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Accident de mer en Espagne
Vague meurtrière contre un navire de croisière
sur lequel se trouvaient 67 Mauriciens
Deux personnes, un touriste italien et un touriste allemand, sont
mortes, mercredi dernier à bord du Louis Majesty, un navire
de croisière maltais, (dont la compagnie Renaissance Maritime
en est l'agent à Maurice), qui sillonnait au large de la
Catalogne, Espagne. À bord de ce paquebot qui transportait
1350 passagers au moment de l'accident, figuraient également
67 Mauriciens dont 16 femmes et 51 hommes, membres de l'équipage.
Selon les dernières informations que nous avons obtenues,
les Mauriciens qui étaient à bord du paquebot sont
sains et saufs. Certains parents, à l'instar de Lelio Quessy,
dont la fille Diane figure parmi les Mauriciens à bord
de ce bateau, indiquent avoir reçu les nouvelles de leurs
enfants, qui ont assuré qu'ils se portaient bien. Ils sont
toutefois, traumatisés, soulignent nos sources, indiquant
que certains d'entre eux, ont été témoins
de l'accident au moment même où le navire a été
percuté par une grosse vague qui a brisé les vitres
de la zone de son salon. Un des passagers a été
décapité et l'autre victime a eu le ventre transpercé
par un morceau de vitre, apprend-on. Une quinzaine de blessés
ont été transportés à l'hôpital,
lors de l'évacuation des passagers à Barcelone.
A ce stade, il n'y a aucune information des autorités espagnoles
concernant les morts à l'hôpital ou à terre.
Une des Mauriciennes à bord nous a raconté, hier,
que le bateau traversait le golf du lion, en quittant l'Espagne
en direction de l'Italie. "Ce mercredi-là, il y
avait une tempête et nous étions en plein milieu.
Les vagues ont cassé un panneau de vitrage à l'avant
du bateau aux alentours de 15h20 (NDLR : 19h20 à Maurice).
La première vague n'a pas fait de dégâts,
mais l'eau montait avec pression", explique notre interlocutrice.
Alors que tout le panneau vitré a éclaté,
une deuxième vague, meurtrière, a entraîné
les passagers qui se trouvaient sur le Pont 5. "Des serveuses,
dont des Mauriciennes qui se trouvaient au bar à ce moment
là et d'autres personnes qui travaillent dans les duty
free shops non loin du bar, ont vu un des passagers être
décapité et l'autre transpercé par les morceaux
de vitres", raconte notre source. Ce membre de
l'équipage indique que l'accident est survenu sur le Pont
5, mais l'eau a continué à descendre jusqu'aux ponts
4, 3 et 2. Les ponts 4 et 320 étaient complètement
inondés et les passagers ont dû être évacués
à terre.
Il y a également des court-circuits à bord et une
odeur de fumée, explique notre interlocutrice. "Nous
avons dû isoler les passagers dans les étages et
complètement barricader les ponts 5,4 et 3", raconte-t-elle.
Le paquebot ne se trouvant pas loin de l'Espagne, le capitaine
a mis plein gaz sur Barcelone, indique-t-elle. Après quatre
heures de navigation, le Louis Majesty est parvenu au port,
où les passagers ont été secourus. A ce stade,
le bateau est toujours au port de Barcelone où les réparations
sont en cours. Outre les panneaux de vitres qui se sont envolés,
le bateau a une fissure dans sa coque. Les membres de l'équipage,
qui ont eu à travailler plus de 15h d'affilées pour
assister les passagers sinistrées, sont épuisés.
Les Mauriciens à bord sont traumatisés de cet accident
qui a coûté la vie à deux hommes. Selon notre
interlocutrice, beaucoup se demandent s'il est prudent de reprendre
la route sur ce bateau. En effet, le navire était parti
du port de Carthagène (sud-est de l'Espagne) pour une croisière
de douze jours en Méditerranée et faisait route
vers le port italien de Gênes. Après sa déroute
vers Barcelone, où il est arrivé tard mercredi soir,
suivant cet accident. Après les réparations, il
devrait repartir pour Gênes le 12 mars.
