|
Manque de main-d'oeuvre dans la construction
La CTSP réclame l'embauche de Rodriguais plutôt
que de travailleurs étrangers
Dans une lettre au ministre du Travail, M. Jean-François
Chaumière, la Confédération des travailleurs
du Secteur Privé (CTSP) demande que priorité soit
accordée à l'embauche des Rodriguais dans le secteur
de la construction plutôt que de permettre à des
employeurs d'avoir recours à de la main-d'uvre de
pays étrangers.
Dans sa lettre au ministre Chaumière, la CTSP rappelle
que le secteur de la construction connaît, actuellement,
une croissance positive avec, pour conséquence, un manque
de main-d'uvre et le recrutement, par les grandes entreprises,
de la main-d'uvre étrangère. A Rodrigues où
le secteur de la construction n'est pas aussi florissant, note
la confédération, il existe une main-d'uvre
qualifiée prête à travailler.
Selon la CTSP, les employeurs préfèrent la main-d'oeuvre
étrangère à celle disponible à Rodrigues
qui fait partie de la République de Maurice en raison du
fait que les procédures pour leur embauche sont "claires
et précises". L'employeur, dans le cas de la main-d'oeuvre
étrangère, est responsable des coûts du voyage,
de l'hebergement et de la nourriture alors que dans le cas des
Rodriguais et des autres îles éparses de la République,
les conditions sont sujettes à des négociations
et un accord entre employeur et employés.
"We firmly believe that the State should give priority
to its citizens rather than opting for foreign labour where the
skills are comparable", estime la confédération
qui appelle, dans ce contexte, le ministre à convoquer
une réunion tripartite où toutes les parties concernées
s'accorderaient à donner priorité aux travailleurs
des îles en termes de coûts du voyage, de l'hébergement
et de la nourriture.
Selon la CTSP, cela devrait, au final, coûter moins cher
aux employeurs en toutes circonstances dans la mesure où
le coût du voyage de Rodrigues est moins cher, qu'il n'y
a pas lieu de pourvoir pour des traducteurs ou des cuisiniers
particulier ni même assurer les frais de visas, notamment.
la confédération se dit confiante que le ministre
comprendra cette urgence d'autant que le taux du chômage
à Rodrigues est bien supérieur qu'à Maurice
et que les possibilités d'embauche y sont très minces.
Toxicomanie: échange de seringues
Rencontre avec quatre femmes formidables
Christiane, Janik, Juliana et Lina aiment leur cité. Mais
elles n'aiment pas les ravages qu'y fait la drogue. A Caroline,
ces quatre femmes au foyer, mères de famille et de condition
modeste ont retroussé leurs manches pour faciliter l'implémentation
du programme d'échange de seringues du Collectif Urgence
Toxida. Le programme qui vise à réduire les
risques de propagation du VIH/Sida, a démarré,mercredi
dernier, dans la cité. En 2009, au moment où l'appel
à été lancé aux résidents de
Caroline pour la mise en place du programme, les hommes ont choisi
de rester dans l'ombre. L'engagement de ces quatre femme, en zone
rurale, est à mettre en relief. Elles ne sont, certes,
pas les seules à s'être engagées dans le
cadre de la stratégie d'échange de seringues, à
travers l'île. Mais avec leurs "collègues"de
Baie-du-Tombeau, elles font exception. Ailleurs, à Batterie-Cassée
ou encore à Barkly, d'autres s'y sont impliquées,
mais aux côtés des hommes. La volonté des
quatre résidentes de Caroline de contribuer à la
réduction des risques de contamination par des seringues
usagées et de sensibiliser contre la toxicomanie dans un
univers essentiellement masculin, font d'elles des femmes formidables.
A la cité de Caroline, quatre femmes ont décidé
de faire la guerre. Leur ennemi a pour nom "la drogue".
Elles ont pour arme, leur détermination. Leur terrain de
combat se trouve dans leur cité. La lutte sera longue et
cela, elles le savent déjà! Mais préparées,
prêtes et décidées, elles ne s'avoueront pas
vaincues de si tôt. Ces quatre femmes ont pour nom Christiane
et Janik Calice, Juliana Agathe et Lina Lacharmante. C'est naturellement
que la première est désignée figure de proue
du groupe. Pourquoi? Parce qu'elle est la plus âgée.
Christiane a 55 ans. Mais encore? Parce que de tous les habitants,
elle a été la première a s'être intéressée
et engagée dans des mobilisations lorsque l'urgence de
la sensibilisation et la prévention s'est faite sentir
dans la région. Aux yeux des trois jeunes femmes, Christiane
impose le respect. La toxicomanie est pour elle, plus qu'un fléau,
elle relève d'une histoire personnelle et familiale. Elle
ne s'y attarde pas, mais l'on comprend vite que la drogue avait
piégé l'un des siens et que la croix de Christiane
fut lourde. "C'est cette expérience qui m'a donné
du courage pour m'engager dans le programme d'échange
de seringues", confie-t-elle.
La toxicomanie, un fléau encombrant dans l'Est
Il y a deux ans, lorsque le département social du groupe
hôtelier Anahita procède à une étude
pour cerner les besoins spécifiques des habitants dans
les régions de Caroline, Bel-Air et Olivia , les données
ramenaient à un fait. "Nous avons relevé
que la toxicomanie, dont l'alcool, est un problème récurent
dans ces régions. Entretemps, trois décès
liés à une overdose, avaient survenu. Cela nous
a interpelé et nous avons alors sollicité le soutien
et l'expertise du Centre de Solidarité pour une Nouvelle
Vie, du Centre d'Accueil de Terre Rouge et plus tard le Collectif
Urgence Toxida pour mettre sur pied une stratégie d'intervention
", explique le Social Coordinator d'Anahita, Steve
Apollon. L'année dernière un appel est lancé
à l'intention des habitants, dont des travailleurs sociaux,
des villages respectifs. Ils sont invités à participer
à une séance d'information sur la toxicomanie. Les
rencontres entre les habitants, Steve Apollon et les organisations
non-gouvernementales s'enchaînent et débouchent sur
des sessions de formation dans le cadre du programme d'échange
de seringues. Mais, à cette étape du projet d'implémentation
à Caroline, les femmes sont les seules ressources sur lesquelles
le Collectif Urgence Toxida-qui a la charge de la mise en pratique
du programme peut compter.
Volontariat : les hommes ont préféré rester
dans l'ombre
Et les hommes alors? D'ailleurs, dans la région il se trouve
que la plupart des toxicomanes sont des hommes. Avant de répondre
à cette question, les quatre femmes rencontrées
esquissent un sourire. "Des hommes avaient eux aussi participé
aux différentes causeries et autres rencontres sur la toxicomanie.
Mais quand il a fallu passer aux choses sérieuses, ils
ont fait profil bas. Si les femmes ont répondu à
l'affirmative, c'est parce qu'elles ont sans doute plus de compassion
à l'égard des toxicomanes. Leur sensibilité
fait qu'en général elles ne jugent pas les victimes
de la drogue. C'est une attitude très importante lorsqu'on
décide d'accompagner les toxicomanes ou de militer contre
la consommation de drogues. Le toxicomane y est aussi sensible.
Si mo pa ti pass par ene leksperians mo pa tipou kompran sa
bann dimoun la", explique Christiane. Comme pour soutenir
son analyse, elle raconte sans se départir de son sourire
: "Quand je parle d'un toxicomane à mon époux
et que je lui dis que je prends le temps d'écouter les
toxicomanes qui m'abordent, je lui explique toujours pourquoi
je le fais. Mon époux me dit alors : twa to tro koné
twa. Mais il ne s'est pas interposé lorsque je lui ai fait
part de mon intention de mener le programme d'échange de
seringues. Dayer kan mone met ene zafer dan mo letet,pa kapav
tir li!"
