s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 7 février 2010



  Témoignage - Rajini Cotte, femme éplorée qui combat pour la vérité
  14e tirage - Loto: Aucun gagnant et cagnotte à Rs 15 M
  Jeu du hasard - Entente entre le Loto et la Loterie Romande
  Std IV : Enhancement Programme - Le Kreol morisien dans le nouveau manuel des enseignants !
  Eden College – Réaction de la manager L.Balgobin - A propos des résultats refusés à une candidate du SC
  MARDI - Dénouement heureux à la grève de la faim de Jayen Chellum
  A l'occasion du 40e anniversaire de la City Clinic - Le PM annonce l'achat de deux ambulances pour les malades cardiaques
  Affaire King Fish II et V - Un des parents des pêcheurs disparus, Mario Darga, entame une grève de la faim
  Projet du TFSIVG pour des défavorisés de Dubreuil - La NEF avance avoir découvert des éléments laissant présumer quelque malversation
  Après des mois de litige - Un accord enfin trouvé entre la Santé et les cantiniers
  Nouvelle identité - Nestlé Professional : mieux servir le marché hors foyer
  Selon la CTSP – Avec les nouvelles lois du Travail - Plus aucune protection fondamentale pour les salariés
  RELIGION — Maha Shivaratree 2010 - La MSDTF organise un Rudra Maha Yaj, ce matin, à Grand-Bassin
  Amnesty International (Maurice) s'intéresse à la question chagossienne
  Brèves


Témoignage

Rajini Cotte, femme éplorée qui combat pour la vérité

A Trou d'Eau Douce, une femme pleure. C'est Rajini Cotte, épouse du skipper disparu le 20 décembre 2008 à bord du trimaran Patrol One. Abattue, pliée sous le fardeau de l'incertitude, du désespoir et du chagrin, elle n'en cache pas moins sa révolte devant tant d'indifférence à son égard et envers son fils. C'est ainsi que nous pouvons décrire celle qui a perdu son époux dans des conditions jusqu'ici non déterminées. Pour cause, à ce jour, soit un an après ce jour fatidique, la lumière n'a toujours pas été faite sur les circonstances du drame qui s'est joué en pleine mer.

Pourtant, elle trouve encore la force de lutter. Son but: réclamer justice pour celui qu'elle aime depuis 23 ans. Après avoir lutté contre son état dépressif, Rajini Cotte a décidé de sortir de son silence. Un silence qui l'a détruite à petit feu. Un silence dans lequel elle a noyé son chagrin et qui s'est petit à petit transformé en haine. Et c'est, dit-elle, cette haine qui lui permet de réclamer justice. "Plus que jamais, je continue la lutte que j'ai commencé depuis la disparition de mon mari. Pour lui, pour moi, pour mon fils et pour tous ceux qui sont dans la même situation que moi. Car je sais que ma famille n'est pas la seule victime".

Il n' y a pas si longtemps, Rajini Cotte avait tout pour être heureuse. Elle avait un foyer chaleureux, son mari Jean-François et leur fils Ricky qui est venu compléter le bonheur de la famille. Sans crier gare, le malheur a frappé à sa porte un 20 décembre 2008.

Skipper de métier, Jean-François Cotte et son aide Léon Aliphon devaient ce jour-là transporter deux individus, Sunny Ramkissoon et Rishi Lutchun, à bord du trimaran Patrol One. Ces derniers, qui avaient pris des noms d'emprunt, cherchaient en fait à quitter le pays et à se soustraire à la justice, étant donné qu'ils étaient tous deux en liberté sous caution.

Le premier était soupçonné de braquage à main armée, tandis que le second était impliqué dans un trafic de drogue. Le trimaran a quitté son port d'attache à Trou d'Eau Douce vers 10h30 et il était prévu qu'il revienne vers 17h18 le même jour. Toutefois, durant le voyage vers île Plate, Jean-François Cotte a appelé la femme de Patrick Bouic, propriétaire de Patrol One, pour l'informer que son second ne se sentait pas bien.

La conversation a été interrompue et Jean-François Cotte a dit : "Mo rapel ou, mo rapel ou", mais il ne devait jamais rappeler. Depuis, le trimaran n'a jamais regagné la côte mauricienne. Le propriétaire a signalé la disparition à 18h30 ce samedi 20 décembre. Sollicités, les gardes-côtes réunionnais ont informé les autorités que Patrol One se trouvait à 40 milles nautiques sur la côte de Madagascar, plus précisément à Tamatave. Sunny Ramkissoon et Rishi Lutchun, Wanted à Maurice et à Madagascar, n'ont pu être retrouvés jusqu'à présent. Il y a de fortes chances qu'ils aient pu rallier la côte est de Madagascar et se fondre dans la masse, d'autant plus que la Grande Ile devait, peu de temps après, être secouée par une importante crise politique et des émeutes.

"Pou moi, gouvernement responsable"

Lorsque nous l'avons rencontré à son domicile à Trou d'Eau Douce, la première chose que Rajini Cotte nous a dit : "Pou moi, gouvernement responsable. Si sa deux criminels-la pas ti gagn caution, zamais pas ti pou arriv tousa la." Elle est convaincue que si ces "criminels" n'avaient pas été libérés sous caution après leur forfait, son mari aurait toujours été à ses côtés.

Relatant la période la plus obscure de sa vie, Rajini Cotte se dit indignée par l'indifférence du gouvernement, en particulier celui du Premier ministre Navin Ramgoolam et de l'Attorney General Rama Valayden. "Pena enn fois ki Navin Ramgoolam inn sympathise ek moi ek mo garson. Mem kan Patrol One ti rentre Moris, Rama Valayden pann pointe so néné. Mo trouve sa inadmissib pou enn ti pays kuma Moris", s'insurge-t-elle.

Elle a, dit-elle, dans le passé vainement essayé de s'entretenir avec Navin Ramgoolam, mais tout ce qu'elle est parvenue à faire, c'est de rencontrer son conseiller Christian Rivalland. "Pou moi, Rivalland c'était zis enn couverture.

Les promesses ont afflué, Rivalland m'a donné sa parole, il a promis qu'il interviendrait et m'aiderait pour que mon fils trouve un travail. Je lui ai dit que j'avais des dettes à payer. Linn dir moi oui, li pou fer tou so possib pou li get sa zafer la personelman, mé zero, li pann fer narnien", raconte-t-elle. "Mo coné aster ki so parol vaut. Si ti fami minis ki ti concerné, pas tigit moyens ti pou déployé", poursuit-elle amèrement.

Allocation de Rs 1700 mensuellement

"Mo pe viv enn vré cauchemar. Mo la santé moral pas permet moi travay. Lor la, mone fer enn dépression, mo mem coné kuma mone fer pou sorti dan sa trou-la. Ni ministère de la Femme ni ministère de la Sécurité Sociale pann mem vinn geté si mo bizin enn soutien psychologique ou pas", raconte-t-elle.

Elle ne bénéficie, dit-elle, que d'une aide minime de la Sécurité Sociale, soit Rs 1700 par mois. En outre, poursuit-elle, elle avait des dettes de Rs 75, 000 qu'elle a pu ramener, avec l'aide d'une amie, à Rs 25, 000, mais doit toujours lutter contre vents et marées pour les payer.

"Certains de mes proches m'aident. Les proches de mon mari dépendent grandement de la Sécurité Sociale, comment peuvent-ils m'aider?", se lamente-t-elle. Son fils Ricky, aujourd'hui âgé de 22 ans, a été obligé d'interrompre ses cours en informatique à la disparition de son père. Il collectionne des petits boulots, mais n'a aucun travail permanent.

