s p o r t s WEEK-END --- dimanche 3 janvier 2010



  Entretien — Stéphan Buckland - « J'essaie de rendre à la société ce qu'elle m'a donné »
  Mention spéciale - Jeux de l'Avenir et de l'espoir
  Fait de l'année - L'organisation de quatre championnats d'Afrique
  DÉROUTE DE L'ANNÉE - La Mauritius Football Association
  Week-End Hit Parade des Fédérations - Rajiv Rajcoomar (président de l'AMB) — «Nous visons toujours la perfection»
  Réalisation de l'année - La réouverture du centre de formation de Football
  CUILLER DE BOIS - Commission Nationale du Sport Féminin
  Bourde de l'année - Le Club M avec le maillot d'un club égyptien !
  Hommage - Ils nous ont aussi quittés
  Hommage à Colin Mayer - Merci Colin !
  Le CNOM et la saison 2010 - Une année olympique à préparer
  Judo — Projet Goal for Gold - PAD & Co offrent un lot d'équipements
  Le der de la MFA — Equipe de 1974 - L'humiliation faite à Sylvio Typhis
  Nécrologie - Raschid Sooltangos parti sur la pointe des pieds
  Triathlon/Duathlon — Challenge national 2009 - Satisfaction pour le DTN, Pascal Auger
  Football - TEAM OF THE DECADE 2009
  INNOVATION DE L'ANNÉE - Le beau geste du COCAJ
  Football — News From Old Trafford - United back to business
  Volley-ball — En juin prochain - Deux rencontres de la Ligue mondiale à la Réunion
  Natation — Championnats d'Afrique des zones 3&4 - Départ de la délégation mauricienne ce soir
  Jeux du Commonwealth — Queen's Baton Relay - A Maurice à partir de jeudi
  Rectificatif


Entretien - Stéphan Buckland


" J'essaie de rendre à la société ce qu'elle m'a donné "

Stéphan Buckland est depuis près d'une dizaine d'années l'ambassadeur de Maurice au sein du monde sportif international. Le spécialiste du 200 mètres n'est plus à présenter ayant figuré parmi les dix meilleurs sprinters du monde pendant des années. Il demeure toujours le numéro 1 à Maurice sur 100m et 200m. Désormais âgé de 32 ans, Stéphan Buckland n'est plus seulement le sprinter qui fait rêver tout un pays mais aussi un observateur de la chose sportive à Maurice. De plus, cette année, il est devenu membre du Comité National Olympique Mauricien (CNOM). Ce qui lui permet d'être la voix des sportifs mauriciens au sein de cette instance. Dans l'interview qui suit, il évoque ses projets pour aider les sportifs à être mieux considérés car pour lui, ces derniers sont toujours traités comme des " paillassons. " Buckland se lance aussi dans l'entraînement afin de faire profiter de son expérience et de ses conseils aux jeunes athlètes. Le sprinter tient aussi à saluer le Trust Fund for Excellence in Sports (TFES) qui " est en train de jouer un rôle très important dans le sport à Maurice " et l'Association mauricienne d'Athlétisme (AMA) qui " joue son rôle comme il se doit. " Par contre, il se montre critique envers la High Level Sports Unit (HLSU). Pour lui, le mode de fonctionnement de cette instance doit être revu. Et même s'il est déjà entré dans l'histoire de l'athlétisme mauricien, il désire toujours aller vite et s'est fixé comme objectifs de bien figurer aux Jeux du Commonwealth et aux Championnats d'Afrique, notamment en cette année 2010.

- Avec recul, comment qualifiez-vous votre saison 2009 ?

- Je préfère ma saison 2009 à celle de 2008. L'année dernière, le fait de ne pas atteint la finale des Jeux Olympiques à Beijing a été un mauvais souvenir. Cette année, j'étais bien mieux physiquement. Mon meilleur souvenir reste ma médaille d'argent au 200m des Jeux de la Francophonie. J'ai raté la médaille d'or de peu. Mais, pour moi, décrocher une médaille d'argent reste positif, je dirai même une grosse satisfaction dans la mesure où ce n'est pas évident de monter sur le podium dans une compétition de ce niveau.

- Et que diriez-vous de votre prestation aux Mondiaux à Berlin ?

- J'ai été finaliste aux Mondiaux à trois reprises, soit en 2001, 2003 et 2005 et je pense que c'est une consécration pour un Mauricien de réaliser pareille performance. J'aurais voulu voir un autre Mauricien y parvenir à l'avenir. De plus, j'ai été pendant huit ans, parmi les dix meilleurs mondiaux au 200m et ce n'est pas quelque chose qui arrive tous les jours.

- Vous avez choisi d'embrasser une carrière d'entraîneur ? Pourquoi ce choix ?

- Tout simplement parce que j'avais envie de partager mon expérience avec les jeunes. Je veux aussi emmener un nouvel aspect technique afin de montrer aux jeunes ce qui doit être fait pour devenir un athlète de haut niveau. Certains pensent que les résultats arrivent du jour au lendemain mais ce n'est pas le cas. C'est comme un arbre que l'on doit planter, et ensuite arroser et soigner afin qu'il porte des fruits. C'est sur la durée que les résultats sont visibles. Et si les jeunes s'entraînent comme il le faut, ils vont réussir.

- Dans le concret, comment cela se passe-t-il pour vous ?

- J'ai un groupe d'une dizaine d'athlètes sous ma responsabilité dont le plus âgé n'a que 22 ou 23 ans. Certains sont encore juniors. J'essaie autant que possible de les motiver, les aider à ma façon afin qu'ils puissent percer. Je les aide également au niveau social et je les encourage dans leurs études. Les entraînements se déroulent au stade Maryse Justin à Réduit six fois par semaine, c'est-à-dire tous les jours sauf le dimanche. Le rythme d'entraînement est assez soutenu mais pas trop non plus afin que les jeunes ne se découragent pas.

- Vous avez certainement noté qu'il n'y a pas de renouvellement au sein de l'élite masculine. Après vous et Eric Milazar, les athlètes tardent à percer. À quoi attribuez-vous cela ?

- Je ne dirai pas qu'il n'y a pas de relève. Il existe beaucoup de potentiel mais le problème est que certains athlètes ne veulent pas faire d'efforts. Ils soignent davantage leur paresse qu'ils ne développent leurs talents. Mon point de vue personnel est que, de nos jours, les jeunes ont trop de facilités à leur disposition. Ils préfèrent s'asseoir chez eux pour jouer aux jeux vidéo que de venir s'entraîner au stade. À mon époque, ces facilités n'étaient pas accessibles à tout le monde.

- Le problème semble plus prononcé en féminin ? Pourquoi selon vous ?

- Pour ce qui est des filles, je pense que l'hésitation vient surtout des parents. Les parents préfèrent voir leurs filles s'adonner pleinement à leurs études plutôt que des les encourager à faire du sport. Mais ils devraient faire le contraire car le sport permet de s'épanouir pleinement. Il y a des athlètes filles qui ont mené en parallèle leur carrière sportive et leurs études et ont obtenu leurs diplômes par la suite, donc pourquoi ce ne serait pas possible avec la génération actuelle ?

- Que pensez-vous de la politique de l'Association mauricienne d'Athlétisme par rapport aux jeunes ?

- La fédération joue son rôle comme il se doit, je trouve. Elle organise des compétitions à longueur d'année pour toutes les catégories d'âge. Mais il faut se dire que c'est une chaîne. Il y a moins de sponsors qui s'associent au sport et c'est très dommage. Il y a des choses positives qui sont mises en place par l'AMA. Ce n'est pas pour rien qu'elle figure parmi les trois premiers au classement des fédérations.

- Et quid du travail accompli par le Trust Fund for Excellence in Sports ?

- Le Trust Fund for Excellence in Sports est en train de jouer un rôle très important dans le sport à Maurice. Je tire mon chapeau à Michael Glover (ndlr : Chief Executive du TFES). Sans lui, une telle structure n'aurait pas été mise en place. Si le TFES obtient davantage de soutien de la part des sponsors, il sera capable d'élargir la base. Le TFES a déjà produit des résultats. Ce qui est positif, c'est que le TFES prend les sportifs en charge depuis leur jeune âge. Se sentant soutenus, ils ont davantage de possibilités de progresser dans leurs disciplines respectives. Je pense que les bénéficiaires du Trust Fund ne se révèleront pas en 2011 ou 2012 mais plus tard, je dirai en 2020. C'est l'avenir que la Fondation prépare…

- Est-ce que vous regrettez qu'à votre époque, de telles structures n'existaient pas ?

- Non, je ne peux pas dire que je regrette. J'ai toujours persévéré dans mon sport depuis ma jeunesse bien que je n'ai pas eu les mêmes facilités. Je n'ai jamais baissé les bras malgré tous les obstacles et cela m'a permis de devenir ce que je suis aujourd'hui. Mais s'il existait de telles structures à mes débuts, nul doute qu'il y aurait eu dix Buckland et non un seul. J'ai connu des athlètes plus forts que moi mais qui, par la suite, ont quitté le circuit malheureusement.

- Vous n'êtes pas sans savoir que le minsitre de la Jeunesse et des Sports a pour but d'employer des anciens athlètes pour agir comme coaches. Quelle est votre opinion sur cette démarche ?

- C'est une très bonne chose selon moi. D'abord pour les sportifs qui bénéficieront de l'expérience des ces anciens afin de pouvoir progresser mais aussi pour le monde sportif en général. Je pense que le ministère devrait demander à des anciens sportifs d'agir comme conseillers dans leurs disciplines respectives.

-Vous êtes membre du Comité National Olympique Mauricien (CNOM) envers lequel vous avez été critique dans le passé. Comment voyez-vous la situation au sein de cette instance maintenant que vous en faites partie ?

- Je me suis porté volontaire pour faire partie du Comité National Olympique Mauricien. Cela dans le but de venir en aide au sport mauricien. Je suis là pour défendre une cause juste. Je veux être le porte-parole des sportifs au sein de cette instance.

- Pensez-vous qu'il existe des choses à changer au CNOM ?

- Écoutez, je suis membre du comité olympique depuis moins d'un an. Donc, il est un peu tôt pour dire s'il faut changer des choses ou pas. Ce qu'il faut, d'abord et avant tout, c'est que certaines fédérations cessent de nourrir des conflits. Le sport est comme un arbre et il ne faut que certaines branches empêchent cet arbre de grandir comme il se doit. Le ministère de la Jeunesse et des Sports et le CNOM travaillent pour le bien-être du sport et il faut que les fédérations avancent aussi dans la même direction afin que le sport mauricien progresse. Certains dirigeants sportifs doivent absolument changer de façon de faire. Il y a trop de petit copinage au sein de certaines fédérations à Maurice.

- Vous sentez-vous à l'aise au sein du CNOM ?

- Oui, je me sens parfaitement à l'aise au sein de cette instance qu'est le comité olympique. J'ai le sentiment que ma voix est écoutée par les autres membres et cela est une chose très importante.

- Le CNOM a été au centre de l'actualité ces derniers temps avec la crise qui secoue le tennis local. Quel regard jetez-vous sur cette question ?

- Je ne peux pas vraiment me prononcer par rapport à cette question car je n'en connais pas les tenants et les aboutissants. Je ne suis en mesure de dire qui dit la vérité. Le président du CNOM s'est exprimé sur la chose face à la presse. Pour ma part, je pense qu'il faut que des solutions soient trouvées au plus vite pour que tout se passe pour le mieux dans ce sport.

- Vous souhaitez relancer la commission des athlètes. Quel serait son rôle ?

- Il serait bien qu'il y ait un porte-parole au sein de chaque fédération sportive. Le CNOM a déjà contacté les différentes fédérations pour cela mais valeur du jour, seulement trois ont répondu. Ces porte-paroles reviendraient vers moi afin d'évoquer les besoins des athlètes et me communiqueraient leurs idées pour faire progresser le sport.

- Pensez-vous que ce projet peut tenir d'autant que dans le passé, il y a eu des échecs à ce niveau ?

- Je pense que le projet tient la route. Je suis une personne qui veut travailler pour les sportifs et leur bien-être. Dans le passé, les porte-paroles des athlètes n'ont peut-être pas fait le travail comme il le fallait mais je suis optimiste et je pense que ces échecs peuvent laisser place au succès et qu'on peut accomplir de belles choses.

- Trouvez-vous que les sportifs sont mieux considérés par les autorités désormais ?

- Je trouve que certains se servent des sportifs. Nous sommes comme des paillassons. On nous envoie dans des compétitions et après, on ne fait plus rien pour nous. Nous ne sommes pas reconnus à notre juste valeur. Il ne faut pas oublier que sans les sportifs, il n'y aurait pas de dirigeants sportifs. Les personnes concernées ont un peu trop tendance à l'oublier.

- Vous n'êtes pas d'accord avec la manière de fonctionner de la High Level Sports Unit (HLSU). Que lui reprochez-vous exactement ?

- La High Level Sports Unit (HLSU) a la fâcheuse habitude de mentionner le montant de l'allocation dont l'athlète bénéficie et après quand cette allocation est supprimée, le sportif, l'apprend par le biais de la presse. Ce n'est pas normal. Il ne faut pas oublier que beaucoup de sportifs dépendent de cette allocation pour vivre. C'est tout à fait injuste de supprimée une bourse quand un athlète est blessé. Le barême a été revu dernièrement mais il me semble que les critères ne sont pas respectés. Selon moi, il aurait fallu avoir un représentant des sportifs au sein du board de la HLSU.

