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Concours Star 2009 de la MBC
Les finales des concours de chants Star 2009 se sont déroulées
le week-end dernier au studio Sir Seewoosagur Ramgoolam pour les
catégories hindoustani, occidentale et enfants alors que
la finale de séga typique s'est déroulée
sur la plage publique de Grand-Baie. La MBC a déboursé
la somme totale de Rs 525,000 dans le cadre de ces différents
concours.
Catégorie hindoustani : Devina Baboobudjnauth lauréate
Devina Baboobudjnauth a été sacrée meilleure
chanteuse dans le cadre du concours Star 2009 organisé
par la MBC. Précédée de l'auréole
Orange Sitara où elle a été lauréate,
cette chanteuse de Poste de Flacq a démontrée qu'elle
a pris de l'étoffe. Sa chanson Tere Mere Beech Mein
du film Ek Dujé Ke Liyé a littéralement conquis
le public et le jury. Elle a décroché un cash prize
de Rs 50,000 et un séjour au Domaine du Sucre. Le deuxième
prix est allé à Natrajsingh Bheeky pour Woh Lamhe.
(Rs 35,000). Le troisième prix (Rs 25,000) a été
décerné à Nitianand Shibnauth, interprète
de Jhooki Jhooki Si Nazar.
Les autres finalistes ont obtenu des prix de consolation de Rs
5,000. L'émission a été réalisée
par Suren Raghu. Les membres du jury étaient Vishal Mungroo,
Sweta Baboolall, Ramesh Santokee et Belall Lallmohamed. Les prix
ont été remis par Dan Callikan, le directeur général
de la MBC.
Séga typique : Celis Peronet décroche la palme
Dans la catégorie Star 2009 séga typique, c'est
Celis Peronet, un habitant de Cité Argy, Flacq qui a décroché
le premier prix avec le morceau, la vie malhere. Il a obtenu
un cash prize de Rs 50,000. Le deuxième prix (Rs 35,000)
est allé à Stafford Samoisy, originaire de Ste Famille,
Rodrigues qui a interprété, Laisse moi ale a
bord. Daniel Castel, un habitant de Cité Chebel, Beau-Bassin
s'est classé troisième avec la chanson, Zom Pares.
Il remporte un cash prize de Rs 25,000. Les neuf autres ont reçu
un prix de consolation de Rs 5,000. Le jury était composé
de Marclaine Antoine, président, Serge Lebrasse et Louis
Larhubarbe. L'émission était réalisée
par Raj Suntoo et Oodal Sicharan. La finale s'est déroulée
sur la plage publique de Grande-Baie.
Catégorie occidentale : Christine Neveu, lauréate
avec I have nothing
Le premier prix dans la catégorie occidentale a été
décerné à Christine Neveu pour le morceau,
I have nothing. Mervin Iynan et Roland Clair, les interprètes
de Lady in red et Love divine ont obtenu Rs 35,000
et Rs 25,000 respectivement. Les autres finalistes ont obtenu
Rs 5,000. Sylvio Hécube, cadre de la MBC présidait
le jury composé de Fabien Dumolard, Julia Sadien et Armand
Landinaff. L'émission était réalisée
par Rajendra Mulliah.
Anaïs Alphonse, la révélation de Star 2009
- enfants
Anaïs Alphonse, une habitante de Eau Coulée, s'est
illustrée avec la chanson Les bêtises. Malgré
son jeune âge, elle a livré une belle prestation,
digne des monstres sacrés du show-business. Avec l'encadrement
nécessaire, elle est promise à un bel avenir. Elle
a obtenu Rs 25,000 comme récompense. Justice Lecoq de Nouvelle
France s'est classé second et a empoché Rs 15,000.
Anaïs Pierre de Bel Air Rivière Sèche s'est
bien défendu avec la chanson, maltraité,
composée par sa mère. Il a obtenu Rs 10,000. Les
neuf autres finalistes ont reçu Rs 3,000 chacun. Le jury
était composé de Sedley Richard Assonne, de Jacqueline
André, Belal Lallmohamed, Ah Noolam et Jeet Palakdari.
