f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 31 janvier 2010



  Justice - Un frère condamné à dédommager sa soeur pour 3,7 millions de roupies
  À l'aéroport de Plaisance - Environ Rs 1 M d'héroïne découverte dans un colis postal
  Mortellement blessé par balle à l'usine Roma - Un avertissement sans frais aux voleurs mais...
  Nettoyage des hôpitaux - Graves allégations autour d'un juteux contrat
  À Flic-en-Flac - Enquête policière sur un présumé avortement clandestin
  Opération policière à Grand-Baie - Le "gang de l'est" ciblait les touristes
  Brèves policières


Justice

Un frère condamné à dédommager sa soeur pour 3,7 millions de roupies

La division commerciale de la Cour suprême (Commercial Court), instance judiciaire présidée par le juge Paul Lam Shang Leem, a condamné, le mercredi 20 janvier dernier, M. Marie Georges Alain Saverettiar, un homme d'affaires du sud, à dédommager sa soeur Nadia de la somme de 3.7 millions de roupies plus les intérêts au taux légal payable à partir du prononcé du jugement jusqu'à règlement final. Le condamné aura, de plus, à retourner immédiatement à la plaignante les clés d'un immeuble appartenait à celle-ci et qui, jusqu'à mai 2008, abritait le supermarché connu comme King Savers.

M. Alain Saverettiar a déposé une motion devant la cour, vendredi dernier, réclamant un nouveau procès. Il a demandé que le jugement soit suspendu en évoquant, entre autres, l'argument qu'il ne savait pas où se situait la Cour commerciale...

Il ressort de cette affaire, que le défendeur (l'homme d'affaires) ne s'est pas présenté devant le juge en deux occasions à l'appel de son nom et ce malgré des convocations légales que lui avait adressées l'avoué Manon Mardemootoo au nom de la plaignante.

Dans une mise en demeure, cette dernière avait soutenu que, à partir de 1996, soit après qu'elle se soit installée à La Réunion depuis une dizaine d'années, son frère avait fait un arrangement avec elle pour opérer un commerce dans un bâtiment lui appartenant. Ce bâtiment se trouve à la rue J. Narain Roy, à Mahébourg, et logeait le supermarché King Savers. Entre 1996 et 1997, elle dit être revenue à Maurice en quatre occasions et a travaillé dans le commerce, mais qu'elle s'est vite rendue compte que sa présence n'était pas appréciée et elle cessa donc d'y mettre les pieds.

Mme. Saverettiar a avancé que, par la suite, elle a dû, à plusieurs reprises, menacer son frère de le traîner en justice afin d'obtenir une rente et des indemnités contre l'utilisation de son bâtiment. Toujours selon la mise en demeure, ce n'est qu'à partir de l'an 2001 et ce après plusieurs lettres, que le défendeur a consenti à payer une somme qui, au 3 décembre 2006, a représenté 1.3 millions. Ensuite, son frère a fait d'autres paiements entre septembre et décembre 2008. Mais, entre-temps, depuis le mois de mai de la même année, il avait évacué le bâtiment en litige tout en négligeant d'en rendre les clés et d'indemniser pour l'utilisation qu'il en a faite (ndlr : depuis King Savers est devenu un hypermarché très fréquenté à Beau-Vallon)

Dans sa plainte, Mme Saverettiar avait estimé que le commerce de son frère a rapporté à ce celui-ci des bénéfices de 25.8 millions de roupies et que, elle-même, a enregistré des préjudices s'élevant à 21.2 millions de roupies sous forme de rentes, indemnités non reglées, de dégâts causés au bâtiment et, également, de parts non perçues durant les treize années que son frère a occupé son bâtiment soit comme entrepôt ou comme supermarché. La plaignante avait limité ses réclamations à 19 millions de roupies, mais le juge Lam Shang Leen les ont réduites à 3,7 millions.