"Le coût de la vie a considérablement augmenté ces dernières années. Qu'avons-nous avec Rs 1700 de nos jours? Je vous dis franchement, j'ai passé la Noël seule dans ma chambre à pleurer. Je n'ai pas pu acheter quoi que ce soit pour mon fils. Comment faire? Je ne pouvais pas me le permettre, il faut d'abord songer à se mettre quelque chose sous la dent", dit Rajini Cotte.

Entreprenant des démarches auprès de la Sécurité Sociale pour toucher l'allocation destinée aux veuves, Rajini Cotte a, dit-elle, appris qu'elle devait jurer un affidavit pour qu'elle obtienne un certificat de décès. Mais elle ne comprend pas comment, après tout ce qu'elle a enduré, elle devrait revivre ce drame en entamant des démarches pour un acte de décès.

"Comment, dans une situation pareille, on peut me demander de me soumettre aux procédures pour que le certificat de décès de mon mari me soit octroyé? Pourquoi devrais-je revivre tout cela? Les autorités ne sont-elles pas au courant du drame qui a frappé ma famille?", dit-elle entre deux sanglots. "Voyez-vous, j'ai perdu goût à la vie. Mo ti enn maniaque la propreté. Tou zafer différent sans mo mari, nou ti pe fer tou zafer à trois", poursuit-elle.

Pour elle, c'est encore plus dur de ne pas connaître les circonstances exactes quant à la disparition de son mari. "Mo garde kan mem enn ti lespoir, parski zamai la limière pane fer lor so disparition", concède-t-elle. "Je demande que le gouvernement mauricien intervienne auprès des autorités malgaches. C'est de votre devoir, c'est le devoir du gouvernement. Je n'ai pas abandonné la lutte, continuez à lutter, il faut que la lumière soit faite sur toute cette affaire", implore Rajini Cotte.

"Pa zis nou vote ki éna valeur"

Par ailleurs, soutient-elle, elle n'a jamais été d'accord avec la version de Léon Aliphon. "Si linn perdi connaissance, kuma eski linn kapav dir sa mo di sang, sa pas mo di sang. Mo pas dakor avec so declaration", déclare-t-elle. Par ailleurs, elle se demande comment celui qui prétendait considérer son mari comme son frère peut encore exerçer comme skipper sur Patrol One.

Rajini Cotte maintient qu'elle continuera sa lutte. "Mo fer appel a gouverneman pou ki zot intervenir aupré autorité malgache. Mo dir missié Ramgoolam montré ki c'est pas zis nou vote ki ena valer. C'est mon mari kinn alé. La vie dimoun ena valer. Arrete toler caution, caution pas enn solition, si sa deux criminels-la pas ti gagn caution, mo mari ti pou encor là mem", lance-t-elle. Elle fait également appel à toutes les familles qui se trouvent dans la même situation qu'elle. "Na pas ress trankil, sorti dan zot silens, sa linjistice-la bizin arreté", crie Rajini Cotte. Un cri qui cherche désespéremment écho en haut lieu!


14e tirage

Loto: Aucun gagnant et cagnotte à Rs 15 M

Pour la troisième semaine consécutive, aucun joueur n'a trouvé la combinaison gagnante pour le 14e tirage du Loto hier soir. De ce fait, le tirage pour le week-end de la Saint-Valentin devrait être de l'ordre de Rs 15 millions avec l'application du principe de Roll-Over.

Les six bon numéros sortis dans l'ordre du tambour sont les suivants avec une majorité de boules bleues, soit la jaune: 26, la rouge: 8, la bleue: 20, la bleue: 16; la bleue: 17 et la bleue: 15.

42 553 gagnants se sont partagés la somme de Rs 8,4 millions comme suit:

six bons numéros : Aucun gagnant;

cinq bons numéros : 43 gagnants qui remportent la somme de Rs 15 149 chacun, soit un total de Rs 651 407;

quatre bons numéros : 2 582 gagnants qui remportent la somme de Rs 520 chacun, soit un total de Rs 3,8 millions et

trois bons numéros : 39 928 gagnants qui remportent chacun la somme de Rs 100, soit Rs 3 992 800.


Jeu du hasard

Entente entre le Loto et la Loterie Romande

La Loterie Nationale et la Loterie Romande (LoRo), soit le Loto de la Suisse Romande, se penchent actuellement sur des possibilités d'une formule d'entente et de coopération renforcée. C'est ce qu'a déclaré à Week-End, vendredi, Jean-Luc Moner-Banet, directeur général de la Société de la Loterie de la Suisse Romande, actuellement en visite à Maurice. Le LoRo existe depuis plus de 75 ans en Suisse alors que le Loto n'a été opérationnel qu'il y a à peine trois mois avec le 26 courant une première remise au ministère des Finances d'un "Jackpot" de Rs 200 millions, représentant la part au Consolidated Fund pour le premier trimestre.

Jean-Luc Moner-Banet a déjà eu des séances de travail avec les responsables de la Loterie Nationale, dont le directeur général, Jean-Pierre Desbiens et ses plus proches collaborateurs. Les échanges ont porté sur la riche et longue expérience de la Loterie Romande de même que des avenues de coopération avec le dernier-venu dans le monde du Loto.

"Nous avons passé en revue divers programmes d'échange et des formules de coopération. Pour des raisons évidentes, je ne suis pas en mesure de vous révéler les éventuels projets. Mais nous avons déjà démarré cette collaboration avec des stages de formation en Suisse pour des représentants de la Loterie Nationale", a fait comprendre le directeur général de LoRo.

Jean-Luc Moner-Banet se dit extrêmement impressionné par ce qu'il a pu témoigner en matière d'organisation du Loto à Maurice. "C'est vrai que le Loto n'a démarré qu'à Maurice à la fin du mois d'octobre. Mais je dois affirmer que je suis extrêmement impressionné par la qualité et le sérieux affichés. De par ce que j'ai pu constater, les Mauriciens se sont déjà identifiés au Loto", ajoute-t-il.

Il fait ressortir que la Loterie de la Suisse Romande fonctionne sur le même principe que le Loto de Maurice, avec 58% du chiffre d'affaires réinvestis dans la communauté par le truchement de projet allant du social à la santé en passant par la formation, le loisir et la préservation de l'environnement. "Cette redistribution par l'utilité publique est un gage du processus d'identification. Néanmoins, il faudra donner du temps pour que les fonds investis se traduisent par des réalisations concrètes pour le bien de la communauté et surtout pour que le slogan "Pour que le plaisir des uns fasse le bonheur des autres" ne soit pas creux ", devait-il avouer.

En tant que spécialiste du monde du jeu du hasard non seulement en Suisse mais également dans le monde entier en tant que membre du comité exécutif de la World Lottery Association, Jean-Luc Moner-Banet plaide en faveur de la responsabilité du joueur. "Les joueurs excessifs méritent toute notre attention et nous devrons déployer des efforts pour éviter des conséquences sociales dommageables", fera-t-il ressortir en soulignant que la catégorie de joueurs excessifs en Suisse représente entre un et deux pour cent.

Le directeur général de la LoRo surprend en répondant à la question à l'effet que la crise économique pousse vers le jeu du hasard. "C'est une idée reçue que la crise et les difficultés économiques font progresser le jeu du hasard. Avec la grave crise économique qui a secoué le monde, cette idée est battue en brèche. Les chiffres sont là pour le prouver. Nous sommes en régression. Je crois en la sagesse des gens. Toutes les loteries au monde sont en régression. Nous n'en profitons pas", fait-il comprendre.

