Amour et provoc, érotisme et pub, luxe et misérabilisme,
poésie, vérité, impudeur, mensonge... Gainsbourg,
symbole d'un époque, ça a duré longtemps,
ça a donné des dizaines de chansons, des millions
de droits d'auteur, des larmes, des unes de magazines, des oeuvres
d'art et du gâchis, des disputes et de la tendresse, une
rupture et le début d'un mythe. C'est autour de tout cela
que Joann Sfar raconte aujourd'hui avec une histoire fantaisiste
dans "Gainsbourg (vie héroïque)".
Dans Gainsbourg, il y a tout. La poésie, l'humour, la provoc,
le désespoir, l'amour, le sexe, l'alcool... Gainsbourg,
c'est nous tous. Sans faux-nez, beau et laid à la fois.
Et puis, il y a le jazz, la java...naise, le reggae, le rock,
le funk... Du "Poinçonneur des Lilas" à
"Love on the Beat", il a tout compris. Personnalité
singulière de la culture française, Serge Gainsbourg
fut bien plus qu'un chanteur. Musicien, compositeur, poète,
écrivain, acteur, réalisateur, peintre, "l'homme
à la tête de chou" fut avant tout un immense
mélodiste et un auteur de génie qui savait manier
la langue française avec un talent très personnel.
Ce n'est donc pas dans les salles obscures qu'il faudra chercher
la biographie détaillée de Lucien Ginsburg, né
à Paris en 1928, mort dans la même ville soixante-deux
ans plus tard. Entre les deux, Joann Sfar a déployé
une histoire fantaisiste qui ne tient à la réalité
que par quelques points d'attache, très forts : les chansons
de Gainsbourg, l'image des femmes qu'il a trouvées sur
son chemin. Du "Poinçonneur des Lilas" à
"Love on the Beat", des compagnes de bohème à
Bambou, le réalisateur borne son labyrinthe de refrains
et de silhouettes connues.
Les cinéphiles, qui sont doués pour les langues,
se sont familiarisés avec le terme de "biopic",
venu du patois hollywoodien, contraction de "biographical
picture", film biographique. Joann Sfar, auteur de bandes
dessinées qui fait ses débuts de réalisateur
avec "Gainsbourg (vie héroïque)", explique
à qui veut l'entendre qu'il n'a pas voulu réaliser
un biopic. En ami du consommateur, il a assorti le nom de son
personnage principal d'une parenthèse qui indique que Serge
Gainsbourg sera traité en héros. Les lecteurs de
bande dessinée et de mythologie grecque savent que les
héros sont les enfants que font les dieux lorsqu'ils fraient
avec les humains.
Le chemin que parcourt Lucien devenu Serge dans l'espace et le
temps est, lui, affaire d'imagination. Des deux premiers tiers
de cette vie héroïque, Sfar fait un récit déconcertant
et captivant, qui réussit à faire croire, pour une
fois, que la bande dessinée et le cinéma ont des
choses à se dire. L'enfance sous l'Occupation, sous la
menace de l'extermination, la vie d'artiste - peintre, puis chanteur
-, les premières rencontres avec les grands du moment (Boris
Vian, Juliette Gréco) sont mises en scène comme
une succession de moments fragiles, irisés de souvenirs
fantasmés, traversés d'invraisemblances délibérées
(à moins que Gréco ait vraiment eu un chat doué
de parole).
En tenant fermement la réalité à distance,
Joann Sfar peut peindre le Gainsbourg qu'il aime, celui dans lequel
il se reconnaît. Pour mettre en scène la transition
entre l'identité assignée par les nazis au petit
garçon et l'identité de la vedette, le dessinateur
sort deux images de son carnet : une tête hideuse colle
aux basques du jeune Lucien ; quand il se décide à
devenir un célèbre Serge, un grand escogriffe, une
marionnette qui ressemble à Gainsbarre dessiné par
Sfar, figure le génie - plutôt mauvais - du chanteur.
L'audace dont témoignent ces créatures exorbitantes
et du réalisme et des effets spéciaux fait plaisir
à voir. Surtout parce que ces transgressions sonnent juste.
Ces fantaisies dans le récit s'incarnent dans une distribution
presque toujours judicieuse. Philippe Katerine en Boris Vian,
Sara Forestier en France Gall (la chanteuse n'est pas très
bien traitée, mais la séquence est à hurler
de rire) ne ressemblent pas à leurs modèles et trouvent
sans peine leur place dans ce rêve éveillé.
Brigitte Bardot finit comme doivent finir toutes les "shikse"
qui essaient de prendre un fils à leur mère, assise
dans le salon, face à Mme Ginsburg, et Laetitia Casta est
impeccable d'humilité et de malice à ce moment-là.
Et puis, Eric Elmosnino (qui pousse assez loin le mimétisme)
fait vibrer toutes les cordes de ce jeune homme qui suscite la
passion sans jamais s'y laisser succomber.
Si le film s'était arrêté là, ou un
peu plus tard, le programme du titre aurait été
respecté à la lettre. Hélas, le temps qui
passe semble avoir pesé sur les épaules de Joann
Sfar et les vingt dernières années de la vie du
chanteur sont moins bien traitées que sa jeunesse. Le film
aligne alors les anecdotes, met littéralement en scène
des épisodes connus (dont l'affrontement avec les associations
d'anciens combattants qui protestaient contre la mise au pas du
reggae de La Marseillaise) et surtout se montre d'une grande gaucherie
lorsqu'il lui faut parler des aspects les moins sympathiques de
la vie du chanteur.
On pourra invoquer le poids du regard des survivants - la famille,
les amis, les fans, la difficulté d'Eric Elmosnino à
susciter l'antipathie ou tout bêtement l'heureuse disposition
de Joann Sfar face au monde. Reste que le spectacle de l'autodestruction
de Serge Gainsbourg est filmé par fragments si pudiques
qu'on pourrait presque les trouver pudibonds.
Rencontre
Vassen Kauppaymuthoo
Surveillance et sensibilisation aux risques volcaniques
Il est nécessaire de se mettre en garde contre les risques
volcaniques dès à présent car les signes
avant-coureurs et les phénomènes d'acidification
des nappes d'eau souterraines semblent intiment liés à
une cause souterraine, donc magmatique/volcanique. L'océanographe
Vassen Kauppaymuthoo déclare qu'il a noté un certain
nombre de faits depuis octobre 2008 d'où l'émergence
de projets concernant l'éducation sur les risques volcaniques.
Il répond à nos questions sur les niveaux d'activités
volcaniques à Maurice.
- A la lumière de vos recherches sur l'acidification
de l'eau à Maurice, sommes-nous en train de faire face
à une pollution de l'aquifère à grande vitesse
ou serait-ce un phénomène lié aux bouleversements
climatiques actuels ?
V.K : Tout a commencé alors que j'examinais les résultats
d'une analyse d'eau souterraine prélevée près
de Grand-Bassin. Tous les paramètres étaient normaux,
sauf un : le pH qui était de l'ordre de 6. En regardant
les données précédentes, on note que le pH
est même descendu jusqu'à 5.5 dans le passé
alors que les normes en vigueur pour l'eau potable sont de 6.5
à 8.5.
