Faits et effets
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Les ratés de la décennie
Humeur
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Le revers de la médaille
Pris sur le vif
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Le serpent
carnet
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Exceptionnelle et surprenante
Faits et effets...
Les ratés de la décennie
On craignait le bug informatique au passage à l'an 2000.
Il ne s'est rien passé. Et dix ans se sont écoulés
depuis qui ont confirmé la prépondérance
des nouvelles technologies de l'information et de la communication
dans notre vie au quotidien. Est-ce pour autant que les grands
chantiers ont progressé et que les grandes réformes
ont été menées à bien? Non, loin s'en
faut.
Si la décennie 2000-2010 n'a pas été une
catastrophe pour le pays, elle n'en a pas moins enregistré
de gros ratés. Lorsqu'elle arrive à la tête
du pays en septembre 2000, l'alliance MSM/MMM affiche de grandes
ambitions. Elle en a les moyens puisqu'elle dispose d'une majorité
de trois quarts. Ce gouvernement MSM/MMM réussit son début
de réforme de l'éducation, s'embarque dans un vaste
programme de construction de collèges qui a permis de régler
une fois pour toutes le problème d'accès au secondaire
et crée les zones d'éducation prioritaire avec le
noble dessein de rehausser la performance des régions défavorisées.
Pour rester dans le social, il faut aussi souligner la construction
de logements qui avait aidé à amortir une crise
qui est repartie de plus belle.
Les ratés de cette période qui avait tout pour bousculer
les vieilles habitudes se situent surtout au niveau de la modernisation
de la vie politique. Il y a bien eu la création d'une Sex
Discrimination Division à la Commission Nationale des
Droits de l'Homme après le vote du Sex Discrimination
Act, la dévolution des pouvoirs dans le cas de Rodrigues,
l'avènement des radios privées et la préparation
de l'arrivée des télévisions privées
avec l'introduction du numérique terrestre que la MBC s'est
empressée d'accaparer à l'arrivée aux affaires
du gouvernement de l'alliance sociale en octobre 2005.
Mais le gouvernement qui avait brisé un tabou, celui d'installer
un non-hindou à la tête du pays, s'est finalement
montré par ailleurs bien timoré sur certaines questions.
Celles dont on n'aurait pas dû continuer à débattre
encore aujourd'hui. Nous avons nommé la réforme
électorale, le financement des partis politiques, le fin
du communalisme institutionnalisé et la place des femmes.
Il y a bien eu, tôt durant cette mandature 2000-2005, la
commission Sachs et deux comités d'élite pour en
délibérer mais, malgré une majorité
constitutionnelle, aucune avancée sur aucun de ces dossiers.
Pour cause de divergence entre partenaires MMM et MSM. On en paie
encore le prix aujourd'hui et on voit ce qu'il en coûte
de repousser à demain ce que l'on peut faire aujourd'hui.
Quant à la période 2005-2010, on peut déjà
dire que si, au plan économique, le gouvernement de l'alliance
sociale peut revendiquer de s'être assez bien tiré
d'affaires, on peut aussitôt ajouter que cela a eu un coût
bien élevé pour la population. Le dernier rapport
du Bureau central des statistiques dont a fait état Week-End
la semaine dernière a démontré qu'il
y a eu une très nette détérioration de la
qualité de vie des Mauriciens depuis 2002.
Mais il n'y a pas eu que cette détérioration-là.
Tout ou presque a dégringolé. S'il faut entrer dans
le détail des frasques de nos administrations régionales
et de nos institutions, cela prendrait bien des pages. Rien que
sur la congestion routière, devenue vraiment intenable,
et le projet de métro-léger qui était bien
avancé sous l'ancien gouvernement et qui a été
annulé au profit d'un improbable Bus Rapid Transit System
qui ne convainc personne. C'est un des grand ratés du gouvernement
de l'alliance sociale.
De cela, le Premier ministre n'a pas parlé dans son message
de fin d'année. Il n'a pas dit, non plus, lui qui est censé
présider un comité sur les maisons de jeu, s'il
a décidé de mettre bon ordre dans un secteur qui
a explosé sous son gouvernement. Il y a des années
que son attention a été attirée sur le fléau
que représente le Ti Vegas à Quatre-Bornes. Les
voies de fait, les crimes, les rixes et la prostitution se sont
démultipliés dans une ville jadis connue comme celle
des fleurs et qui aujourd'hui est un lieu à haut risque.
Ce qu'a fait le Pm le 1er janvier est un véritable exercice
de tout à l'égo avec ses "je, me, moi".
