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Concerts pédagogiques
Amener les enfants vers la musique
S'ils aiment les jeux, les contes qui les rassemblent, les jeunes
enfants ont une grande disponibilité pour rencontrer d'autres
sons, d'autres rythmes. Les élèves des écoles
Clavis et Le Bocage l'ont démontré lors d'une matinée
scolaire mercredi où ils ont été initiés
aux instruments à cordes par le chef d'orchestre australien
Brad Cohen et l'orchestre français Prométhée
dirigé par Pierre-Michel Durand. Des concerts pédagogiques
organisés par la Fondation Spectacles et Culture qui ont
privilégié l'écoute chez l'enfant.
La Fondation Spectacles et Cultures est sur tous les fronts de
la diffusion musicale. Cette saison, il fait vivre un répertoire
passionnant et propose de marquer l'année Schumann en trois
temps : un grand concert, une bourse d'étude et des concerts
pédagogiques. Ces concerts construisent un lien solide
entre les artistes, musiciens et leurs publics. Un autre aspect
de la Fondation : les interventions auprès des enfants.
Comment présenter les activités proposées
aux enfants ? Brad Cohen a élaboré des projets musicaux
autour d'une thématique en direction des jeunes publics.
Ils s'adressent aux élèves des écoles primaires.
Dans tous les cas, le contenu artistique est à l'initiative
du compositeur. Il fait alterner cris et silence, demande aux
enfants toute leur attention pour écouter le son acoustique
des instruments à cordes. "We need to come to them",
dit-il. La proximité entre les musiciens de l'orchestre
Prométhée et les enfants - dans l'Auditorium de
l'Institut Mahatma Gandhi - entraîne tout naturellement
une participation physique : exploration des instruments, extériorisation
des émotions par les rires, les cris. L'énergie
musicale est très vite traduite en énergie corporelle.
Pour cette initiation à la musique classique et à
la direction d'orchestre, Brad Cohen a fait jouer A Little
Night Music de Mozart et des extraits de la Méditation
du compositeur fançais Jules Massenet. Outre l'initiation
aux oeuvres et aux techniques musicales, Brad Cohen a voulu privilégier
l'écoute et demandé aux enfant "d'aller vers
la musique". "Si vous accordez aux musiciens toute
l'attention qu'il faut, vous leur permettez de s'épanouir",
a-t-il ajouté.
L'essentiel des ces concerts pédagogiques est une progression
dans la découverte des sonorités, des couleurs musicales,
des émotions qui conduit au final à permettre aux
enfants d'articuler leurs sensations.
Orchestre Prométhée : sous le signe de la jeunesse
et du talent
Présenté comme orchestre tremplin pour les musiciens,
révélateur de talents, l'Orchestre Prométhée
s'inscrit dans une dynamique professionnelle. Il se produit aux
côtés des plus grands interprètes (l'ensemble
des solistes et la formation symphonique). Dans la recherche d'une
véritable culture d'orchestre et de partage avec un vaste
public, Prométhée fait escale à Maurice.
C'est le jeune chef talentueux Pierre-Michel Durand, qui a récu
des prix prestigieux et a été assistant à
l'Opéra de Paris, qui a fondé l'Orchestre Prométhée
en 2004. Il dirige une formation reconnue pour le talent, la passion
et l'engagement des jeunes musiciens. Son intervention auprès
des enfants a été des plus remarquables.
L'humour en chanson
Le grain de folie de Mamie Kloune
Après Badia - chanson qui se passe de présentation
- Mo pé vinn folle, sera le prochain titre phare
du nouvel album de Mamie Kloune. Elle y planche pour livrer un
quatrième album de reprises en version kreol. Quant à
Badia, ce succès de Mamie Kloune, sorti fin 2009,
a conquis surtout les plus petits. Depuis le cercle de fans de
la mamie s'est agrandi. Le reprise en version kreol d'un hit bollywoodien
a fonctionné à merveille. L'histoire de la chanson
Badia a été inspiré d'un fait. "Ce
jour-là, j'avais approché un marchand de badia qui
vendait ses gâteaux pas très loin de ma maison. Pendant
qu'il me servait, je me suis mis à lui chanter "donne
mwa 5 roupies badia" sur l'air d'une chanson de Bollywood
et qui marchait fort. L'idée m'est venue de développer
la chanson", raconte Mamie Kloune. Même si Badia
cartonne toujours pour cette dernière, l'artiste n'hésite
pas à confier son amertume concernant la vente de son dernier
album qui comprend ce titre phare. Mamie Kloune est profondément
"convaincue que plus de 1000 copies ont été
écoulées par la maison de production Harbour Music!"
Et pour se mêttre à l'abri de risque d'abus,
Mamie Kloune a décidé de lancer son propre label.
Avec deux partenaires, Linda Senassen et Jean-Mée Sandian,
la mamie a créé le label Liromé Production,
laquelle produira son quatrième album. "Je reprendrais
des titres connus, comme Lambada, que j'interprèterais
en kreol." La sortie de cet album est prévu pour
mai prochain. Et en attendant que ce projet musical se concrétise,
les fans de Mamie Kloune ne manqueront pas de se plonger dans
ses 100 Pensées, son premier livre, sorti hier.
Mamie Kloune entourée de ses premiers fans, les enfants
Badia
(Int: Mamie kloune)
Koster manger, guetter la main briler, ala li la so so
badia mo larguer, ki oulé ti badia gro badia, manger mama
Donne mwa 5 roupies badia
Donne mwa 5 roupies badia
5 roupies Badia
Donne mwa 5 roupies badia
Mette so sa sa, mette so sa sa, mette so sa sa satini
(3X)
Mwa mo ti ale dan Port Louis, mone finn joine Jovani
li ti pe mange roti ek so madame ki appel Cindy.
