Les promotions de fin d'année sont déjà derrière
la porte. Le porte-monnaie des consommateurs devrait être
confronté une majoration des prix de certains produits
de première nécessité tels que le riz et
le lait en ce début d'année. Cette tendance se précise
avec l'augmentation annoncée sur les marchés traditionnels
en raison d'une baisse dans la production en cette période
de récolte et, en parallèle, une hause de la demande
sur le marché mondial. La denrée la plus menacée
est le riz. Pour les importateurs, une augmentation de 100% sur
le "long grains" ou le "Basmati" n'est pas
à écarter, alors que les plus optimistes indiquent
que le prix du lait a enregistré une hausse cumulée
de 25% à 50% au cours de ces six prochains mois. Idem pour
les "grains secs", importés de l'Australie et
de Madagascar.
En Australie, les industriels et producteurs se sont mis d'accords
vers la fin de l'année dernière pour une augmentation
de 3% à 8% des prix du lait pour début 2010. Cette
décision devrait être répercuté sur
les prochaines cargaisons attendus dans le pays dans les jours
à venir. Les importateurs locaux s'attendent en effet à
une légère hausse dans les semaines à venir,
mais ils estiment qu'il est encore tôt pour avancer des
chiffres. "Il est difficile de se prononcer même
si certains avancent que le prix du lait pourrait augmenter jusqu'à
50%. Ce sont des prévisions un peu alarmistes. Mais nous
ne souhaitons pas non plus nous retrouver face à la même
situation que celle nous avons vécu en 2007/2008",
font ressortir les importateurs s'approvisionnant principalement
sur le marché australien.
En effet, en 2008, il ne se passait pas un mois où le prix
du lait en poudre, en particulier, ne faisait pas l'objet d'une
révision à la hausse. Le lait fait partie des produits
dont le prix est contrôlé par le gouvernement. "Il
n'y a pas de recommended price dans le cas du lait. Le prix reflète
les cours du marché mondial", soutiennent les
importateurs. D'autres importateurs, plus confiants, estiment
que les augmentations ne devraient pas dépasser les 30%
en six mois. "Compte tenu des indications obtenues auprès
de nos fournisseurs, les augmentations devraient tourner entre
25% et 30%." Ce qui équivaudrait à une
hausse variant entre Rs 30 et Rs 40 sur un kilo de lait en poudre.
Cette tendance à la hausse s'applique également
pour les "grains secs", produits très prisés
par la population. Les récoltes seraient moins généreuses
par rapport à l'année dernière, indiquent
ceux qui s'approvisionnent de l'Australie. Certains produits tels
que le "dholl bravate" ou la "lentille rouge"
pourrait coûter entre Rs 3 et Rs 5 plus cher pendant le
premier trimestre. Une partie des importateurs se tournent également
vers Madagascar l'importation de "gros pois". "Nous
devrions être fixés dans les semaines à venir",
laisse-t-on entendre.
Le riz, le maïs et le blé sont les produits les plus
exposés à la menace d'une flambée de prix.
La preuve est qu'il y a quelques jours, les Philippines, le premier
importateur mondial de riz, a accepté une offre vietnamienne
de 600 000 tonnes de riz coûtant 140 US Dollars plus cher
comparativement aux prix qui étaient pratiqués il
y a un mois. Ce qui fait pousser les observateurs à dire
qu'il est "très difficile de prévoir les
prix du riz à l'horizon 2010 en ce moment."
Prix du riz pourrait doubler en six mois
"Les nouvelles obtenues auprès de nos fournisseurs
ne sont pas bonnes. Les spéculations font monter les prix
tous les jours", soutient un gros importateur de riz à
Maurice, "le prix du marché dépend beaucoup
de l'Inde. Tout dépend si l'Inde va importer du riz. Il
est clair que l'Inde a une énorme demande pour le riz et
cela risque de conduire à de grands changements, d'autant
que les Thaïlandais ne se sont pas montrés intéressés
avec l'appel d'offres des Philippines."
Maurice importe principalement le riz du Pakistan et la Thaïlande.
Le prix sur ces deux marchés continue à grimper
vu qu'une grande partie du stock de ces deux pays pourrait être
acheminée vers des pays considérés comme
de gros consommateurs. "Les riz thaïlandais et vietnamien
qui seraient réservés à l'Afrique seront
finalement détournés vers les Philippines ou l'Inde.