- Quels sont, selon vous, les critères qui devraient être appliqués par cette instance ?

- Il ne faut pas mélanger ceux qui évoluent dans le haut niveau et ceux qui font des compétitions dans la région et en Afrique. Je dis simplement qu'il n'y a pas beaucoup d'athlètes mauriciens qui sont des athlètes de haut niveau et devraient être rémunérés selon une formule différente. Un autre barême devrait être appliqué pour ceux qui évoluent dans les catégories régionale et continentale. Il faut qu'il y ait un fond spécial pour les athlètes de haut niveau. Rs 20,000 par mois pour un athlète qui évolue en Europe est une somme insuffisante car une fois convertie en euros, elle ne s'élève qu'à 500 euros.

- Concernant les bourses olympiques, trouvez-vous qu'elles sont attribuées en toute transparence ?

- Dans le passé, il y a eu des athlètes bénéficiaires de ces bourses qui se sont retrouvés à l'étranger à devoir dormir sur un matelas. L'athlète n'est pas mis au courant de la somme qu'il est supposé toucher. Je trouve abberant d'envoyer un athlète à l'étranger et le faire dormir sur un matelas surtout quand il est en course pour une qualification olympique. C'est vraiment inacceptable. C'est pour cela qu'en tant que membre du CNOM et athlète de haut niveau, je vais veiller au grain à ce que les bourses soient versées comme il se doit aux athlètes et qu'il n'y ait pas de problèmes.

- De nombreuses voix se sont élevées contre le système de vote du National Sports Award du Mauritius Sports Council (MSC). Pensez-vous que la formule doit être revue ?

- Personnellement oui. Nous sommes en 2010, nous avons une technologie très avancée, alors pourquoi ne pas voter par voix électronique ? Ainsi, ce sera visible à tout le monde via internet. Je trouve que ce serait la meilleure des choses. Il faut changer ce système de vote car il y a un manque de transparence. Un board ne devrait pas décider de qui sera le sportif ou la sportive de l'année. Ce n'est pas logique. Je suis tout à fait en faveur d'un changement. La formule actuelle doit absolument être revue dès l'année prochaine.

- Que proposeriez-vous afin que les sportifs se sentent davantage valorisés ?

- Je pense que ce serait un plus pour un athlète si, pendant ses entraînements, il recevait la visite des personnes importantes dans le sport comme le ministre des Sports par exemple. Là, le sportif sentirait qu'on lui accorde de l'attention et ce serait une source de motivation supplémentaire pour lui. Je pense que les parents des sportifs devraient aussi se sentir concernés par ce que font leurs enfants et ils devraient venir sur les lieux d'entraînement soutenir les enfants. Je sais qu'il y a des parents qui le font déjà et c'est un exemple à suivre. Il n'y a pas que le côté matériel qui compte mais aussi le côté humain. Se sentir entouré est une chose essentielle pour un athlète.

- L'année 2010 arrive avec son lot d'événements. Quels sont les objectifs que vous vous êtes fixés pour cette année ?

- Ce sera de toujours aller vite et de garder la forme et une bonne santé. Mon objectif principal demeure les Jeux du Commonwealth en Inde. Il y aura aussi probablement les Championnats d'Afrique qui sont qualificatifs pour la Coupe du Monde prévue plus tard dans l'année. Cette année, exceptionnellement, la coupe du monde accueillera deux représentants de chaque continent. J'aimerais y être.

- Vous avez tenté une incursion dans la politique. Est-ce que vous pensez que c'était une bonne décision ?

- Oui. Mais je dirais que me présenter aux élections municipales était plus un travail social. Je voulais apporter mon aide à la région où j'habite. Malheureusement, je n'ai pas été élu. Je ne regrette pas car c'était une bonne expérience. Je suis toujours présent au sein de diverses ONG.J'essaie de rendre à la société ce qu'elle m'a donné. C'est sûr que si c'était à refaire, je le referais.

- Que songez-vous à faire une fois que vous aurez pris votre retraite sportive ?

- Une fois à la retraite, je vais me consacrer davantage aux jeunes car je possède un diplôme d'entraîneur et je compte mettre ce que j'ai appris au service du monde sportif. Je suis aussi dans la restauration plus précisément dans un service de "catering". Pour le moment, je n'ai pas d'appréhension quant à mon avenir. Il y aura d'autres projets dans lesquels je me lancerai probablement.

- Pour conclure, quel message avez-vous pour les jeunes sportifs ?

- Je voudrais que les athlètes progressent dans leurs disciplines respectives et plus important encore, il ne faut sous aucun prétexte qu'ils délaissent leurs études car elles sont primordiales dans la vie de tout un chacun. Il ne faut pas oublier qu'a Maurice, il y a un nombre croissant de chômeurs et de ce fait, il est important pour un jeune d'avoir des qualifications afin de trouver du travail. J'aimerai profiter de l'occasion pour souhaiter une bonne et heureuse année à ceux qui me sont chers et même à mes détracteurs…



Repères

Issu d'une famille modeste, Stéphan Buckland, l'aîné de trois fils, a passé toute son enfance à rue Orient, à la cité Mangalkhan dans une petite maison. Une enfance lors de laquelle, sacrifice et compréhension ont fait partie du quotidien.

C'est en 1985, à l'âge de huit ans, que Stéphan, sous l'impulsion de son père Jean-Bertrand, se met à la pratique du sport. Toutefois, ce n'est pas par l'athlétisme qu'il débuta, mais bel et bien par le judo. C'est année-là, l'actuel directeur administratif de la Fédération mauricienne de Judo (FMJ), Joseph Mounawah, remportait la médaille d'or aux Jeux des îles de l'océan Indien qui se tenaient à Maurice. Tout un symbole pour le jeune Stéphan…

Ensuite, celui-ci découvre le volley-ball au collège Trinity à Vacoas. Et, il se tourne aussi vers l'athlétisme quand il commence à fréquenter le collège Imperial à Curepipe.

La belle aventure de Stéphan pouvait enfin commencer. Il remportera un titre de champion minime en 1992 et d'autres consécrations sur le plan national. Mais à cette époque, nul ne pouvait imaginer que le jeune Stéphan serait un jour finaliste des Mondiaux d'athlétisme et des Jeux Olympiques.

Et pourtant, il sera parmi les huit finalistes aux Mondiaux de 2001 à Edmonton au Canada, de 2003 au stade de France à Paris, et en 2005 à Helsinki en Finlande. Aux Jeux Olympiques de 2004 à Athènes en Grèce, il a également accédé à la finale.

Sa plus belle performance au niveau international reste, toutefois, sa médaille d'argent obtenue au 200m aux Jeux du Commonwealth à Melbourne en Australie en mars 2006. Notre compatriote n'avait été dominé que par l'extraterrestre jamaïcain, Usain Bolt, à cette occasion. Buckland a aussi été vice-champion d'Afrique sur le demi tour de piste à deux reprises, soit en 2006 à Bambous à Maurice et en 2008 à Addis Abeba en Éthiopie.

Cette année, il n'a pas brillé aux Mondiaux à Berlin en Allemagne mais s'est, toutefois, racheté en obtenant deux médailles d'argent aux Jeux de la Francophonie à Beyrouth au Liban, au 200m et au relais 4x100m.


Mention spéciale


Jeux de l'Avenir et de l'espoir

Neuf ans après leur dernière organisation, les Jeux de l'Avenir ont refait leurs apparitions cette année. Et quel apparition? Cette compétition a été un immense succès car il y avait au total près de 8870 jeunes qui s'étaient inscrits aux préliminaires à travers une campagne de promotion orchestrée par le ministère de la Jeunesse et des Sports depuis le début de l'année. C'est dire que cette compétition était très populaire car des milliers de jeunes étaient venus en grand nombre pour les différentes finales au programme dans les dix disciplines de ces Jeux de l'Avenir que sont le football, le volley-ball, le basket-ball, le tennis, le cyclisme, le judo, le tennis de table, la boxe, le badminton, la natation et l'athlétisme. L'objectif de ces Jeux de l'Avenir avait été principalement conçu dans le but de dénicher les futurs talents qui seront amenés à défendre le quadricolore mauricien. Ces jeunes ont eu la possibilité de montrer de quoi ils étaient capables aux différents techniciens présents car beaucoup ont intégré des structures de formation. L'enthousiasme était palpable lors de ces évènements car une bonne ambiance règnait au gymnase de Pandit Sahadeo à Vacoas durant ces deux jours de compétitions où des jeunes de 12-13 ans ont vécu un moment inoubliable. L'île Rodrigues n'étaient pas en reste avec de nombreux athlètes présents dont 15 en athlétisme, 2 en badminton, 8 en boxe, 10 en judo, 10 en football, 16 en tennis de table, 2 en tennis, 2 en natation, 5 en volley-ball (dont notamment 18, si on compte les deux équipes) respectivements. Par ailleurs, il n'y avaient pas de représentants rodriguais au basket-ball et au cyclisme. Il n'en demeure pas moins que la présence de l'île soeur à ce grand évènement a beaucoup apporté à ses jeux et c'est superbe de constater cela. Dans le cadre de ces Jeux de l'Avenir, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo, a même ratissé large avec le soutien de ses officiers et des fédérations sportives, en allant à la rencontre des jeunes dans diverses institutions scolaires à travers l'île. Le but était d'expliquer à ces jeunes l'idée derrière l'organisation de ces Jeux de l'Avenir. Ce qui démontre encore une fois l'enthousiasme et la détermination affichée par les jeunes sportifs en herbe. Les jeux de la Francophonie ont également beaucoup apporté sur le plan sportif pour les jeunes. Contrairement aux Jeux de l'Avenir, les Jeux de la Francophonie comporte une autre catégorie d'âge, soit les 16-17 ans mais force est de constater qu'il y a des similitudes dans la mesure où ces jeux ont connu la même popularité et sont revenus après 9 ans de disette. Plusieurs disciplines étaient également d'actualité lors de ces Jeux de la Francophonie, avec notamment le football, le volley-ball, le basket-ball, la boxe, la lutte, le cyclisme, la natation, le judo, l'athlétisme et le tennis de table entre autres. C'est dire qu'après 9 ans, l'enthousiasme y était toujours présents avec l'engouement qui y règnait au gymnase de Pandit Sahadeo à Vacoas. Toujours est-il que la présence des Rodriguais à ces Jeux de la Francophonie constitue une autre grande motivation car cela permet de jauger les performances et les talents présents dans notre dixième district. Les Jeux de la Francophonie ont été, à l'image des Jeux de l'Avenir , un franc succès et ce n'est que par ce genre de compétitions que les jeunes auront la chance de s'exprimer et de montrer leurs vrais potentiels.


Fait de l'année


L'organisation de quatre championnats d'Afrique

Jamais a-t-on vu pareil événement dans les annales du sport mauricien. En effet, l'organisation de quatre championnats d'Afrique a été sans conteste le fait ayant marqué l'année 2009. Car il n'est pas donné à n'importe quel pays de mettre en place l'organisation d'autant d'événements majeurs en une année seulement surtout en cette période de crise financière. Maurice l'a ,elle, fait et on ne peut que féliciter ceux ayant été impliqués de près ou de loin dans l'organisation.

Et là, il faudra d'emblée saluer l'engagement du ministère de la Jeunesse et des Sports, à travers le ministre Devanand Ritoo. Ce dernier, il faut le souligner, n'a épargné aucun effort et moyen pour soutenir la démarche de ces quatre fédérations qui sont la Fédération mauricienne de Judo et des Disciplines Assimilées (FMJDA), l'Association mauricienne de Boxe (AMB), l'Association mauricienne d'Athlétisme (AMA) et la Fédération mauricienne de Natation (FMN). Le MJS a mis les moyens nécessaires à leur disposition, afin de les aider à réussir. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que Maurice a marqué le coup.

C'est la FMJDA qui s'est d'abord distinguée au mois de mars avec ses championnats, au gymnase Pandit Sahadeo, à Vacoas. Une organisation normale pour une fédération habituée à ce genre d'événement. Du coup, ce bon départ a mis les autres fédérations en pleine confiance. Il faudra aussi retenir que la fédération a eu la satisfaction d'avoir récolté trois médailles grâce à Macleon Paulin (argent), Christiane Legentil et Audrée Catherine (bronze). La fête aurait été certainement plus grandiose si le premier nommé n'avait pas commis certaines erreurs qui lui a coûté la médaille d'or. Au niveau de l'affluence, la fédération a attiré un certain public et globalement, on peut parler de réussite.

L'Association mauricienne de Boxe a ensuite pris le témoin au mois de juillet pour organiser ses championnats d'Afrique seniors au centre national de boxe, à Vacoas. Véritable défi relever par le président Rajiv Rajcoomar et toute son équipe. Après avoir pris la responsabilité d'organiser ces championnats à la suite de l'incapacité du Togo de respecter ses engagements, l'AMB parvenait à tout mettre au point en moins de deux mois, prouvant, une fois encore, sa capacité à organiser un grand événement. Qui plus est, ses boxeurs n'ont pas déçu avec à la clé une médaille d'or (John Colin), deux d'argent (Bruno Julie et Olivier Lavigillante) et trois de bronze (Richarno Colin, Ludovic David et Michaël Macaque).

