s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 3 janvier 2010



  1er tirage 2010 - Loto: un premier gagnant du Jackpot à Rodrigues
  Infrastructures routières - Colas décroche le contrat du Projet Verdun-Terre Rouge pour 2,1 Md
  Troisième voie sur l'autoroute M1 - Les travaux bouclés à la fin janvier
  De Rivière du Rempart à Pointe des Lascars - La pollution existe toujours
  Les bébés du Nouvel An - 18 naissances dans nos hôpitaux
  Produits pétroliers - APM: révision des prix ce mardi 5 janvier
  SSTAR/UPSEE - Guerre ouverte entre les deux présidents
  Education
  Les bébés du Nouvel An - 18 naissances dans nos hôpitaux
  Ambiance - Quoi de mieux que de fêter le nouvel an en famille et à la plage?
  A la RDA - Kadress Dorsamy titularisé au poste de DG
  Projet Bus Rapid Transit System - Parsons Brinckerhoff retenu comme consultant
  Pénurie d'eau décriée - Des Mahébourgeois manifestent hier matin


Consommation


Augmentation de prix:Le riz, le lait et les grains sous pression!

Les promotions de fin d'année sont déjà derrière la porte. Le porte-monnaie des consommateurs devrait être confronté une majoration des prix de certains produits de première nécessité tels que le riz et le lait en ce début d'année. Cette tendance se précise avec l'augmentation annoncée sur les marchés traditionnels en raison d'une baisse dans la production en cette période de récolte et, en parallèle, une hause de la demande sur le marché mondial. La denrée la plus menacée est le riz. Pour les importateurs, une augmentation de 100% sur le "long grains" ou le "Basmati" n'est pas à écarter, alors que les plus optimistes indiquent que le prix du lait a enregistré une hausse cumulée de 25% à 50% au cours de ces six prochains mois. Idem pour les "grains secs", importés de l'Australie et de Madagascar.

En Australie, les industriels et producteurs se sont mis d'accords vers la fin de l'année dernière pour une augmentation de 3% à 8% des prix du lait pour début 2010. Cette décision devrait être répercuté sur les prochaines cargaisons attendus dans le pays dans les jours à venir. Les importateurs locaux s'attendent en effet à une légère hausse dans les semaines à venir, mais ils estiment qu'il est encore tôt pour avancer des chiffres. "Il est difficile de se prononcer même si certains avancent que le prix du lait pourrait augmenter jusqu'à 50%. Ce sont des prévisions un peu alarmistes. Mais nous ne souhaitons pas non plus nous retrouver face à la même situation que celle nous avons vécu en 2007/2008", font ressortir les importateurs s'approvisionnant principalement sur le marché australien.

En effet, en 2008, il ne se passait pas un mois où le prix du lait en poudre, en particulier, ne faisait pas l'objet d'une révision à la hausse. Le lait fait partie des produits dont le prix est contrôlé par le gouvernement. "Il n'y a pas de recommended price dans le cas du lait. Le prix reflète les cours du marché mondial", soutiennent les importateurs. D'autres importateurs, plus confiants, estiment que les augmentations ne devraient pas dépasser les 30% en six mois. "Compte tenu des indications obtenues auprès de nos fournisseurs, les augmentations devraient tourner entre 25% et 30%." Ce qui équivaudrait à une hausse variant entre Rs 30 et Rs 40 sur un kilo de lait en poudre.

Cette tendance à la hausse s'applique également pour les "grains secs", produits très prisés par la population. Les récoltes seraient moins généreuses par rapport à l'année dernière, indiquent ceux qui s'approvisionnent de l'Australie. Certains produits tels que le "dholl bravate" ou la "lentille rouge" pourrait coûter entre Rs 3 et Rs 5 plus cher pendant le premier trimestre. Une partie des importateurs se tournent également vers Madagascar l'importation de "gros pois". "Nous devrions être fixés dans les semaines à venir", laisse-t-on entendre.

Le riz, le maïs et le blé sont les produits les plus exposés à la menace d'une flambée de prix. La preuve est qu'il y a quelques jours, les Philippines, le premier importateur mondial de riz, a accepté une offre vietnamienne de 600 000 tonnes de riz coûtant 140 US Dollars plus cher comparativement aux prix qui étaient pratiqués il y a un mois. Ce qui fait pousser les observateurs à dire qu'il est "très difficile de prévoir les prix du riz à l'horizon 2010 en ce moment."

Prix du riz pourrait doubler en six mois

"Les nouvelles obtenues auprès de nos fournisseurs ne sont pas bonnes. Les spéculations font monter les prix tous les jours", soutient un gros importateur de riz à Maurice, "le prix du marché dépend beaucoup de l'Inde. Tout dépend si l'Inde va importer du riz. Il est clair que l'Inde a une énorme demande pour le riz et cela risque de conduire à de grands changements, d'autant que les Thaïlandais ne se sont pas montrés intéressés avec l'appel d'offres des Philippines."

Maurice importe principalement le riz du Pakistan et la Thaïlande. Le prix sur ces deux marchés continue à grimper vu qu'une grande partie du stock de ces deux pays pourrait être acheminée vers des pays considérés comme de gros consommateurs. "Les riz thaïlandais et vietnamien qui seraient réservés à l'Afrique seront finalement détournés vers les Philippines ou l'Inde. Ce qui pourrait faire monter la demande en provenance du Pakistan", indiquent les observateurs.

Le prix d'un kilo de riz pourrait ainsi coûter entre 10% et 20% plus cher d'ici la fin du mois en attendant l'arrivée des prochaines cargaisons. Les experts analysent que les prix pourraient doubler durant ces six prochains mois.


Intoxication alimentaire


Aurélien Zama (87 ans) toujours malade après avoir mangé du kebab le 23 décembre

Dix jours après intoxication pour avoir mangé du pain kebab, l'état d'Aurélien Zama (87 ans) inquiète toujours ses proches. Il a dû être transféré le 30 décembre dernier de l'hôpital de Flacq à une clinique des hautes Plaines Wilhems. S'il en est ressorti hier matin, ses proches craignent les séquelles de cette intoxication dont a été victime Aurélien Zama. Inconscient depuis qu'il a été admis à l'hôpital, il avait presque perdu l'usage de la parole. Le patient avait également du mal à reconnaître ses enfants et son épouse. Selon ce qu'avancent des enfants d'Aurélien Zama, le personnel soignant ne lui aurait pas prodigué les soins nécessaires au moment opportun. Pire, soutiennent ses proches, ils l'ont trouvé, à demi-inconscient dans les draps où il avait déféqué. Évoquant un "manque de considération" au sein du service de santé publique, les enfants d'Aurélien Zama font également part de leur indignation à l'encontre du marchand de kebab qui a provoqué cette intoxication. La famille Zama, au nom des autres victimes d'intoxication au tikka ou kebab, comptent réclamer des dédommagements, si ce n'est les frais de clinique pour leur père, au marchand de kebab. Ce dernier, rappelons-le, est interdit d'opérer, suivant l'enquête du ministère de la Santé et des officiers du département sanitaire, qui ont relevé de la salmonelle dans les aliments qu'il avait mis en vente. L'on avait relevé une intoxication de plus de 654 personnes, dont 92, incluant une trentaine d'enfants, ont dû être admises à l'hôpital de Flacq.