Publications
The Book of Journeys
Quand Mamade Kadreebux fait mentir Mme de Staël
Ceux qui ont pris la peine de lire "Life in the Shadows",
livre sorti des presses quelques années de cela apprendront
avec plaisir que Mamade Kadreebux, l'auteur, nous gratifie maintenant
de "The Book of Journeys", un livre où il retrace
admirablement une partie de ses péripéties dans
différents coins du globe, surtout en Amérique du
sud - de Machu Pichu, ville sacrée des Incas, à
Buenos Aires, de Lima au lac Titicaca où il a dû
brûler ses carnets de notes de voyage pour se réchauffer
.
"The Book of Journey" est une invitation au voyage,
et ce n'est pas par hasard que l'une des trois citations au commencement
même du livre se trouve être " O Dur a Ke'Mussafir
" des paroles d'une chanson indienne qui se traduisent ainsi
: "Voyageur venant de très loin, emmène-moi
avec toi."
En effet, c'est ce que fait l'auteur - il nous emmène avec
lui, nous fait découvrir ce qu'il voit, nous fait ressentir
ce qu'il ressent, et nous fait partager ses joies et ses peines.
En somme, nous faisons le voyage avec lui. Et quel voyage ! Car
Kadreebux décrit avec son cur ce qu'il a observé
avec ses yeux de photographe curieux. Rien, absolument rien, pas
le moindre petit détail ne lui échappe. Il nous
relate ce qu'il est en train de vivre avec une aisance déconcertante,
avec une précision chirurgicale. Ses descriptions, ses
pensées et ses réflexions sont imbues d'un humanisme
profond.
Le livre a été lancé le 1er décembre
dernier au Collège Royal de Curepipe par le groupe RAFAL,
acronyme de Royals and Friends Action Line, dont l'engagement
est pour un humanisme universel. Selon Raheem Gopaul, président
de RAFAL, c'est parce qu'il était à la recherche
de l'Humain que Kadreebux a tant voyagé. Et des humains,
de vrais, il en a rencontrés - surtout parmi les gens simples,
les petites gens. Comme cette famille islandaise qui lui offre
la chaleur de leur maison quand Kadreebux arrive en Islande en
plein hiver et que tous les hôtels sont bondés, ou
ses soldats de Timbouctou au Mali qui deviennent ses amis, ou
encore cette vieille péruvienne qui lui offre un limon
et une poignée de pistaches quand il s'est retrouvé
sans le sous dans les Andes et qu'il n'avait rien à manger
.
Quand vous lirez : "The cold wind came with a sigh and
woke me up. I was in a lone corner of the mountain, huddled against
the rocks
. The Andean night was long", vous ressentirez
avec l'auteur ce froid et cette solitude dans les Andes.
Mais il n'y a pas que le froid et la solitude. Il y a des rencontres
chaleureuses avec des gens simples, comme celle avec ce joueur
de flûte dans les ruines de Machu Picchu. " The
gentleman greeted me once again and I greeted him with a loaf
of bread that I had carried with me on my journey along the Urubamba.
He was hungry. I was thirsty. He offered me water that he had
brought with him in a jug. We ate together and conversed. "
Comme a dit Michael Atchia lors du lancement, Mamade Kadreebux
a toujours prôné le partage et c'est ce qu'il fait
à travers ses écrits. Partager les joies et les
peines, le froid et la chaleur. Partager ses voyages et ses expériences
de la vie. Afin qu'il y ait un peu plus d'humanisme dans ce monde
où les gens deviennent si matérialistes, si égoïstes
et accapareurs
Mme de Staël disait que "voyager est, quoi qu'on
en dise, un des plus tristes plaisirs de la vie ; entendre parler
un langage que vous comprenez à peine, voir des visages
sans relation avec votre passé ou votre avenir, c'est de
l'isolement sans repos et sans dignité". Mme de
Staêl, c'est évident, n'a jamais croisé le
chemin de Mamade Kadreebux.
