i n t e r v i e w WEEK-END --- dimanche 3 janvier 2010



Cassam Uteem:


"Je suis résolument pour une alliance PTr/MMM"

C'est avec un Cassam Uteem en forme et assez provocant que nous entamons la nouvelle année. L'ancien président de la République fait un bilan de la situation sociale en 2009 avant d'aborder le volet politique de 2010. Il relance sa proposition d'une alliance PTr/MMM qui, selon son analyse, serait une garantie pour la démocratie et l'avancement du pays. Des propos qui vont susciter de mutiples réactions dans tous les états-majors politiques du pays et parmi nos lecteurs.

Peut-on dire que 2009 aura été une année moins mauvaise que prévu?

-- Les avis, surtout ceux des économistes, sont partagés sur la question. Certains affirment que la crise économique a été jugulée, d'autres - une majorité - avancent qu'il ne faudrait pas crier victoire trop tôt. Les gouvernements ont investi massivement pour sauver les banques et les grosses entreprises du système, ce qui fait qu'il reste moins d'argent pour les pauvres. Ces fonds ont été investis pas pour créer l'emploi mais pour le préserver, comme le fameux stimulus package mauricien…

…qui, selon les petits entrepreneurs, a plus bénéficié à certaines grosses entreprises en difficulté qu'à l'ensemble du secteur.

-- Ils ont parfaitement raison de le dire. Dans une des lettres restées sans réponse que j'avais envoyée au ministre des Finances à travers le Secrétaire financier…

…vous ne recevez toujours pas de réponse du ministère des Finances?

-- Je ne reçois même pas un accusé de réception! J'avais suggéré la création d'un package de sauvetage pour les gens pauvres, qui continuent à s'appauvrir et essayent tant bien que mal de survivre. Il y a plus de 100,000 familles mauriciennes qui vivent en dessous du minimum vital dont le montant n'a jamais été défini.

En fin de compte, les mesures ont été surtout prises pour sauver le système.

-- Protéger un système injuste: c'était le but de la démarche. Il fallait sauver le système pour permettre aux grands banquiers et chefs d'entreprises de continuer à bien vivre. Car, même en temps de crise, les patrons continuent à déguster du caviar tandis que les pauvres n'ont plus les moyens de manger deux fois par jour. Le monde continue à être à l'envers.

2009 aura été marquée à Maurice par une augmentation inquiétante de différentes formes de violence. A quoi faut-il attribuer cette montée de la violence?

-- C'est la troisième fois en moins d'une année que je demande la nomination urgente d'un comité interdisciplinaire pour se pencher sur cette question. Quand une société est gravement malade, comme c'est le cas de la nôtre, il faut l'avis des spécialistes pour l'étudier et proposer des solutions. Il n'y a pas que l'augmentation de la violence, il y a également la nature de cette violence, de véritables actes de sadisme. Il faut comprendre les raisons de ce comportement social pour pouvoir proposer des remèdes. Je pense pour ma part que notre système d'éducation - qui est à la base de pas mal de nos problèmes - est à revoir. Ce système exclut non seulement les 10,000 élèves qui échouent au CPE tous les ans, mais également les élèves de certaines communautés minoritaires des collèges d'Etat…

Je ne comprends pas ce que vous voulez dire…

-- …on m'a fait voir la liste des élèves admis dans les collèges d'Etat. On peut y relever une autre forme d'exclusion concernant les minorités de ce pays. Voilà où conduit l'élitisme: à exclure les minorités des collèges de la République! Ce n'est pas possible. L'école n'a pas été créé pour exclure, mais pour rassembler, pour former, pour faire des élèves les citoyens de demain. Il faut leur apprendre le respect de l'autre, le civisme, le sens du partage.

Vous pensez que ces valeurs ont encore un sens, une résonance en 2010?

-- Si les enfants ne sont pas exposés à ces valeurs, s'ils n'apprennent pas à acquérir le sens de la discipline et du respect de l'autre, alors il ne reste plus qu'à tirer l'échelle. On ne peut accepter cet état de choses.

