La division commerciale de la Cour suprême (Commercial Court),
instance judiciaire présidée par le juge Paul Lam
Shang Leem, a condamné, le mercredi 20 janvier dernier,
M. Marie Georges Alain Saverettiar, un homme d'affaires du sud,
à dédommager sa soeur Nadia de la somme de 3.7 millions
de roupies plus les intérêts au taux légal
payable à partir du prononcé du jugement jusqu'à
règlement final. Le condamné aura, de plus, à
retourner immédiatement à la plaignante les clés
d'un immeuble appartenait à celle-ci et qui, jusqu'à
mai 2008, abritait le supermarché connu comme King Savers.
M. Alain Saverettiar a déposé une motion devant
la cour, vendredi dernier, réclamant un nouveau procès.
Il a demandé que le jugement soit suspendu en évoquant,
entre autres, l'argument qu'il ne savait pas où se situait
la Cour commerciale...
Il ressort de cette affaire, que le défendeur (l'homme
d'affaires) ne s'est pas présenté devant le juge
en deux occasions à l'appel de son nom et ce malgré
des convocations légales que lui avait adressées
l'avoué Manon Mardemootoo au nom de la plaignante.
Dans une mise en demeure, cette dernière avait soutenu
que, à partir de 1996, soit après qu'elle se soit
installée à La Réunion depuis une dizaine
d'années, son frère avait fait un arrangement avec
elle pour opérer un commerce dans un bâtiment lui
appartenant. Ce bâtiment se trouve à la rue J. Narain
Roy, à Mahébourg, et logeait le supermarché
King Savers. Entre 1996 et 1997, elle dit être revenue à
Maurice en quatre occasions et a travaillé dans le commerce,
mais qu'elle s'est vite rendue compte que sa présence n'était
pas appréciée et elle cessa donc d'y mettre les
pieds.
Mme. Saverettiar a avancé que, par la suite, elle a dû,
à plusieurs reprises, menacer son frère de le traîner
en justice afin d'obtenir une rente et des indemnités contre
l'utilisation de son bâtiment. Toujours selon la mise en
demeure, ce n'est qu'à partir de l'an 2001 et ce après
plusieurs lettres, que le défendeur a consenti à
payer une somme qui, au 3 décembre 2006, a représenté
1.3 millions. Ensuite, son frère a fait d'autres paiements
entre septembre et décembre 2008. Mais, entre-temps, depuis
le mois de mai de la même année, il avait évacué
le bâtiment en litige tout en négligeant d'en rendre
les clés et d'indemniser pour l'utilisation qu'il en a
faite (ndlr : depuis King Savers est devenu un hypermarché
très fréquenté à Beau-Vallon)
Dans sa plainte, Mme Saverettiar avait estimé que le commerce
de son frère a rapporté à ce celui-ci des
bénéfices de 25.8 millions de roupies et que, elle-même,
a enregistré des préjudices s'élevant à
21.2 millions de roupies sous forme de rentes, indemnités
non reglées, de dégâts causés au bâtiment
et, également, de parts non perçues durant les treize
années que son frère a occupé son bâtiment
soit comme entrepôt ou comme supermarché. La plaignante
avait limité ses réclamations à 19 millions
de roupies, mais le juge Lam Shang Leen les ont réduites
à 3,7 millions.
L'affaire, toutefois, n'est pas terminée : dans sa motion
déposée, avant-hier, pour que le jugement soit suspendu,
M. Alain Saverettiar affirme qu'il n'avait jamais personnellement
reçu des mains de l'huissier de justice une convocation
pour comparaître en cour. Selon lui, le document (plaint
in summons) avait été remis à un de ses employés,
en son absence, le 8 janvier dernier, et ce n'est que la veille
du procès, soit le 12 janvier, qu'il en a pris connaissance.