Ce qui pourrait faire monter la demande en provenance du Pakistan",
indiquent les observateurs.
Le prix d'un kilo de riz pourrait ainsi coûter entre 10%
et 20% plus cher d'ici la fin du mois en attendant l'arrivée
des prochaines cargaisons. Les experts analysent que les prix
pourraient doubler durant ces six prochains mois.
Intoxication alimentaire
Aurélien Zama (87 ans) toujours malade après
avoir mangé du kebab le 23 décembre
Dix jours après intoxication pour avoir mangé du
pain kebab, l'état d'Aurélien Zama (87 ans) inquiète
toujours ses proches. Il a dû être transféré
le 30 décembre dernier de l'hôpital de Flacq à
une clinique des hautes Plaines Wilhems. S'il en est ressorti
hier matin, ses proches craignent les séquelles de cette
intoxication dont a été victime Aurélien
Zama. Inconscient depuis qu'il a été admis à
l'hôpital, il avait presque perdu l'usage de la parole.
Le patient avait également du mal à reconnaître
ses enfants et son épouse. Selon ce qu'avancent des enfants
d'Aurélien Zama, le personnel soignant ne lui aurait pas
prodigué les soins nécessaires au moment opportun.
Pire, soutiennent ses proches, ils l'ont trouvé, à
demi-inconscient dans les draps où il avait déféqué.
Évoquant un "manque de considération"
au sein du service de santé publique, les enfants d'Aurélien
Zama font également part de leur indignation à l'encontre
du marchand de kebab qui a provoqué cette intoxication.
La famille Zama, au nom des autres victimes d'intoxication au
tikka ou kebab, comptent réclamer des dédommagements,
si ce n'est les frais de clinique pour leur père, au marchand
de kebab. Ce dernier, rappelons-le, est interdit d'opérer,
suivant l'enquête du ministère de la Santé
et des officiers du département sanitaire, qui ont relevé
de la salmonelle dans les aliments qu'il avait mis en vente. L'on
avait relevé une intoxication de plus de 654 personnes,
dont 92, incluant une trentaine d'enfants, ont dû être
admises à l'hôpital de Flacq.
Les urgences de cet hôpital sont moins sous pression cette
semaine, et ce après s'être trouvées bondées
de malades présentant les mêmes symptômes le
23 décembre dernier. Ces derniers avaient tous consommé
du kabab ou du tikka chez le même marchand à Centre
de Flacq. Toutefois, plusieurs des 654 victimes d'intoxication,
subissent toujours les suites de cet empoisonnement qui leur a
gâché leur Noël et pour certains, leur soirée
du 31. Tel est le cas de la famille Zama, chez qui trois personnes
ont été intoxiquées. Si la petite-fille d'Aurélien
et de Daisy Zama, âgée de 24 ans, s'en est sortie
avec des maux de ventre et de la fièvre, les grands-parents
eux sont toujours malades. Daisy Zama, admise à l'hôpital
le même jour que son époux, a dû, hier encore
se rendre chez un médecin du privé pour d'autres
soins. Son état n'est pas jugé inquiétant
à ce jour. Par contre, Aurélien Zama lui ne s'en
remet toujours pas. Durant toute la semaine écoulée,
il était inconscient à l'hôpital. Il ne reconnaissait
même plus ses enfants. "Li pa ti compran nanien
kan ou coz are li. Li pa ti manzé, li pa ti boir. Mo papa
ti enn dimounn, malgré so 87 ans, bien actif. Tou so zafer
li ti fer li mem. Sa virus la inn zet li enn coup. Li napli kapav
cozé aster", raconte sa fille, Roseline Ladine.
Aucune considération
Malgré les soins prodigués à l'hôpital
de Flacq, l'état de cet habitant de Camp de Masque ne s'est
guère amélioré. Inquiets, ses proches l'ont
transféré dans une clinique des hautes Plaines Wilhems,
le 30 décembre. Selon la fille d'Aurélien Zama,
les résultats d'analyses effectuées le jour de son
départ de l'hôpital ont révélé
que son taux de potassium était au plus bas. "Nou
pa ti pou kapav laisse li coum sa dan lopital. Bann la pa guet
li. Zot pa ti pran li compte", soutient Roseline Ladine.