Les dernières statistiques officielles indiquent qu'en moyenne un ménage mise Rs 100 par semaine au Loto de Maurice alors qu'en Suisse, la mise est de cinq francs, soit environ Rs 150. De leur côté, les responsables de la Loterie Nationale mettent actuellement au point les derniers détails des comptes pour la première remise de fonds au ministère des Finances. Ce premier montant serait de l'ordre de Rs 200 millions.


Std IV : Enhancement Programme

Le Kreol morisien dans le nouveau manuel des enseignants !

Alors que le nouveau programme alternatif aux leçons particulières en Std IV, fait toujours débat au sein du secteur éducatif, le manuel réalisé par la MIE et le ministère de l'Education, a été distribué en début de semaine dans les écoles. Et c'est non sans surprise que les syndicalistes du primaire, ont pris connaissance… hier ou peu avant de la présence du kreol dans ce manuel. Trois pages, figurant au chapitre réservé au français, sont rédigées selon la grafi larmoni. Même si pour l'instant, ces pages sont destinées aux exercices oraux, toujours est-il pour les représentants des enseignants que le kreol est en train de faire son entrée de manière formelle. Pour Jimmy Harmon, du Bureau de l'Education Catholique, les enseignants auraient dû avoir reçu au préalable une initiation à la langue sous sa forme écrite. Ce dernier ne cache pas non plus son étonnement face à la démarche du ministère alors que le projet du BEC qui est est d'implémenter le kreol dans ses écoles, a été balayé d'un revers de la main par le même ministère de l'Education.

Les représentants des enseignants du primaire et celui des maîtres d'école, n'en reviennent pas ! En prenant connaissance des pages 49, 50 et 51 du chapitre réservé au français, du manuel sur le Enhancement Programme, ils ont réalisé que le kreol morisien a fait son entrée, sous une nouvelle forme, en Std IV. Si, jusqu'ici, le kreol, langue maternelle de la majorité des apprenants et enseignants, est un support courant de manière orale en classe, il n'a cependant jamais été introduit sous une autre forme, notamment écrit. Sa présence explicite dans un manuel scolaire ne peut qu'interpeller. Le manuel qui a été conçu par la Mauritius Institute of Education avec la collaboration du ministère de l'Education, à l'intention des enseignants ne comprend aucune note à ce sujet. Les pédagogues N. Rughoonundun-Chellapermal et E. Kee Mew, qui ont réalisé le chapitre de français, n'en donnent aucune explication non plus. Pour Jimmy Harmon, responsable du dossier sur la langue maternelle au Bureau de l'Education Catholique, la présence du kreol - selon la grafi larmoni - sous sa forme écrite dans un manuel scolaire adressé certes aux enseignants, "relève du non-sens dans la mesure où ceux-ci n'ont pas, au préalable, été préparés à l'apprentissage du kreol! " Bien plus, Jimmy Harmon se pose des questions sur la démarche du ministère de l'Education dans un contexte ou le BEC s'est vu refusé l'implémentation en début d'année de son projet sur la langue kreol comme matière optionnelle et comme médium d'enseignement de façon structurée, dans certaines de ses écoles primaires.

Pour l'instant, le passage à l'écrit n'est pas concerné

Le manuel de 160 pages est scindé en six segments attribués respectivement aux cinq core subjects enseignés en Std IV et aux activités visant à développer les sens des élèves, les familiariser avec une alimentation saine et la santé. Hormis le chapitre réservé au français, le manuel est rédigé en anglais. Et c'est dans le chapitre de français que les trois pages en kreol grafi larmoni ont été introduites. Il s'agit de l'annexe 2 qui a pour but d'éveiller la curiosité des apprenants à l'égard des objets que leur montrera l'enseignant afin de les "amener à comprendre leur fonctionnalité." Cet exercice interactif s'appuie sur un dialogue en kreol morisien entre l'enseignant et l'apprenant. Les trois pages qui lui sont accordées s'articulent autour de cinq objets de marque, un dépliant publicitaire d'enseignes connues, d'un calendrier, d'une enveloppe et d'un ticket de caisse. A priori, l'enseignant qui n'est pas familier avec la lecture du kreol de la grafi larmoni, prendra du temps avant de lire les passages d'une traite. D'où la pertinence d'un apprentissage et de la maîtrise de la graphie spécifique. Et ce même si, pour l'instant, ni l'enseignant et ni l'élève ne doivent passer à l'écrit.

Jimmy Harmon, ne cache pas sa stupéfaction. "Placer des textes en kreol dans un tel manuel alors que les enseignants n'ont pas fait d'apprentissage dans cette langue n'a pas de sens. Le ministère risque cette fois-ci de braquer les enseignants contre le kreol. Si le ministère de l'Education fait de la place au kreol sans plus, cela relèverait de la démagogie, plus que de la pédagogie", dit-il. Et de poursuivre que, "la démarche du ministère n'enlève rien au fait que le kreol doit faire son entrée comme une langue. D'ailleurs, suite à la déclaration du Premier ministre sur la question, les mesures pour que cette langue entre à l'école, doivent se faire de manière concrète", avant de se poser la question : "Je note l'utilisation de la graphie larmoni, donc quelle est la pertinence de celle-ci dans ce programme ? "

GTU : "Le ministère de l'Education a-t-il une nouvelle politique sur la langue maternelle ? "

Vinod Seegum, président de la Governement Teachers Union, principal syndicat regroupant les enseignants des écoles gouvernementales, se dit "surpris" par la présence du kreol dans le manuel du Enhancement Programme. "Est-ce que le ministère a donné le feu vert à ses techniciens et à la MIE pour introduire le kreol morisien dans ce manuel ? Est-ce que le ministère de l'Education a une nouvelle politique sur la langue maternelle ? La GTU ne comprend pas la démarche du ministère de l'Education!", déclare Vinod Seegum, en rappelant que son syndicat n'est pas contre le kreol en tant que médium d'enseignement. Du côté de l'association des maîtres d'école, son président Jagarnaden Sunnassee y voit là, "l'entrée du kreol de manière formelle à l'école". Quant à Sunil Jhugroo, président de la General Purpose Teachers' Union, il estime que le ministère met les enseignants "devant un fait accompli". Et de dire que, "selon mon analyse, le kreol a, dans ce manuel, un but oral. N'empêche : la majorité des enseignants auront des difficultés à le lire puisqu'ils ne sont pas exposés à la graphie. Je crois aussi qu'à travers cette démarche, le ministère commence tout simplement à introduire graduellement la langue kreol à l'école. Il faudra bien commencer quelque part!" Dans un communiqué qu'il a fait circulé à propos du nouveau programme, Suttyhudeo Tengur, président de la Governement Hindi Teachers' Union, relève surtout le niveau élevé de l'anglais. Pour ce qui est du kreol, Suttyhudeo Tengur, déclare à Week-End que la proximité phonétique de cette langue avec le français risque de créer des confusions chez les apprenants. Pour lui, le kreol serait, ici, plus approprié dans le chapitre d'anglais.