Les urgences de cet hôpital sont moins sous pression cette semaine, et ce après s'être trouvées bondées de malades présentant les mêmes symptômes le 23 décembre dernier. Ces derniers avaient tous consommé du kabab ou du tikka chez le même marchand à Centre de Flacq. Toutefois, plusieurs des 654 victimes d'intoxication, subissent toujours les suites de cet empoisonnement qui leur a gâché leur Noël et pour certains, leur soirée du 31. Tel est le cas de la famille Zama, chez qui trois personnes ont été intoxiquées. Si la petite-fille d'Aurélien et de Daisy Zama, âgée de 24 ans, s'en est sortie avec des maux de ventre et de la fièvre, les grands-parents eux sont toujours malades. Daisy Zama, admise à l'hôpital le même jour que son époux, a dû, hier encore se rendre chez un médecin du privé pour d'autres soins. Son état n'est pas jugé inquiétant à ce jour. Par contre, Aurélien Zama lui ne s'en remet toujours pas. Durant toute la semaine écoulée, il était inconscient à l'hôpital. Il ne reconnaissait même plus ses enfants. "Li pa ti compran nanien kan ou coz are li. Li pa ti manzé, li pa ti boir. Mo papa ti enn dimounn, malgré so 87 ans, bien actif. Tou so zafer li ti fer li mem. Sa virus la inn zet li enn coup. Li napli kapav cozé aster", raconte sa fille, Roseline Ladine.

Aucune considération

Malgré les soins prodigués à l'hôpital de Flacq, l'état de cet habitant de Camp de Masque ne s'est guère amélioré. Inquiets, ses proches l'ont transféré dans une clinique des hautes Plaines Wilhems, le 30 décembre. Selon la fille d'Aurélien Zama, les résultats d'analyses effectuées le jour de son départ de l'hôpital ont révélé que son taux de potassium était au plus bas. "Nou pa ti pou kapav laisse li coum sa dan lopital. Bann la pa guet li. Zot pa ti pran li compte", soutient Roseline Ladine. Dès les premiers soins reçus à la clinique privée, Aurélien Zama aura repris quelque peu. Toutefois, s'il est rentré de la clinique, son état demeure inquiétant. Il ne parvient plus à marcher et souffre de maux de ventre. Espérant que le traitement prodigué à la clinique portera ses fruits sous peu, les proches d'Aurélien Zama déplorent qu'à l'hôpital de Flacq, contrairement au traitement qu'a reçu sa femme Daisy, également admise, le personnel soignant ne lui a pas accordé l'attention requis. "Kan ou ale guet li, linn ale dan so linz, bann la pa sanz li, ni so drap nanien", laissent entendre ses proches. Et d'ajouter qu'ils l'ont retrouvé plusieurs fois, à demi-inconscient, dans les draps où il avait déféqué. Incapable de faire le moindre mouvement, le patient restait sans nourriture jusqu'à ce que ses proches viennent lui rendre visite. "Lerla nou oblizé fer li manz la soup glacé. Ce pa enn manière pou traite patients", déplore sa fille.

Le marchand de kebab en est à sa deuxième sanction

Les enfants d'Aurélien Zama s'insurgent de la facilité avec laquelle des commerçants, pris en flagrant délit de mauvaise hygiène alimentaire, s'en sortent. En effet, le marchand de kebabs et de tikkas qui a provoqué l'intoxication de plus de 654 personnes, a reçu un ordre du bureau du service sanitaire lui interdisant d'opérer. Son matériel et sa roulette ont été saisis. Si de la salmonelle a été détectée dans les aliments, des échantillons d'ingrédients qu'utilisait le marchand ont été prélevés à des fins d'analyses.

Les proches du couple Zama indiquent que "des marchands ambulants vendent n'importe quoi, mettant en péril la santé de milliers de gens". Ils s'élèvent d'autant plus contre l'activité du marchand de kebab impliqué dans cette affaire vu qu'il a déjà été verbalisé par le passé. Selon nos informations, en effet, ce marchand fut sanctionné en 2007 par l'inspectorat sanitaire selon les dispositions du Food Act. "Kuma bann marsan la gagn caution pou retravay ? Sanitaire pa fer so travay", estiment des proches d'Aurélien Zama. Et de souligner qu'à la gare de Centre de Flacq, plus particulièrement à proximité de la place de taxis, les marchands de nourriture pullulent. "Lafimé bis, camion, lapoussière, tou kalité mové zafer pou la santé gagn lor manzé. Me bann marsan la continye travay. Li vré piblik asté, me si bann la pa ti gagn permis facil, zot pa ti pou fer tou kalité manzé ek met dimounn en danger", affirment les enfants d'Aurélien Zama. Ces derniers comptent initier une action de dédommagements à l'encontre du gérant impliqué dans cette grave affaire. "Nu finn oblizé ale clinik are mo papa parski lopital pa ti pe pran compte. Nu pena le moyen. Fodé guété couma sa proprieter la kapav rembours sa frais clinik la au moins", disent-ils. Nos interlocuteurs soulignent qu'ils parlent au nom de toutes les victimes d'intoxication alimentaire. Et de plaider : "Inn arriv ler pou bann commerçant respecter la santé dimounn."



Les ratés de la décennie

On craignait le bug informatique au passage à l'an 2000. Il ne s'est rien passé. Et dix ans se sont écoulés depuis qui ont confirmé la prépondérance des nouvelles technologies de l'information et de la communication dans notre vie au quotidien. Est-ce pour autant que les grands chantiers ont progressé et que les grandes réformes ont été menées à bien? Non, loin s'en faut.

Si la décennie 2000-2010 n'a pas été une catastrophe pour le pays, elle n'en a pas moins enregistré de gros ratés. Lorsqu'elle arrive à la tête du pays en septembre 2000, l'alliance MSM/MMM affiche de grandes ambitions. Elle en a les moyens puisqu'elle dispose d'une majorité de trois quarts. Ce gouvernement MSM/MMM réussit son début de réforme de l'éducation, s'embarque dans un vaste programme de construction de collèges qui a permis de régler une fois pour toutes le problème d'accès au secondaire et crée les zones d'éducation prioritaire avec le noble dessein de rehausser la performance des régions défavorisées. Pour rester dans le social, il faut aussi souligner la construction de logements qui avait aidé à amortir une crise qui est repartie de plus belle.

Les ratés de cette période qui avait tout pour bousculer les vieilles habitudes se situent surtout au niveau de la modernisation de la vie politique. Il y a bien eu la création d'une Sex Discrimination Division à la Commission Nationale des Droits de l'Homme après le vote du Sex Discrimination Act, la dévolution des pouvoirs dans le cas de Rodrigues, l'avènement des radios privées et la préparation de l'arrivée des télévisions privées avec l'introduction du numérique terrestre que la MBC s'est empressée d'accaparer à l'arrivée aux affaires du gouvernement de l'alliance sociale en octobre 2005.

