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La visite de l'ancien président Joaquim Chissano
Des libertés prises avec le protocole
La visite de l'ancien président du Mozambique, Joaquim
Chissano comme Chief Guest aux célébrations marquant
le 175ème anniversaire de l'abolition de l'esclavage continue
à faire couler beaucoup d'encre. Si l'affaire du déjeuner,
officiel à la State House du mardi 2 février, rebaptisé
privé après que le pot aux roses des invités
très particuliers ait été révélé,
a alimenté les conversations, d'autres libertés
prises avec le protocole ont aussi été relevées.
On parle ainsi de la visite de courtoisie de Joaquim Chissano
au seul ancien président de la République Karl Offmann
alors que Cassam Uteem n'a pas eu cet honneur et de la présence
de convives tout à fait inhabituels au dîner offert
par le ministre de l'Éducation et de la Culture, Vasant
Bunwaree au Maritim dans la soirée du 1er février.
L'affaire du déjeuner éclate lorsque Radio Plus,
averti sur ce qui ressemblait à une plate-forme bleu-blanc-rouge
qui avait eu lieu plus tôt à la State House, sollicite
le leader de l'opposition dans l'après-midi du mardi 2
février pour un commentaire sur son absence de cette activité.
Paul Bérenger explique qu'il ne savait pas qu'il y avait
un déjeuner et que, s'il a eu lieu, il n'a, en tout cas,
pas été invité. Il déclare alors qu'il
s'agit "d'une grossièreté" de la part
de la présidence et, informé de l'identité
des convives, évoque la présence du "petit
crétin" Pravind Jugnauth.
Dans d'autres commentaires, le leader de l'opposition a aussi
dit avoir trouvé assez singulier qu'il n'y ait pas eu de
rencontres ou de visites de courtoisie pendant cette visite et
n'avoir pas compris le sens de "on se voit demain" que
lui lance Joaquim Chissano lorsqu'il le salue et prend congé
après la cérémonie officielle au Morne le
1er février. Il croyait ainsi que "son bon ami de
longue date" serait des invités du président
de la République le lendemain.
En sus de l'invité d'honneur, ce sont donc le Premier ministre
et son épouse Veena Ramgooam, M. et Mme Xavier Duval et
le couple Pravind et Kobita Jugnauth qui sont, ce mardi 2 février,
à la table de Sir Anerood Jugnauth et de Lady Jugnauth.
Pour toute explication après que le leader de l'opposition
a dénoncé la "grossièreté"
de la manuvre, pas de communiqué officiel de la présidence
comme celui, célèbre, envoyé à l'Express
après que ce journal ait évoqué une possible
réconciliation avec Ashok Jugnauth ou, celui, plus récent,
émis pour se démarquer de la position de Cassam
Uteem sur l'engagement politique, mais une déclaration
du secretary to the president, M. Gunputh à Radio One qui
décrète qu'il n'y a pas eu "d'impair diplomatique"
puisque le déjeuner était "privé".
Le PM : "Je n'étais moi-même qu'un invité"
L'affaire prenant une certaine importance, le Premier ministre,
lui-même, choisit de mettre quelque points sur les "i"
dans Le Mauricien du mercredi 3 février. Selon notre
confrère, ce n'est qu'une fois sur place que Navin Ramgoolam
se serait rendu compte qu'il s'agissait d'un "déjeuner
privé" ajoutant, comme pour prendre ses distances
de l'initiative présidentielle, que, "je n'étais
moi-même qu'un invité".
Or, le programme officiel que nous publions plus loin fait mention
de "lunch hosted by the President of the Republic"
et non pas de "private lunch for a few personal guests
of the president". Une question qui revient dans les
commentaires publics entendus sur les radios privées durant
la semaine est, notamment, celle de savoir si ce sont les contribuables
qui ont casqué pour ce déjeuner privé. Là
aussi aucun éclairage. Le seul commentaire de Sir Anerood
Jugnauth sur cette affaire alors qu'il était invité
par Radio One, jeudi soir, à réagir aux propos du
leader de l'opposition a été un jeu de mots laconique
: "mo laisse li digère so banne propos".
Si le déjeuner controversé de la State House a polarisé
l'attention, cette visite de l'ancien président du Mozambique,
Joaquim Chissano, a également été émaillée
d'autres bizarreries protocolaires. Une de celles-ci est la visite
de courtoisie à l'ancien président de la République,
Karl Offmann. Or, il n'y en a que deux dans l'histoire de notre
République. Pourquoi Karl Offmann, président d'une
année et pas Cassam Uteem, celui qui a exercé les
fonctions pendant dix ans et certainement plus connu sur le continent
africain ? C'est l'interrogation qui est sur toutes les lèvres.
Autres sujets de débat autour de cette visite, l'évincement
allégué des colistiers de Vasant Bunwaree, Yatin
Varma et Richard Duval à la cérémonie officielle
de Pointe Canon le 1er février. Aussi commentée,
la présence de certaines personnes au dîner officiel
organisé par le ministre de l'Éducation et de la
Culture au Maritim le soir de la fête de l'abolition de
l'esclavage. On y a dénombré des convives inhabituels
comme des recrues politiques et des agents de Vasant Bunwaree.