L'affaire, toutefois, n'est pas terminée : dans sa motion déposée, avant-hier, pour que le jugement soit suspendu, M. Alain Saverettiar affirme qu'il n'avait jamais personnellement reçu des mains de l'huissier de justice une convocation pour comparaître en cour. Selon lui, le document (plaint in summons) avait été remis à un de ses employés, en son absence, le 8 janvier dernier, et ce n'est que la veille du procès, soit le 12 janvier, qu'il en a pris connaissance. Il prétend avoir alors contacté l'avoué de sa soeur pour lui suggérer un arrangement amical hors de la vue de la cour (out of court settlement). Toujours selon la motion de M. Alain Saverettiar, à la demande de l'avoué de la plaignante, il a écrit une lettre le 12 janvier même pour confirmer son souhait de cet arrangement amical. Le défendeur affirme s'être effectivement rendu en cour, le 13 janvier à la date fixé pour le procès. "Mais, n'étant pas familier avec les procédures judiciaires et comme c'était la première fois de ma vie que je mettais les pieds dans la Cour suprême, je ne pouvais pas savoir que le procès se déroulait devant la division commerciale de cette cour, laquelle division se trouve opposée au Supreme Court Building", soutient-il pour expliquer son absence devant le juge Lam Shang Leem.

M. Alain Saverettiar déclare que c'est le 21 janvier, en téléphonant à l'avoué de la partie adverse qu'il a appris que le jugement a été prononcé contre lui. "J'ai une bonne défense et je crois qu'il n'y a pas de case contre moi d'autant (i) qu'il n'y a jamais eu de contrat passé entre ma soeur et moi concernant le partage des bénéfices du commerce (ii) qu'elle a déjà perçu les rentes qui lui était dues et (iii) que je me serais opposé à sa plainte", dit-il dans sa motion .

M. Alain Saverettiar avance également comme point de défense pour contester le jugement de la Cour commerciale que c'est une compagnie, King Savers Limited, qui a occupé le bâtiment de sa soeur et que, selon lui, c'est cette compagnie qui aurait dû avoir fait l'objet de poursuite et non lui.

Affaire à suivre !


À l'aéroport de Plaisance

Environ Rs 1 M d'héroïne découverte dans un colis postal

Un colis postal en provenance de l'Inde, arrivé à Maurice le 16 janvier dernier, renfermait pratiquement pour Rs 1 million en héroïne. Les éléments de l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) ont ouvert une enquête à cet effet, mais n'ont pas été en mesure de mettre la main au collet de celui qui a commandé cette livraison de drogue.

C'est par le vol 190 de la South African Airways (SAA) que le colis est arrivé à Maurice le samedi 16 janvier dernier. L'ADSU avait eu vent de l'arrivée de deux colis suspects par ce vol. En présence d'officiers de la douane, les éléments de l'ADSU ont procédé à l'ouverture des deux colis suspects. L'un d'entre eux contenait une décoration de couleur jaune, enfermée dans une boîte en carton. Aucun produit illicite ne devait y être trouvé.

Dans le deuxième colis se trouvait une autre boîte en carton. Celle-ci renfermait d'autres décorations, de même que quatre name plates en plastique. Ceux-ci renfermaient une certaine quantité d'héroïne, dont la valeur marchande a été chiffrée aux alentours de Rs 1 million.

À partir de cette découverte, l'ADSU devait mettre au point une opération dans le but de coffrer le commanditaire de la drogue. Mais, jusqu'à mercredi, personne n'a réclamé ledit colis. Le Controlled Delivery Exercise devait être subséquemment called off. L'ADSU poursuit néanmoins son enquête dans cette affaire.


Mortellement blessé par balle à l'usine Roma

Un avertissement sans frais aux voleurs mais...