Si c'est vrai qu'il représente l'élément
le plus vendable du gouvernement, il est aussi un fait que c'est
Rama Sithanen qui, contre vents et marée, a été
le chef d'orchestre de la symphonie des finances nationales avec
parfois une véritable cacophonie.
On peut se projeter dans l'avenir mais c'est plutôt en faisant
l'inventaire de ce qui n'a pas été réalisé
et en dressant une liste de ce que l'on doit faire en toute urgence
que l'on avance. Ceux qui nous proposeront des programmes en cette
année électorale seraient bien avisés d'indiquer
aux électeurs un calendrier précis pour la réalisation
de chacune de leurs promesses. Ne pas donner le transport gratuit
avant les municipales et introduire le NRPT et la taxe sur les
épargnes après. Ne pas annoncer le 1er mai 2005
la suppression de l'impôt sur le revenu pour les salariés
touchant Rs 25,000 par mois et ne pas y donner de suite alors
qu'avec l'inflation, ce sont au moins les salariés touchant
Rs 28,000 qui mériteraient d'être exonérés
d'impôts.
Ce n'est qu'une question d'honnêteté et de respect
du contrat passé avec la population. Elle aura à
bien veiller au grain cette fois. Pour qu'en 2015 ou 2020,, nous
n'en sommes pas encore à faire le compte de tout ce qui
aura été annoncé en grande pompe et qui aura
rejoint le tiroir des oubliettes.
Humeur
Le revers de la médaille
Le monde est vraiment mal fait: alors que Maurice était
inondée cette semaine, à Rodrigues cela fait des
mois que l'on attend un peu de pluie pour faire pousser le maïs
et les haricots rouges. Un lecteur de Rodrigues m'a demandé
ce qu'il fallait faire pour provoquer une inondation dans son
pays. Il m'a appelé juste après avoir vu les reportages
sur le mini déluge qui s'est abattu sur Maurice. A Rodrigues,
ça fait plus de cinq mois que la pluie n'est pas tombée
sur les régions côtières. Certains champs
et certaines plages aux herbes brûlées ressemblent
aux décors poussiéreux des Westerns made in Italy.
On se demande comment les habitants de ces régions font
pour survivre! Ceux qui habitent les hauts de Rodrigues ont un
peu plus de chance. Ils ont droit de temps à autre à
de "la poussière lapli", c'est-à-dire
un nuage ultra mince de gouttelettes qui se pose sur la poussière
des routes et la humecte avant d'être rapidement absorbé
par la chaleur. C'est plus une impression de pluie qu'autre chose.
Rodrigues est une leçon de géographie et d'histoire
vivantes. C'est une leçon de ce qu'il ne faut pas faire.
Son relief torturé et ses lits de ruisseaux asséchés
expliquent comment la déforestation a mis fin aux conditions
nécessaires pour attirer la pluie. Ils expliquent comment,
faute d'arbres pour la retenir, la terre a dû céder
à l'érosion vers la mer. C'est pour cet ensemble
de raisons que ce peuple d'agriculteurs et de pêcheurs en
est de plus en plus réduit à manger des légumes
en conserves et de la viande frigorifiée. Si rien n'est
fait pour contrer le mouvement, le Rodriguais pourrait, dans un
avenir pas trop lointain, se retrouver en train de manger du poisson
frigorifié. Peut-être ces poissons que l'on élève
industriellement au Vietnam et en Indonésie et qui ont
envahi les supermarchés du monde entier. Faire un pêcheur
rodriguais manger du poisson d'élevage asiatique parce
que son lagon a été pillé - récemment
par les pilleurs de bambaras. Décidément, Maurice
est peut être une île durable pour certains mais,
pour d'autres, elle est terriblement injuste.
Donc, il a plu des cordes pendant toute la journée de mardi
à Maurice et dans certaines régions, les fameux
cent milimètres - la mesure archaïque qui permet à
la météo d'affirmer que le débordement de
rivières est possible - ont été dépassés.
Il est tombé en une journée dans certaines régions
autant de pluie que pendant plusieurs mois. Pendant toute cette
journée de mardi, des milliers de mètres cubes d'eau
se sont précicipités dans l'océan Indien,
à la grande tristesse des Rodriguais. Mais le paradoxe
de la pluie à Maurice fait que les précipitations
qui tombent du ciel n'ont pas de répercussion directe sur
les robinets qui tombent sous le contrôle de la CWA. Avant
la pluie, la justification des coupures résidait dans le
fait que la pression de l'air dans les tuyaux vides faisait sauter
les valves et mettait à mal le système de distribution.