Mais le gouvernement qui avait brisé un tabou, celui d'installer un non-hindou à la tête du pays, s'est finalement montré par ailleurs bien timoré sur certaines questions. Celles dont on n'aurait pas dû continuer à débattre encore aujourd'hui. Nous avons nommé la réforme électorale, le financement des partis politiques, le fin du communalisme institutionnalisé et la place des femmes. Il y a bien eu, tôt durant cette mandature 2000-2005, la commission Sachs et deux comités d'élite pour en délibérer mais, malgré une majorité constitutionnelle, aucune avancée sur aucun de ces dossiers. Pour cause de divergence entre partenaires MMM et MSM. On en paie encore le prix aujourd'hui et on voit ce qu'il en coûte de repousser à demain ce que l'on peut faire aujourd'hui.

Quant à la période 2005-2010, on peut déjà dire que si, au plan économique, le gouvernement de l'alliance sociale peut revendiquer de s'être assez bien tiré d'affaires, on peut aussitôt ajouter que cela a eu un coût bien élevé pour la population. Le dernier rapport du Bureau central des statistiques dont a fait état Week-End la semaine dernière a démontré qu'il y a eu une très nette détérioration de la qualité de vie des Mauriciens depuis 2002.

Mais il n'y a pas eu que cette détérioration-là. Tout ou presque a dégringolé. S'il faut entrer dans le détail des frasques de nos administrations régionales et de nos institutions, cela prendrait bien des pages. Rien que sur la congestion routière, devenue vraiment intenable, et le projet de métro-léger qui était bien avancé sous l'ancien gouvernement et qui a été annulé au profit d'un improbable Bus Rapid Transit System qui ne convainc personne. C'est un des grand ratés du gouvernement de l'alliance sociale.

De cela, le Premier ministre n'a pas parlé dans son message de fin d'année. Il n'a pas dit, non plus, lui qui est censé présider un comité sur les maisons de jeu, s'il a décidé de mettre bon ordre dans un secteur qui a explosé sous son gouvernement. Il y a des années que son attention a été attirée sur le fléau que représente le Ti Vegas à Quatre-Bornes. Les voies de fait, les crimes, les rixes et la prostitution se sont démultipliés dans une ville jadis connue comme celle des fleurs et qui aujourd'hui est un lieu à haut risque. Ce qu'a fait le Pm le 1er janvier est un véritable exercice de tout à l'égo avec ses "je, me, moi". Si c'est vrai qu'il représente l'élément le plus vendable du gouvernement, il est aussi un fait que c'est Rama Sithanen qui, contre vents et marée, a été le chef d'orchestre de la symphonie des finances nationales avec parfois une véritable cacophonie.

On peut se projeter dans l'avenir mais c'est plutôt en faisant l'inventaire de ce qui n'a pas été réalisé et en dressant une liste de ce que l'on doit faire en toute urgence que l'on avance. Ceux qui nous proposeront des programmes en cette année électorale seraient bien avisés d'indiquer aux électeurs un calendrier précis pour la réalisation de chacune de leurs promesses. Ne pas donner le transport gratuit avant les municipales et introduire le NRPT et la taxe sur les épargnes après. Ne pas annoncer le 1er mai 2005 la suppression de l'impôt sur le revenu pour les salariés touchant Rs 25,000 par mois et ne pas y donner de suite alors qu'avec l'inflation, ce sont au moins les salariés touchant Rs 28,000 qui mériteraient d'être exonérés d'impôts.

Ce n'est qu'une question d'honnêteté et de respect du contrat passé avec la population. Elle aura à bien veiller au grain cette fois. Pour qu'en 2015 ou 2020,, nous n'en sommes pas encore à faire le compte de tout ce qui aura été annoncé en grande pompe et qui aura rejoint le tiroir des oubliettes.


1er tirage 2010


Loto: un premier gagnant du Jackpot à Rodrigues

Bruno Julie, le premier médaillé mauricien aux Jeux Olympiques et invité d'honneur de la Loterie Nationale pour le tirage banané d'hier soir, a porté chance à Rodrigues. En effet, Petite Butte Boutique a validé le premier gagnant du Jackpot du Loto venant de Rodrigues. Pour le tirage d'hier, cet habitant de Rodrigues partage la cagnotte de Rs 15,4 millions avec 4 autres gagnants à Maurice. Pour le premier tirage de 2010, la Loterie Nationale a distribué la somme de Rs 23,2 millions entre 63 034 gagnants. De ce fait, le Jackpot pour le 10e tirage de samedi prochain sera de Rs 5 millions.

Les responsables de la Loterie Nationale se préparent à fêter dignement ce premier gagnant de Rodrigues. Les 4 autres gagnants de la cagnotte avaient enregistré leurs grilles à Le Croissant à Curepipe ; à Jimmy Snack, toujours à Curepipe ; à Ramruttan Store, à la route Palma, Quatre-Bornes, et le dernier chez Inter-Island Supermarket à Bois-Pignolet dans le Nord. L'identité des heureux gagnants devra être connue dès ce matin. Depuis le lancement du Loto le 29 octobre dernier, 8 personnes ont décroché le Jackpot.

"Cette nouvelle année prend un bon départ avec cette bonne nouvelle de cinq gagnants au Loto. C'est le hasard de ce jeu et la chance de ces joueurs. Nous ne pouvons qu'être satisfaits", a déclaré Moorgesh Veeramootoo, directeur général adjoint de Lottotech, opérateur de la Loterie Nationale. Les 5 gagnants du 9e tirage toucheront chacun la somme de Rs 3,1 millions dès l'ouverture des bureaux demain.

Les 6 bons numéros tirés par le boxeur Bruno Julie sont, dans l'ordre, une boule rouge avec le 7, une boule verte le 34, une boule bleue le 17, une boule jaune le 29, une autre boule jaune le 27 et une boule verte le 37. L'on constatera le fait exceptionnel que pour ce tirage, tous les numéros 7 jusqu'à 40 sont sortis.

Les Rs 23,2 millions sont réparties aux différents gagnants comme suit:

6 bons numéros: 5 gagnants avec chacun Rs 3,1 millions, soit Rs 15,4 millions ;

5 bons numéros: 562 gagnants avec Rs 1 326 chacun, soit Rs 754 212 ;

4 bons numéros: 7 302 gagnants avec Rs 210 chacun, soit Rs 1,5 million, et

3 bons numéros: 55 165 gagnants avec Rs 100 chacun, soit Rs 5,5 millions.

D'autre part, les responsables de la Loterie Nationale ont tenu à mettre en garde contre des tentatives d'escroquerie avec la présentation de faux billets pour le paiement. Jusqu'ici, ils ont fait preuve de leniency face à ces fraudeurs. Mais ils ont tenu à rappeler que dans un avenir pas très lointain, ces cas pourraient être référés à la police.

"Certains billets de la Loterie présentés pour paiement ont été déchirés, d'autres sont falsifiés, notamment en inscrivant des numéros gagnants sur des billets déjà compostés", déclare Moorghen Veeramootoo, qui ajoute que "chaque billet comporte plusieurs éléments de sécurité et les codes-barres qui sont imprimés au verso sont pratiquement impossibles à violer".