A l'heure du numérique
La vogue des fac-similés
Il ne suffit pas de tourner les pages pour lire Paroles de
l'ombre. Il faut aussi ouvrir des pochettes, déplier des
lettres et s'attacher à décrypter les multiples
écritures penchées, souvent vacillantes, de missives
privées ou de carnets intimes. Le lecteur peut mesurer
la force du fac-similé dans cet album consacré à
la vie des Français sous l'Occupation, en passe de devenir
l'un des succès de librairie de cette fin d'année.
Pour réaliser cet ouvrage, les éditions des Arènes
ont fait appel à des archives privées, conservant
au final plus de 90 % d'inédits, selon leur directeur Laurent
Beccaria : "L'émotion que l'on a en dépliant
ces documents est forcément atténuée quand
on les reproduit simplement sur la page. Nous avons donc pris
le parti d'en faire des fac-similés. Le défi était
de rendre ces reproductions les plus authentiques possibles afin
de respecter les originaux."
Ce recours au fac-similé est de plus en plus fréquent
dans l'édition. Réservé autrefois à
quelques incunables, il n'est plus l'apanage des seuls amateurs
de bibliophilie. Les techniques de reproduction ont évolué.
Les exemplaires de Paroles de l'ombre ont ainsi été
réalisés dans une usine de Malaisie où l'on
trouve à la fois la main-d'uvre et le savoir-faire
pour réaliser des tâches qu'aucune machine n'est
en mesure d'effectuer.
Des pages spectaculaires
Pour les éditeurs, la mine est inépuisable à
condition de trouver une source à laquelle puiser les manuscrits
autographes. Les éditions Textuel ont ainsi créé
une série autour de la collection de lettres rassemblées
par Anne-Marie Springer. Le dernier volume paru, Lettres d'amants,
reproduit les relations épistolaires d'Hugo, Rilke et Berlioz
à leur maîtresse. Dans cet ouvrage, le lecteur suit,
fasciné, l'assaut autographe de Victor Hugo ferraillant
avec sa plume pour reconquérir sa "Juliette adorée".
Devant l'intérêt suscité par ces livres, la
maison vient de créer une collection de prestige baptisée
"L'Or du temps" pour faire découvrir quelques
rares curiosités, en tirage forcément limité.
Le premier titre de cette collection dirigée par Pierre-Marc
de Biasi reprend ainsi deux textes légués par Verlaine
à l'état de manuscrits, des pages spectaculaires
constellées de ratures et de tâches d'encre. Les
poèmes de Hombres et Chair ne furent jamais publiés,
si ce n'est sous le manteau, en raison de leur crudité.
Ils sont offerts pour la première fois aux yeux des lecteurs.
L'idée de donner une seconde vie à des trésors
littéraires est également à l'origine de
la collection "Sources" proposée par les PUF,
associées à la fondation Martin Bodmer à
Genève qui abrite des trésors du patrimoine littéraire
mondial. Ce duo a ainsi décidé de publier quatre
livres par an, des fac-similés à considérer
comme des objets d'art. Figurent, dans cette collection, aussi
bien le premier traité de médecine d'Ambroise Paré
que les souvenirs manuscrits d'un jeune tambour de l'armée
napoléonienne pendant la campagne d'Égypte, des
dessins de Camille Pissaro, reporter engagé sur le front
de la pauvreté ou encore Le Mortifiement de vaine plaisance,
austère traité de spiritualité du roi René
d'Anjou. Pour Michel Prigent, le président du directoire
des PUF, cette diversité est à la base même
d'une collection qui se veut à la fois très ouverte
et exigeante. "Nous ne livrons pas ces textes au lecteur
en lui disant "débrouillez-vous". Il y a toujours
un intercesseur entre lui et l'uvre, un grand universitaire
ou un spécialiste. Par contre, cette collection qui puise
aux sources de l'aventure humaine se caractérise par l'hétérogénéité
de ses formes. Nous ne nous refusons rien. C'est un véritable
défi." Car, à l'heure du numérique et
de la dématérialisation de l'écrit, l'engouement
pour tous ces livres remet aussi à l'ordre du jour l'agrément
du toucher et l'art de prendre son temps.