En fait, on a voulu faire de cette visite une opération
politique en privilégiant certains et en évitant
d'autres. La cerise sur le gâteau aura été
ce déjeuner où le président avait invité
tous les fils à papa pour une réunion politique
autour d'un projet, celui de constituer une alliance bleu-blanc-rouge.
Ce sont de tels comportements indignes d'une République
moderne qui finissent quelques fois par des huées à
la Place d'armes ! Et dire que l'on a fait tout un plat autour
d'une simple annonce d'un ancien président de renouer avec
la politique.
En ordre de préséance: Un ancien PM est en 6
ème position et, un simple député, à
la 23 ème
L'ordre de préséance des différentes fonctions
avait été, pour la dernière fois, revu en
2004. Voir plus bas. Même s'il a pu être modifié
avec l'arrivée des "vice Prime ministers", certains
postes constitutionnels n'ont probablement pas été
touchés.
On peut y constater que les anciens Premiers ministres et le leader
de l'opposition (une double casquette qu'ont, tour à tour,
porté Navin Ramgoolam et Paul Bérenger) arrivent
bien avant les simples députés comme Pravind Jugnauth,
qui sont classés 23 ème dans la hiérarchie.
Ceux qui sont familiers avec le protocole avancent que le président
peut inviter son fils à une fonction officielle mais qu'il
doit d'abord veiller à ce que l'ordre normal de préséance
soit respecté.
1. The President 2. The Prime Minister 3. The Vice President 4.
Deputy Prime Minister 5. Former Presidents 6. Former Prime Ministers
7. Chief Justice 8. The Speaker of the National Assembly 9. The
Leader of the Opposition 10. Ministers 11. Government Chief Whip
12. Former Vice Presidents 13. Parliamentary Private Secretaries/Chief
Commissioner of Rodrigues 14. Secretary to Cabinet and Head of
the Civil Service 15. Financial Secretary/Secretary for Home Affairs/Secretary
for Foreign Affairs 16. Dean of Diplomatic Corps/Heads, Acting
Heads of Diplomatic Missions/Representatives of International
and Regional Organisations17. The Senior Puisne Judge 18. The
Solicitor General/Puisne Judges/Senior Chief Executives/Director
General, Ministry of Finance and Economic Development 19. Chief
of Protocol20. Heads of Religious Bodies 21. Commissioner of Police
22. Permanent Secretaries/Ambassadors/Secretary to President 23.
Deputy Speaker/Members of the National Assembly 24. Holders of
GOSK and/or persons knighted by the Queen 25. Lord Mayor of Port
Louis/Mayors/Chairpersons of District Councils 26. Consuls General/Honorary
Consuls-General/Honorary Consuls
Déjeuner "soi-disant privé"
Paul Bérenger: "L'ex-président Chissano
ne pouvait imaginer une telle grossièreté de la
part de la présidence"
"Ne pouvant imaginer une telle grossièreté
de la part de la présidence, je présume que l'ex-président
mozambicain, Joachim Chissano a dû croire que je l'ai boudé":
propos de Paul Bérenger à propos du déjeuner
qu'il qualifie de "soi-disant privé" organisé
à la State House auquel il n'a pas été invité
et qui a réuni, entre autres convives, le Premier ministre,
le Dr Navin Ramgoolam, le vice-Premier ministre, M. Xavier Duval
et le leader du MSM et fils du président de la République,
M. Pravind Jugnauth.
Un déjeuner "soi-disant privé"
mais "aux frais des contribuables" et "prévu
par le programme officiel", commente le leader de l'Opposition
qui affirme que la présidence a "poussé la
grossièreté jusqu'à déterminer où
les convives devaient s'installer à table".
Interrogé quant à savoir s'il fallait donner quelque
explication politique à cela, Paul Bérenger évite
d'élaborer en détail mais répond avec le
sourire: "Nous savons, tous, qui sont ceux qui se débrouillent
le plus en vue d'une éventuelle alliance entre le MSM et
le PTr!" Selon lui, le Premier ministre adjoint, le Dr
Rashid Beebeejaun, absent du pays, se serait fait un devoir d'être
au nombre des convives s'il était à Maurice et note,
parallèlement, que le ministre des Finances, M. Rama Sithanen,
aura, lui, "sans doute, apprécié de n'avoir
pas été invité!"
Et quid d'une alliance PTr/MMM? "Au MMM, nous continuons,
pour notre part, à compléter notre liste de candidats.
De toute évidence, si j'ai à rencontrer quelqu'un
pour parler politique, ce ne serait certainement pas au Réduit!",
précise M. Bérenger. Quant à l'écart
de langage que certains lui rapprochent d'avoir fait preuve quand
il s'est exprimé sur le sujet à une radio privée,
Paul Bérenger affirme qu'il n'y a "rien de communal"
dans la formule "petit crétin" qu'il a
employée.