Dès les premiers soins reçus à la clinique
privée, Aurélien Zama aura repris quelque peu. Toutefois,
s'il est rentré de la clinique, son état demeure
inquiétant. Il ne parvient plus à marcher et souffre
de maux de ventre. Espérant que le traitement prodigué
à la clinique portera ses fruits sous peu, les proches
d'Aurélien Zama déplorent qu'à l'hôpital
de Flacq, contrairement au traitement qu'a reçu sa femme
Daisy, également admise, le personnel soignant ne lui a
pas accordé l'attention requis. "Kan ou ale guet
li, linn ale dan so linz, bann la pa sanz li, ni so drap nanien",
laissent entendre ses proches. Et d'ajouter qu'ils l'ont retrouvé
plusieurs fois, à demi-inconscient, dans les draps où
il avait déféqué. Incapable de faire le moindre
mouvement, le patient restait sans nourriture jusqu'à ce
que ses proches viennent lui rendre visite. "Lerla nou
oblizé fer li manz la soup glacé. Ce pa enn manière
pou traite patients", déplore sa fille.
Le marchand de kebab en est à sa deuxième sanction
Les enfants d'Aurélien Zama s'insurgent de la facilité
avec laquelle des commerçants, pris en flagrant délit
de mauvaise hygiène alimentaire, s'en sortent. En effet,
le marchand de kebabs et de tikkas qui a provoqué l'intoxication
de plus de 654 personnes, a reçu un ordre du bureau du
service sanitaire lui interdisant d'opérer. Son matériel
et sa roulette ont été saisis. Si de la salmonelle
a été détectée dans les aliments,
des échantillons d'ingrédients qu'utilisait le marchand
ont été prélevés à des fins
d'analyses.
Les proches du couple Zama indiquent que "des marchands
ambulants vendent n'importe quoi, mettant en péril la santé
de milliers de gens". Ils s'élèvent d'autant
plus contre l'activité du marchand de kebab impliqué
dans cette affaire vu qu'il a déjà été
verbalisé par le passé. Selon nos informations,
en effet, ce marchand fut sanctionné en 2007 par l'inspectorat
sanitaire selon les dispositions du Food Act. "Kuma bann
marsan la gagn caution pou retravay ? Sanitaire pa fer so travay",
estiment des proches d'Aurélien Zama. Et de souligner qu'à
la gare de Centre de Flacq, plus particulièrement à
proximité de la place de taxis, les marchands de nourriture
pullulent. "Lafimé bis, camion, lapoussière,
tou kalité mové zafer pou la santé gagn lor
manzé. Me bann marsan la continye travay. Li vré
piblik asté, me si bann la pa ti gagn permis facil, zot
pa ti pou fer tou kalité manzé ek met dimounn en
danger", affirment les enfants d'Aurélien Zama.
Ces derniers comptent initier une action de dédommagements
à l'encontre du gérant impliqué dans cette
grave affaire. "Nu finn oblizé ale clinik are mo
papa parski lopital pa ti pe pran compte. Nu pena le moyen. Fodé
guété couma sa proprieter la kapav rembours sa frais
clinik la au moins", disent-ils. Nos interlocuteurs soulignent
qu'ils parlent au nom de toutes les victimes d'intoxication alimentaire.
Et de plaider : "Inn arriv ler pou bann commerçant
respecter la santé dimounn."
Les ratés de la décennie
On craignait le bug informatique au passage à l'an 2000.
Il ne s'est rien passé. Et dix ans se sont écoulés
depuis qui ont confirmé la prépondérance
des nouvelles technologies de l'information et de la communication
dans notre vie au quotidien. Est-ce pour autant que les grands
chantiers ont progressé et que les grandes réformes
ont été menées à bien? Non, loin s'en
faut.
Si la décennie 2000-2010 n'a pas été une
catastrophe pour le pays, elle n'en a pas moins enregistré
de gros ratés. Lorsqu'elle arrive à la tête
du pays en septembre 2000, l'alliance MSM/MMM affiche de grandes
ambitions. Elle en a les moyens puisqu'elle dispose d'une majorité
de trois quarts. Ce gouvernement MSM/MMM réussit son début
de réforme de l'éducation, s'embarque dans un vaste
programme de construction de collèges qui a permis de régler
une fois pour toutes le problème d'accès au secondaire
et crée les zones d'éducation prioritaire avec le
noble dessein de rehausser la performance des régions défavorisées.