Ti ena Dadie, ti ena mawsie, ti ena Chachi, ti ena Didie
Zotte tou finn reuni en famille
Donne mwa 5 roupies badia, (badia)
Donne mwa 5 roupies badia (donne mwa lotte la)
5 roupies badia (badia)
Donne mwa 5 roupies badia
Mette so sa sa, mette so sa sa, mette so sa sa satini
(3X)
Donne mwa 5 roupies badia,
Donne mwa 5 roupies badia
5 roupies badia
Donne mwa 5 roupies badia,
Mette so sa sa, mette so sa sa, mette so sa sa satini
(3X)
Sweety ki pe rode briani, Marie Claire ti pe envie mange mine
bouilli.
So piti dir macaroni, pou lé cou bel bel dibruit
Ti ena Dadie, ti ena mawsie, ti ena Chachi, ti ena Didie
Zotte tou finn reuni en famille
Donne mwa 5 roupies badia, (badia)
Donne mwa 5 roupies badia (donne mwa lotte la)
5 roupies badia (badia)
Donne mwa 5 roupies badia,
Mette so sa sa, mette so sa sa, mette so sa sa satini
(3X)
(Aller guetter guetter guet mo la malle couma rempli mama prend,
ki ouler 2roupies, 5 roupies, tou modele ena papa,
satini rouge satini vert)
Mette so sa sa, mette so sa sa, mette so sa sa satini
(3X)
Partout dan quatre coin la rue va trouve marchand dhall pourri
Ici ti pe vand ti pourri, lotte coter ti pe vand channa pourri
Ti ena mamie, ti ena papi, ti ena piti, ti ena Charlie, ti ena
Chungli
Mo dir tou viniiiiiiii
Donne mwa 5 roupies badia, (badia)
Donne mwa 5 roupies Badia (donne mwa lotte la)
5 roupies badia (badia)
Donne mwa 5 roupies badia,
Aller papi, aller mamie, aller dadie, aller mawsie, aller didi
Ala, la finn fini
Ne parlons pas de
Mamie Kloune
Romenço Juste, en matière de couleur êtes
vous blanc ou noir?
Je suis plutôt noir. Je m'habille souvent en noir. Je trouve
que c'est une couleur sexy. Même quand je suis invité
à un mariage, je suis en veste, t-shirt et pantalon noirs.
En quoi est composé votre petit-déjeuner?
Di pen, diber, banann
Il m'arrive aussi de manger de la
confiture, mais c'est très rare. Sinon, je prends du thé
au lait. Mais pas de café. C'est surtout en week-end que
j'ai l'occasion de prendre mon petit-déjeuner en famille.
Il y a-t-il une partie de votre corps que vous préférez?
(Il réfléchit, puis éclate de rire) Mo kontan
tou.
Oops! La question qui devrait suivre tombe à l'eau!
Elle concernait la partie de votre corps que vous n'appréciez
pas.
Eh bien, il n'y en a aucune puisque j'aime tout en moi!
Vous est-il arrivé récemment d'écouter
quelqu'un qui pense que vous êtes attentif à ce qu'il
vous raconte, mais qu'au final, il ne s'est pas rendu compte que
vous n'avez rien capté de ce qu'il a débité?
Ça arrive souvent! De manière générale,
je croise des personnes qui passent beaucoup de temps à
parler d'elles-mêmes. C'est un véritable cauchemar
pour moi de les écouter. Elles sont tellement dans leur
rôle d'égocentriques. Ça m'énerve.
En plus, elles ne se rendent même pas compte que je n'ai
pas compris leur discours!
Avez vous un chat?
Non! J'aime les chats quand ils sont petits. Ils sont tout mignons.
Zot kokas. Mais quand ils grandissent et qu'ils vieillissent,
je n'aime pas cette transformation. A la maison, il n'y a que
mes filles qui aiment les chats. Mais nous n'en avons pas. En
revanche, nous avons des poissons.
Quand avez-vous mangé des gâteaux piments pour
la dernière fois?
C'était lundi dernier. J'étais à Quatre-Bornes
et j'en avais acheté dix. De nos jours, les gâteaux
piments sont petits, pas comme autrefois. On peut facilement en
manger dix. Mais le gâteau "frire" que je préfère
est le gâteau arouille.
Quand et à qui avez vous dit "je t'aime",
la dernière fois?
Il y a quelques jours, j'avais reçu un message provenant
du portable de ma femme. En fait, c'est ma fille aînée,
Megane, qui m'avait écrit: "Je t'aime papa".
Je lui ai répondu que je l'aimais aussi.
News
Albums: A nou santt Cassiya
Lin, Didier Clarel, Edouard Doyal, Clarel Armelle, Bruno Mooken,
Nas-T Black et Renel Trapu seront réunis sur un CD, dont
la sortie est annoncée pour le 20 mars. Cet album, comme
son titre l'indique, comprend des morceaux de Cassiya qui seront
réinterprétés par la palette d'artistes cités
plus haut. A nou santt Cassiya portera le label de Geda
Music. Et les titres qui y figureront sont entre autres, Le
Morne (Lin), Debarkader (Renel Trapu), Profiter
(Bruno Mooken).
Déjà dans les bacs: Simin Volcan, Marcelino Chaton
Installé depuis un an à la Réunion, Marcelino
Chaton propose son dernier né, Simin Volcan (Zot
Sa Music Production), sorti en fin de semaine. Le titre éponyme
est d'ailleurs le seul inédit de cet album qui regroupe
8 chansons dont un pot-pourri. Simin Volcan, que le chanteur
présente comme un séga festif, n'est autre qu'un
clin d'oeil à la région où il vit avec son
épouse d'origine réunionnaise. Bonzour Madame,
Marinette, A nou ale lamer, Coq licou touni(sortie en 1980)
sont là, la sélection du chanteur de 53 ans.