Il explique que si la formule utilisée "traduit le
fond de ma pensée", elle n'était pas, néanmoins,
"destinée à être diffusée".
"Toutes les vérités, dit-il, ne sont pas
bonnes à dire sur les ondes!" Il assure qu'il
fera, à l'avenir "plus attention" quand
il s'agira de faire des déclarations à des radios
en s'assurant de ce que l'on enregistre ou pas. "Je ferez
en sorte que cela ne se répète pas".
Cela dit, le leader du MMM dit noter que, ces derniers temps,
le MSM plane "dans la puanteur communale". Il
en veut pour preuve l'allusion au colon faite par ce parti à
son encontre avec, selon lui, "une visée raciste
et communale". Or, assure-t-il, de son côté,
il n'y a "rien de communal" dans le terme "petit
crétin" qu'il a utilisé. Il rappelle qu'en
2005, le PTr avait, lui, fait référence "à
Pinocchio".
Fonction publique - Gel de promotions
Le FS Ali Mansoor sur du charbon ardent
Le plan Mansoor visant à geler les recrutements et promotions
au sein de la fonction publique dans une tentative de réduire
les dépenses publiques a débouché sur une
fronde unanime que ce soit au sein de la classe syndicale dans
la fonction publique que parmi les ministres, et non pas des moindres,
contre le secrétaire financier, Ali Mansoor. La pression
syndicale et ministérielle était montée d'un
cran en fin de semaine écoulée forçant le
vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen,
à monter au créneau dans un exercice de "Fire
Fighting" par le truchement de contacts personnels avec des
syndicalistes en vue de la fonction publique, dont Rashid Imrith,
président de la Government General Services Union
(GGSU), et Radhakrishna Sadien de la Government Employees Services
Association (GSEA) dans une tentative de calmer le jeu à
l'extérieur.
Les détails des "HR Guidelines" contenus dans
la lettre-circulaire du ministère des Finances en date
du 21 janvier 2010 avec la référence ESTB/7/208,
publiés dans l'édition de Week-End de dimanche
dernier, ont eu pour effets immédiats de susciter des remous
et controverses parmi les fonctionnaires et l'irritation au plus
haut niveau de la hiérarchie gouvernementale. D'ailleurs,
dès le début de la semaine, le Prime Minister's
Office (PMO) devait faire clairement comprendre, sous forme de
rappel à l'ordre, au secrétaire financier qu'il
avait outrepassé ses prérogatives. La première
initiative du côté du Prime Minister's Office a été
de tenter de rassurer les fonctionnaires que le plan-Mansoor n'a
pas obtenu la bénédiction du gouvernement.
Mais ce fut en fin de semaine que les pressions seraient devenues
quasi intenables pour le secrétaire financier avec des
membres du gouvernement dénonçant en des termes
à peine voilés cette décision dans une conjoncture
électorale. Quand la question avait été abordée,
certains des ministres, qui n'ont pas le secrétaire financier
en odeur de sainteté, ont dénoncé de façon
véhémente la manière de faire d'Ali Mansoor
et l'embarras causé par ce faux pas.
"Ena dimunn blyé ki 2010 ène lannée
électorale. Tuletan ine dire ki nou bann adverser truv
parmi nou mêm dan guvernma mêm et non pas ailleurs",
devaient lâcher certains membres du gouvernement visiblement
déboussolés par les premières réactions
des fonctionnaires à la remise en cause de leurs acquis
sous forme de recommandations du Pay Research Bureau (PRB). A
la fin de la semaine, le vice-Premier ministre et ministre et
ministre de tutelle devait sentir le besoin de monter une défense
pour le secrétaire financier.
Les recoupements d'informations confirment que Rama Sithanen devait
prendre contact avec le président de la GGSU, Rashid Imrith,
pour une rencontre à son domicile à Quatre-Bornes,
hier matin. Cette invitation fut déclinée avec le
syndicaliste n'acceptant de rencontrer le Grand Argentier qu'à
son bureau à l'Hôtel du gouvernement en début
de semaine. Un rendez-vous a également été
pris avec Radhakrishna Sadien, qui avait, entre-temps, réclamé
en fin de semaine que le contrat du secrétaire financier
ne soit pas renouvelé par le gouvernement.
L'objectif du vice-Premier ministre et ministre des Finances était
d'atténuer, ou mieux, de mettre en sourdine les attaques
et récriminations syndicales contre le secrétaire
financier concernant le gel des recrutements et promotions dans
la Fonction publique. Mais l'intervention du secrétaire
financier sur les ondes d'une des radios privées tentant
de jouer le Ponce Pilate à l'effet que "c'est le
ministère de la fonction publique qui va tout décider",
n'a nullement aidé et a eu pour effet d'envenimer la situation.
Cette déclaration allait soulever un véritable tollé
avec des représentants syndicaux dénonçant
cet acte de "filouterie" et cette tentative de présenter
le ministère de la Fonction publique comme un marchepied
des Finances. "Le plan-Mansoor ne fait-il pas mention
au paragraphe VII que "the Ministry of Finance and Economic
Empowerment is responsible for working with each ministry to develop
a strategic plan that spells out what the Ministry wants to achieve,
how it proposes to pay for the strategy and what are the requirements
to implement the strategy", souligne-t-on du côté
du ministère de la Fonction publique face à cette
mainmise des Finances sur la gestion des ministères (voir
les principales propositions du plan-Mansoor plus loin).