Eden College - Réaction de la manager L.Balgobin

A propos des résultats refusés à une candidate du SC

Suite à la publication de l'article - Eden College: résultats refusés à une candidate, relatant les tribulations de Henna Rengony, ex-étudiante de l'établissement pour récupérer ses résultats de School Certificate le jeudi 28 janvier, la direction du collège cité a tenu, par voie de lettre, à rappeler les règlements de son institution à cet effet. Et ce, sans pour autant donner sa version sur l'incident, voire le différend qui a opposé le père de cette élève, au collège Eden de Rose-Hill. Ce différend porte sur la réquisition du bus bass des candidates ayant pris part aux examens de SC, par le collège, en échange de leurs résultats. Bashir Rengony, le père d'Henna, qui n'a pas voulu se plier à cette "règle", n'a pu recueillir les résultats de sa fille, le jour de leur distribution ; il a consigné une déposition à la police de Rose-Hill et informé la Private Secondary School Authority. D'ailleurs, cette autorité a ouvert une enquête suite aux doléances de Bashir Rengony. Dans la lettre, en date du 4 février, envoyée à la rédaction et signée par la manager du collège, en l'occurrence, Mme L. Balgobin, il nous est d'abord reproché de n'avoir " au nom de l'objectivité et de l'équilibre de rechercher la version de la direction du collège Eden" avant d'expliquer la "procédure établie" relative à la distribution des résultats de SC par son administration. Voyons d'abord ce dernier point. Mme L. Balgobin écrit, "selon la procédure établie au collège Eden, c'est une pratique courante que les élèves détenant la carte d'identité de l'institution doivent les retourner à l'arrivée des résultats du SC. Par conséquent, si une élève décide de poursuivre ses études au Collège Eden en Lower Six ou encore répéter la Form 5 en cas d'échec, la carte d'identité lui est restituée. Il est à noter que cette carte est celle qui identifie l'élève avec le collège. Cette même carte est utilisée depuis quelque temps par les élèves comme un "bus pass" pour assurer gratuitement leur transport par autobus. En même temps, c'est une preuve de l'appartenance de l'élève au collège."

Ceci dit, pour ce qui est de la question d'objectivité et d'équilibre Week-End n'a pas de leçon à recevoir de la signataire de la lettre datée du 4 février! Comme il a été publié dans l'article du 31 janvier dernier, nous avons contacté le collège pour lui demander sa version des faits, suivant les affirmations des Rengony. Cependant, comme nous l'écrivions ni "la directrice et la rectrice de l'établissement ne se sont exprimées sur la pratique que leur reproche le père de leur élève." Nous pouvons et choisissons d'être explicites ici. Le vendredi 29 janvier, plus précisément, au courant de la matinée, après avoir pris connaissance de la version des Rengony et eu la confirmation auprès de la PSSA qu'une enquête a été ouverte dans ce sens, nous avons appelé le collège Eden de Rose-Hill pour une déclaration de la directrice. Notre interlocutrice nous a alors informé que celle-ci était prise avec les procédures d'admission en Lower Six. Après avoir expliqué les raisons de notre appel et laissé nos coordonnées, le collège a effectivement rappelé. A celle qui s'est déclinée comme étant la rectrice du collège, nous avons ré-expliqué le cas de Henna Rengony. Toutefois, disant ne pas être en mesure de nous parler elle nous a passé la directrice du collège. Cette dernière nous a alors laissé comprendre qu'elle allait revenir vers la rédaction pour une déclaration. Démarche qui n'a pas été faite. Si le collège a en toute connaissance de cause choisi de ne pas s'exprimer lorsqu'il est approché, qu'il assume son choix et cette liberté. Comme nous n'avons pas failli à notre souci d'équilibre nous passerons sur les conseils inutiles de Mme Balgobin, tout comme, par respect et élégance nous ne nous aviserons pas à lui prodiguer des conseils sur la gestion de son établissement!


HSC - Les résultats arrivent demain ou mardi

Les résultats de Higher School Certificate seront très bientôt connus. En effet, ceux-ci sont attendus demain, voire mardi. Lucien Finette, directeur du Mauritius Examinations Syndicate, explique qu'une des conditions imposées à Cambridge est que "tous les résultats arrivent sur le même vol". De ce fait, cette instance doit s'assurer que des places soient disponibles pour le transport des milliers de documents concernés. L'arrivée des résultats sera suivie de la traditionnelle signature officielle, par le Premier ministre, Navin Ramgoolam, avant que les enveloppes contenant les documents ne soient distribuées aux responsables des collèges. 11 200 candidats (collégiens et privés) ont pris part aux épreuves de HSC 2009 et sont dans l'attente des résultats.


MARDI

Dénouement heureux à la grève de la faim de Jayen Chellum

La grève de la faim du secrétaire général de l'Association des Consommateurs de l'île Maurice (ACIM), Jayen Chellum, a connu un dénouement heureux mardi après-midi. Au terme d'une négociation de deux heures au ministère des Finances, un accord est, en effet, intervenu entre le gouvernement et l'association des consommateurs. Notamment satisfait de l'engagement du gouvernement à débloquer immédiatement la subvention due à l'ACIM pour la période juillet 2008 à décembre 2009, qui s'élève à Rs 767 243, M. Chellum (qui était à son douzième jour de grève de la faim) consentait à mettre un terme à son mouvement de protestation sur le champ.

Il faut dire que dans la matinée, mardi, un parfum de dénouement à cette crise se dégageait à la faveur d'informations à l'effet qu'un pont avait été établi entre l'Hôtel du gouvernement et le Comité de soutien à Jayen Chellum avec, disait-on, le ministre des Affaires étrangères, le Dr Arvin Boolell comme intermédiaire du côté gouvernemental. Mais parant quand même à toute éventualité, le comité maintenait le tempo. Lors d'une conférence de presse au Jardin de la Cathédrale, divers membres du Comité de soutien à Jayen Chellum, dont des syndicalistes et des représentants de mouvements associatifs, devaient faire le procès du gouvernement et s'élever contre les "faussetés" du ministre de la Protection des Consommateurs, Sylvio Tang, en substance, accusé "d'hypocrisie".

Un parallèle devait être dressé entre la suspension de la subvention de l'ACIM et le gel du Trade Union Trust Fund (TUTF) et du Media Trust. Il était, notamment, expliqué que le gouvernement de l'Alliance sociale voulait, ainsi, faire taire tout contradicteur de sa politique. Dans la foulée, la MBC radio/télé "financée par les consommateurs" - qui n'avait pas répondu à l'appel pour couvrir l'événement et qui est accusée d'avoir privé Jayen Chellum du droit de répondre aux accusations de la ministre de la Sécurité sociale, Mme Sheila Bappoo - devait aussi en prendre pour son grade.

Il a, aussi, été question de la "nécessaire" indépendance des ONG en lien avec les critères d'allocations de fonds, particulièrement ceux - conséquents - de la Corporate Social Responsibility (CSR). Dénonciation aussi des charges jugées "futiles et ridicules" retenues par la police contre Jayen Chellum et Eddy Sadien lors d'une récente manifestation devant l'Assemblée nationale.

Affaibli mais déterminé à obtenir réparation

En ce mardi ouvrable après un long week-end, notamment, marqué par la célébration du Cavadee, samedi et la commémoration de l'abolition de l'esclavage, lundi et alors même que les témoignages de solidarité et de soutien à Jayen Chellum, de plus en plus affaibli par sa grève de la faim, ne cessaient de croître, il semblait évident que les autorités se devaient de trouver, au plus vite, une issue à cette affaire. D'autant que le principal concerné, tout diminué qu'il était, de plus en plus, dans sa chair, affichait, quand même, une réelle détermination à obtenir réparation de ce qu'il estime être "l'injustice" faite à son association.

C'est ainsi que dans l'après-midi de mardi, M. Chellum était convoqué à une séance de négociation avec le ministre des Finances, M. Rama Sithanen en présence de sa collègue de la Sécurité sociale, Mme Bappoo. C'est en fauteuil roulant que le protestataire devait se rendre au ministère des Finances, notamment, accompagné de son homme de loi, Me Kris Valaydon. A l'issue de la négociation qui aura duré quelque deux heures, le ministre Sithanen annonce la conclusion de l'accord et insiste sur ce qu'il qualifie de "considérations humanitaires" ayant motivé le gouvernement à entamer les discussions.

