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Diego-Garcia
Mutisme sur des "fuites radioactives"
En parallèle à l'entêtement affiché
par le Foreign Secretary, David Milliband, au sujet du projet
de créer un Marine Protected Area dans l'archipel des Chagos,
tout en excluant la base militaire américaine de Diego-Garcia,
le gouvernement britannique a été pris en fin de
semaine à contre-pied par la Haute-Cour de Londres pour
sa politique de "Cover-Up" et d'opacité relative
au Chagos. Londres s'est retrouvé acculé dans le
scandale de l'utilisation de la base de Diego Garcia concernant
le programme de torture des présumés membres d'Al-Qaida.
Et ce, dans le cadre de la lutte antiterroriste des Américains.
Le mutisme du gouvernement britannique est encore plus prononcé
en ce qui concerne les éventuels cas de fuites radioactives
à partir des "Nuclear-Powered Vessels" et des
"Oil Spills" dans le port à Diego-Garcia. D'autre
part, à la décharge des pundits de Greenpeace ou
encore d'autres Ong dans le domaine de l'Environnement, un spécialiste
international de la protection des barrières coralliennes,
le Dr Mark Spalding, intervenant dans les colonnes de l'édition
d'hier du quotidien britannique, The Times, s'interroge encore
sur l'empressement du Foreign and Commonwealth Office pour le
projet de Marine Protected Area aux Chagos d'autant plus que les
Britanniques doivent se rendre aux urnes au plus tard le 3 juin
prochain et que la Cour européenne des Droits de l'Homme
de Strasbourg sera appelée à se prononcer d'ici
octobre sur le droit de retour des Chagossiens dans leur archipel
natal.
Cas de torture présumés
Le mur en acier érigé par les Britanniques et les
Américains autour des informations sur ce qui se produit
sur la base militaire de Diego-Garcia a été secoué
en fin de semaine avec des développements intervenus devant
la Haute Cour de Londres réclamant la publication de documents
officiels portant sur des cas de torture de présumés
terroristes internationaux. Mohammed Saad Iqbal Madbi, détenant
la double nationalité pakistanaise et égyptienne,
appréhendé en Indonésie en janvier 2002 et
incarcéré à Guantanamo Bay pendant au moins
sept ans, accuse la Grande-Bretagne de complicité avec
les Etats-Unis "in the rendition of terror suspects that
involved torture flights from UK territory". Dans le
cas précis, le territoire sous contrôle des Britanniques
n'est autre que la base militaire de Diego-Garcia. Il avait été
soupçonné d'être un des principaux complices
du "Shoe Bomber", Richard Reid, terroriste arrêté
et condamné.
Lors de la séance de la Haute Cour de Londres, jeudi, les
conseils légaux de cet ancien détenu de Guantanamo
Bay ont soutenu une demande que "the High Court in London
to force the British Government to hand over all the information
it might have about the flight, including the names of the US
personnel Reprieve claims were aboard. They contend that documents
held by the British Government could provide evidence that the
UK authorities knew of the rendition flight and turned a blind
eye".
Jusqu'ici, le gouvernement britannique a fait la sourde oreille
à ces demandes d'informations en allant jusqu'à
affirmer que des documents cataloguant le mouvement des avions
à Diego-Garcia n'existent pas. Mais, il semblerait que
les commentaires des juges de la Haute Cour de Londres suscitent
de véritables embarras pour le gouvernement britannique
avec la possibilité que la pression pour révéler
des informations devienne de plus en plus insoutenable.
Faisant état des débats devant les juges, le quotidien
britannique, The Times, dans son édition de vendredi, rapportait
que "Nathalie Lieven QC, for Madni, said that after weeks
of insisting they could locate no files relevant to the case,
government lawyers emailed at 5.20pm yesterday - less than 18
hours before the hearing - to say they did possess documents which
have a bearing (to use a neutral phrase) on whether any British
or American authorities were mixed up in wrongdoing against the
claimant."