Pour rester dans le social, il faut aussi souligner la construction
de logements qui avait aidé à amortir une crise
qui est repartie de plus belle.
Les ratés de cette période qui avait tout pour bousculer
les vieilles habitudes se situent surtout au niveau de la modernisation
de la vie politique. Il y a bien eu la création d'une Sex
Discrimination Division à la Commission Nationale des
Droits de l'Homme après le vote du Sex Discrimination
Act, la dévolution des pouvoirs dans le cas de Rodrigues,
l'avènement des radios privées et la préparation
de l'arrivée des télévisions privées
avec l'introduction du numérique terrestre que la MBC s'est
empressée d'accaparer à l'arrivée aux affaires
du gouvernement de l'alliance sociale en octobre 2005.
Mais le gouvernement qui avait brisé un tabou, celui d'installer
un non-hindou à la tête du pays, s'est finalement
montré par ailleurs bien timoré sur certaines questions.
Celles dont on n'aurait pas dû continuer à débattre
encore aujourd'hui. Nous avons nommé la réforme
électorale, le financement des partis politiques, le fin
du communalisme institutionnalisé et la place des femmes.
Il y a bien eu, tôt durant cette mandature 2000-2005, la
commission Sachs et deux comités d'élite pour en
délibérer mais, malgré une majorité
constitutionnelle, aucune avancée sur aucun de ces dossiers.
Pour cause de divergence entre partenaires MMM et MSM. On en paie
encore le prix aujourd'hui et on voit ce qu'il en coûte
de repousser à demain ce que l'on peut faire aujourd'hui.
Quant à la période 2005-2010, on peut déjà
dire que si, au plan économique, le gouvernement de l'alliance
sociale peut revendiquer de s'être assez bien tiré
d'affaires, on peut aussitôt ajouter que cela a eu un coût
bien élevé pour la population. Le dernier rapport
du Bureau central des statistiques dont a fait état Week-End
la semaine dernière a démontré qu'il
y a eu une très nette détérioration de la
qualité de vie des Mauriciens depuis 2002.
Mais il n'y a pas eu que cette détérioration-là.
Tout ou presque a dégringolé. S'il faut entrer dans
le détail des frasques de nos administrations régionales
et de nos institutions, cela prendrait bien des pages. Rien que
sur la congestion routière, devenue vraiment intenable,
et le projet de métro-léger qui était bien
avancé sous l'ancien gouvernement et qui a été
annulé au profit d'un improbable Bus Rapid Transit System
qui ne convainc personne. C'est un des grand ratés du gouvernement
de l'alliance sociale.
De cela, le Premier ministre n'a pas parlé dans son message
de fin d'année. Il n'a pas dit, non plus, lui qui est censé
présider un comité sur les maisons de jeu, s'il
a décidé de mettre bon ordre dans un secteur qui
a explosé sous son gouvernement. Il y a des années
que son attention a été attirée sur le fléau
que représente le Ti Vegas à Quatre-Bornes. Les
voies de fait, les crimes, les rixes et la prostitution se sont
démultipliés dans une ville jadis connue comme celle
des fleurs et qui aujourd'hui est un lieu à haut risque.
Ce qu'a fait le Pm le 1er janvier est un véritable exercice
de tout à l'égo avec ses "je, me, moi".
Si c'est vrai qu'il représente l'élément
le plus vendable du gouvernement, il est aussi un fait que c'est
Rama Sithanen qui, contre vents et marée, a été
le chef d'orchestre de la symphonie des finances nationales avec
parfois une véritable cacophonie.
On peut se projeter dans l'avenir mais c'est plutôt en faisant
l'inventaire de ce qui n'a pas été réalisé
et en dressant une liste de ce que l'on doit faire en toute urgence
que l'on avance. Ceux qui nous proposeront des programmes en cette
année électorale seraient bien avisés d'indiquer
aux électeurs un calendrier précis pour la réalisation
de chacune de leurs promesses. Ne pas donner le transport gratuit
avant les municipales et introduire le NRPT et la taxe sur les
épargnes après. Ne pas annoncer le 1er mai 2005
la suppression de l'impôt sur le revenu pour les salariés
touchant Rs 25,000 par mois et ne pas y donner de suite alors
qu'avec l'inflation, ce sont au moins les salariés touchant
Rs 28,000 qui mériteraient d'être exonérés
d'impôts.