Enceinte de 8 mois, Janik descend sur le terrain
A 26 ans, Janik attend son deuxième enfant et elle est
à son huitième mois de grossesse. Elle n'est autre
que la belle-fille de Christiane. Janik, laisse comprendre que
sa belle-mère est certes beaucoup dans son engagement ;
comme elle, la jeune femme a vu la toxicomanie étendre
ses tentacules dans son foyer. Mais ses rencontres et discussions
avec des toxicomanes de sa région et d'ailleurs , l'ont
aussi poussée à consacrer une partie de son temps
au programme d'échange de seringues. "La communication
avec des toxicomanes de la cité s'est établie graduellement.
Ils ont développé une relation de confiance avec
moi et au fur et à mesure, j'ai appris à leur parler
avec les mots qui leurs sont familiers. Quand ils voient qu'ils
peuvent me confier leurs soucis ou tout simplement me parler ,
ils cultivent du respect à mon égard. Ce qui me
permet de passer des messages de sensibilisation et d'information,
plus facilement. Il n'y a pas longtemps, j'ai eu l'occasion d'accompagner
quelques toxicomanes qui voulaient laisser tomber la drogue. Je
les ai soutenus durant leur réhabilitation. J'avais fait
cela bien avant de prendre la décision de commencer le
programme d'échange de seringues. Donc, participer à
la prévention dans mon quartier de façon active,
était tout à fait naturel", explique Janik.
Après son accouchement, elle fera une pause d'un mois.
"Pas question que je lâche le programme pendant
trop longtemps", dit-elle. Il a fallu de peu de temps
pour que Lina: la meilleure amie de Janik, lui emboîte le
pas. Lina, 32 ans et mère au foyer raconte qu'elle connaît
plusieurs toxicomanes et se dit témoin des conséquences
de la drogue sur leurs cellules familiales. Jeune mère
au foyer, Juliana, 26 ans, se dit aussi interpelée par
les ravages de la drogue. Un de ses proches, confie-t-elle, en
est victime.
"Nos maris nous ont quand même recommandé
la prudence"
A la veille du lancement du programme, le quatuor, vérifie
le matériel déjà en place. Seringues neuves
et cachetées (1 000 au total), compresses alcoolisées,
préservatifs: masculins et féminins, galons, gants,
fiches
tout a été bien gardé et tout
est là. "Dans l'après-midi, c'est moi qui
irai déposer les seringues usagées à l'hôpital
de Flacq", explique Janik. De la responsabilité
que leur a confié CUT, les femmes de Caroline se disent
fières. "C'est pour le bien de la société,
kan mo tan dir sa kantité toksikomane ki éna aster,
mon santi mo bizin azir", dit Christiane.
Deux fois (mercredi et samedi) par semaine, les quatre femmes
s'installeront sur un terrain, plus ou moins broussailleux,
non loin de leur cité et qui sert de point d'échange.
Visiblement heureuses de démarrer cette nouvelle expérience,
elles disent avoir hâte de passer à la pratique.
"Nous aimerions voir la réaction des gens, que
ce soit les toxicomanes ou l'ensemble de la communauté",
disent les plus jeunes. Janik, évoque alors leur passage
à Barkly, le temps d'une initiation sur le terrain: "nous
avons vu des toxicomanes de tous les milieux, de tous les âges,
venus à pieds ou en 4x4. C'était une véritable
expérience. Mais c'est à Roche-Bois que nous aurions
souhaité nous rendre. On nous a raconté tellement
de choses et d'anecdotes aussi
" Quant au regard
des autres, les quatre femmes concèdent qu'elle n'ont pas
d'appréhension. "Nos maris qui ne se sont pas opposés
à notre engagement, nous ont quand même recommandé
la prudence", dit Juliana. Mais, en réalisant
que ces mêmes hommes ont décidé de se mettre
en retrait, cette dernière et ses amies ne se sont pas
retenues pour esclaffer de rire.
Le jour du lancement à Caroline 15 seringues échangées
Après Baie-du Tombeau- où le programme d'échange
de seringues a été initié pour la première
fois en 2006- Batterie Cassée, Roche-Bois, Barkly, Plaisance
et plus récemment Bel-Ombre, c'est au tour du village de
Caroline, dans l'Est d'accueillir le programme d'échange
de seringues. Pour aboutir à l'implémentation de
ce projet dans la région, plusieurs organisations non-gouvernementales
militant contre la toxicomanie, menant aussi des actions préventives
et le groupe Anahita ont conjugué leurs efforts. Steve
Apollon, coordonnateur social auprès d'Anahita, explique
que le groupe contribue financièrement à la concrétisation
du programme. Par ailleurs, lors du lancement des échanges
de seringues, mercredi dernier, une quinzaine de matériel
usagé a été récupéré.
Joëlle Rabot, field coordinator pour le compte du
Collectif Urgence Toxida, présente sur place, note que
les toxicomanes qui se sont présentés ont entre
18 ans et la trentaine. "Il n'y avait pas de femmes parmi
eux. Ils ont bien accueilli le programme et nous comptons sur
eux pour qu'ils parlent de celui-ci dans des régions avoisinantes
pour que nous puissions toucher davantage de toxicomanes",
explique Janik Calice.
De 2006 à 2009 -500 toxicomanes, dont 10% de femmes,
ont bénéficié du programme
En 3 ans, c'est-à-dire de 2006 à 2009, 275 000 seringues
usagées ont été recueillies et détruites.
En contrepartie 320 000 seringues neuves ont été
remises aux toxicomanes. Nathalie Rose, responsable de la coordination
du programme d'échange de seringues au Collectif Urgence
Toxida (CUT) fait ressortir: "nous ne distribuons pas
de seringues, mais les échangeons!" Actuellement,
le programme de CUT, touche quelque 500 toxicomanes, dont 10%
sont des femmes. "Rare sont les femmes qui se présentent
dans nos différents points d'échange. La stigmatisation
des femmes toxicomanes est encore vive. Ce sont leurs compagnons
qui récupèrent des seringues pour elles. Celles
qui se présentent, sont des travailleuses du sexe. Elles
viennent chercher des préservatifs", explique
Nathalie Rose. C'est la région de Batterie Cassée
qui comprend le plus grand nombre de clients. Soit 150. Si CUT
a noté une baisse dans le nombre de nouveaux cas, chez
les toxicomanes, l'organisme n'attribue pas pour autant cela,
uniquement, à son programme. Depuis peu CUT distribue
aussi des compresses alcoolisées à ses clients.
"Et avec l'apport de matériel, telles des marquises
ou encore des t-shirts pour nos ressources sur place, nous essayons
de consolider notre identité visuelle. D'un galon et d'un
file en 2006, nous faisons de notre mieux pour renforcer notre
service." Un des défis de CUT, poursuit
cette dernière, sera d'implémenter le programme
dans des zones rurales.
Pour mener à bien le programme d'échange de seringues,
Nathalie Rose souhaite que des membres de la police, surtout ceux
de l'Anti Drug Smuggling Unit, fasse preuve de plus de
compréhension à l'égard des clients qui se
rendent sur les sites, voire des travailleurs sociaux engagés
auprès de CUT. Cette dernière dénonce
l'intimidation des clients et les fouilles aux abords des sites,
tandis que la police est au courant de la tenue du programme.
"Cette pratique décourage les toxicomanes à
se rendre aux points d'échanges. Nous rencontrons ce problème
fréquemment à Plaisance. Il y a quelques semaines,
un de nos travailleurs sociaux a même été
bousculé par un membre de la police alors qu'il s'apprêtait
à faire son travail! Je dois rappeler que le programme
de prévention et de réductions de risques de contamination
est inclus dans le HIV Act de 2006. Et que l'ADSU était
représenté dans le comité mis sur pied pour
la préparation du programme. Dans cette optique, la police
doit changer son attitude."