Trésors du passé
Des objets aussi précieux qu'inattendus
Le magicien et illusionniste populaire, Ustad Rajah, a abandonné
sa baguette magique pour se consacrer entièrement à
une riche collection d'objets divers hérités de
ses aïeux, les immigrants indiens. Aujourd'hui à la
retraite, cet ancien de la force policière, qui a su recueillir
et conservé tout un pan du passé colonial n'a qu'une
ambition : créer un musée afin de perpétuer
ce précieux héritage.
"J'ai toujours voulu garder jalousement pour moi tous
ces objets et photos", laisse échapper Goorooduth
Chuttoo. Cet habitant de Rose-Belle, plus connu sous le nom d'Ustad
Rajah, a mis au rancart sa baguette magique et s'est retiré
de la force policière (Police Press Office) pour se consacrer
uniquement au patrimoine de ses ancêtres. "À
travers cette riche collection que chaque génération
a précieusement conservée, je vis un peu l'histoire
de mes aïeux", dit celui qui est de la postérité
des "indentured labourers".
Dans sa maison à la rue Gébert, à Rose-Belle,
il est entouré de vieux objets familiers, ceux qu'il a
hérités de son père, de son grand-père
et de ses aïeux. L'histoire des "coolies" est racontée
à travers des collections d'objets divers, des images et
même des moyens de transport. Des objets de la vie quotidienne
de toute personne ordinaire de cette époque.
Cette collection, fruit de nombreuses années de travail,
est constituée entre autres d'ustensiles ménagers
aux objets de collection, des objets de la vie quotidienne -poteries,
vases, anciens téléphones, vieilles radios, appareils
photos, médailles de l'armée et autres accessoires-,
à une multitude de disques, boîtes de denrées
alimentaires, de tickets de train, pièces de monnaie anciennes
et même de charrettes... Ceux-ci sont entassés dans
les six pièces de sa maison. Y figurent, outre ces collections,
des photos en noir et blanc réalisées par son père
et grand-père, laboureurs passionnés de la photographie.
Pourquoi ne pas créer un musée pour exposer tous
ces objets qui font parties de l'histoire et du patrimoine des
immigrants indiens? Goorooduth Chuttoo ne semblait pas avoir
vu ces alternatives comme étant viables. Mais aujourd'hui,
il a changé d'avis. L'ancien magicien, âgé
de 54 ans entend faire connaître largement sa collection.
Il explique les motifs de son ambition à créer un
musée: "Sans un musée, l'existence de nos
ancêtres relèverait seulement de ce qu'on raconte.
Les générations à venir n'en auront que des
idées vagues. Moi, ce que je souhaite, c'est de les placer
dans un cadre qui les mettent en valeur". Au fur et à
mesure de la visite, on continue à découvrir des
objets aussi précieux qu'inattendus. L'homme a reconstitué
une maison en paille pour montrer dans quelle condition vivaient
ses aïeux. Nous découvront la "Savatte de la
liberté", celle que pouvaient s'acheter les laboureurs
indiens avec leur premier salaire. Le "kepi", le chapeau
porté par les chefs de gare, le chapeau colonial, etc.
À l'arrière, dans sa cour, sont exposés des
fragments de chemin de fer, trois charrettes et d'anciennes bicyclettes.