La direction de Louis Cruises, dans un communiqué, a tenu
à rassurer ses partenaires. Selon elle, "apart
from the broken windows, Louis Majesty has sustained only minor
interior damages". Elle fait ressortir qu'après
la réparation du vitrage du pont 5, et des"cosmetic
interior repairs" actuellement en cours, le paquebot
sera opérationnel pour son départ prévu le
12 mars. Elle devrait entamer une autre croisière "l'Eastern
Mediterranean Highlights", au départ de l'Italie.
Elle s'excuse des inconvénients causés par cet accident
qui relève "d'un phénomène naturel,
imprévu et imprévisible", dit-elle. Mais
à bord, la tension est palpable, indiquent nos sources,
soulignant que les membres du personnel, traumatisés, redoutent
de prendre la mer. "Nous avons vu un passager être
décapité, et jusqu'ici il n'y a pas vraiment d'aide
psychologique", explique un membre de l'équipage.
Qui plus est, selon cette source, les salaires n'ont toujours
pas été versés. La direction de Louis Cruises,
craindrait des démissions en masse en raison de ce traumatisme,
apprend-on.
Touristes attaqués à Pereybère
Un ventilateur volé permet d'arrêter trois braqueurs
Dans la nuit de mardi à mercredi, des touristes français
habitant Beach Lane ont été braqués par deux
malfrats encagoulés et armés de revolver et d'un
cutter, qui se sont introduits dans leur bungalow. Les bandits
les ont attachés avant de faire main basse sur un ordinateur
portable, 600 euros, une chaîne en or, des billets d'avion,
des chaussures, des vêtements, deux téléphones
cellulaires et un ventilateur. C'est précisément
ce ventilateur, retrouvé par la Special Squad de Grand-Baie,
qui aura permis l'arrestation des voleurs.
Il est 2h10 mercredi quand les ressortissants français
consignent leur déposition. Le montant total du butin emporté
est alors chiffré aux alentours de 3 000 euros (Å
Rs 120 000). Immédiatement, une équipe de la Special
Squad de Grand-Baie, placée sous la supervision du sergent
Jeetoo, s'élance sur la piste des malfaiteurs et passe
au crible toutes les voitures suspectes qui circulent dans la
région.
À un moment donné, les constables Jadoo et Beeharry
ont aperçu une Toyota des plus louches, immatriculée
1099 ZK 96, avec trois occupants à bord. La voiture est
alors passée au peigne fin et les policiers y retrouvent
le ventilateur volé un peu plus tôt chez les touristes
français. Un peu plus tard, des euros, de même que
du cannabis devaient aussi être extraits du véhicule.
Le chauffeur du véhicule, Kanchanlall Moneea, 55 ans, habitant
St-Francois, et les deux passagers, à savoir Guillaume
Augustin 32 ans, agent de sécurité habitant Riche-Terre,
et Josian Désiré Pierre Louis, 35 ans, furent alors
arrêtés par les membres de la Special Squad et détenus.
Par la suite, les suspects ont été confiés
aux soins de la CID de Grand-Baie, emmenée par le chef
inspecteur Beeharry. Lors de leur interrogatoire, les suspects
avouèrent plusieurs vols, à Pointe-aux-Canonniers,
Pereybère et Grand-Baie, entre autres.
Dans le sillage de l'enquête, deux autres suspects, Raj
Jeewooth et Arun Khoobea, habitant respectivement Goodlands et
Petit-Raffray, ont été appréhendés
pour le recel d'une chaîne en or et d'une meuleuse (grinder).
Ces derniers ont été remis en liberté sous
caution. Les enquêteurs sont toujours à la recherche
du revolver et du cutter utilisés lors du braquage chez
les touristes français.
En dépit de l'avertissement sans frais du PM
Les agressions contre les policiers continuent
Le Premier ministre a été pourtant très ferme
à ce sujet lors du lancement officiel du National Police
Strategic Framework (NPSF) il y a une semaine. "I will
strengthen the law against those who dare to think they can attack
police officers. I will make the law very, very hard indeed. I
cannot accept that somebody thinks he can abuse a police officer
in public or wherever else", avait dit Navin Ramgoolam.
Or, durant cette semaine, cinq policiers ont été
agressés dans l'exercice de leurs fonctions, et certains
se sont même permis de faire du désordre au poste
de police de Plaine-des-Papayes. Sept suspects ont été
arrêtés. Pour le caporal Chedumbrum Pillay, de la
Fédération de la Police, la déclaration du
Premier ministre est "très encourageante"
mais reste encore à être concrétisée.