Santé
La clientèle privée des médecins étrangers
dérange
Depuis quelque temps, les médecins privés mauriciens
observent plusieurs irrégularités au niveau de certains
de leus confrères étrangers qui opèrent également
dans des cabinets privés, voire d'autres cliniques ou même
des compagnies fictives alors qu'ils ne disposent pas de cette
prérogative étant sous contrat avec un établissement
en particulier qui les auraient employés. D'autres généralistes
étrangers opéreraient également dans le privé.
Ces pratiques sur le territoire mauricien suscitent le mécontentement.
Face à cette concurrence, qu'elle estime déloyale
envers les médecins privés, la Private Medical Pratitionners
Association (PMPA) tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme.
Dénonçant ces présences, non nécessaires
sur le sol mauricien - car il ne s'agit pas de combler le manque
de médecins dans certains scarcity areas - les médecins
privés souhaitent une réglementation de ce secteur.
Ils ont sollicité l'appui du Medical Council, afin que
les autorités soient mises au courant de ces irrégularités
et que le ministère de la Santé soit consulté
avant que le Board of Investment (BOI) octroie un Work Occupation
Permit à un quelconque médecin étranger.
En effet, selon les procédures, tout étranger souhaitant
opérer à Maurice doit en faire la demande auprès
du BOI en présentant le contrat d'avec l'établissement
mauricien par lequel il a été employé. Si
tous les critères établis par le BOI - soit la preuve
que le médecin étranger qui en fait la demande dispose
d'un contrat de travail et d'une garantie de générer
au minimum Rs 30 000 mensuellement - sont remplis, l'organisme
soumet l'application au Passport & Immigration Office qui
octroie le permis d'opérer à Maurice. Toutefois,
ce permis ne donne pas le droit au médecin de travailler.
Il est impératif qu'il soit enregistré au Medical
Council, qui donne son aval si le médecin dispose de toutes
les qualifications et autres enregistrements nécessaires
pour exercer en tant que médecin.
Selon l'article 26 du Medical Council Act, si un médecin
dispose de toutes les qualifications nécessaires et d'un
permis de travail, il n'y a aucune objection à ce qu'il
opère à Maurice. Le Medical Council doit obligatoirement
lui donner son aval. Pour les médecins privés mauriciens,
cette pratique n'est pas normaleIls jugent inacceptable qu'il
faille "chercher une autorisation administrative, puis
celle auprès du conseil des médecins qui, souvent,
accepte de facto leur demande." "C'est une anomalie",
estime la PMPA.
Les médecins privés indiquent que cela est contraire
à ce qui se fait à l'étranger. "A
Maurice, il se trouve que le médecin étranger doit
avoir un permis de travail, et une fois que cela est fait, le
MC se retrouve presque dans l'obligation de l'inscrire comme médecin
privé. Ce n'est pas normal, cela aurait dû être
le contraire", déplorent les médecins.
Affirmant que certains spécialistes et généralistes
étrangers - également ceux travaillant dans des
cliniques - gèrent leur propre clientèle, alors
ils n'ont pas le droit de pratiquer dans le privé, la PMPA
fait ressortir qu'il n'existe aucun contrôle sur les confrères
étrangers travaillant à Maurice. D'autant plus que
certains généralistes étrangers qui obtiennent
un Work Occupation Permit du BOI travailleraient également
dans le privé.
"C'est de la concurrence déloyale", déplore
la PMPA. Nous ne sommes pas contre les investisseurs étrangers,
précise-t-elle toutefois. Mais il faut qu'il y ait des
paramètres stricts pour l'embauche des médecins."
La PMPA ajoute que les médecins étrangers ne devraient
être employés que dans les secteurs où il
existe des manques. Si la PMPA reconnaît qu'à une
époque tel était le cas dans certains domaines,
elle affirme que la situation a été rétablie.
À ce jour, beaucoup de médecins étrangers
opèrent dans des secteurs où, déjà,
le nombre de professionnels est quasi suffisant, si ce n'est en
surnombre, indique la PMPA.
Le gouvernement doit revoir sa copie
"Pourquoi recruter davantage de médecins étrangers
? Il devrait en être ainsi uniquement dans le cas des scarcity
areas", estime la PMPA. Pour le syndicat, le gouvernement
doit revoir sa copie. Un médecin du privé fait ressortir
que les Mauriciens ne peuvent pas, du jour au lendemain, aller
travailler à l'étranger. Il faut d'abord se faire
embaucher par une institution de santé et, là encore,
la pratique privée est interdite, poursuit-il.
Mécontents de la situation, les médecins privés
ont sollicité l'appui du Medical Council, qui note également
que les demandes de médecins généralistes
étrangers vont grandissantes. Lors d'une rencontre la semaine
dernière, la question a été évoquée.
Face à la situation alarmante pour les Mauriciens, l'Ordre
des médecins a décidé d'en appeler au BOI.
"Nous allons envoyer une lettre à la BOI pour solliciter
une rencontre et expliquer le problème. Comme c'est la
pratique dans les autres pays, il revient au Medical Council d'avoir
the last say. Mais, actuellement, le Medical Council est obligé
de se plier à la loi. Nous en avons discuté avec
les membres de la PMPA et nous allons entamer le dialogue avec
le BOI", indique le Dr Kandhayalall Boodhoo.
La PMPA estime qu'un amendement de la loi est nécessaire.
Si cette option n'est pas négligeable, fait ressortir le
président du Medical Council, il faut néanmoins
veiller qu'elle ne va pas à l'encontre des paramètres
pour le recrutement des médecins étrangers dans
les scarcity areas. "Nous allons devons trouver
un consensus sur la question", conclut le Dr Boodhoo.
13e tirage
Loto : aucun gagnant pour la cagnotte de Rs 5 M
Le prochain jackpot pour le 14e tirage du Loto samedi prochain
est estimé à Rs 10 millions, vu que le 13e n'a pas
produit de gagnant avec les six bons numéros. L'invité
d'honneur, hier soir, de la Loterie Nationale, était le
champion national en athlétisme, le sprinter Stephan Buckland.
Les numéros tirés dans l'ordre sont une boule verte
: 38 ; une jaune : 25, une bleue : 17, une jaune : 23, une bleue
: 13 et une rouge : 8. Le tirage a fait 52 676 gagnants se partageant
la somme de Rs 6,3 millions, soit comme suit :
six bons numéros : aucun gagnant du jackpot de Rs
5 millions
cinq bons numéros : 81 gagnants qui remportent la
somme de Rs 5 763 chacun, soit un total de Rs 466 803
quatre bons numéros : 3 793 gagnants qui remportent
la somme de Rs 254 chacun, soit Rs 963 422
trois bons numéros : 48 802 gagnants qui remportent
la somme de Rs 100 chacun, soit Rs 4 880 200.
Ne voulant pas laisser son "bus pass"
Eden College : résultats refusés à une
candidate
Henna Rengony, 17 ans, n'a pas pris connaissance de ses résultats
de School Certificate (SC) le même jour que ses camarades
du collège Eden de Rose-Hill, la jeune fille ayant dû
attendre un jour de plus. "J'ai passé une nuit
difficile, mouvementée
C'était une nuit d'angoisse
de trop !" confie-t-elle. Pour cause, le collège
aurait, dans la journée de jeudi dernier, refusé
de lui remettre ses résultats parce que son père,
Bashir Rengony, qui l'accompagnait, n'était pas disposé
à se soumettre à ce qu'il décrit être
"un chantage du collège." C'est-à-dire,
que les élèves ayant pris part aux examens de Cambridge
présentent et ensuite laisser leur bus pass à
l'administration pour récupérer leurs résultats.
Sans cette carte, les élèves ne peuvent donc bénéficier
du transport gratuit.
