
ils ont changé et sont venus dire qu'une étiquette
était mal écrite, ça même ils avaient
empêché de vendre les Kentucky.
- On dirait que c'est plus facile pour le ministre de la Santé
de mener la bataille de l'hygiène contre des étiquettes
de produits congelés que contre des rats vivants !!!
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o p i n i o n
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WEEK-END --- dimanche 7 mars 2010
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