Cette déclaration du gouvernement britannique a été
accueillie favorablement dans le camp de Mohammed Saad Iqbal Madni
et aussi au sein de Reprieve, une ONG internationale luttant en
faveur des victimes de torture dans le monde. "There is now
no real possibility of the case being completed before a general
election. There has nonetheless been significant progress. After
months of denials the government has finally conceded that it
has discovered documents relevant to the rendition to torture
of Mr Madni," soutient Reprieve dans une déclaration
officielle en fin de semaine dernière.
Dans cette perspective, un "Special Advocate", soit
un "Security-Cleared Lawyer", a été nommé
par la Haute Cour en vue d'étudier les documents soumis
par le gouvernement après de longs mois d'objections formelles
au nom de la sécurité de Londres et de Washington.
Réagissant dans la conjoncture, un porte-parole du Foreign
Office devait tenter de justifier cette nouvelle démarche
en soulignant que "far from being a cover-up, our approach
shows the importance we attach both to ensuring the court has
the material it needs, but also to ensuring that classified material
remains classified".
Mais le mutisme et le "Cover Up" sont encore de mise
quant à la préservation de l'environnement aux Chagos
et plus particulièrement à Diego-Garcia malgré
le projet grandiloquent de "Marine Protected Area" du
Foreign Secretary britannique. Les spécialistes de l'environnement,
initialement séduits par le projet consacré aux
Chagos, commencent à se raviser à ce sujet.
Faisant état de ce mouvement, le Times de Londres dans
son édition, avance que "perhaps the most compelling
case against the plan, however, is made by the swelling cadre
of environmentalists opposing the project in the belief that -
far from protecting this pristine paradise - it could hasten its
destruction." Pour étayer ces arguments, le Times
de Londres s'appuie sur des commentaires du Dr Mark Spalding,
considéré comme une autorité en matière
de protection de barrière corallienne au monde.
"Even if I didn't care about human rights, I would say this
is a terrible mistake. The world of conservation is littered with
failures where the people involved were not consulted. If the
Chagossians win the right to return, why should they want to co-operate
with the conservation groups running roughshod over them?",
souligne le Dr Spalding.
Ce spécialiste de l'environnement laisse entendre qu'en
cas d'un jugement de la Cour européenne des Droits de l'Homme
restituant le droit de retour des Chagossiens dans leur archipel
natal, Londres devra revoir son projet. "The Government's
proposal acknowledges that the entire plan may have to be scrapped
if the Chagossians are allowed to return. That would make it the
shortest-lived protection area in the world. So you have to ask:
what's the rush to get this done before [the Strasbourg ruling
and] a general election?", se demande-t-il encore.
Eloigner le plus possible les chagossiens
L'exclusion de la base militaire de Diego-Garcia et celle des
activités militaires connexes dans la région constituent
la preuve d'un véritable dessein des Britanniques : tout
simplement éloigner le plus possible des Chagossiens ou
encore tout il indiscret. Pour preuves, le Times de Londres
cite les enquêtes effectuées par Peter Sand de l'Institute
of International Law de l'Université de Munich et "Environmental
Lawyer" de réputation. Le principal objectif de ces
enquêtes consiste à évaluer l'impact de la
base américaine de Diego-Garcia sur l'environnement aux
Chagos.
A ce jour, Peter Sand a recensé quatre "Oil Spills"
majeurs dans le port de Diego Garcia, soit avec le déversement
de plus de 1,3 million de litres d'huile lourde. Il a essayé
en vain d'obtenir confirmation officielle auprès des autorités
compétentes de fuites radioactives dans la région
compte tenu de la présence régulière de "Nuclear-Powered
Vessels" dans les eaux des Chagos. La situation est appelée
à se détériorer dans les mois à venir
avec la décision de Washington de transformer Diego-Garcia
en une base pour des sous-marins équipés de lance-missiles
nucléaires.
