f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 7 février 2010



  A Trou-aux-Biches tôt hier matin - Rabindeo "Raoul" Jhowry, lecturer du MIE, étouffé à mort dans sa chambre par trois bandits
  Dans la région de Vacoas - Huit suspects arrêtés pour avoir attaqué et volé un septuagénaire
  Affaire Raj Ringadoo/personnel naviguant sur le vol MK0034 - Les travaux du Fact Finding Committee continue
  Accidents de la route - 15 morts depuis le début de 2010, contre 13 l'année dernière
  Brèves


A Trou-aux-Biches tôt hier matin

Rabindeo "Raoul" Jhowry, lecturer du MIE, étouffé à mort dans sa chambre par trois bandits

Rabindeo Jhowry, 59 ans, un lecturer au Mauritius Institute of Education (MIE), a été étouffé à mort tôt hier matin en son domicile sis au Morcellement Trou-aux-Biches. Selon les premières indications obtenues par les éléments de la Criminal Investigation Division (CID) de Trou-aux-Biches, emmenés par l'inspecteur Fowdar, assistés de leurs collègues de la Major Crime Investigation Team (MCIT) dirigée par le surintendant Yousouf Soopun et du Central Criminal Investigation Department (CCID) emmené par le surintendant Devanand Reekoye, tout porte à croire que Rabindeo Jhowry, affectueusement appelé "Raoul" par ses proches, collègues et amis, aurait été surpris par trois hommes encagoulés dans sa chambre. Ces derniers ont fait main basse sur une somme de Rs 47 000, un téléphone cellulaire et une valise appartenant à la belle-sœur de la victime, Mme Bala Indu, 39 ans. Cette dernière allait quitter le pays hier pour la Grande Péninsule. L'autopsie effectuée par le Dr Sudesh Kumar Gungadin, Principal Police Medical Officer (PPMO), a attribué le décès du quinquagénaire à une asphyxia by smothering. Les funérailles du malheureux ont eu lieu hier, tandis que quatre suspects potentiels ont été interrogés puis relâchés par la CID de Trou-aux-Biches.

Afin de pouvoir remonter jusqu'aux criminels, tous les enquêteurs travaillant sur ce dossier suivent deux pistes très distinctes. La première a trait aux heures précédant la mort de Raoul Jhowry. Selon les indications recueillies dans le giron de l'enquête, ce dernier, qui est célibataire, a passé la fin de soirée de vendredi à jouer au casino du Caudan Waterfront. Ensuite, il a quitté Port-Louis à bord de sa voiture, une Nissan Sunny grise immatriculée 1951 MY 04, et a regagné son domicile aux alentours de 1h15 du matin.

Les voisins d'en-face, M. et Mme Jean-Claude Esman, un couple de Français habitant un appartement résidentiel plus connu sous le nom de Villa Diana M, l'ont, du reste, vu rentrer à son domicile à cette heure-là (voir témoignage du couple Esman plus loin). Une première hypothèse policière veut que Raoul Jhowry a été suivi depuis Port-Louis par ses assassins, qui savaient qu'il était en train de jouer au casino du Caudan et devait forcément avoir de l'argent sur lui.

La seconde hypothèse qui retient l'attention des enquêteurs est que les mouvements du défunt aient pu avoir été épiés par des maçons, qui travaillent actuellement dans deux bungalows en construction. L'un se trouvant à l'arrière de la maison du défunt et l'autre dans un chemin situé pratiquement en face de celle-ci. Les enquêteurs n'écartent, pour le moment, aucune piste.

Après être rentré chez lui, le quinquagénaire n'est pas allé au lit tout de suite. Il a allumé la télévision, qui se trouve dans sa chambre à l'étage, et a grillé une cigarette. Détail important: la chambre de Raoul Jhowry fait face à une grande terrasse. Les voleurs, qui étaient au nombre de trois, ont escaladé le mur d'enceinte de la cour, puis ont sauté du mur sur une petite paroi recouverte de tuiles, pour ensuite accéder au balcon. Rentrer dans sa chambre a été un jeu d'enfants pour eux, puisque les fenêtres de la chambre, qui n'ont pas de barreaux, étaient alors grandes ouvertes, par ce temps de chaleur caniculaire.