Il prétend avoir alors contacté l'avoué de
sa soeur pour lui suggérer un arrangement amical hors de
la vue de la cour (out of court settlement). Toujours selon la
motion de M. Alain Saverettiar, à la demande de l'avoué
de la plaignante, il a écrit une lettre le 12 janvier même
pour confirmer son souhait de cet arrangement amical. Le défendeur
affirme s'être effectivement rendu en cour, le 13 janvier
à la date fixé pour le procès. "Mais,
n'étant pas familier avec les procédures judiciaires
et comme c'était la première fois de ma vie que
je mettais les pieds dans la Cour suprême, je ne pouvais
pas savoir que le procès se déroulait devant la
division commerciale de cette cour, laquelle division se trouve
opposée au Supreme Court Building", soutient-il
pour expliquer son absence devant le juge Lam Shang Leem.
M. Alain Saverettiar déclare que c'est le 21 janvier, en
téléphonant à l'avoué de la partie
adverse qu'il a appris que le jugement a été prononcé
contre lui. "J'ai une bonne défense et je crois
qu'il n'y a pas de case contre moi d'autant (i) qu'il n'y a jamais
eu de contrat passé entre ma soeur et moi concernant le
partage des bénéfices du commerce (ii) qu'elle a
déjà perçu les rentes qui lui était
dues et (iii) que je me serais opposé à sa plainte",
dit-il dans sa motion .
M. Alain Saverettiar avance également comme point de défense
pour contester le jugement de la Cour commerciale que c'est une
compagnie, King Savers Limited, qui a occupé le bâtiment
de sa soeur et que, selon lui, c'est cette compagnie qui aurait
dû avoir fait l'objet de poursuite et non lui.
Affaire à suivre !
À l'aéroport de Plaisance
Environ Rs 1 M d'héroïne découverte dans
un colis postal
Un colis postal en provenance de l'Inde, arrivé à
Maurice le 16 janvier dernier, renfermait pratiquement pour Rs
1 million en héroïne. Les éléments de
l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) ont ouvert une enquête
à cet effet, mais n'ont pas été en mesure
de mettre la main au collet de celui qui a commandé cette
livraison de drogue.
C'est par le vol 190 de la South African Airways (SAA) que le
colis est arrivé à Maurice le samedi 16 janvier
dernier. L'ADSU avait eu vent de l'arrivée de deux colis
suspects par ce vol. En présence d'officiers de la douane,
les éléments de l'ADSU ont procédé
à l'ouverture des deux colis suspects. L'un d'entre eux
contenait une décoration de couleur jaune, enfermée
dans une boîte en carton. Aucun produit illicite ne devait
y être trouvé.
Dans le deuxième colis se trouvait une autre boîte
en carton. Celle-ci renfermait d'autres décorations, de
même que quatre name plates en plastique. Ceux-ci
renfermaient une certaine quantité d'héroïne,
dont la valeur marchande a été chiffrée aux
alentours de Rs 1 million.
À partir de cette découverte, l'ADSU devait mettre
au point une opération dans le but de coffrer le commanditaire
de la drogue. Mais, jusqu'à mercredi, personne n'a réclamé
ledit colis. Le Controlled Delivery Exercise devait être
subséquemment called off. L'ADSU poursuit néanmoins
son enquête dans cette affaire.
Mortellement blessé par balle à l'usine Roma
Un avertissement sans frais aux voleurs mais...
Jean-Gilbert Charles, 35 ans, habitant rue Sainte-Marie, à
Sainte-Croix, a été mortellement atteint d'une balle
à la jambe droite lors d'une tentative de cambriolage à
la Roma Ice Cream Factory, à Riche-Terre, mardi. Il était
en compagnie de deux autres suspects, qui ont réussi à
s'enfuir. Il a succombé à une hémorragie
quelques heures après. Pour l'instant, aucune décision
n'a été prise en ce qu'il s'agit de l'auteur du
coup de feu, Dean Chee Sin Lee Yaw, 36 ans. Il a été
allowed to go after inquiry et n'a pas fait l'objet d'une
inculpation provisoire en cour, sur la base de la légitime
défense.