Tout juste après, l'Association mauricienne d'Athlétisme a organisé les championnats d'Afrique junior, au stade Germain Commarmond, à Bambous. Une organisation réussie tout comme en boxe et au cours de laquelle le COCAJ (comité d'organistaion des championnats d'Afrique juniors) s'est même permis de réaliser des profits d'un peu plus d'un million de roupies ! Une somme qui a été ensuite répartie aux différentes instances de l'athlétisme mauricien. Chapeau ! Au niveau des performances, les jeunes ont brillé de mille feux à l'image de Jenna Rima (médaillé d'or en heptathlon) ou encore de Stéphanie Guillaume (médaillé d'or au 4X100m, médaillé d'argent au 4X400m et médaillé de bronze au 100m et 200m). On retiendra aussi la victoire de la Sud-Africaine Semeya, vainqueur au 400m avant de s'imposer sur la même distance aux championnats du monde seniors de Berlin, en Allemagne !

En dernier lieu, la Fédération mauricienne de Natation n'a fait que clore cette belle série de la plus belle manière qui soit à la piscine Serge Alfred, à Beau-Bassin. En effet, la présidente Doreen Tiborcz et son équipe ont été à la hauteur des espérances. Ils sont parvenus à faire des championnats d'un bon niveau et a permis la participation d'un plus grand nombre de nageurs. On notera aussi de très bonnes performances réalisées à l'image des Estelle Li, Emmanuel Froget ou encore Mathieu Marquet.

Si dans l'ensemble, l'organisation de ces quatre championnats d'Afrique a été une réussite, en revanche, le hic demeure nos infrastructures. En effet, ces sites de compétitions, hormis le stade Germain Commarmond, à Bambous, ne répondent plus aux exigences du haut niveau d'aujourd'hui. Pourquoi alors ne pas procéder à la construction d'une coupole pouvant accommoder plusieurs disciplines d'intérieurs ? Le ministère de la Jeunesse et des Sports gagnerait donc à bien réflechir là-dessus surtout avec la manne qui viendra du CSR (Corporate Social Responsibility) et du loto.


DÉROUTE DE L'ANNÉE


La Mauritius Football Association

Si l'année dernière, c'était le Club M qui avait décroché la timbale de la Déroute de l'Année, cette fois c'est sans aucune contestation possible que le palme est décerné à la Mauritius Football Association. En effet, la MFA est bel et bien une fédération en déroute puisque même en cette période de fête, la Football House ne connaît pas de répit avec ce qu'on peut appeler le "chantage" qu'est en train de faire Nazir Bowud avec en toile de fond le Steering Committee et l'argent de la Fondation pour la Formation du Football.

En fait, il ne s'est pas passé un seul mois, encore moins une semaine sans qu'un scandale n'a pas éclaté à la Mauritius Football Association. Si ce ne sont pas les membres de l'opposition qui se mettent en évidence, ce sont ceux de l'équipe dirigeante qui se donnent en spectacle. 2009 se termine comme elle avait commencé pour la MFA avec une belle pagaille au sein de la direction de cette fédération.

Si en décembre 2008-janvier 2009, c'étaient les membres de l'opposition qui avaient fait du remue-ménage par le biais d'une conférence de presse-dénonciation notamment autour de la gestion des affaires de la fédération et du Goal Project. Un mouvement de contestation qui avait fini par faire sortir de ses gonds, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo, pour exhorter tous les membres de la direction de la MFA de "regarder dans la même direction."

En cette fin d'année, le président Prem Jodha se voit pris dans l'étau entre l'opposition qui a fait capoter son assemblée générale et un membre de son, "inner circle", Nazir Bowud qui a jeté l'huile sur le feu en contestant des décisions déjà prises et confirmées par le comité directeur. Notamment sur la participation de l'équipe de moins de 20 ans du Centre de Formation à la D1, le rapport qui n'arrive pas du Steering Committee et l'argent de la Fondation pour la Formation du Football, présidé par Vincent Rogers.

Ce dernier doit, à notre avis, se tenir à distance et surtout bien regarder avec qui il a affaire dans sa volonté pour relancer le football à Maurice. Au risque d'y laisser des plumes ou de voir sa crédibilité prendre un sacré coup au rythme où évoluent les choses.

Plus que jamais le ver - où plus-tôt les vers - est dans le fruit. Puisque ces contestations viennent à un moment déterminant sur la voie de la MFA pour relancer le football sur des nouvelles bases et pire, elle sont faites avec en filigrane une menace de démission, qui tantôt a été donnée, tantôt est dans sa poche.

Mais la MFA n'a pas produit que des couacs au niveau de sa direction. Il y a eu également les sactions prises à l'encontre des membres de son propre comité, nommément contre Vinod Persunnoo, Anoop Madhow, Burghuz Mungur et Mustapha Chitbahall. Des sanctions qui ont été vite retirées par la suite sous la pression d'une majorité au sein de l'assemblée générale en avril dernier. Une assemblée au cours de laquelle cette même majorité avait pris un vote pour demander l'élection d'un nouveau comité à la tête de la MFA.

Plus que jamais donc il existe une cassure entre la base et la direction de cette équipe. Une situation qui s'explique non seulement par le nombre de contestations qui viennent se greffer jour après jour à la Football House, mais aussi par les positions contradictoires affichées au grand jour par les Clubs de D 1.

Alors que le ministère des Sports investisse des millions de roupies pour la réouverture du Centre de Formation et l'embauche d'un DTN, les Clubs ne veulent pas d'équipes du centre dans la compétition.

Il y a eu également l'épisode Marc Collat, qui, après Philippe Goubet Goblet, est probablement le directeur technique national (DTN) avec le plus court séjour à Maurice.

Le Français n'a pas hésité une seule seconde a montrer son différend avec ni plus ni moins que le 1er vice-président de la MFA, Anwar Elahee, sur la présidence et la composition de la Commission Technique de la MFA. Collat a plié bagages alors que des espoirs étaient placés en lui pour relancer la formation à Maurice. Ne parlons pas du niveau des Championnats tant de la D1 que la D2. Sans vouloir remettre en cause les compétences techniques de Tony François, il faut cependant reconnaître qu'être joueur de l'année à 39 ans et ce trois fois à la suite, il y a matière à non seulement s'inquiéter, mais aussi à se poser des questions sur la qualité de la jeune génération. Il faut savoir que Tony François a pu retrouver le "haut niveau" alors qu'à un certain moment, il avait mis entre parenthèses sa carrière de football pour entraîner l'équipe du Pamplemousses SC. Il n'y a qu'à Maurice qu'on peut voir une telle bêtise avec une fédération qui prend eau de toute part.

Même le changement à la direction technique du Club M, avec l'arrivée d'Akbar Patel, rien n'a évolué de façon positive. Les résultats ont été de mal en pis et le comble du ridicule, pour ne pas dire l'absurde_ ou encore le manque de professionnalisme débordant au sein de la MFA_ a été atteint lorsque la sélection nationale jouait un match amical contre l'Égypte.

La MFA est devenue en elle-même une honte nationale et définitivement le déplacement aux pays des Pharaons a mis au grand jour les tendances aux voyages-vacances pour les dirigeants de la MFA. C'était aussi le cas pour le congrès de la FIFA aux Bahamas.

Des couacs, il y en a eu des belles à la Football House, comme l'affrontfait à Jacques Malié, instructeur de la FIFA, lorsque le projet Grassfoot fut lancé en première mondiale à Maurice. Le secrétaire de la MFA n'a toujours pas perdu sa légèreté dans son fonctionnement et on dira qu'il en a fait même un Trade Mark. Il y a aussi le scandale des joueurs étrangers à Maurice où les clubs défient sans vergogne le souhait d'un ministre de la République qui ne voulait pas voir des joueurs étrangers dans les Championnats.

Ah…nous allions oublier. Le big bluff qui a entouré le Jubilé d'Argent de Didier Agathe à Maurice où la MFA s'est fait complice d'une très grosse escroquerie des amateurs du football avides de foot de qualité.


Week-End Hit Parade des Fédérations


Rajiv Rajcoomar (président de l'AMB) - "Nous visons toujours la perfection"

L'Association mauricienne de Boxe (AMB) a décroché, dimanche dernier, son troisième titre de champion d'affilée du Week-End Hit Parade des Fédérations. Avec un total de 8.5 points, cette fédération a devancé, une fois encore, l'Association mauricienne d'Athlétisme (AMA), crédité de 7 points, et la Fédération mauricienne de Kick-Boxing et des Disciplines Assimilées (FMKBDA) avec 5.5 points. Pour le président de l'AMB, Rajiv Rajcoomar, cette nouvelle consécration n'est pas une surprise en soi. Lui et ses membres s'y attendaient. "Je m'attendais à ce qu'on finisse premier, une fois encore. Car j'estime que nous récoltons ce que nous avons semé. Je dirai aussi que 2009 a été une année faste, tout comme 2008. Au sein de la fédération, nous sommes très heureux de la considération qui est accordée à notre travail par Week-End", a-t-il déclaré.

Pour Rajiv Rajcoomar, la constance, la régularité et la bonne performance réalisée par sa discipline n'est pas le fruit du hasard. "Comme je l'ai toujours dit, on travaille selon un plan bien établi. Le travail est fait de façon méthodique et scientifique. Lorsque nous nous fixons un objectif, nous faisons de notre mieux pour l'atteindre, car nous visons toujours l'excellence", a-t-il fait ressortir. Pour le président de l'AMB, il y a toujours ce souci de bien faire parmi les membres, les entraîneurs et les boxeurs surtout. Car selon lui, l'idée est toujours de faire honneur au peuple mauricien. "Car il ne faut pas oublier que l'argent qui est injecté dans le sport par le ministère de la Jeunesse et des Sports vient du contribuable. Nous ne voulons en aucun cas le décevoir. Le budget qui nous est alloué est utilisé à bon escient pour la promotion et le développement de la boxe", a fait remarquer Rajiv Rajcoomar.

Ce dernier se réjouit aussi que la boxe a pu placer l'île Maurice sur la carte mondiale. "De plus, nos boxeurs sont toujours respectés dans les compétitions internationales. A ce jour d'ailleurs, nous avons neuf boxeurs qui figurent dans le classement mondial de l'AIBA (Association internationale de Boxe). Ce qui n'est pas donné à tout le monde." Rajiv Rajcoomar ne cache d'ailleurs pas sa grosse satisfaction quant aux performances réalisées et ne tarit pas d'éloge sur ses boxeurs qui ont été, a-t-il dit, à la hauteur de la tâche qui leur a été confiée. "Les boxeurs ont toujours fait honneur au pays dans chacune des compétitions dans lesquelles ils ont participé. Ils ont honoré la confiance placée en eux. Ce sont eux les principaux acteurs de cette discipline et je leur félicite pour leur dévouement, leur sacrifice et leur détermination", a indiqué Rajiv Rajcoomar.

Pour Rajiv Rajcoomar, c'est la bonne entente et la solidarité qui fait la force de cette discipline. "Comme je l'ai toujours dit, la boxe mauricienne est une grande famille où il fait toujours bon vivre. Certes, comme dans toute famille, il y a des divergences de vue et d'opinions. Toutefois, nous arrivons toujours à régler nos problèmes autour d'une table et à travers le dialogue. Ce n'est que de cette façon qu'on arrive à avancer dans la bonne direction et à progresser", a-t-il expliqué.

Des idées novatrices

Mais toujours est-il, a avancé Rajiv Rajcoomar, que les choses n'ont pas été toujours aussi faciles depuis qu'il a pris la présidence en juillet 2005. Selon lui, la boxe mauricienne avait perdu de sa superbe à cette époque et il était impératif de prendre les décisions qui s'imposent pour lui rendre ses lettres de noblesses. "L'objectif était de redonner à la boxe la place qui lui était due. Pour cela, il fallait instaurer un nouvel état d'esprit. Il fallait qu'on sorte de l'amateurisme et qu'on se projette vers l'avenir avec des idées novatrices. Pour remonter la pente, nous avons établi un programme quadriennal avec des objectifs bien précis. Nous nous sommes serrés les coudes et nous avons travaillé comme une seule équipe. Aujourd'hui, nous ne faisons que récolter les fruits de nos efforts", a souligné notre interlocuteur.

Rajiv Rajcoomar a ajouté que dans ce projet de relance, il fallait impérativement avoir le soutien de l'Etat pour réussir. "Sans cela, nous ne serions pas là aujourd'hui. Nous remercions donc le ministère de la Jeunesse et des Sports, mais aussi les ministres des Sports avec lesquels nous avons été appelés à travailler. Nous souhaitons maintenant que notre budget soit revu à la hausse, afin que nous puissions amener nos projets à terme. Car notre but est de viser encore plus haut et de ramener encore plus de médailles pour faire honneur à l'Etat mauricien."

Toutefois, a indiqué Rajiv Rajcoomar, 2009 a été une année parsemée d'embûches surtout au niveau personnel. "J'ai toujours été très proche de cette discipline. La boxe c'est ma passion. Quand je suis arrivé à la présidence, j'ai toujours pensé à ce que je pouvais apporter de plus à la fédération et non le contraire. J'ai même été amené à faire beaucoup de sacrifices. A titre d'exemple, je n'ai pas eu une vie familiale. De plus, j'ai eu à subir des humiliations et des découragements. Malgré cela, mon vécu d'ancien boxeur m'a énormément aidé. J'ai su esquiver mes problèmes pour passer ensuite à l'attaque. 2009 a aussi été marquée par le décès de ma mère, quelqu'une qui m'a soutenu tout au long de ma carrière sportive. Cela m'a beaucoup affecté. Dans tout cela, je tiens à remercier ma femme et mes enfants qui m'ont été d'un grand soutien. Je remercie aussi Dieu en qui j'ai toujours confiance", a-t-il déclaré.