Encagoulés

C'est peu avant 2h30 que le drame est survenu. Raoul Jhowry a été attaqué par surprise par les trois hommes, qui étaient encagoulés. Ces derniers l'ont attaché pieds et poings à son lit. Afin de le bâillonner, ils ont enfoncé un t-shirt sans manches (vêtement plus communément appelé singlet) dans sa bouche, lui cassant trois dents au passage. Ce bâillon devait ensuite être renforcé par une chemise, qui lui a été attachée sur la bouche. Le sang gicle de la bouche de la victime et atterrit sur le matelas. Les trois hommes font ensuite main basse sur l'argent qu'il avait en sa possession.

Pendant ce temps, dans une autre chambre, la belle-sœur, Mme Bala Indu, veuve depuis huit mois, entend du bruit. Elle sait immédiatement que son beau-frère n'est pas seul. Elle décide alors de l'appeler sur son téléphone cellulaire. La sonnerie du téléphone a pour effet de surprendre les bandits. Ces derniers se précipitent hors de la chambre du quinquagénaire, emportant avec eux le téléphone, ainsi qu'une valise contenant des effets appartenant à Mme Bala Indu. Cette dernière était supposée quitter le pays hier pour regagner l'Inde. Les bandits se sont enfuis par le même chemin qu'ils avaient utilisé pour entrer dans la maison. Dans leur fuite, un des bandits a perdu une chaussure, qui a été retrouvée sur le mur d'enceinte par la police.

Une troisième personne se trouvait également à l'intérieur de la maison au moment du drame. Il s'agit de Mme Dhanwantee Ramtohul, 84 ans, tante de la victime. Au moment où tout se déroulait, elle dormait à poings fermés au rez-de-chaussée. C'est sa bru, Mme Bala Indu, qui est venue la réveiller, pour la mettre au courant de ce qui s'était passé.

Trois dents cassés

La police de Trou-aux-Biches devait alors être alertée. Mandés sur les lieux, de même que le surintendant Reekoye de la CCID, ainsi que l'équipe de la MCIT, et le Dr Gungadin, les policiers devaient constater que Raoul Jhowry avait déjà rendu l'âme. L'autopsie effectuée par le Dr Gungadin devait attribuer le décès de ce dernier à une asphyxia by smothering (asphyxie par étouffement). Ils devaient également constater, lors de l'examen post mortem, que la victime avait avalé trois dents cassées, ce qui témoigne de la violence des bandits afin de le bâillonner.

Dès lors, les enquêteurs se sont lancés à l'étude des différentes pistes possibles. Dans les milieux policiers hier, l'on tentait de reconstituer le film des événements de la soirée de vendredi, notamment eu égard à la présence de Raoul Jhowry au casino du Caudan Waterfront. Hier matin, Dhanwantee Ramtohul, que Week-End a interrogée, était toute bouleversée, d'autant plus qu'elle a perdu son fils il y a huit mois à peine.

"Mo ti pe dormi anba. Mo pa finn tann naryen. Se mo belfi ki finn vinn lev moi pu dir moi seki finn arriver. Li ti fini mort", raconte-elle péniblement. Elle devait alors monter au premier et constater de visu ce qui s'était passé. "Zot finn atass so lame, so lipie, zot finn bous so labous. Li pann mort kumsa mem. Dimunn finn touy li. Seki finn fer sa la, li pu fini!" s'est-elle exclamé.

Dhanwantee devait expliquer que Raoul vivait avec elle, son fils et son épouse depuis huit ans environ. A la mort de son fils - un policier - en avril dernier, Raoul Jhowry s'est occupé d'elle comme le faisait son propre fils. Elle ne comprend pas comment une telle chose a pu se produire. "Se enn lendroit trankil ici. Nu ti pe vivre bien." En nous conduisant sur les lieux du crime après le départ de la police, elle devait émettre le souhait que les bandits soient attrapés et bouclés au plus vite.