Outre l'engagement pris de débloquer rapidement la subvention due à l'ACIM pour la période juillet 2008 à décembre 2009, M. Sithanen s'engage aussi à trouver une solution à l'arrérage dû par l'ACIM au NPF et à la MRA. L'association accepte, pour sa part, le principe qu'à l'avenir, son financement sera basé sur le principe du "Performance-Based Budgeting". Ainsi prenait fin ce mouvement de revendication qui, par sa nature, a suscité, ces derniers jours, une bonne dose d'émotion au sein de la population à en juger par les réactions relayées par la presse écrite et parlée.


A l'occasion du 40e anniversaire de la City Clinic

Le PM annonce l'achat de deux ambulances pour les malades cardiaques

Deux ambulances, entièrement équipées pour le transport aux urgences des malades cardiaques, viendront prochainement renforcer nos services de santé. C'est l'annonce faite, vendredi dernier, par le Premier ministre, Navin Ramgoolam, lors de son allocution à l'occasion du 40e anniversaire de la City Clinic. Célébré au Centre Swami Vivekananda, Pailles, devant un parterre de personnalités, dont le Président de la République, Sir Anerood Jugnauth, cet anniversaire a également été l'occasion du lancement de la biographie du directeur de la clinique, le Dr Patrick Chui Wan Cheong, "A Dragon in Dodoland", réalisée par Sydney Selvon.

Au coût de Rs 5 M chacune, ces ambulances devront être acquises sous peu. Le Premier ministre a indiqué que les procédures ont été enclenchées en vue de l'achat de ces véhicules, entièrement équipés qui serviront spécifiquement au transport d'urgence de personnes souffrant de maladies cardiaques. Ce service viendra renforcer celui offert par le SAMU. Navin Ramgoolam a profité de l'occasion pour souligner l'objectif du gouvernement qui est d'assurer que tous les citoyens aient accès à un service de santé de base. Il a félicité la bonne entente et collaboration entre le secteur privé et public dans le domaine médical, ajoutant que son gouvernement continuera à insister sur la responsabilité personnelle des citoyens. Le Premier ministre a rappelé que son gouvernement encourage ceux qui ont les moyens à voir recours aux soins de santé privée. Navin Ramgoolam a aussi mis l'accent sur les talents des Mauriciens qui disposent, dit-il, du potentiel pour la création du Medical Hub envisagé par le gouvernement. Parlant de la City Clinic, Navin Ramgoolam est revenu sur la vision du Dr Patrick Chui Wan Cheong, similaire à celle de son père, Sir Seewoosagur Ramgoolam, en sus d'être à l'avant des technologies de pointe, à toujours était d'aider les moins aisés à acquérir des soins de santé.

Quant à la biographie du Dr Patrick Chui Wan Cheong, le Premier ministre estime qu'il rend hommage à ce grand patriote visionnaire qu'est ce médecin qui a su relevé les défis malgré les difficultés qui se sont présentées à lui. La direction de City Clinic a tenu à montrer sa reconnaissance envers le Premier ministre et lui a ainsi attribuée une médaille d'Or. Lors de son discours, le Dr Patrick Chui Wan Cheong a fait l'historique de la clinique, rappelant ses débuts modestes, pour être aujourd'hui, une clinique à la pointe des technologies, avec des antennes dans le domaine touristique. L'originalité de la soirée, marquée par une exposition retraçant l'histoire de la clinique aura sans doute était les prestations théâtrales du Dr Patrick Chui Wan Cheong. Ce dernier a certainement ravi toute l'assistance qui découvrait les talents cachés du médecin.


Affaire King Fish II et V

Un des parents des pêcheurs disparus, Mario Darga, entame une grève de la faim

Mario Darga, père de Christophe Darga - un des disparus lors du naufrage King Fish II et V, drame survenu le 23 février 2007 au large de St-Brandon -, a démarré une grève de la faim sur la plage publique de Péreybère, trois ans après. Bien qu'il dit être entièrement d'accord avec le Court of Investigation présidé par le Senior Magistrate Benjamin Marie Joseph avec pour assesseurs les capitaines Wong Chung Toï et Bo Ingvar Ronn, de la Mauritius Ports Authority - qui, rappelons-le, avait conclu que les deux unités de pêche suivaient la même trajectoire que le cyclone Gamede avant le double naufrage et que "despite all the warnings of Police Sergeant Mohesh (NCG), the skippers did not take any avoidance action and chose to maintain thier boats in the path of the cyclone" -, Mario Darga entame cette grève de la faim pour "réclamer la lumière au bout du tunnel".

Rappelant qu'un comité des ministres où siégeaient l'Attorney General Rama Valayden et la ministre de la Sécurité Sociale Sheila Bappoo, avait été créé pour passer en revue la situation, Mario Darga affirme qu'il n'a plus rien entendu depuis le rapport du Court of Investigation. Par ailleurs, il soutient que les recommandations du Court of Investigation n'ont pas été mises en pratique. Au 5e jour de sa grève, il souhaite une rencontre avec le PM Navin Ramgoolam, puisqu'il envisage de demander qu'un autre comité ministériel soit créé sans, toutefois, inclure Sheila Bappoo et Rama Valayden. "Navin Ramgoolam ti promet moi ki pas pou ena cover-up dans sa zistoire-la mais jiska zordi, narnien. C'est parski linn pane repon mo bann lettres ki azordi mo pé bizin fer enn grève de la faim", dit-il. "C'est enn vré pénitence ki mo pe viv. Mo dir Premié minis recevoir moi, d'autant plis ki monn bien contribué pou zot victoire. Recevoir moi pou ki mo fardeau allégé", implore-t-il. Mario Darga déclare qu'il ne cèdera pas et luttera jusqu'à la fin pour son fils Christophe.


Projet du TFSIVG pour des défavorisés de Dubreuil

La NEF avance avoir découvert des éléments laissant présumer quelque malversation

Dans un communiqué de presse payant publié vendredi, la National Empowerment Foundation (NEF) qui coordonne, notamment, les activités du Trust Fund for the Social Integration of the Vulnerable Groups (TFSIVG) confirme avoir découvert des éléments laissant présumer quelque malversation dans le cadre d'un projet du Trust Fund visant à fournir un logement décent à des familles défavorisées de Dubreuil.

Le TFSIVG confirme, d'abord, qu'en avril 2009, "plusieurs mois avant que ne commence le mouvement de contestation lié à Dubreuil", il a découvert des "éléments laissant présumer que l'un de ses officiers, en charge du district de Moka, pourrait être l'auteur de détournement de fonds publics qui auraient dû servir à l'achat de matériaux de construction pour des bénéficiaires du TFSIVG".

Le Trust Fund explique avoir aussitôt pris la décision de ne pas renouveler le contrat de cet officier et son cas a été référé à la police qui, depuis, mène son enquête. Le TFSIVG insiste qu'il "ne peut tolérer le moindre comportement suspect de la part de ses officiers dont la mission est de venir en aide aux nécessiteux". D'où les mesures contre cet officier "sans attendre que les conclusions de l'enquête ne soient rendues".

Il est ensuite soutenu qu'en novembre 2009, suite à un rapport du Trust Fund et aux plaintes de certains bénéficiaires à Dubreuil, le TFSIVG prend connaissance du fait que 19 bénéficiaires résidant à Dubreuil n'ont reçu de la part des ONG intermédiaires qu'une partie de matériaux de construction qui leur avaient été alloués. "Le TFSIVG est aussitôt intervenu pour donner réparation à ces personnes en s'assurant que les deux ONG en cause livrent sans délai les matériaux initialement prévus."