Collaboration et dévouement

Rajiv Rajcoomar a aussi remercié ses membres pour le bon travail effectué. Il dira d'ailleurs que sans la collaboration et le dévouement de tout un chacun, il n'aurait pas pu, à lui seul, remettre cette discipline sur les rails. Selon lui, "C'est grâce à un travail d'équipe que nous avons réussi. Comme je l'ai dit, il faut avoir une bonne entente dans une famille pour pouvoir progresser. Nous sommes fiers de pouvoir travailler ensemble pour faire avancer cette discipline." Le président de l'AMB a aussi mis en avant le bénévolat de ses membres et lui. "Nous travaillons par amour pour la boxe. Notre satisfaction est de voir nos boxeurs réussir. Ma devise, c'est la fidélité et l'honnêteté. Je déteste l'hypocrisie et les promesses non tenue."

D'autre part, le président de l'AMB dira que quelques événements ont marqué l'année 2009. Selon lui, il y a d'abord eu la nomination de Jean-Claude Nagloo, ancien entraîneur national, comme premier mauricien au poste de directeur technique national. "C'est une grosse satisfaction pour les membres et moi dans la mesure où Jean-Claude est quelqu'un qui a énormément apporté à la boxe. Il était tout à fait normal que l'Etat ait reconnu sa contribution", a-t-il souligné.

L'organisation des championnats d'Afrique de juillet après le retrait du Togo demeure l'autre grosse satisfaction de l'année. "Nous avons organisé ces championnats d'Afrique en moins de deux mois et ils furent un succès. De plus, nous avons eu un gros sponsor pour la première fois de notre histoire à travers la SBM (State Bank of Mauritius) que nous remercions de tout cœur. Nos boxeurs ont, qui plus est, réalisé une très belle performance avec en prime la médaille d'or de John Colin."

Le partenariat entre l'AMB, la Phœnix Beverages Limited et le boxeur Richarno Colin (-64 kg) demeure, selon lui, un autre fait marquant au cours de l'année 2009. "Cette association a été bénéfique à Richarno qui peut désormais se concentrer sur ses entraînements en toute sérénité. Il a d'ailleurs été transcendant en cette fin d'année en ramenant la médaille d'or des Jeux de la Francophonie (Ndlr: septembre-octobre au Liban). Nous tenons ainsi à remercier la Phœnix Beverages Limited pour avoir accorder toute sa confiance dans la fédération et en Richarno Colin", a souligné Rajiv Rajcoomar.

Faire encore mieux cette année

Ce dernier considère également la signature du contrat entre l'AMB et le Trust Fund For Excellence in Sports comme un accomplissement. "Nous remercions les dirigeants du Trust Fund, plus particulièrement son Chief Executive Michael Glover, pour leur confiance. Qu'ils soient tous rassurés, nous ferons de notre mieux pour que ce projet soit une réussite. " Pour le président de l'AMB, les consécrations de John Colin comme Junior Sportman of the Year et de Judex Bazile comme Coach of the Year ont aussi marqué 2009. Seul Richarno Colin n'a pas été récompensé lors du National Sports Award du Mauritius Sports Council. A ce titre justement, Rajiv Rajcoomar a indiqué que le système de vote du MSC est dépassé et qu'il doit être revu.

Pour ce dernier, il ne s'agira pas de s'arrêter en si bon chemin. Après une année 2009 réussie, l'objectif sera de respecter le plan quadriennal établi en s'attaquant aux défis de 2010 notamment les Jeux du Commonwealth, prévus du 4 au 14 octobre, à New Delhi, en Inde. Une équipe de six boxeurs est pressentie pour ce déplacement. Soulignons que Maurice a décroché trois médailles aux Jeux de 1998, à Kuala Lumpur, Malaisie, grâce à Richard Sunee (or), Michaël Macaque (argent) et Giovanni Frontin (bronze). En 2006, à Melbourne, en Australie, Bruno Julie et Giovanni Frontin avaient décroché la médaillé d'argent et cette année, l'objectif sera de faire encore mieux.

Pour ce qui est des championnats du Commonwealth, prévus du 8 au 18 mars, à New Delhi toujours, huit boxeurs devraient faire le déplacement. La première sortie 2010 - A.S.K Misra -, prévue en février, à Chandigarh, capitale du Punjab, verra le déplacement d'une dizaine de boxeurs.


Réalisation de l'année


La réouverture du centre de formation de Football

La réalisation de l'année 2009 a été, sans conteste, la réouverture du Centre national de formation de football (CNFF) François Blaquart. C'était le jeudi 9 avril dernier à Réduit. Ainsi, cette importante structure entrait de nouveau en opération après une fermerture ayant duré cinq ans. Cinq longues années d'absence qui ont été néfaste à la progression de notre football, cela va sans dire.

Le centre est désormais connu comme le Centre technique national (CTN) François Blaquart. La grande nouveauté, et c'est une chose que l'on se doit de saluer, est le centre évoluera dans un cadre légal avec la création de la Fondation pour la formation au football (FFF) qui sera responsable de la gestion de cette structure.

Cette démarche conjointe du ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo, et du président de la FFF, Vincent Rogers, vise à décourager quiconque qui envisagerait de procéder à la fermeture du centre, comme ce fut le cas en 2003 par la Mauritius Football Association (MFA), présidée alors par un certain Vinod Persunnoo.

On ne peut qu'applaudir le ministre Ritoo et le très passionné Vincent Rogers car le centre a produit des résultats probants depuis sa création. Le fait que plusieurs des joueurs qu'il a produit aient évolué dans des championnats étrangers démontre que le centre a largement sa raison d'être dans le paysage sportif mauricien.

La médaille d'or décrochée aux Jeux des Îles de l'océan Indien JIOI) de 2003, 18 ans après celle obtenue aux deuxièmes JIOI en 1985 porte le sceau du CNFF. Car la sélection mauricienne qui a battu cette de la Réunion en finale, possédait une ossature composée des anciens joueurs formés, à Réduit. Et pourtant, cela n'avait pas empêché certains à appliquer la guillotine, quitte à stopper net la progression de notre football.

Lors de la cérémonie du 9 avril dernier, le ministre Devanand Ritoo s'était même posé la question, au cours de son intervention. " Pourquoi a-t-on fermé le centre, alors que ce centre avait produit des résultats ? ", s'était-il demandé.

C'est donc pour éviter qu'une telle chose se reproduise que le ministre Devanand Ritoo insiste pour pourvoir le CTN François Blaquart d'un cadre légal à travers la Fondation pour la Formation au Football. Cela découragera certains qui se retrouvent à la tête d'une fédération mais qui n'ont pas pour autant les connaissances techniques requises, de procéder à sa fermeture.

Quand Devanand Ritoo dit que le CTN François Blaquart va redynamiser le football et " va devenir la pierre angulaire du renouveau du football à Maurice ", nous sommes prêts à le croire. Ritoo est committed, on le sent et de plus, en tant qu'ancien footballeur, la situation de notre football, lui fait mal au cœur. On l'aura compris, il n'est pas possible de prétendre atteindre les sommets sans passer par la formation.

Le ministre a promis qu'il veillerait à ce que la formation académique des stagiaires du centre ne soit pas négligée non plus. Car son but, a-t-il affirmé, est non seulement de former des footballeurs, mais aussi des citoyens complets.

Mais pour que le projet soit une réussite totale, il est essentiel qu'il obtienne le soutien des entraîneurs, joueurs et surtout des dirigeants de la Mauritius Football Association (MFA). Il est malheureux de constater que cette dernière est embourbée dans des conflits sans fin.

Vincent Rogers est actuellement engagé dans une opération de levée de fonds auprès du secteur privé afin de financer la formation justement. Espérons que son enthousiasme devienne communicatif. Le nouveau Directeur Technique National (DTN), le Français Christophe Desbouillons, aura lui aussi, un important rôle à jouer. Si tous les éléments sont réunis, le football mauricien prendra un nouveau départ !


CUILLER DE BOIS


Commission Nationale du Sport Féminin

Cette question est essentielle avant qu'on va plus loin dans notre analyse: la Commission Nationale du Sport Feminin, connue comme la CNSF, n' existe-t-elle que de nom? A l'heure où le bilan de la saison 2009 est fait dans tous les sphères du sport mauricien, il est à constater que la commission, que préside depuis plus de deux ans Maryanne Joyjob, n'a pas de bilan. Pire… le mouvement sportif mauricien a la nette impression que cette commission n'existe que de nom pour faire "un pé zoli" dans la galerie. Puisque aucune activité nouvelle n'a été à l'ordre du jour de la CNSF pour 2009 et dans les coulisses, on laisse comprendre et ce sans aucun détour possible, que la CNSF est tout simplement une façon pour certaines personnes pour se "remplir les poches" à travers les cours organisés sous le label de la commission.

La présidente de cette commission, qui a cherché par tous les moyens politiques possibles d'accéder à ce poste n'est en fait que l'ombre d'elle-même. A tel point qu'on se demande encore ce qu'elle fait au sein de l'exécutif du Comité National Olympique. Surtout à quel niveau elle va pouvoir aider au développement du sport mauricien, puisque au sein même de la CNSF Mme Joyjob n'a rien démontré de positif pour le développement du sport chez les femmes à Maurice.

La cuillère de bois, la CNSF la méritait en fait depuis l'année dernière.

En effet, depuis deux ans, il ne se passe absolument rien de probant ou de significatif. A tel point que la situation au sein de la CNSF est inquiétante et on se demande bien pourquoi le ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo, n'a jamais songé à revoir de fond en comble le fonctionnement de cette commission, qui est l'instance la plus inactive, pour ne pas dire amorphe ou incompétente du sport mauricien.

Certes, sa mission n'est pas de chercher des stars du sport mauricien, mais quand on perçoit des allocations de fonds de l'Etat, donc des contribuables, il est important de démontrer qu'il y a un travail qui est fait. Et non pas " fer semblant semblant" et s'assoir dans des comités où vous n'avez rien à faire.


Bourde de l'année


Le Club M avec le maillot d'un club égyptien !

Le 2 novembre dernier, le Club M est invité par la Fédération égyptienne de Football à livrer une rencontre de préparation au Caire en vue de celle cruciale de sa sélection nationale face à la Zambie en éliminatoires du Mondial/CAN (Coupe d'Afrique des Nations) 2010. Le coup d'envoi de ce match est cependant retardé de 40 minutes ! La raison est que les équipements du Club M ont été perdus à leur arrivée dans la capitale égyptienne. Finalement, les joueurs arrivent sur le terrain… dans des maillots appartenant au club égyptien d'ENPPI ! Pour cacher ce qui était écrit sur les tricots, on y avait même collé une bande adhésive.

Non, ce n'était pas une blague et encore moins un de ces films comiques qui vous fait mourir de rire. C'était bien la réalité. Une réalité difficile à accepter et qui a jeté le discredit sur le Club M et la consternation dans toute la population mauricienne. Même le ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo, est monté au créneau pour demander à la Mauritius Football Association (MFA) de réclamer des sanctions à l'égard de ceux qui ont fauté. Il avait même parlé de honte nationale. C'est qui est du reste un sentiment unanime de tous les Mauriciens. Car qu'on le veuille ou non, nous avons tous été humiliés par ce qui s'est passé en Egypte.

Mais ce qui est encore plus grave, c'est qu'à ce jour, aucune sanction n'a été prise contre ceux qui ont fauté. Et dans cette histoire, c'est le team manager André Kwo, qui avait été pointé du doigt. Pire. Malgré les problèmes rencontrés à l'issue de ce déplacement, la MFA, plus particulièrement le président Prem Jodha, avait trouvé moyen de maintenir André Kwo sur le déplacement pour la COSAFA Castle Cup au Zimbabwe ! Mais finalement, un développement de taille devait intervenir et André Kwo n'avait finalement pas fait le voyage. Mais peu importe, le fait est qu'aucune décision exemplaire n'est venue de la part de la MFA. Prem Jodha et ses proches collaborateurs ont préféré "zoué blié". Ce qui est vraiment dommage pour le football et qui entache encore plus l'image d'une fédération qui n'arrive plus à se sortir la tête de l'eau depuis quelques années déjà.

Car au lieu de donner un signal fort et de prendre les décisions qui s'imposent, la MFA a opté, une fois encore, pour la solution la plus facile, la plus simple. En ce faisant, elle a perdu encore plus de crédit et demeure plus que jamais opaque. Il n'empêche que l'affaire de maillots perdus n'est que l'arbre qui cache la fôret et que les bourdes, comme les scandales, sont légions à la Football House, à Trianon. On se souvient d'ailleurs que certains membres avaient clairement fait part de leur mécontentement à la suite de l'affaire de maillots avant de finalement rentrer dans les rangs. Pas plus tard que le 23 décembre dernier, l'assemblée générale annuelle de la MFA a été renvoyée faute de quorum ! Qui plus est, à un moment donné, la démission du trésorier Nazir Bowud avait même été évoquée.