Concert solidarité le 10 avril à Goodlands: Des
artistes se mobilisent pour Sarah-Jane Thomas
De nombreux artistes se mobilisent actuellement pour venir en
aide à Sarah-Jane Thomas, mère de famille de 27
ans qui a besoin d'une transplantation des poumons. Alitée,
la jeune femme ne peut respirer sans oxygène artificielle.
Son opération s'avère vitale. Les proches de Sarah-Jane
Thomas doivent trouver plus de Rs 2M pour lui permettre de se
rendre très bientôt à l'étranger pour
son intervention. Blakkayo, Gérard Louis, Trioco, Sandra
Mayotte, Natty Jah, Monaster, Berty Fleury, System R, Steve Augustin,
Nas T Black
donnent rendez-vous au public, le 10 avril au
stade de Goodlands à partir de 19 heures pour un grand
concert. Les billets, à Rs 100 l'unité, sont en
vente chez Neptune (Port-Louis), les magasins Solid Gold et Otentik
Paradize Burning. Des billets seront aussi en vente, sur place,
le jour du concert. L'argent recueilli contribuera à financer
les soins dont nécessite Sarah-Jane Thomas. Des dons peuvent
être versés sur les comptes suivants: MCB, 09 2665993
et SBM, 01736200012732.
ARTS PLASTIQUES
Palmesh Cuttaree: Une version picturale des masques
En 2008, Palmesh Cuttaree avait dévoilé son arbre
à masques (African Tulip tree) dont les fruits et l'écorce
lui avaient ouvert la voie d'une nouvelle inventivité plastique.
Masque Fantasme tropical, Masque Maha Kali, Masque d'une mariée
hindoue, autant de figures traduites dans un style très
personnel. L'artiste est aussi concepteur du musée des
masques au Domaine Les Pailles. Depuis sa dernière série
de masques, les formes se sont renouvelées et prennent
en compte le lien directe entre notre identité culturelle
et la fonction symbolique du masque. L'art de Palmesh est un langage
construit avec l'alphabet de nos différentes cultures.
Naissent des formes et des styles élaborés à
partir de la résine. On a pu voir à la Galerie Malcolm
de Chazal, à Curepipe, un éventail de compositions
originales : Tropical Phantasm, Siddharta Buddha, Maha Shiva,
Muruga Cavadee, Sea Nymph. C'est tout un ensemble d'une version
picturale des masques et des thèmes inspirés de
la culture locale et des rites traditionnels. Le profane et le
sacré se côtoient. Les références au
sacré, Palmesh nous dit que c'est tout ce qu'il a vécu
dans son enfance. Il y a eu au départ un événement
déterminant : une enfance marquée par le graphisme
puissant des divinités hindoues. Le spirituel est là
affirmant la puissance du lien entre le masque et la vie profane.
Le côté narratif et symbolique des oeuvres que le
public pourra retrouver au musée des masques : des symboles
et des images qui touchent au monde local en le symbolisant. Le
masque Siddharta Buddha, par exemple, évoque le
symbolisme des couleurs. Pour Palmesh Cuttaree, le bleu représente
l'infini, les tons orangés et jaunes sont synonymes de
sérénité. Les boucles d'oreille rappellent
les bijoux des grand-mères (Amaye). Le geste artistique
(sculpter, assembler) est une action sur la société
dans laquelle il vit.
Au-delà du sacré, le masque contribue à la
valorisation d'un art local. Palmesh travaille à partir
de divers matériaux : écorces d'arbre, pierres fines,
de la résine et autres cordelettes utilisées à
des fins picturales.
Palmesh Cuttaree a fait preuve de beaucoup d'inventivité
dans la fabrication de huit masques et a montré la capacité
d'un art qui dépasse ses limites culturelles pour voir
plus loin.
Théâtre
Bernadette S. de Lourdes
Après une longue absence de la scène théâtrale,
Tico Soupaya fait son retour en assurant la direction de 45 comédiens.
L'Association "Les Amis de la Scène" présentera
Il était une fois ... Bernadette S. de Lourdes en
soirée de gala le 20 mars 2010 au Théâtre
Serge Constantin, Vacoas.
Fondée par Tico Soupaya il y une quinzaine d'années
autour des amoureux du théâtre, la troupe "
Les Amis de la Scène " en est à sa douzième
réalisation théâtrale majeure à l'Ile
Maurice. Tico Soupaya sera confronté à un immense
défi : celui de diriger 45 comédiens dans 57 rôles
différents ainsi que 12 techniciens. Il signe, en outre,
le scénario et l'écriture de la pièce ainsi
que la mise en scène et la scénographie.
Grâce au mécénat et au soutien du couple franco-suisse
Pigeon-Oeschger, il parvient à poursuivre ses recherches
et s'imprégner du lieu sur lequel Bernadette a été
témoin de ses apparitions : la grotte de Massabielle à
Lourdes. De retour à Maurice, il se met aussitôt
à l'écriture du scénario de l'histoire de
cette fille qui " l'habite " depuis son enfance. Un
véritable travail d'interprétation.
Le spectacle est placé sous l'Egide de la Fondation Spectacles
et Culture et l'Atelier Haute Couture Cat Colomba. Outre la soirée
de gala, d'autres représentations sont prévues du
21 au 31 mars. Billets et renseignements sur le rézo Otayo
: 466 9999
Plus de deux siècles de cela...
