|
MARDI
Dénouement heureux à la grève de la faim
de Jayen Chellum
La grève de la faim du secrétaire général
de l'Association des Consommateurs de l'île Maurice (ACIM),
Jayen Chellum, a connu un dénouement heureux mardi après-midi.
Au terme d'une négociation de deux heures au ministère
des Finances, un accord est, en effet, intervenu entre le gouvernement
et l'association des consommateurs. Notamment satisfait de l'engagement
du gouvernement à débloquer immédiatement
la subvention due à l'ACIM pour la période juillet
2008 à décembre 2009, qui s'élève
à Rs 767 243, M. Chellum (qui était à son
douzième jour de grève de la faim) consentait à
mettre un terme à son mouvement de protestation sur le
champ.
Il faut dire que dans la matinée, mardi, un parfum de dénouement
à cette crise se dégageait à la faveur d'informations
à l'effet qu'un pont avait été établi
entre l'Hôtel du gouvernement et le Comité de soutien
à Jayen Chellum avec, disait-on, le ministre des Affaires
étrangères, le Dr Arvin Boolell comme intermédiaire
du côté gouvernemental. Mais parant quand même
à toute éventualité, le comité maintenait
le tempo. Lors d'une conférence de presse au Jardin de
la Cathédrale, divers membres du Comité de soutien
à Jayen Chellum, dont des syndicalistes et des représentants
de mouvements associatifs, devaient faire le procès du
gouvernement et s'élever contre les "faussetés"
du ministre de la Protection des Consommateurs, Sylvio Tang, en
substance, accusé "d'hypocrisie".
Un parallèle devait être dressé entre la suspension
de la subvention de l'ACIM et le gel du Trade Union Trust Fund
(TUTF) et du Media Trust. Il était, notamment, expliqué
que le gouvernement de l'Alliance sociale voulait, ainsi, faire
taire tout contradicteur de sa politique. Dans la foulée,
la MBC radio/télé "financée par les
consommateurs" - qui n'avait pas répondu à
l'appel pour couvrir l'événement et qui est accusée
d'avoir privé Jayen Chellum du droit de répondre
aux accusations de la ministre de la Sécurité sociale,
Mme Sheila Bappoo - devait aussi en prendre pour son grade.
Il a, aussi, été question de la "nécessaire"
indépendance des ONG en lien avec les critères d'allocations
de fonds, particulièrement ceux - conséquents -
de la Corporate Social Responsibility (CSR). Dénonciation
aussi des charges jugées "futiles et ridicules"
retenues par la police contre Jayen Chellum et Eddy Sadien lors
d'une récente manifestation devant l'Assemblée nationale.
Affaibli mais déterminé à obtenir réparation
En ce mardi ouvrable après un long week-end, notamment,
marqué par la célébration du Cavadee, samedi
et la commémoration de l'abolition de l'esclavage, lundi
et alors même que les témoignages de solidarité
et de soutien à Jayen Chellum, de plus en plus affaibli
par sa grève de la faim, ne cessaient de croître,
il semblait évident que les autorités se devaient
de trouver, au plus vite, une issue à cette affaire. D'autant
que le principal concerné, tout diminué qu'il était,
de plus en plus, dans sa chair, affichait, quand même, une
réelle détermination à obtenir réparation
de ce qu'il estime être "l'injustice" faite à
son association.
C'est ainsi que dans l'après-midi de mardi, M. Chellum
était convoqué à une séance de négociation
avec le ministre des Finances, M. Rama Sithanen en présence
de sa collègue de la Sécurité sociale, Mme
Bappoo. C'est en fauteuil roulant que le protestataire devait
se rendre au ministère des Finances, notamment, accompagné
de son homme de loi, Me Kris Valaydon. A l'issue de la négociation
qui aura duré quelque deux heures, le ministre Sithanen
annonce la conclusion de l'accord et insiste sur ce qu'il qualifie
de "considérations humanitaires" ayant
motivé le gouvernement à entamer les discussions.
Outre l'engagement pris de débloquer rapidement la subvention
due à l'ACIM pour la période juillet 2008 à
décembre 2009, M. Sithanen s'engage aussi à trouver
une solution à l'arrérage dû par l'ACIM au
NPF et à la MRA. L'association accepte, pour sa part, le
principe qu'à l'avenir, son financement sera basé
sur le principe du "Performance-Based Budgeting".
Ainsi prenait fin ce mouvement de revendication qui, par sa nature,
a suscité, ces derniers jours, une bonne dose d'émotion
au sein de la population à en juger par les réactions
relayées par la presse écrite et parlée.