Mais du côté des syndicats de la Fonction publique,
l'on brandit volontiers des extraits des "Minutes of Proceedings"
de réunions officielles pour confirmer le fait que sans
l'autorisation du ministère des Finances, il ne peut y
avoir de promotions ou de recrutements et cela malgré le
soutien et toute la bonne volonté du ministère de
la Fonction publique.
"The chairperson explained that vacancies in these grades
(Clerical Officers) would be filled subject to availability of
funds. He added that if the case was proved beyond reasonable
doubt and it was fully justified that a certain number of posts
needed to be filled, the Ministry of Civil Service and Administrative
Reforms would support the request when submitting establishment
proposals to the Ministry of Finance and Economic Empowerment
bearing in mind that it would be up to the Ministry of Finance
and Economic Empowerment to decide on the release of funds",
peut-on lire dans des extraits du procès-verbal relatifs
au chapitre de "Filling of vacancies for the post of Special
Clerical Officer/Office Supervisor". Ces remarques sont considérées
comme des réponses classiques offertes par le ministère
de la Fonction publique à chaque demande de recrutement
pour remplir des postes vacantes ou pour des exercices de promotion.
Et à Rashid Imrith et Radhakrishna Sadien d'enfoncer le
clou quant à la responsabilité des Finances dans
le gel de recrutements. "Nous citerons un cas parmi tant
d'autres. Que s'est-il passé avec le recrutement de 87
sapeurs-pompiers pour remplir des postes vacants aux Government
Fire Services ? Le ministère des Finances peut-il confirmer
qu'il n'y a pas eu d'appel de candidatures parce qu'il n'y a pas
eu de Release of Funds", reprennent ces deux syndicalistes
presque à l'unisson.
En tout cas, le secrétaire financier est engagé
dans une course contre la montre avec ses "HR Guidelines"
avec en face de lui non seulement des syndicalistes, des fonctionnaires
mais également des membres de la majorité gouvernementale
extrêmement frileux en cette année électorale.
L'expérience en tant qu'intermédiaire du vice-Premier
ministre et ministre des Finances sera plus que nécessaire
"to cross that bridge over troubled waters"...
Des extraits du plan Mansoor
Dans une tentative de se dédouanner de la politique pour
un gel des recrutements et de promotions dans la Fonction publique
sur la base des HR Guidelines, le secrétaire financier,
Ali Mansoor, s'appuie sur la teneur du document du ministère
des Finances en date du 21 janvier 2010.
Week-End publie ci-dessous des extraits de cette lettre-circulaire
en vue d'éclairer le débat :
La promesse de Sithanen aux fonctionnaires
Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen,
a, dans une déclaration à Week-End, hier
matin, soutenu que tous les postes prévus dans le budget
2010 seront remplis. Il est d'avis que le secrétaire financier,
Ali Mansoor, se retrouve au centre de cette controverse à
la suite d'une cabale venant de ceux qui ne se retrouvent pas
sur la même longueur d'ondes que celui-ci.
"Je confirme que tous les postes qui ont été
programmés dans le Budget 2010 et votés par l'Assemblée
nationale seront remplis que ce soit par voie de recrutement ou
de promotion. Dois-je rappeler qu'une fois le Budget voté
par l'Assemblée nationale, nous n'en avons aucun contrôle.
Certes, il y a des procédures à suivre", soutient
Rama Sithanen dans une tentative de calmer les appréhensions
des fonctionnaires même si certains, soit 2 700 selon la
Government General Sercives Union, attendent depuis novembre
2008 leur réajustement d'Increments, un maximum de trois,
dans le sillage de la mise en application des recommandations
du rapport du Pay Research Bureau (PRB).
Prenant la défense du secrétaire financier, le vice-Premier
ministre et ministre des Finances maintient que "tout
cela relève d'une cabale. Ceux qui ne se retrouvent pas
dans la méthode de travail imposé ont vu dans la
conjoncture une aubaine pour réclamer le départ
d'Ali Mansoor, dont le contrat arrivera à échéance
bientôt. Si je ne m'abuse, il y a un syndicaliste qui a
déjà fait état du non-renouvellement du contrat
du secrétaire financier"."
Ali Mansoor et le boulet du Merger Finances/Plan
Des syndicalistes de la Fonction publique soutiennent que si le
ministère des Finances "means business" en matière
de recrutements et de promotions, il devrait balayer devant sa
porte. Pour cause, ils mettent en avant les multiples péripéties
tracasseries autour du "Merger" en gestations depuis
quatre and du ministère du Plan avec celui des Finances,
un véritable boulet aux pieds du secrétaire financier,
Ali Mansoor. Le litige déclaré le 15 mau 2008 par
l'Union of Government Economists (UGE) contre le ministère
des Finances au sujet du "Merger" demeure entier. Un
rapport du président de la Commission for Conciliation
and Mediation du ministère du Travail et des Relations
industrielles, le Pr V. Torul, en date du 10 décembre de
l'année dernière est resté jusqu'ici lettre
morte.