Après la pluie, pour ne pas dire les innondations de mardi
dernier, la CWA a trouvé une autre explication pour justifier
l'absence du précieux liquide dans les robinets. Cette
fois-ci, c'est le trop plein d'eau qui a abîmé les
tuyaux, fait sauter les valves et interrompu la distribution.
Par conséquent, quelle que soit la situation, la CWA a
toujours une explication pour tirer son épingle du jeu
et, surtout, ne pas assumer ses responsabilités. En attendant
que les valves soient remplacées et les fuites réparées,
les consommateurs sont obligés d'avoir recours aux citernes
ambulantes. Techniquement, elles sont gratuites et offertes par
la CWA pour pallier ses déficiences. Dans la réalité,
il faut se livrer à un véritable parcours du combattant
pour se faire inscrire sur la liste et se faire livrer. Même
en payant, il faut connaître quelqu'un dans la place pour
faire avancer les choses en lui donnant de quoi acheter un dithé.
Ou, en cette période de fêtes, de quoi acheter le
liquide nécessaire pour couper son eau. Il paraît
que grâce à ces contacts, il est plus facile de faire
remplir sa piscine que son petit réservoir d'eau. C'est
comme ça que fonctionne notre île durable citée
en exemple à la dernière conférence du Commonwealth!
C'est ce qu'a affirmé, vendredi soir, le Premier ministre
à la télévision. Dans le même souffle,
il nous a annoncé la prochaine création d'un orchestre
philarmonique. SAJ affirmait que "principes pas rempli
ventre". Navin Ramgoolam va-t-il nous affirmer que la
musique philarmonique est capable de faire oublier la misère?
C'est, en tout cas, un des mots absents de son discours à
la nation.
Peut-on encore parler d'île durable quand on voit dans les
cités, où s'entassent les oubliés de la croissance,
les queues que font les femmes et les enfants pour attendre les
camions-citernes de la CWA? Mais ces images-là ne font
pas partie des promotions et des films que l'on projette dans
les foires et les conférences internationales où
Maurice est présentée comme étant le plaisir.
Les queues pour les camions-citernes, c'est le revers de la médaille
de l'île durable. Le revers dont on ne parle pas, que l'on
ne montre pas, que l'on ne regarde même pas. Il n'est pire
aveugle que celui qui refuse de voir.
Pris sur le vif
Le serpent
- Tu as bien fêté l'année ?
-Tranquille toi. On a été à la maison même.
Heureusement qu'on a arrêté avec ces fêtes
d'autrefois là où chacun allait rendre visite à
l'autre. Pendant une semaine tu ne faisais que boire et manger
avec les mêmes gens.
-Les hommes étaient saouls du soir au matin et faisaient
tout le temps leur insignifiants, tu te rappelles? C'était
terrible. Comment on faisait, hein?
- Je ne sais pas, je te dis. Sans compter qu'après ça
leur estomac était détraqué et ils avaient
besoin de manger du riz bien cange avec un bouillon de brèdes
et de boire de la tisane pour se refaire.
-Heureusement qu'on ne fait plus comme ça. D'ailleurs les
estomacs d'aujourd'hui ne peuvent plus supporter ce traitement.
Avant les hommes pouvaient boire des verres et des verres et des
mélanges d'alcool en plus. Aujourd'hui, ils commencent
à zézéyer et à faire leur insignifiant
juste après avoir bu deux forts.
-Tant mieux, toi. Comme ça ils sont saouls plus vite et
vont dormir en ronflant et bavent en nous fichant la paix. Je
ne sais pas pour toi, mais c'est quand mon bonhomme est saoul
qu'il a envie de faire un gâté.
-Tous les hommes sont pareils ma chère : c'est quand ils
ne peuvent plus qu'ils ont envie.
-Enfin heureusement que ce 2009 est fini, j'espère que
2010 sera autrement. En tout cas moi j'ai profité de ces
quelques jours de congé pour prendre des résolutions.
-Tu veux dire ces résolutions que l'on prend juste avant
minuit avant le 31 décembre et qu'on a vite fait d'oublier
le premier janvier ?