A l'occasion du 40e anniversaire de la City Clinic
Le PM annonce l'achat de deux ambulances pour les malades cardiaques
Deux ambulances, entièrement équipées pour
le transport aux urgences des malades cardiaques, viendront prochainement
renforcer nos services de santé. C'est l'annonce faite,
vendredi dernier, par le Premier ministre, Navin Ramgoolam, lors
de son allocution à l'occasion du 40e anniversaire de la
City Clinic. Célébré au Centre Swami Vivekananda,
Pailles, devant un parterre de personnalités, dont le Président
de la République, Sir Anerood Jugnauth, cet anniversaire
a également été l'occasion du lancement de
la biographie du directeur de la clinique, le Dr Patrick Chui
Wan Cheong, "A Dragon in Dodoland", réalisée
par Sydney Selvon.
Au coût de Rs 5 M chacune, ces ambulances devront être
acquises sous peu. Le Premier ministre a indiqué que les
procédures ont été enclenchées en
vue de l'achat de ces véhicules, entièrement équipés
qui serviront spécifiquement au transport d'urgence de
personnes souffrant de maladies cardiaques. Ce service viendra
renforcer celui offert par le SAMU. Navin Ramgoolam a profité
de l'occasion pour souligner l'objectif du gouvernement qui est
d'assurer que tous les citoyens aient accès à un
service de santé de base. Il a félicité la
bonne entente et collaboration entre le secteur privé et
public dans le domaine médical, ajoutant que son gouvernement
continuera à insister sur la responsabilité personnelle
des citoyens. Le Premier ministre a rappelé que son gouvernement
encourage ceux qui ont les moyens à voir recours aux soins
de santé privée. Navin Ramgoolam a aussi mis l'accent
sur les talents des Mauriciens qui disposent, dit-il, du potentiel
pour la création du Medical Hub envisagé par le
gouvernement. Parlant de la City Clinic, Navin Ramgoolam est revenu
sur la vision du Dr Patrick Chui Wan Cheong, similaire à
celle de son père, Sir Seewoosagur Ramgoolam, en sus d'être
à l'avant des technologies de pointe, à toujours
était d'aider les moins aisés à acquérir
des soins de santé.
Quant à la biographie du Dr Patrick Chui Wan Cheong, le
Premier ministre estime qu'il rend hommage à ce grand patriote
visionnaire qu'est ce médecin qui a su relevé les
défis malgré les difficultés qui se sont
présentées à lui. La direction de City Clinic
a tenu à montrer sa reconnaissance envers le Premier ministre
et lui a ainsi attribuée une médaille d'Or. Lors
de son discours, le Dr Patrick Chui Wan Cheong a fait l'historique
de la clinique, rappelant ses débuts modestes, pour être
aujourd'hui, une clinique à la pointe des technologies,
avec des antennes dans le domaine touristique. L'originalité
de la soirée, marquée par une exposition retraçant
l'histoire de la clinique aura sans doute était les prestations
théâtrales du Dr Patrick Chui Wan Cheong. Ce dernier
a certainement ravi toute l'assistance qui découvrait les
talents cachés du médecin.
Affaire King Fish II et V
Un des parents des pêcheurs disparus, Mario Darga, entame
une grève de la faim
Mario Darga, père de Christophe Darga - un des disparus
lors du naufrage King Fish II et V, drame survenu le 23 février
2007 au large de St-Brandon -, a démarré une grève
de la faim sur la plage publique de Péreybère, trois
ans après. Bien qu'il dit être entièrement
d'accord avec le Court of Investigation présidé
par le Senior Magistrate Benjamin Marie Joseph avec pour assesseurs
les capitaines Wong Chung Toï et Bo Ingvar Ronn, de la Mauritius
Ports Authority - qui, rappelons-le, avait conclu que les deux
unités de pêche suivaient la même trajectoire
que le cyclone Gamede avant le double naufrage et que "despite
all the warnings of Police Sergeant Mohesh (NCG), the skippers
did not take any avoidance action and chose to maintain thier
boats in the path of the cyclone" -, Mario Darga entame
cette grève de la faim pour "réclamer la
lumière au bout du tunnel".
Rappelant qu'un comité des ministres où siégeaient
l'Attorney General Rama Valayden et la ministre de la Sécurité
Sociale Sheila Bappoo, avait été créé
pour passer en revue la situation, Mario Darga affirme qu'il n'a
plus rien entendu depuis le rapport du Court of Investigation.