La première charrette correspond aux charrettes utilisées
par les laboureurs. La deuxième, appelée "Tomro"
(tombeau) servait à transporter des morts, mais aussi des
nouveaux mariés. Toutes étaient tirées par
des boeufs. "Celles-ci datent de l'époque de mes
grands-parents", dit notre collectionneur. "Ces
charrettes me rappellent de très bons souvenirs et en plus,
elles sont un témoignage de l'histoire des coolies. Je
ne voulais pas qu'elles disparaissent." Il a aussi voulu
contribuer à cette collection, léguée par
ses arrières-parents: "J'ai commencé à
collectionner des tickets d'autobus, des pièces de monnaies
etc., car la transmission doit continuer." Comme tout
bon collectionneur, il fait un classement pour rendre lisible
sa collection. Dans sa collection numismate, on y retrouve une
pièce de trois sous de 1781, Farling, billet de 50 sous,
3 sols datant de 1770, des pièces du St-Géran, 3
sols de 1889, 1835, Carolus III (1776), etc. Des objets se sont
ajoutés à d'autres et s'entassent dans sa demeure
familiale, certains en bon état, d'autres nécessitant
un traitement pour les restaurer. Des photographies de son père
Soodur Chuttoo en noir et blanc sont accrochées au mur.
"Si sak foto ti éna le don de la parole, li ti pou
raconte nu zistoire".
Goorooduth Chuttoo vit quotidiennement son passé. "Quand
ou condir loto, ou pas get zis dévan, ou get aussi dans
rétroviseur. C'est séki mo fair", dit-il.
Faire connaître ce passé est pour lui "un
devoir de mémoire".
Issu d'une famille de 12 enfants, Goorooduth Chuttoo raconte que
sa famille a toujours suivi la culture des coolies: ils consommaient
les légumes qu'ils cultivaient, buvaient le lait de la
vache qu'ils nourrissaient et pratiquaient le "barter system".
Marié en 1979, il entreprend une carrière dans la
force policière, a deux fils Dilesh et Sailesh. Puis, un
jour, il décide de faire des recherches généalogiques
et découvre que son grand-père Shri Baunsingh et
sa famille viennent tout droit du petit village du Bihar, en Inde.
"Quand on boit l'eau d'une rivière, on pense aussi
à la source", dit-il. Ainsi, en mai 2006, après
de longues recherches pour connaître ses racines, il se
rend à Bundu, petit village très pauvre de Bihar
où vivaient ses ancêtres. Il y retrouve ses cousines,
sa grand-mère maternelle, les membres de la famille de
son arrière grand-père, etc. Aujourd'hui, muni de
sa carte PIO (Persons of Indian Origin), il se rend régulièrement
à Bundu où il rend visite à sa famille ainsi
qu'à son fils Sailesh qui y vit. Dans ce village dépourvu
d'infrastructures, Goorooduth Chuttoo y a construit une école.
In-Panema pool and beach party
Soirée à thème et élection Miss
Bikini sur l'îlot Malais
Alcomexx, représentant à Maurice de la marque brésilienne
de maillot de bain "In-Panema", a choisi l'îlot
Malais à Rivière-Noire pour organiser une soirée
à thème: Pool and beach party dans l'après-midi
du samedi 30 janvier jusqu'aux petites heures du matin du dimanche
31 janvier. La plage de cet îlot privé qui se trouve
entre le village de Case Noyale et l'île-aux-Bénitiers
sera aménagée pour accueillir diverses activités.
Au programme de cette longue soirée qui accueillera 150
personnes: de la musique brésilienne, concert avec Crossbreed
supersoul, Ziggy et animations au bord de la piscine avec quatre
DJ dont DJ Franky qui se relaieront autour de la piscine. Par
ailleurs, celles qui seront en tenue de plage pourront, en début
de soirée, participer au concours Miss In-Panema. Un concours
informel dont le but est de faire découvrir les produits
de la marque brésilienne In-Panema, spécialisée
dans les maillots de bain haut de gamme. Il pourrait aussi être,
selon Thibault Lamoure, directeur d'Alcomexx, "une forme
de casting pour des jeunes femmes qui souhaitent devenir mannequin
et de porter les produits de la marque In-Panema. Celle qui sera
choisie sera celle qui sera à l'image de l'In-Panema".