-Pas du tout, toi. J'ai bien réfléchi et j'ai décidé
de changer ma manière de faire en 2010. Comme dirait Bye
Anerood ça ne peut se continuer
-
tu sais, on dit toujours ça au commencement de l'année
-
en tout cas toi, je vois que tu vas être pareille
comme toujours. Avant même que les gens ont fini de causer
tu as déjà un commentaire à faire
-
mon Dieu, mais on dirait que tu es sérieuse. Alors
dis moi un peu les résolutions, les bonnes résolutions
que tu as pris là.
-Je suis sérieuse, je te dis : Tu sais quand moi j'ai décidé
une chose, je ne tire pas ça de ma tête. Je vais
commencer par le travail. Je ne vais pas me casser en quatre pour
faire tourner le travail tandis que les autres vont continuer
à casser leurs pauses et c'est eux qui ont les promotions
après. En 2010 je vais faire comme les autres et casser
ma pause moi aussi.
- Ca qui s'appelle une mari résolution ça. Depuis
longtemps je te dis de faire ça : tu as fini par comprendre.
Vaut mieux tard que jamais. Et tu as pris des résolutions
pour ta belle famille.
- Oui, toi. Là aussi je vais arrêter de me mêler
et les laisser se débrouiller. Je ne vais rien entendre,
rien voir, rien dire et m'occuper de ma maison et de mes enfants.
- Même si ta garce de belle sur continue à
causer sur toi.
- Je vais te dire : quoi que tu fasses tu ne pourras pas l'empêcher.
Tu peux empêcher un serpent de mordre toi? Je ne vais rien
entendre, rien dire mais si elle dépasse les limites elle
va savoir avec moi. Mais je vais tout faire pour éviter,
en tout cas. Tu sais ces bagarres de famille à la longue
ça finit par fatiguer ton moral, ça te donne du
stress, de l'acide urique, de la bile tout ça. Je ne vais
pas me rendre malade à cause des nimportes, alors je vais
éviter le plus possible les fouraillements et rester dans
mon coin.
- Et pour ta belle mère comment tu vas faire?
-C'est décidé : on va l'envoyer en Australie pour
au moins six mois. Il est temps que les autres membres de la famille
s'occupent un peu d'elle. Moi je ne suis qu'une des belles filles
après tout.
-Mais vrai même tu as pris des bonnes résolutions
toi. Tu crois que tu vas pouvoir tenir?
- Mais normal toi.
- Tu vas vraiment changer alors? Je vais pouvoir te dire que ta
coupe et ta couleur de cheveux sont un peu trop jeunes pour toi
sans que tu jures ma maman ?
- Je vois que tu cherches à me provoquer là. Même
si la coupe et la couleur ne me vont pas, moi j'aime. Après
tout je ne suis pas cette quantité vieille là, tu
sais. En tout cas, je ne le fais pas. Toi par contre, tu aurais
intérêt à surveiller ta ligne
on dirait
que ton linge est un serré sur toi
-
on dirait qu'en ce qui concerne les causés foutants
tu n'as pas pris de résolution...
-
ma chère qui rode trouve. C'est pas parce que
j'ai décidé d'être meilleure que je vais accepter
qu'on marche sur mes pieds. Ca y a pas de chemin, bonne femme.
Je veux bien être gentille mais il ne faut pas roder avec
moi.
- Et au niveau politique qu'est-ce que tu vas faire ?
- Comment ça qu'est-ce que je vais faire ?
- Ne me dis pas que tu vas regarder les informations de la MBC
tous les soirs.
- De toutes les façons on ne regardait pas la MBC chez
nous. Je vais regarder mais en coupant le son, comme ça
je ne vais pas entendre leurs conneries.
- Mais si tu prends de bonnes résolutions il faut que tu
admettes que Ramgoolam est un bon premier ministre et que Bérenger
ne lui arrive pas à la cheville
pourquoi tu me regardes
comme ça
-
tu viens de me faire comprendre une affaire
-
tu me fais peur un coup là
quelle affaire
-
maintenant je comprends comment le serpent a tenté
Eve en lui donnant la pomme
-
hé toi là
qu'est-ce que tu es en train
de radoter là... on dirait un sermon de l'église
chrétienne... qu'est ce que c'est que cette histoire de
Eve, du serpent et de la pomme là?
-Ca même tu es en train de faire avec moi, là. J'ai
pris de bonnes résolutions et tu fais tout pour m'empêcher
de les tenir
tu es comme le serpent du paradis perdu
mais je vais te dire une chose : avec moi tu n'as aucune chance.