C'est en fin de matinée de mardi que trois suspects, dont
Jean-Gilbert Charles, ont fait irruption dans la cour de l'usine
de sorbets Roma, vraisemblablement pour y commettre un braquage
dans la mesure où les trois hommes étaient armés
de sabres. Dans sa version consignée, le propriétaire,
Dean Chee Sin Lee Yaw, détenteur d'un permis de port d'arme,
a indiqué aux enquêteurs qu'en fin de matinée
de mardi, il s'était retrouvé face à trois
bandits brandissant des sabres dans l'enceinte de son usine. Ces
bandits auraient franchi un mur d'une dizaine de pieds de haut
pour y accéder.
Étant donné qu'il avait subi des pertes lors d'un
vol précédent, il avait pris la décision
d'assurer la protection de son entreprise en demandant un permis
de port d'arme. Face à la menace armée, il aurait
tiré deux fois en l'air en guise de sommation, mais cette
double tentative n'a pas eu l'effet escompté. Alors qu'ils
étaient à cinq mètres de lui, ils l'auraient
menacé en ces termes : "Zordi nou pou touy toi
!"
C'est à ce moment-là qu'il aurait tiré trois
autres coups de feu en leur direction. L'une des balles, tirées
d'une arme de calibre . 22, devait atteindre Jean-Gilbert Charles
à la jambe droite. Ce qui eut pour effet de mettre les
bandits en fuite, avant que Jean-Gilbert Charles ne s'écroule
à terre à cause d'une blessure à la jambe.
Toutefois, une seule douille vide a été retrouvée
par les enquêteurs à ce jour. Transporté d'urgence
au Sir Seewoosagur Ramgoolam National Hospital, Jean-Gilbert Charles
est décédé peu après y avoir été
admis. La balle aurait traversé entre ses jambes et effleuré
ses testicules avant de finir sa course dans la jambe droite.
Si, à ce stade, les autres douilles vides n'ont pas été
retrouvées, l'on n'écarte pas la possibilité
que les deux autres suspects, dont un dénommé "Lajoue",
dénoncé dans une dying statement aux enquêteurs
de la Criminal Investigation Division (CID) de Terre-Rouge, emmenés
par l'inspecteur Bhojesh Domun, auraient également pu avoir
été touchés.
Cette affaire rappelle étrangement un autre cas survenu
dans la même localité à la fin de septembre
2006. Gaëtan L'Éveillé, vigile à l'usine
Esko, avait été surpris par deux individus dans
la cour de l'usine alors qu'il y effectuait sa ronde de nuit.
"Pa kosté. Mo éna enn fizi avec mwa",
leur avait alors dit le vigile. Cependant, selon sa version des
faits, les deux hommes avaient passé outre la sommation
et continuaient à avancer en sa direction. Il était
armé d'un fusil de calibre 12 et a tiré vers eux,
puisque l'un deux devait dire à son complice : "Ala
li la ! Nu tir so manze !" Il atteignit Jean Patten Collet
de 50 fragments à la hanche. Ce dernier, âgé
de 23 ans, devait périr des suites de ses blessures. Le
vigile, qui avait un permis de chasse provisoire, a été
poursuivi. Son cas est toujours devant les instances judiciaires
du pays.
Dans les milieux des Casernes centrales, l'on soulignait, en fin
de semaine, que ce qui s'est passé dans l'enceinte de l'usine
Roma Ice Cream est un "avertissement sans frais"
aux bandits de tout poil. Cependant, l'enquête policière
suit son cours.
Nettoyage des hôpitaux
Graves allégations autour d'un juteux contrat
Il est un fait incontesté que nos hôpitaux sont insalubres.
Le manque d'hygiène est quotidiennement déploré.
Patients, infirmiers, médecins et le personnel affecté
à la maintenance subissent cet état de choses depuis
des lustres. Le ministre de la Santé, Rajesh Jeetah, en
a lui même fait le constat. D'ailleurs, après les
nombreuses critiques émises sur l'absence d'hygiène
dans nos centres de santé publics, le ministère
de la Santé a pris les devants pour une opération
de nettoyage, en recrutant une compagnie privée.