Ainsi, l'Union of Government Economists a écrit
officiellement en fin de semaine dernière pour solliciter
l'intervention du Pr Torul dans une tentative de débloquer
le deadlock face au mutisme des Finances. Le Pr Torul avait
recommandé dans son rapport de décembre que le litige
soit soumis à l'Employment Rights Tribunal pour un arbitrage
volontaire.
"Given that the whole issue is now back to sqaure one
and management (Finance) is not showing any response to your report
and recommendation, the Union is appealing to you to consider
the following options (i) intervene with management to respect
your decision (ii) te Commission to directly refer the matter
to the Employment Rights Tribunal", note le syndicat
des économistes du gouvernement dans une correspondance.
Mais depuis ces derniers jours, des économistes anciennement
affectés au ministère du Plan subissent des pressions
pour prendre part à un Survey initié par les Finances
dans une tentative de remettre le "Merger" sur les rails.
Cette démarche est en contradiction avec les conclusions
de la Commission for Conciliation and Mediation du ministère
du Travail. Dans le cadre de ce Survey, les fonctionnaires concernés
sont appelés à donner leurs avis sur trois points,
notamment la possibilité du paiement d'une allocation aux
Team Leaders, qui ne sont pas des Lead Analysts, le paiement d'un
Increment aux "Analyst Cadres" dans une tentative de
faire redémarrer le processus de "Merger et la publication
des Schemes of Service et le report de tout "Open Recruitment"
à janvier 2011 au lieu de janvier 2010.
L'Union of Government Economists dénonce les tactiques
dilatoires adoptées par le ministère des Finances
pour ne pas remplir des postes vacants malgré les garanties
données depuis l'exercice financier 2006/07, soit bientôt
quatre ans. "The Union of Government Economists wiews
the non-filling of vacancies and consequential ones as a matter
of serious concern. The industrial dispute relates to the failure
on the part of the Financial Secretary to fill vacancies and consequential
ones", dénonce le syndicat, qui ajoute que la
question avait été soulevée avec le secrétaire
financier à plusieurs reprises au cours de ces derniers
quatre ans.
Ali Mansoor n'a daigné répondre aux sollicitations
syndicales même après intervention du secrétaire
au Cabinet et chef du service Civil. "A correspondence
was also addressed to the Secretary to Cabinet and Head of Civil
Service with a copy to the Financial Secretary on 3 July 2007.
The Secretary to Cabinet referred the matter to the Financial
Secretary on 13 December 2007. No concrete action was taken by
Management", affirme le syndicat des économistes.
En tout cas, avec les coups essuyés par l'Union of Government
Economists aux mains du secrétaire financier, les autres
syndicats de la Fonction publique se disent avertis de ce qui
les attend dans l'éventualité de l'adoption du plan-Mansoor
et les "HR Guidelines" envisagées. Dans la conjoncture,
les syndicalistes souhaitent voir une prise de position sans équivoque
à ce sujet.
A Plaisance
Ramgoolam: "Il faut deux mandats consécutifs"
La cérémonie de la pose de la première pierre
du nouveau Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport
Terminal, mercredi dernier, a été l'occasion
pour le Premier ministre et leader de l'Alliance sociale, Navin
Ramgoolam, de déclarer ses fermes intentions par rapport
aux prochaines élections générales. Il a
réitéré sa demande à l'électorat
pour un 2e mandat consécutif en vue de compléter
l'Unfinished Business sur le plan des infrastructures.
Avec l'étape de la semaine écoulée, les responsables
de l'Airports of Mauritius Limited (AML), dont la présidence
est assurée par Pazhany Rangasamy, annoncent que les travaux
sur ce nouveau chantier, nécessitant des investissements
de Rs 11 milliards, devront démarrer vers la fin du mois.
La livraison du nouveau terminal à l'aéroport est
prévue pour décembre 2012.
Au beau milieu de son intervention alors qu'il commentait les
objections des conservateurs contre des projets initiés
par le gouvernement et la durée des travaux, Navin Ramgoolam
n'a pu s'empêcher de déborder sur la perspective
des prochaines élections générales. "Les
projets d'envergure ont besoin d'un suivi à long terme.
C'est pourquoi je dis souvent qu'il faut deux mandats consécutifs
Sinon, vous savez comment cela se passe. Vous faites le travail
et ce sont les autres qui viendront procéder aux inaugurations",
devait-il faire ressortir.
Un peu plus tard, alors qu'il regagnait sa voiture à la
fin de la cérémonie, le PM a été amené
par la presse à faire des commentaires sur l'issue des
prochaines élections générales. Il devait
laisser entendre que rien n'est décidé à
l'avance lors d'une joute électorale.