Ce n'est qu'une question d'honnêteté et de respect
du contrat passé avec la population. Elle aura à
bien veiller au grain cette fois. Pour qu'en 2015 ou 2020,, nous
n'en sommes pas encore à faire le compte de tout ce qui
aura été annoncé en grande pompe et qui aura
rejoint le tiroir des oubliettes.
1er tirage 2010
Loto: un premier gagnant du Jackpot à Rodrigues
Bruno Julie, le premier médaillé mauricien aux Jeux
Olympiques et invité d'honneur de la Loterie Nationale
pour le tirage banané d'hier soir, a porté
chance à Rodrigues. En effet, Petite Butte Boutique a validé
le premier gagnant du Jackpot du Loto venant de Rodrigues. Pour
le tirage d'hier, cet habitant de Rodrigues partage la cagnotte
de Rs 15,4 millions avec 4 autres gagnants à Maurice. Pour
le premier tirage de 2010, la Loterie Nationale a distribué
la somme de Rs 23,2 millions entre 63 034 gagnants. De ce fait,
le Jackpot pour le 10e tirage de samedi prochain sera de Rs 5
millions.
Les responsables de la Loterie Nationale se préparent à
fêter dignement ce premier gagnant de Rodrigues. Les 4 autres
gagnants de la cagnotte avaient enregistré leurs grilles
à Le Croissant à Curepipe ; à Jimmy Snack,
toujours à Curepipe ; à Ramruttan Store, à
la route Palma, Quatre-Bornes, et le dernier chez Inter-Island
Supermarket à Bois-Pignolet dans le Nord. L'identité
des heureux gagnants devra être connue dès ce matin.
Depuis le lancement du Loto le 29 octobre dernier, 8 personnes
ont décroché le Jackpot.
"Cette nouvelle année prend un bon départ
avec cette bonne nouvelle de cinq gagnants au Loto. C'est le hasard
de ce jeu et la chance de ces joueurs. Nous ne pouvons qu'être
satisfaits", a déclaré Moorgesh Veeramootoo,
directeur général adjoint de Lottotech, opérateur
de la Loterie Nationale. Les 5 gagnants du 9e tirage toucheront
chacun la somme de Rs 3,1 millions dès l'ouverture des
bureaux demain.
Les 6 bons numéros tirés par le boxeur Bruno Julie
sont, dans l'ordre, une boule rouge avec le 7, une boule verte
le 34, une boule bleue le 17, une boule jaune le 29, une autre
boule jaune le 27 et une boule verte le 37. L'on constatera le
fait exceptionnel que pour ce tirage, tous les numéros
7 jusqu'à 40 sont sortis.
Les Rs 23,2 millions sont réparties aux différents
gagnants comme suit:
6 bons numéros: 5 gagnants avec chacun Rs 3,1 millions,
soit Rs 15,4 millions ;
5 bons numéros: 562 gagnants avec Rs 1 326 chacun, soit
Rs 754 212 ;
4 bons numéros: 7 302 gagnants avec Rs 210 chacun, soit
Rs 1,5 million, et
3 bons numéros: 55 165 gagnants avec Rs 100 chacun, soit
Rs 5,5 millions.
D'autre part, les responsables de la Loterie Nationale ont tenu
à mettre en garde contre des tentatives d'escroquerie avec
la présentation de faux billets pour le paiement. Jusqu'ici,
ils ont fait preuve de leniency face à ces fraudeurs.
Mais ils ont tenu à rappeler que dans un avenir pas très
lointain, ces cas pourraient être référés
à la police.
"Certains billets de la Loterie présentés
pour paiement ont été déchirés, d'autres
sont falsifiés, notamment en inscrivant des numéros
gagnants sur des billets déjà compostés",
déclare Moorghen Veeramootoo, qui ajoute que "chaque
billet comporte plusieurs éléments de sécurité
et les codes-barres qui sont imprimés au verso sont pratiquement
impossibles à violer".