C'est donc vendredi vers 11 heures qu'Henna a pu prendre connaissance
de ses résultats. Elle apprendra qu'elle a réussi
ses examens et obtenu 25 unités. Mais Henna reste perturbée
par l'attitude du collège qu'elle a fréquenté
depuis des années. Son père est hors de lui. Ce
"chantage" exercé par le collège
de Rose-Hill, dit-il, est illégal et va à l'encontre
des principes moraux qu'un établissement scolaire se doit
de respecter. Bashir Rengony explique qu'il n'a pas voulu céder
à ce "règlement" qui était, dit-il,
en vigueur l'année dernière. Cependant, en 2009
après la proclamation des résultats de SC, la police
serait intervenue et demandé au collège de ne pas
réquisitionner le bus pass des étudiantes.
"J'ai voulu savoir pourquoi le collège insistait
pour que ma fille quitte sa carte. Mais je n'ai pas eu de réponse.
J'ai préféré manifester mon indignation et
nous avons quitté les lieux sans les résultats."
Bashir Rengony s'est rendu à la Private Secondary School
Authority (PSSA) où il a fait une doléance, avant
de consigner une déposition à la police de Rose-Hill.
Il a aussi écrit au ministre de l'Éducation, Vasant
Bunwaree, pour l'informer de la situation. Plus tard toutefois,
afin de ne pas priver sa fille d'une place en Lower Six, il n'a
pas eu d'autre choix que de se soumettre aux directives du collège.
Mais, dit-il, après cette expérience, ce n'est pas
au collège Eden que la jeune fille poursuivra ses études.
Suite aux doléances de Bashir Rengony, la PSSA, que Week-End
a contactée, a ouvert une enquête. Contactées
également pour donner sa version, la directrice et la rectrice
de l'établissement ne se sont pas exprimées sur
la pratique que leur reproche le père de leur élève.
Par ailleurs, Tejnarain Chumroo, de la Fédération
des managers des collèges privés, ne cache pas son
étonnement à ce sujet. "Par mesure de sécurité,
il est compréhensible qu'un collège puisse vouloir
vérifier l'identité du candidat. Mais un collège
n'a pas le droit de retenir la carte de l'élève.
Elle appartient à ce dernier", précise-t-il.
Ailleurs, dans d'autres institutions responsables de l'éducation,
cette affaire est déplorée. "Il est possible
que le collège veuille s'assurer que ses élèves
confirment leurs places en HSC avant de leur rendre leur carte
quand les classes reprendront normalement", commente-t-on.
Le collège Eden de Rose-Hill a obtenu un pourcentage de
réussite de 100% aux examens de SC
5 ans après avoir démarré
100% de réussite au School Certificate pour le
collège Sainte-Marie
Les 31 élèves du collège catholique Sainte-Marie
qui avaient pris part aux derniers examens de School Certificate
de Cambrige ont tous décroché leur certificat. Du
coup, grâce à cette première cuvée
pour l'établissement qui a cinq ans d'existance, Sainte-Marie
enregistre un pourcentage de réussite de 100%. De plus
les deux candidats: Tracey Ramburn et Sameerah Aumjaud qui ont
obtenu 6 unités respectivement, soit les meilleurs résultats
du collège n'ont pas pris de leçons particulières.
Marine Ng Tat Mew et Loïc Bienvenu, se distinguent avec 8
et 9 unités respectivement. Commentant la performance du
collège, sa rectrice, Janine Provençale dit "accueillir
ce succès avec soulagement." Si elle se dit soulagée,
c'est parce que les examens de SC étaient pour le
collège-la seule institution payante gérée
par le Bureau de l'Education catholique-un défi qu'il se
devait de relever. "Maintenant, avec de tels résultats
nous savons que nous allons dans la bonne direction",
confie Janine Provençale, heureuse. Plusieurs candidats
qui ont opté pour des matières variées ont
obtenu des aggregate de 13, 15 et 18. "Nous avons placé
la barre haut et désormais nous visons les 100% de réussite
chaque année", ajoute-t-elle. La plupart des 31
élèves du collège poursuivront la Lower
Six dans l'établissement, lequel dispose 20 places additionnelles
dans cette classe.
School Certificate
Quelque 40 cas de résultats "pending" pour
tricherie soupçonnée
Ils ont été, en 2009, un peu plus nombreux (17 498)
que l'année précédente (17 227), à
avoir pris part aux examens de School Certificate, de Cambridge.
Et à l'annonce des résultats, jeudi dernier, 13
586 ont réussi leurs examens. Ce qui donne un pourcentage
légèrement supérieur à 2008, soit
77.64% de réussite pour les candidats de Maurice et de
Rodrigues. S'agissant des candidat de Maurice, 16 952 ont participé
aux examens. 77.77% d'entre eux ont décroché leur
certificat. A Rodrigues, 403 des 546 candidats ont aussi connu
le succès aux derniers examens de Cambridge. Maintenant
que les résultats sont officiels, l'exercice d'admission
et de transfert en Lower Six a démarré vendredi
dernier et se poursuivra encore pendant quelques jours cette semaine.
A ce sujet, le ministère de l'Education démarre
cet exercice dans ses établissements à partir de
mardi. Des places sont disponibles pour des élèves
éligibles, dans les collèges d'Etat, Mahatma Gandhi
Secondary Schools et Rabindranath Tagore Institute. Les élèves
des collèges d'Etat souhaitant un transfert doivent remplir
le formulaire publié à cet effet. Ceux d'ailleurs
doivent s'inscrire dans les bureaux suivants: Ministère
de l'Education, Rue Edith Cavell, Port-Loius et Droopnath Ramphul
SSS, Calebasses (Zone 1); Queen Elizabeth College, Rose-Hill,
Rajkumar Gujadhur SSS, Flacq (Zone 2); Collège Royal de
Curepipe, Sookdeo Bissondoyal SSS, Rose-Belle (Zone 3) et Dr Maurice
Curé SSS, Vacoas, Swami Sivananda SSS, Bambous (Zone 4).
D'autre part, la liste des écoles, les criètères,
les combinaisons de matière
sont disponibles sur
le site du ministère de l'Education: http://ministry-education.gov.mu.
Révision des papiers, les demandes doivent être
soumises au MES avant le 11 février
Les résultats de SC sont arrivés presque en fin
de semaine. Et, à vendredi, le Mauritius Examinations Syndicate
(MES), n'avait pas enregistré de doléances, voire
autres représentations des candidats. "Il est encore
trop tôt!", indique Lucien Finette, directeur du
MES. Toutefois, les candidats qui ne sont pas satisfaits avec
les résultats obtenus dans certains papiers, ont jusqu'au
jeudi 11 février pour soumettre leur demande pour une enquête
ou une révision. Lucien Finette apporte ici une précision.
Il explique que les candidats ont, pour la première fois,
la possibilité de formuler la requête pour une révision
du/des papier/s (components) indépendamment du syllabus.
Ce qui n'était pas le cas jusqu'ici, puisque c'était
l'ensemble des papiers selon la matière concernée
qui était sujet à la révision, suivant la
demande du candidat. Par ailleurs, il y a plusieurs cas de "pending"
- les résultats ne sont pas émis par Cambridge -
qui font toujours l'objet d'enquête par Cambridge. Une quarantaine
de candidats en sont concernés. Quinze d'entre eux ont
été surpris avec leur téléphone portable
dans la salle d'examens. Pour rappel, le portable, même
éteint, est strictement interdit pendant la tenue des examens.
Vingt-cinq candidats ayant pris part au course work en
informatique n'ont pas convaincu Cambridge. Le travail soumis
par ces candidats présentait des similarités. D'autres
candidats sont soupçonnés de tricherie pendant
les épreuves. Concernant ce type de cas, Lucien Finette
explique que Cambridge dispose d'un sitting plan des candidats
et qu'il prend en compte durant l'exercice de correction. Ainsi,
les correcteurs peuvent se référer à ce sitting
plan s'ils notent des similitudes: à différents
niveaux, y compris les erreurs, dans les papiers des candidats.