"Ce que vous dites n'existe pas! Il faut batailler du
début à la fin", avait-il répondu
à une question d'un membre de la presse, qui avait lancé:
"pourquoi vous inquiétez-vous alors que vous dites
que l'Alliance sociale est forte et qu'elle se dirige vers une
victoire facile ?" Pour ce qui est du calendrier des
principales échéances électorales, le chef
du gouvernement devait réclamer de la patience. "C'est
que 2010 sera une année électorale. Mais il faudra
patienter, 2010 n'est pas encore terminée et nous ne sommes
que le 3 février", devait-il répliquer
à une autre question des journalistes présents lors
de la cérémonie de pose de la première pierre.
D'autre part, le PM a tenu à saluer l'étroit partenariat
entre Maurice et la République populaire de Chine, d'une
part, et avec la France, d'autre part, dans la réalisation
de ce plus important projet d'infrastructure à Maurice.
Abordant le choix des partenaires pour la réalisation de
ce projet, susceptible de devenir la vitrine de l'île Maurice
de demain, le PM a évoqué non seulement les aspects
techniques mais aussi la réputation des firmes. Il a fait
état de la dimension politique et diplomatique. "Nous
avons réussi à réunir deux de nos plus importants
partenaires. Maurice sait reconnaître ceux qui ont toujours
été à ses côtés", a-t-il
soutenu.
Navin Ramgoolam a également retracé les principales
étapes dans la formulation de ce projet, notamment la signature
en avril 2008 d'un accord de partenariat avec la France, notamment
les Aéroports de Paris et Airports of Mauritius Limited
pour l'agrandissement du terminal au Sir Seewoosagur Ramgoolam
International Airport en vue d'accueillir entre 4 et 4,5 millions
de passagers annuellement.
Le PM a fait état de sa participation au sommet Chine/Afrique
où il avait présenté le projet du gouvernement
mauricien à la partie chinoise, dont le président
Hu Jintao, pour assurer le financement. Un prêt à
des taux bonifiés a été négocié
avec l'Exim Bank de Chine. Il a tenu à remercier chaleureusement
ces deux pays pour leur cooopération.
La conception du nouveau terminal à Plaisance a été
confiée aux spécialistes des Aéroports de
Paris Ingénierie (ADPI) alors que le maître d'uvre
sera la China State Construction Enginering Corporation Ltd.,
présentée par l'Airport Terminal Operations Limited
comme étant l'une des cinq premières entreprises
mondiales de construction.
De son côté, Jean Marie Chevalier, le président
de l'Aéroport de Paris Management (ADPM), qui a fait le
déplacement de Paris à cette occasion, s'est appuyé
sur le fait que "le processus a été long
et semé d'obstacles, une coopération exemplaire
avec l'administration mauricienne nous a permis de négocier
; ainsi, après avoir, avec l'aide de cabinets mauriciens
et français, conseillé au gouvernement sur le meilleur
montage du projet, nous l'avons assisté pour l'obtention
d'un prêt à des conditions très favorables
de l'Exim Bank of China."
Le président de l'Aéroport de Paris Management a
terminé en déclarant qu'"avec le concours
des collaborateurs mauriciens et français, nous saurons
surmonter les difficultés propres à tous ces grands
projets. Je vous donne donc rendez-vous ici-même avant fin
2012 pour constater l'achèvement et la mise en service
de cette nouvelle porte d'entrée à Maurice."
Le président du conseil d'administration d'Airports of
Mauritius a fait une présentation des principales caractéristiques
du projet de terminal, couvrant une superficie de 56 000 mètres
carrés, soit le double de celle d'aujourd'hui. Pour marquer
les dix ans de son incorporation, Airports of Mauritius Limited
a fait publier un livre retraçant en photos la carrière
publique et politique de feu sir Seewoosagur Ramgoolam, pour son
engagement dans le développement de Maurice. Les photos
sont puisées de la Vele Kadaresen Collection, photographe
de presse qui a cotôyé l'ancien PM presque quotidiennement.
Mauriciens à l'étranger - Phase délicate
de la mission confiée à Me Lassémillante
La mission spéciale confiée par le PM Navin Ramgoolam
à Me Hervé Lassémillante en vue de négocier
avec les autorités congolaises la remise en liberté
de deux ressortissants mauriciens, Iqbal Osman et Christian Li,
aborde ces jours une phase délicate et cruciale. Ce dossier
est suivi personnellement par le chef du gouvernement, qui a octroyé
à son émissaire le mandat nécessaire pour
mener à bien ces négociations.
Après un premier voyage au Congo pour obtenir au moins
la remise en liberté provisoire de ces deux Mauriciens,
employés par la firme internationale Chevron, Me Lassémillante
est reparti hier matin à destination du Congo-Brazzaville.
En principe, dès demain matin, l'envoyé spécial
de Navin Ramgoolam devra être reçu par le président
congolais, Denis Sassou Nguesso, pour des pourparlers sur ce délicat
dossier.