Le pH ou " Potentiel Hydrogène " est une mesure
chimique de l'acidité ou de la basicité d'une solution,
et plus le pH est bas, plus l'eau est acide, et inversement, plus
le pH est haut, plus l'eau est basique. Ainsi, dans un milieux
aqueux, on considère qu'une solution avec un pH inférieur
à 7 est acide, avec un pH supérieur à 7 est
basique et avec un pH égal ou proche de 7 est neutre.
En regardant les données des divers forages à travers
l'île, j'ai noté un phénomène intéressant
: le pH de l'eau prélevée dans un groupe de forages
a commencé à baisser et l'eau à devenir acide
depuis les trois dernières années.
En regardant plus précisément la localisation des
forages en question sur une carte, on se rend compte qu'ils sont
tous plus ou moins proches des cratères de Piton du Milieu,
Curepipe Point, Trou-aux-Cerfs, Trou Kanaka et Bois-Chéri,
Grand-Bassin (qui est un cratère volcanique récent)
! Tous ces cratères se sont formés durant la dernière
période éruptive de l'île, soit entre 700
000 et seulement 25 000 ans de cela, ce qui est extrêmement
récent à l'échelle géologique. En
effet, si on considère que Maurice a 10 millions d'années
d'existence, et qu'on ramenait cela à une échelle
d'une journée de 24 heures qui se terminerait à
minuit, cela signifierait que le dernier volcan, le Trou-aux-Cerfs,
qui a cessé d'être actif il y a 25 000 ans, ne se
serait éteint que 3 minutes avant minuit ! C'est pour dire
comme nous sommes installés sur un volcan fraîchement
endormi !
- Est-ce que les phénomènes d'acidification de
l'eau seraient liés à une activité volcanique
souterraine ?
Quand on regarde de près les premières indications
d'un regain d'activité volcanique, on remarque le plus
souvent des émissions de vapeur d'eau et de gaz tels du
dioxyde de carbone, du dioxyde de soufre, du sulfide d'hydrogène,
du chlorure d'hydrogène et du fluorure d'hydrogène
de même que certains composés organiques et des chlorides
métalliques. Tous ces gaz sont des gaz acides causant une
acidification du milieu et des nappes phréatiques qui sont
les premières affectées par la dissolution des gaz
volcaniques issus d'un regain d'activité magmatique souterrain.
Après des recherches approfondies, on a trouvé que
le gaz carbonique, qui, se mélangeant à l'eau souterraine
sous nos pieds, se dissout en formant de l'acide carbonique.
Fait du hasard ou confirmation, on a entendu dire que les anguilles
de Grand-Bassin (qui ne l'oublions pas est un cratère volcanique
issu des éruptions les plus récentes) qui sont généralement
des animaux aquatiques très résistants à
différents polluants et aux variations de la qualité
de l'eau sont en train de mourir depuis environ deux semaines.
Est-ce parce que des gaz volcaniques seraient en train de remonter
du fond de la terre et de se dissoudre dans le lac sacré
? Voilà pourquoi je tire la sonnette d'alarme.
Notre région est-elle également sujette à
des tremblements de terre ?
En effet, le United States Geological Survey (USGS) a déjà
répertorié des séismes pouvant aller jusqu'à
une Magnitude de 8 autour des dorsales océaniques, ce qui
place notre région (et surtout Rodrigues qui en est plus
proche) comme étant sujette à des séismes
importants.
L'USGS précise bien, malgré le fait que certains
scientifiques locaux rassurent à tout va à tout
vient et donnent la "garantie" que rien n'arrivera,
que la probabilité d'avoir un tremblement de terre à
n'importe quel endroit du globe est de 100%. Alors, j'ai du mal
à comprendre quand certains scientifiques s'obstinent à
"garantir" que cela n'arrivera jamais à Maurice
et à Rodrigues, et ce, malgré la secousse ressentie
à Rodrigues en décembre 2009. Il y a des choses
qui se passent en profondeur, et il faut être à l'écoute
de la terre et se préparer, car vu le type de constructions
en béton à Maurice et à Rodrigues, un séisme
de Magnitude 6.5 causerait des dégâts très
importants comme ce qui s'est passé à Haïti.
Quand on regarde du côté des séismes ressentis
dans la région, j'avais averti la population le 12 octobre
2009 qu'il pouvait y avoir des séismes plus proche de Rodrigues
suite au séisme de magnitude 6 qui a eu lieu le 12.10.2009
à 7h15 à 436 km au Nord-Est de Rodrigues, mes prévisions
se sont avérées justes avec le séisme du
2 décembre 2010 à 8h20 du matin, séisme de
Magnitude 5.3 qui a eu lieu à seulement 147 km au Sud-Est
de Rodrigues (pour ne pas dire Rodrigues elle-même), et
qui a été ressenti par la population.
Plus récemment, le 18 décembre 2009 à 11h30,
un séisme de Magnitude 5.8 a été ressenti
à 915 km a l'Est-Nord-Est de Port-Louis. Ces deux séismes
ne sont éloignés que d'une unité de Magnitude
Richter par rapport au séisme de Magnitude 7. D'ailleurs,
le sud de l'océan Indien a connu un séisme sous-marin
de Magnitude 6.9 en décembre 2009, alors pourquoi pas Rodrigues
et Maurice ?
Ce sont ces phénomènes qui vous ont poussé
à apporter votre expertise et à mettre en place
des projets quant aux risques volcaniques ?
Ce qui est sûr, c'est qu'il est en train de se passer quelque
chose en profondeur sous nos pieds. C'est pourquoi j'ai décidé
de mettre en place un groupe d'experts et de scientifiques de
tous bords, Mauriciens et étrangers, afin d'attaquer le
problème en profondeur et de faire les tests nécessaires.
Je lance un appel à toutes les personnes ayant des connaissances
scientifiques - géologues, biologistes, géomorphologues
et autres personnes - de me contacter en indiquant clairement
leurs compétences et dans quelle mesure elles pourraient
nous aider : HYPERLINK "mailto:delphinium@intnet.mu"
delphinium@intnet.mu. Les membres de ce groupe seront désignés
prochainement. Nous demandons le support des autorités
et leur collaboration, surtout de la part du National Cyclone
and Other Disaster Committee ainsi que la mise à disposition
des données et équipements d'analyses qui sont disponibles
dans les diverses organisations gouvernementales et privées
afin d'avoir un groupe de travail scientifique qui produira un
rapport scientifique détaillé de la situation avec
des données et des arguments irréfutables. Une fois
le groupe constitué, nous comptons produire et soumettre
au public un premier rapport dans le mois qui suit avec une compilation
des premières évidences afin de confirmer ou d'écarter
définitivement les hypothèses qui se présentent
à nous. C'est un problème qui demande toute notre
attention et tout le sérieux nécessaire.
Objets insolites
Les trésors de Hassen Coowar
Hassen Coowar se qualifie lui-même comme un chercheur d'objets
rares. Ce Curepipien de 55 ans a passé toute sa vie à
la recherche de trésors dont il agrémente ensuite
son cadre familier. Dans une vieille maison dont, à première
vue, et par son aspect, on est presque tenté de dire abandonnée,
s'y trouvent de vieilles radios, des gramophones, des bicyclettes
anciennes, d'instruments de musique qui datent du début
du siècle dernier... Ainsi de pièce en pièce,
c'est un voyage dans le temps qui s'offre au visiteur. La moisson
de toute une vie de recherche s'intègre tout naturellement
à son intérieur. Petite visite dans l'antre du collectionneur.