Louis Bouton et les vertus des plantes médicinales de
l'île Maurice
Des guérisseurs mauriciens savaient que
"l'huile qui ne fait pas rancir en vieillissant"
se trouvait dans les gousses de la brède Mouroungue
Louis Bouton, botaniste mauricien du 19ème siècle,
publia en décembre 1857, "Les Plantes Médicinales
de l`Ile Maurice". Ce livre dévoilait quelques
secrets de guérisseurs de l'époque et les vertus
des tisanes de grands-mères. Bouton y racontait les difficultés
qu'il avait rencontrées, pour arracher les secrets de ces
"Medicine Men ", qu'on appelait aussi joliment
"dokters sans souliers", pour soigner les maladies
dites "incurables". Par exemple, cette feuille
mystérieuse qui soulageait contre les piqûres du
poisson Laffe ou, encore, l'Ayapana qui avait été
volée du Brésil pour être introduite à
Maurice et, surtout - et ça va sûrement intéresser
beaucoup - "l'huile qui ne fait pas rancir en vieillissant",
espèce d'aphrodisiaque, semblerait-il, aussi efficace qu'une
certaine petite pilule bleue d'invention récente...
Le livre de Louis Bouton traite de quelques centaines de plantes
médicinales qui se trouvent sur notre sol et décrit
leurs origines, habitats, les vertus et usages et les remèdes
efficaces confirmés par des expériences locales.
Il mentionne aussi leurs noms scientifiques, français,
anglais et indien.
Parmi les quelque 500 plantes qu'il mentionne, il y a des noms
de plantes dont on n'entend plus parler ou presque. Nos aïeux
utilisaient comme tisanes ces plantes et forçaient les
enfants à en boire, certaines avaient un goûts bien
amer. Ils en faisaient des cataplasmes et pommade. Afouche, embrevade,
badamier, baobab, batatran, baume du Pérou, baume l'île
Plate,bétel, bibasse, bigarade, bois campêche, bois
colophane, bois d'oiseau, bois puant, bois tatamaca, bois zozo,
brède malabar piquant, caca poule, calli, carambole, chicorée,
citronelle, coquelicot, goyave blanche et rouge, herbe bouc, jamblon,
jamalac, liane sans fin, lilas de Perse, lilas de l'Inde, manglier,
mouroungue, pate de poule, poquepoque, saponaire, técoma,
vavangue et verveine.
La liste de Louis Bouton ne fut pas exhaustive et on comprit que
son ouvrage n'avait pas été conçu pour les
hommes de science mais surtout pour être adressé
à monsieur tout le monde. Mais au fil des années,
après de multiples expériences dans les laboratoires
prestigieux du monde entier, la plupart des extraits de ces plantes
médicinales trouvèrent leur place sur les étagères
des pharmacies.
Les secrets des guérisseurs
Les guérisseurs avaient le secret des vertus de quelques
plantes. Des maladies rebelles au traitement éclairé
de nos plus habiles docteurs cédaient comme par enchantement
à l'aide de plantes administrées par ces hommes
qualifiés de "vulgaires et sans instruction."
Gassin, un de ces guérisseurs avait sauvé des malades
atteints de diarrhées chroniques et que des médecins
avaient condamnés à une mort certaine."
Bouton avait eu du mal à arracher "lambeaux par
lambeaux de la bouche des praticiens créoles qui presque
tous s'enveloppent d'ombre et de mystère, et dont l'habileté
semble consister à ensevelir dans le plus profond secret,
les recettes qu'ils possèdent. Quelque peine que nous ayons
prise, nous n'avons pu obtenir d'eux une pleine et entière
confession. C'était toujours à mots couverts qu'ils
s'exprimaient, ou bien au moment de s'ouvrir, ils imposaient des
conditions telles qu'à la divulgation de leurs secrets,
qu'il fallait, bon gré mal gré, y renoncer. Et au
milieu de tout cela perçait un mysticisme curieux ! ",
écrit-il
A la sortie du livre, la "Commerciale Gazette "de
l'époque confirma les recherches de Bouton en
ces termes : "Nous savons tous qu'il existe certaines
maladies locales qui sont incurables, ou du moins rebelles aux
traitements employés par nos médecins. Les jeunes
enfants particulièrement sont sujets à des affections
qui laissent peu de chances de guérison lorsqu'on les met
entre les mains de praticiens instruits, sans doute, mais ignorant
souvent la nature d'un mal qui est tout local. Et que de fois
n'avons-nous pas vu de pauvres petites créatures abandonnées
de tous, renaître sous la médication d'un vieux créole
dont les simples feuilles cueillies dans nos forêts, obtiennent
de merveilleux résultats.
Malheureusement, les empiriques qui possèdent ces secrets,
à bien peu d'exceptions près, sont plus ou moins
fanatiques de leur découverte, y attachent, en quelque
sorte, une idée religieuse, et à moins qu'on ne
leur donne des sommes extravagantes, refusent de faire connaître
les substances qu'ils emploient. Il en est d'autres qui pour tout
l'or du monde ne voudraient vendre leur recette, et qui font l'objet
d'un culte particulier, ou ne livrent qu'en partie leur secret
qu'ils ont découvert ou qu'ils ont acquis par transmission."
Dialogues avec les guérisseurs
Louis Bouton essaye de faire parler un guérisseur qui possède
un remède infaillible contre l'asthme. Qui le lui a fait
connaître ce remède ?
"C'est Dieu", répond-il, "qui
m'a inspiré". "J'étais moi-même
atteint de ce mal terrible et, dans un moment de désespoir,
j'allais en finir avec ma douloureuse existence, quand je fus
conduit comme par la main vers une plante qui croissait sous mes
pas. Une voix intérieure me dit que c'est elle qui doit
calmer mes souffrances, et que j'eusse à la cueillir et
à en faire immédiatement usage. Je le fis et je
fus guéri. Je découvris plus tard qu'il fallait
y ajouter six autres plantes, car il en faut 7 pour guérir
l'asthme ; et avant d'administrer le remède, il y a certaines
formalités à remplir".