Trois gagnantes seront désignées dans ce type de
concours d'un genre particulier. De nombreux cadeaux sont à
gagner: des bikinis de la marque In-Panema, un week-end en demi
pension à l'hôtel Tamarin et d'autres cadeaux offerts
par des partenaires. Pour rappel, 150 places sont disponibles
pour cet événement dont le dress code est tenue
de plage.
L'entrée de Rs 1200 à Rs 1500, comprend l'accès
sur l'île, déjeuner, activités et de nombreux
cadeaux. Les billets sont disponibles au magasin Obann à
Grand-Baie et Surf shop du Tamarin hotel.
Alicia Keys ou la poursuite du bonheur
The Element of Freedom , quatrième album studio d'Alicia
Keys, vient tout juste de paraître deux ans après
l'immense succès de As I Am. Il aurait dû être
commercialisé plus tôt, mais la chanteuse souhaitait
peaufiner sa copie. Alors qu'elle recevait la presse internationale,
à la fin du mois d'octobre dernier, seule une partie des
chansons avait été finalisée. On sentait
même un certain doute habiter l'artiste et son entourage
quant à la direction finale à donner à ce
disque.
Perfectionniste à l'extrême, la jeune femme est désormais
seule maître à bord en ce qui concerne le contenu
de ses disques, et ce grâce aux impressionnants chiffres
de vente réalisés depuis le début de sa carrière.
"Il y a des gens avec qui je travaille depuis longtemps,
comme mon manager ou mon directeur artistique, dont je respecte
l'avis. Mais, à la fin, c'est moi qui décide ",
explique-t-elle en souriant. Détendue et affable, elle
explique aussi avoir appris à mieux équilibrer son
temps entre travail et détente. " Je me suis aperçue
qu'on pouvait faire les choses en prenant du plaisir. Aujourd'hui,
je m'autorise à prendre un vrai week-end après avoir
travaillé cinq jours de suite. Un peu comme le font les
Français
"
"Je recherche l'équilibre dans ma vie"
En une poignée de disques, cette héritière
de la tradition de la musique noire américaine s'est imposée
comme une des artistes de R & B les plus populaires au monde.
Le 21 octobre dernier, elle était reçue à
l'université de New York afin de rencontrer des étudiants
en musicologie, façon Actor's Studio, avec un animateur
de la chaîne musicale MTV en guise de James Lipton. "
J'ai toujours voulu faire ce genre de rencontres, il y a tant
à dire et à partager. J'en retire beaucoup. Je ressors
de là très épanouie. "
Après le jeu des questions-réponses, Alicia Keys
en profita pour dévoiler son nouveau single, appelé
à devenir un tube : Doesn't Mean Anything. Artiste très
populaire, Alicia Keys évoque dans le texte de ce titre
le thème qui lui est le plus cher : la vacuité d'une
vie sans amour. "À quoi sert-il de tout avoir dans
la vie lorsque vous n'avez personne à aimer, voici le grand
thème de ma vie ", affirme en souriant la pianiste
et chanteuse. "Le succès n'est rien sans l'amour."
Découverte par Clive Davis, qui lança les carrières
de Janis Joplin, Santana ou Patti Smith, Alicia Keys est depuis
le début de la décennie un poids lourd de la musique
américaine. Elle eut même l'honneur d'être
citée dans une chanson récente de Bob Dylan.
" Je ne savais pas quoi en penser, mais j'ai adoré
l'idée. Il ne me reste plus qu'à le rencontrer maintenant
! ", dit-elle avec une fausse candeur.
Moins ouvertement glamour que sa consur Beyoncé -
qui participe à un titre de The Element of Freedom -, Alicia
Keys revendique une simplicité de musicienne avant tout.