Je ne vais pas t'écouter
Carnet
Exceptionnelle et surprenante
2009 a pris fin il y a à peine trois jours. L'occasion
pour Week-End de dresser un bilan de ces douze derniers mois.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que 2009 a été
une année très riche, voir exceptionnelle, notamment
sur le plan purement sportif. Nous dirons même que l'année
écoulée a été surprenante dans le
sens où il y a des athlètes que l'on attendait pas
qui ont brillé. Au total, les Mauriciens ont ramené
71 médailles au cours des différentes compétitions
auxquelles ils ont pris part. Chapeau ! On ne manquera également
pas de souligner l'engagement du ministère de la Jeunesse
et des Sports dans l'organisation de quatre championnats d'Afrique
en une année seulement. En effet, la Fédération
mauricienne de Judo et des Disciplines Assimilées (FMJDA),
l'Association mauricienne de Boxe (AMB), l'Association mauricienne
d'Athlétisme (AMA) et la Fédération mauricienne
de Natation (FMN) ont toutes organisé ces championnats
avec succès. Du jamais vu dans les annales du sport local
!
Dans l'ensemble, 2009 a été une année exceptionelle
dans le sens où ils sont plusieurs athlètes qui
ont brillé au plus haut niveau. On pense d'abord à
Fabrice Bauluck (54 kg) - sportif de l'année de Week-End
- qui a ramené une belle médaille d'argent des championnats
du monde seniors de kick-boxing en Autriche. Le double champion
du monde junior (2004 et 2006) et médaillé de bronze
aux championnats du monde seniors de 2007, a donc confirmé
son énorme potentiel.
Le boxeur Richarno Colin (-64 kg) a, lui aussi, été
brillant lors de l'année écoulée. Après
être passé à côté lors des championnats
d'Afrique organisés sur le sol mauricien - il n'avait décroché
que la médaille de bronze - Richarno Colin est monté
en puissance pour décrocher une belle médaille d'or
aux Jeux de la Francophonie tenus en septembre-octobre, au Liban.
C'était la deuxième médaille d'or en boxe
obtenue à ces Jeux depuis celle obtenue par Giovanni Frontin,
en 1997, à Madagascar.
En terme de surprise, on citera la très belle performance
du jeune frère de Richarno Colin, en l'occurrence John.
Alors que tout le monde avait les yeux rivés sur Bruno
Julie et Richarno Colin aux championnats d'Afrique de juillet
dernier, à Maurice, John Colin surprenait tout le monde
en décrochant la médaille d'or dans la catégorie
des moins de 57 kg. Surprenante également, la médaille
d'or d'Eric Milazar au 400m lors des Jeux de la Francophonie,
au Liban, et ce, malgré le fait qu'il était loin
de son meilleur niveau. Celui qu'on avait oublié frappait
fort après une longue traversée du désert.
Qui plus est, Eric Milazar remportait également la médaille
d'argent au relais 4X100m et la médaille de bronze au relais
4X400m. On retiendra aussi les performances réalisées
aux championnats d'Afrique d'athlétisme juniors organisés
à Maurice, au cours desquels ils ont été
nombreux les athlètes mauriciens à monter sur le
podium. On pense ici à Jenna Rima, médaillée
d'or en heptathlon ou encore à Stéphanie Guillaume,
médaillée d'or au relais 4X100m, médaillée
d'argent au relais 4X400m et médaillée de bronze
au 100m et 200m.
Au niveau de la natation, nombreux sont ceux qui ont été
surpris par les performances des locaux, lors des championnats
d'Afrique juniors. Alors que personne ne faisait grand cas de
cette équipe de jeunes, cette dernière a été
surprenante en décrochant 11 médailles. Il faut
aussi souligner la belle performance de James Agathe, médaillé
de bronze pour sa première participation aux championnats
du monde de kick-boxing, en Autriche. Il a, en effet, prouvé
qu'il possédait un énorme potentiel et qu'il faudra
compter avec lui lors des prochains championnats du monde.
D'autres athlètes sur lequels on avait misé gros
n'ont pu " deliver the goods ". On pense ici
au boxeur Bruno Julie (-54 kg). Impérial en 2008 avec à
la clé la toute première médaille olympique
mauricienne obtenue à Pékin, en Chine, il n'a pu
revenir au summum de sa forme après avoir été
miné par les blessures. Il n'empêche que Bruno Julie
a quand même pu décrocher deux médailles d'argent,
notamment aux championnats d'Afrique et aux Jeux de la Francophonie
- blessé aux côtes en finale.