-
Bouton : vous ne pouvez dire quelles sont ces plantes ?
- Non sans doute et je prends cent piastres par chaque personne
que je traite.
- Et que vous guérissez ?
- Oui
- Ces plantes sont-elles du pays ?
- Oui
- Et votre remède ?
- Mon remède ? Qu'on me donne cinq mille piastres et
je le fais connaître. "
Un autre guérisseur en demande autant pour communiquer
la recette infaillible qu'il possède contre l'hydropisie.
Un troisième souffrirait mille fois la question plutôt
que d'articuler un seul mot; son secret est inviolable et mourra
avec lui. Tout ce qu'il peut faire c'est de montrer des fragments
de plantes réduites en poudre et impossibles à reconnaître.
Ces poudres se composent ordinairement de trois ou de sept
plantes différentes.
Une bonne femme, Olivette est son nom, jouissant parmi ses collègues
d'une certaine réputation, fut la seule qui ne fit aucun
mystère de son savoir. En peu d'instants, elle partagea
ses connaissances en thérapeutique et en matière
médicale. Il faut dix-sept plantes pour former le
remède composé dont elle se sert dans le
traitement du Tambave.
Origines, propriétés et usage de quelques plantes
médicinales
Dès qu'on parle tisane, c'est l'ayapana qui,
à ce jour encore vient en premier sur les lèvres.
Deux siècles avant, le capitaine Augustin Baudin débarqua
à l'île de France avec une plante d'ayapana qu'il
avait volée à Rio de Janeiro, au Brésil.
Selon Louis Bouton, "le capitaine Augustin Baudin - frère
de Nicolas Baudin (celui qui commandait une expédition
autour du monde, apporta cette plante à Maurice en 1797)
se trouvant à Rio de Janeiro et en entendant parler de
l'ayapana comme d'une panacée que les Indiens d'Amazonie
utilisait pour soigner les blessures provoquées par des
flèches empoisonnées et des serpents, fit toutes
les démarches possibles pour s'en procurer des boutures
mais ne put réussir, même à prix d'argent.
Il résolut alors d'enlever pendant la nuit une plante qui
se trouvait sur un balcon d'un habitant de cette ville ; ce qui
fut fait lestement à l'aide d'un matelot armé d'une
perche. Et, le navire ayant mis à la voile à l'instant
même, Augustin Baudin s'enfuit avec son trésor.
A peine arrivée à l'Ile de France, où s'était
déjà répandue la merveilleuse renommée
de l'ayapana, chaque malade se crut sauvé et voulut
s'en procurer, et l'on s'adressa de toutes parts au directeur
du Jardin de l'Etat, M. Céré, à qui la culture
avait été confiée.
Ceux qui furent assez heureux pour pouvoir faire croître
la plante en vendirent plus tard les feuilles qui s'achetaient
au Bazar à raison de 3 sous pièce. "
Le succès de l'ayapana dura assez longtemps, mais
quand s'opéra la réaction, on passa, suite assez
ordinaire de l'engagement, d'un extrême à l'autre.
Une fois que la plante eût été expérimentée
et analysée à Paris, on voulut prouver qu'elle n'était
dotée d'aucune propriété énergétique
". Mais on comprend Bouton, car à cette époque,
les laboratoires n'étaient pas bien équipés.
L'ayapana n'en a pas moins continué d'occuper un
rang éminent parmi nos plantes médicinales. Chacun
sait le grand usage que l'on a fait pendant l'épidémie
de choléra de 1854, et même sur ordonnance des médecins
".
Le Dr Gouly recommandait, dans le but de ranimer la circulation
et de combattre les refroidissements qui survenaient dans cette
affreuse maladie, la prescription suivante : 2 onces d'infusion
d'ayapana., 1 cuillerée à café de sel de
cuisine et 1 cuillerée à café d'eau de vie
ou de rhum.
J. Delisse, botaniste et pharmacologue français, qui accompagnait
Nicolas Baudin, resta à l'île de France souffrant
du scorbut. Pour se faire soigner, il prit de l'infusion des feuilles
d'ayapana et mangea même ces feuilles en salade. Il resta
dans l'île et épousa une Mauricienne. Il ouvrit la
première pharmacie dans l'île qu'il devait perdre
dans le grand incendie de 1818.
Pendant un certain temps presque tout le monde devait posséder
une plante d'ayapana. On l'utilisait principalement contre
les problèmes de digestions comme la colique, le vomissement
et la diarrhée, non seulement à Maurice, mais dans
beaucoup de pays à travers le monde. Aux Philippines, on
place ses feuilles sur son front pour soulager les maux de tête,
en cataplasme sur des blessures, on mâche les feuilles amères
contre la fièvre. Au Brésil, on se gargarise du
jus des feuilles pour soulager les ulcères buccaux. En
Argentine pour stimuler la menstruation. Au Trinidad contre la
fièvre, pneumonie et la fièvre jaune.
(Ndlr ; La plupart des médicaments de nos jours, proviennent
des extraits de plantes médicinales qui ont subi de nombreuses
études et des multiples tests pour que soient déterminés
les effets curatifs et surtout les effets contraires. C'est pour
cela qu'il est strictement conseillé de demander l'avis
de son médecin ou l'avis d'un spécialiste avant
d'en faire usage contre n'importe quelle maladie. Cet avertissement
s'applique aussi bien pour les autres cures mentionnées
ci-dessus, comme l'ayapana qui contient de la coumarinne et qui
a des propriétés anticoagulantes. Dans les cas d'hémorragies,
il n'est pas conseillé d'en faire usage, il faut obligatoirement
voir son médecin)
Mouroungue (horse radish tree)
Louis Bouton fut un des premiers à faire état des
nombreuses vertus de la brède Mouroungue (aussi
dit mouroum) que l'on retrouve encore dans presque toutes
les cours de Port- Louis et d'autres endroits chauds de l'île
et qui sert parfois de clôture aux cimetières.