Par ailleurs, il soutient que les recommandations du Court of
Investigation n'ont pas été mises en pratique. Au
5e jour de sa grève, il souhaite une rencontre avec le
PM Navin Ramgoolam, puisqu'il envisage de demander qu'un autre
comité ministériel soit créé sans,
toutefois, inclure Sheila Bappoo et Rama Valayden. "Navin
Ramgoolam ti promet moi ki pas pou ena cover-up dans sa zistoire-la
mais jiska zordi, narnien. C'est parski linn pane repon mo bann
lettres ki azordi mo pé bizin fer enn grève de la
faim", dit-il. "C'est enn vré pénitence
ki mo pe viv. Mo dir Premié minis recevoir moi, d'autant
plis ki monn bien contribué pou zot victoire. Recevoir
moi pou ki mo fardeau allégé", implore-t-il.
Mario Darga déclare qu'il ne cèdera pas et luttera
jusqu'à la fin pour son fils Christophe.
Projet du TFSIVG pour des défavorisés de Dubreuil
La NEF avance avoir découvert des éléments
laissant présumer quelque malversation
Dans un communiqué de presse payant publié vendredi,
la National Empowerment Foundation (NEF) qui coordonne, notamment,
les activités du Trust Fund for the Social Integration
of the Vulnerable Groups (TFSIVG) confirme avoir découvert
des éléments laissant présumer quelque malversation
dans le cadre d'un projet du Trust Fund visant à fournir
un logement décent à des familles défavorisées
de Dubreuil.
Le TFSIVG confirme, d'abord, qu'en avril 2009, "plusieurs
mois avant que ne commence le mouvement de contestation lié
à Dubreuil", il a découvert des "éléments
laissant présumer que l'un de ses officiers, en charge
du district de Moka, pourrait être l'auteur de détournement
de fonds publics qui auraient dû servir à l'achat
de matériaux de construction pour des bénéficiaires
du TFSIVG".
Le Trust Fund explique avoir aussitôt pris la décision
de ne pas renouveler le contrat de cet officier et son cas a été
référé à la police qui, depuis, mène
son enquête. Le TFSIVG insiste qu'il "ne peut tolérer
le moindre comportement suspect de la part de ses officiers dont
la mission est de venir en aide aux nécessiteux".
D'où les mesures contre cet officier "sans attendre
que les conclusions de l'enquête ne soient rendues".
Il est ensuite soutenu qu'en novembre 2009, suite à un
rapport du Trust Fund et aux plaintes de certains bénéficiaires
à Dubreuil, le TFSIVG prend connaissance du fait que 19
bénéficiaires résidant à Dubreuil
n'ont reçu de la part des ONG intermédiaires qu'une
partie de matériaux de construction qui leur avaient été
alloués. "Le TFSIVG est aussitôt intervenu
pour donner réparation à ces personnes en s'assurant
que les deux ONG en cause livrent sans délai les matériaux
initialement prévus."
A la suite de cela, le Trust Fund dit avoir "présumé
de l'existence de rapports de connivence entre ces deux ONG et
l'ancien officier qui était en charge du district de Moka
et dont le contrat n'avait pas été renouvelé".
Des présomptions "avérées par une
enquête interne qui a été réalisée
auprès de nombreux bénéficiaires dont les
habitations avaient été construites au cours des
années précédentes", avance encore
le communiqué.
Il est dit que, dès lors, les décisions suivantes
ont "immédiatement" été
suivies d'effets : rupture de toute collaboration avec ces deux
ONG et recherche d'une ou de plusieurs ONG pour les remplacer
; leur cas référé à la police ; demande
d'une enquête auprès du Registrar of Associations
sur les opérations de ces deux ONG et mission confiée
par la direction du TFSIVG à une équipe de professionnels
indépendants de produire une évaluation détaillée
de toutes les aides apportées par le TFSIVG par l'intermédiaire
de ces deux ONG.
"(
) En réaction à cette situation,
la National Empowerment Foundation (qui coordonne les activités
du TFSIVG et d'autres programmes) a commandité un audit
interne, réalisé par un auditeur indépendant,
afin de faire la lumière sur les cas de malversations et
toutes autres éventuelles pratiques condamnables qui auraient
pu se produire dans le cadre des activités du TFSIVG à
Dubreuil et ailleurs", conclut le même communiqué.