Dans la soirée de samedi dernier, les constables Ramjan,
Hureechurn, Bundhoo et Rama se sont rendus à la route Royale,
Bois Mangue, Plaine-des-Papayes, suivant une requête. Sur
place, ils constatent que deux hommes, à savoir François
Monpley et Ajay Mangalia, sont en train d'agresser un habitant
de la localité, Vikash Jhingree. Les policiers sont intervenus,
mais ont été à leur tour agressés.
Pis encore, les deux suspects, accompagnés de plusieurs
autres personnes, se sont rendus au poste de police de Plaine-des-Papayes
et y ont fait un foin de tous les diables, insultant à
tour de bras les policiers, renversant des tables, jetant plusieurs
dossiers, une radio de la police et des Diary Books à l'extérieur
du poste de police, avant de prendre la fuite.
Les policiers blessés ont reçu des soins à
l'hôpital sir Seewoosagur Ramgoolam, Pamplemousses, tandis
qu'un fort déploiement policier composé d'éléments
de la Special Supporting Unit (SSU), de la Divisional Supporting
Unit (DSU), de ceux de la Criminal Investigation Division (CID),
de l'Emergency Response Service (ERS) et des Field Intelligence
Officers (FIO) ont patrouillé le village et ont recherché
les suspects. Un premier d'entre eux, Mervin Rangasamy, devait
être appréhendé à l'hôpital,
tandis que les autres, à savoir François Presley
Monpley, 26 ans, Nishalsing Sungkur, 23 ans, Vijaysing Mangalia,
41 ans, et Louis Shirley Marie, 40 ans, ont été
arrêtés et écroués.
Durant la même soirée, à Bois-des-Amourettes,
le constable Antoinette fut également agressé. En
compagnie de son collègue, le constable Clarisse, il avait,
au préalable, arrêté une voiture qui zigzaguait
sur la route. Au volant, Reesaul Aunacha, 28 ans, habitant le
village, était sous influence d'alcool. À un moment
donné, la mère de ce dernier, Nilanee Aunacha, gifla
le constable Antoinette et lui déchirer son uniforme. Les
deux personnes furent conduites au poste de police de Vieux Grand-Port
et, là, Reesaul Aunacha refusa de se soumettre à
un alcotest. Les deux personnes ont été verbalisées.
À Rivière-des-Anguilles, durant la semaine, c'est
au tour de Mohamed Naadir Boodhoo, 25 ans, habitant ledit village,
d'avoir été appréhendé pour avoir
endommagé un véhicule de la Southern Divisional
Support Unit, immatriculé 6 RM 07, à coups de pied.
Pour le secrétaire de la Fédération de la
Police, le caporal Chedumbrum-Pillay, force est de constater qu'il
n'y a pas que des officiers de police qui font l'objet d'agressions,
mais aussi les membres du personnel hospitalier. "Avec
les agressions dont font l'objet les policiers et les infirmiers,
nous constatons un comportement qui n'est pas du tout sain pour
notre société. Ces agressions envers ces personnes
qui portent l'uniforme sont inexplicables et ces deux catégories
d'employés ne méritent aucunement ce comportement
agressif et répréhensible", a-t-il déclaré
en substance.
Le caporal Chedumbrum-Pillay dit avoir apprécié
"la prise de position ferme du Premier ministre au sujet
des agressions contre les policiers, ce qui est une première
depuis l'indépendance." "Cependant, force est
de constater que, malgré cet avertissement bien clair,
certains continuent. On dirait que le message n'a pas été
bien reçu. Cependant, si ces malfrats pensent qu'ils sont
soutenus quelque part, ils continueront. Il y va de la responsabilité
de tout un chacun, y compris des décideurs. Il ne faut
pas que le langage soit populiste et temporaire", a-t-il
insisté.
