Les travaux du Fact Finding Committee sur le "Governorship"
de Manou Bheenick à la Banque de Maurice ont démarré
sous le signe de la controverse comme il a été le
cas au cours de ces trois dernières années à
la Bank of Mauritius Tower. D'abord, pour les deux premières
séances du Fact Finding Committee, présidé
par l'ancien chef juge, sir Victor Glover, le gouverneur de la
Banque Centrale, principal concerné par cette enquête,
était présent dans la salle d'audience au Prime
Minister's Office. Il a déjà signifié son
intention d'être présent à toutes les séances
de ce comité d'enquête.
Rundheersingh Bheenick, qui s'est assuré les services de
Me Robin Ramburn, ne s'est nullement gêné pour soutenir
que ses détracteurs doivent l'accuser en face. Le président
du Fact Finding Committee n'a jusqu'ici pas formulé d'objection
à cette présence. Mais le véritable problème
se posera quand un éventuel témoin soumettra la
requête pour que la séance se déroule véritablement
"In Camera". Dans les rangs des employés de la
Banque de Maurice, l'on s'interroge sur le poids d'intimidation
que représente cette présence pendant le déroulement
des auditions du comité d'enquête.
Une autre principale entrave au déroulement des travaux
du Fact Finding Committee demeure les dispositions de la loi régissant
la Banque de Maurice, garantissant la confidentialité et
interdisant toute divulgation d'informations. Des membres du conseil
d'administration, intéressés à collaborer
avec le Fact Finding Committee pour faire la lumière sur
les manquements à la Banque Centrale, se voient contraints
de se tenir à l'écart de cette instance au risque
d'être pris à défaut. Et encore plus pour
les employés de la Banque de Maurice.
La solution se trouve au niveau d'une demande en bonne et due
forme logée en Cour suprême pour que l'obligation
de confidentialité soit levée devant le Fact Finding
Committee. La procédure est jugée tellement "Time
Consuming" qu'elle est considérée comme un
recours "of the last resort" dans la conjoncture.
De son côté, intervenant devant le comité
Glover, vendredi, Manou Bheenick a prôné un "Governsorhip"
sans partage à la Banque de Maurice. Il a exprimé
le souhait que des amendements soient apportés à
la loi pour donner les pleins pouvoirs exécutifs au gouverneur
pour la gestion de la Banque Centrale avec le conseil d'administration
avec un rôle équivalent à du "Rubber
Stamping", si ce n'est des considérations d'ordre
général à cette instance. Une des attributions
(Terms of Reference) du Fact Finding Committee est de se pencher
sur les dispositions de la loi ayant débouché sur
des zones d'ombres en terme de responsabilités entre le
gouverneur et les membres du conseil d'administration.
La séance de vendredi a également vu la déposition
de l'une des victimes du gouverneur de la Banque de Maurice, Soobash
Ramdenee, Senior Bank Manager. Ce dernier, qui compte plus de
34 ans de service au sein de la Banque Centrale, avait été
sanctionné par Manou Bheenick suite à l'utilisation
d'une somme de Rs 1 534, dépensée dans des photocopies.
Licencié en mars 2008, en pleine crise Bheenick à
la Banque Centrale, ce Senior Bank Officer avait été
réintégré en octobre 2008 suite à
une intervention du Premier ministre, Navin Ramgoolam.
Les séances du Fact Finding Committee doivent reprendre
demain.
Fonction Publique
La PS Burrenchobay retourne au Commerce
Mme Asha Burrenchobay est la nouvelle Permanent Secretary du ministère
du Commerce depuis le début de la semaine. Selon des sources
autorisées, son transfert du ministère des Affaires
étrangères à celui du Commerce a été
maintenu par le Premier ministre en dépit de démarches
entreprises par l'actuel ministre du Commerce, démarches
soutenues par certains hauts cadres du ministère et de
la STC qui ne voient pas d'un bon il le retour de cette
PS qui les connaît bien et avait refusé de participer
à certaines décisions du ministre Jeetah qui devaient
par la suite se révéler catastrophiques. Les cercles
bien informés avancent que le posting de la PS au
Commerce a été décidé pour mettre
de l'ordre à la STC dont certaines opérations ont
coûté des millions aux contribuables mauriciens.
Ce posting doit faire au moins un heureux: le FS du ministère
de la Santé que Mme Burrenchobay poursuit actuellement
pour diffamation.