A bien voir, la MFA ressemble beaucoup plus à "un bazar" qu'à une fédération. Pourtant, chaque année, elle bénéficie de gros moyen financier auprès de l'Etat, à travers le ministère de la Jeunesse et des Sports. La question qui se pose est de savoir si cet argent, qui proviennent des poches des contribuables, est utilisé à bon escient. Pour cela, nous laissons le soin aux membres de la MFA de répondre eux-mêmes à cette question et d'assumer leurs responsabilités. Car trop c'est trop. L'humiliation subie en Egypte a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Prem Jodha et son équipe gagneraient ainsi à être plus responsables, afin que toute l'île Maurice ne subisse plus ce type d'humiliation qui n'a fait que salir davantage l'image d'une discipline qui peine à trouver ses marques.


Hommage


Ils nous ont aussi quittés

L'année 2009 a été marquée par la disparition de plusieurs personnalités faisant partie du monde sportif mauricien. L'on citera Colin Mayer (voir plus loin), Pierre Philogène, Paul de Sornay, Rashid Sooltangos et Narain Rama entre autres. Des personnes qui ont apporté, chacune à leur manière, leur contribution au développement du sport mauricien.

Pierre Philogène nous a quittés en janvier de l'année dernière, lui qui était établie à Perpignan en France. Enseignant de profession, il a débuté en 1957 au collège New-Eton de Rose-Hill avant de rejoindre deux ans plus tard le collège Royal de Port-Louis. Grand bonhomme de l'enseignement, il a notamment travaillé dans les ressources humaines à Mon Désert Alma et Savannah où il a été nommé Personnel and Public Relations Officer.

Paul de Sornay, un des brillants footballeurs de sa génération s'en est allé en janvier de cette année. Ancient attaquant des Faucons et du Dodo Club dans les années 60, Paul de Sornay a porté le maillot de l'équipe nationale dirigée par l'écossais Dany Mc Lennan en 1966. Il était aussi dans le X1 national sous la férule de Mamade Elahee en 1969 et 1970.

En Mars de l'année dernière, Narain Rama, l'ex défenseur latéral droit des Hindu Cadets, est décédé à l'issue d'une longue maladie à l'âge de 52 ans. Ex-employé de la municipalité de Curepipe, Narain Rama avait joint les rangs des vert et blanc en 1974.

En Mai dernier, l'ancient dirigeant du Cadets Club, Jivanlall est décédé à l'âge de 75 ans à la suite d'un malaise cardiaque. Il fut un personnage très actif dans toutes les activités du football du Cadets Club, un club qu'il a servi de 1966 à 2009.

Le mois dernier, ce fut au tour de Guy Caramsing, l'un des hommes de base du handball à Curepipe. Il avait été président, dans les années 90, du Rangers Handball Club et a, par la suite, intégré le Curepipe Starlight Sports Club (CSSC). Il avait occupé la présidence de la commission de handball de la formation de la ville lumière et a même siégé au comité directeur de l'Association mauricienne de Handball (AMH).


Hommage à Colin Mayer


Merci Colin !

Si la grandeur d'un être humain se mesure à sa capacité à donner et à aimer ; Colin était un grand parmi les grands. La vague de sympathie et la ferveur qui régnaient lors de ses obsèques montrent à quel point Colin a touché la vie d'un grand nombre de personnes, grâce à sa générosité débordante ; sa capacité d'aimer ; sa sincérité dans l'amitié ; son courage et sa détermination dans tout ce qu'il entreprenait. Pourtant, ce qu'il a été et a accompli, ne lui a pas été offert sur un plateau. Il est devenu ce qu'il a été " à la force du poignet ".

Dès notre jeune âge, le sport occupait une place de choix au sein de notre famille. Nous étions admiratifs de notre oncle, Luc Bax, qui a probablement été un des plus grands sportifs que l'île Maurice ait connu, et c'est grâce à cet exemple que Colin a développé sa passion pour le sport de compétition… La suite sur Colin, le sportif, on la connaît… on pourrait écrire une encyclopédie. C'était le modèle parfait qui alliait le physique ; la technique ; le matériel ; la préparation, la nutrition, le mental et la stratégie, vers un objectif précis… GAGNER… et Dieu sait s'il en a remporté des victoires durant sa brillante carrière. Champion d'athlétisme aux inter-collèges ; représentant le Dodo Club au football et au basket-ball à l'âge de 17 ans ; All Star de volley-ball en Afrique du Sud ; arrière droit du Cadets Club, Mahébourg United et Scouts Club pendant 6 ans avant de se mettre à la bicyclette pour renforcer un genou blessé à l'âge de 31 ans.

Il démarre sa carrière cycliste à un âge ou d'autres prennent leur retraite et en 16 ans, il s'impose dans une discipline où la plupart de ses concurrents auraient pu être ses enfants. Sa préparation des contre-la-montre ressemblait à la préparation du lancement d'un vaisseau spatial au Kennedy Centre en Floride, tellement il était scientifique et perfectionné. Le climax de sa carrière a certainement été pour lui les deux dernières années lors desquelles il a été l'équipier de luxe de son fils, James Colin. C'était un rêve devenu réalité. Par-dessus tout, dans le domaine sportif, Colin était un exemple parfait pour les jeunes et une locomotive extraordinaire pour ce sport où il a dû à lui seul, introduire des centaines de nouveaux adeptes. Il y a quelques semaines de cela, j'ai eu le plaisir d'assister à la remise d'un "Memorial Award" à son épouse par le Ministre de la Jeunesse et des Sports. Ce dernier, lors de son discours, a parlé d'un projet de "vélodrome" que le Gouvernement espère entreprendre dans les prochaines années… et qui porterait le nom de Colin… Bravo, Monsieur le Ministre… et quelle façon de reconnaître l'énorme contribution de Colin à la petite reine !

Qualités et valeurs

Colin a aussi était un homme d'exception en dehors du terrain de jeu. Ces mêmes qualités et valeurs démontrés dans le domaine sportif, il les a mises en valeur dans sa vie professionnelle. Amour de son travail, perfectionnisme, dynamisme, courage et persévérance. Ingénieur mécanique de profession, il était un vrai génie technique, un "Mc Gyver" pour faire plus court. Il avait aussi une passion pour la médecine et la santé et pour ses proches, c'était Docteur Colin. A la mort de notre père, Colin a repris le flambeau de l'entreprise familiale avec brio et 15 ans plus tard, nous passe le relais de Painting & Decorating ainsi que Fit for Life, deux sociétés bien établies sur leurs marchés respectifs.

Last but not least, l'amour et la générosité de Colin pour sa famille et ses proches ont été exceptionnels. Corinne, sa femme et ses 3 enfants, Sarah, Francesca et James Colin, ont été pour lui sa raison de vivre et sa source de motivation dans tout ce qu'il entreprenait. J'ai été moi-même le témoin privilégié de cet amour et cette générosité débordante que Colin avait pour ses proches.

Le départ de Colin laisse forcément un énorme vide, mais nous sommes tous extrêmement reconnaissants et enrichis de notre frottement avec cet homme d'exception… d'autant plus que nous le savons heureux et en paix au côté de notre Seigneur.

Alors, Colin… MERCI pour ce que tu as été.

MERCI pour les souvenirs et les empreintes que tu nous laisses.

MERCI pour ta générosité, ton amour et ton exemple pour nous tous.


Le CNOM et la saison 2010


Une année olympique à préparer

"Je continue à plaider pour une considération plus importante aux athlètes", dira à Week-End, le président du CNOM

L'année 2010 commence sur les chapeaux de roue pour le Comité National Olympique Mauricien (CNOM). C'est le moins qu'on puisse dire avec, en toile de fond, les 19es Jeux du Commonwealth qui se tiendront du 3 au 13 octobre dans la ville de Delhi en Inde. Car comme le veut la tradition, Maurice est parmi les 70 pays de l'espace du Commonwealth qui va accueillir le Queen's Baton Relay dans une tournée dans l'océan Indien, qui a commencé aujourd'hui aux Seychelles. La présence du Queen's Baton à Maurice est, dans une très large mesure, une façon de dire que l'année 2010 demeure plus que jamais une année importante pour le CNOM, qui sera sur la brèche avec deux manifestations importantes où ses responsabilités seront engagées. Il s'agit, en effet, des 19es Jeux du Commonwealth et les tout premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ), dont le Singapour sera le premier pays hôte. Mais reste que 2010 sera aussi l'année de la mise en place du Musée des Sports et des choix pour les bénéficiaires des Olympiques. Cependant pour le président du CNOM, 2010 devrait voir davantage de soutien aux athlètes, "l'arbre qui donne des fruits au sport mauricien."

La semaine qui commence sera celle de tous les dangers pour le CNOM. L'arrivée du Queen's Baton Relay à Maurice n'est pas une si mince affaire, puisque son organisation requiert une mise en place réglée comme du papier à musique. En raison, d'une part, de la sécurité qui doit accompagner le "Baton" et, d'autre part, le cahier de charge imposé à tous les 70 pays qui accueillent ce relay doit être respecté méticuleusement. "A ce propos, nous n'avons pas trop de souci dans le sens où nous avons confié toute l'organisation du relais à des membres de mon comité et en dehors , sous la direction du secrétaire général, qui ont fait preuve de beaucoup de justesse dans la manière dont ce passage a été organisé. Je pense que c'est une bonne manière de commencer l'année sportive 2010", avance le président du CNOM, Philippe Hao Thyn Voon.

Pour ce dernier, 2010 demeure à plus d'un titre une année charnière dans le sens où il y a d'importants rendez-vous à l'agenda pour les athlètes mauriciens de différentes catégories d'âge. "Comme j'ai toujours dit depuis que je suis président, le CNOM n'est pas une instance qui fait de la formation pour la base. Nous sommes une instance qui s'occupe de l'élite, dans n'importe quelle catégorie d'âge qu'elle soit et de la formation des entraîneurs et des cadres. L'organisation en cette année 2010 des 1ers Jeux Olympiques de la Jeunesse et des Jeux du Commonwealth est une occasion pour le CNOM d'accompagner ces deux catégories d'élite dans leur quête de réussite dans ces deux grandes manifestations sportives", explique PHTV à Week-End.

100 000 USD pour Delhi 2010

Le président du CNOM rappelle que son organisation a déjà obtenu du comité d'organisation de Delhi 2010 une somme de Rs 100 000 (approx: Rs 3 millions) pour aider à la préparation des athlètes.Par contre pour les JOJ de Singapour le CNOM dispose d'un budget de 50 000 USD (approx: Rs 1,5 million) pour aider ceux qui sont déjà qualifiés pour ces premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse. "Déjà, je peux annoncer que Maurice n'a pas perdu sa 4e place pour une athlète accordée par Singapour sous le principe de l'universalité. Lors du dernier congrès des secrétaires généraux à Ouagadougou (Burkina Faso) auquel a assisté Vivian Gungaram, il a été confirmé qu'à la fin de mars, nous devons recevoir notre 4e place", a indiqué le président du CNOM.

Ce dernier confie également à Week-End qu'il ne regrette pas aujourd'hui d'avoir pris la décision de contester le choix de Mélanie Werhli au nom du tir à l'arc. "Que ce soit pour le choix des jeunes pour le Youth Camp ou pour celui de Mélanie Werhli, je pense que j'ai la conscience tranquille. Même si certaines personnes au sein de mon comité étaient contre. L'avenir m'a donné raison", rappelle notre interlocuteur. Le président du CNOM a estimé que Maurice ne peut se contenter de n''être représentée que par quatre athlètes seulement à ces JO de la Jeunesse. "Mon souhait en ce début d'année c'est que d'autres jeunes arrivent à obtenir leur billet pour Singapour. Le CNOM sera là pour aider dans la préparation", avance-t-il encore.

Parlant des 19es Jeux du Commonwealth, Philippe Hao Thyn Voon souligne que les 69 athlètes - le quota accordé à Maurice - des 9 disciplines choisies seront à même d'entamer leur préparation dans les meilleures conditions possible. "Comme déjà annoncé, la priorité sera accordée aux disciplines au programme des Jeux des Iles. Du reste, les Jeux du Commonwealth est un excellent tremplin dans la préparation pour le rendez-vous seychellois", indique PHTV. Abordant la question de la situation du sport à Maurice durant l'année 2009, le président du comité olympique souligne que les sportifs dans l'ensemble ont donné les meilleurs d'eux-mêmes.

"A chacun son style"

"La saison 2009 a été très chargée avec beaucoup de compétitions, notamment internationales, auxquelles les sportifs mauriciens ont participé. Il y a eu des résultats à retenir, entre autres les performances des boxeurs, athlètes, nageurs et judokas lors des Championnats d'Afrique. Il y a eu du bon et du moins bon, comme toutes les années du reste, mais il demeure que le sport mauricien a pris une nouvelle direction. Au niveau du CNOM, nous avons fait tout ce qui était dans la mesure du possible pour aider les fédérations à se mettre au niveau. Une fois de plus, nous avons déboursé quelque Rs 800 000 pour aider les 19 fédérations olympiques pour des petits projets et en 2010 des efforts additionnels seront faits pour assurer la continuité. Le mouvement sportif mauricien a travaillé en 2009 avec un nouveau ministre des Sports qui est venu avec son style. Quelque part, les choses n'ont pas été pareilles, puisque c'est connu que chaque ministre vient avec sa méthode. Mais le problème à chaque fois qu'il y a un changement à ce niveau, ce sont les athlètes qui paient les pots cassés. Moi, je continue à plaider pour une considération beaucoup plus importante aux athlètes. J'aime dire qu'un athlète est comme un arbre fruitier. Pour donner des fruits, l'arbre a besoin d'être entretenu avant, pendant et après la récolte.