"Peter Sand has lobbied unsuccessfully for information on
radiation leakage from nuclear-powered vessels there. To say that
a small group of Chagossians could have a greater impact than
the base is just crazy," affirme le Dr Spalding en rappelant
qu'actuellement la base de Diego Garcia abrite 1 500 membres de
la US Marine, 1 700 personnes employées par des contracteurs
et une cinquantaine de marins britanniques.
Nouvelle pièce au dossier Chagos versée par le
leader de l'opposition
Des documents à Navin Ramgoolam et Arvin Boolell dès
demain
Une nouvelle pièce au dossier Chagos a été
versée hier par le leader de l'opposition. Il s'agit d'un
article faisant état des relations étroites qui
se sont développées entre la communauté chagossienne
de Crawley menée par Allen Vincatassin et le gouvernement
britannique et les affirmations de ces chagossiens à l'effet
qu'ils ne reconnaissent pas la souveraineté de Maurice
sur leur île natale, qu'il sont, d'une manière unilatérale,
pour le projet de parc marin, qu'ils entendent constituer un "administration
in waiting" pour travailler main dans la main avec le BIOT
et que cela a même été annoncé à
David Miliband, le Foreign Secretary qui leur a rendu visite le
4 mars dernier à Crawley.
Ces documents, a indiqué, Paul Bérenger, hier, seront,
dès demain, communiqués tant au Premier ministre
Navin Ramgoolam qu'au ministre des Affaires Étrangères,
Arvin Boolell. Il les a invité à agir très
vite pour faire face à une situation qui se révèle
dangereuse. Paul Bérenger a d'abord fait état d'un
article paru dans le Times de Londres, hier, dans lequel est posée
la question de la précipitation à faire ce Marine
Protected Area avant le jugement de la Cour Européenne
des Droits de l'Homme dans l'affaire entrée par les chagossiens
et avant le prochain scrutin en Grande Bretagne.
"Jet fuel spills et radiation leakage of nuclear-powered
vessels" à Diego Garcia
Dans le contexte des consultations qui devaient redémarrer
le 5 mars dernier autour de ce projet de Marine Protected Area,
le leader de l'opposition a aussi mentionné les propos
de Peter Sand, un avocat expert en loi environnementale, qui a
évoqué tant du "jet fuel spills"
que du "radiation leakage of nuclear-powered vessels"
à Diego Garcia pour souligner à quel point est contestable
la précipitation des britanniques à aller de l'avant
avec le MPA sur les Chagos sauf à Diégo Garcia alors
même que de tels problèmes environnementaux se posent
à Diégo garcia précisément.
Après avoir souhaité que les négociations
reprennent entre Londres et Port Louis après les élections,
Paul Bérenger s'est appesanti sur l'article faisant état
des dernières démarches du petit groupe de chagossiens
installés à Crawley et regroupés au sein
du Diegogarcian Society, qu'il a qualifié de "very
disturbing" et qui sont "clairement manipulés"
par le gouvernement britannique. Il a aussi évoqué
les informations indiquant qu'il y eu une visite de Allen Vincatassin
et de cinq autres chagossiens aux Chagos organisée par
les britanniques le 20 janvier dernier et qu'il y a aussi une
précédente visite le 22 février de l'année
dernière. Le leader de l'opposition a qualifié
toute cette situation de "très grave" et de "manipulation
dangereuse d'un petit groupe de chagossiens" et a invité
le gouvernement à réagir promptement.
Hôtellerie
Trou-aux-Biches : embauche de 450 employés en cours
Avec la progression du travail sur le chantier du Trou-aux-Biches
Resort & Spa au coût de Rs 3,5 milliards d'investissements,
un calendrier de travail serré en matière de recrutements
et de stages de perfectionnement a été élaboré.