La famille Jhowry est une famille très connue, notamment dans la région de Montagne-Longue. C'est de là qu'est sorti le convoi mortuaire de Rabindeo Jhowry hier après-midi. Ses funérailles se sont déroulées devant un grand concours de parents et d'amis, tous choqués et révoltés par ce crime crapuleux. Rabindeo Jhowry allait fêter ses 60 ans le 15 octobre prochain.


M. et Mme Jean-Claude Esman: "Maurice fait maintenant vraiment peur"

Le meurtre de Rabindeo Jhowry, survenu dans un quartier hautement résidentiel et habité en ce moment par une grande majorité de touristes français, a suscité beaucoup d'émoi et d'émotion depuis hier matin. Parmi ceux qui ont été les plus choqués, on relèvera le couple Esman. Ces derniers, un couple âgé originaire de la Bretagne (ils y habitent près du Port-Louis breton), sont des habitués de Maurice et viennent régulièrement y passer quatre mois par an. "C'était quelqu'un de gentil. Nous l'avons, du reste, vu rentrer chez lui vers 1h15 du matin", devait expliquer le couple. Ces derniers disent n'avoir rien entendu par la suite, mais ont été réveillés par des voix et des allers et venues incessants. Il était alors plus de 3h30 du matin. C'était la police sur les lieux du crime. "Nous nous sommes alors dit qu'il s'était passé quelque chose de grave. Et nous avons appris qu'il y a avait eu un meurtre. Ceci dit, Maurice devient dangereuse. Il y a eu un sacré paquet de crimes depuis le début de l'année. Nous avons maintenant vraiment peur", ajoute Jean-Claude Esman. Son épouse devait, quant à elle, préciser que des voleurs ont essayé de s'attaquer à plusieurs bungalows et appartements de la localité. "Nous prenons nos précautions et restons sur nos gardes. Nous n'avons pas le choix", ajoute le couple. Un peu plus loin, près de la plage publique de Trou-aux-Biches, d'autres Français rencontrés disent, quant à eux, qu'ils pensent dorénavant se munir de sprays afin de mettre en fuite toute personne qui oserait s'approcher d'eux pour les attaquer. Beaucoup d'entre eux, notamment les touristes âgés, réalisent qu'ils sont des proies tentantes pour les bandits. "Nous, tout ce qu'on souhait, c'est de passer tranquillement nos vacances dans ce beau pays qu'est Maurice. C'est dommage que ce genre de choses vienne nous troubler. Des crimes, il y en a partout, certes, mais quand on est en vacances et qu'on entend ce genre de choses pas loin de nous, l'on ne peut éviter d'être inquiets", disent-ils.


Khemraj Poorun (ami proche de la victime): "Réintroduisez la peine de mort à Maurice"

Khemraj Kumar Poorun connaissait Rabindeo Jhowry depuis plus de 30 ans. C'est un de ses amis de longue date qui a été tué dans des circonstances crapuleuses. Khemraj Kumar Poorun était au four et au moulin depuis tôt hier matin afin d'aider Dhanwantee Ramtoohul et sa bru, Mme Bala Indu, notamment pour les démarches en ce qu'il s'agit de l'autopsie et de l'obtention du corps après l'examen post mortem. Khemraj Kumar Poorun n'arrive pas à concevoir qu'une telle chose soit arrivée à son vieil ami. "Li vreman choquant seki finn arrivé! Ou trankil dan ou lakaz et dimunn vinn pran ou lavi. Kot nu pé aller? Si pas réintroduire la peine de mort dans Maurice, dimunn pu kontinié touyer. Nek gueter komie krim finn ena depi commencement l'année. Si pas fer naryen, sitiasyon la pu kontinie", a-t-il commenté. Rabindeo était quelqu'un de très intelligent et de bosseur. Célibataire endurci, il allait régulièrement tenter sa chance au blackjack et aux machines à sous du casino de Trou-aux-Biches. Depuis la fermeture du casino, c'est à celui du Caudan Waterfront qu'il se rendait de temps en temps.