La décision d'une seconde mission au Congo a été
prise à la suite d'une série de contacts au plus
haut niveau politique entre les deux pays en vue de trouver des
moyens pour un dénouement dans le cas d'arrestation de
ces deux Mauriciens. Elle servira également de suivi après
la première étape menée avec succès
pour la caution des deux Mauriciens. Dans certains milieux politiques
et diplomatiques, l'on garde espoir qu'une solution pourra être
trouvée à plus ou moins brève échéance.
Avec le rendez-vous de demain dans la capitale congolaise, Me
Lassémillante présentera la version des faits des
deux Mauriciens, qui ont été appréhendés
parce qu'ils avaient découvert une fraude de l'ordre de
10 millions de USD lors de la prise en charge par le gouvernement
du Congo d'une filiale de Chevron dans ce pays. Dans un premier
temps, les deux Mauriciens avaient été jetés
tout simplement en prison. Suite à l'intervention de Me
Lassémillante, qui a bénéficié également
d'appuis diplomatiques, ils furent libérés contre
une caution de Rs 10 millions.
Les parents à Maurice d'Iqbal Osma, qui détient
également la nationalité française, et de
Christian Li, qui ont été informés des derniers
développements, suivent avec attention cette nouvelle étape
dans les négociations avec les autorités congolaises.
En marge de la fête Maha Shivaratree
Frictions entre deux organisations socio-culturelles
Deux organisations socio-culturelles, Kranti et la Voice of Hindu,
s'affrontent en marge de la fête Maha Shivaratree qui sera
célébrée le vendredi 12 février. Bilan
de cet affrontement, une guerre de dépositions à
la police et des panneaux de vitre de la résidence du président
de Kranti, Ajit Gopal, et sa voiture endommagés. Une parenthèse
est, certes, mise ces jours-ci en raison de la proximité
de ce grand rendez-vous religieux, mais les deux parties ont promis
de remettre ça juste après.
C'est Kranti, par la voix de son président, qui a déclenché
les hostilités lors d'une rencontre avec la presse mercredi
dernier en posant quelques questions pertinentes sur le rôle
de la politique dans la religion. Il a carrément demandé
qu'il n'y ait aucun discours de politicien à Ganga Talao
à l'occasion des festivités marquant la fête
Maha Shivaratree.
Il a aussi demandé que les panneaux installés par
la Voice of Hindu à l'entrée de Grand Bassin soient
immédiatement enlevés. Le porte-parole de Kranti
a même affirmé avoir officiellement écrit
à la Road Development Authority pour demander que ces panneaux
aux couleurs de l'Inde et avec des épées tachées
de sang qui, dit-il, n'ont pas leur place en ce lieu, soient enlevés.
Comme pour bien démontrer sa différence, Kranti
s'est aussi prononcé pour l'utilisation de la langue kréol
comme matière optionnelle à école. C'était
une manière de prendre à contre-pied la plate-forme
constituée par Krit Manohur et Somduth Dulthumun, qui s'était
vivement exprimée contre lors d'une rencontre avec la presse
la semaine dernière.
Craignant des représailles de la part de la VOH, après
les critiques qu'il a formulées, Ajit Gopal avait, comme
mesure de précaution, consigné une déposition
à la police contre cette organisation que Kranti considère
plus comme un parti politique que commevune organisation culturelle.
Or, dans cette même soirée de mercredi, Ajit Gopal
affrime qu'une Mercedes aurait été aperçue
près de chez lui à La Source, Quatre-Bornes, juste
avant que des individus ne brisent des vitres de sa maison et
ne fassent voler son pare-brise en éclats. La victime a
évoqué des "méthodes terroristes
d'Al Qaeda!"
Les dirigeants de la VOH ont très vite réagi à
ces accusations et ont formellement nié toute implication
dans les incidents de mercredi soir. Autant Krit Manohur que Nuvin
Unoop ont souligné "l'étrange coïncidence"
qui veut que le plaignant ait consigné une déposition
avant les incidents. Ils ont repoussé les accusations de
terrorisme et ont aussi mis en avant le fait que Kranti voulant
dire "révolution", ce sont les animateurs
de cette organsiation qui pratiquent la violence verbale. Ils
ont, à leur tour, fait une entrée à la police
contre Kranti.
Philanthropie à rebours
Tracasseries pour le bienfaiteur de PAWS
L'un des principaux bienfaiteurs de la Protection of Animals Welfare
Society (PAWS), dont les principaux responsables sont des membres
à part entière de l'Eglise Chrétienne du
couple Miki et Audrey Hardy, fait face à des tracasseries
avec les autorités de plusieurs pays, dont Maurice, l'Afrique
du Sud, l'Allemagne et également avec Interpol. En effet,
ces organismes ont prévu d'initier des enquêtes en
vue de faire la lumière sur la provenance des fonds gérés
au sein du Laureate Trust. D'autre part, dans le cadre
de son offensive de charme et pour tenter de faire occulter les
liens étroits avec l'Eglise Chrétienne, PAWS se
réfugie derrière le slogan du Branding du ministère
du Tourisme "C'est un plaisir... " pour sa campagne
de billboards à travers le pays depuis la semaine écoulée.