A la suite de cela, le Trust Fund dit avoir "présumé de l'existence de rapports de connivence entre ces deux ONG et l'ancien officier qui était en charge du district de Moka et dont le contrat n'avait pas été renouvelé". Des présomptions "avérées par une enquête interne qui a été réalisée auprès de nombreux bénéficiaires dont les habitations avaient été construites au cours des années précédentes", avance encore le communiqué.

Il est dit que, dès lors, les décisions suivantes ont "immédiatement" été suivies d'effets : rupture de toute collaboration avec ces deux ONG et recherche d'une ou de plusieurs ONG pour les remplacer ; leur cas référé à la police ; demande d'une enquête auprès du Registrar of Associations sur les opérations de ces deux ONG et mission confiée par la direction du TFSIVG à une équipe de professionnels indépendants de produire une évaluation détaillée de toutes les aides apportées par le TFSIVG par l'intermédiaire de ces deux ONG.

"(…) En réaction à cette situation, la National Empowerment Foundation (qui coordonne les activités du TFSIVG et d'autres programmes) a commandité un audit interne, réalisé par un auditeur indépendant, afin de faire la lumière sur les cas de malversations et toutes autres éventuelles pratiques condamnables qui auraient pu se produire dans le cadre des activités du TFSIVG à Dubreuil et ailleurs", conclut le même communiqué.


Après des mois de litige

Un accord enfin trouvé entre la Santé et les cantiniers

La Canteen Operators Union (COU) est finalement parvenue à un accord avec le gouvernement. Après des mois de litige, le ministre de la Santé, Rajesh Jeetah, qui a rencontré les gérants de cantines la semaine dernière, a fini par accéder à leur demande de rallonger la liste des produits autorisés à la vente dans les cantines scolaires. A condition de respecter le taux de 5% de matière grasse et 5% de sucre pouvant être consommé par les enfants. Une nouvelle liste est en préparation par le ministère qui travaillera en collaboration avec le Dr Shameen Fatehmamode, diététicienne. Cette liste, qui, selon nos informations, sera officialisée cette semaine, devrait inclure des pâtes italiennes, des crêpes, des boulettes ainsi que, comme mentionné depuis le 26 janvier, des pizzas, paninis et pita bread. Le ministre de la Santé a insisté sur la qualité de ces aliments autorisés à la vente et indiqué aux cantiniers la nécessité d'améliorer les facilités dont disposent les cantines. Une rencontre à cet effet est prévue avec le ministre de l'Éducation pour discuter des possibilités de rehausser le niveau des infrastructures dans les cantines. Dans le même ordre d'idées, les cantiniers seront emmenés d'ici une quinzaine de jours à participer à des ateliers de travail afin d'approfondir leurs connaissances de la cuisine saine. Ces cours, qui seront dispensés par section, se tiendront chaque samedi à l'école hôtelière, Ebène.

La Canteen Operators' Union (COU) a renvoyé la marche pacifique qu'elle prévoyait de faire hier, pour protester contre la liste exhaustive de 16 produits arrêtée par la Santé. Pour cause, le ministère a enfin décidé de revoir sa copie, affirmant aux gérants de cantine qu'une nouvelle liste leur sera soumise cette semaine. Cette nouvelle liste sera, selon nos informations, préparée par la nutritionniste du ministère de la Santé, en collaboration avec le Dr Shameen Fatehmamode. L'objectif étant d'inculquer de bonnes habitudes alimentaires aux enfants, mais en leur donnant un choix de la COU, ce dénouement dans le litige qui opposait son association au ministère de la Santé est très positif. Il explique que la volonté affichée du ministère de la Santé redonne de l'espoir aux cantiniers qui attendent la publication de la nouvelle liste. Toutefois, dit-il, il faut d'abord que cette liste soit officialisée avant de crier victoire. "Nous avons expliqué au ministère les difficultés que nous rencontrons avec une liste limitée à 16 produits. Outre les frais de loyer à payer, nous ne faisons pas recette avec ce que nous vendons, car les enfants ne sont pas intéressés, d'autant que le choix est restreint. Désormais, avec des dérivés, nous allons pouvoir élargir le choix et proposer une variété d'aliments aux enfants", indique Bernard Betsy.

Ce qui plaît davantage aux cantiniers, c'est la décision de la Santé de mettre en place des ateliers de travail en vue de parfaire leurs connaissances en matière alimentaire. Car il faut savoir que le ministère de la Santé, s'il consent à rallonger sa liste, impose d'autres conditions. En l'occurrence, que la qualité de ces aliments autorisés à la vente satisfassent les normes alimentaires. Les cantiniers devront ainsi respecter le taux de 5% de matière grasse et 5% de sucre pouvant être consommé par les enfants. Autre source de satisfaction, la rencontre arrangée pour les cantiniers par le ministre de la Santé avec le ministre de l'Éducation, Vasant Bunwaree. La COU souhaite aborder plusieurs problèmes avec l'Éducation, dont les frais de loyers dans les écoles. Il sera aussi question de rehausser le niveau des infrastructures des cantines afin qu'elles puissent offrir de meilleurs services aux enfants.


Nouvelle identité

Nestlé Professional : mieux servir le marché hors foyer

Bien qu'ayant ses spécificités propres, les consommateurs mauriciens suivent la tendance mondiale. Tel est le constat effectué par le groupe Nestlé, qui note que les consommateurs locaux consomment des produits alimentaires de plus en plus souvent à l'extérieur de leur domicile. Fort de cette tendance, Nestlé, implantée à Maurice en 1958, adopte une nouvelle identité : Nestlé Professional. Elle remplace ainsi Food Services, l'entité qui gérait jusqu'à l'année dernière le marché hors foyers de l'entreprise. Cette nouvelle identité a été présentée par le président de Nestlé Professional, région Afrique, Océanie et Asie, Friedrich Mahler, et le directeur général de Nestlé's Products Mauritius Ltd, Luigi Peccini, aux différents partenaires et autres personnalités, dont le VPM et ministre du Tourisme, Xavier Duval, lors d'une soirée à la Batisse du Suffren, jeudi dernier. Une occasion pour la compagnie de présenter à nouveau ses ambitions sur le plan national et pour le VPM de souligner l'importance de la confiance que placent les investisseurs étrangers dans le pays en y implantant leur commerce.

Le marché hors foyer, dont les restaurants, hôtels, entreprises, hôpitaux, centres commerciaux et cafétérias entre autres, constitue un des quatre axes principaux identifiés par Nestlé pour assurer sa croissance durable. Les trois autres pôles sont les marchés émergents, la nutrition et le marché prestige. Afin de mieux servir le marché, Nestlé a ainsi créé Nestlé Professional‚ qui développe et propose des solutions culinaires et boissons. Il convient de satisfaire cette clientèle spécifique et d'optimiser son efficacité opérationnelle tout en garantissant la rentabilité de son activité. Dans la région, Maurice est l'un des pays où la tendance démontre que les consommateurs mauriciens, bien qu'ayant leurs propres spécificités, ont adopté les habitudes de consommation mondiale. "On remarque que les Mauriciens prennent leurs repas, et de manière générale, consomment des produits alimentaires de plus en plus souvent à l'extérieur de leur domicile. C'est toute la raison d'être de Nestlé Professional, notre unité spécialisée dans la Restauration professionnelle et la Distribution automatique", indique Friedrich Mahler. Il souligne que la clientèle peut ainsi s'appuyer sur la connaissance professionnelle de l'entreprise quant aux consommateurs à l'échelle mondiale, pour mettre au point de nouveaux concepts business, qui seront sources de profit pour eux. "Ils peuvent aussi utiliser la puissance et la fiabilité de nos marques, de nos produits et de nos systèmes pour les aider à générer une croissance profitable et satisfaire leurs clients", ajoute le président de Nestlé Professional.