Dans la région de Vacoas

Huit suspects arrêtés pour avoir attaqué et volé un septuagénaire

Les éléments de la Criminal Investigation Division (CID) de Vacoas, ont réussi un joli coup cette semaine, en procédant à l'arrestation de huit suspects dans une affaire de vol avec violence. Durant celle-ci, un septuagénaire, qui était seul dans sa maison, a été passé à tabac et ligoté, tandis que ses agresseurs faisaient main basse sur un laptop, une importante quantité de bouteilles de whisky et sa voiture, entre autres. Deux des suspects appréhendés sont très connus de la police. Ils sont Salim Madarbux, 39 ans, et Wilson Larhubarbe, 50 ans.

Ils pensaient que leur plan était sans accroc. Mais c'était sans connaître la perspicacité des éléments de la CID de Vacoas. Le plan, machiavélique à souhait, avait été ourdi de la façon suivante. Un des suspects arrêtés, à savoir Kharansing Goorah, 34 ans, habitant cité Atlee, était un habitué de la maison. Du reste, la veille du braquage, il s'était rendu chez la victime dans le but de lui acheter un réfrigérateur. Goorah savait que la victime avait récemment marié son fils, et que la maison regorgeait de bouteilles de spiriteux de la marque Chivas Regal et d'autres objets de valeur. Il savait également que la victime était seule, puisque le fils nouvellement marié était en voyage.

Selon les éléments de l'enquête menée par le sergent Steve Braunau et son équipe, Kharansing Goorah aurait alors mis la puce à l'oreille de Salim Madarbux, récidiviste notoire déjà condamné, à l'effet qu'une proie facile était à attaquer. C'est alors que ce dernier aurait pris la décision de constituer une équipe, composée d'un autre récidiviste, Wilson Larhubarbe, 20 ans et de Robin Euhprasie, 42 ans. C'est du reste Kharansing Goorah qui devait conduire les suspects sur les lieux. Deux chauffeurs de taxi, à savoir Jay Aubeeluck et Swaley Russun étaient également dans le coup.

Après s'être introduit chez le septuagénaire, les bandits ont tabassé et ligoté ce dernier, qui devait être blessé aux bras et au visage, entre autres. Ils devaient alors faire main basse sur une vingtaine de bouteilles de Chivas Regal, un ordinateur portable et d'autres articles de valeur, avant de récupérer la clé de la voiture de la victime. Le véhicule, immatriculé 3198 ZS 02, a été volée par les bandits pour transporter le butin, puis abandonnée dans la région de Valletta.

Deux autres suspects, à savoir, Gilbert Goolam Hossen, 47 ans, devait recevoir le laptop de Wilson Larhubarbe, tandis qu'Anil Gopee, 32 ans, devait obtenir des bouteilles de whisky de Salim Madarbux afin de les vendre. Le suspect Euphrasie a, pour sa part, fait de même avec d'autres bouteilles, qu'il a remis au taximan Swaley Russun. Tous ces suspects ont été appréhendés et une bonne partie de la marchandise volée a été récupérée. Les véhicules des chauffeurs de taxi ont également été saisis aux fins d'enquête. Tous les suspects ont été traduits en Cour de Curepipe et ont été écroués.

Depuis le début de l'année, les cas de vols avec violence dans la région de Vacoas ont diminué par plus de 50%, en comparaison aux mêmes périodes en 2008/2009.