Tourner le bouton des stations et capter les émetteurs.
Pur bonheur pour Hassen Coowar. Ce grand passionné de brocantes
possède une collection de vieilles radios en parfait état
de fonctionnement - certaines de la marque Nordmende, marque prestigieuse
en son temps. Dans une vieille maison, ces radios se remettent
à vivre parmi de nombreux autres objets de collection entassés
dans les six pièces du logement.
Chacun de ces "transistors" rend un son d'antan : sifflements
et grésillements donnent l'impression d'un retour dans
le passé. De même pour l'ensemble de tourne-disques
et de gramophones. Cette passion qu'il cultive depuis l'âge
de 20 ans a fait que Hassen Coowar possède, aujourd'hui,
une remarquable collection de disques, environ 2500 (33 tours,
45 tours, 78 tours confondus). Par le truchement de ces appareils
d'un autre temps, ce Curepipien fait revivre une époque
révolue, époque où la télé
était loin d'être la reine des soirées.
Pleine à craquer
De l'extérieur, rien ne laisse deviner que cette maison
qui se situe à la rue Frédéric Bonnefin,
Forest-side, est pleine à craquer de ce que les collectionneurs
considèrent comme des trésors. Hassen Coowar et
sa famille y ont vécu de nombreuses années avant
d'emménager ailleurs, à Curepipe, il y a quatre
ans afin de céder toute la place à ses objets de
brocante qu'il ne pouvait plus entasser dans une seule pièce.
Aujourd'hui, la maison semble plus près de l'effondrement
avec sa façade délabrée, décolorée
et d'un blanc délavé. La porte d'entrée à
peine franchie, l'odeur de moisissure vous prend à la gorge.
Un piano de la marque française Pleyel, vieux de 100 ans,
trouve sa place dans ce qui était il y a quatre ans, sa
salle à manger aux côtés d'appareils et autres
objets aussi divers que rares.
Ce sympathique père de cinq enfants possède une
collection d'objets des plus inattendus. Ainsi, on découvre-t-on
des anciens fers à repasser, ceux dont nos aïeux en
faisaient usage et dont le poids variait entre 5 à 10 kg.
Celles-ci étaient déposées sur le feu afin
d'être chauffées. On y trouve aussi toute une collection
de balances de différentes dimensions, mais aussi des porte-clé
de divers poids et formes. Plus loin, une bibliothèque
de vieux bouquins, aux rayons de laquelle des livres d'histoire
de Maurice, de jurisprudence, etc. A l'ère du téléphone
portable, rien n'est plus étrange que ces anciens téléphones
qui s'offrent à votre curiosité. L'un d'eux a été
conçu en 1911 avec le récepteur à gauche,
le microphone en haut et le cadran d'appel en bas! Quant à
la collection numismate et philatélique, elle fera le bonheur
des amateurs.
Passionné d'insolites
Hassen Coowar écume les brocantes et dès que l'aspect
d'un objet le frappe par son ancienneté autant que par
sa bizarrerie, il l'imagine aussitôt déjà
dans la maison où il a vécu pendant une vingtaine
d'année jusqu'à 2006 et qu'il continue de louer
pour conserver ses collections. Ainsi, compte-t-il de grandes
collections d'objets divers les plus insolites répartis
dans les six pièces de sa maison. C'est ainsi qu'il s'est
constitué, au fil des ans, une véritable caverne
d'Ali Baba. "Pendant des années, je me précipitais
chez des commerçants ou lors de ventes à l'encan
pour dénicher toutes sortes d'objets", dit-il.
Depuis quelque temps, ce chineur de tout objet, âgé
de 57 ans, a cessé d'acheter. Sa décision est définitive:
mettre en vente tout ce qui constitue sa collection. "C'est
dûr de se détacher des choses qu'on a conservées
toute sa vie avec amour, mais il n'y a personne pour prendre la
relève et je me fais vieux", regrette-t-il. Ainsi
se disperseront au gré des ventes tant d'objets qui font
voyager dans le temps.
Malcolm de Chazal Trust Fund
Robert Furlong, nouveau président
Le chercheur indépendant et ancien fonctionnaire auprès
de l'Agence française de la francophonie est pressenti
pour être le nouveau président du Malcolm de Chazal
Trust Fund. Une décision qui doit être approuvée
par le Conseil des ministres. La Fondation, qui a pour objectif
de préserver les travaux de Malcolm de Chazal (peintures,
livres et autres documents) et l'héritage culturel de Maurice
n'a pas connu de président plus de quatre ans. Robert Furlong,
spécialiste de Chazal depuis ses premiers textes jusqu'aux
récents travaux, aura pour tâche de donner son envol
au Malcolm de Chazal Trust Fund. Il faut savoir que la
Fondation fonctionne sans comité depuis août 2005,
date à laquelle les membres du comité ont été
révoqués avec effet immédiat. La Fondation
de Chazal, depuis sa création rue du Vieux Conseil à
Port-Louis, a transité dans un bâtiment à
l'ancienne prison. Robert Furlong s'attend à ce que Le
Malcolm de Chazal Trust Fund soit relancé sur les
bases acquises.
IRS- Villas Valriche
Des villas de luxe au coeur de la nature
Imaginez des villas cinq étoiles au coeur de la nature
luxuriante du sud-ouest de l'île Maurice. Nichées
entre des collines et un lagon couleur bleu ciel, les Villas Valriche
offrent une vue spectaculaire et sont dotées d'une gamme
de service et de prestations uniques dont un accès privilégié
à un golf de 18 trous, à un Chateau du 19ème
siècle et aux facilités de deux hôtels de
luxe avoisinants: le Heritage Golf & Spa Resort & le Telfair
Golf & Spa Resort.
Les Villas Valriche s'adressent à une clientèle
découverte, active et sportive voulant vivre à la
mauricienne. En réservant une villa, un client a accès
simultanément à l'espace et l'intimité que
lui procure cette fromule d'hébergement (sans contraintes
horaires et de tenues vestimentaires habituellement associées
à un séjour hôtelier) et à la palette
de services proposés par les deux hôtels du groupe,
à savoir Heritage Le Telfair et Heritage Awali. A la suite
d'un accord signé entre Villas Valriche et Veranda Group
en avril 2009 pour la gestion du pool locatif des villas, Villas
Valriche Experience débutera ses opérations en avril
prochain et étendra sa période de "soft launch"
jusqu'en octobre de la même année, offrant des tarifs
de lancement exceptionnels. Une campagne de communication locale
et à l'international sera conjointement lancée dès
ce mois de mars. Les Mauriciens se verront dès lors proposer
des formules "week-end découvertes" très
attractives pour la période de lancement.
Quatre styles de villas
Toutes les villas disposent d'une piscine à débordement,
d'une grande véranda, de chambres climatisées, d'une
cuisine entièrement équipée, d'un coin barbecue,
de dispositifs de communication de pointe mais aussi d'un ensemble
de services et de prestations dignes des meilleurs établissements
hôteliers. Les vilals proposées consistent en deux
chambres à coucher (superficie totale de 250 m2) à
trois ou quatre chambres à coucher (superficie totale 400
m2). Villas de syle véranda est une villa individuelle
dans le style "plantation" offrant un espace de vie
intérieur et extérieur confortable, des terrasses
surélevées et une piscine à débordement.