D'après Bouton, Mouroungue vient du mot tamoul "Morunghi",
" Arbrisseau originaire de l'Inde et d'Arabie, ses jeunes
feuilles et ses gousses encore tendres sont fort recherchées
des Indiens et des créoles qui en font usage sous forme
de brèdes. S'il faut en croire Cossigny, "la décoction
des feuilles est laxative et devient purgative si elle est plus
concentrée. L'écorce sert à préparer
des pilules anti -spasmodiques. Le suc extrait de la racine auquel
on ajoute du poivre en poudre est aussi employé par les
médecins indiens comme anti-spasmodique. Le suc ajouté
en quantité égale à celui du gingembre frais
apaise les douleurs de la goutte si on prend à jeun trois
ou quatre cuillerées à bouche. "
Toujours d'après les secrets arrachés par Louis
Bouton aux guérisseurs, " on sait que les graines
de mouroungue donnent l'huile appelée huile de Ben qui
a, dit-on, la propriété de ne point rancir
en vieillissant ". Certains de nos aïeux nous apprennent
que les graines des gousses du mouroungue sont effectives pour
prolonger l'activité sexuelle chez les femmes (comme cela
aurait été démontré à Agaléga)
et chez les hommes elles sont utilisées pour les ennuis
de la prostate, de la vessie et pour traiter les dysfonctionnements
érectiles. Depuis des siècles, dans certains pays
on se sert de cette huile de Ben pour adoucir la peau et comme
entrants dans des produits cosmétiques.
Le cresson, un anti-scorbutique
C'est encore Louis Bouton qui révéla que le cresson,
plus connu comme un aliment que pour ses propriétés
médicinales, est un des meilleurs anti-scorbutiques qui
existent.
Les cresson fut introduit à Maurice par un capitaine d'infanterie
du nom de M. de Reine, mais, Fusée Aublet, qui séjourna
dans l'île de 1753 à 1762 revendiqua également
l'honneur de cette introduction. Toujours est-il que, une année
après que M. De Reine eut confié quelques graines
de la plante au petit père Andée, de la Mission
aux Pamplemousses, les rivières et les ruisseaux de l'île
de France ont été couverts de cresson...
L'antidote contre le poison de la "laffe" ou poisson
- pierre
Tous les baigneurs en mer entretiennent la grande peur de, malencontreusement,
marcher sur la "Laffe" ou poisson - pierre, dont
les piqûres sont terriblement douloureuses et peuvent même
être parfois mortelles. L'antidote d'après Bouton
qui dit le détenir de plusieurs Créoles est la feuille
de Mapou (C. Mappia Lam). "Vous prenez les feuilles
du Mapou que vous pilez et écrasez, et vous y mêlez
du sel de cuisine. Vous enveloppez le tout dans une feuille de
banane ou de Palma Christi que vous placez sur des cendres chaudes.
Vous appliquez ensuite ce mélange sur la blessure ayant
soin de bien serrer au-dessus pour empêcher le venin de
pénétrer plus loin. Au bout de vingt-quatre heures,
vous imbibez le cataplasme avec de l'eau de Cologne, afin de calmer
les douleurs qui deviennent beaucoup plus fortes et augmentent
au moment où la marée va monter. Vous continuez
ainsi jusqu'à guérison", avaient raconté
lesdits Créoles à Bouton. Mais, précision
utile qu'ils ne manquèrent pas de faire aussi : "il
faut, en premier lieu et au plus vite, faire d'abord sucer le
venin par un spécialiste..."
Biographie d'un illustre homme
D'après l'historien Auguste Toussaint, Louis Sulpice Bouton
naquit à l'île de France le 22 nivôse An VIII
(le 12 Janvier 1799), mais sur son épitaphe au cimetière
de Pamplemousses, il est écrit 12 Janvier 1800. Fils de
Louis Achille Bouton et de Jeanne Celeste Leblanc, dès
son jeune âge, il s'est intéressé à
l'étude des sciences naturelles, plus particulièrement
dans la botanique. En 1820, il possède déjà
une forte collection ayant trait à l'histoire naturelle
de l'île Maurice
Bouton avec les scientifiques tels que Desjardins, Charles Telfair,
Lislet Geoffroy et Bojer fondèrent La Société
d'Histoire Naturelle sous le patronage du premier gouverneur
anglais Farquhar. Le jour de l'inauguration de cette société,
Bouton fit un vibrante exposé sur l'utilité de la
botanique pour le développement de la colonie. Après
le départ de Desjardins pour La France, il devient secrétaire
de la société. Pendant 39 années à
ce poste, il contribue très énergiquement au développement
de la botanique, de la zoologie et de l'économie forestière
du pays.
Il épouse au Port Louis, le 25 novembre 1824, Eliza Le
Marchand, fille de Yves Le Marchand, officier de santé,
et de Marie Gertrude Planche. En 1838, sous le Gouverneur Sir
William Nicolay, Bouton présente un premier mémoire
sur le décroissement des forêts à Maurice.
Sa sonnette d'alarme de la destruction de nos forêts est
entendue et débouche sur la promulgation de l`Ordonnance
30 de 1854 qui rétablit les réserves de rivières
et les réserves de montagnes.
En 1845, il signale la présence de bois morts au Piton
du Milieu et dans d'autres forêts, à la Savanne et
sur le Plateau Central. Ces bois morts amassaient de l'eau stagnante
aux pieds des arbres favorisant ainsi la prolifération
des moustiques et la malaria qui faisait rage à cette époque.