C'est le Malpractice Committee qui se charge d'examiner
les cas soupçonnés de tricherie et qui livre ses
réserves. Les candidats concernés sont ensuite convoqués
par le responsable de son collège pour donner sa version
et justifier l'authenticité de son travail. Cambridge est
ensuite informé avant de livrer sa conclusion.
D'autre part, s'agissant des résultats de Higher School
Certificate, ils sont attendus entre le 8 et le 10 février.
Et pour ce qui est du paiement des frais d'examens, le MES enverra
une circulaire à cet effet dans les collèges peu
après les résultats de HSC. La date limite pour
le paiement est fixé à fin avril 2009.
Enhancement Programme
Implémentation, à prévoir, au forceps
Si le ministère de l'Education maintient l'implémentation
du Enhancement Programme, dans les classes de Std IV, dans
la deuxième semaine de février, le projet risque
de prendre naissance dans la précipitation. La quasi-totalité
des enseignants a rejeté l'allocation de Rs 2 600 proposée
par le ministère et n'a pas donné leur accord de
participation au programme. Par ailleurs, le principal syndicat
des enseignants, la Governement Teachers' Union de même
que la General Purpose Teachers' Union, demandent le renvoi
du projet. Le timing disent les présidents respectifs
n'est pas approprié. Jusqu'ici réfractaire au programme,
la GTU demande aussi son introduction aux Stds I, II et III. Cette
semaine, des négociations auront lieu au ministère
de l'Education.
Est-ce que c'est au forceps que le Enhancement Programme
finira par voir le jour? A une semaine avant l'implémentation
du Enhancement Programme dans les classes de Std IV, il
semblerait que la machine peine à démarrer! Malgré
la pertinence et les objectifs -justes- de ce programme, le temps
pourrait jouer contre sa mise en place. Et l'implémenter
dans la hâte est loin d'être idéal. Un tâtonnement
dans un contexte où les conditions ne sont pas encore réunies
pour sa mise en oeuvre pourrait aussi encourager les leçons
privées en dehors de l'école. Par ailleurs, en prenant
la ferme décision d'abolir les leçons particulières
en Std IV et en faisant cavalier seul pour définir les
modalités du programme alternatif, le ministère
de l'Education a choisi d'enfanter son projet dans la douleur.
En effet, si les discussions et les négociations avaient
été menées dans le dialogue avec les syndicalistes,
et autres partenaires, si le contenu du programme n'était
pas maintenu dans l'opacité, il va de soi que le ministère
de l'Education aurait été plus crédible dans
sa démarche. Car, le Enhancement Programme a sa
raison d'être.
Le ministre de l'Education, Vasant Bunwaree, avait annoncé
l'introduction de ce programme alternatif aux leçons particulières
dans la deuxième semaine de février. Mais à
peu de jours avant que celui-ci ne se concrétise dans les
salles de classe, il demeure que le ministère de l'Education
aura à mettre les bouchées double pour mener son
projet à bon port. En peu de temps, il aura à: présenter
le curriculum (lequel absorbera les trois-quarts du temps alloué
au programme) aux enseignants, s'assurer de la formation des éducateurs,
relancer le recrutement des enseignants, négocier l'allocation
de ceux-ci avec leurs syndicats, voir comment les 50 minutes de
pédagogie ne déborderont pas sur les 25 minutes
consacrées aux activités-curriculaires, pourvoir
ou sinon renforcer les aptitudes des enseignants qui animeront
la partie artistique de programme entre autres.
L'application du programme au lower primary
A ce jour, selon Vinod Seegum, président du principal syndicat
des enseignants, la Governement Teachers' Union, "très
peu d'enseignants ont signé le formulaire de participation
qui leur a été remis. Formulaire qui leur demande
aussi leur accord pour une allocation de Rs 2 600". Si
tel est la cas, il sera impossible pour le ministère de
démarrer son programme. L'allocation des enseignants sera
discutée au cours des négociations prévues
cette semaine entre les techniciens de l'Education et les syndicats
d'enseignants et des maîtres d'école. La GTU proposera
un montant oscillant entre Rs 7000 et Rs 8 000. "Le ministre
m'a dit que le financement du programme n'est pas un problème!",
soutient le syndicaliste qui a eu un tête à tête
avec Vasant Bunwaree, mardi dernier. Rs 20 millions ont été
débloquées que pour la mise en pratique de ce projet
de renforcement. La General Purpose Teachers' Union (GPTU),
quant à elle affirme que ses membres n'ont pas signé
le formulaire soumis par l'Education. Et si la GPTU ne
pourra être représentée à la table
des négociations, toutefois, elle souhaite une rencontre
au plus vite avec le ministre pour lui dire que l'intégration
de Rs 5 000 ou plus dans le salaire des enseignants, garantirait
la participation des éducateurs au programme.
Un consensus sur le montant de l'allocation des enseignants accélèrerait
l'introduction du projet. Mais paradoxalement, le timing avancent
la GTU aussi bien la GPTU n'est pas approprié.
Dans les trois propositions que la GTU compte mettre sur la table,
le renvoi du programme à 2011 figure en première
position. Ardent défenseur des leçons particulières,
Vinod Seegum, demande le maintien de celles-ci pour cette année
et l'introduction du Enhancement Programme en janvier prochain.
La GPTU propose un délai plus proche, soit la mise
en application du projet au cours du prochain trimestre. Dans
les deux cas, le programme ne pourrait qu'être une éventualité
et serait tributaire des changements qu'imposeraient les prochaines
élections. Autre point sur lequel les deux syndicats se
rejoignent, est l'application du programme au lower primary.
La GTU vise les Stds I, II et III. "Sinon, nous
proposerons les classes de seconde et troisième",
précise Vinod Seegum. Sunil Jughroo, président de
la GPTU, demande le même programme pour les classes de Std
III.
C'est aussi au cours de la prochaine rencontre entre le ministère
de l'Education et les syndicalistes que la GTU demandera
"des précisions sur la participation des enseignants
de langues orientales, Deputy Head Teachers et des enseignants
de la Zone d'Education Prioritaire". De son côté
la Governement Hindi Teachers Union propose que
le gouvernement institue un comité technique présidé
par l'ancien chef juge, Sir Victor Glover "pour étudier
et faire des recommandations", sur le choix d'implémenter
le Enhancement Programme.
Unité des chrétiens à Maurice
Les Eglises traditionnelles étendent le dialogue à
des communautés évangéliques et pentecôtistes
Les Eglises traditionnelles de Maurice - catholique, anglican
et presbytérienne - étendent le dialogue cuménique
à des communautés évangéliques et
pentecôtistes. En effet, dimanche dernier, 24 janvier, date
de clôture de la semaine de prière pour l'unité
des chrétiens célébrée dans le monde
entier, une Charte de Bonne entente a été signée
par les responsables de cinq communautés; d'une part, l'évêque
Maurice Piat pour l'Eglise catholique, l'évêque Ian
Ernest pour la Communion anglicane et le pasteur David White pour
l'Eglise presbytérienne; d'autre part, par lar le pasteur
Lindsay Blacburn de l'Assemblée de Dieu et le révèrent
Mario Li Hing, président de l'Eglise évangélique
protestante.
"Le monde a changé. L'heure n'est plus à combattre
entre églises mais à faire front commun face aux
nouveaux défis qu'auront à relever les générations
futures. Tout en respectant les autres religions, l'Eglise composée
de différentes communautés ecclésiales, veut
pleinement jouer son rôle et briller comme une lumière
dans ce monde et faire connaître à tous l'amour du
Christ qui a donné sa vie pour le rachat de nos péchés",
indique, à cet effet, un communiqué annonçant
la signature de cette Charte de Bonne entente.