"Je pense qu'à ce niveau, tout le monde doit regarder dans la même direction pour donner encore plus de considération aux sportifs en 2010. Il est impossible qu'on continue en 2010 que des athlètes apprennent, à la veille de leur départ pour représenter Maurice dans une compétition, qu'il aura à faire les frais de son hébergement de sa poche. Sans nos athlètes, nous, dirigeants ou ministre, on n'a plus aucune raison d'exister. Je persiste à croire que 2010 devrait être l'année d'une remise en cause de beaucoup de choses pour le bien des athlètes, et surtout éviter toute frustration lorsque nous, dirigeants, nous sommes appelés à faire un choix", dira le président du CNOM.

Dans la foulée, notre interlocuteur avance qu'avec l'arrivée de la CSR (Corporate Social Resposibility), les athlètes mauriciens en tirent largement profit. "Il faudrait qu'à un certain moment, le ministère de la Jeunesse et des Sports pense à revoir toute la formule d'aide aux athlètes à travers la High Level Sports Unit (HLSU). Avec la CSR, le MJS peut être encore plus généreux tout en mettant les choses en perspective pour éliminer toute forme de frustration. Pourquoi ne pas changer le nom de la HLSU et venir avec une formule plus équitable. C'est dommage qu'à chaque fois que je parle des bourses de la HLSU, certains estiment que je suis en train de polémiquer. Mais telle n'est jamais ma démarche, je ne suis qu'en train d'exprimer les doléances que les athlètes m'ont fait. Parce que je me pose encore la question de savoir ce que l'État va faire avec Arnaud Casquette", dira-t-il. Ce dernier n'hésite pas à pointer du doigt le centre médico-sportif de Vacoas.

Le président du CNOM a estimé que ce centre ne répond plus aux besoins médicaux des athlètes qui font du haut niveau. "Il est important de se demander où et par quels médecins sont traités nos athlètes. Il faut, je pense, qu'en 2010 nous démocratisons pas mal de choses", dira avec un brin d'amertume le président du CNOM.

Tennis: beaucoup de mal-entendus

Ce dernier ne peut parler de 2009 sans évoquer toute la polémique qui a entouré sa prise de position après l'éclatement de la Mauritius Tennis Federation (MTF). "Avec recul, je dirai qu'il y a eu bien des mal-entendus dans cette affaire. Que ce soit au niveau de Maurice, des dirigeants de Fédération Internationale de Tennis et du ministère. Les informations ont mal passé et je persiste à dire que mes actions ont été toujours dirigées dans cette affaire dans un esprit de sport tout en respectant les lois de Maurice. Du reste, nous avons accepté que Johann Koorts vienne à Maurice pour faire son travail de Special Commissionner tout en respectant les lois de Maurice", précise le président du CNOM.

Parlant de ses sorties sur le plan international, Philippe Hao Thyn dira que sa présence à Copenhague pour la 112e session et le 13e congrès du CIO reste un "moment privilégié". "2009 a été également important dans le rôle que le CNOM a joué pour la révision de la Charte des Jeux des Iles. La révision de la Charte reste une étape importante dans la pérennisation des JIOI", avance le président du CNOM.

Ce dernier formule quand le voeu que 2010 soit aussi beaucoup consacrée aux sports chez les jeunes. "Avec l'organisation des Jeux de la CJSOI à La Réunion c'est une occasion de démontrer notre attachement à la jeunesse de ce pays", rappelle Philippe Hao Thyn Voon.



Bourses olympiques - 12 bourses disponibles par pays

C'est parti pour la course aux bourses olympiques. C'est le moins qu'on puisse dire, puisque dès la semaine prochaine, les fédérations olympiques recevront un courrier du Comité National Olympique Mauricien (CNOM) pour des appels à candidature pour ceux qui ont le potentiel de se qualifier pour les Jeux Olympiques de Londres (2012), dont titulaire pour une bourse de la Solidarité Olympique. Bonne nouvelle en ce début 2010, la Solidarité Olympique a décidé de mettre à la disposition de chaque pas, non pas six, mais un maximum de 12 bourses. Mais faut-il pour autant que les Fédérations Internationales concernées donnent le feu vert en affirmant que le candidat à la bourse a les moyens de se qualifier pour Londres 2012.

"Nous allons demander aux fédérations de donner une liste - je précise bien une liste - de leus meilleurs athlètes qui ont la possibilité d'aller à Londres et de cette liste, de préciser leurs priorités", souligne PHTV.

En effet, une fois la liste établie obtenue, le CNOM fera un exercice de tri avant de faire des recommandations à la Solidarité Olympique. Ce dernier, comme le veut la coutume se tournera vers la Fédération Internationale pour toutes les confirmations nécessaires avant que la bourse ne soit accordée. Une fois, les confirmations obtenues le contrat entre le bénéficiaire de la bourse olympique,la fédération nationale et la Solidarité Olympique sera signé vers septembre 2010.



JO 2012 - A partir de juin 2011 - Les centres d'entraînement disponibles

Autre bonne nouvelle pour le sport mauricien, surtout pour ceux qui seront qualifiés pour les Jeux Olympiques de 2012, la possibilité de parfaire leur entraînement à Londres. La prochaine ville olympique a estimé que ses infrastructures seront disponibles à partir de juin 2011. Mais déjà les comités olympiques ont été invités à faire des réservations pour des camps d'entraînement. Des camps qui seront financés par le comité organisateur de Londres 2012 à hauteur de £25 000 . A mars 2010, le CNOM devrait déjà finalisé son dossier


Judo - Projet Goal for Gold


PAD & Co offrent un lot d'équipements

Le projet Goal for Gold de la Fédération mauricienne de Judo et Ju Jitsu (FMJJJ) est passé de la parole aux actes lundi dernier. En effet, les quelque 10 judokas - issus des milieux défavorisés de la capitale - du centre régional de formation de Port-Louis ont reçu un lot d'équipements des mains de Philippe Hao Thyn Voon, directeur de la firme PAD &Co, un des trois sponsors de ce projet lancé il y a quelques mois déjà. Outre les équipements, qui sont notamment des kimonos, les protégés de Laval Collet ont également reçu une somme de Rs 1000 pour l'achat du matériel scolaire pour 2010.

"Le projet Goal for Gold est une modeste contribution de la Fédération à des jeunes judokas de Port-Louis. Ce sont des jeunes qui s'entraînent de façon quasi quotidienne au dojo avec des moyens très modestes. Avec l'aide de PAD &Co, Waste Water Authority et la Mauritius Post, nous avons mis ce projet en place afin de permettre à ces jeunes d'avoir une somme modeste de Rs 1400 par mois pour leurs besoins en matière de transport et de soutien scolaire. C'est très peu, mais c'est le mieux qu'on puisse faire pour l'heure en attendant que d'autres firmes de la capitale nous apportent leur soutien", a expliqué à Week-End, Joseph Mounawah.

Celui-ci explique que le but recherché avec le projet Goal for Gold est de constituer un groupe de 18 judokas au moins dans les sept catégories entre 14 et 17 ans pour alimenter la pépinière de demain. "Ce sont avant tout des étudiants de la Form 4 et 5. Il est donc important pour nous de les soutenir pour qu'ils puissent pratiquer le judo, tout en faisant leurs études. Le petit soutien financier que nous apportons est avant tout pour soulager le budget de leur famille", avance notre interlocuteur.

"Depuis le départ j'avais exprimé ma joie de venir aider dans la mise en place de ce projet. Le sport est avant tout une affaire de famille chez Pad & Co, puisque nous sommes une compagnie qui emploie quelque 200 sportifs. J'ose espérer que ma contribution du jour, aussi modeste qu'elle soit, aide ces judokas à atteindre leurs buts", a soutenu lundi dernier Philippe Hao Thyn Voon.



2010 Commonwealth Judo Championship (8-13 janvier) - Paulin et Legentil "on board" pour Singapour

Pas de repos pour les braves, dit l'adage. C'est également le cas de le dire pour les judokas McLeon Paulin (-73 kg) et Christiane Legentil (-48kg) qui sont, pour l'heure, les deux judokas "on board" pour le 2010 Commonwealth Judo Championship qui se tiendra du 8 au 13 janvier. Le ministère de la Jeunesse et des Sports a donné son aval pour que ces deux judokas, médaillés lors des derniers championnats d'Afrique à Maurice, défendent les couleurs de Maurice.

Malgré les fêtes de fin d'année, les séances d'entraînement se poursuivent pour les deux sélectionnés, comme pour Brian Etienne et Jonathan Spéville. En effet, la Fédération mauricienne de Judo met actuellement les bouchées doubles pour trouver les moyens pour inclure dans l'équipe de Maurice ces deux élements.


Le der de la MFA - Equipe de 1974


L'humiliation faite à Sylvio Typhis

En deux occasions, durant l'année 2008, la Mauritius Football Association (MFA) a remis sous le feu des projecteurs la sélection nationale qui avait joué la phase finale de la Coupe d'Afrique des Nations en 1974 au Caire en Égypte. D'abord il y a eu ce grand déjeuner pour les "Elahee Boys de 1974" le 17 juin dans un restaurant huppé de la capitale et tout récemment lors du Football Nite 2008 dans un hôtel à Curepipe. Si pour le déjeuner de Port-Louis, il a été surtout question de souvenirs et d'anecdotes autour de l'aventure égyptienne à l'appel du mentor, Mamade Elahee, par contre pour le Football Nite 18 décembre, la MFA avait pris la décision d'accorder un Lifetime Achievement Award aux joueurs de la sélection ayant participé à la phase finale de la CAN de 1974.

A priori, la MFA est dans la bonne direction, sauf que dans les deux occasions, elle a provoqué une injustice, pour ne pas dire une humiliation à l'un des Elahee Boys de 1974: Sylvio Thyphis. En deux fois, Sylvio Typhis a été ignoré sous prétexte qu'il ne faisait pas partie de l'équipe. Erreur, trou de mémoire ou sciemment mis à l'écart, toujours est-il que Sylvio Typhis, qui jouait sur la ligne défensive de l'équipe de la Police lorsqu'il fut sélectionné ne voit pas d'un bon œil sa mise à l'écart.

"Si on m'avait oublié une fois, j'aurais compris, mais deux fois en moins de six mois, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans cette affaire. Je ne suis pas en train de pester contre le fait que je n'ai pas reçu un award ou n'ai pas été invité à déjeuner, mais puisque j'étais dans cette équipe et j'ai fait la campagne au Caire, même si je n'ai pas joué, j'estime que je mérite autant que les autres la même reconnaissance", a soutenu à Week-End, Sylvio Typhis.

Pour démontrer qu'il était bien dans la capitale égyptienne en janvier 1974, il nous a montré une photo prise devant l'hôtel Hilton de Caire avec des joueurs de la sélection en compagnie de Mohammed Ali (plus connu comme Cassius Clay) et des étudiants mauriciens.

Visiblement, la dernière bourde de la MFA est dure à avaler et pourtant le président de la MFA, que Sylvio Typhis - qui est revenu à Maurice depuis ces 15 dernières années après avoir travaillé en Angleterre et en Australie - rencontre souvent les samedis, sait où cet autre Elahee Boy de 1974 travaille. Autre preuve qu'il était bien dans l'équipe de 1974, Sylvio Typhis était un des invités de Raoul Maurel pour les 80 ans du Dodo Club en 2009.

Autre preuve: dans l'édition du 24 de Week-End sous le titre Coupe Africaine des Nations: DESTINATION LE CAIRE, le nom de Sylvio Thypis apparaît bien sur la liste des joueurs qui ont fait le déplacement.

Vivement que cette injustice soit reparée au plus vite…


Nécrologie


Raschid Sooltangos parti sur la pointe des pieds

L'un des plus anciens membres du Curepipe Starlight SC (ex-Cosmos), à savoir Raschid Sooltangos, est décédé, en janvier dernier, à l'âge de 80 ans. Ancien footballeur ayant évolué au niveau national, il était aussi l'un des fondateurs du club, au sein de laquelle il a ensuite cumulé les fonctions de responsable et d'entraîneur.

Raschid Sooltangos a également joué un rôle très important en 1999, lors de la fusion entre Curepipe Cosmos et les Beach Boys en compagnie des Harold Mayer, Arnaud de Froberville et Poonoosami Mootin. Militant de la régionalisation, Raschid Sooltangos était un fin connaisseur de cette discipline et vivait pleinement sa passion.

Pour l'avoir connu, nous garderons toujours de lui l'image d'un homme très sympathique, jovial et surtout très sincère. Il était aussi connu pour son franc parler et n'était certainement pas de ceux à tenir sa langue dans sa poche surtout lorsqu'il s'agissait de dénoncer une injustice.

Pour ceux qui l'ont côtoyé, Raschid Sooltangos restera un dirigeant dévoué. Il avait le sport dans le sang et était de cette race de dirigeant qu'on ne retrouve pratiquement plus de nos jours. Car son objectif était uniquement d'aider le football et rien d'autre. Il n'a d'ailleurs jamais cherché à obtenir quoi que ce soit en retour et il le disait tout haut à qui voulait l'entendre.

Sur le plan professionnel, Raschid Sooltangos avait été enseignant dans plusieurs écoles primaires de l'île avant de terminer sa carrière comme maître d'école.