Gleadow, forestier venu de l`Inde, les fait alors enlever et les
remplacent par les pins et l'êcalyptus dans les forêts
de l'état. Plus tard on devait se rendre compte comment
cette substitution devint bénéfique.
En 1876, la Société adopta un rapport de Louis Bouton
sur l'intérêt de planter des arbres d'avenue.
Le 24 novembre 1878, presque jour pour jour, 54 ans après
son mariage, Louis Bouton meurt à la Rivière des
Calebasses aux Pamplemousses. La Société Royale
en 1880 érigea une colonne de pierre en reconnaissance
de son remarquable et long dévouement. Son nom est aussi
gravé sur l'obélisque Liénard au Jardin des
Pamplemousses, monument érigé en 1860 pour honorer
ceux qui ont contribué à perfectionner l'agriculture
de l'ile Maurice.
Le livre "Les plantes médicinales de l'île
Maurice" de Bouton a servi d'outil de base à beaucoup
de botanistes, pharmacologues, scientifiques et au commun des
mortels qui sont passionnés de tisanes et autres décoctions
de grands-mères. Malheureusement, on ne retrouve le nom
de cet illustre scientifique nulle part sur le fronton d'un édifice
public, mais, fort heureusement il reste néanmoins associé
à notre emblème florale national, le Trochetia,
lequel doit, en fait, s'écrire
"TROCHETIA BOUTONIANA"
Santé
Cheveux: Donner un coup de fouet à sa chevelure
Cheveux gras et raplapla, secs et ultra rêches, ou frisottis
super fouillis... (pratiquement) aucune femme n'est épargnée
par ce véritable casse-tête du quotidien. Certes,
on rêve toutes d'une chevelure de sirène, des boucles
soyeuses ou d'un lissage impeccable. Mais quand les petits désagréments
du quotidien s'en mêlent, notre chevelure vire rapidement
à la paille ou au casque luisant. Comme la peau et les
ongles, nos cheveux n'échappent pas aux outrages du temps.
La baisse progressive des hormones féminines entraînent
chute et sécheresse. Et comme la peau, les cheveux réclament
des soins spécifiques. Pas la peine de vous coupez les
cheveux en quatre, des solutions existent! Suivez le guide :
Posez un diagnostic
Il faut savoir que pour un résultat à la hauteur
des attentes, il faut des soins pertinents. Le manque d'éclat,
la sécheresse, tout comme la chute des cheveux, peuvent
avoir différentes origines. Le mieux est de savoir à
quoi s'en tenir quant à l'état réel de notre
chevelure en s'adressant à un salon de coiffure équipé
d'un appareil de diagnostic. En général les grandes
marques de soins capillaires disposent de moyens de diagnostic
très élaborés, mais un dermatologue peut
aussi donner un avis pertinent.
Bichonnez votre cuir chevelu
Un cuir chevelu en bonne santé, ce sont des cheveux plus
denses, plus épais et plus brillants. Or, plus on approche
de la cinquantaine, plus le cuir chevelu devient sec et la fibre
capillaire en est, de fait, moins lubrifiée. Ce qui est
la raison de l'aspect sec et terne de notre chevelure. La première
étape des soins ciblés à mettre en place
: des massages avec un produit régénérant
en vue de revitaliser le cuir chevelu. Mais selon l'état
du cuir chevelu (sec, très sec avec pellicules, gras
),
le choix du produit de soin varie. Et cela d'autant plus si l'on
souffre d'une chute de cheveux modérée ou importante.
D'où l'importance du diagnostic préalable afin de
bien choisir son soin.
Soignez vos cheveux de l'intérieur
Pour un cheveu brillant et dense, il faut un apport suffisant
en nutriments essentiels. D'où la nécessité
de programmer deux fois par an une cure de compléments
alimentaires vitaminés, ciblant la masse capillaire et
donc riches en Omégas 3 et 6, en zinc, en vitamines C et
E).
Après-shampooing obligatoire
Les cheveux doivent être lavés deux à trois
fois par semaine avec un shampooing densifiant et nourrissant,
riche en dérivés de calcium, en vitamine F et en
anti-oxydants. Après le shampooing, passage obligé
à l'après-shampooing. Hélas, la majorité
des femmes zappent trop souvent cette étape pourtant indispensable
pour apporter de l'hydratation aux cheveux malmenés par
la pollution mais aussi les coups de brosse, le passage du peigne
et le souffle du séchoir sans oublier les techniques de
coloration forcément agressives à terme pour la
fibre capillaire. Tout comme le sel, le chlore et le soleil. Vous
pouvez également appliquer un masque, surtout s'il est
enrichi en acide hyaluronique, l'actif anti-âge par excellence
qui hydratera le cheveu en profondeur et lui redonnera souplesse
et brillance. A appliquer après chaque shampooing et à
laisser agir selon les produits (et l'état de sécheresse
des cheveux) entre deux à dix minutes avant un rinçage
minutieux.
Abusez des soins embellisseurs
En attendant que les soins agissent en profondeur sur la nature
des cheveux, il est possible d'utiliser au quotidien des produits
trompe-l'il, tel que les sérums anti-frizz qui lissent
les pointes abîmées et leur apportent douceur et
brillance. Ou des élixirs à base d'huile d'argan
(riche en vitamine E et en acides gras essentiels), d'huile de
lin (à la teneur en acides gras insaturés élevée)
ou d'huile de Chypre (dont la forte concentration en tocophénol
protège les cheveux contre les radicaux libres).
Bon dans l'assiette, bon pour le crâne
Petit abécédaire des aliments qui renforcent nos
cheveux grâce à leur richesse en protéines,
en vitamines A, B et E, en fer, en zinc et en sélénium.
En plat principal...