Cette année, elle a offert une de ses compositions à
Whitney Houston, dans le cadre du grand retour de celle-ci. Elle
affirme aussi rêver de travailler avec Lauryn Hill, Prince,
Sade ou Gwen Stefani. On a même évoqué un
temps une collaboration avec Chris Martin, du groupe Coldplay.
Métis originaire d'un quartier populaire de Harlem, Alicia
Keys demeure très attachée à Manhattan. "
Mon bonheur, c'est de rentrer chez moi le soir et me sentir épanouie.
Je recherche l'équilibre dans ma vie, et j'y parviens plutôt
bien."
Dans le dossier de presse de son album, elle explique être
parvenue à appréhender mieux que jamais le processus
créatif en le confectionnant. "Je vis mieux depuis
que j'arrive à me détendre. J'aime traîner
nue chez moi en visionnant des DVD, ce que je ne me serais jamais
permis auparavant. J'aime aussi beaucoup aller voir des danseurs
flamenco et des illusionnistes. Cela ne va pas être possible
dans l'immédiat, car je vais avoir beaucoup de travail.
Avec la sortie de ce disque, puis ma tournée, mon plus
grand désir sera bientôt de pouvoir dormir avant
tout."
Frank Sinatra, l'indémodable grand style
Onze albums de Frank Sinatra viennent d'être réédités.
Dans certains il partage l'affiche avec Mel Tormé, Tony
Bennett ou Rosemary Clooney. Même lorsqu'il interprète
des chants de Noël, la magie de ce chanteur - un des plus
importants du siècle dernier - opère à plein.
Décédé en 1998 à l'âge de 82
ans, Sinatra aura régné en maître pendant
la cinquantaine d'années qu'aura duré sa carrière.
Petite frappe du New Jersey, il aura réussi à s'imposer
comme une des personnalités les plus en vue de la musique
américaine.
Sans anniversaire particulier, "Ol'Blue Eyes" revient
aujourd'hui sous les feux de l'actualité. Depuis le mois
dernier est orchestrée une belle campagne de rééditions
de son catalogue des décennies 1960 et 1970. Après
avoir enregistré successivement pour les labels Columbia
et Capitol, la star fonda son propre label, Reprise, au début
des années 1960. La marque fut ensuite absorbée
par le conglomérat Warner, s'ouvrant progressivement à
d'autres artistes (leur première signature rock d'importance
fut Neil Young, qui continue d'enregistrer sous la bannière).
Fidèle au jazz
C'est désormais la multinationale Universal qui exploite
les albums gravés par Sinatra à compter de 1961.
Après avoir produit des chefs-d'uvre comme Come Fly
With Me et Frank Sinatra Sings For Only The Lonely chez Capitol,
Sinatra inaugura son cycle Reprise avec Ring-a-Ding Ding !, qui
bénéficie des arrangements de l'immense Johnny Mandel,
qui céda la place à Billy May pour le suivant, Swing
Along With Me. Dans ces années-là, Sinatra collabore
tous azimuts : avec Count Basie pour un album studio de toute
beauté (Sinatra-Basie) et un live entré dans la
légende. Avec un orchestre dirigé par Quincy Jones
sur des arrangements de lui-même, Sinatra at the Sands est
devenu un classique du chanteur dès sa sortie en 1966,
témoignant à quel point il est demeuré fidèle
au jazz. Sur Sinatra & Company, on trouve des traces de sa
complicité avec les Brésiliens Antonio Carlos Jobim
et Eumir Deodato. Bien souvent, c'est sur les albums en public
que le frisson est le plus conséquent.
En quatre CD et un DVD, le coffret New York (Warner) montre l'attachement
qui a lié l'artiste à sa ville d'adoption pendant
toute sa carrière. Contenant des enregistrements de 1955,
1974, 1980 et 1984, cette belle somme illustre la passion avec
laquelle le chanteur se jetait dans chacun de ses récitals.