"Poussés par l'Esprit Saint qui veut ce que Dieu veut,
nous prenons l'engagement de travailler à l'avènement
de l'unité du Corps du Christ. Reconnaissant ce qui nous
unit - la foi dans le Père, le Fils et l'Esprit Saint -
et ce sur quoi nous ne nous sommes pas encore accordés,
nous voulons avec enthousiasme et patience nous mettre en route
vers une unité qui sera totale dans le Royaume qui vient.
C'est ainsi que nous voulons être pèlerins sur cette
terre", explique encore le communiqué.
Qualifiée "d'historique", la rencontre de dimanche
dernier entre les responsables de ces cinq communautés
ecclésiales qui a débouché sur la signature
de la Charte de Bonne entente constitue, en effet, un pas important
sur la route du dialogue cuménique à Maurice.
"Nous voulons (
) tous tourner la page et établir
entre Eglises de nouvelles relations tout en gardant, chacune,
sa spécificité", affirme le communiqué.
Jusqu'ici, à Maurice, le dialogue oeucuménique se
limitait à des échanges entre les trois seules Eglises
traditionnelle - l'Eglise catholique, la Communion anglicane et
l'Eglise presbytérienne. C'est, donc, la première
fois que ce dialogue s'étend à des communautés
évangéliques et pentecôtistes.
Demain, en l'Eglise St François-Xavier, L'Escalier
Messe du 1er février autour de l'inclusion du kréol
à l'école
L'utilité de l'inclusion de la langue Kréol comme
matière optionnelle dans le curriculum du primaire "au
même titre que les langues orientales" sera l'une des
questions abordées, demain lundi à la messe du 1er
février célébrant le 175e anniversaire de
l'abolition de l'esclavage qui sera dite en l'église St
François-Xavier à L'Escalier à 9h30. C'est
le père Alain Romaine qui prononcera l'homélie lors
de cette messe qui sera présidée par l'évêque
de Port-Louis, Mgr Maurice Piat.
Pour le Comité diocésain 1er février, le
lieu le plus important en vue de la libération des créoles;
descendants d'esclaves, c'est l'école. "Or, cette
école, aujourd'hui, en ne reconnaissant pas la culture
créole exclut bon nombre d'enfants créoles d'un
développement intégral". Pour le comité,
l'inclusion de la langue Kréol comme matière optionnelle
dans le curriculum du primaire "au même titre que les
langues orientales" est "un moyen pour combattre l'échec
scolaire" qui, constate-t-il, "frappe en majorité
les créoles descendants d'esclaves".
"Cette mesure serait aussi pour la nation mauricienne l'occasion
de donner à la culture créole la place qui lui revient
tout en lui donnant les moyens de son épanouissement dans
l'arc-en-ciel mauricien", estime aussi le Comité 1er
février. D'où la reprise de ce thème à
la messe du 1er février "en cette année d'élections
générales où la nation toute entière
devrait se mobiliser autour de ses racines fondatrices".
Notons que, comme chaque année, les autorités civiles
du pays ont été invités par le diocèse
de Port-Louis à assister à cette messe.
Égaux dans la naissance, égaux dans le succès
Deux jumeaux décrochent 7 unités aux examens
de SC
Deux frères, David et Damien Cousinery, font la fierté
du collège New Eton, la vieille institution secondaire
de Rose -Hill, depuis la proclamation des résultats de
SC, jeudi dernier. David et Damien, deux jumeaux (16 ans chacun)
ont réalisé l'égalité parfaite en
obtenant chacun 7 unités, soit les meilleurs résultats
possibles selon leurs combinaisons de sujets respectives.
D'origine modeste (père soudeur, mère couturière)
et habitants Camp Levieux, les deux frères ont toujours
impressionné pour leur assiduité dans leurs études,
bien que leurs profs éprouvaient, parfois, des difficultés
à les identifier à coup sur. Ils ont fini par les
distinguer par leur trait de caractère : un serait plus
contestataire tandis que l'autre serait plutôt réservé.
Damien et David Cousinery ont toujours cheminé ensemble,
mais ils avouent qu'ils se livraient également à
une saine compétition. Intéressés par les
sciences, ils contemplent une carrière de médecin.
Ils ont voulu faire une surprise à leurs parents qui découvriront
leurs photos dans Week-End ce matin.
Restrictions des cantines scolaires
Cantiniers et écoliers : "Rann nu nu lacantine"
Le bras de fer continue entre les gérants de cantines scolaires
et le ministère de la Santé. Malgré la bonne
volonté affichée ces derniers jours à travers
un "semblant de dialogue" aucune des deux parties
ne veut céder. Des propositions faites par l'association
des cantiniers, le ministère n'aura retenu que quatre produits,
soit le pita bread, le panini, la pizza, et le riz-curry. Toutefois,
ce dernier aliment cité ne pourra être vendu que
par les cantines équipées de cuisine. Le ministère
a en effet décidé de catégoriser les cantines
en trois genres, notamment, celui des écoles privées
dotées souvent de cafétéria ; celui des écoles
pourvues de cuisine et les écoles sans cuisine. Si les
nouvelles mesures annoncées n'entreront en vigueur qu'une
fois la loi amendée, la décision du ministère
est vivement contestée par la Canteen Operators Union (COU).
D'une part, l'association estime que la nouvelle liste d'aliments
ne correspond pas aux besoins spécifiques d'enfants de
différentes cultures. D'autre part, ajoute Bernard Betsy,
président de la COU, outre les frais d'opération,
les cantiniers ne trouvent pas sur le marché certains aliments
autorisés. Les nouvelles mesures qu'a prises la Santé
menace la survie des cantiniers. Ces derniers déplorent
par ailleurs la présence de plusieurs marchands ambulants
dans l'enceinte ou aux abords des écoles. Protestant contre
les "delaying tactics" du ministère de
la Santé, la COU affirme qu'entre- temps, "zenfan
pe fer business gato dan lekol
"
A 10h, midi, ou 14h, les conversations dans les cours d'écoles
sont les mêmes. "Rien à manger dans cette
cantine." Devant les vitrines quasiment vides des cantines,
les étudiants et enseignants font triste mine. Les réactions
pleuvent sur Facebook où les élèves racontent
le cauchemar qu'ils vivent depuis la rentrée scolaire.
"Rann nu nu lacantine", crient-ils. Des propos
qui rejoignent ceux des cantiniers qui peinent depuis le depuis
de l'année, avec l'entrée en vigueur des nouvelles
dispositions du Food & Regulations Act, à trouver
client pour les aliments qu'ils vendent. La COU, qui milite depuis
août 2009 contre la liste de produits permise à la
vente par le ministère de la Santé s'insurge que
depuis un mois, malgré les diverses réunions tenues
avec les autorités, aucune décision conséquente
n'a été prise. Si au départ, la Santé
a affiché sa volonté d'allonger la liste initiale,
en y ajoutant quelques-unes des propositions faites par les gérants
de cantines, à ce jour, selon nos informations, le ministère
n'a agrée qu'à l'ajout de quatre aliments. il s'agit
de pita bread, panini, pizza et riz-curry. La décision
a été communiquée aux cantiniers lors d'une
dernière réunion le 26 janvier. Toutefois, il faudra
que la loi soit amendée avant de pouvoir mettre en vente
ces quatre autres produits. Qui plus est, en ce qui concerne le
riz-curry, seules les cantines équipées de cuisine
pourront commercialiser ce plat.
Catégorisation des cantines
En effet, selon les dernières informations, le ministère
a décidé de catégoriser les cantines scolaires.
Dépendant des établissements, certains auront des
cafétérias, des cantines avec cuisine, ou des cantines
sans cuisine. Pour Bernard Betsy, cette décision est injuste.
La majorité des écoles, dit-il, dont principalement
les écoles gouvernementales, ne sont pas équipées
de cuisine. "En attendant que le ministère de l'Éducation
donne son aval et nous aide quant aux infrastructures pour mettre
en place une cuisine, que feront les cantiniers? Nous allons à
notre perte!", soutient le président de la COU.