Affaire Raj Ringadoo/personnel naviguant sur le vol MK0034

Les travaux du Fact Finding Committee continue

"Ni le couple Raj Ringadoo, ni les quatre membres de l'équipage impliqués dans l'incident survenu sur le vol MK 0034 le 25 décembre dernier, n'ont encore été trouvés coupables. Les travaux du Fact Finding Committee (FFC) institué pour régler cette affaire continuent." C'est ce que nous a indiqué le président du FFC, l'ex-juge Robert Ahnee, qui a déjà entendu la version des différentes personnes impliquées dans cette affaire. D'autres témoins devront déposer demain selon nos informations. Jean Michel Albert, président de la Cabin Crew Association, qui assiste, avec l'avocat d'Air Mauritius aux travaux du FFC indique "qu'il n'a jamais été question de présenter des excuses à qui que ce soit maintenant". L'enquête a démarrée, indique-t-il, et le président du FFC a entendu les deux versions - celle du personnel naviguant et celle couple Raj Ringadoo. "Nous devons attendre le verdict du FFC avant de nous prononcer. A ce stade nous ne pouvons pas faire de commentaires et encore moins présenter des excuses. Il faut qu'il y ait un ruling", explique Jean Michel Albert.

Pour rappel, cette affaire a créé de vifs remous au sein de la compagnie d'aviation nationale, le personnel pointant du doigt le comportement de certains membres de la direction à leur égard quand ces derniers voyagent à bord d'Air Mauritius. Une lettre envoyée à la direction par les quatre membres de l'équipage voyageant sur ce vol du 25 décembre, en l'occurrence Marc Maugueret, chef de cabine principal, Pamela Barret, chef de cabine, Hema Peeroo, hôtesse de l'air et Ismael Peeroo, steward est à l'origine de cette affaire. Ces employés y dénoncent les abus de la "hiérarchie" et deux d'entre eux et allèguent même avoir reçu des menaces de licenciement pour avoir refusé de servir illico presto l'épouse de Raj Ringadoo, membre du board d'Air Mauritius. Il ne s'agirait pas du premier incident de ce genre, explique le personnel naviguant - ayant plusieurs fois été victimes d'abus de la hiérarchie - qui a profité de l'occasion pour tirer la sonnette d'alarme. Face à de tels comportements, dans leur lettre, les membres de l'équipage demandent à la direction de préciser s'ils doivent ou non changer les procédures lorsque les membres du board et leurs proches voyagent à bord de leur vol, à défaut d'être mis à la porte. Toutefois, la famille Ringadoo a aussi fait une plainte sur le service qu'elle a reçu sur le vol MK 034 du 25 décembre. Au-devant de cette turbulence qui crée un malaise au sein de la compagnie MK, la direction a ainsi décidé d'instituer un FFC. Les deux parties ont déjà été entendues lors des sessions de travail du FFC. En toute transparence, ces sessions se déroulent en la présence de l'avocat de MK et du syndicat de la Cabin Crew Association. Selon nos informations, le témoignage de certains témoins devrait être entendu demain. Les travaux continuent cette semaine et la délibération devrait bientôt se faire.


Accidents de la route

15 morts depuis le début de 2010, contre 13 l'année dernière

En dépit des multiples consignes de sécurité, bon nombre d'automobilistes n'en font qu'à leur tête, outrepassent le code de la route et continuent d'occasionner des accidents. Depuis début janvier au 3 février, 15 personnes ont péri sur nos routes, soit trois de plus que durant la même période l'année dernière. D'autre part, à Chamarel mardi, un grave accident a fait deux morts et deux blessés graves. Par ailleurs, l'assistant commissaire de Police (ACP) Mukthar Din Taujoo, qui était responsable de la Trafic Branch de la police, a été muté à Port-Louis (nord). On lui reproche notamment un gros embouteillage survenu au Morne lors de la cérémonie officielle marquant le 175ème anniversaire de l'Abolition de l'esclavage.

15 morts, une douzaine d'accidents fatals. Le bilan est particulièrement lourd pour ce premier mois de l'année. Les derniers chiffres disponibles indiquent que, du 1er janvier au 3 février, il y a eu trois morts de plus que durant cette même période l'année dernière. A Chamarel mardi après-midi, un van, avec huit personnes à son bord, s'est retrouvé au fond d'un ravin.