Violence contre les enfants


2010, une nouvelle chance pour des actions cohérentes

Le rideau est tombée sur une année où la violence à l'égard des enfants et dans la société a marqué les esprits. Maurice, fort heureusement a fait des progrès pour assurer la protection des droits des moins de 18 ans. Mais, il lui reste encore à entreprendre plusieurs actions pour contribuer à l'épanouissement des enfants et surtout enrayer la violence à leur encontre. Dans cette optique, 2010 est une année qui apporte son lot de défis. Il incombe à tous : État, organisations non-gouvernementales et société civile, de les relever.

Qu'il soit de la classe aisée, moyenne ou pauvre, l'enfant reste un être vulnérable. Et qu'importe sa condition sociale, l'enfant a besoin d'un encadrement sain et équilibré pour se développer afin de devenir, plus tard, un adulte épanoui et responsable. Cette condition, sine qua non, implique une multiplicité de facteurs indispensables. Le dysfonctionnement d'un d'entre ces éléments bouleverserait la chaîne et perturberait l'enfant au risque de le marquer à vie. C'est pourquoi il est important de pourvoir à l'enfant l'environnement qui lui est propice pour qu'il évolue dans le bon sens. Toutefois pour atteindre cet objectif et permettre ainsi à des milliers d'enfants mauriciens, privés de certains droits qui sont les leurs, il faut que l'Etat, ceux engagés dans la promotion de l'enfance et la société civile, retroussent leurs manches et revoient, voire consolident, leurs actions. Avec l'éclosion d'une nouvelle décennie, des challenges s'imposent ici comme une évidence. Mais les questions : quoi faire, par quoi commencer, comment s'y prendre… pour réfréner la violence à l'égard des enfants et prévenir les abus de tous genres, demeurent. D'ailleurs, depuis quelques années, ces questions reviennent comme une ritournelle face à la recrudescence de la violence. Les priorités varient en fonction de la mission et des objectifs des instances et autres parties chargées d'assurer le respect des droits des enfants.

Travail en réseaux, un nouveau départ

"2010 doit démarrer sous le signe de la solidarité nationale pour enrayer la violence, non seulement contre les enfants mais aussi dans la société", déclare d'emblée l'Ombudsperson pour les enfants, Shirin Aumeeruddy-Cziffra. Vu sous cet angle, la solidarité, requiert d'un travail en synergie embarquant tous les partenaires concernés. En ce début d'année, le bureau de l'Ombudsperson pour les enfants, dit-elle, oeuvre déjà dans cette direction. Shirin Aumeeruddy-Cziffra, précise un point. Le regroupement d'efforts et de ressources ne date pas d'hier. "Nous n'allons pas réinventer la roue, mais nous allons prendre un nouveau départ pour voir comment renforcer la prévention et faire plus de sensibilisation", fait ressortir Shirin Aumeeruddy-Cziffra. Prônant le travail en réseau, Rita Venkatasawmy, directrice du Centre d'Education et de Développement pour les Enfants Mauriciens, est catégorique. "Un des manquements en 2009 a été les actions en réseaux, y compris avec l'Etat. Comme en général, tout ce qui relève du social n'est pas le point fort des Etats, le nôtre peut au moins assumer son rôle de coordinateur!" explique la directrice de cette ONG.

L'éducation parentale doit passer d'abord par des actions de proximité

En évoquant les actions a être entreprises cette année, Shirin Aumeeruddy-Cziffra cite également l'éducation parentale. Cet aspect du processus de sensibilisation est indéniablement la partie la plus délicate. En effet, que ce soit des institutions bien ancrées, des organisations non-gouvernementales ou autres bonnes volontés et travailleurs sociaux, il leur faudra pour la plupart revoir leurs stratégies de communication. Pour atteindre leur cible, qui sont les parents, et des programmes de proximité sont incontournables. Aller à la rencontre de ces derniers dans leur environnement est un exercice nécessaire et sans aucun doute la première des étapes en matière de sensibilisation.

En 2009, les campagnes publiques à l'intention des adultes, ont été quasi inexistantes. Pourtant, dans bien des cas, des parents biologiques, sinon des proches ont été à l'origine des drames touchant les mineurs. "Nous nous devons de consolider la famille, les valeurs humaines par l'éducation", insiste pour sa part Rita Venkatasawmy. Cependant, Rita Venkatasawmy est de ceux qui pensent que cette éducation visant à endiguer la violence doit commencer par les plus petits. "La présente génération d'adultes, se désole-t-elle, est perdue!" En investissant dans les plus jeunes, la garantie d'avoir des résultats payants à l'avenir serait selon elle, plus élevée. Lorsqu'il s'agit des familles éprouvant déjà des difficultés économiques et sociaux, les interventions demandent une attention particulière. La pauvreté étant la source d'une palette d'ennuis : allant de la toxicomanie à la prostitution en passant par l'alcoolisme, le chômage et la violence, il va de soi que dans de telle situation l'éducation parentale ne servirait à rien si elle n'est pas soutenue par un encadrement, dont l'objectif est de combattre le mal social au sein de la cellule familiale. D'ailleurs, pour Eric Bell, de la Fondation Espoir et Développement, "le plus gros problème auquel il faudra s'attaquer, car il rejaillit sur les enfants, en 2010, est la drogue. Les parents qui en sont concernés font preuve de désintérêt à l'égard de leurs enfants." L'idée d'une approche synergique pour œuvrer pour le bien-être des enfants révèle ici toute sa pertinence. En effet, toute instance spécialisée dans la protection et les droits de l'enfant, ne pourrait intervenir seule lorsqu'il est aussi question de résoudre d'autres maux-à l'instar de la toxicomanie- rongeant la cellule familiale de l'enfant. Et faute d'alternative, la solution qui s'est toujours imposée a été le placement de l'enfant en structure.

L'adoption, un autre défi!

La prise en charge en structure d'accueil devrait aussi être repenser. Et serieusement! Car, tous conviennent que la place d'un enfant est au sein d'une famille, au mieux la sienne. Les structures de réhabilitation sont bondées et abritent des enfants plus sur une base permanente que temporaire. Qui plus est plusieurs de ces enfants sont éligibles à l'adoption. Il est donc grand temps que le dossier de l'adoption à Maurice connaisse une certaine progression. Depuis que le projet de loi a été déposé au State Law Office, l'on attend toujours qu'il soit finalisé et adopté. Sans cadre légal, il est impossible de décongestionner les shelters et de répondre à l'attente des parents adoptants. Dans son dernier rapport, l'Ombudsperson pour les enfants, qui regrette la lenteur avec laquelle le sujet est traité, écrit à ce sujet, "In fact some very simple decisions must be taken. The most important being to determine who or what agency will identify adoptable children so that applicants for an adoption are not forced to go shopping for a child thus taking the risk of committing child trafficking. Further abandoning a child is illegal and this must therefore also be addressed to provide for abandonment for the purpose of adoption."