Le secrétaire de la Fédération de la Police
a aussi dit avoir constaté que les bouncers étaient
plus "écoutés et respectés"
que les policiers, et qu'une telle chose n'était pas
normale. Et a eu ceci à dire en guise de conclusion : "Historiquement,
il est un fait qu'il y a eu des miliciens à Maurice en
1810. Combien y en a-t-il actuellement ?"
Commission Justice et Vérité
Allégation d'expropriation illégale de 156 arpents
de terre contre un groupe sucrier
La Commission Justice et Vérité, instance mise en
place par la présente Assemblée nationale à
l'instigation du gouvernement pour enquêter sur l'Esclavage
et l'Engagisme et les doléances d'expropriation illégale
de terres, a repris ses audiences, vendredi dernier, après
un long arrêt occasionné par la démission
de son ancien président, professeur Robert Schell.
Placée sous la nouvelle présidence d'Alex Boraine,
haute personnalité sud-africaine qui a joué un rôle
important au sein d'une institution du même type dans son
pays, la commission a eu, pour cette reprise, une journée
assez chargée passée à entendre, des réclamations
de terrain dans quatre cas d'expropriations alléguées.
Chaque cas a été écouté avec la même
attention par Alex Boraine et ses assesseurs présents,
en l'occurrence la vice-Présidente Vijaya Teeluck, le Professeur
Palma Veerapen et Lindsay Morvan. Mais, le plus gros morceau de
la journée a été celui concernant une plainte
déposée par la famille Dimba contre une propriété
sucrière à laquelle il a été reproché
d'occuper 156 arpents de terres qui ne lui appartiendraient pas
dans le district de Rivière-Noire.
Selon les plaignants, le terrain revendiqué aurait été
laissé en héritage à ses descendants par
un esclave affranchi vers la fin du 18 ème siècle.
Selon M. Roland Chellumbrum, le représentant de la famille
Dimba, les héritiers dudit esclave affranchi descendraient
de deux familles, certes parents, mais qui ne se fréquentent
pas. Toujours, selon M. Chellumbrum, l'autre famille aurait intenté
un procès en réclamation à la propriété
sucrière concernée afin de récupérer
le vaste terrain, mais, en dépit de multiples recherches
entreprises dans ce sens, jamais personne n'a pu savoir quel avait
été, finalement, l'aboutissement de cette action
menée en justice.
Vendredi, devant la Commission Justice et Vérité,
la famille Dimba - dont les membres s'étaient déplacés
en grand nombre pour afficher leur solidarité - a demandé
qu'Alex Boraine et ses assesseurs usent de leur pouvoir d'enquête
pour obtenir tout document qui pourrait mettre au clair ce qui
s'est réellement passé entre l'autre famille concernée
et la propriété sucrière en question. Il
y a-t-il eu un arrangement hors de la vue des juges entre les
deux parties qui étaient censées s'affronter en
cour de justice et cela au détriment des ayant-droits Dimba?
Telle est la question que cette dernière famille a demandé
à la Commission Justice et Vérité. La commission
a pris l'engagement d'assister les plaignants dans cette direction
mais sans pour autant de piétiner sur les plates-bandes
d'une quelconque cour de justice, si toutefois il y aurait une
affaire encore vivante y relative devant des instances judiciaires.
La commission a semblé donné l'impression d'être
encore plus enclin à porter assistance à la famille
Dimba après que celle-ci s'est plainte d'avoir retenus,
dans le passé, les services d'un avoué pour recouvrer
ses droits, mais en vain.
Le groupe sucrier nie
Etant donné que le nom de la propriété sucrière
a été cité devant la commission, Week-End
a essayé d'obtenir son point de vue. Le Chief Executive
Officer (CEO) de ce groupe sucrier (dont nous tairerons le nom
en attendant qu'il soit officiellement convoqué pour s'expliquer
devant la commission) a répliqué que, "le
groupe X ne vole pas de terres. S'il y a quelqu'un qui peut affirmer
qu'on a pris son bien, il doit pouvoir l'établir en nous
montrant ses titres de propriétés et en nous désignant
l'emplacement de son terrain". A la question: "
Le groupe X s'est-il vu intenté un procès par la
famille Y au sujet de l'occupation illégale d'un terrain
situé dans le district de Rivière-Noire ? Le CEO
a répondu : "Non ! Nous n'avons aucun procès
venant de la part cette famille."