Elsie Khan, âgée de 66 ans, actuellement en vacances à Maurice et Sangadeven aussi connu sous le nom de Darmoo Palayendi, âgé de 57 ans, habitant Clairfonds, Phoenix, et établi depuis une quinzaine d'année aux Etats-unis, ont péri sur le coup. Le nom des Palayendi est très connu dans le giron du golf à Maurice, et au Gymkhana Club de Vacoas. L'autopsie pratiquée par le Police Medical Officer, le Dr Maxwell Monvoisin, à la morgue de l'hôpital Nehru, devait attribuer le décès à des " Cranio Cerebral Injuruies ".

Vijay Karapetradu, 41 ans et Krishna Terayaren, 56 ans, ont été admis à l'hôpital en raison de la gravité de leurs blessures. L'hélicoptère de la police a été mise à contribution afin d'évacuer les blessés. Les autres occupants du van, Kinde Khan, 27 ans, Nancy Terayaren, 14 ans, Miki Khan, 23 ans et Nousrath Khan, 64 ans, ont pu quitter l'hôpital après y avoir reçu des soins. Le chauffeur du van, Hurylall Muckoo, a été contrôlé négatif à l'alcomètre. Il était descendu du véhicule afin d'ouvrir un portail quand le van a continué sa course pour finir dans le ravin. La police poursuit son enquête dans cette affaire.

Par ailleurs, l'assistant commissaire de police (ACP) Mukthar Din Taujoo, qui était responsable de la Trafic Branch, a été muté à Port-Louis Nord mardi. Il lui est notamment reproché un embouteillage imposant au Morne lors de la cérémonie protocolaire marquant le 175ème anniversaire de l'abolition de l'esclavage à Maurice.


Brèves

La directrice d'une entreprise agressée

La directrice d'un Fast Food, âgée de 64 ans, a été agressée en pleine rue dans la soirée de dimanche dernier. Alors qu'elle venait de finir le travail et marchait avec un des ses employés à la rue Ali Doré, Port-Louis, elle devait recevoir un coup de couteau à la main. Son agresseur lui arracha alors un sac, qui contenait la recette du jour, Rs 70 000 et des documents. L'inconnu devait ensuite enfourcher une moto, conduite par un complice et s'enfuir. La police a ouvert une enquête sur cette agression.

Des salesmen délestés de Rs 50 000

Des salesmen de Soap and Allied Ltd, qui effectuaient une livraison à Rouillard Lane, Baie du Tombeau, ont été attaqués mardi après-midi par des individus circulant à moto et armés de sabres. Ces derniers ont fait main basse sur Rs 50 000 avant de s'enfuir.

Rs 170 000 emportés lors d'une attaque de Salesman à Tamarin

Un Salesman travaillant pour le compte de la compagnie Funny Flour Rice Company Limited, qui effectuait une livraison vers 16h à Tamarin jeudi, a été attaqué. Ses agresseurs, deux individus portant casques intégraux et circulant à moto, étaient armés de couteaux. Sous la menace, ils devaient le contraindre à leur remettre une somme de Rs 170 000. La police enquête.

Un policier arrêté

Un constable, Bruno Paul, 33 ans, et affecté au poste de police de Nouvelle-France, a été arrêté pour rogue and vagabond. Il est accusé d'avoir ôté les sous-vêtements d'une mineure, habitant Beau-Vallon. La Central Criminal Investigation Department (CCID) a ouvert une enquête sur cette affaire.

La CID de Mahébourg épingle des voleurs de bijoux

Des éléments de la Criminal Investigation Division (CID) de Mahébourg, menés par le Detective Police Sergeant Seewgoolam, ont procédé à l'arrestation de deux cousins, Poobarlen et Paramasiven Mamoodee, 23 et 28 ans respectivement. Ils étaient en possession de bijoux et ne pouvaient expliquer leur provenance. Les deux hommes sont soupçonnés d'avoir commis plusieurs vols de bijoux dans la région de Rose-Belle et de Mahébourg. L'enquête policière se poursuit.



f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 7 février 2010