Villas de style terrasse est une villa individuelle de style "plantation"
offrant un espace de vie confortable ouvert sur l'extérieur
et donnant sur une généreuse terrasse abritée
et une piscine à débordement - 2, 3 ou 4 chambres
à coucher avec option plein ou à étage. Villas
de style village est une villa individuelle offrant un espace
de vie agréable avec un grand patio et une piscine à
débordement 2 à 3 chambres à coucher. Et
enfin la villa patio qui est une villa individuelle de style "plantation"
disposée autour d'un grand patio et d'une piscine à
débordement 3 chambres à 4 chambres d'option ou
à étage.
Les villas Valriche compteront 288 villas aux termes du projet,
d'ici 2013. La phase 1 comprend 133 villas dont la quasi totalité
a été vendue majoritairement aux sud africains et
dont 26 seront livrées dès avril. Les villas de
la phase 2 seront construites par groupe de 15, au fur et à
mesure des commandes des clients, pour être achevées
12 à 18 mois plus tard. Il est à noter que les villas
s'élèvent entre US $ 1 à 3 millions.
Dans le cadre du 175e anniversaire de l'abolition de l'esclavage
Dévoilement d'une sculpture en pierre du Mozambique
et spectacle culturel
L'ancien président mozambicain, Joaquin Chissano, l'invité
d'honneur des célébrations marquant le 175e anniversaire
de l'abolition de l'esclavage est attendu à Maurice demain.
Il quitte le pays mercredi.
Le Mozambique a joué un rôle important dans l'histoire
du peuplement de Maurice car ils ont été nombreux
les esclaves Mozambicains à quitter l'Afrique pour travailler
dans les champs à Maurice. Depuis le 6 juillet 2008, Le
Morne a été classé patrimoine mondial par
l'Unesco.
C'est pour rappeler les tribulations des esclaves marrons que
Le Morne est devenu aujourd'hui un haut lieu de mémoire
et pour rendre hommage à ces esclaves qui ont grandement
aidé à la construction de l'île Maurice d'aujourd'hui,
le 1er février a été décrété
congé public.
Diverses activités sont prévues au Morne dans le
cadre de cette commémoration a annoncé, jeudi, le
ministre de l'Education, Vasant Bunwaree. Un dépôt
de gerbes est prévu demain matin à Pointe Canon,
Mahebourg sur le monument de esclaves. Le programme officiel au
Morne débute à 14h en présence du Premier
Ministre, Navin Ramgoolam et d'autres personnalités politiques.
Le public pourra aussi assister à un spectacle haut en
couleurs présenté par Stéphane Bongarçon,
spectacle qui a été primé en 2009 aux Jeux
de la Francophonie au Hiban. D'autres artistes locaux seront sur
scène ainsi qu'une troupe de danseurs du Sénégal.
Le spectacle durera jusqu'à 18h et le transport sera gratuit.
Les organisateurs s'attendent à une foule de plus de 20
000 personnes.
Le clou de cette manifestation sera la cérémonie
de dévoilement d'une sculpture en pierre du Mozambique.
Cette initiative s'inscrit dans le projet Route des Esclaves de
l'Unesco. Deux sculptures en pierres avaient été
dévoilées l'année dernière. Cette
cérémonie sera précédée d'un
dépôt de gerbes au monument de la route de l'Esclave.
Par ailleurs, l'association socioculturelle Rastafari dirigée
par José Rose organise une nuit de prières en hommage
aux descendants d'esclaves ce soir et demain à Trou Chanille.
Un dépôt de gerbes et une journée de réflexion
sont également prévus.
Bicentenaire de la bataille du Vieux Grand Port
Les préparatifs vont bon train
La célébration du bicentenaire de la bataille du
Vieux Grand Port, point d'ancrage incontournable sur la route
des Indes aux XIXe siècle aura lieu de mai à août.
Le ministère de l'Education organise une reconstitution
du village historique du Vieux Grand Port pour commémorer
le bicentenaire de la bataille navale avec des numéros
sons et lumière, des projections de films, une exposition,
des publications spectacles culturels par des artistes locaux
et internationaux.
Le village historique sera une reproduction du Vieux Grand Port
de 1810, année qui vit la fin de l'ère française
et le début de celle des anglais. Des constructions en
bois et des camps militaires nous feront revivre cette époque.
Le village historique comprendra un musée de conchyliologie,
un musée de masques, une ancienne distillerie d'huiles
essentielles, un fumoir, une boutique d'apothicaire, une ancienne
bungalow.
Le ministère du Tourisme veut aller très vite avec
ce projet et les organisateurs veulent que tout soit prêt
avant mai.
Le public aura aussi l'occasion d'admirer des broderies et des
maquettes de bateaux ayant participé au bataille de 1810.
Une reconstitution de la corvette Le Revenant, ayant appartenu
à Robert Surcouf, sera aussi entreprise.
Du nouveau chez IMC
La Hyundai i 20 présentée comme la "quintessence
de la citadine moderne"
Le concessionnaire de la marque Hyundai à Maurice,
la International Motor Company (IMC), a lancé un tout nouveau
modèle, la i 20, présentée comme "la
quintessence de la citadine moderne". C'était
jeudi à son showroom à Pailles.
Les représentants de la marque ont beaucoup insisté
sur le "style et la polyvalence" de même
que "l'étonnante habitabilité intérieure"
de ce nouveau modèle. Également mise en exergue,
sa performance et son économie d'utilisation.
Selon le concessionnaire "la consommation moyenne est
de 6 à 7 litres suivant le mode de conduite. Toutes les
motorisations essence sont hautement sophistiquées et utilisent
les dernières technologies disponibles pour combiner performances
et faibles niveaux de consommation, de rejets polluants et de
bruit".
Les accessoires que l'on peut retrouver sur la i 20 sont comme
suit : volant assisté, climatisation, 4 vitres électriques,
blocage central, radio/CD MP3, auxiliaire IPOD et port USB, essuie-glace
arrière, rétroviseurs électriques, boîte
réfrigérée, cache-bagage, ordinateur de bord,
airbag conducteur et freinage ABS.
La gamme i 20, qui se décline en huit versions et qui offre
un choix de 10 coloris, devrait se vendre à Rs 625 000
sur route, moins les assurances.
L'étrange panne du Soleil
Le Soleil sort lentement d'une longue léthargie comme il
n'en avait pas connu depuis 1913. Ce repos inexpliqué est-il
la cause d'un climat plus froid et perturbé ? Les scientifiques
restent partagés.
Alors que l'Europe grelotte, astronomes, climatologues et autres
géophysiciens calculent et recalculent sans cesse. Pendant
deux ans, le Soleil a affiché un calme inquiétant.
Les experts cherchent à comprendre pourquoi il est resté
dans un " minimum profond " aussi longtemps et à
savoir si cette léthargie a des conséquences directes
sur la Terre.
De telles périodes de repos ne sont pas inhabituelles.
"Elles reviennent suivant un cycle bien connu, en moyenne
tous les onze ans. Le Soleil donne alors l'impression de s'être
assagi, puis les éruptions à sa surface reprennent
et il projette à nouveau de grandes quantités de
matière dans l'espace", explique le planétologue
Jean-Loup Bertaux.
Mais cette fois, rien. Pendant 266 jours, notre étoile
s'est même offert le luxe de rester vierge de taches noires,
signe de reconnaissance d'une reprise d'activité. Du jamais-vu
depuis le début du XXe siècle !