A la fin de l'audience de vendredi, Alex Boraine a déclaré
que la Commission Justice et Vérité est "extrêmement
reconnaissante que des gens aient eu le courage de venir exprimer
leurs doléances. Cela n'a pas été facile
pour ces gens. Certains ont eu à surmonter de très
grosses difficultés pour aller se battre en cours de justice,
pour obtenir les services d'hommes de loi afin de pouvoir y parvenir
pour faire triompher leurs droits et, maintenant, c'est parce
qu'ils ne savent plus à qui s'adresser, ils se tournent
vers la Commission justice et Vérité. Leurs cas
sont parfois très complexes, mais, tous les documents nécessaires
seront vérifiés et nous étudierons chaque
cas en profondeur. Nous allons d'abord tout faire pour découvrir
la vérité dans chaque cas et si les faits sont véridiques
et si des gens ont été effectivement dépossédés
de leurs biens de manière illégale, alors la commission
devra agir en toute justice", a poursuivi Alex Boraine.
Toutefois, ce dernier a prévenu que la commission va devoir
prendre tout son temps pour étudier chaque dossier porté
à sa connaissance. "Il y a eu jusqu'ici beaucoup
de plaintes d'expropriation. Il faudra prendre en compte que la
tâche de la commission n'est pas facile parce que, dans
certains cas, des témoins qui doivent être entendus
ne répondent pas aux appels téléphoniques
et parfois ne répondent pas aux lettres qui leurs sont
adressées et beaucoup d'efforts sont requis pour les retracer",
a-t-il expliqué.
Selon Alex Boraine, "la commission Justice et Vérité
aura probablement à solliciter du Premier ministre un prolongement
de son mandat au-delà de 2011 en raison des très
nombreux cas qu'il lui faudra traiter". Cependant, a-t-il
rassuré, "la commission n'attendra pas 2011 pour
commencer à rédiger un rapport. Nous avons déjà
de nombreuses recommandations à faire aux autorités.
Un rapport préliminaire sera soumis entre-temps et, d'ores
et déjà, un des assesseurs de la commission soumettra
dans les prochains jours une compréhensive summary de la
séance de vendredi dernier".
Précisions du président de la commission
N'y a-t-il pas des risques que des gens qui revendiquent des terres
se tournent vers la Commission Justice et Vérité
mais après que leurs plaintes aient été déjà
déboutées par une cour de justice provoquant ainsi
une situation de conflit entre le judiciaire et la commission
? N'y a-t-il pas de risque que, dans de tels cas, la Commission
Justice et Vérité soit, en quelque sorte appelée
à revoir le bien-fondé de décisions judiciaires
? Alex Boraine a trouvé "très bonnes"
ces questions de Week-End.
"La commission n'est certainement pas en opposition à
la cour de justice. Nous ne sommes pas là pour duplicate
les travaux d'une cour de justice. Mais, de nombreux témoins
nous ont indiqué qu'il ont été en cour de
justice, mais, qu'ensuite, ils n'ont pas été tenus
au courant des jugements prononcés, ni ne savent-ils si
jugements il y a eu. D'autres nous ont affirmés qu'ils
avaient fait la demande d'être assistés par des arpenteurs
(Land Surveyors) mais que cette assistance leur avait été
niée. C'est également notre travail d'enquêter
sur ces affirmations et pour cela nous avons beaucoup de chercheurs
qui aident la commission. S'il s'avère que la cour de justice
a déjà tranché dans des affaires alors nous
aurons à dire franchement aux plaignants que nous ne pourrons
rien faire. Mais, s'il se trouvent aussi que des plaignants n'ont
pu accéder à la cour, soit par manque de moyens,
soit qu'ils n'ont pu avoir accès à des documents
décisifs pour faire reconnaître leurs droits nous
allons alors agir pour que triomphe la justice", a précisé
Alex Boraine.
Il a aussi précisé qu'il est "improbable
que la commission réclame des révisions judiciaires
à moins qu'il y ait un cas exceptionnellement clair qu'il
y a eu déni de justice (miscarriage of justice). Dans ce
cas exceptionnel, la commission ne manquera pas d'assumer ses
responsabilités".
Brèves
Rs 100 000 de lait volé, un technicien arrêté
Un technicien employé par la firme Innodis, Beeraj Bappoo,
28 ans, a été appréhendé par les éléments
de la Criminal Investigation Division (CID) de Phoenix.
Il est soupçonné d'avoir, en compagnie d'autres
employés, volé une importante quantité de
lait Full Cream d'une valeur de Rs 100 000. Ce lait y était
entreposé. L'enquête policière se poursuit.