En abordant la question de la violence à l'encontre des enfants, il est important de juxtaposer la violence perpétrée par les jeunes. Dans un contexte où des enfants en milieu scolaire, ailleurs où des adolescents et de très jeunes adultes ont banalisé la violence sous ses différentes formes, il est impératif de réactualiser et renouveler les stratégies de prévention. Bien souvent, les moins de 18 ans oublient qu'ils n'ont pas uniquement des droits acquis, mais qu'ils ont des responsabilités et des devoirs en tant qu'individus à part entière. Après la prochaine rentrée scolaire, des livrets axés sur les droits stipulés par la Convention des Nations Unies et conçus par le bureau de l'Ombudsperson pour les enfants seront distribués dans les écoles. Mais, à eux seuls des livrets ne suffisent pas. Shirin Aumeeruddy-Cziffra lance un appel aux enseignants, dont le nouveau titre : éducateur, est significatif, dit-elle. C'est dans cette optique, qu'elle leur demande d'assumer, cette année, pleinement leur rôle social.



Communication - La politique du silence du ministère de la Femme…

De janvier à septembre dernier, 3 663 cas d'enfants victimes de maltraitance et de violences divers ont été rapportés à la Child Developement Unit, du ministère de la Femme. Nous ne disposons pas de données plus récentes. Nous nous excusons auprès de nos lecteurs. Nous sommes désolés! Nous ne faisons pas ici un aveu d'absence de rigueur et ne reconnaissons pas un manque de professionnalisme de notre part. Malgré notre requête auprès qui de droit au ministère de la Femme, nous n'avons obtenu les derniers chiffres qui donnent, généralement, une indication sur le nombre de mineurs qui ont eu besoin de l'aide des autorités et d'autre part qui démontre la progression de la violence à l'encontre des enfants. Nous aurions pu obtenir ces données par d'autre biais. Mais, il revient au ministère du Développement de l'Enfant de communiquer ce genre d'informations, qui ne relève d'aucun secret et qui concerne le public! Tout comme il serait temps que ce même ministère communique sur l'avancement et l'impact des programmes qu'il a initiés, notamment, le Parental Empowerment Programmme et le Community Child Protection Programme. Qu'il explique clairement où en est concrètement le concept du Child Mentoring, maintenant que le recrutement des mentors a été, a-t-il laissé entendre, effectué. Face aux infanticides, nombreux abus physiques et autres à l'égard des enfants, les Mauriciens ont tout simplement le droit de savoir ce qui est fait pour protéger les plus vulnérables et de connaître les résultats des actions engagés. En adoptant la politique du silence, le ministère de la Femme laisse planer des hypothèses dans l'imaginaire, comme par exemple qu'il n'arrive pas à atteindre ses objectifs et a dû mal à obtenir des résultats escomptés…


Infrastructures routières


Colas décroche le contrat du Projet Verdun-Terre Rouge pour 2,1 Md

La nouvelle année sera marquée par l'ouverture de plusieurs grands chantiers, dont les trois premiers sont annoncés pour ce mois-ci. Il s'agit de la Port-Louis Ring Road Phase 1, la Pheonix-Palma-Beau Songe Link Road et la nouvelle autoroute reliant Verdun à Terre Rouge. C'est la compagnie Colas, associéa à la branche basée à Madagascar, qui a décroché ce contrat pour un montant de Rs 2,1 milliards.

Les choses s'accélèrent du côté des infrastructures routières. Le ministère des Infrastructures publiques et du Transport et la Road Developement Authority (RDA) ont en effet alloué trois importants contrats publics pour un montant total de Rs 4,5 milliards. Le plus important contrat alloué à la fin de décembre est celui concernant la construction de la première phase d'une nouvelle autoroute qui reliera Terre-Rouge à Verdun. Ce projet, qui a pris plus d'une année de retard, sera finalement exécuté par un joint-venture de Colas Maurice et Colas Madagascar.

Le comité d'évaluation du Central Procurement Board (CPB), qui était en présence de trois offres, a tranché en faveur de Colas, dont l'offre était de Rs 2,16 milliards. Les deux autres soumissionnaires étaient Beijing Construction and Engineering Group (Rs 2,35 milliards) et General Construction-Group Five (Rs 2,38). La nouvelle route à double voies, qui s'étendra sur une distance de 15,7 kilomètres, devrait être complétée en juillet 2010. Cette première phase du projet sera financée par l'Agence française de développement. La RDA, qui a déjà obtenu le financement pour la deuxième phase du projet, envisage de démarrer les travaux au plus tard fin juillet de cette année. La deuxième partie de l'autoroute reliera Verdun à Trianon. L'étude de faisabilité a été réalisée par Frischmann Prabhu PVT Ltd. /Dagon Ingenieur Conseil Ltee et l'appel d'offres devrait être lancés d'ici fin mars.

Les experts estiment qu'une fois opérationnelle, cette nouvelle autoroute devrait absorber entre 15% et 20% le flot de véhicules utilisant actuellement le corridor Caudan-Quai D pour atteindre des destinations autres que la capitale. Dans l'immédiat, il n'a pas encore été établi si l'accès à cette route sera payante.

En même temps débuteront la construction de la première phase du Port-Louis Ring Road (PLRR). Ce sont les compagnies Reihm Grinaker et AJ Maurel qui se chargeront des travaux. Cette nouvelle route prendra à source à partir de l'Autoroute LM1, notamment à hauteur de Montbello avant de traverser Pailles et la vallée des Guibies avant de s'arrêter au pied de la montagne Coin Bluff. La deuxième phase devrait démarrer au début de l'année prochaine, une fois que le Transaction advisor, SPP Project solutions (Pty) Ltd. South Africa, aura soumis son rapport. Le consultant devra, qui travaille également sur le projet de Harbour Bridge, devrait entre autres proposer recommander au gouvernement la formule qui sera adoptée pour le financement du projet et de déterminer le système d'accès payant qui sera imposé aux utilisateurs.

La PLRR II comprendra par contre la construction d'un tunnel de 775 mètres construit à partir de Coin Bluff pour déboucher non loin de Château d'Eau avant de longer la Montagne des Signaux jusqu'à Tranquebar. Elle passera derrière la colline Monneron avant se connecter à Vallée-Pitot, puis Carro-Laliane pour se diriger vers Quai D en passant par Plaine Verte.

Du côté de Phoenix-Palma-Beau Songe Link Road, l'exercice de "compulsory acquisition" semble avoir été complété. Les travaux, qui seront assurés par reihm grinaker, devrait coûter Rs 1,1 milliards. Cette nouvelle route est appelé à jouer un rôle important dans le plan de du gouvernement de décongestionner le centre ville de Quatre-Bornes. La nouvelle route permettra dans un peu plus d'un an de relier la partie ouest de l'île sans avoir à passer par La Louise.


Troisième voie sur l'autoroute M1


Les travaux bouclés à la fin janvier

Une partie des travaux en cours sur l'autoroute M1 en vue d'aménager une troisième voie qui sera exclusivement dédiée aux autobus devrait être bouclée à la fin de janvier. C'est ce qu'indiquent les ingénieurs de la Road Development Authority (RDA) compte tenu de l'avancement des travaux, exécutés par la firme AJ Maurel. Il faudra toutefois attendre deux à trois mois pour savoir si cette nouvelle voie sera ouverte aux automobilistes.