Triathlon/Duathlon - Challenge national 2009


Satisfaction pour le DTN, Pascal Auger

La dernière épreuve 2009 des challenges Triathlon et Duathlon s'est déroulée le 19 décembre au Morne. L'heure pour le Directeur Technique National (DTN), Pascal Auger, de faire le bilan. Un bilan qu'il trouve satisfaisant, le nombre d'épreuves et de participants ayant connu une augmentation.

Ce dernier indique que pour ce qui est du triathlon, en 2008, 5 épreuves sprints (et demi-sprints) et 4 en distance Olympique (D.O) étaient proposées, tandis qu'en 2009, 8 épreuves sprints (et demi-sprints) et 6 en distance Olympique étaient au programme. En 2008, il y avait 9 participants au challenge sur distance sprint, 14 sur demi-sprint et 7 sur D.O. En 2009, l'on a retrouvé 17 participants au challenge sprint, 18 au challenge demi-sprint et 7 en D.O.

Pour ce qui est du duathlon, le DTN fait ressortir qu'en 2008, 9 épreuves sprints (et demi-sprints) étaient proposées aux athlètes, alors qu'en 2009, 12 épreuves sprints (et demi-sprints) étaient au programme des duathlètes. En 2008, l'on dénombrait 23 participants au challenge sprint et 26 sur demi-sprint. En 2009, il y a eu 28 participants sur sprint et 24 sur demi-sprint.

" Nous pouvons voir que le nombre d'épreuves a augmenté en 2009. Egalement, le nombre de participants est supérieur en 2009 dans les deux disciplines. Le duathlon attire plus de participants (toutes épreuves confondues) que le triathlon. Mais on sait que la natation est une disipline très technique et sa pratique n'est pas évidente selon son domicile (5 piscines d'état sur l'île Maurice). Le duathlon reste une discipline à part entière et permet aux débutants de pratiquer seulement deux disciplines avant d'en rajouter une supplémentaire pour le triathlon ", précise le DTN.

Et de poursuivre, " nous nous aperçevons que notre sport est pratiqué par beaucoup de jeunes. Une réflexion s'impose pour attirer un peu plus d'adultes. " Selon les dires de Pascal Auger, l'objectif de ce challenge était de fidéliser les athlètes sur toute l'année et pour lui, il ne fait pas de doute que l'objectif a été atteint. Il note qu'en duathlon, Fabien Agathe et Raj Somai ont participé à toutes les épreuves du calendrier 2009 soit douze (12). En triathlon, Julien Agathe, Audrey Sénézan et Matthieu Mamet n'ont manqué aucune des huit (8) épreuves programmées triathlon

Pour ce qui est des résultats de ce challenge 2009, l'on note qu'en duathlon sprint, Janot Fra a conservé difficilement son trophée devant Fabien Agathe, tandis que chez les féminines, Sharone Mariette succède à Elodie Michel. En demi-sprint, Giovanni Philippe succède à Jordan Casse alors que Rachel Michel est parvenue à conserver son titre.

Pour ce qui est du triathlon distance Olympique, Benoît Girodeau succède à Cédric Honoré, tandis que Fabienne St Louis conserve le trophée. Sur la distance sprint, Julien Agathe succède à Brian Deux Novembre en masculin, alors que chez les filles, Candice de Falbaire est la lauréate 2009. Pour ce qui est du demi-sprint, Matthieu Mamet chez les garçons et Audrey Sénézan chez les filles, conservent leurs titres.

Précisons que les trophées pour les vainqueurs seront remis ce samedi aprés une compétition à Poste Lafayette.


Football


TEAM OF THE DECADE 2009

There is little doubt that the team of the decade is Manchester United and their manager Sir Alex Ferguson boss of the Noughties. Fergie continues to build team after team, keeping the threads as he adds new names to maintain the glory of the Reds with title in the first two years of the decade followed by three further league titles; a league cup, the Champions League and the Club World Cup have all added to the manager and the club's mystique. Despite the many great players passing through the portals of Old Trafford it is not difficult to pick a United team of the decade. Try this one for size!

But how many of them would make the Premier League team of the decade, ten years of remarkable football with the depth growing at an amazing rate despite the dominance of Manchester United, Chelsea, Liverpool and Arsenal at the top. The next decade may see changes in that order of preference as the likes of Manchester City, Spurs, Aston Villa and others challenge the four big boys with even the likes of Birmingham City, never considered one of the big hitters, making remarkable strides up the Premiership. Nothing is cut and dried as the list of classic goalkeepers show with David Seaman, Shay Given, Peter Cech, Brad Friedel and Pepe Reina challenging Dutchman Van der Sar. Not one of the half dozen would let you down with the likes of Friedel proving his consistency with Blackburn Rovers and Aston Villa since leaving Liverpool at the run of the Century. Seaman played a huge part in Arsenal's triumphs under Arsene Wenger while Liverpool would have been a lesser team but for the Spaniard Pepe Reina.

However my selection for goalkeeper of the decade would come down to just two goalkeepers, Petr Cech of Chelsea and Shay Given for his performances with Newcastle United and more lately Manchester City.

Cech was undoubtedly the best in the world until his life threatening head injury changed his outlook. Playing in a head guard he remains an outstanding goalkeeper but, sadly, not quite at the heights he previously achieved.

Given, on the other hand, has done it week in and week out since Sir Bobby Robson decided he was the best goalkeeper at Newcastle United where he was, season after season, their best player until his move to moneybags Manchester City this year where he has continued to maintain the form that has seen him acknowledged as one of the best on the international scene with the Republic of Ireland.

So SHAY GIVEN is given my vote as the very best amongst an outstanding group of goalkeepers.

Full backs and their role have changed dramatically over the years. No longer Neanderthal defenders they were in the past, the modern full back has to be a winger as well as a full back and must cross the ball as well as he tackles.

Sir Alex Ferguson has always been careful; in his election of full backs and amongst my list of candidates there are no fewer than four with Gary Neville and his brother Phil, figuring prominently with the versatile Wes Brown, and Patrice Evra contesting the two places with the likes of Ashley Cole , Gael Clichy, Lauren and Wayne Bridge.

GARY NEVILLE, the foreman of Manchester United team, is a shoo in for the right back role, a position Fergie struggled to fill while he suffered a couple of lengthy injuries, but the left back is far more closely contested with his brother Phil, now at Everton, his team mate Patrice Evra, the pacy Wayne Bridge and Ashley Cole all vying for the role.

Those who read me regularly will be amazed at my choice of ASHLEY COLE in the position, for I have not been his greatest fan for much of the decade in discussion. But he was the best left back in the early part of the Noughties for Arsenal and has, in recent times, recovered that form for both Chelsea and England. He has shaken off that awful attitude which afflicted his game and returned from the state of club land celebrity to outstanding footballer.

Central defenders also produce a plethora of contenders but, sadly, my two favourites, Ledley King and Jonathan Woodgate , both now of Spurs, do not qualify because of a catalogue of injury problems which has kept both of them in the treatment room rather than on the football field where they both belong. Injuries have cost both many, many England caps.

But England still has a fine reputation in finding and developing central defenders with the likes of John Terry, Rio Ferdinand, Sol Campbell, Jamie Carragher and Gareth Southgate all serious contenders along with Irishman Richard Dunne, Ricardo Carvalho, Sami Hyypia, William Gallas and Nemanja Vidic.

I finally brought it down to just four, Terry, Vidic, Ferdinand and Campbell with my final choice, after much deliberation, on the elegant RIO FERDINAND and the combatative and inspirational JOHN TERRY, despite his problems off the pitch.

A pace or two forward puts you amongst that elite group of central midfield players, the engine room of any team, the players who provide the ammunition for their forwards and who stand in front of their back four as an auxiliary defender.

Some, like Roy Keane, Patrick Vieira and Michael Essien can fulfil both roles while others like Frank Lampard, Steven Gerrard, Cesc Fabregas, Xabi Alonso and Michael Carrick fill the creative role supremely well. The likes of Paul Scholes, Nicky Butt and Gareth Barry are at their best breaking up attacks and releasing more skilful colleagues with a short, sharp pass.

MICHAEL ESSIEN of Chelsea is a must for me in any side mainly because he has the versatility to fill any of those demanding mid field roles without any loss of form. He can save goals and he can score goals and is certainly one of the Premierships premier players over the past five years.

But who to play him with Keane for his fierce determination, Lampard for his phenomenal strike rate, Fabregas for his decisive passing, Vieira for his leadership…..all of them would fill the bill but none as well as Liverpool's STEVEN GERRARD, not the tired and worn out Gerrard of this season, weary for carrying Liverpool on his back, but the form he has shown for most of the past 12 years at Anfield and for England.

Wide midfield players offer another amazing array of players with different qualities and the selection is vast. There are those who have flattered to deceive, like Stewart Downing, now building a new career at Aston Villa, Damien Duff who lacked true consistency with Blackburn, Chelsea, Newcastle and now Fulham. Then there are those who have been asked to adapt from their normal game, players like Joe Cole (who would much rather play behind the strikers), Everton's superb Aussie Tim Cahill and the much travelled Craig Bellamy.

There are others who are happy to get chalk on their boots, the likes of three great, and I mean great, Manchester United players in Cristiano Ronaldo, David Beckham and Ryan Giggs, challenged by the likes of old Gunners Freddie Ljungberg and Robert Pires, the eventually disappointing Harry Kewell who was unable to transfer his Leeds United form to Liverpool, and the excellent modern version James Milner who has matured into an excellent player.

In finality it was a choice between the three Red Devils. There is no possible way CRISTIANO RONALDO can be omitted from any team of the decade and that leaves a straight choice between the two veterans who are still performing at the very highest level. There is not a piece of toilet paper between the two but I finally picked DAVID BECKHAM simply because there is no one in the world, still, who hits a better cross or takes a more accurate dead ball kick. But it was so close I almost changed my mind while writing the previous sentence!

That takes us to the glory grabbers - the strikers.

What a glittering array we have watched over the years with tears, tantrums but, most of all, glittering goals of the highest quality.

Some have come and gone but remain firmly embedded in the memory for the early part of the decade with names like Alan Shearer, a much better goalscorer that he is TV analyst, Thierry Henry and Dennis Bergkamp, whose goals lit up Highbury on a cold winter afternoon, the thundering Dutchman Ruud Van Nistelrooy, the elegant and delightful Gianfranco Zola.

Then there are the modern breed. Michael Owen, who straddles the two groups but who is looking to return to his Liverpool form with Manchester United after his trying times with failing Newcastle United, Nicolas Anelka , with his fourth Premiership club in the decade and playing better than ever for Chelsea, Robbie Keane and Jermain Defoe, both Spurs strikers have been consistent scorers for their variety of clubs, and Didier Drogba , who , if we were just talking about the current season, would walk into this or any other team.

But we are not. We are looking for the two best strikers of the decade and first on most people's list would be Manchester United's WAYNE ROONEY, a world class player but a man who puts the team before everything else. He would light up any team as would the man I would partner him with, Liverpool's FERNANDO TORRES.

Torres only joined Liverpool in 2007 but already he is accepted as one of the best strikers we have seen. Like Gerrard, he is asked to carry too much of a burden at Liverpool , but when he is fit and ready to go the Spaniard has everything you would ask of a striker. He can head goals and score them with either foot, he is quick, has spatial awareness and, like Rooney, plays a team game.

Just imagine a team with the goal scoring potential of Gerrard, Ronaldo, Essien, Rooney and Torres! It is a scary proposition for any defence and goals, after all, are what our game is all about.

So how about this for the team of the decade:

Substitutes: Petr Cech (Chelsea), Phil Neville (Man U and Everton), Nemanja Vidic (Man U), Roy Keane (Man U), Xabi Alonso (Liverpool), Ryan Giggs (Man U), Thierry Henry (Arsenal), Alan Shearer (Newcastle).

Manager: Sir Alex Ferguson (Manchester United) - who else with five of his players in the team and another four on the bench!

Just for the record my team of the season so far in the Premiership would be:

Exclusively for Week-End

Bob Harris


INNOVATION DE L'ANNÉE


Le beau geste du COCAJ

Ce qu'a fait le comité organisateur des 9es Championnats d'Afrique junior d'athlétisme (COCAJ) relève du jamais vu. En effet, l'action de partager le surplus engendré après que les recettes eurent été supérieures aux dépenses, est un geste d'une générosité que l'on ne pensait plus voir au sein du mouvement sportif mauricien.

C'est lors d'un dîner organisé au Domaine Anna, à Flic en Flac, le mercredi 9 décembre dernier, que le président du COCAJ, Vivian Dinan, a annoncé la bonne nouvelle. Il a rendu public le bilan financier de ces championnats qui se sont tenus du 30 juillet au 2 août au stade Germain Commarmond à Bambous. " Le surplus, qui est de l'ordre de Rs 1,108,612, sera distribué entre les différentes composantes de la famille de l'athlétisme local ", a-t-il indiqué. Un autre exploit après celui d'être parvenu à organiser cette compétition en trois mois.

Agissant dans la transparence la plus totale, Vivian Dinan dira que " le bilan financier est là et qu'il peut etre consulté par qui le désire. "

Et de poursuivre : " Je suis heureux de vous dire qu'à l'heure où je vous parle, toutes nos factures ont été payées. Le montant total de nos dépenses est de Rs 7,990,910 et nos recettes sont d'un montant total de Rs 9,099,522. C'est avec fierté donc que nous vous annoncons que le comité d'organisation laisse un bilan financier positif de Rs 1,108,612. Je remercie vivement tous les responsables et membres des différentes directions pour la bonne gestion de leurs finances. Je dis un grand merci et un grand bravo à notre responsable des finances, Jocelyn Hitié. "

Le président de l'Association mauricienne d'Athlétisme (AMA), Anand Sukhraj, ne pouvait que se montrer admiratif devant cet état de fait. Il a souligné que les délégués techniques présents ont indiqué qu'il s'agissait des championnats d'Afrique juniors les mieux organisés et que l'AMA avait reçu les compliments du président de la Confédération Africaine d'Athlétisme (CAA) Hamad Kalkaba Malboum.