Est-ce qu'il n'y a pas une démission généralisée du Mauricien face à ces problèmes?

-- Le Mauricien devient de plus en plus égoïste, adepte du chacun pour soi. Cela marche aussi longtemps que ni lui, ni un de ses proches n'est victime des maux sociaux dont nous parlons. Mais il faut réaliser que personne n'est protégé, personne n'est totalement à l'abri. Autrefois, ces maux relevaient de la marge de la société mauricienne ; aujourd'hui, ils font partie du main stream, c'est la norme.

J'ai été surpris en venant chez vous à Beau-Bassin par le nombre de murs de maisons surmontés de rouleaux de fils barbelés.

-- Je vais vous dire une bonne chose: les barbelés et les gardes de sécurité ne suffisent plus à vous protéger. En tant qu'ancien président de la République, je dispose d'une équipe de la police pour assurer ma protection. Malgré cela, des voleurs sont parvenus à entrer dans ma cour et à voler. Tout cela découle de raisons objectives: hier, c'était la drogue ; aujourd'hui, c'est la drogue et le jeu avec la mentalité zougadère. Hier, les délinquants volaient pour s'approvisionner en drogues. Aujourd'hui, ils volent pour se droguer et pour jouer. Les maisons de jeu et les jeux de hasard ont envahi notre vie et sont devenus une véritable drogue.

Mais il paraît qu'une partie des recettes des taxes sur le jeu va servir à aider les plus pauvres.

-- Oui, il paraît qu'on va se servir de l'argent du jeu pour créer la solidarité! On va donc associer cette valeur noble qu'est la solidarité à l'argent sale du jeu. C'est comme ça qu'on va transmettre la valeur de solidarité à nos enfants?! Est-ce que ces maisons de jeu où l'on apprend à miser, à gratter et où on développe la mentalité de zougadère ont remplacé les écoles à Maurice?

Il n'y a eu rien de bon en 2009?

-- Il y a eu de bonnes choses qui ont surtout résulté des efforts de tout un chacun. Mais je ne pense pas qu'il y a eu de bonnes choses transcendantes en 2009.

Que pensez-vous de la saga des marchands ambulants qui a connu, comme chaque année, son peak en novembre-décembre?

-- Comme dit mon fils, soit on donne un travail aux marchands ambulants, soit on leur donne une place pour travailler. Aussi longtemps que les normes ne seront pas établies et surtout respectées, les marchands ambulants vont continuer dans tout le pays. C'est un système d'économie parallèle qui agit comme une soupape de sûreté pour le pays.

Mais il y a marchands ambulants et marchands ambulants. Il y en a qui exercent ce métier pour vivre, il y a également d'autres qui le pratiquent comme 2e métier et d'autres encore qui pratiquent le commerce sur une grande échelle.

-- C'est vrai, mais il y a une grosse majorité dont c'est l'unique moyen d'existence. Il faut encadrer, réglementer cette profession qui existe depuis au moins 30 ans et qui, je le souligne encore, fonctionne comme une économie parallèle.

Peut-on dire que 2009 aura été une année marquante pour l'écologie à Maurice?

-- Aucune décision majeure n'a été prise et le problème de la circulation routière pour entrer et sortir de Port-Louis empire de jour en jour. Les autorités ne semblent pas réaliser que ces files d'automobilistes sont non seulement source de pollution mais également de gaspillage de produits pétroliers. Cette situation ne correspond pas au concept de Maurice île durable dont on nous rebat les oreilles par ailleurs. Aucune décision n'a encore été prise comme c'est le cas pour la production de l'énergie électrique à partir de la bagasse. En attendant que les partenaires se mettent d'accord, s'ils y parviennent un jour, Maurice continue à importer des produits pétroliers. Le Premier ministre annonce que nous allons produire 60% de nos besoins énergétiques dans l'avenir. Au train où vont les choses - et si les décisions ne sont pas prises à temps -, nous n'y arriverons pas avant plusieurs dizaines d'années.