Après des mois de litige
Un accord enfin trouvé entre la Santé et les
cantiniers
La Canteen Operators Union (COU) est finalement parvenue à
un accord avec le gouvernement. Après des mois de litige,
le ministre de la Santé, Rajesh Jeetah, qui a rencontré
les gérants de cantines la semaine dernière, a fini
par accéder à leur demande de rallonger la liste
des produits autorisés à la vente dans les cantines
scolaires. A condition de respecter le taux de 5% de matière
grasse et 5% de sucre pouvant être consommé par les
enfants. Une nouvelle liste est en préparation par le ministère
qui travaillera en collaboration avec le Dr Shameen Fatehmamode,
diététicienne. Cette liste, qui, selon nos informations,
sera officialisée cette semaine, devrait inclure des pâtes
italiennes, des crêpes, des boulettes ainsi que, comme mentionné
depuis le 26 janvier, des pizzas, paninis et pita bread. Le ministre
de la Santé a insisté sur la qualité de ces
aliments autorisés à la vente et indiqué
aux cantiniers la nécessité d'améliorer les
facilités dont disposent les cantines. Une rencontre à
cet effet est prévue avec le ministre de l'Éducation
pour discuter des possibilités de rehausser le niveau des
infrastructures dans les cantines. Dans le même ordre d'idées,
les cantiniers seront emmenés d'ici une quinzaine de jours
à participer à des ateliers de travail afin d'approfondir
leurs connaissances de la cuisine saine. Ces cours, qui seront
dispensés par section, se tiendront chaque samedi à
l'école hôtelière, Ebène.
La Canteen Operators' Union (COU) a renvoyé la marche pacifique
qu'elle prévoyait de faire hier, pour protester contre
la liste exhaustive de 16 produits arrêtée par la
Santé. Pour cause, le ministère a enfin décidé
de revoir sa copie, affirmant aux gérants de cantine qu'une
nouvelle liste leur sera soumise cette semaine. Cette nouvelle
liste sera, selon nos informations, préparée par
la nutritionniste du ministère de la Santé, en collaboration
avec le Dr Shameen Fatehmamode. L'objectif étant d'inculquer
de bonnes habitudes alimentaires aux enfants, mais en leur donnant
un choix de la COU, ce dénouement dans le litige qui opposait
son association au ministère de la Santé est très
positif. Il explique que la volonté affichée du
ministère de la Santé redonne de l'espoir aux cantiniers
qui attendent la publication de la nouvelle liste. Toutefois,
dit-il, il faut d'abord que cette liste soit officialisée
avant de crier victoire. "Nous avons expliqué au
ministère les difficultés que nous rencontrons avec
une liste limitée à 16 produits. Outre les frais
de loyer à payer, nous ne faisons pas recette avec ce que
nous vendons, car les enfants ne sont pas intéressés,
d'autant que le choix est restreint. Désormais, avec des
dérivés, nous allons pouvoir élargir le choix
et proposer une variété d'aliments aux enfants",
indique Bernard Betsy.
Ce qui plaît davantage aux cantiniers, c'est la décision
de la Santé de mettre en place des ateliers de travail
en vue de parfaire leurs connaissances en matière alimentaire.
Car il faut savoir que le ministère de la Santé,
s'il consent à rallonger sa liste, impose d'autres conditions.
En l'occurrence, que la qualité de ces aliments autorisés
à la vente satisfassent les normes alimentaires. Les cantiniers
devront ainsi respecter le taux de 5% de matière grasse
et 5% de sucre pouvant être consommé par les enfants.
Autre source de satisfaction, la rencontre arrangée pour
les cantiniers par le ministre de la Santé avec le ministre
de l'Éducation, Vasant Bunwaree. La COU souhaite aborder
plusieurs problèmes avec l'Éducation, dont les frais
de loyers dans les écoles. Il sera aussi question de rehausser
le niveau des infrastructures des cantines afin qu'elles puissent
offrir de meilleurs services aux enfants.
Nouvelle identité
Nestlé Professional : mieux servir le marché
hors foyer
Bien qu'ayant ses spécificités propres, les consommateurs
mauriciens suivent la tendance mondiale. Tel est le constat effectué
par le groupe Nestlé, qui note que les consommateurs locaux
consomment des produits alimentaires de plus en plus souvent à
l'extérieur de leur domicile. Fort de cette tendance, Nestlé,
implantée à Maurice en 1958, adopte une nouvelle
identité : Nestlé Professional. Elle remplace ainsi
Food Services, l'entité qui gérait jusqu'à
l'année dernière le marché hors foyers de
l'entreprise. Cette nouvelle identité a été
présentée par le président de Nestlé
Professional, région Afrique, Océanie et Asie, Friedrich
Mahler, et le directeur général de Nestlé's
Products Mauritius Ltd, Luigi Peccini, aux différents partenaires
et autres personnalités, dont le VPM et ministre du Tourisme,
Xavier Duval, lors d'une soirée à la Batisse du
Suffren, jeudi dernier. Une occasion pour la compagnie de présenter
à nouveau ses ambitions sur le plan national et pour le
VPM de souligner l'importance de la confiance que placent les
investisseurs étrangers dans le pays en y implantant leur
commerce.