Le directeur général de Nestlé's Products (Mauritius) Ltd, annonce, lui, un partenariat prochain avec l'Association des Chefs mauriciens. "Nous avons déjà commencé les discussions et nous serons en mesure de vous annoncer un événement important pour 2010, bientôt", indique Luigi Peccini. Il rappelle, par ailleurs, le rôle important que joue Nestlé Professional‚ dans un des secteurs clés de l'économie mauricienne, notamment le Tourisme. Avec l'ambition affichée des autorités locales de ramener un million de touristes à Maurice, Nestlé Professional‚ se positionne comme un partenaire de choix, indique Luigi Peccini. "La qualité de nos produits est reconnue et nous pouvons vous offrir un service qui permet de réagir promptement aux exigences de votre secteur", souligne-t-il. Et de profiter de l'événement pour présenter la nouvelle équipe de Nestlé Professional‚, indiquant que depuis la mise en place de la nouvelle identité Nestlé, en vue de mieux répondre aux exigences de sa clientèle locale, le premiers feedback confortent l'entreprise dans ses décisions. Le VPM a pour sa part remercié Nestlé pour sa présence dans l'île, et les services et produits offerts, soulignant que l'entreprise représente l'exemple même que les investisseurs étrangers réussissent en s'implantant dans le pays. Xavier Duval n'a pas manqué de rappeler que "Maurice c'est un Plaisir. Un plaisir pour y travailler. Un plaisir pour y vivre. Un plaisir pour y apprécier la vie…"


Selon la CTSP - Avec les nouvelles lois du Travail

Plus aucune protection fondamentale pour les salariés

Les salariés du pays ne disposent d'aucune protection fondamentale avec la mise en œuvre des deux nouvelles lois du Travail, l'Employment Relations Act et l'Employment Rights Act, estime la Confédération des travailleurs du secteur privé (CTSP). Citant le cas de Shibani, cette confédération explique que, désormais, les conditions de licenciement se sont nettement simplifiées.

La CTSP note aussi qu'avec les nouvelles lois du Travail, les négociations collectives ont été bloquées en 2009. Cette confédération indique qu'alors qu'elle a signé en 2008, 40 accords collectifs, elle n'en a signé que huit en 2009. "Aussitôt que l'on parle de revoir les salaires et les conditions d'emploi, le patronat évoque le licenciement ou la possibilité de sous-contracter", estime la CTSP. Elle soutient aussi qu'avec la mise en application de ces nouvelles lois, nombre de grandes entreprises refusent le paiement des heures supplémentaires pour le travail du dimanche.

Selon cette confédération, depuis février 2009, des centaines de salariés ont été licenciés et n'ont pas obtenu de compensation pour leur temps de service. "Le patronat ne leur propose que les Fees qu'il est censé verser au Workfare Program qui représente 75% de moins que le Severance Allowance payable sous l'ancienne Labour Act. Les salariés sont contraints d'accepter car ils ont des dettes à rembourser".

La CTSP - qui souligne que sous les nouvelles lois, l'accord patronal est nécessaire en vue de régler les litiges - réitère sa demande pour la création d'un Portable Severance Allowance Fund contraignant le patronat à contribuer l'équivalent d'une journée de salaire pour chaque mois de travail d'un salarié en vue de permettre à ce dernier de toucher un Severance Allowance à l'âge de 60 ans.


RELIGION - Maha Shivaratree 2010

La MSDTF organise un Rudra Maha Yaj, ce matin, à Grand-Bassin

Les premiers pèlerins en provenance du nord du pays entameront la longue marche vers le lac sacré à partir de demain. L'eau sacrée ramenée de Grand-Bassin sera déversée sur le Shiv Lingum (symbole de Shiva) en hommage à celui qui avait ingurgité du poison (Lalahala) pour sauver l'humanité. Le Shiv Abhisekh a déjà débuté dans les temples et la grande nuit de Shiva sera observée à partir de 18h vendredi pour prendre fin à 6h le lendemain.

La Mauritius Sanatan Dharma Temples Federation (MSDTF) organise un Rudra Maha Yaj de 9h à 12h aujourd'hui à Grand-Bassin. Des prières seront dites autour de 108 hawan kund. M. Somduth Dulthummun, le président de la MSDTF lance un appel aux dévots pour qu'ils participent en grand nombre à ces prières pour assurer la paix et l'harmonie dans le pays. La MSDTF a condamne les organisations religieuses qui réclament de l'argent pour l'organisation de ces prières.

Les célébrations officielles débutent le 9 février à 18h en présence du PM Navin Ramgoolam et du chef spirituel de Hong Kong, le swami Shubhaji Tandon. Le ministre Baichoo, le président de la Task Force pour le Maha Shivaratree 2010 et le haut commissaire indien à Maurice, Madhusudhan Ganapati seront également invités à prendre la parole.

La MSDTF recommande la discipline et la prudence sur nos routes. Les pèlerins doivent s'habiller de préférence en blanc et doivent marcher dans l'ordre et la discipline. "Les gros Kanwars occasionnent l'obstruction des routes et des embouteillages et cause des difficultés aux autres usagers de la route", a souligné M. Dulthumun.

Les Kanwars devraient être portés sur les épaules et non hissés sur les routes, comme il arrive souvent. Le vrai sacrifice consiste à transporter les Kanwars sur les épaules en signe de dévotion à Shiva.

Somduth Dulthumun demande également aux dévots de ne pas laisser leur offrandes sur places et de les ramener chez eux pour être partagées entre les amis et les voisins. Il a aussi précisé que priorité devra être accordée à la prière et non pas à la nourriture. A partir de l'année prochaine, la MSDTF veillera à ce que les marchands ambulants soient tenus à l'écart des lieux de prières.

Le Human Service Trust à travers son président, M. Premchand Booljhawon, a annoncé que des sessions de Kirtans et de bhajans seront organisées chaque soir à Grand-Bassin. Il y aura aussi une distribution gratuite des repas.

L'organisation GOPIO annonce l'arrivée du chef ministre d'Uttarkhand, Shri Mahesh Pokhrial à l'occasion du Maha Shivaratree.


Amnesty International (Maurice) s'intéresse à la question chagossienne

A. Boolell, Paul Bérenger, Olivier Bancoult et Lindsey Collen invités à en débattre demain après-midi à Port-Louis.

La branche mauricienne d'Amnesty International organise un "panel discussion" autour du thème "La question des Chagos et les droits humains fondamentaux", mardi prochain, dans la salle du Conseil municipal de Port-Louis.

L'activité débutera à 17h . Elle comportera trois parties: d'abord, le ministre des Affaires étrangères, Dr Arvin Boolell ; le leader de l'Opposition, Paul Bérenger ; le leader du Groupe Réfugiés Chagos (GRC), Olivier Bancoult, et Lindsey Collen, du Parti Lalit, feront connaître chacun leur point de vue pendant 5 à 7 minutes. Une trentaine de minutes sera ensuite consacrée à une discussion entre eux, puis, en dernière partie, les panellistes repondront aux questions du public.

Me Michel Ahnee, membre d'Amnesty International, agira comme modérateur. Il faut relever que, malgré son activisme remarquable ces derniers temps autour des questions touchant aux droits humains, la branche mauricienne de cette importante organisation ne s'était que très peu investie jusqu'ici dans le conflit qui oppose la communauté chagossienne au gouvernement anglais et, encore moins, dans celui qui confronte le gouvernement mauricien à Londres en ce qui a trait à la souveraineté sur l'archipel des Chagos. Il n'est jamais trop tard, dit-on, pour réparer les manquements, mais il se pourrait aussi que AI (branche

mauricienne) commet un impair en négligeant de faire entendre également les vues du Comité Social des Chagossiens de Fernand Mandarin.