A l'automne, quelques soubresauts ont laissé croire à
l'Agence spatiale américaine (Nasa) que notre astre avait
décidé de sortir de sa torpeur. Fausse alerte :
il s'est rendormi aussitôt. D'éminents spécialistes
se sont alors alarmés : et si l'étoile, sans laquelle
toute survie nous est impossible, ne retrouvait pas son intensité
habituelle ?
David Hathaway, du Marshall Space Flight Center de la Nasa, s'est
inquiété d'une diminution du rayonnement depuis
le dernier minimum d'activité, en 1996, et de graves perturbations
du vent solaire. "Nous sommes à peu près sûrs
que le prochain maximum d'activité solaire sera nettement
plus faible que le précédent", ajoute Jean-Loup
Bertaux.
De leur côté, des climatologues ont constaté
un ralentissement du réchauffement climatique et les météorologues
enregistrent des records de mauvais temps en période hivernale.
C'est le cas en ce moment sur l'Europe. Ce le fut il y a quelques
semaines en Chine et l'année dernière au Moyen-Orient
et en Amérique du Sud...
L'idée que la Terre pourrait entrer dans une mini-période
glacière fait son chemin. D'autant qu'un tel phénomène
n'est pas sans précédent. "Le Soleil a eu un
minimum d'activité similaire très prolongé
entre 1912 et 1913, explique Guillaume Aulanier, astronome au
laboratoire d'Etudes spatiales et d'instrumentation en astrophysique
(Lesia). En remontant encore dans le temps, c'est arrivé
sous Louis XIV, pendant près de soixante ans. Ce cycle
est connu des astronomes sous le nom de minimum de Maunder et
du grand public comme la "petite période glacière".
Il fit alors extrêmement froid en Europe et en Amérique
du Nord, ce qui laisse penser à certains chercheurs que
les fluctuations de l'activité du Soleil influencent le
climat."
Sur cette question, la communauté scientifique reste divisée.
Pour le Groupement d'experts intergouvernemental sur l'évolution
du climat (Giec), les variations de l'activité solaire
n'ont pas de conséquences sur l'équilibre de notre
planète. "Une chose est sûre, la variation de
luminosité totale du Soleil est extrêmement faible.
Elle ne suffit pas, à elle seule, pour expliquer les grandes
différences de température qu'on pourrait avoir
actuellement ou qu'on a constatées pendant le minimum de
Maunder. Des questions d'orbite, de perturbations par Jupiter
ou les rayons cosmiques peuvent jouer. On sait aussi que les hautes
couches de l'atmosphère sont très sensibles aux
variations des ultraviolets et des rayons X. Autant d'objets de
recherche sur lesquels nous sommes encore incapables de trancher."
Quant à savoir si le Soleil commence un nouveau cycle d'activité,
rares sont ceux qui s'aventurent à un pronostic après
la fausse alerte de septembre dernier. Pourtant, des taches noires
plus importantes et plus régulières commencent à
assombrir sa surface. Quelques petites éruptions - équivalentes,
tout de même, à plusieurs fois la taille de la Terre
- ont été constatées. L'activité est
modérée, mais l'étoile de notre système
semble avoir décidé de se remettre au boulot. Pour
retirer les moufles et les cachemires, un conseil : il faut attendre
un peu.
SurtitreDécouvertes archéologiques
Les grandes richesses de la Chine
En réalisant jusqu'au 28 février une exposition
photographique intitulée "Les 100 découvertes
archéologiques majeures de la Chine au XXème siècle"
au Musée d'histoire naturelle à Port-Louis, le Centre
Culturel Chinois et le Conseil d'administration des Musées
de Maurice offrent aux visiteurs l'occasion d'approcher de près
des merveilles de la fabuleuse découverte archéologique
chinoise sur les sites de la période de l'âge paléolithique
et apprécier les splendeurs de la vieille civilisation
chinoise à travers des images vivantes.
Fossiles humaines, objets rituels, récipients en terre
cuite, fragments de poterie... Les fouilles qui revêtent
d'immenses valeurs pour les recherches scientifiques et qui occupent
une place très importante dans l'histoire archéologique
de Chine, y ont été entrprises depuis le début
des années 1900 et se poursuivent toujours.
Les fouilles effectuées en 1989 dans le tombeau de Xin'gan
(environ 12e siècle avant J.-C) de l'époque des
Shang, ont révélé les aspects de la civilisation
de bronze et le système d'enterrement des nobles dans la
vallée du Fleuve Yangtsé.
La capitale du début de la Dynastie des Shang, situé
à Yanshi, Province de Henan est une des nombreuses capitales
des dynasties des Xia et des Shang. La découverte a apporté
de nouvelles preuves sur la démarcation entre la culture
des Xia et la culture des Shang.
Une cinquantaine de photos qui constituent la première
partie de l'exposition sont présentées jusqu'au
12 février, l'autre moitié sera exposée du
13 au 28 février.
Santé
Une protéine du cerveau pourrait permettre de lutter
contre Alzheimer
Selon la dernière découverte du Pr Etienne Baulieu
et de son équipe (Inserm U788 "Stéroïdes,
neuroprotection et neurorégénération",
université Paris XI), une protéine, FKBP52, naturellement
présente dans le cerveau, pourrait bloquer la protéine
responsable de la maladie d'Alzheimer et d'autres démences.
Le chercheur français, l'un des auteurs d'une étude
publiée cette semaine aux États-Unis dans les Proceedings
of the National Academy of Sciences, estime que les recherches
en cours pourraient aboutir à un traitement.
La maladie d'Alzheimer se caractérise par deux types de
lésions : d'une part, des dépôts de plaques
de protéines bêta-amyloïdes autour des neurones
; d'autre part, l'accumulation de protéines Tau dans les
cellules nerveuses. L'amas anormal du Tau dans le cerveau, sous
forme de "buissons", perturbe le fonctionnement
des cellules neuronales, favorisant le développement de
la maladie d'Alzheimer, mais aussi de plusieurs autres formes
de maladies neurodégénératives. C'est ainsi
sur la protéine que portent les travaux du Pr Baulieu.
Son équipe et lui viennent en effet de caractériser
l'interaction entre cette protéine Tau et une autre protéine
naturellement très abondante dans le cerveau et appelée
FKBP52. "On sait depuis des années que la protéine
pathologique Tau a un rôle majeur dans les démences,
dont Alzheimer. Elle entraîne la dégradation des
cellules et altère le fonctionnement des connexions nerveuses",
explique le Pr Baulieu. "Nous nous sommes rendu compte
qu'une autre protéine, FKBP52, naturellement présente
dans le cerveau, était en mesure de bloquer Tau",
indique-t-il. Les chercheurs ont démontré in vitro
que la protéine FKBP52 supprimait l'activité de
la protéine Tau. En clair, une forte expression de FKBP52
empêche l'accumulation de protéines Tau dans les
cellules nerveuses, assure le Pr Baulieu. "On a la cible,
Tau, on a l'arme, la FKBP52. Reste à trouver les munitions,
c'est-à-dire la molécule qui va nous permettre d'activer
la production de FKBP52", explique le père de
la pilule abortive RU486, ajoutant que "l'on peut imaginer
que nous arriverons à stopper l'évolution des symptômes".