"Les travaux avancent, mais le contracteur procède par phase. Une fois la première partie des travaux terminée, il s'agira de d'aménager une troisième voie sur la chaussée en direction de Réduit. Il y a aussi plusieurs aménagements à faire parce qu'il y a plusieurs ponts et passerelles sur cette partie de la route", explique un ingénieur de la RDA. Selon le calendrier établi, les travaux seront bouclés dans les deux sens en août de cette année.

Cette partie de la route sera à nouveau fermée aux automobilistes à partir du 5 janvier entre 18h et 6h, et ce jusqu'à nouvel ordre. Le trafic vers Port-Louis sera ainsi devié à partir de Grewals sur la Pailles Branch Road (B77), Port-Louis-St Jean Road A1), St Joseph Road, Route Menagerie et Cassis Road pour se reconnecter à l'autoroute au niveau de la Reserves Street.

La deuxième partie de ce projet débute dans quelques semaines au niveau de la Saint Jean-Road. Deux nouvelles voies seront construites dans les deux sens sur une distance de 3,2 kilomètres entre le rond-point de Phœnix et celui de Trianon. La troisième phase du projet consistera à aménager une voie additionnelle entre Trianon et Pailles. A terme, le remplacement du rond-point de Caudan par un échangeur est ainsi envisagé. Cela dans le sillage de ce projet et celui du Harbour Bridge.


De Rivière du Rempart à Pointe des Lascars


La pollution existe toujours

Le problème de pollution qui incommode sérieusement les habitants de Rivière du Rempart n'a guère été résolu. En effet, en dépit des averses qui ont arrosé le pays, l'eau de la rivière est toujours polluée. Même si les résidus noirâtres ne flottent plus et que l'odeur est moins nauséabonde, le problème de pollution existe bel et bien. Pour cause, en parcourant les berges de la rivière nous avons constaté qu'à certains endroits les résidus noirâtres sont en hausse.

Le Permanent Acting Secretary (PAS), M. Jadoo, s'est une fois de plus refusée de s'entretenir avec nous, prétextant qu'il était très occupé. Toutefois, selon les bruits qui courent au ministère de l'Environnement, cette affaire a été référée au ministère des Collectivités Locales. Par ailleurs, dit cette source, l'usine sucrière de Mont Loisir s'est chargée de "nettoyer" la rivière. "Une bonne partie des résidus a été enlevée et une autre partie emporté par les fortes pluies", soutient cette source. En outre, dit-elle, Mont Loisir devra construire un mur pour empêcher que les écumes amassées ne soient emportées par la pluie et la brise.

A noter également que le rapport du Fisheries Research Centre d'Albion, ne décèle rien d'anormal. Rappelons que des pêcheurs avaient alerté les aurorités pour leur informer que des poissons ont été retrouvés morts à Pointe des Lascars. Deux officiers avaient alors été dépêchés sur place et des échantillons d'eau avaient été emportés à des fins d'analyses.

Les habitants quant à eux, ne savent vraiment plus à quel sain se vouer.


Les bébés du Nouvel An


18 naissances dans nos hôpitaux

Des médecins des hôpitaux à travers l'île ont eu fort à faire durant la nuit du 31 décembre 2009 au 1er janvier 2010, avec notamment, 18 naissances dont sept césariennes. C'est à l'hôpital Jeetoo, où l'on compte huit naissances (quatre filles et quatre garçons) que le premier bébé de 2010 a vu le jour. Il s'agit de la petite Kallychurn, qui pèse 3 kilos. Elle est venue au monde à 00h20, le 1er janvier. Elle est la deuxième enfant de la famille, qui compte une fille de 4 ans. Le premier bébé de l'année, placé en incubateur, est toujours à l'hôpital Jeetoo, en compagnie de sa mère. Leur état de santé ne pose aucune inquiétude.

Au niveau de l'hôpital Victoria, l'hôpital SSRN et de l'hôpital Nehru, on a enregistré le même nombre de nouveaux nés, soit neuf naissances au total (trois dans chaque hôpital). On compte ainsi deux accouchements en mode césarienne à l'hôpital SSRN et une césarienne à Nehru et Victoria. Ces hôpitaux ont noté jusqu'à 13h le 1er janvier, respectivement un, deux et deux autres accouchements normaux. L'hôpital de Flacq a, pour sa part, répertorié une seule naissance, par voie normale. Cette année encore, les médecins notent un certain équilibre dans le nombre de nouveaux nés filles et garçons. Selon les informations recueillies dans des hôpitaux, les nouveaux nés ainsi que leurs mamans se portent tous bien. 2010 aura bien commencé pour ces familles...


Produits pétroliers


APM: révision des prix ce mardi 5 janvier

Difficile de prévoir ce que la State Trading Corporation (STC) nous réserve pour le premier exercice de révision des prix des produits pétrolier sous l'Automatic Princing Mechanism (APM). Le comité de certification se réunira en effet ce mardi 5 décembre pour déterminer les nouveaux prix du diesel, de l'essence et l'huile lourde pour le mois de janvier. Le mois dernier, le prix de l'essence avait grimpé contrairement à celui du diesel. Le statu quo sera-t-il observé? Ce qui est sûr, c'est que les cours mondiaux sont restés à un niveau assez élevé durant ces deux derniers mois. L'appréciation de la roupie et l'arrêt d'un prélèvement spécial de Rs 3,15 sur chaque litre de carburant à cause des pertes de la STC suffiront-ils pour soulager consommateurs?

Le mois dernier, une hausse maximale de 7,5% avait été appliquée pour l'essence, dont le prix est passé de Rs 38,75 à Rs 41,65. Le prix du diesel avait enregistré une baisse de 7,38 %, passant de Rs 35,25 à Rs 32,65. Pendant toute l'année 2009, le prix de l'essence n'a jamais atteint son niveau le plus bas enregistré en janvier, soit Rs 34,10. Pendant cinq mois, entre juin et octobre, le prix est resté au-dessus des Rs 40, atteignant même le prix de Rs 45,45 en juillet. Et depuis novembre une augmentation maximale de 7,5% est appliquée. Par contre, le prix du diesel est resté plus ou moins stable oscillant entre Rs 32 et Rs 35, sauf pour le mois de juillet et septembre, où le prix avait atteint son plus haut point, 38,30.

Le cours du pétrole sur le marché mondiale durant ces deux derniers mois ne semblent pas favoriser une baisse de prix. En novembre, le brut a augmenté de plus de 5% après avoir atteint, un mois auparavant, la barre des 82 USD pendant le mois d'octobre. Après être tombés sous les 33 dollars à la fin de l'année dernière, les cours ont montré une progression quasi constante tout le long de l'année. A vendredi, les cours du brut évoluaient juste en dessous des 80 dollars le baril.

Les autres facteurs déterminant les prix restent à être connus, notamment s'il y a eu windfall loss or gain - dépendant des stocks des compagnies pétrolières au moment du réajustement des prix - ou encore le coût du fret. Deux éléments qui peuvent jouer en faveur des consommateurs sont le taux de change et l'arrêt du prélèvement de Rs 3,15 pratiqué depuis novembre 2008 pour combler les pertes de la STC. Ces pertes étaient évaluées à Rs 567 M sur la période novembre 2008/novembre 2009. Attendons voir...