Pour l'association, le ministère de la Santé persiste
dans la mauvaise direction. Qui plus est, s'indignent les membres,
les propositions soumises par la COU et d'autres cantiniers n'ont
pas été prises en considération. Appanah
Andianah, le secrétaire de la COU rappelle qu'outre une
liste dressée par la diététicienne Shameen
Fatehmamode, les gérants de cantines ont également
soumis plusieurs propositions parmi lesquelles figuraient du jus,
des boulettes de poissons, des nouilles, du halim, des bonbons
à la menthe, du thé/café, des pâtisseries,
du riz avec du curry, des glaces, mais également des laitages.
"Mais le ministère n'a retenu que quatre produits.
Cela nous ramène à 20 produits autorisés.
Comment allons-nous travailler avec cette liste restrictives.
D'autant que ces aliments n'intéressent pas les enfants.
Encore faut-il en trouver sur le marché avant de pouvoir
les vendre", soupire Bernard Betsy. Selon les cantiniers,
il est extrêmement rare de trouver du manioc, maïs
et arouille sur le marché.
Toujours pas de laitage parmi les aliments autorisés
Le président de la COU fait également ressortir
que la liste des aliments retenue par la Santé comprend
uniquement des aliments destinés "qu'à une
partie de la population et ne tient pas compte du fait que chacun
a ses habitudes alimentaires". D'ailleurs, notent les
cantiniers, cette liste ne comporte aucune variété
répondant aux besoins spécifiques d'enfants de différentes
cultures. En ce qui concerne les produits laitiers, la COU s'indigne
que le ministère n'a toujours pas compris l'importance
de ces produits pour les enfants. Selon Bernard Betsy, la Santé
fait preuve de mauvaise foi. "Au départ, ils nous
ont dit qu'il revenait aux parents de donner à leurs enfants
des produits laitiers avant de venir à l'école.
Ensuite, il ont trouvé que les cantines n'étaient
pas équipées de cuisine. La dernière trouvaille
du ministère, c'est qu'il n'y a pas suffisamment de lactose
dans nos yaourts. Le ministère est inconstant dans ses
propos. Il fait preuve de mauvaise volonté", s'insurge
le porte-parole de la COU.
De même, soutient-il, si le ministère a concédé
à ajouter du panini sur la liste, reste que dans les régions
rurales, ce type de produits n'est pas forcément disponible.
"Quelle alternative pour les enfants de ces régions?",
demande la COU. Et de faire ressortir que le prix de ces aliments
n'est pas accessible à toutes les bourses. Pour
le porte-parole des cantiniers, c'est une décision qui
fait plus de mal que de bien. "Notre demande d'allonger
la liste n'est pas anodine. Nous tenons compte des besoins des
enfants. Ils ont un besoin d'énergie que nous pouvons leur
donner dans certains aliments. C'est pourquoi nous avons soumis
une liste non exhaustive au ministère de la Santé.
Afin que les élèves aient un choix. Mais entre 16
ou 20 produits, pratiquement similaires, quel choix peuvent faire
les enfants, si ce n'est se rabattre sur les dholl puri ou chez
le marchand ambulant à la porte de l'école",
s'indignent le secrétaire et le président de la
COU.
Cette situation créée des businessmen parmi les
étudiants
Pour l'association, depuis le début des dialogues, le ministère
de la Santé emploie des "delaying tactics"
avant de prendre une décision. Déplorant "la
longue attente" que les cantiniers doivent subir même
après leurs multiples réunions avec le ministère
de tutelle pour la proposition d'une nouvelle liste d'aliments,
Bernard Betsy soutient qu'à chaque fois, les autorités
repoussent les négociations pour gagner du temps. "Ce
que nous leur proposons n'est pas tenu en compte. Nous parlons
pendant des heures, depuis des mois, mais quelle décision
a été prise pour nos enfants aujourd'hui? Quelle
décision a été prise pour l'avenir des cantines?",
demande-t-il. Entre-temps, affirme notre interlocuteur, les enfants
usent de ruses pour s'approvisionner. "C'est une situation
inquiétante car les enfants deviennent des businessmen
à l'école. Ils achètent et vendent des gâteaux
qui ont été interdits aux cantiniers de mettre en
vente", déplore le président de la COU.
Les négociations n'aboutissant pas, l'association des cantiniers
envisage une marche de protestation le 6 février. Elle
a déjà écrit une lettre au Commissaire de
Police pour demander l'autorisation de tenir un rassemblement
devant le ministère de la Santé suivant sa marche
pacifique qui démarrera à partir de 10h, de la Cure
de l'Immaculée Conception à Port-Louis à
la mairie de la capitale. Quelques 200 cantiniers de l'île
participeront à cette manifestation. Après la marche,
le président et le secrétaire de la COU comptent
faire une grève de la faim pour protester contre "la
façon de faire du ministère de la Santé".
L'association étudie également la possibilité
de porter cette affaire en justice.
Manque à gagner des cantiniers
Le cas des marchands ambulants référé
à l'ICAC
Le ministère de la Santé a décidé
de mener les cantiniers à leur perte. Pour la COU, les
nouvelles mesures forçant les cantiniers à vendre
une liste restreinte de 16 produits aux enfants sont une menace
pour leur survie. Excédée du non-aboutissement des
négociations, la COU dénonce également la
présence des marchands ambulants dans l'enceinte de certains
établissements scolaires et aux abords des écoles.
Outre les tabagies et snacks qui pullulent dans chaque coin de
rue, les cantiniers évoquent le manque à gagner
de leur commerce face aux marchands ambulants qui, eux, profitent
de la situation et continuent par ailleurs à vendre des
produits interdits, sans craindre les sanctions des autorités.
Les autorités fermant les yeux sur cette pratique, l'association
compte référer ce cas à l'ICAC.
Si les enfants ont commencé à vendre eux-mêmes
des produits interdits dans les cantines, dont les boissons gazeuses
et des friandises, à leurs camarades à l'école,
développant un marché noir dans les écoles,
la COU attire également l'attention sur la présence
de plusieurs marchands ambulants dans l'enceinte ou aux abords
des écoles. Certes, les marchands ambulants ont toujours
opéré malgré les cantines scolaires, mais
là où le bât blesse, indique le président
de la COU, "c'est que nous sommes interdits de vendre
des produits que ces marchands n'hésitent pas à
présenter aux enfants."
Cette situation n'est pas normale, estime Bernard Betsy, d'autant
plus que, selon lui, les opérations du genre s'effectuent
souvent avec la complicité des enseignants ou maîtres
d'écoles. Il cite en exemple le cas d'une école
primaire à Lallmatie, où, selon ses informations,
les marchands ambulants offriraient des sommes d'argent aux enseignants
pour opérer aux abords de l'école. "Nous
allons signaler ce cas à l'ICAC", indique le président
de la COU, qui s'insurge que le ministère de la Santé
n'a jusqu'ici pris aucune décision pour sanctionner ces
marchands.
Les cantiniers rappellent par ailleurs qu'ils doivent annuellement
s'acquitter du Trade Licence Fee au même prix que les gérants
des tabagies. "Nous devons payer ces mêmes frais
alors nous ne travaillons que 165 jours par an contrairement aux
tabagies qui travaillent, elles, toute l'année et ce, toute
la journée", font-ils ressortir. Face à
leur situation qui devient précaire, selon eux, en raison
de la restriction de la liste des aliments autorisés à
la vente, ils demandent aux autorités de considérer
leur sort.