Alors que les conclusions de ses recherches ont été
publiées dans les comptes rendus de l'Académie américaine
des sciences (PNAS), le Pr Baulieu "pense que d'ici deux
à trois ans, si nous continuons nos recherches, nous pourrons
mettre au point un traitement contre la maladie d'Alzheimer".
L'Alzheimer reste 'silencieuse' pendant 5à 15
ans avant l'apparition des premiers symptômes
Le double espoir : celui de pouvoir mesurer la quantité
de protéines FKBP52 chez les personnes pour évaluer
leur risque ultérieur de développer une maladie
d'Alzheimer (l'étude devrait bientôt commencer à
l'hôpital Charles Foix d'Ivry, en région parisienne)
et, surtout, celui de trouver des médicaments capables
de stimuler cette protéine anti-Tau. "Les laboratoires
ont déjà dans leurs tiroirs des molécules
ayant ce mode d'action, mais dont ils ne savaient que faire",
selon le Pr Baulieu. Néanmoins, un autre médicament
"anti-Tau", agissant de façon différente,
est actuellement expérimenté chez l'homme. Pour
le Pr Baulieu, la maladie d'Alzheimer pourrait également
être dépistée plus tôt. "FKBP52
est naturellement présente dans le corps et est capable
de bloquer la protéine Tau. On pense donc que les personnes
qui ont un faible taux de FKBP52 dans le sang pourraient avoir
plus de risques de développer la maladie d'Alzheimer",
explique-t-il. Si c'est avéré, alors on pourrait
diagnostiquer les malades très tôt, par une simple
prise de sang. Il faut savoir qu'Alzheimer reste 'silencieuse'
pendant cinq à quinze ans avant l'apparition des premiers
symptômes, conclut le Pr Baulieu.
L'hypertension favorise l'apparition de cas de démence
et d'Alzheimer
Pas seulement mauvaise pour le cur, l'hypertension artérielle
peut accroître l'apparition de cas de démence et
d'Alzheimer. Ce sont les conclusions d'une étude publiée
dans le Journal of Clinical Hypertension, suivant les travaux
du Dr. Lewis Kuller, de l'Université de Pittsburgh et de
ses collègues. Menés sur 1 424 femmes de 65 ans
et plus qui faisaient partie de l'étude Women's Health
Initiative Memory Study (WHIMS), ces travaux révèlent
que les cerveaux des patients souffrant d'hypertension - une tension
artérielle égale ou supérieure à 14/9
- présentent des lésions susceptibles de provoquer
ultérieurement la maladie d'Alzheimer et d'autres formes
de démence en augmentant les anomalies dans la matière
blanche du cerveau.
"C'est une maladie silencieuse du cerveau", explique
le Dr. Lewis Kuller. "Ça évolue avec le
temps et a de très graves conséquences",
ajoute-t-il. En effet, selon les recherches, ces lésions
affectent la substance blanche du cerveau qui, grâce à
son système de fibres nerveuses (axones), permet aux cellules
du cerveau de communiquer entre elles. Même une pression
artérielle légèrement élevée
peut provoquer des dégâts dans les petits vaisseaux
sanguins qui alimentent cette substance, interrompant les signaux,
indique l'étude. Ces lésions peuvent apparaître
à l'âge adulte, des dizaines d'années avant
que n'apparaissent les premiers troubles de la mémoire,
souligne l'article de presse. Si l'âge demeure le premier
facteur de risque dans la maladie d'Alzheimer et les autres formes
de démences affectant environ une personne sur huit de
plus de 65 ans aux États-Unis, d'autres facteurs interviennent.
En effet, depuis longtemps, les scientifiques ont noté
que les facteurs déclencheurs des maladies du cur
- hypertension artérielle, obésité, diabète-
semblent également augmenter les risques de démence.
Et des facteurs tels que l'hypertension, affaiblissant les artères,
pourraient également jouer dans l'évolution de la
maladie d'Alzheimer.
"Parmi les choses que nous pouvons prévenir et
qui amènent à une dégénérescence
cognitive chez les personnes âgées, l'hypertension
est en tête de liste", a déclaré
à l'Associated Press, le Dr. Walter Koroshetz, directeur
adjoint de l'Institut national des désordres neurologiques
et attaques cérébrales au NIH (Instituts nationaux
de la santé). Parmi les études les plus probantes
figure celle de l'Initiative pour la Santé des femmes
publiée le mois dernier par le Journal of Clinical Hypertension.
Des examens IRM, pratiqués sur quelque 1 400 femmes de
65 ans et plus atteintes d'hypertension pendant huit ans, ont
révélé que ces femmes présentaient
d'autant plus de lésions cérébrales que leur
pression artérielle était forte. Des résultats
similaires ont été constatés dans une étude
réalisée sur 9 83 personnes pendant 15 ans par l'université
Johns Hopkins et publiée récemment dans le magazine
Stroke. Les récentes recherches ont amené le NIH
à entamer, dans les prochains mois, une étude sur
7 500 patients âgés de 55 ans et plus souffrant d'hypertension.
L'étude vise à établir si un traitement consistant
à abaisser la tension au-dessous de 12 peut se révéler
bénéfique sans provoquer des effets secondaires
comme des chutes ou vertiges.
L'hypertension à elle seule ne condamne pas ceux qui
en souffrent
Si elle demeure la cause principale des attaques cardiaques, des
congestions cérébrales et des insuffisances rénales,
l'hypertension à elle seule ne condamne pas ceux qui en
souffrent à la démence. Par contre, font ressortir
les chercheurs, quand les deux sont liés, le traitement
contre l'hypertension offre quelques espoirs, bien que ses effets
n'aient pas été avérés dans l'ensemble
des études scientifiques. Alors que les cas de démence
se multiplient au rythme du vieillissement de la population, le
moindre effet positif généré par un meilleur
contrôle de la pression artérielle pourrait avoir
un large impact sur la santé publique, commente le Dr.
William Thies de l'Association Alzheimer. D'autres tentatives
pour prévenir la démence, tels que la suppression
des plaques d'amyloïdes dans le cerveau des patients atteints
d'Alzheimer, ont pour le moment échoué alors que
le contrôle de l'hypertension a peu d'effets secondaires,
remarque le Dr. Lewis Kuller. "En attendant le jour où
je pourrais vous dire comment vous débarrasser de vos plaques
d'amyloïdes dans le cerveau, faites attention à votre
pression artérielle", conseille-t-il.
Cuisines
Deux nouvelles créations rien que pour vous !
Cette semaine, rien que pour vous, le chef Ravi Kanhye du restaurant
Indigo de Belle-Mare Plage Hotel, a créé deux recettes.
Et pourtant, la Noël, les fêtes de fin d'année
c'est déjà du passé. Mais pour Cuisine
Sunlights, le jeune chef de 33 ans, a voulu innover. Dans
sa tête, les couleurs et les saveurs se bousculaient. Il
a d'abord sorti crayon et papier pour faire une esquisse de ses
recettes avant de se mettre aux fourneaux pour les réaliser.
Avec des produits du terroir, dont les brèdes songes, notre
chef du jour propose une cuisine élaborée où
le raffinement et l'exotisme se donnent rendez-vous sur l'assiette.