SSTAR/UPSEE


Guerre ouverte entre les deux présidents

Les dernières visites à Rodrigues de Yahya Paraouty, président de l'Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE), dans le sillage de la suppression des privilèges des enseignants mauriciens exerçant depuis de nombreuses années dans l'île a pris une autre tournure, que syndicale! En effet, c'est par presse interposée que le président de l'UPSEE et celui de la Secondary School Teachers' Association of Rodrigues, en l'occurrence Kripanund Jeewon, s'affrontent depuis peu. Le deuxième, qui enseigne à Rodrigues, reproche au premier d'avoir réclamé de l'argent à l'UPSEE pour des dépenses encourues durant ses différents passages dans l'île, alors que ces mêmes frais (hébergement et billets) avaient été financés par SSTAR. Lettres et reçus à l'appui, de même dans une déposition consignée aux Casernes Centrales, le président de SSTAR affirme que Yahya Paraouty aurait également falsifié le montant représentant les frais d'hébergement dans une guest house en octobre dernier. Pour Kripanund Jeewon," il ne fait aucun doute que Yahya Paraouty cherche à se faire de l'argent."

De son côté, Yahya Paraouty, a lui aussi consigné une déposition à la police contre Kripanund Jeewon et a entamé des poursuites légales. Le président de l'UPSEE réfute les accusations de celui-ci. Il explique qu'il a dû se procurer d'un reçu attestant son hébergement dans un pensionnat pour bénéficier du nouveau tarif en cours sur les billets d'avion pour Rodrigues. "Les enseignants mauriciens à Rodrigues a voulu que je négocie et défende leur intérêt. C'est normal qu'ils financent mes billets d'avion. Pour ce qui est du reste: transport et une partie de mon hébergement, l'UPSEE s'en est chargé. Ce qui représente quelque Rs 20 000", explique Yahya Paraouty. Ce dernier est d'avis que le différend qui l'oppose à Kripanund Jeewon est d'origine personnelle. "Il m'en veut. Il cherche à se venger, parce que lors des négociations à Rodrigues, il tenait à ce que j'aborde la question de compensation, alors que nous nous sommes orientés sur une période moratoire. Il faut aussi savoir que j'ai eu une discussion avec l'homme de loi de SSTAR et il se trouve qu'il est sur la même longueur d'ondes que moi!" explique encore Yahya Paraouty.


Education


Axel a été admis dans un collège

Axel, le jeune garçon que nous vous avons présenté dans notre dernière édition et qui avait besoin d'aide pour poursuivre ses études secondaires, a été inscrit dans un collège de la capitale. Axel, issu d'un milieu social dit difficile, vit à Roche-Bois. C'est dans une école non-formelle de Port-Louis qu'il a fait sa classe de sixième. Malgré ses absences : puisqu'il était souvent livré à lui-même, Axel disposait d'un potentiel académique que ceux qui l'encadraient à l'école ont vite remarqué. L'adolescent qui fréquentait également le Mouvement pour le Progrès de Roche-Bois, s'est distingué aux derniers examens de fin de cycle du primaire et a décroché son Certificate of Primary of Education avec un A, de trois B et d'un C (Mathématiques). Malgré ses résultats, les proches d'Axel ne l'avaient pas inscrit lors de l'exercice d'admission dans le secondaire le 18 décembre dernier. Ses accompagnatrices de MPRB se sont mobilisées en début de semaine et obtenu la permission de ses proches pour l'inscrire dans un collège de Port-Louis. Suite à la parution de l'article sur le cas d'Axel, le collège Windsor de Rose-Belle avait généreusement ouvert ses portes à l'enfant. Le collège est encore disposé à accueillir des élèves (filles et garçons) qui pour des raisons sociales n'ont pas été inscrits au secondaire. De son côté Axel compte sur ses accompagnatrices pour lui donner l'occasion de vivre dans de meilleures conditions, propices à son développement et surtout pour lui assurer une scolarité régulière.



Loterie Verte - Le 1er lot de Rs 12 M vendu à Bambous

Le billet de la Loterie Verte portant le No. 1744681 remportant la somme de Rs 12 millions a été vendu par la Jeebun Pool House à Bambous. A hier soir, aucun détail n'était disponible quant à l'identité de ce veinard, qui ne s'est pas encore manifesté publiquement. Le billet portant le No. 4140781 et remportant le 2e lot de Rs 6 millions a été acheté auprès de la tabagie Coronation.

Pour le tirage de la Loterie Verte de décembre, la Mauritius Lotteries Limited a distribué la somme de Rs 50,8 millions malgré le fait qu'au moins 1 billet de la Loterie Verte sur 4 n'a pas été vendu, soit 2,9 millions sur 12 millions mis en vente. La concurrence du Loto se fait déjà sentir. Les responsables de la Loterie Verte comptent passer en revue la situation en vue de rectifier le tir en terme de marketing.

Le paiement des différents lots du tirage de décembre se fera à partir de 9h30 demain.


Les bébés du Nouvel An


18 naissances dans nos hôpitaux

Des médecins des hôpitaux à travers l'île ont eu fort à faire durant la nuit du 31 décembre 2009 au 1er janvier 2010, avec notamment, 18 naissances dont sept césariennes. C'est à l'hôpital Jeetoo, où l'on compte huit naissances (quatre filles et quatre garçons) que le premier bébé de 2010 a vu le jour. Il s'agit de la petite Kallychurn, qui pèse 3 kilos. Elle est venue au monde à 00h20, le 1er janvier. Elle est la deuxième enfant de la famille, qui compte une fille de 4 ans. Le premier bébé de l'année, placé en incubateur, est toujours à l'hôpital Jeetoo, en compagnie de sa mère. Leur état de santé ne pose aucune inquiétude.

Au niveau de l'hôpital Victoria, l'hôpital SSRN et de l'hôpital Nehru, on a enregistré le même nombre de nouveaux nés, soit neuf naissances au total (trois dans chaque hôpital). On compte ainsi deux accouchements en mode césarienne à l'hôpital SSRN et une césarienne à Nehru et Victoria. Ces hôpitaux ont noté jusqu'à 13h le 1er janvier, respectivement un, deux et deux autres accouchements normaux. L'hôpital de Flacq a, pour sa part, répertorié une seule naissance, par voie normale. Cette année encore, les médecins notent un certain équilibre dans le nombre de nouveaux nés filles et garçons. Selon les informations recueillies dans des hôpitaux, les nouveaux nés ainsi que leurs mamans se portent tous bien. 2010 aura bien commencé pour ces familles...


Ambiance


Quoi de mieux que de fêter le nouvel an en famille et à la plage?

Les plages des quatre coins du pays sont bondées en cette période festive. Grands et petits profitent du soleil et des plages sablonneuses de notre île. Si pour certains, se retrouver en famille le 2 janvier sur les plages est une tradition, pour d'autres, ce n'est qu'un pis-aller. Balade dans le nord de l'île.