Le marché hors foyer, dont les restaurants, hôtels,
entreprises, hôpitaux, centres commerciaux et cafétérias
entre autres, constitue un des quatre axes principaux identifiés
par Nestlé pour assurer sa croissance durable. Les trois
autres pôles sont les marchés émergents, la
nutrition et le marché prestige. Afin de mieux servir le
marché, Nestlé a ainsi créé Nestlé
Professional qui développe et propose des solutions
culinaires et boissons. Il convient de satisfaire cette clientèle
spécifique et d'optimiser son efficacité opérationnelle
tout en garantissant la rentabilité de son activité.
Dans la région, Maurice est l'un des pays où la
tendance démontre que les consommateurs mauriciens, bien
qu'ayant leurs propres spécificités, ont adopté
les habitudes de consommation mondiale. "On remarque que
les Mauriciens prennent leurs repas, et de manière générale,
consomment des produits alimentaires de plus en plus souvent à
l'extérieur de leur domicile. C'est toute la raison d'être
de Nestlé Professional, notre unité spécialisée
dans la Restauration professionnelle et la Distribution automatique",
indique Friedrich Mahler. Il souligne que la clientèle
peut ainsi s'appuyer sur la connaissance professionnelle de l'entreprise
quant aux consommateurs à l'échelle mondiale, pour
mettre au point de nouveaux concepts business, qui seront sources
de profit pour eux. "Ils peuvent aussi utiliser la puissance
et la fiabilité de nos marques, de nos produits et de nos
systèmes pour les aider à générer
une croissance profitable et satisfaire leurs clients", ajoute
le président de Nestlé Professional.
Le directeur général de Nestlé's Products
(Mauritius) Ltd, annonce, lui, un partenariat prochain avec l'Association
des Chefs mauriciens. "Nous avons déjà commencé
les discussions et nous serons en mesure de vous annoncer un événement
important pour 2010, bientôt", indique Luigi Peccini.
Il rappelle, par ailleurs, le rôle important que joue Nestlé
Professional dans un des secteurs clés de l'économie
mauricienne, notamment le Tourisme. Avec l'ambition affichée
des autorités locales de ramener un million de touristes
à Maurice, Nestlé Professional se positionne
comme un partenaire de choix, indique Luigi Peccini. "La
qualité de nos produits est reconnue et nous pouvons vous
offrir un service qui permet de réagir promptement aux
exigences de votre secteur", souligne-t-il. Et de profiter
de l'événement pour présenter la nouvelle
équipe de Nestlé Professional, indiquant que
depuis la mise en place de la nouvelle identité Nestlé,
en vue de mieux répondre aux exigences de sa clientèle
locale, le premiers feedback confortent l'entreprise dans ses
décisions. Le VPM a pour sa part remercié Nestlé
pour sa présence dans l'île, et les services et produits
offerts, soulignant que l'entreprise représente l'exemple
même que les investisseurs étrangers réussissent
en s'implantant dans le pays. Xavier Duval n'a pas manqué
de rappeler que "Maurice c'est un Plaisir. Un plaisir pour
y travailler. Un plaisir pour y vivre. Un plaisir pour y apprécier
la vie
"
Selon la CTSP - Avec les nouvelles lois du Travail
Plus aucune protection fondamentale pour les salariés
Les salariés du pays ne disposent d'aucune protection fondamentale
avec la mise en uvre des deux nouvelles lois du Travail,
l'Employment Relations Act et l'Employment Rights Act, estime
la Confédération des travailleurs du secteur privé
(CTSP). Citant le cas de Shibani, cette confédération
explique que, désormais, les conditions de licenciement
se sont nettement simplifiées.
La CTSP note aussi qu'avec les nouvelles lois du Travail, les
négociations collectives ont été bloquées
en 2009. Cette confédération indique qu'alors qu'elle
a signé en 2008, 40 accords collectifs, elle n'en a signé
que huit en 2009. "Aussitôt que l'on parle de revoir
les salaires et les conditions d'emploi, le patronat évoque
le licenciement ou la possibilité de sous-contracter",
estime la CTSP. Elle soutient aussi qu'avec la mise en application
de ces nouvelles lois, nombre de grandes entreprises refusent
le paiement des heures supplémentaires pour le travail
du dimanche.