Le sprinter Stephan Buckland a également connu une année
2009 difficile lors de laquelle il a décroché deux
médailles d'argent aux Jeux de la Francophonie. Le judoka
Mcleon Paulin aurait pu faire mieux lors des championnats d'Afrique
organisés à Maurice. Il a, toutefois, commis des
erreurs qui lui ont coûté la médaille d'or.
Ce qui est vraiment dommage d'autant qu'il avait amplement les
moyens de monter sur la plus haute marche du podium.
Comme indiqué précédemment, le haut fait
de l'année 2009 demeure sans conteste l'organisation de
quatre championnats d'Afrique à Maurice. En judo et en
boxe, ce sont les seniors qui ont été à l'uvre,
alors qu'en athlétisme et en natation, ce sont les juniors
qui ont été appelés à défendre
le quadricolore. Bravo donc aux athlètes qui ont brillé
aux cours de cette année 2009, mais aussi aux dirigeants
de ces fédérations sportives. Fidèles à
leurs habitudes, ils ont été à la hauteur
des espérances en proposant des championnats dignes de
ce nom et de haut niveau. Qui plus est, au niveau de l'athlétisme,
on citera l'exemple du COCAJ (comité d'organistaion des
championnats d'Afrique juniors) qui s'est même permis de
réaliser des profits d'un peu plus d'un million de roupies
! Une somme qui a été ensuite partagée entre
les différentes instances de l'athlétisme mauricien.
Il faut aussi faire état du très bon travail accompli
par l'Association mauricienne de Boxe (AMB). Grâce à
son sérieux, sa régularité et sa constance,
cette fédération a été en mesure de
mettre ses boxeurs en pleine confiance. La suite, on la connaît,
dans la mesure où ces derniers ont brillé dans des
compétitions régionales, continentales et intercontinentales.
Qui plus est, la solidarité entre les membres de l'AMB
fait sa force. Ce n'est d'ailleurs pas par hasard qu'elle a terminé,
pour la troisième année de suite, en tête
du Week-End Hit Parade des Fédérations.
Pour sa part, l'Association mauricienne d'Athlétisme (AMA),
deuxième de notre hit parade, a été aussi
exacte au rendez-vous. Fédération visionnaire comme
l'AMB, elle a su se montrer régulière. Mais contrairement
à l'AMB, la fédération d'athlétisme
a péché au niveau des résultats chez les
seniors. On soulignera aussi le bon travail effectué par
la Fédération mauricienne de Kick-Boxing et des
Disciplines associées, troisième de notre classement.
Malgré un manque de moyens évident, cette fédération
a trouvé manière de réaliser de très
belles performances comme cette belle deuxième place de
Fabrice Bauluck et la troisième place de James Agathe aux
championnats du monde.
Et comment ne pas saluer l'engagement du ministère de la
Jeunesse et des Sports, à travers le ministre Devanand
Ritoo, dans les différentes réalisations 2009. Ancien
sportif et toujours très concerné par la chose sportive,
Devanand Ritoo a su apporter un nouveau souffle au sport mauricien.
Il a répondu favorablement aux attentes des fédérations
et ce, en dépit du fait que le monde traverse une crise
financière. De plus, il a apporté son soutien à
l'organisation de quatre championnats d'Afrique. Ce qui est tout
à son honneur.
Au niveau des déceptions, on citera sans hésiter
la Mauritius Football Association (MFA). 2009 aura même
été marquée par le fameux match Egypte-Maurice
au Caire. Un match au cours duquel le Club M avait dû évoluer
avec les équipements d'un club égyptien dans la
mesure où ses équipements avaient été
égarés. Cet épisode avait même été
qualifié de " honte nationale ". Qui plus est,
valeur du jour, personne n'a été sanctionné
dans cette affaire, alors que le ministre Devanand Ritoo avait
clairement réclamé des sanctions. Comme quoi, à
la MFA, on continue à patauger dans l'amateurisme et le
changement tant souhaité n'est pas pour bientôt.
Pour conclure, la rédaction sportive de Week-End souhaite
que 2010 soit encore plus riche en terme de performance, mais
aussi que les fédérations performantes maintiennent
la cadence. Quant à celles qui n'arrivent toujours pas
à sortir la tête de l'eau, on espère qu'avec
un peu plus de détermination et de sérieux, elles
parviendront à être plus efficaces. Sur ce, la rédaction
sportive de Week-End souhaite une bonne et heureuse année
2010 à tous ses lecteurs et les remercient pour leur fidélité
sans faille.
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o p i n i o n
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WEEK-END --- dimanche 3 janvier 2010
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