A Pointe aux Piments, pas de bruit ni de cris d'enfants. On croirait presque que la plage est vide. Pourtant, il y a plein de voitures. Un regard rapide vers l'eau nous permet de voir plusieurs groupes de personnes en famille. Certains à l'extérieur des tentes et d'autres entassés autour de leurs véhicules. Une famille joue aux cartes, captivée. Il s'agit de la famille Rucktooa - Inderjeet. Pour elle, se réunir à la plage le 2 janvier n'est pas une tradition. "Tous les ans, nous nous retrouvons en famille pour le déjeuner annuel mais, cette année, nous avons décidé de changer. L'air est beaucoup plus frais et c'est plus relaxant", dit Mme Rucktooa.

A Trou aux Biches et Mont Chosiy, l'ambiance diffère grandement. A perte de vue, on ne voit que des tentes et des voitures. Quelques pas sur la plage et on a envie de se laisser aller au rhythme du sega et de la ravanne. Presqu'à l'entrée de la plage, la famille Friquin prend un toast. "C'est par pure tradition que nous sommes là, cela fait plus de 40 ans que nous venons chaque année en famille", disent ses membres. Pour eux, comme pour d'autres familles interrogées, la cellule familiale est très importante. Quand on leur demande ce qui, selon eux, est primordial pour resserrer les liens familiaux, l'un deux lance avec un large sourire : "Tant ki ena bouteille, nou là!"

Les campeurs sont aussi très nombreux sur les plages. Parmi, figure la famille Mathieu - Achille qui a tout transporté pour accueillir le nouvel an. "Nous sommes là depuis vendredi et nous comptons repartir mardi", disent-ils. "Nous avons tout prévu, même notre chaton nous a accompagnés", confie Mme Mathieu. "D'ailleurs, c'est une tradition, cela fait plus de 16 ans maintenant", ajoute-t-elle. Le réveillon s'est merveilleusement bein déroulé et a été joyeusement acceuilli avec les fameux pétards canons.

Pendant que les adultes parlent et discutent, les enfants pataugent dans l'eau et se roulent dans le sable. Denzy, âgé de10 ans, s'amuse en creusant un trou profond dans le sable avant de s'y glisser à l'intérieur. "Mo la depi jeudi et nou pe alé lundi", dit-il. Par le son de sa voix, on devine que le réveillon s'est manifestement bien déroulé avec tous les pétards qu'il dit avoir claqués. Malgré son jeune âge, Denzy est très conscient de son éducation. Pour cause, il est déterminé à faire de mieux en mieux à l'école pour bien réussir son CPE et ainsi obtenir un bon collège. D'ici là, toutefois, il compte profiter au maximum jusqu'à lundi.

Pour beaucoup de Mauriciens, l'année écoulée a été plus ou moins difficile. Toutes les familles interrogées affirment que parmi les nombreux points noirs de l'année 2009, figure la crise économique. Directement affectés, beaucoup se sont plaints de l'inflation qui, par conséquent, a affecté leur pouvoir d'achat.

Si nos compatriotes envisagent d'améliorer leur train de vie au quotidien avec les nombreuses résolutions adoptées, leur souhait pour l'île Maurice demeure le même: "Que les Mauriciens prennent conscience que nous sommes un seul et unique peuple. Il faut réaliser que nous sommes tous humains et dire non aux préjugés". Ce qui est sûr, c'est que le 2 janvier 2010 était bel et bien sous le signe de la famille.


A la RDA


Kadress Dorsamy titularisé au poste de DG

Plus d'une année après le départ précipité de Goolam Moreea à la tête de la Road Developement Authority, Kadress Dorsamy a été nommé Directeur général de cet organisme le mois dernier. Ce dernier, qui a assuré l'intérim à ce poste pendant plusieurs mois, se dit confiant de pouvoir mener à bien les nombreux projets mis en chantier et de donner satisfaction au public. Ingénieur de profession, Kadress Dorsamy est affecté à la RDA depuis sa mise en opération en 2000 sous l'égide du ministère des Infrastructures publiques et du Transport. Le rôle de la RDA consiste à construire, à réhabiliter, améliorer les autoroutes et routes principales de l'île. Cet organisme devrait fusionner avec la National Transport Authority (NTA) et la Traffic Management and Road Safety Unit (TMRSU) l'année prochaine dans le cadre de la mise en place d'une Land Transport Authority, entité qui sera responsable de tout ce qui a trait aux infrastructures routières et le transport.


Projet Bus Rapid Transit System


Parsons Brinckerhoff retenu comme consultant

Le ministère des Infrastructures publiques, sur recommandation du Central Procurement Board (CPB), retiendra le cabinet de consultants de Parsons Brinckerhoff pour la préparation des détails techniques du projet Projet Bus Rapid Transit System (BRTS). Leader dans le développement et l'exploitation des infrastructures dans le monde, Parsons Brinckerhoff devrait soumettre dans 18 mois un rapport complet pour la mise en œuvre de ce mode alternatif de transport. Le BRTS consiste a mettre en circulation une nouvelle génération d'autobus sur une ligne qui lui est complètement dédiée. Cette ligne sera aménagée sur l'alignement de l'ancienne voie ferrée.

Cette question avait fait l'objet d'une Private Notice Question le mois dernier. Le leader de l'opposition interpelait le ministre du Transport et des Infrastructures sur les raisons ayant mené le remplacement du Light Rail System par le BRT. Selon le ministre Bachoo, ce projet devrait coûter Rs 5 Milliards en excluant les frais d'acquisition d'autobus et d'acquisition de terrains. Paul Bérenger reproche pour sa part au gouvernement de n'avoir conduit aucune étude technique préalable avant d'opter pour le BRTS. Anil Baichoo a pour sa part justifié le choix du gouvernement par rapport au LRT System sur le plan de l'environnement et du coût.


Pénurie d'eau décriée


Des Mahébourgeois manifestent hier matin

Une pénurie d'eau à Mahébourg et dans les endroits avoisinants suscite des mécontents parmi les habitants de la localité. Selon certains renseignements obtenus par Week-End, il ressort que le manque d'eau a provoqué une manifestation hier. Ces mécontents étaient exaspérés du fait que la fourniture d'eau a été interrompue sans aucun avertissement des autorités concernées. Ce qui fait qu'ils n'ont pas été en mesure de prendre les précautions qui s'imposent. Dans ces mêmes milieux, l'on soutient également que même les hôtels de la région n'ont pas été épargnés par le régime sec, notamment pour les fêtes de fin d'année et en ce début de l'an.

Hier matin, ils ont été, d'après le président du Mahebourg Citizens Welfare Organisation (MCWO) et membre du Conseil de Village de Mahébourg, Georges Ah Yan, plus d'une cinquantaine à défiler devant la Central Water Authority (CWA). De plus, Georges Ah Yan trouve inacceptables ces coupures intempestives sans aucune raison au préalable. Par ailleurs, il se demande pourquoi le village reçoit de l'eau des nappes souterraines de Trois Boutiques alors qu'auparavant, le réservoir Eau Bleue en fournissait. Selon les mécontents, la fourniture d'eau est irrégulière depuis un bout de temps déjà. La CWA serait, quant à elle, demeurée insensible aux griefs des Mahébourgeois, ce qui aurait provoqué la manifestation d'hier matin.



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 3 janvier 2010