Selon cette confédération, depuis février
2009, des centaines de salariés ont été licenciés
et n'ont pas obtenu de compensation pour leur temps de service.
"Le patronat ne leur propose que les Fees qu'il
est censé verser au Workfare Program qui représente
75% de moins que le Severance Allowance payable sous l'ancienne
Labour Act. Les salariés sont contraints d'accepter
car ils ont des dettes à rembourser".
La CTSP - qui souligne que sous les nouvelles lois, l'accord patronal
est nécessaire en vue de régler les litiges - réitère
sa demande pour la création d'un Portable Severance
Allowance Fund contraignant le patronat à contribuer
l'équivalent d'une journée de salaire pour chaque
mois de travail d'un salarié en vue de permettre à
ce dernier de toucher un Severance Allowance à l'âge
de 60 ans.
RELIGION - Maha Shivaratree 2010
La MSDTF organise un Rudra Maha Yaj, ce matin, à Grand-Bassin
Les premiers pèlerins en provenance du nord du pays entameront
la longue marche vers le lac sacré à partir de demain.
L'eau sacrée ramenée de Grand-Bassin sera déversée
sur le Shiv Lingum (symbole de Shiva) en hommage à celui
qui avait ingurgité du poison (Lalahala) pour sauver l'humanité.
Le Shiv Abhisekh a déjà débuté dans
les temples et la grande nuit de Shiva sera observée à
partir de 18h vendredi pour prendre fin à 6h le lendemain.
La Mauritius Sanatan Dharma Temples Federation (MSDTF) organise
un Rudra Maha Yaj de 9h à 12h aujourd'hui à Grand-Bassin.
Des prières seront dites autour de 108 hawan kund. M. Somduth
Dulthummun, le président de la MSDTF lance un appel aux
dévots pour qu'ils participent en grand nombre à
ces prières pour assurer la paix et l'harmonie dans le
pays. La MSDTF a condamne les organisations religieuses qui réclament
de l'argent pour l'organisation de ces prières.
Les célébrations officielles débutent le
9 février à 18h en présence du PM Navin Ramgoolam
et du chef spirituel de Hong Kong, le swami Shubhaji Tandon. Le
ministre Baichoo, le président de la Task Force pour le
Maha Shivaratree 2010 et le haut commissaire indien à Maurice,
Madhusudhan Ganapati seront également invités à
prendre la parole.
La MSDTF recommande la discipline et la prudence sur nos routes.
Les pèlerins doivent s'habiller de préférence
en blanc et doivent marcher dans l'ordre et la discipline. "Les
gros Kanwars occasionnent l'obstruction des routes et des embouteillages
et cause des difficultés aux autres usagers de la route",
a souligné M. Dulthumun.
Les Kanwars devraient être portés sur les épaules
et non hissés sur les routes, comme il arrive souvent.
Le vrai sacrifice consiste à transporter les Kanwars sur
les épaules en signe de dévotion à Shiva.
Somduth Dulthumun demande également aux dévots de
ne pas laisser leur offrandes sur places et de les ramener chez
eux pour être partagées entre les amis et les voisins.
Il a aussi précisé que priorité devra être
accordée à la prière et non pas à
la nourriture. A partir de l'année prochaine, la MSDTF
veillera à ce que les marchands ambulants soient tenus
à l'écart des lieux de prières.
Le Human Service Trust à travers son président,
M. Premchand Booljhawon, a annoncé que des sessions de
Kirtans et de bhajans seront organisées chaque soir à
Grand-Bassin. Il y aura aussi une distribution gratuite des repas.
L'organisation GOPIO annonce l'arrivée du chef ministre
d'Uttarkhand, Shri Mahesh Pokhrial à l'occasion du Maha
Shivaratree.
Amnesty International (Maurice) s'intéresse à
la question chagossienne
A. Boolell, Paul Bérenger, Olivier Bancoult et Lindsey
Collen invités à en débattre demain après-midi
à Port-Louis.
La branche mauricienne d'Amnesty International organise
un "panel discussion" autour du thème
"La question des Chagos et les droits humains fondamentaux",
mardi prochain, dans la salle du Conseil municipal de Port-Louis.