Jean-Gilbert Charles, 35 ans, habitant rue Sainte-Marie, à Sainte-Croix, a été mortellement atteint d'une balle à la jambe droite lors d'une tentative de cambriolage à la Roma Ice Cream Factory, à Riche-Terre, mardi. Il était en compagnie de deux autres suspects, qui ont réussi à s'enfuir. Il a succombé à une hémorragie quelques heures après. Pour l'instant, aucune décision n'a été prise en ce qu'il s'agit de l'auteur du coup de feu, Dean Chee Sin Lee Yaw, 36 ans. Il a été allowed to go after inquiry et n'a pas fait l'objet d'une inculpation provisoire en cour, sur la base de la légitime défense.

C'est en fin de matinée de mardi que trois suspects, dont Jean-Gilbert Charles, ont fait irruption dans la cour de l'usine de sorbets Roma, vraisemblablement pour y commettre un braquage dans la mesure où les trois hommes étaient armés de sabres. Dans sa version consignée, le propriétaire, Dean Chee Sin Lee Yaw, détenteur d'un permis de port d'arme, a indiqué aux enquêteurs qu'en fin de matinée de mardi, il s'était retrouvé face à trois bandits brandissant des sabres dans l'enceinte de son usine. Ces bandits auraient franchi un mur d'une dizaine de pieds de haut pour y accéder.

Étant donné qu'il avait subi des pertes lors d'un vol précédent, il avait pris la décision d'assurer la protection de son entreprise en demandant un permis de port d'arme. Face à la menace armée, il aurait tiré deux fois en l'air en guise de sommation, mais cette double tentative n'a pas eu l'effet escompté. Alors qu'ils étaient à cinq mètres de lui, ils l'auraient menacé en ces termes : "Zordi nou pou touy toi !"

C'est à ce moment-là qu'il aurait tiré trois autres coups de feu en leur direction. L'une des balles, tirées d'une arme de calibre . 22, devait atteindre Jean-Gilbert Charles à la jambe droite. Ce qui eut pour effet de mettre les bandits en fuite, avant que Jean-Gilbert Charles ne s'écroule à terre à cause d'une blessure à la jambe. Toutefois, une seule douille vide a été retrouvée par les enquêteurs à ce jour. Transporté d'urgence au Sir Seewoosagur Ramgoolam National Hospital, Jean-Gilbert Charles est décédé peu après y avoir été admis. La balle aurait traversé entre ses jambes et effleuré ses testicules avant de finir sa course dans la jambe droite.

Si, à ce stade, les autres douilles vides n'ont pas été retrouvées, l'on n'écarte pas la possibilité que les deux autres suspects, dont un dénommé "Lajoue", dénoncé dans une dying statement aux enquêteurs de la Criminal Investigation Division (CID) de Terre-Rouge, emmenés par l'inspecteur Bhojesh Domun, auraient également pu avoir été touchés.

Cette affaire rappelle étrangement un autre cas survenu dans la même localité à la fin de septembre 2006. Gaëtan L'Éveillé, vigile à l'usine Esko, avait été surpris par deux individus dans la cour de l'usine alors qu'il y effectuait sa ronde de nuit. "Pa kosté. Mo éna enn fizi avec mwa", leur avait alors dit le vigile. Cependant, selon sa version des faits, les deux hommes avaient passé outre la sommation et continuaient à avancer en sa direction. Il était armé d'un fusil de calibre 12 et a tiré vers eux, puisque l'un deux devait dire à son complice : "Ala li la ! Nu tir so manze !" Il atteignit Jean Patten Collet de 50 fragments à la hanche. Ce dernier, âgé de 23 ans, devait périr des suites de ses blessures. Le vigile, qui avait un permis de chasse provisoire, a été poursuivi. Son cas est toujours devant les instances judiciaires du pays.

Dans les milieux des Casernes centrales, l'on soulignait, en fin de semaine, que ce qui s'est passé dans l'enceinte de l'usine Roma Ice Cream est un "avertissement sans frais" aux bandits de tout poil. Cependant, l'enquête policière suit son cours.