Quelle est la chose que vous regrettez le plus en 2009?

-- Que, comme les années précédentes, un certain nombre d'institutions n'aient pu fonctionner comme elles auraient dû. Après l'éducation, un autre des gros problèmes de ce pays est le dysfonctionnement de nos institutions. Tous les partis politiques ont utilisé les institutions de la République comme leur propriété privée. La majeure partie des dirigeants de ces institutions ont été nommés là comme récompense pour services politiques rendus. Beaucoup de ces agents politiques récompensés n'ont pas les capacités requises pour faire fonctionner les institutions qu'ils dirigent. Il faut que les politiciens prennent l'engagement que la direction des institutions de l'Etat ne servira pas de récompense à des agents politiques.

Vous connaissez un seul leader politique qui va prendre cet engagement?

-- Il faut arriver à faire les dirigeants des principaux partis politiques prendre un engagement clair sur cette question.

Le communalisme en 2009?

-- Je suis forcé de reconnaître qu'il continue à grandir. Pour revenir sur les institutions, certaines sont réservées, en vertu de je ne sais quelle loi non écrite, à une communauté et pas aux autres. Et puis, il ne faut pas oublier qu'un des critères pour le choix des candidats pour les prochaines élections sera de nature communaliste. La seule façon de combattre efficacement le communalisme est que les leaders cassent la règle en cours au moment de la nomination des candidats.

Pour être clairs, disons que Mohamed Uteem soit candidat à Pamplemousses Triolet.

-- C'est un bon exemple. Mais il faut que tous les leaders politiques prennent cet engagement et le respectent. Ce serait un pas fondamental dans la lutte contre le communalisme, combat que tous les leaders politiques disent mener. Le seul moyen de faire reculer le communalisme est d'amender le système électoral.

Vous croyez que les leaders politiques vont prendre cet engagement à la veille des prochaines élections générales, Cassam Uteem?

-- Ils ont tous promis de le faire mais, à moins d'un revirement spectaculiare de dernière minute, je ne vois pas les leaders des partis politiques tenir cet engagement.

Dans son message à la nation vendredi soir, Navin Ramgoolam a demandé qu'en cette année électorale, le débat se fasse sur les idées plutôt que sur les attaques personnelles. Est-ce que vous pensez que c'est possible?

-- C'est possible si les dirigeants politiques le font tous. Il faudrait que Navin Ramgoolam lui-même dise à ses lieutenants et à ses candidats qu'il ne veut pas que les attaques personnelles soient utilisées contre leurs adversaires et refuse que l'on joue sur le sentiment communal. S'il prend cet engagement, le leader de l'opposition et ceux du MSM et du PMSD seront obligés de suivre. C'est tout à fait possible si chacun joue son rôle et assume ses responsabilités. Cela dit, j'ajoute tout de suite qu'il y a une énorme différence entre ce que l'on dit pendant la campagne électorale, dans une réunion publique et une réunion privée, pour ne pas dire secrète et de préférence nocturne. C'est là que se fait le travail communal.

Passons à la 2e partie de cette interview. Il semblerait que vous soyiez en train de revenir à la politique active et au MMM, Cassam Uteem. On vous a vu aux différentes manifestations des 40 ans du MMM et, la semaine dernière, à la fête de fin d'année des militants avec un autre revenant, Jean-Claude de L'Estrac.

-- Ce n'est pas la première fois que j'assiste à la fête de fin d'année du MMM. 2009 est une année importante pour le MMM, parti auquel j'ai longtemps appartenu et quand ils m'ont invité pour les 40 ans, j'ai accepté avec plaisir, comme mon camarade Jean-Claude de l'Estrac. Il ne faudrait pas sauter sur les conclusions, mais je le répète: il n'y a rien qui interdise à un ancien président de la République de faire de la politique active.

Vous êtes conscient qu'en revenant dans l'arène politique, vous allez faire voler en éclat votre image d'homme d'Etat au-dessus de la mêlée?