Et si vous suivez les étapes des préparations respectives
à la lettre, il n'y a aucune raison pour que vous ratiez
vos recettes. Sinon, cela vous dirait d'apprécier deux
plats étoilés, bien avant qu'ils ne figurent sur
la prochaine carte d'Indigo ? Alors, à vos tabliers
Noix de Saint-Jacques rôties,
songe glacé et thon en nori
(Pour 4 personnes)
Ingrédients. 12 noix de Saint-Jacques, 200 g de
thon frais, 2 feuilles de brick, 2 feuilles de nori, 150 g de
brèdes songes, 1 mangue, 1 oignon, 5g d'ail, 30 g de pomme
d'amour, 60 g de fumet de poisson, 2 g d'agar-agar, 2 blancs d'uf,
20 g de poivron rouge, 5 g de miel (neutre), 1 poivron jaune,
10 g de pâte de tamarin, 10 g de sucre, une pincée
de cumin en grains et 10 g d'ufs de saumon.
Préparation. Lavez les feuilles de songe. Enlevez
les fibres et émincez. Dans une casserole d'eau frémissante,
faites blanchir (1-2 minutes) les feuilles de songe. Puis, faites
les cuire avec l'oignon émincé, l'ail et la pomme
d'amour émondée et coupée en dés.
Épluchez et coupez la mangue en brunoise. Terminez la cuisson
des feuilles de songe en ajoutant la mangue. Incorporez le agar-agar
dans le fumet de poisson (réduction à base d'arêtes
et d'aromates). Aux premières ébullitions, incorporez
la purée de songe. Rectifiez l'assaisonnement. Réservez
au froid pour qu'elle se fige. Coupez le thon (en rondelles à
l'aide d'un emporte-pièce si possible). Entourez de feuilles
de nori et passez dans le blanc d'uf (légèrement
fouetté). Faites frire rapidement : 30 secondes, chaque
côté. Faites rôtir le poivron pour que la peau
se détache facilement. Épluchez et mixez avec le
miel. Réservez. Ajoutez un peu d'eau au tamarin et mélangez.
Ajoutez le sucre et laissez cuire à feu doux jusqu'à
l'obtention d'une texture sirupeuse. Terminez la cuisson avec
le cumin. Poêlez les noix de Saint-Jacques, dans un peu
d'huile. Enfournez quelques secondes pour finir la cuisson. Huilez
légèrement les feuilles de brick, découpez-les
feuilles (en rectangle ou selon votre choix). Enfournez jusqu'à
coloration.
Dressez votre plat. Disposez la gelée (tranchée)
de songe sur une feuille de brick. Recouvrez d'une feuille de
brick. Disposez les noix de Saint-Jacques sur la brick et décorez
avec des ufs de saumon. Servez avec le thon, le tamarin
et le coulis de poivron.
Notre avis. La gelée de songe est une véritable
et agréable découverte. Elle se marie parfaitement
avec le thon et la Saint-Jacques respectivement. Et que dire de
l'apport du tamarin, si ce n'est que cette pointe d'acidité
met en relief la fraîcheur et la saveur iodée des
produits. Quant aux ufs de saumon, il contribue au visuel.
En bouche
c'est une question de goût !
Queue de gambas à l'orange,
filet de poisson grillé sur son lit de fruits
(Pour 4 personnes)
Ingrédients. 4 queues de gambas, 250 g filet de
poisson, 2 pommes vertes, 180 g de carotte, 2 oranges, 60 g de
poire, 60 g de melon, 60 g de papaye, 60 g de mangue, 20 g de
câpres, 10 g d'oignon, du persil, une pincée de piment
sec haché, 10 g d'huile d'olive extra vierge et un filet
de vinaigre balsamique. Utilisez des fruits demi-mûres mais
fermes.
Préparation. Lavez, épluchez et épépinez
les pommes. Coupez les en cubes réguliers. Poêlez
avec un peu de beurre jusqu'à coloration. Déglacez
avec le vinaigre balsamique et laissez réduire. Réservez.
Faites cuire la carotte avec un peu de fumet de poisson (voir
dans la recette de Saint-Jacques). Mixez et assaisonnez. Coupez
les fruits, les câpres et l'oignon en brunoise. Mélangez
avec du persil haché, de l'huile d'olive et assaisonnez.
Pressez les oranges pour obtenir leur jus. Assaisonnez les gambas.
Faites les saisir dans l'huile d'olive et déglacez avec
le jus d'orange. Saupoudrez de zestes d'orange mixés (faites
sécher des zestes d'orange soit au soleil ou au four pendant
6 heures à 90°c. Mixez pour obtenir une poudre très
fine) et terminez la cuisson au four. Assaisonnez le filet de
poisson avec du sel et du poivre. Faites griller. Le filet doit
rester moelleux.
Dressez votre plat. Disposez le filet de poisson sur son
lit de fruits. Étalez d'un trait, la carotte et disposez-y
les cubes de pomme. Placez le gambas à la place de votre
choix.
Notre avis. Ce plat léger, gorgé de soleil
est un festival d'exotisme. Cela se ressent parfaitement en bouche.
Revue littéraire - Jan Maingard
Resserrer les liens avec la tradition villageoise
L'écriture prolifique en créole des auteurs
mauriciens s'est étendue à la revue l'Atelier
d'écriture de Barlen Pyamootoo. Dans le numéro
6, Jan Maingard nous livre une douzaine de textes sous le titre
: Komeraz dan vilaz. Il s'agit d'un itinéraire de
la mémoire collective et d'une volonté de resserrer
les liens avec la tradition villageoise. Berto kokin ti gato,
Fi Vié fi, Marlenn larenn miwar, Monik
bigoudi, Lizbi granmer Elmoutt, Voler sont autant
de textes qui s'enracinent dans la réalité locale.
Les personnages, les images de Jan Maingard s'allient à
des phrases énergiques en créole pour suggérer
un monde réel - le village - mosaïque de coutumes,
d'odeurs, de traditions, de mutations des êtres. La peinture
de cet univers est brute et cynique. Chaque histoire semble avoir
été recueillie par l'auteur/narrateur. L'intérêt
de chaque texte est enrichi par l'imagination fertilisante de
l'écrivain. Avec Jan Maingard, les lecteurs du créole
mauricien auront le plaisir de voir entrer dans la littérature
nationale un monde local souvent dénié, péjoré
: celui des coiffeuses, des servantes, des chauffeurs et autres
personnages atypiques, Marlenn larenn miwar, réplique
en créole du mythe de Narcisse. Au-delà de la mémoire
collective et la mémoire personnelle, il y a une volonté
de la part de l'auteur de répertorier les trésors
de la langue créole à Maurice. Le volume des phrases
en créole est saisissant. La graphie est parfois francisante
mais ce n'est pas la préoccupation majeure de l'auteur.
Vocables locaux, mots existants, tournures oubliées : les
textes de Maingard fonctionnent comme une anthologie du créole.
Le Kreol morisien acquiert de plus en plus un statut littéraire.
La technique consiste à faire connaître progressivement
au lecteur, l'histoire de chaque personnage : "Marlenn
enn madam maryé. So mari apel Piero, é Piero so
promié mari. Ziska li enn zen transink, Marlenn ti dir
li pou maryé pliss ki enn foi lakoz antié enn lavi
napa kapav servi enn mem model zom pou apiyé... Sa lépok-la,
pou Marlenn, en zom, sé espess enn papié klinek,
souyé krabouyé zété. Marlenn ti dékalré
kan mem bann-la dir li enn simitièr kabo, napa fer nanyen.