Nettoyage des hôpitaux

Graves allégations autour d'un juteux contrat

Il est un fait incontesté que nos hôpitaux sont insalubres. Le manque d'hygiène est quotidiennement déploré. Patients, infirmiers, médecins et le personnel affecté à la maintenance subissent cet état de choses depuis des lustres. Le ministre de la Santé, Rajesh Jeetah, en a lui même fait le constat. D'ailleurs, après les nombreuses critiques émises sur l'absence d'hygiène dans nos centres de santé publics, le ministère de la Santé a pris les devants pour une opération de nettoyage, en recrutant une compagnie privée.

Si les appels d'offres ont été lancés fin 2009, l'octroi du permis d'opération soulève déjà des contestations. Une lettre comportant divers détails circule actuellement. Selon la teneur de cette lettre, le ministère aurait déjà porté son choix sur une compagnie privée, dont le directeur est un proche du pouvoir. Cette compagnie ne serait même pas qualifiée pour faire ce travail. Qui plus est, souligne-t-elle, l'offre de cette compagnie est la plus élevée, soit de Rs 2 158 000 mensuellement.

L'affaire sera référée à l'ICAC, d'autant plus que selon le/les auteurs/s de cette lettre, la majorité des soumissionnaires ayant coté répondent, eux, davantage aux critères requis que la firme favorisée par le ministère. Mais du côté de ce dernier, on affirme qu'aucun choix n'a été arrêté et que le processus de sélection est toujours en cours. Ce n'est qu'à la fin de cette semaine qu'une décision sera prise, assure le ministère. En attendant, il compte également aviser l'ICAC de cette lettre, afin qu'une enquête soit initiée pour en connaître la source et le bien-fondé de ces allégations.


À Flic-en-Flac

Enquête policière sur un présumé avortement clandestin

La police de Flic-en-Flac, emmenée par l'inspecteur Seetaloo, a ouvert depuis vendredi une enquête au sujet d'un bébé mort-né. La mère de l'enfant, âgée de 16 ans, n'a pas encore été en mesure de donner sa version des faits sur cette affaire. L'autopsie du bébé a été pratiquée par le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical Officer (CPMO). Selon ses observations communiquées aux enquêteurs, il s'agirait d'un avortement cladestin.

Selon les recoupements effectués par Week-End autour de ce cas, il ressort que l'adolescente a accouché d'un bébé mort-né à son domicile. Selon la version des faits de la grand-mère du bébé, elle n'était pas au courant que sa fille était enceinte et ce jusqu'à ce qu'elle mette au monde un bébé mort-né. Selon nos renseignements, l'état de santé de l'adolescente inspire de vives inquiétudes. Elle a été, du reste, admise à l'hôpital Victoria, Candos.

La police, qui enquête sur ce cas, tente également de retracer le père de l'enfant, en attendant de pouvoir consigner les explications de la mère en écrit…


Opération policière à Grand-Baie

Le "gang de l'est" ciblait les touristes

Les éléments de la police et de la Central Investigation Division (CID) de Grand-Baie ont frappé un joli coup en fin de semaine, en mettant un terme aux agissements du "gang de l'est". Ce gang, composé de cinq membres, aurait pour cerveau un habitual criminal fiché, Dinesh Kumar Hurloll, un skipper de 24 ans habitant Trou d'Eau Douce. Du reste, tous les membres de cette bande habitent dans l'Est du pays. Le "gang de l'est" avait fait des touristes sa cible principale. Depuis leur arrestation jeudi, les cinq suspects ont avoué trois cas perpétrés contre des touristes dans la région de Grand-Baie et Péreybère. Un autre individu soupçonné de plusieurs vols dans la région, Nicolas Henri, 30 ans, a aussi été écroué. Plusieurs articles volés ont été récupérés, dont… un évier de cuisine, emporté d'une maison en construction.