Violence contre les enfants
2010, une nouvelle chance pour des actions cohérentes
Le rideau est tombée sur une année où
la violence à l'égard des enfants et dans la société
a marqué les esprits. Maurice, fort heureusement a fait
des progrès pour assurer la protection des droits des moins
de 18 ans. Mais, il lui reste encore à entreprendre plusieurs
actions pour contribuer à l'épanouissement des enfants
et surtout enrayer la violence à leur encontre. Dans cette
optique, 2010 est une année qui apporte son lot de défis.
Il incombe à tous : État, organisations non-gouvernementales
et société civile, de les relever.
Qu'il soit de la classe aisée, moyenne ou pauvre, l'enfant
reste un être vulnérable. Et qu'importe sa condition
sociale, l'enfant a besoin d'un encadrement sain et équilibré
pour se développer afin de devenir, plus tard, un adulte
épanoui et responsable. Cette condition, sine qua non,
implique une multiplicité de facteurs indispensables. Le
dysfonctionnement d'un d'entre ces éléments bouleverserait
la chaîne et perturberait l'enfant au risque de le marquer
à vie. C'est pourquoi il est important de pourvoir à
l'enfant l'environnement qui lui est propice pour qu'il évolue
dans le bon sens. Toutefois pour atteindre cet objectif et permettre
ainsi à des milliers d'enfants mauriciens, privés
de certains droits qui sont les leurs, il faut que l'Etat, ceux
engagés dans la promotion de l'enfance et la société
civile, retroussent leurs manches et revoient, voire consolident,
leurs actions. Avec l'éclosion d'une nouvelle décennie,
des challenges s'imposent ici comme une évidence. Mais
les questions : quoi faire, par quoi commencer, comment s'y prendre
pour réfréner la violence à l'égard
des enfants et prévenir les abus de tous genres, demeurent.
D'ailleurs, depuis quelques années, ces questions reviennent
comme une ritournelle face à la recrudescence de la violence.
Les priorités varient en fonction de la mission et des
objectifs des instances et autres parties chargées d'assurer
le respect des droits des enfants.
Travail en réseaux, un nouveau départ
"2010 doit démarrer sous le signe de la solidarité
nationale pour enrayer la violence, non seulement contre les enfants
mais aussi dans la société", déclare
d'emblée l'Ombudsperson pour les enfants, Shirin Aumeeruddy-Cziffra.
Vu sous cet angle, la solidarité, requiert d'un travail
en synergie embarquant tous les partenaires concernés.
En ce début d'année, le bureau de l'Ombudsperson
pour les enfants, dit-elle, oeuvre déjà dans cette
direction. Shirin Aumeeruddy-Cziffra, précise un point.
Le regroupement d'efforts et de ressources ne date pas d'hier.
"Nous n'allons pas réinventer la roue, mais nous
allons prendre un nouveau départ pour voir comment renforcer
la prévention et faire plus de sensibilisation",
fait ressortir Shirin Aumeeruddy-Cziffra. Prônant le travail
en réseau, Rita Venkatasawmy, directrice du Centre d'Education
et de Développement pour les Enfants Mauriciens, est
catégorique. "Un des manquements en 2009 a été
les actions en réseaux, y compris avec l'Etat. Comme en
général, tout ce qui relève du social n'est
pas le point fort des Etats, le nôtre peut au moins assumer
son rôle de coordinateur!" explique la directrice
de cette ONG.
L'éducation parentale doit passer d'abord par des actions
de proximité
En évoquant les actions a être entreprises cette
année, Shirin Aumeeruddy-Cziffra cite également
l'éducation parentale. Cet aspect du processus de sensibilisation
est indéniablement la partie la plus délicate. En
effet, que ce soit des institutions bien ancrées, des organisations
non-gouvernementales ou autres bonnes volontés et travailleurs
sociaux, il leur faudra pour la plupart revoir leurs stratégies
de communication. Pour atteindre leur cible, qui sont les parents,
et des programmes de proximité sont incontournables. Aller
à la rencontre de ces derniers dans leur environnement
est un exercice nécessaire et sans aucun doute la première
des étapes en matière de sensibilisation.