Si les appels d'offres ont été lancés fin
2009, l'octroi du permis d'opération soulève déjà
des contestations. Une lettre comportant divers détails
circule actuellement. Selon la teneur de cette lettre, le ministère
aurait déjà porté son choix sur une compagnie
privée, dont le directeur est un proche du pouvoir. Cette
compagnie ne serait même pas qualifiée pour faire
ce travail. Qui plus est, souligne-t-elle, l'offre de cette compagnie
est la plus élevée, soit de Rs 2 158 000 mensuellement.
L'affaire sera référée à l'ICAC, d'autant
plus que selon le/les auteurs/s de cette lettre, la majorité
des soumissionnaires ayant coté répondent, eux,
davantage aux critères requis que la firme favorisée
par le ministère. Mais du côté de ce dernier,
on affirme qu'aucun choix n'a été arrêté
et que le processus de sélection est toujours en cours.
Ce n'est qu'à la fin de cette semaine qu'une décision
sera prise, assure le ministère. En attendant, il compte
également aviser l'ICAC de cette lettre, afin qu'une enquête
soit initiée pour en connaître la source et le bien-fondé
de ces allégations.
À Flic-en-Flac
Enquête policière sur un présumé
avortement clandestin
La police de Flic-en-Flac, emmenée par l'inspecteur Seetaloo,
a ouvert depuis vendredi une enquête au sujet d'un bébé
mort-né. La mère de l'enfant, âgée
de 16 ans, n'a pas encore été en mesure de donner
sa version des faits sur cette affaire. L'autopsie du bébé
a été pratiquée par le Dr Satish Boolell,
Chief Police Medical Officer (CPMO). Selon ses observations communiquées
aux enquêteurs, il s'agirait d'un avortement cladestin.
Selon les recoupements effectués par Week-End autour
de ce cas, il ressort que l'adolescente a accouché d'un
bébé mort-né à son domicile. Selon
la version des faits de la grand-mère du bébé,
elle n'était pas au courant que sa fille était enceinte
et ce jusqu'à ce qu'elle mette au monde un bébé
mort-né. Selon nos renseignements, l'état de santé
de l'adolescente inspire de vives inquiétudes. Elle a été,
du reste, admise à l'hôpital Victoria, Candos.
La police, qui enquête sur ce cas, tente également
de retracer le père de l'enfant, en attendant de pouvoir
consigner les explications de la mère en écrit
Opération policière à Grand-Baie
Le "gang de l'est" ciblait les touristes
Les éléments de la police et de la Central Investigation
Division (CID) de Grand-Baie ont frappé un joli coup en
fin de semaine, en mettant un terme aux agissements du "gang
de l'est". Ce gang, composé de cinq membres, aurait
pour cerveau un habitual criminal fiché, Dinesh
Kumar Hurloll, un skipper de 24 ans habitant Trou d'Eau Douce.
Du reste, tous les membres de cette bande habitent dans l'Est
du pays. Le "gang de l'est" avait fait des touristes
sa cible principale. Depuis leur arrestation jeudi, les cinq suspects
ont avoué trois cas perpétrés contre des
touristes dans la région de Grand-Baie et Péreybère.
Un autre individu soupçonné de plusieurs vols dans
la région, Nicolas Henri, 30 ans, a aussi été
écroué. Plusieurs articles volés ont été
récupérés, dont
un évier de
cuisine, emporté d'une maison en construction.
Il était aux alentours de 1h50 du matin vendredi quand
trois policiers, à savoir les constables Jugoo, Atal et
Ramdhony, affectés au poste de police de Grand-Baie, ont
aperçu un véhicule suspect, immatriculé 4184
ZR 02, qui circulait le long de la route Royale, non loin de Péreybère.
Les constables devaient prendre la décision d'agir. Le
véhicule fut passé au peigne fin et sept téléphones
cellulaires, deux appareils photos et un appareil MP3 furent retrouvés.