-- Bien que ne l'ayant pas voulu, c'est vrai que je suis un peu prisonnier de mon image de Président. Mais je ne m'en plains pas.

Vous auriez mauvaise grâce à le faire. Mais est-ce que cela vaut le coup de revenir à la politique active, comme un simple candidat à la candidature?

-- Tout ce qui précède ayant été dit, il est extrêmement difficile pour un ancien président de la République de retourner à la politique active…

…Mais…

-- …mais un ancien président de la République a droit à son opinion politique et a le droit de promouvoir certaines idées. Et tant mieux ou tant pis si ces idées rejoignent le parti X ou le parti Y.

Arrêtons de tourner autour du pot et posons directement la question: est-ce que vous revenez à la politique active, Cassam Uteem?

-- Je n'ai jamais dit que j'avais quitté la politique…

Je trouve que vous êtes en train de retrouver bien rapidement la langue de bois des politiciens! Serez-vous candidat aux élections générales de 2010, Cassam Uteem?

-- Pour répondre oui à cette question, je pose trois conditions, qui ne sont pas encore réunies. Si les choses continuent à aller comme elles sont, il est peu probable que je sois candidat.

Vous trouvez que les choses n'avancent pas assez vite au MMM?

-- Qui vous dit que je parle du MMM?

Bien que tout soit possible en politique, je serais surpris que vous soyez candidat sous la bannière des travaillistes ou du MSM.

-- Mon fils ayant choisi de faire de la politique au MMM, je ne pense pas être capable d'aller faire de la politique active dans un autre parti.

Deux Uteem en politique, c'est une dynastie qui est en train de se constituer?

-- Les dynasties ont toujours existé dans la politique mauricienne. Je ne suis pas étonné que les enfants d'un politicien aient envie de faire de la politique.

Mais dans le cas qui nous occupe, c'est le père qui revient joindre son fils en politique. Etes-vous toujours en faveur d'une alliance PTr/MMM?

-- Je vous l'ai dit il a y a plus de six mois et j'ai toujours ce point de vue: une alliance PT/MMM est souhaitable. Si nous voulons réellement combattre le communalisme, c'est le moment ou jamais avec un Navin Ramgoolam qui, d'après moi, n'a aucun adversaire comme Premier ministre. Ramgoolam et Bérenger n'ont que tout juste 60 ans…

…je souligne que c'est quand même curieux que dans un pays où la grande majorité est âgée de moins de 25 ans, on choisisse des dirigeants qui ont dépassé la soixantaine…

-- …je pense que dans les circonstances économiques que nous connaissons, cette alliance ne pourrait qu'être dans l'intérêt du pays. Evidemment, le tout reposant sur un programme gouvernemental précis qui sera soumis à l'électorat.

Vous pensez que les militants vont refaire "l'erreur" de 1995, c'est-à-dire une alliance dans le ventre de l'histoire avec leur adversaire déclaré de1997?

-- Quelle est aujourd'hui la différence idéologique entre le MMM, le PTr et même le MSM? Pas grand-chose, à mon avis. Il y a, sans doute, une petite différence dans la manière de gérer le pouvoir, c'est tout. Le PTr et le MMM peuvent se mettre d'accord sur une nouvelle manière de diriger le pays. En prenant, par exemple, l'engagement de ne pas nommer des agents politiques à la tête des institutions. Que la MBC cesse d'être au service d'un parti et d'un gouvernement pour servir la nation et le pays. Que le système d'éducation soit revu et corrigé pour s'adapter aux besoins du pays et aux capacités des élèves. Ce genre de décisions, indispensables pour l'avancement du pays, ne peut être pris que par un gouvernement fort.

Vous savez mieux que moi qu'un gouvernement fort est soumis à la tentation de glisser vers la dictature.