En 2009, les campagnes publiques à l'intention des adultes,
ont été quasi inexistantes. Pourtant, dans bien
des cas, des parents biologiques, sinon des proches ont été
à l'origine des drames touchant les mineurs. "Nous
nous devons de consolider la famille, les valeurs humaines par
l'éducation", insiste pour sa part Rita Venkatasawmy.
Cependant, Rita Venkatasawmy est de ceux qui pensent que cette
éducation visant à endiguer la violence doit commencer
par les plus petits. "La présente génération
d'adultes, se désole-t-elle, est perdue!"
En investissant dans les plus jeunes, la garantie d'avoir des
résultats payants à l'avenir serait selon elle,
plus élevée. Lorsqu'il s'agit des familles éprouvant
déjà des difficultés économiques et
sociaux, les interventions demandent une attention particulière.
La pauvreté étant la source d'une palette d'ennuis
: allant de la toxicomanie à la prostitution en passant
par l'alcoolisme, le chômage et la violence, il va de soi
que dans de telle situation l'éducation parentale ne servirait
à rien si elle n'est pas soutenue par un encadrement, dont
l'objectif est de combattre le mal social au sein de la cellule
familiale. D'ailleurs, pour Eric Bell, de la Fondation Espoir
et Développement, "le plus gros problème
auquel il faudra s'attaquer, car il rejaillit sur les enfants,
en 2010, est la drogue. Les parents qui en sont concernés
font preuve de désintérêt à l'égard
de leurs enfants." L'idée d'une approche synergique
pour uvrer pour le bien-être des enfants révèle
ici toute sa pertinence. En effet, toute instance spécialisée
dans la protection et les droits de l'enfant, ne pourrait intervenir
seule lorsqu'il est aussi question de résoudre d'autres
maux-à l'instar de la toxicomanie- rongeant la cellule
familiale de l'enfant. Et faute d'alternative, la solution qui
s'est toujours imposée a été le placement
de l'enfant en structure.
L'adoption, un autre défi!
La prise en charge en structure d'accueil devrait aussi être
repenser. Et serieusement! Car, tous conviennent que la place
d'un enfant est au sein d'une famille, au mieux la sienne. Les
structures de réhabilitation sont bondées et abritent
des enfants plus sur une base permanente que temporaire. Qui plus
est plusieurs de ces enfants sont éligibles à l'adoption.
Il est donc grand temps que le dossier de l'adoption à
Maurice connaisse une certaine progression. Depuis que le projet
de loi a été déposé au State Law
Office, l'on attend toujours qu'il soit finalisé et
adopté. Sans cadre légal, il est impossible de décongestionner
les shelters et de répondre à l'attente des
parents adoptants. Dans son dernier rapport, l'Ombudsperson pour
les enfants, qui regrette la lenteur avec laquelle le sujet est
traité, écrit à ce sujet, "In fact
some very simple decisions must be taken. The most important being
to determine who or what agency will identify adoptable children
so that applicants for an adoption are not forced to go shopping
for a child thus taking the risk of committing child trafficking.
Further abandoning a child is illegal and this must therefore
also be addressed to provide for abandonment for the purpose of
adoption."
En abordant la question de la violence à l'encontre des
enfants, il est important de juxtaposer la violence perpétrée
par les jeunes. Dans un contexte où des enfants en milieu
scolaire, ailleurs où des adolescents et de très
jeunes adultes ont banalisé la violence sous ses différentes
formes, il est impératif de réactualiser et renouveler
les stratégies de prévention. Bien souvent, les
moins de 18 ans oublient qu'ils n'ont pas uniquement des droits
acquis, mais qu'ils ont des responsabilités et des devoirs
en tant qu'individus à part entière. Après
la prochaine rentrée scolaire, des livrets axés
sur les droits stipulés par la Convention des Nations Unies
et conçus par le bureau de l'Ombudsperson pour les enfants
seront distribués dans les écoles. Mais, à
eux seuls des livrets ne suffisent pas. Shirin Aumeeruddy-Cziffra
lance un appel aux enseignants, dont le nouveau titre : éducateur,
est significatif, dit-elle. C'est dans cette optique, qu'elle
leur demande d'assumer, cette année, pleinement leur rôle
social.
Communication - La politique du silence du ministère
de la Femme