Les cinq personnes ne pouvaient expliquer la provenance de tous
ces articles. Ils furent remis aux éléments de la
CID de Grand-Baie, placés sous la supervision du chef inspecteur
S.K. Beeharry. Dans la foulée, le gang de l'est devait
avouer avoir perpétré trois attaques contre des
touristes de la région.
Le présumé cerveau du gang, Dinesh Kumar Hurloll,
qui était au volant du véhicule au moment de son
arrestation, avait loué la voiture auprès d'un habitant
de Bel-Air/Rivière-Sèche depuis novembre de l'année
dernière. Le soir de leur arrestation, il devait récupérer
les autres membres de la bande, à savoir Jayvin Pydegadu,
18 ans, et Jonathan Martinet, 24 ans, également de Trou
d'Eau Douce, puis Damien Angeline, 19 ans, et Videsh Cader, 24
ans, qui habitent, pour leur part, Olivia. Videsh Cader n'est
pas un inconnu de la police non plus. Le plan ourdi par la bande
était de consommer quelques bouteilles de bière
puis mettre le cap sur Grand-Baie et y attaquer des touristes.
Ce soir-là, les bandits avaient repéré un
couple de touristes qui marchait dans un endroit mal éclairé.
"Enn proie fasil sa", aurait alors fait comprendre
Hurloll à ses compagnons de chasse. Mais la prompte intervention
des policiers devait en décider autrement. Deux sabres
ont également été saisis par les enquêteurs.
L'équipe de la CID de Grand-Baie du C.I Beeharry est composée,
entre autres, des sergents Juggoo, Ragoonundun et Moorooteea,
tandis que les constables Ootim, Lungur et Pussooputh, du poste
de police de la localité, ont également prêté
main forte dans cette affaire.
Outre le gang de l'est, la CID a coffré Nicolas Henri,
recherché depuis un moment déjà pour une
série de vols dans la localité, dont un au détriment
d'un autre policier. C'est à partir de renseignements précis
de la part de membres du public, à l'effet que Nicolas
Henri s'apprêtait, vers 16h30 vendredi, à quitter
la région avec son butin que son arrestation a été
rendue possible. Les enquêteurs ont saisi, entre autres,
du matériel hi-fi, un évier de cuisine, une certaine
quantité de cuivre, entre autres. Les membres du gang de
l'est de même que Nicolas Henri comparaîtront en cour
de district de Mapou mardi.
Depuis le début de l'année, pas moins de 27 arrestations
ont été effectuées par la CID de Grand-Baie.
La majorité de ces arrestations a été motivée
pour les délits suivants : larceny, larceny with aggravating
circumstances, larceny armed with offensive weapon et larceny
night breaking. Dans les milieux de l'enquête policière,
l'on fait ressortir que les cellules policières de la localité
sont remplies. "Nous n'avons pas le choix que de détenir
ceux que nous arrêtons dans d'autres postes de police",
a-t-on fait ressortir.
Eldorado
Dans la foulée, on laisse entendre que la majorité
des cas de vols recensés dans la région ont pour
toile de fond la drogue et l'argent facile. "Pour beaucoup
de bandits, Grand-Baie est devenue l'Eldorado. C'est compréhensible,
dans la mesure où une moyenne de huit touristes sur dix
passent par Grand-Baie", a-t-on fait comprendre à
Week-End. Dans ces mêmes milieux, l'on fait ressortir
que la police a changé sa stratégie, qui est maintenant
de zéro tolérance en ce qu'il s'agit des vols et
des agressions contre les touristes.
"La présence policière a été
renforcée sur le terrain depuis un moment déjà
pour décourager tout crime. Nous constatons également
que le public n'est pas insensible à nos efforts de vouloir
assainir la région. Nous obtenons beaucoup plus de renseignements
de la part du public qu'avant, et cela ne peut que nous aider
dans notre tâche."