Oeuf : le jaune d'uf est riche en vitamine B8 et
contient aussi deux antioxydants, la lutéine et la zéaxanthine,
issus de la famille des caroténoïdes (bêta-carotène).
Poisson : contient du zinc, du phosphore, du soufre et
du vanadium, ce qui favorise la croissance et la réparation
des tissus et également des cheveux.
Jambon : avec le foie de veau et le mouton, c'est l'aliment
le plus riche en vitamine B6, notre meilleure alliée pour
nous débarrasser des pellicules.
En accompagnement...
Carotte : la vitamine A et le bêta-carotène
qu'elle contient permettent de rendre les cheveux plus souples
et plus brillants.
Champignons : sur le chapitre de la vitamine B3 (santé
de la peau et des cheveux), ils ne craignent personne. Ils sont
aussi riches en fer, un nutriment qui permet une oxygénation
des racines capillaires, en zinc et sont une des meilleures sources
végétales en sélénium.
Haricots : ses apports en acides aminés soufrés,
la cystine et la méthionine, sont indispensables pour fabriquer
la kératine qui compose à 95% le cheveu.
Epinards : ils ne sont pas de couleur rouge ou orange mais
ils sont pourtant très riches, eux aussi, en bêta-carotène.
Fruits secs : riches en magnésium (meilleur anti-stress
qui soit), ils aident à nourrir notre chevelure, dont les
vaisseaux, avec le stress, ont tendance à se resserrer.
Si insuffisamment nourris, nos cheveux meurent plus vite.
Soja : des études ont montré que les protéines
du soja renforcent le cheveu et augmentent sa poussée de
15%.
Et en assaisonnement...
Ail : favorise la circulation sanguine. Quand on connaît
l'importance d'une bonne irrigation du cuir chevelu dans les traitements
anti-chute capillaires, on ne s'en privera pas. De même,
les substances soufrées qu'il contient lui confèrent
ses vertus antioxydantes, renforcées par un taux non négligeable
de sélénium.
Une pro à la maison
Votre salle de bain regorge de soins. Mais êtes-vous sûre
d'avoir les produits qui correspondent réellement à
votre problème de cheveux? Bien souvent on ne sait pas
quel produit est le plus adapté à nos cheveux
Nous avons d'ailleurs très souvent tendance à choisir
un produit plus qu'un autre car le parfum nous plaît ou
parce que le packaging est plus séduisant! Et pourtant,
il est essentiel d'utiliser des produits qui respectent la nature
et les besoins spécifiques de nos cheveux
Pour l'entretien parfait, choisissez d'abord votre shampooing
en fonction de la nature et de la condition de vos cheveux : fins,
bouclés, gras, secs, ternes etc
et en fonction de
l'état de votre cuir chevelu: pelliculaire, normal, sec,
sensibilisé
Pour un shampoing au top : prenez une noisette de shampooing à
répartir sur l'ensemble de son cuir chevelu. Massez ensuite
délicatement quelques minutes (ne frottez pas énergiquement)
puis procédez au rinçage. Renouvelez l'opération
une deuxième fois. Si le premier shampoing est lavant,
sachez que le deuxième est traitant!
Une fois votre shampooing terminé, pré-séchez
légèrement vos cheveux à l'aide d'une serviette
puis appliquez une noisette de soin sur les longueurs : évitez
le cuir chevelu pour ne pas rendre vos racines grasses. Ensuite,
laissez poser quelques minutes puis rincez abondamment. Le choix
du soin à appliquer se fait en fonction de votre nature
de cheveux bien entendu mais aussi de leur longueur.
Enfin, avant de procéder au séchage, lissage ou
bouclage ou encore donner du volume à vos cheveux, appliquez
un spray thermo protecteur sur l'ensemble de la chevelure en le
répartissant mèche à mèche.
Pour être certaines de ne pas vous tromper dans le choix
des produits que vous utilisez sur vos cheveux, rien ne vaut le
conseil et l'expertise de votre coiffeur bien entendu. Il saura
tout vous dire.
Petit plus
Utilisez des huiles naturelles (beurre de karité, huile
de germe de blé, d'olive, de jojoba, de coco, ou d'argan)
. Toutes ces huiles sont bonnes pour les cheveux. Elles nourrissent
et adoucissent votre chevelure. Utilisez-les chaudes de préférence,
cela facilitera la pénétration dans le cheveu. Mélangez-les
dans votre shampooing ou après shampooing pour une meilleure
efficacité lors du lavage ou du démêlage.
Un tour en France?
Cela vous dit, un petit tour au pays de la Tour Eiffel? Vous réfléchissez
parce qu'il y fait froid et que vous redoutez les procédures
administratives! Pour cette destination, il ne sera pas nécessaire
de sortir les pulls et documents. Mais vos casseroles et le tablier.
Puisqu'il s'agit d'un voyage gustatif. Cette semaine, la France
et ses saveurs gastronomiques ne sont pas loin. Précisément
au restaurant Villa Garden, à Grand-Baie. Nos deux
guides : le propriétaire des lieux, Ghi-Pham-Van et le
chef Jean-Michel Sempé nous ont ouvert la porte de la cuisine
du restaurant gastronomique, qui accueille ses clients depuis
décembre dernier. Et de Villa Garden, Ghi-Pham-Van
nous explique que c'est dans un décor zen et chic que les
amateurs de la haute cuisine découvriront une carte : élaborée
par le chef étoilé Gérald Garcia, qui décline
des intitulés raffinés lesquels se délectent
avec du vin
français, of course! Après
avoir délaissé l'Hexagone pour Grand-Baie, Ghi-Pham-Van
a désormais pour ambition de promouvoir la cuisine française
sous les tropiques! Et pour vous, nos deux hôtes vous livrent
deux recettes simples, faciles à réaliser et remplies
de fraîcheur. Bon appétit!
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