Brèves

Travaux de tout à l'égout: Un manque de sécurité décrié par des Quatre-Bornais

Les fouilles effectuées pour le système de tout à l'égout représente un gros problème et un énorme danger aux Quatre-Bornais depuis plusieurs mois.

Cette fois ce sont les résidents de la rue Murphy qui manifestent. Selon Sanjeev Rambujoo, aucune mesure de sécurité n'a été respectée par les ouvriers. "Selon les responsables, il était prévu que les trous soient comblés aujourd'hui mais à mon retour du travail, tout a été laissé en tant que tel", explique-t-il. Selon lui, les travaux non complétés peuvent occasionner de graves accidents si une personne venait à tomber dans les trous. Par ailleurs, Sanjeev Rambujoo déclare qu'en raison de ces fouilles, aucun véhicule ne peut pénétrer à la rue Murphy, ce qui est également le cas pour les camions de la voirie. "Les ordures ménagères ne cessent d'accumuler. Imaginez la scène avec la pluie. Les mouches et les moustiques", déplore-t-il. Sanjeev Rambujoo explique qu'il s'est rendu à la station de police mais les policiers lui ont indiqué qu'ils ne peuvent uniquement agir qu'en cas d'accidents. Par ailleurs ces travaux ont aussi occasionnés des coupures d'eau qui pour certains ont duré plusieurs jours.

Après les nombreux remous dans les collectivités locales: Rappel à l'ordre de Hervé Aimée

Le nouveau ministre des Administrations régionales, Hervé Aimée a, mercredi dernier, convoqué à son bureau élus des municipalités et des conseils de district de même que les hauts cadres du personnel administratif pour un rappel, à l'ordre, mais aussi à ce à quoi il est attendu de ceux qui sont censés travailler pour la collectivité.

Il a fait un vibrant appel pour que les conseillers travaillent dans une bonne entente dans l'intérêt de leurs mandants avant tout au lieu de se chamailler entre eux et mettre des buts dans leur propre camp. Le ministre est intervenu après des semaines de tiraillements publics tant dans les municipalités que les conseils de district. Comme le soulignait Week-End, la semaine dernière, la gestion des collectivités locales est devenue de plus en plus foireuse.

Si certains des participants sont retournés satisfaits de cette réunion et qu'ils ont pris l'engagement de s'en tenir aux recommandations du ministre Hervé Aimée, d'autres n'ont pas hésité à dire que la situation dans certaines mairies surtout avait atteint un point de non-retour, les hostilités étant tellement profondes entre conseillers d'une même ville. Ceux-là ont catégoriquement dit que seules de nouvelles élections et de nouveaux effectifs apporteraient un tant soit peu de sérénité et d'efficacité aux administrations régionales.

Incidents à BB/RH: Les conseillers du PMSD pas officiellement informés jusqu'ici de leur suspension

Dean Teeroovengadum et Jean Maurice Jean-Pierre n'ont toujours pas été officiellement informés de la décision de leur parti, le PMSD, de leur suspension après les incidents qui ont émaillé la séance trimestrielle du conseil municipal de Beau Bassin/Rose Hill, jeudi 28 janvier dernier.

Dans une déclaration à Week-End, hier, Jean Maurice Jean-Pierre a laissé entendre que c'est à travers la presse qu'il a appris qu'il avait été suspendu du parti et qu'aucune communication officielle de la direction du parti n'a suivi.

Il s'est déclaré très surpris que l'on veuille le sanctionner pour avoir fait son travail de conseiller en posant des questions sur ce qui se trame à la foire de Plaisance alors que des fonctionnaires municipaux, qui fautent dans l'exercice de leurs fonctions, ne sont même pas inquiétés.

Au niveau de la direction du PMSD, on veut temporiser toute cette affaire et la mettre aux oubliettes. L'argument est que le parti ne doit rien faire qui laisse apparaître qu'il est miné par des dissensions à un moment où la direction a pour stratégie de démontrer que c'est chez les mauves qu'il y a des problèmes et des démissions…

Ce dimanche: Marche contre le cancer

Dans le cadre de la Journée mondiale de la lutte contre le cancer, célébrée le 4 février, la Citadel Taekwondo Academy organise ce dimanche, une marche de solidarité. Cette institution, basée à Port-Louis, est une école de formation pour les jeunes - garçons et filles - ainsi que les adultes, pour apprendre le Taekwondo, une discipline olympique. Elle travaille depuis plusieurs années avec des jeunes de régions défavorisées en proposant plusieurs activités afin d'éviter qu'ils ne soient la proie des fléaux qui rongent notre société. Pour commémorer cette Journée mondiale, l'institution a décidé de mobiliser les jeunes à travers cette marche. Le départ est programmé à 9h au kiosque du Champ de Mars. Les participants emprunteront le Boulevard Victoria, les rues Sir Edgard Laurent et Desforges. Cette marche s'achèvera sur l'esplanade de l'Hôtel de Ville de Port-Louis. Durant cette mobilisation, les membres de la Citadel Taekwondo Academy effectueront diverses prestations à des points stratégiques, notamment devant le GMD Atchia SSS, le Square Kadhafi et à l'Hôtel de Ville. Le Citadel Taekwondo Academy invite le public à se joindre à cette manifestation afin de témoigner de leur soutien au combat contre le cancer.

Pollution - Des gravats sur des terrains privés

Des promoteurs de construction dans la région de Rivière Noire s'amusent à se débarrasser des débris sur des terrains en friche. Le pire, c'est que les chauffeurs de ces poids-lourds se permettent non seulement de déverser les gravats, mais prennent le loisir de laisser leur camion sur ces terrains privés pour ensuite les récupérer plus tard. En fin de semaine, un propriétaire d'un de ces terrains en friche, a repéré deux poids-lourds sans chauffeurs sur son terrain. "Il était alors 8h45, j'ai contacté la station de police qui à son tour a déployé les éléments de la SMF pour déplacer les camions", explique-t-il. Ce propriétaire assure qu'il n'est pas le seul dans ce cas et que d'autres en sont concernés. "C'est un problème qui remonte à plus de deux années", indique-t-il. "Un des camions a pu être enlevé mais l'opération n'a pas abouti en raison de la boue. On est remonté vers les chauffeurs des camions qui a leur tour ont révélé l'identité des promoteurs", affirme-t-il. En tout cas, il est certain que ceux qui ont appréhendés ne sont pas prêts de recommencer. Notre interlocuteur tient à remercier la police pour sa promptitude et son efficacité.

Problem Kari - Mercuriale à la hausse dans les marchés de l'île

A la faveur des grosses averses de ces dernières semaines et alors que l'on s'approche du pic annuel de la saison cyclonique, les indicateurs virent, de plus en plus, au rouge dans les différents marchés de l'île où les prix des légumes ne cessent de prendre l'ascenseur

La pomme d'amour à pas moins de Rs 50.00 le demi-kilo; le giraumon à Rs 20.00; la botte de cresson à Rs 15.00: les temps sont, décidément, difficiles pour la ménagère. Pour suppléer aux produits maraîchers frais qui se font chers, des consommateurs arpentent les rayons de conserverie des grandes surfaces à la recherche, surtout, de la tomate en boîte ou de la purée de tomate en vue de l'incontournable rougaille de la bonne et vieille cuisine mauricienne.

Vivement, donc, qu'adviennent les mois d'hiver quand les plantes potagères connaîtront, de nouveau, une pousse sans entrave!



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 7 février 2010