Pli vomié simitièr kabo ki batt lamok zako..."
La langue utilisée par Jan Maingard est le plus souvent
une langue orale : il emprunte à la langue parlée,
particulièrement en milieu rural, la vivacité de
sa phrase pour une mise en relief expressive. On assiste au mélange
des tons : langue poétique (Poezi maladi), langue
populaire. Jan Maingard invente une langue riche, qu'il agrémente
de son humour plein de charme. Il se fabrique une langue colorée,
crue et drôle dont la saveur relève autant de la
grivoiserie que de son amour pour son île, pour la femme.
L'originalité de Komeraz dan vilaz tient à
un projet d'écriture qui passe par le choix du kreol sans
se soucier de la question de la graphie (il n'y a visiblement
pas d'impératif de lisibilité pour le lecteur non
créolophone). L'auteur se laisse aller à un usage,
sans modération de vocables locaux dans l'ensemble de ses
récits. Dans un volume étonnant de phrases en créole,
les grossièretés sont admises. Jan Maingard ne semble
pas troublé par l'inconvenance aussi longtemps qu'il poursuit
un travail d'enrichissement lexical du créole. Avec Komeraz
dan vilaz, nous avons un véritable exemple de l'engagement
d'un auteur pour la valorisation du kreol morisien et la défense
de la culture locale.
Poésie
L'appel à poèmes a été lancé.
Les initiatives poétiques en faveur du peuple haïtien
se multiplient. Des paroles contre le désespoir. La scène
culturelle a un rôle à jouer dans le dialogue avec
le peuple haïtien. Vous pouvez participer en lisant.
Elégie pour Haïti
Il m'est venu des mots
du plus profond de mon chagrin
en perles de larmes
s'écoulant lentement, le long des rues de Haïti.
Toussaint Louverture n'est plus qu'un nom
mais il irrigue encore ma conscience d'homme libre
et je sais que je lui dois tout
et que la souffrance de son peuple est aussi la mienne.
dans les décombres hideux de l'Occident
j'ai vainement cherché un peu de réconfort
mais leurs hautes tours menacent de s'effondrer
pour mieux enterrer mes cris de colère.
Mais armé de ma solidarité
j'avance envers et contre tout
pour arriver jusqu'en terre d'Haïti,
la terre primale de la révolte noire.
Haïti blessée, parce que saignée à
blanc...
les mots peuvent donner un poème
un hurlement qui s'entendra au-delà
des murs d'indifférence.
Haïti, tu incarnes les temps à venir
annoncé par Celui qui sait tout
et tes enfants seront à la droite de son Père
j'en témoigne noir sur blanc !
Haïti,aussi loin que puisse être mon Port-Louis
je t'offre la terre sept couleurs de mon île
une terre d'accueil qui t'est promise en tout temps
et que jamais ne pourra renverser aucun tremblement !
Sedley Richard Assonne
A L'ANGE
SOUS LES DÉCOMBRES
Et ce cri qui me parvient
Silence
Atome d'espoir
Cette voix d'ange
qui perce les décombres
S'accrocher jusqu'à brûler
Voici
de mon île-point
une poignée de sel
Chaque cristal
de soleil allumé
Brûler jusqu'à clarté
les ténèbres dissipées
Tenir jusqu'à lumière
Tu es le sel de la terre
Le soleil sans frontières
Et ce cri qui des décombres
Silence
Voici
de mon cur-temple
la triple lumière
Chaque souffle
d'amour amplifié
d'or t'enveloppe
T'accompagner
jusqu'à la terre
des mille soleils.
Aux enfants de Haïti
Jeanne Gerval ARouff
Extraits choisis de Poezi maladi
"... Mo névé so lédoi inn foulé,
linn al dispansèr Triolé
Sef inn inporté dépi Bommbé, bann-la dir
so lizié blé.
Li louké li napa taté, li déklaré
lézo inn gagn baté
Sa enn maladi nek afirkin trapé, napa traka lédoi-la
pou
tonbé.
Miss infirmié bizin rié, mo névé
sa lapo kouler dilé
kayé.
Enn ti blan bien bien anglé, li né dan péi
Ekosé.
Kifééér ? Kifer, kifer, kifer ?
Landeernié lakoz enn ti piké moustik monn pran
taxi
monn al klinik.
Promié mo bizin montré mo frik, sinapa, avoy
moi manzé kouma spoutnik
Apré, asizé, ékout lamisik, mett réling,
atann sékréter
ispesifik.
Infirmié per dan mo labav mikrob inn fer nik, linn mett
enn max tini ar lastik.
Li souy mo deryèr ar koton anestésik, li fer
pikir titanik,
li kol so lastoplass plastik.
Pikir fer moi santé kouma pik pik, kui kui mo souflé
enn lamisik.
Mo latet inn sik, zot dir moi mo pé komik, monn oblizé
alé al boir dilodisik.
Ena klinik so bataz mazik, sitan sa prop, lor flor ou
kapav fer piknik.
Ena klinil so bataz politik, partou partou manifik, kadav
ousi fer zimnastik.
Réfrin :
Diss konprimé dokter donn moi
Pikir tonkin li pik moi.
Ki mo malad li pas dir moi
mé sink zour sik li pou kado moi.
Kifééér ? Kifer, kifer, kifer ? "
A l'affiche
Ishqiya
Tressant son scénario sur un triangle d'amour, le réalisateur
évoque l'univers de la mafia et la complexité de
l'âme face à l'amour. Le cinéaste éclaire
les tourments de ses deux héros dont la mort semble imminente.
Deux compères de la mafia trouvent un peu de réconfort
dans les bras de la veuve joyeuse, Vidya Balan. Naseeruddin Shah
incarne la solitude, le désarroi et le désenchantement
d'un homme qui voudrait sortir du monde du crime.
Arshad Warsi incarne, lui, la jeunesse en mal de sensations et
de luxe. Ishqiya, film à petit budget et sans prétention
décortique la vie, l'innocence, le désuvrement
et l'échec. Les tableaux sont fortement typés mais
on se prête au jeu de cette alternance. Ce film ne fera
pas long feu au box office mais mérite d'être vu,
rien que pour les beaux yeux de Vidya Balan.
Khalujan (Naseeruddin Shah) est un grand romantique. Il ne sait
pas trop comment il a pu s'adonner à la criminalité.
Doté d'un esprit vif et d'une grande agilité, il
est en son for intérieur un être sensible et tendre.
Il songe à une retraite paisible en son village natal.
La vie lui réserve toutefois quelques surprises.
Babban (Arshad Warsi), de son côté, n'a pas le même
tempérament que son oncle. Il affiche un caractère
impulsif et ne pense qu'aux plaisirs de la vie. Les femmes sont
pour lui, des objets sexuels. C'est un être cynique qui
deviendra doux lorsqu'il rencontre la veuve Krishna (Vidya Balan).
C'est cette rencontre qui posera problème car les deux
truands vont se déchirer pour cette femme fatale et mystérieuse.
Alors que Khalujan et Babban pensent chacun à séduire
la veuve, Mushtaq (Salman Shahid) veut leur faire la peau puisque
le duo l'a délaissé. Et puisque le monde de la mafia
est impitoyable, ils doivent se serrer les coudes pour échapper
aux griffes de Mushtaq.
Ciné-News