L'activité débutera à 17h . Elle comportera
trois parties: d'abord, le ministre des Affaires étrangères,
Dr Arvin Boolell ; le leader de l'Opposition, Paul Bérenger
; le leader du Groupe Réfugiés Chagos (GRC), Olivier
Bancoult, et Lindsey Collen, du Parti Lalit, feront connaître
chacun leur point de vue pendant 5 à 7 minutes. Une trentaine
de minutes sera ensuite consacrée à une discussion
entre eux, puis, en dernière partie, les panellistes repondront
aux questions du public.
Me Michel Ahnee, membre d'Amnesty International, agira comme modérateur.
Il faut relever que, malgré son activisme remarquable ces
derniers temps autour des questions touchant aux droits humains,
la branche mauricienne de cette importante organisation ne s'était
que très peu investie jusqu'ici dans le conflit qui oppose
la communauté chagossienne au gouvernement anglais et,
encore moins, dans celui qui confronte le gouvernement mauricien
à Londres en ce qui a trait à la souveraineté
sur l'archipel des Chagos. Il n'est jamais trop tard, dit-on,
pour réparer les manquements, mais il se pourrait aussi
que AI (branche
mauricienne) commet un impair en négligeant de faire entendre
également les vues du Comité Social des Chagossiens
de Fernand Mandarin.
Brèves
Travaux de tout à l'égout: Un manque de sécurité
décrié par des Quatre-Bornais
Les fouilles effectuées pour le système de tout
à l'égout représente un gros problème
et un énorme danger aux Quatre-Bornais depuis plusieurs
mois.
Cette fois ce sont les résidents de la rue Murphy qui manifestent.
Selon Sanjeev Rambujoo, aucune mesure de sécurité
n'a été respectée par les ouvriers. "Selon
les responsables, il était prévu que les trous soient
comblés aujourd'hui mais à mon retour du travail,
tout a été laissé en tant que tel",
explique-t-il. Selon lui, les travaux non complétés
peuvent occasionner de graves accidents si une personne venait
à tomber dans les trous. Par ailleurs, Sanjeev Rambujoo
déclare qu'en raison de ces fouilles, aucun véhicule
ne peut pénétrer à la rue Murphy, ce qui
est également le cas pour les camions de la voirie. "Les
ordures ménagères ne cessent d'accumuler. Imaginez
la scène avec la pluie. Les mouches et les moustiques",
déplore-t-il. Sanjeev Rambujoo explique qu'il s'est rendu
à la station de police mais les policiers lui ont indiqué
qu'ils ne peuvent uniquement agir qu'en cas d'accidents. Par ailleurs
ces travaux ont aussi occasionnés des coupures d'eau qui
pour certains ont duré plusieurs jours.
Après les nombreux remous dans les collectivités
locales: Rappel à l'ordre de Hervé Aimée
Le nouveau ministre des Administrations régionales, Hervé
Aimée a, mercredi dernier, convoqué à son
bureau élus des municipalités et des conseils de
district de même que les hauts cadres du personnel administratif
pour un rappel, à l'ordre, mais aussi à ce à
quoi il est attendu de ceux qui sont censés travailler
pour la collectivité.
Il a fait un vibrant appel pour que les conseillers travaillent
dans une bonne entente dans l'intérêt de leurs mandants
avant tout au lieu de se chamailler entre eux et mettre des buts
dans leur propre camp. Le ministre est intervenu après
des semaines de tiraillements publics tant dans les municipalités
que les conseils de district. Comme le soulignait Week-End,
la semaine dernière, la gestion des collectivités
locales est devenue de plus en plus foireuse.
Si certains des participants sont retournés satisfaits
de cette réunion et qu'ils ont pris l'engagement de s'en
tenir aux recommandations du ministre Hervé Aimée,
d'autres n'ont pas hésité à dire que la situation
dans certaines mairies surtout avait atteint un point de non-retour,
les hostilités étant tellement profondes entre conseillers
d'une même ville. Ceux-là ont catégoriquement
dit que seules de nouvelles élections et de nouveaux effectifs
apporteraient un tant soit peu de sérénité
et d'efficacité aux administrations régionales.
Incidents à BB/RH: Les conseillers du PMSD pas officiellement
informés jusqu'ici de leur suspension
Dean Teeroovengadum et Jean Maurice Jean-Pierre n'ont toujours
pas été officiellement informés de la décision
de leur parti, le PMSD, de leur suspension après les incidents
qui ont émaillé la séance trimestrielle du
conseil municipal de Beau Bassin/Rose Hill, jeudi 28 janvier dernier.