Il était aux alentours de 1h50 du matin vendredi quand trois policiers, à savoir les constables Jugoo, Atal et Ramdhony, affectés au poste de police de Grand-Baie, ont aperçu un véhicule suspect, immatriculé 4184 ZR 02, qui circulait le long de la route Royale, non loin de Péreybère. Les constables devaient prendre la décision d'agir. Le véhicule fut passé au peigne fin et sept téléphones cellulaires, deux appareils photos et un appareil MP3 furent retrouvés. Les cinq personnes ne pouvaient expliquer la provenance de tous ces articles. Ils furent remis aux éléments de la CID de Grand-Baie, placés sous la supervision du chef inspecteur S.K. Beeharry. Dans la foulée, le gang de l'est devait avouer avoir perpétré trois attaques contre des touristes de la région.

Le présumé cerveau du gang, Dinesh Kumar Hurloll, qui était au volant du véhicule au moment de son arrestation, avait loué la voiture auprès d'un habitant de Bel-Air/Rivière-Sèche depuis novembre de l'année dernière. Le soir de leur arrestation, il devait récupérer les autres membres de la bande, à savoir Jayvin Pydegadu, 18 ans, et Jonathan Martinet, 24 ans, également de Trou d'Eau Douce, puis Damien Angeline, 19 ans, et Videsh Cader, 24 ans, qui habitent, pour leur part, Olivia. Videsh Cader n'est pas un inconnu de la police non plus. Le plan ourdi par la bande était de consommer quelques bouteilles de bière puis mettre le cap sur Grand-Baie et y attaquer des touristes.

Ce soir-là, les bandits avaient repéré un couple de touristes qui marchait dans un endroit mal éclairé. "Enn proie fasil sa", aurait alors fait comprendre Hurloll à ses compagnons de chasse. Mais la prompte intervention des policiers devait en décider autrement. Deux sabres ont également été saisis par les enquêteurs. L'équipe de la CID de Grand-Baie du C.I Beeharry est composée, entre autres, des sergents Juggoo, Ragoonundun et Moorooteea, tandis que les constables Ootim, Lungur et Pussooputh, du poste de police de la localité, ont également prêté main forte dans cette affaire.

Outre le gang de l'est, la CID a coffré Nicolas Henri, recherché depuis un moment déjà pour une série de vols dans la localité, dont un au détriment d'un autre policier. C'est à partir de renseignements précis de la part de membres du public, à l'effet que Nicolas Henri s'apprêtait, vers 16h30 vendredi, à quitter la région avec son butin que son arrestation a été rendue possible. Les enquêteurs ont saisi, entre autres, du matériel hi-fi, un évier de cuisine, une certaine quantité de cuivre, entre autres. Les membres du gang de l'est de même que Nicolas Henri comparaîtront en cour de district de Mapou mardi.

Depuis le début de l'année, pas moins de 27 arrestations ont été effectuées par la CID de Grand-Baie. La majorité de ces arrestations a été motivée pour les délits suivants : larceny, larceny with aggravating circumstances, larceny armed with offensive weapon et larceny night breaking. Dans les milieux de l'enquête policière, l'on fait ressortir que les cellules policières de la localité sont remplies. "Nous n'avons pas le choix que de détenir ceux que nous arrêtons dans d'autres postes de police", a-t-on fait ressortir.

Eldorado

Dans la foulée, on laisse entendre que la majorité des cas de vols recensés dans la région ont pour toile de fond la drogue et l'argent facile. "Pour beaucoup de bandits, Grand-Baie est devenue l'Eldorado. C'est compréhensible, dans la mesure où une moyenne de huit touristes sur dix passent par Grand-Baie", a-t-on fait comprendre à Week-End. Dans ces mêmes milieux, l'on fait ressortir que la police a changé sa stratégie, qui est maintenant de zéro tolérance en ce qu'il s'agit des vols et des agressions contre les touristes.

"La présence policière a été renforcée sur le terrain depuis un moment déjà pour décourager tout crime. Nous constatons également que le public n'est pas insensible à nos efforts de vouloir assainir la région. Nous obtenons beaucoup plus de renseignements de la part du public qu'avant, et cela ne peut que nous aider dans notre tâche."