La police de Grand-Baie rappelle également les consignes
de sécurité : "Que ce soit aux abords des
discothèques ou des lieux commerciaux fréquentés,
l'on constate beaucoup de négligence de la part de certains,
qu'ils soient touristes ou locaux. Des vitres de voitures, ou
des boîtes à gants contenant des choses précieuses
restent ouvertes, à la vue des voleurs. Certains touristes
n'hésitent pas, non plus, à s'aventurer à
deux ou seul dans des endroits peu fréquentés et
peu éclairés le soir. Ce sont de mauvaises habitudes
qu'il faut abandonner."
Du reste, pour la petite histoire, il y a peu, la police est venue
en aide à une jeune femme qui était sur le point
de se faire attaquer par un violeur connu de la région.
Elle avait, à plus de deux heures du matin, décidé
de rallier Grand-Baie à Trou-aux-Biches à pied,
après une dispute en discothèque avec son petit
ami. Sans doute oublie-t-on souvent que la prudence demeure la
mère de toutes les sûretés
Brèves policières
Découverte macabre à Bain-des-Dames hier soir
La police de Bain-des-Dames a ouvert une enquête, hier,
suite à la découverte d'un corps à Batterie-Cassée.
Il s'agit de Pillay Kessy, âgé de 27 ans. Selon les
renseignements disponibles hier soir, il s'agirait d'un cas de
suicide. L'autopsie devrait déterminer les causes de son
décès. La police tente actuellement de connaître
les raisons derrière cet acte de désespoir.
Une fugueuse retrouvée dans l'enceinte d'une école
primaire en compagnie de deux hommes
Elle a 16 ans et était portée manquante de son domicile
de La Tour Knig depuis mercredi. Elle a été
retrouvée le lendemain par une équipe de l'Emergency
Response Service (ERS) dans l'enceinte de l'école primaire
de Bambous (A) nue, étendue sur un matelas en éponge
en compagnie de deux hommes, à savoir le gardien de l'école,
Vishansing Seedin, 21 ans, et son frère Gowrow. Ce sont
les parents de l'adolescente qui avaient mis la puce à
l'oreille de la police, à l'effet qu'elle voyait Vishansing
Seedin. Mais ce que les policiers ont découvert dans la
cour de l'école dépassait tout ce qu'ils pouvaient
imaginer. Des habitants de la localité avaient, du reste,
entendu des cris et hurlements en provenance de l'école.
Les frères Seedin, qui ont été arrêtés,
ont été traduits en cour de Bambous sous une accusation
provisoire de "causing a child to be sexually abused."
L'enquête policière se poursuit.
On lui arrache son sac en pleine rue
Une quadragénaire, habitant Highlands, a eu la désagréable
surprise de se faire arracher son sac, alors qu'elle marchait
à Belle Terre Road, vers 13h le même jour. Son sac
contenait une somme de Rs 3 000, son téléphone cellulaire
et d'autres documents personnels. La police de Phnix a ouvert
une enquête.
Rs 275 000 emportés d'un hôtel de l'ouest
Entre mercredi et jeudi, une somme de Rs 275 000, qui se trouvait
dans différentes enveloppes, ont été emportés
d'un filing cabinet de l'administration d'un hôtel
de l'ouest. Selon certaines sources, cet argent était destiné
à payer les salaires des employés dudit établissement.
Trois employés de l'hôtel en question ont été
interrogés, puis laissés libres. L'enquête
est placée sous la supervision du chef inspecteur Rajaram.
Il est à noter que l'établissement en question est
pourvu de caméras de surveillance. Celles-ci seront passées
au crible d'ici peu.
Rs 14 000 emportées d'Indian Oil de GRNO
Vers minuit vendredi, deux employés affectés à
la station-service d'Indian Oil à Grande-Rivière
Nord-Ouest (GRNO) ont été attaqués par deux
hommes encagoulés, qui ont fait main basse sur une somme
de Rs 9000 et un téléphone cellulaire. Le montant
du vol a été chiffré aux alentours de 14
000.