Dans une déclaration à Week-End, hier, Jean
Maurice Jean-Pierre a laissé entendre que c'est à
travers la presse qu'il a appris qu'il avait été
suspendu du parti et qu'aucune communication officielle de la
direction du parti n'a suivi.
Il s'est déclaré très surpris que l'on veuille
le sanctionner pour avoir fait son travail de conseiller en posant
des questions sur ce qui se trame à la foire de Plaisance
alors que des fonctionnaires municipaux, qui fautent dans l'exercice
de leurs fonctions, ne sont même pas inquiétés.
Au niveau de la direction du PMSD, on veut temporiser toute cette
affaire et la mettre aux oubliettes. L'argument est que le parti
ne doit rien faire qui laisse apparaître qu'il est miné
par des dissensions à un moment où la direction
a pour stratégie de démontrer que c'est chez les
mauves qu'il y a des problèmes et des démissions
Ce dimanche: Marche contre le cancer
Dans le cadre de la Journée mondiale de la lutte contre
le cancer, célébrée le 4 février,
la Citadel Taekwondo Academy organise ce dimanche, une marche
de solidarité. Cette institution, basée à
Port-Louis, est une école de formation pour les jeunes
- garçons et filles - ainsi que les adultes, pour apprendre
le Taekwondo, une discipline olympique. Elle travaille depuis
plusieurs années avec des jeunes de régions défavorisées
en proposant plusieurs activités afin d'éviter qu'ils
ne soient la proie des fléaux qui rongent notre société.
Pour commémorer cette Journée mondiale, l'institution
a décidé de mobiliser les jeunes à travers
cette marche. Le départ est programmé à 9h
au kiosque du Champ de Mars. Les participants emprunteront le
Boulevard Victoria, les rues Sir Edgard Laurent et Desforges.
Cette marche s'achèvera sur l'esplanade de l'Hôtel
de Ville de Port-Louis. Durant cette mobilisation, les membres
de la Citadel Taekwondo Academy effectueront diverses prestations
à des points stratégiques, notamment devant le GMD
Atchia SSS, le Square Kadhafi et à l'Hôtel de Ville.
Le Citadel Taekwondo Academy invite le public à se joindre
à cette manifestation afin de témoigner de leur
soutien au combat contre le cancer.
Pollution - Des gravats sur des terrains privés
Des promoteurs de construction dans la région de Rivière
Noire s'amusent à se débarrasser des débris
sur des terrains en friche. Le pire, c'est que les chauffeurs
de ces poids-lourds se permettent non seulement de déverser
les gravats, mais prennent le loisir de laisser leur camion sur
ces terrains privés pour ensuite les récupérer
plus tard. En fin de semaine, un propriétaire d'un de ces
terrains en friche, a repéré deux poids-lourds sans
chauffeurs sur son terrain. "Il était alors 8h45,
j'ai contacté la station de police qui à son tour
a déployé les éléments de la SMF pour
déplacer les camions", explique-t-il. Ce propriétaire
assure qu'il n'est pas le seul dans ce cas et que d'autres en
sont concernés. "C'est un problème qui
remonte à plus de deux années", indique-t-il.
"Un des camions a pu être enlevé mais l'opération
n'a pas abouti en raison de la boue. On est remonté vers
les chauffeurs des camions qui a leur tour ont révélé
l'identité des promoteurs", affirme-t-il. En tout
cas, il est certain que ceux qui ont appréhendés
ne sont pas prêts de recommencer. Notre interlocuteur tient
à remercier la police pour sa promptitude et son efficacité.
Problem Kari - Mercuriale à la hausse dans les marchés
de l'île
A la faveur des grosses averses de ces dernières semaines
et alors que l'on s'approche du pic annuel de la saison cyclonique,
les indicateurs virent, de plus en plus, au rouge dans les différents
marchés de l'île où les prix des légumes
ne cessent de prendre l'ascenseur
La pomme d'amour à pas moins de Rs 50.00 le demi-kilo;
le giraumon à Rs 20.00; la botte de cresson à Rs
15.00: les temps sont, décidément, difficiles pour
la ménagère. Pour suppléer aux produits maraîchers
frais qui se font chers, des consommateurs arpentent les rayons
de conserverie des grandes surfaces à la recherche, surtout,
de la tomate en boîte ou de la purée de tomate en
vue de l'incontournable rougaille de la bonne et vieille cuisine
mauricienne.
Vivement, donc, qu'adviennent les mois d'hiver quand les plantes
potagères connaîtront, de nouveau, une pousse sans
entrave!
| ||||||||||||||