La police de Grand-Baie rappelle également les consignes de sécurité : "Que ce soit aux abords des discothèques ou des lieux commerciaux fréquentés, l'on constate beaucoup de négligence de la part de certains, qu'ils soient touristes ou locaux. Des vitres de voitures, ou des boîtes à gants contenant des choses précieuses restent ouvertes, à la vue des voleurs. Certains touristes n'hésitent pas, non plus, à s'aventurer à deux ou seul dans des endroits peu fréquentés et peu éclairés le soir. Ce sont de mauvaises habitudes qu'il faut abandonner."

Du reste, pour la petite histoire, il y a peu, la police est venue en aide à une jeune femme qui était sur le point de se faire attaquer par un violeur connu de la région. Elle avait, à plus de deux heures du matin, décidé de rallier Grand-Baie à Trou-aux-Biches à pied, après une dispute en discothèque avec son petit ami. Sans doute oublie-t-on souvent que la prudence demeure la mère de toutes les sûretés…


Brèves policières

Découverte macabre à Bain-des-Dames hier soir

La police de Bain-des-Dames a ouvert une enquête, hier, suite à la découverte d'un corps à Batterie-Cassée. Il s'agit de Pillay Kessy, âgé de 27 ans. Selon les renseignements disponibles hier soir, il s'agirait d'un cas de suicide. L'autopsie devrait déterminer les causes de son décès. La police tente actuellement de connaître les raisons derrière cet acte de désespoir.

Une fugueuse retrouvée dans l'enceinte d'une école primaire en compagnie de deux hommes

Elle a 16 ans et était portée manquante de son domicile de La Tour Kœnig depuis mercredi. Elle a été retrouvée le lendemain par une équipe de l'Emergency Response Service (ERS) dans l'enceinte de l'école primaire de Bambous (A) nue, étendue sur un matelas en éponge en compagnie de deux hommes, à savoir le gardien de l'école, Vishansing Seedin, 21 ans, et son frère Gowrow. Ce sont les parents de l'adolescente qui avaient mis la puce à l'oreille de la police, à l'effet qu'elle voyait Vishansing Seedin. Mais ce que les policiers ont découvert dans la cour de l'école dépassait tout ce qu'ils pouvaient imaginer. Des habitants de la localité avaient, du reste, entendu des cris et hurlements en provenance de l'école. Les frères Seedin, qui ont été arrêtés, ont été traduits en cour de Bambous sous une accusation provisoire de "causing a child to be sexually abused." L'enquête policière se poursuit.

On lui arrache son sac en pleine rue

Une quadragénaire, habitant Highlands, a eu la désagréable surprise de se faire arracher son sac, alors qu'elle marchait à Belle Terre Road, vers 13h le même jour. Son sac contenait une somme de Rs 3 000, son téléphone cellulaire et d'autres documents personnels. La police de Phœnix a ouvert une enquête.

Rs 275 000 emportés d'un hôtel de l'ouest

Entre mercredi et jeudi, une somme de Rs 275 000, qui se trouvait dans différentes enveloppes, ont été emportés d'un filing cabinet de l'administration d'un hôtel de l'ouest. Selon certaines sources, cet argent était destiné à payer les salaires des employés dudit établissement. Trois employés de l'hôtel en question ont été interrogés, puis laissés libres. L'enquête est placée sous la supervision du chef inspecteur Rajaram. Il est à noter que l'établissement en question est pourvu de caméras de surveillance. Celles-ci seront passées au crible d'ici peu.

Rs 14 000 emportées d'Indian Oil de GRNO

Vers minuit vendredi, deux employés affectés à la station-service d'Indian Oil à Grande-Rivière Nord-Ouest (GRNO) ont été attaqués par deux hommes encagoulés, qui ont fait main basse sur une somme de Rs 9000 et un téléphone cellulaire. Le montant du vol a été chiffré aux alentours de 14 000.



f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 31 janvier 2010