Les indications, qui sont parvenues à Week-End au
cours de la semaine font voir que des représentants du
Laureate Trust, dont le ressortissant sud-africain, Deon Brand,
qui détient également le statut de "Permanent
Resident" à Maurice, feraient l'objet d'une série
d'enquêtes de la part d'institutions internationales. PAWS
avait bénéficié d'un financement, que l'on
éviterait de qualifier d'occulte, d'un montant de Rs 30
millions venant des activités lucratives de Deon Brand
dans le domaine de l'immobilier haut de gamme à Maurice
avec des sociétés spécialisées gérées
par des membres de l'Eglise Chrétienne.
Ainsi, il ne serait nullement étonnant de voir des transactions
immobilières négociées sous l'égide
des membres faisant partie du "Business Empire" de l'Eglise
Chrétienne être intégrées au dossier
à charge compilé conjointement par le Central CID
et le ministère des Finances suite à une déposition
consignée par Cader Sayed Hossen, président de la
Commission pour la Démocratisation de l'Economie.
Ce premier volet de l'enquête porte sur un manque à
gagner de Rs 1,2 milliard au niveau des recettes fiscales sur
la vente d'une quarantaine de bungalows et d'appartements de luxe
dans des régions "Posh" en contournant les dispositions
de la loi. Les conclusions de cette partie de l'enquête
devront être transmises au Bureau du Directeur des Poursuites
publiques (DPP) dans un avenir pas très lointain. Les sources
proches de ce dossier se gardent de confirmer la liste des cas
identifiés ou encore de commenter les détails.
De leur côté, des représentants ou prête-nom
de Deon Brand à Maurice pourraient être appelés
à se justifier par rapport aux démarches entreprises
dans l'exercice de leurs fonctions professionnelles. Ces prête-noms
pourraient être appelés à collaborer avec
les autorités mauriciennes pour faire la lumière
sur les circonstances dans lesquelles Deon Brand s'est vu octroyer
son "Permanent Resident Status", sur les OPA (offres
publiques d'achat) des sociétés mauriciennes en
2007 et le montant de ces acquisitions et les propriétés
immobilières, autres que celles d'Ebene Views" acquises
au nom de Deon Brand alors un "Non-Citizen" avant 2005.
Un cas de faux et usage de faux sur un document officiel soumis
au Registrar of Company, qui a déjà fait l'objet
d'un procès en Cour suprême par le Registrar General
pourrait être analysé sous de nouvelles perspectuves
avec les éléments versés par les prête-nom
au dossier.
D'autre part, deux organismes britanniques, dont la Financial
Services Authority de Grande-Bretagne, le régulateur des
services financiers en Grande-Bretagne, se penchent sur des possibilités
de "Breach of Regulations, of Professional Conduct and Good
Governance".
D'autres milieux avancent que la "National Prosecuting Authority
d'Afrique du Sud s'intéresse de plus près aux finances
et au business de Don Brand en Afrique du Sud et dans d'autres
parties du monde, dont Maurice. La collaboration d'Interpol a
été sollicitée à cet effet.
Les différentes opérations financières opérées
sous le "Laureate Stiftung" en Allemagne, avec des transférts
conséquents sur ces comptes pourraient également
faire l'objet d'examens approfondis par la Staatsanwaltschaft,
soit le Prosecutor's Office dans ce pays.
Au sujet de la gestion de PAWS, des questions surgissent par rapport
à l'utilisation d'un don de l'ordre de Rs 2,3 millions
(72 340 dollars américains) alloué par la World
Society for Protection of Animals (WSPA) à PAWS avec des
versements s'échelonnant entre 2007 et 2008. Avec ces différentes
moyens de financement, des sources engagées dans la gestion
financière de PAWS récusent la thèse défendue
par le président Sam Naraina Poullé à l'effet
que cette ONG serait endettée à hauteur de plusieurs
millions.
Ces mêmes sources ajoutent avec regrets que "PAWS
was once the pride and joy of WSPA in the region, hence the visits
of senior directors over the years. WSPA was the major sponsor
of PAWS until the arrival of Deon Brand. It was shocking to learn
that WSPA had now been blacklisted PAWS". Compte des
relations avec la WSPA, Roxane Marin, vice-présidente de
PAWS et un des principaux lieutenants des Hardy au sein de l'Eglise
Chrétienne, avait bénéficié du Sponsorship
de WSPA pour participer tous frais payés à la conférence
de cette association en juin 2006 à Londres.
Mais PAWS continuera à faire parler d'elle en ajoutant
une dernière controverse à son palmarès.
En vue de redorer son blason à Maurice, PAWS a démarré
une campagne de "billboards" à Maurice. Les initiateurs
de ce projet n'ont trouvé mieux que d'accaparer le slogan
"C'est un plaisir" du ministère payé à
coups de millions.
Peut-être une façon de confirmer les liens étroits
entre PAWS et le Tourisme dans cette conjoncture quelque peu difficile.
Y aura-t-il protestation de la part du ministère du Touristique
pour non-respect des droits d'auteurs ? A ce stade, une question
difficile à répondre.
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