Fédération de la police: "Que l'école
de police puisse octroyer des brevets"
Suite à la publication du National Policing Strategic Framework
(NPSF), la Fédération de la Police a pris bonne
note du chapelet de nouvelles mesures qui régiront désormais
ce département. Tout en accueillant favorablement le document,
le secrétaire de la Fédération, le caporal
Chedumbrum Pillay a formulé une demande importante auprès
du commissaire de Police, Dhun Iswur Rampersad. Il estime que
le statut de la Police Training School (PTS) doit être revalorisé
et que la PTS doit être en mesure d'octroyer un brevet à
ses stagiaires. Selon le caporal Chedumbrum Pillay, la PTS doit
être affiliée à l'université de Maurice
et la Mauritius Qualifications Authority (MQA). "Nous
avons les moyens de move from a police force to a police service
et dans cette optique, le brevet de la PTS devient indispensable,"
a déclaré le caporal Chedumbrum Pillay à
Week-End. Selon nos informations, le commissaire
de Police s'est montré très réceptif, voire
enchanté de cette proposition louable.
Un demi million emporté à Baie du Tombeau vendredi
Un salesman habitant Port-Louis a été attaqué
et délesté de Rs 500 000 alors qu'il se trouvait
dans l'enceinte de New Goodwill Ltd, à Baie du Tombeau.
Les bandits, deux hommes encagoulés et armés de
sabres, ont emporté avec eux ce qui constituait les recettes
de la journée. Il a été légèrement
blessé, de même qu'un agent de sécurité
qui s'est porté à son secours. La police a ouvert
une enquête.
Une étudiante attaquée sur le fly-over de la
rue Brabant
Une étudiante de 16 ans a été attaquée
le 27 février dernier, vers 15h15alors qu'elle empruntait
le fly-over de la rue Brabant, Port-Louis. Son agresseur, qui
était a bicyclette, était armé d'un couteau.
Il a fait main basse sur sa chaine en or, son téléphone
portable et une somme de Rs 325. La police tente de retrouver
son agresseur.
Enquête sur des affiches illégales à Rivière
du Rempart
La police de Rivière du Rempart a ouvert une enquête
sur une série de six affiches politiques illégales
placardées dans la région. Ces affiches portent
préjudice aux élus de la région, dont le
ministre Mahen Gowressoo.
Six marins indonésiens arrêtés
Six marins Indonésiens, à savoir Sagsagat Charlie,
21 ans, Brian Reyes, 24 ans, Niyan Tamsuran, 23 ans, M. Kasnumi,
33 ans, Voemer Puendina, 26 ans et Eric Macadongdang, 22 ans ont
été arrêtés par la police. Ils sont
accusés d'avoir endommagé plusieurs lampadaires
au Jardin de la Compagnie.
Il avoue cinq cas de vols avec violence
Les éléments de la Criminal Investigation Division
(CID) de Port-Louis Sud, placés sous la supervision de
l'Assistant surintendant de Police (ASP) Yeshwant Kallee, ont
procédé à l'arrestation d'un habitant de
cité Valijee, Désiré Pillay, 30 ans. Il est
accusé d'avoir emporté Rs 4000 d'une boutique de
la localité, qu'il a braqué, couteau au poing, en
début de semaine. Le suspect a également avoué
quatre autres cas similaires commis à Pailles, Cassis et
cité Valijee respectivement. Il a été maintenu
en détention.
Il a la main sectionnée lors d'un accident de la route
Un motocycliste, Sanjeev Dassayne, 22 ans, habitant cité
La Ferme, a eu la main sectionnée lors d'un accident de
la route survenu en début de semaine. Il a été
percuté par un véhicule qui doublait en sens inverse
à Bambous. Le véhicule qui l'a percuté était
conduit par un assistant resource manager de 29 ans et habitant
Belle-Etoile. Grièvement blessé, Sanjeev Dassayne
a été hospitalisé à l'Intensive
Care unit. Son état est jugé sérieux.
600 mètres de câbles téléphoniques
volés à Banane
La police de Rose-Belle enquête sur le vol de 600 mètres
de câbles téléphoniques au préjudice
de Mauritius Telecom. Ces câbles volés étaient
placés le long de la route Royale, à Banane.
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