Ainsi, le Centre national d'entraînement d'athlétisme (CNEA) a reçu Rs 75,000, les divers centres régionaux d'entraînement ont aussi obtenu un chèque, soit celui de Beau-Bassin/Rose-Hill (Rs 100,000), celui de Rose-Belle (Rs 150,000), celui de Flacq (Rs 125,000), celui du Nord (Rs 125,000), les commissions des athlètes, des officiels et des entraîneurs qui ont chacune obtenu Rs 15,000. Rs 50,000 ont été offertes pour l'achat d'équipements informatiques pour le secrétariat technique de l'AMA et une somme identique pour l'achat d'un équipement de sonorisation. Les sièges VIP des gradins du stade Maryse Justin seront relookés à hauteur de Rs 30,000, tandis qu'un chèque de Rs 300,000 a été mise à la disposition de l'AMA pour contribuer à l'achat d'un nouveau véhicule. Une somme a aussi été accordée au marathonien Jean-Paul Louise qui a été victime d'un accident de la route. On ne peut que saluer bien bas la démarche du COCAJ et espérer que leur geste servira d'exemple.


Football - News From Old Trafford


United back to business

Manchester United's injury crisis is clearing and the team are back on the title track. It's no coincidence because there is no doubt in my mind that the two December defeats - at Fulham and against Aston Villa - were both down to the makeshift defence that the manager was forced to field in the absence of nearly all their experienced back-four players.

Rio Ferdinand, Nemanja Vidic, John O'Shea, Wes Brown and Jonny Evans were all out with injury, and some still are, with the result that midfielders Michael Carrick, Darren Fletcher and the raw Ritchie de Laet all had to be pressed into defensive duty.

As Sir Alex Ferguson spells out : " December is normally a good period for us and one that in the past has been a launch pad for successful Championship campaigns. "

This year has been a different story with the two December set-backs taking us to five defeats in the first half of the season, already one more than we had in the whole of last winter.

" I don't like making injuries an excuse for bad results, especially when you have a squad like we do of real depth, but I have to be realistic and accept that we had enormous problems putting out a back four in December. "

" We went to Fulham, often a tricky place for us we experienced last season as well, with a youngster and two midfield players in the back line. "

" They had done well against Wolves but you can sometimes ask too much for too long of players and we were fragile at Fulham. We conceded an early soft goal that undermined us still further. "

" I have some sympathy for the players who have accepted their positional switches without complaint and I know they will willingly continue to give their all for as long as it takes. "

" The key for us was to get a few of our injured defenders back and our medical staff worked overtime with that in mind. The result was that we went to Hull last weekend with a more recognisable back line. Vidic and Brown were back and we had a much more stable back line that was the basis for a good 3-0 win at Hull. "

Rooney was fantastic

" I told the players it was a match they had to win and they delivered, none more so than Wayne Rooney who was fantastic. "

" Then in midweek against Wigan at Old Trafford we really came good. Our first 45 minutes was the best half we have played all season. We were fluid and the tempo was terrific. It was marvellous stuff. "

" We maintained our momentum in the second half even though we were three goals up. The players realised there was an opportunity to get goals and so they kept at it to win 5-0. Goal difference could be important come the end of the season. "

United's win took them to within two points of leaders Chelsea and achieved the target Ferguson has always wanted for the turn of the year. The Reds'boss simply wants to be within striking distance of the leaders at the halfway point because he believes he has a team that has been in that position before with players capable of holding their nerve on the run-in. As I say United are back on track. Ferguson sums up : " The key was to get our injured defenders back and we are in much better shape now as we ready ourselves for this weekend's FA Cup third round against Leeds and then the first leg of our Carling Cup semi-final at Manchester City." " I just hope that in terms of the League we haven't damaged ourselves too much with those December defeats. While we never like to rely on rivals slipping up, I have got to say that there have been a few shock results this season that hopefully might see the title being taken with fewer points than usual. "

" This is certainly not a time to feel sorry for ourselves. We must be strong and continue to kick on. " " So, yes, December was a concern, but the way the League is going it's not fatal and I can certainly tell you that the mood in the camp is to go for it with even more determination. "

Exclusively For Week-End

David Meek

Manchester United's Official columnist


Volley-ball - En juin prochain


Deux rencontres de la Ligue mondiale à la Réunion

Les 18 et 20 juin prochains, se tiendront, à la Réunion, deux matches de la Ligue mondiale - masculine - opposant la France à la Chine, annonce notre confrère "Le Quotidien de la Réunion". En effet, la Fédération française de Volley-Ball (FFVB) a validé la candidature de St Denis.

Le Conseiller Technique et Sportif (CTS) de la Ligue Réunionnaise de Volley-Ball (LRVB), Christian Marty, considère qu'il s'agit là d'un " événement historique. " L'ancien Directeur Technique National (DTN) du volley-ball mauricien indique que c'est grâce à " un travail de longue haleine " de la présidente de la LRVB, Lucie Bawedin que ce projet a pu se concrétiser. Celle-ci a participé, début décembre, à une réunion du comité directeur de la FFVB lors de laquelle les points importants de l'organisation ont été abordés.

Ainsi, il ressort que le stade de l'Est qui accueillera les deux rencontres, subira d'importants travaux qui coûteront entre † 80,000 et † 100,000. Un revêtement appelé Teraflex devra être posé par des techniciens de la FFVB sur un plancher en bois qui sera installé au préalable. Le tout devrait être démonté et réacheminé en métropole après les deux matches sauf si le comité organisateur parvenait à convaincre la FFVB de lui céder le matériel.

Le gymnase devra être équipé d'un nouveau panneau d'affichage électronique répondant aux normes de la Fédération française de Volley-Ball (FIVB), permettant, entre autres, au public de connaître le nom des marqueurs instantanément.

Toutefois, indique encore le "Quotidien de la Réunion", un souci se pose au niveau de la retransmission des matches. Sport+, diffuseur officiel de toutes les rencontres de l'équipe de France en Ligue mondiale, ne serait pas spécialement enchanté à l'idée de réaliser et de retransmettre les deux matches au stade de l'Est, faisant valoir les coûts importants liés au déplacement de ses techniciens et de son matériel. Un partenariat avec une télévision réunionnaise pourrait amortir ces coûts mais rien ne laisse présager que ce compromis intéresserait la chaîne du groupe Canal +.

Par ailleurs, une cinquantaine de journalistes sont attendus pour couvrir la double confrontation. Une salle de presse entièrement équipée de tous les moyens de communication devra donc être mise à leur disposition. Le comité organisateur devra également pourvoir au logement des joueurs des deux équipes qui résideront dans un hôtel 4-étoiles, tandis que les officiels de la FIVB et de la FFVB occuperont un autre établissement du même standing. Un troisième hôtel, de classe inférieure, devra aussi être réservé pour le staff technique.


Natation - Championnats d'Afrique des zones 3&4


Départ de la délégation mauricienne ce soir

Les nageurs du Pôle Espoir participant aux Championnats d'Afrique des zones 3&4 au Moi Aquatic Complex, Kasarani, Nairobi au Kenya, s'envolent ce soir à 20h10 en compagnie du Directeur Technique National (DTN), Philippe Pascal. Les frais de ce déplacement sont assurés par le Trust Fund for Excellence in Sports (TFES) sauf dans le cas d'Emmanuel Froget qui est pris en charge par le Comité National Olympique Mauricien (CNOM) en vue d'une éventuelle qualification pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) prévus du 14 au 26 août prochains.

Les autres nageurs en lice sont Mathieu Marquet, Trevor Ah Kong, Darren Chan Chin Wah, Shane Ah Siong, Mathieu Young Tie Yang et Elken Chong Leung en masculin tandis qu'en féminin, l'on retrouve Estelle Li Chuen Chong, Adeline Tin, Melissa Madanamoothoo, Stacy Naidoo, Claudia Tiborcz, Elodie Poo Cheong, Emily Chan Chee et Laisha Mundookissory.

Jeudi, aura lieu la réunion technique, lors de laquelle les entrées seront finalisées. " Je me réserve le droit donc, d'apporter d'éventuelles modifications dans les entrées si la situation d'un athlète, dans les derniers jours, me l'exige ", précise le DTN.

Les compétitions débutent le lendemain avec le 400m nage libre, le 50m brasse, le 100m dos et le 50m papilllon notamment. La cérémonie d'ouverture est prévue à 15 heures - heure de Nairobi - ce jour-là.

Notons que les groupes d'âge sont les suivants : 10 ans et moins, 11-12 ans, 13-14 ans, 15-16 ans, 17 ans et plus.

La présidente de la Fédération mauricienne de Natation (FMN) rejoindra la délégation ce jeudi. Le retour à Maurice est prévu pour le lundi 11.


Jeux du Commonwealth - Queen's Baton Relay


A Maurice à partir de jeudi

La Queen's Baton Relay fera honneur de sa présence du 7 au 9 janvier. Le bâton, symbolisant les rencontres de gens issus de divers horizons, faisant partie du Commonwealth, nous créditera de trois jours symboliques, où tous les Mauriciens auront l'occasion de voir défiler sous leurs yeux ce bâton de 18 carats, qui a quitté Buckingham Palace le 29 octobre dernier, et qui a parcouru plusieurs pays. Et qui sera enfin des nôtres ce jeudi.

" Le bâton n'arrive pas au moment opportun. " Tels sont les mots du président du Comité National Olympique Mauricien (CNOM) Philippe Hao Thyn Voon. " Ce n'est, certes, pas le moment idéal car nous sommes en pleine période festives du Nouvel An, mais je pense également que nous donnerons le meilleur de nous- mêmes pour ce déplacement car même si ce n'est pas le bon môment, tous les Mauriciens seront dans un esprit de fête, et cela contribuera à la réussite de cet évènement ", affirme ce dernier. Selon Sanjay Goboodhun, vice-président du CNOM, c'est la deuxième fois que le bâton fera le détour par Maurice après l'année 2006 en marge des Jeux de Melbourne. Le vice-président s'attend à ce que tout se déroule dans la joie et la bonne humeur. " C'est un honneur pour l'île Maurice d'accueillir le bâton pour la deuxième fois de son histoire. Ce sera certes un moment inoubliable pour les Mauriciens. La Queen's Baton Relay marque le début des Jeux du Commonwealth et nous devrons faire en sorte que la joie et la bonne humeur règnent dans le cadre de cet évènement grandiose ", lance Sanjay Goboodhun.

Le secrétaire général du CNOM, Vivian Gungaram, a, pour sa part, mis l'accent sur les détails techniques et surtout sur la mobilisation de la force policière qui travaillera d'arrache-pied pour assurer au mieux la sécurité lors des passages de relais. " La force policière sera présente pour maintenir l'ordre. C'est K. Servansing, Commanding Officer de la Special Mobile Force (SMF) et M. Vuddamalay (ACP) qui assureront la sécurité et surtout remédier au problèmes d'embouteillages sur les routes pour faciliter les porteurs du bâton ", affirme le secrétaire général du CNOM.

Par ailleurs, le représentant de la Haute Commission de l'Inde, Prashant Pise, assure pour sa part que les jeux du Commonwealth à Delhi seront un succès très médiatique. " Ce sera très médiatisé et connaîtra un énorme succès à travers le monde. L'île Maurice en sortira certes gagnant car elle bénéficiera d'une très bonne publicité de par la venue du Queen's Baton Relay. Je souhaite vivement que tout se passe dans le respect, la joie et la bonne humeur ", avoue le représentant de la Haute Commission de l'Inde. Il est à noter que les sponsors s'associant à l'évènement sont le ministère de la Jeunesse et des Sports, Indian Oil, SBI Mauritius, MTML, Discover Mauritius et Beachcomber Shandrani Hotel. Le bâton arrivera à Maurice précisément à 2h du matin le lundi 7 janvier. Le bâton sera relayé notamment de ville en ville, à commencer par Réduit-Rose-Hill (Plaza) Beau-Bassin - G.R.N. W - Port-Louis (Municipalité de Port-Louis) Appravasi Ghat - Ste Croix - Terre Rouge - Triolet dans les alentours de 11h30 jeudi avant de passer par Quatre-Bornes - La Louise - Mon Désir Indian Oil Filling Station - la Municipalité de Vacoas - Phoenix - Castel - Eau Coulée - Curepipe et Nouvelle France entre autres ce vendredi. Le bâton quittera le pays samedi à 9h après avoir fait le tour de l'île, pour se rendre en Afrique du Sud.



RECTIFICATIF

Une malencontreuse erreur s'est glissée dans la transmission du texte de la rubrique ""EN BAISSE" concernant Bernard Pascal, publié dans notre édition de dimanche dernier, 27 décembre. Nos lecteurs auront compris que le CNOM n'a rien à faire avec les activités sportives de la Fédération mauricienne des Sports Corporatifs, dont le président est Bernard Pascal. Nous présentons toutes nos excuses au principal concerné.



s p o r t s WEEK-END --- dimanche 3 janvier 2010