Ainsi, d'ici au 4 avril prochain, les jeunes ou encore les initiés
aux métiers de l'hôtellerie peuvent faire acte de
candidature pour se joindre à l'équipe (en voie
d'être reconstituée) pour reprendre l'aventure au
Trou-aux-Biches Resort & Spa.
Pour les besoins de ce recrutement, la New Mauritius Hotels Limited
ne lésine pas sur les moyens, avec notamment des actes
de candidature en ligne en accédant à l'adresse
suivante sur internet, trouauxbichesjob.mu, ou encore en se rendant
au desk spécialement aménagé à l'hôtel
Trou-aux-Biches. Les responsables de ce groupe hôtelier
misent sur l'embauche de 450 nouveaux employés en sus des
membres du personnel existant et redéployés entretemps
dans d'autres établissements du groupe.
Avec le " processing " des demandes d'emploi et le choix
des candidats, les programmes de formation et de perfectionnement,
qui s'étaleront sur au moins quatre mois, devront démarrer
en juin prochain.
Des possibilités de carrière existent dans les différents
corps de métier de l'hôtellerie en l'occurrence,
les départements de Food & Beverage (F&B), de maintenance,
d'accueil, d'hébergement, du Spa et autres activités
sportives et de loisirs. En marge de la réouverture du
nouvel établissement hôtelier, le groupe Beachcomber
a déjà enclenché des programmes de formation
professionnelle dans ce secteur avec également le démarrage
d'un programme d'apprentissage sous l'égide de la Beachcomber
Training Academy depuis juillet dernier ; avec à la clé
la possibilité pour les stagiaires de postuler pour faire
partie du personnel du Trou-aux-Biches Resort & Spa.
Pour étoffer son personnel, le groupe Beachcomber pourra
s'appuyer sur les programmes de formation qu'a initiés
la Fondation Espoir et Développement, qui a touché
quelque 300 jeunes habitant le nord de l'île. Ce cours est
entièrement financé par la Fondation Espoir et Développement,
avec la participation d'animateurs venant de la Beachcomber Training
Academy et du Projet Employabilité Jeunes (PEJ). Ceux qui
compléteront avec succès le programme seront éventuellement
recrutés par le Trou-aux-Biches Resort & Spa.
Le site web du groupe Beachcomber consacré au programme
de recrutement pour le " Trou-aux-Biches nouveau " fait
un survol des conditions d'emploi, dont des avantages avec système
de participation aux profits, d'un fonds de pension, des facilités
de prêt logement et d'une assurance-maladie. " Introduit
en 1997, le système de participation aux profits permet
aux employés de bénéficier de la croissance
et des profits de la compagnie. En décembre 2009, les employés
des hôtels Beachcomber ont reçu dans le cadre du
Profit Sharing Scheme, un boni de productivité équivalant
à 1,9 mois de leur salaire de base mensuel, en plus du
treizième mois prescrit par l'Etat ", lit-on sur le
site internet du groupe.
Un des points d'orgue du Trou-aux-Biches Resort & Spa, demeure
le HR Centre, le centre de ressources humaines moderne et spacieux
doté d'infrastructures et d'un matériel dernier
cri et présenté comme " le premier complexe
du genre à Maurice dans le secteur hôtelier ".
Le HR Centre devra être opérationnel à compter
du mois d'août prochain.
Le centre, couvrant une superficie de plus de 4 000 m2, comprendra
un restaurant pour le personnel, une cuisine, des vestiaires pour
hommes et dames, un espace pour les uniformes, une zone multimédia,
une salle de détente, un jardin intérieur et une
réception.
Survol de ce nouveau Centre de ressources humaines.
Les employés pourront prendre avantage des facilités
de détente et de loisirs dans la zone multimédia,
qui sera dotée d'une dizaine d'ordinateurs avec des facilités
d'accès à l'Internet, d'un poste de télévision
et d'un coin de lecture. Les jeux de société y sont
également prévus.
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