-- Pas avec le MMM. Nous avons eu 3 fois 60 zéros sans aucune tentation totalitaire…

…je vous avoue que je ne suis pas très rassuré quand j'entends Navin Ramgoolam déclarer que le Mauricien ne sait pas voter et regrette de ne pas avoir obtenu une majorité de trois-quarts…

-- …je n'ai aucune crainte pour un nouveau 60 zéros si le MMM fait partie du gouvernement. Preuve a été faite en 3 occasions que le MMM est une garantie du respect de la démocratie en cas de 60 zéros.

Donc, vous souhaitez une alliance PTr/MMM pour l'avancement du pays, d'une part, et pour contenir les possibles tentations totalitaires du PTr, de l'autre?

-- Disons pour empêcher les possibles dérives. Si la capitaine est bon, cela n'est pas automatiquement le cas de son état-major.

Vous pensez vraiment que Paul Bérenger pourrait retravailler avec Navin Ramgoolam?

-- Je pense qu'ils ont suffisamment de choses en commun pour cela. J'ai le sentiment que Navin Ramgoolam a un faible pour Paul Bérenger et que c'est réciproque.

Mais Paul Bérenger n'arrête pas de dire que le MMM va aller seul aux élections et d'annoncer que sa liste de candidats est sur le point d'être complétée.

-- C'est sûrement le cas. Mais il n'est jamais trop tard pour faire une alliance. Il y a eu des alliances faites à la veille du Nomination Day alors que les deux partis avaient tous les deux leurs listes complètes. Je suis résolument pour une alliance PTR/MMM.

Vous avez fait part à Paul Béreger de votre analyse et de vos conclusions?

-- Je lui en ai parlé. Aucun leader politique ne voudra casser l'élan et la stratégie de son parti. Mais s'il est réaliste, et je sais qu'il l'est, il doit se rendre compte que…

…c'est la seule solution?

-- Je crains que si Bérenger est le challenger de Ramgoolam, la situation dérape lors de la campagne électorale. C'est aussi pour éviter cette possible situation et ses conséquences pour le pays que je suis pour une alliance PTr/MMM.

Pensez-vous qu'il y a une majorité au MMM pour soutenir votre proposition?

-- Vous savez, les états-majors des partis politiques pensent qu'ils doivent dire à leurs leaders ce que ces derniers souhaitent entendre. Tel est le cas au PTr et au MMM où beaucoup ont peur pour leur place et leur position et ont arrêté de réfléchir. C'est un recul terrible sur le plan politique que d'être obligé de ne pas être logique et réaliste pour garder sa place et son rang. De mon temps, le MMM n'était pas comme ça.

Peut-on dire que vous et Jean-Claude de L'Estrac êtes en train de donner un dynamisme nouveau au MMM? Que l'on fait appel aux militants historiques - j'ose même dire pré historiques - pour sauver le parti du cœur?

-- Je n'ai jamais dit ça. Je n'ai pas la prétention d'influencer les décisions de Paul Bérenger. Mais je crois que je peux lui dire certaines choses que d'autres n'osent pas lui dire. J'ai démissionné du MMM il y a 15 ans mais c'est toujours le parti où j'ai passé le plus de temps et vécu des moments extraordinaires et pour le parti et pour le pays. C'est un parti avec des idéaux que beaucoup de Mauriciens partagent. Ce serait une grande chose que ce parti revienne à ses valeurs historiques - ou préhistoriques, comme vous dites - qui sont toujours d'actualité.

On dirait que le terme préhistorique a fait mouche. Pour terminer, quels sont vos souhaits pour 2010, Cassam Uteem?

-- Je rejoins le Premier ministre pour que les élections provoquent un grand débat d'idées, que Maurice adopte les moyens modernes pour la campagne. Que la MBC s'ouvre à tous les partis politiques de manière équitable pour que les Mauriciens puissent vraiment faire leur choix et qu'il existe un level playing field entre tous les partis. Je souhaite que Maurice connaisse une campagne électorale civilisée où chacun combattra vigoureusement pour ses idées mais en respectant celles de ses adversaires, sa communauté, sa religion, son intégrité.



i n t e r v i e w WEEK-END --- dimanche 3 janvier 2010