"Avant la mise en application des nouvelles mesures, nous
vendions 98 % de nos articles. Aujourd'hui, sur une liste de 16
produits, nous ne pouvons mettre en vente que 6 à 7 produits,
car d'autres ne sont pas disponibles sur le marché. Parmi
ces 7 produits, nous ne vendons pratiquement rien", expliquent
les cantiniers. Mais les frais de location demeurent les mêmes,
indiquent-ils, ajoutant que ces frais ne sont toutefois pas uniformes
dans toutes les écoles.
Dans cette optique, la COU compte demander au ministère
de l'Éducation d'uniformiser les frais et de considérer
une option gratuite pour les cantiniers des écoles ZEP.
La COU sollicitera également le ministère de l'Éducation
en ce qui concerne les infrastructures dont devraient se doter
les cantines scolaires pour mettre en vente les aliments chauds.
Pollution à Bambous-Virieux
La CTSP réclame l'embauche de Rodriguais plutôt
que de travailleurs étrangers
Les pêcheurs : "Kuma eski bann officiers fisheries
envi truv sacs si zot pas plongé?"
Un haut cadre du Fisheries Division du ministère de l'Agroindustrie,
nous a confirmé en fin de semaine que des officiers ont
été dépêchés à Bambous-Virieux
pour constater de visu la pollution alléguée par
des pêcheurs de la région. Rappellons que des pêcheurs
de la région ont, la semaine dernière, accusé
la Ferme Marine de Mahébourg de polluer le lagon en y jetant
des sacs vides de 20 kg. Ces sacs servent à conserver des
aliments pour poissons. Toutefois, selon nos informations les
officiers se sont contentés de chercher des sacs à
l'oeil nu sans pour autant plonger. Sollicité pour un commentaire,
un pêcheur indigné nous a déclaré :
"Bann sacs la ale pose enbas lor corail gingembre. Be
si zot pas plongé kuma zot pu trouvé? D'abord eski
zot inn amen enn peser ek zot?". Le haut cadre du Fisheries
Division nous a déclaré, pour sa part, qu'une autre
équipe, composée de plongeurs sera cette fois-ci
dépêchée sur les lieux pour un constat approfondi
de la situation.
60e anniversaire de la République indienne
Pratibha Patil insiste sur le maintien des valeurs indiennes
Le 60e anniversaire de la République indienne a été
célébré mardi au centre culturel Indira Gandhi
à Phoenix en présence des officiers de l'armée
indienne et des ressortissants indiens travaillant à Maurice.
Le haut commissaire de l'Inde, Madhusudan Ganapathi, a hissé
le drapeau indien et a ensuite lu le message de la présidente
de la République indienne, Pratibha Devisingh Patil.
La présidente indienne a lancé un appel aux citoyens
indiens pour le maintient des valeurs indiennes et les principes
démocratiques où chacun doit agir d'une manière
responsable pour favoriser l'harmonie et la tolérance qui
constituent les valeurs intrinsèques de la nation indienne.
La société indienne, a-t-elle poursuivi, "épouse
les grands principes de diversité des langues, de la religion
et de la culture pour créer l'unité dans la diversité.
L'Inde est le pays où les gens de différentes confessions
religieuses ont vécus en harmonie depuis des années
et il est nécessaire de maintenir la cohésion sociale".
Shrimati Devisingh Patil a aussi parlé de la nécessité
d'accorder plus de facilités aux pauvres, avant d'exprimer,
à la fin de la cérémonie, satisfaction d'avoir
constaté que les ressortissants indiens sont bien traités
à Maurice.
Religion
Le Thaipoosam Cavadee célébré hier
Le Thaipoosam Cavadee a été célébré
avec ferveur et dévotion hier par les Mauriciens de foi
tamoule. Les dévots de Port-Louis se sont dirigés
vers le temple Sockalingum Meenatchee Amen de la route Nicolay
pour des prières. Une importante déviation routière,
à cet effet, était en vigueur. Cette fête
met fin à dix jours de jeûne et a débuté
avec le Koddi Ettram (le lever du pavillon). Durant ces dix jours
de sacrifice, les fidèles se rendent tous les jours dans
les kovils pour assister à des prières dites en
honneur à Muruga et d'autres divinités.
Les dévots portant des cavadees colorés sur les
épaules se sont rendus en grand nombre, hier matin, au
bord de la rivière pour le bain sacré. Quelques
minutes avant que la procession ne quitte la rivière, les
dévots apportent leurs offrandes pour les mettre dans leur
sombous. L'offrande peut être du lait, jus de limon ou d'orange,
du lait caillé, du miel, etc. Les deux sombous sont attachés
aux extrémités du cavadee.
Une fois arrivé au Kovil, les dévots déposent
leur cavadees pour détacher les deux sombous qui continnent
l'offrande avant de se diriger vers le prêtre. Ce dernier
prend l'offrande et la verse sur le murthi pour le remettre aux
dévots. Ces derniers en boivent quelques gouttes pour purifier
leur corps et âme.
Selon le swami Govindarajen Palaniandy du kovil d'Ebène,
des offrandes sont offertes au dieu Muruga chaque jour durant
la cérémonie d'abhisegum. Ce rituel permet au dévot
de se débarrasser des énergies négatives
et des stress de la vie et apporte l'équilibre et la stabilité.
Ce rituel apaise le dévot et contribue à son bien-être
mental et spirituel. Il se sent transformé par l'amour
de Muruga, déclare le prêtre.
Malversations alléguées
Les forces vives de Dubreuil n'en démordent pas
Face à ce qu'elles estiment être "l'inaction"
du ministre des Finances de régler le problème
de malversations alléguées autour d'un projet du
Trust Fund for the Social Integration of Vulnerable Groups
au profit des démunis dans leur localité, les forces
vives de Dubreuil menées par M. Sooriadev Bhayraw n'en
démordent pas. Elles annoncent la tenue d'une nouvelle
conférence de presse pour mardi.
M. Bhayraw et ses amis ont, de nouveau, manifesté devant
l'Assemblée nationale durant la semaine. A cette occasion,
des personnes d'un autre village, en l'occurrence, Riambel, devait
aussi faire des allégations au sujet d'un autre projet
du Trust Fund en faveur de démunis dans leur village.
Notons que Sooriadev Bhayraw et ses amis disent ne pas avoir
abandonné l'idée de reprendre la grève de
la faim qu'ils avaient organisé il y a quelques temps au
Jardin de la Compagnie et qui avait pris fin, prématurément,
à la suite de l'intervention de la police.
Club Service
La Round Table Mauritius remet Rs 225 000 à l'école
complémentaire de Barkly
La Mauritius Round Table 3 a, mercredi 27 janvier, remis une somme
de Rs 225 000 à l'école complémentaire de
Barkly. Cette contribution se situe dans le cadre d'un engagement
pris par cette section du club service de venir en aide - à
hauteur de Rs 600 000 - à cette école pour couvrir
les frais de fonctionnement de ce dernier durant une période
de deux ans.
Le Round Table est une organisation internationale qui regroupe
plus de 40 000 jeunes professionnels dans le monde. Ses membres
ont comme objectifs les loisirs et le service communautaire. Chaque
pays membre compte plusieurs clubs opérant sous la bannière
d'une association nationale. Ainsi, dans l'île, l'association
nationale Round Table Mauritius réunit plus de 65 tableurs
répartis dans quatre clubs différents.
Le MRT3 a été particulièrement actif ces
derniers temps. Il a ainsi activement participé à
des projets comme la rénovation d'une maison d'accueil
au village des enfants SOS et les aides apportées pour
la reconstruction d'une école au Sri Lanka suivant le tsunami
qui avait ravagé ce pays, la création d'une bibliothèque
à Grande Rivière Sud-Est, un don de Rs 200 000 à
l'Association Alphabétisation de Fatima et le soutien à
la rénovation du centre Chrysalide.
Dans son uvre sociale, la table ronde mauricienne entend,
d'une manière générale, faire sien le credo
de Victor Hugo qui est "ouvrir une école, c'est
fermer une prison !" .
| ||||||||||||