Il y a quelques années, Paul Anka nous racontait que Sinatra
lui avait demandé une chanson qui lui permettrait de faire
ses adieux, alors qu'il n'était âgé que de
52 ans. Après avoir entendu Comme d'habitude de Claude
François à la radio, le Canadien avait proposé
son adaptation à Sinatra : My Way, qu'il enregistra en
1968. Fort heureusement, l'album éponyme ne signifia pas
le bout de la route pour le chanteur. Inédit jusqu'à
présent, le Live at the Meadowlands de 1986 prouve qu'à
70 ans, Sinatra continuait d'être un perfomer d'un flamboiement
total, en dépit d'une voix moins impressionnante que par
le passé.
Cette campagne de rééditions, qui se poursuivra
en 2010 avec de nouvelles références, constitue
une nouvelle aussi importante pour la musique que la récente
remastérisation du catalogue des Beatles.
Automobile
La révolution "100% électrique" aura-t-elle
lieu?
L'année 2010 marquera surtout l'avènement des
motorisations et des carburants alternatifs. Pratiquement tous
les constructeurs ont prévu des modèles plus propres
cette année. Et l'avenir s'annonce vert : électriques
et hybrides pourraient rafler la mise. L'avenir de l'automobile
s'annonce-t-il vert avec les électriques et hybrides qui
vont fleurir les routes? La révolution aura-t-elle bien
lieu? Pas si sûr. Les analyses des experts disent le contraire.
Mais les constructeurs restent optimistes.Les premières
voitures électriques devraient voir le jour cette année
même si l'infrastructure n'a toujours pas été
développée pour la recharge des véhicules
électriques dans de nombreux pays. Maurice s'y prépare
d'ailleurs dans le cadre de son projet Maurice, île durable.
Nissan Motors aurait déjà fait une proposition
ferme au gouvernement mauricien dès que que son modèle
électrique, la Nissan LEAF, sera prête à être
commercialisée à grande échelle dans le monde
cette année.
Les autres constructeurs ne chôment pas non plus. L'hybride
Prius de Toyota va bientôt devenir rechargeable, et ses
émissions moyennes de dioxyde de carbone (CO2) seront en
baisse de 40%, assure le constructeur japonais. Si Mini et Smart
ont lancé les tests de leurs versions "zéro
émission", Peugeot et Citroën vont commercialiser
dès la fin de l'année 2010 leurs iOn et C-ZERO.
Renault lancera pour sa part le début des hostilités
début 2011 seulement, avec notamment la Fluence électrique.
Volkswagen, Bolloré, Coda et bien d'autres sont sur les
rangs.
Aux Etats-Unis, la Chevrolet Volt de General Motors (GM) fera
le plein de ses batteries sur secteur ou grâce à
un petit moteur, et parcourra 60 km sans consommer une goutte
de carburant. En Chine, BYD commercialise déjà la
première voiture électrique de masse depuis fin
2008. Et un tiers de son parc automobile sera électrique
en 2012!
De toute évidence, les voitures vont devoir évoluer
de façon spectaculaire si l'on se tient aux objectifs déclarés
des pays développés concernant leur réduction
de gaz à effet de serre. Mais les experts restent sceptiques.
Ils sont d'avis que l'impact des voitures électriques sur
le réchauffement climatique sera insignifiant, et certainement
très inférieur aux progrès que l'on pourrait
obtenir avec l'amélioration des moteurs actuels.
Plusieurs études récentes menées par des
experts entretiennent ce scepticisme. "La part des voitures
électriques ne dépassera pas 3,2% du marché
mondial dans 15 ans", révèle ainsi la dernière
étude du cabinet Oliver Wyman sur les perspectives du marché
de l'électromobilité en 2025. Le cabinet dresse
un constat sans appel : "La flotte mondiale de quelques
2,5 millions de véhicules hybrides est encore un phénomène
marginal, en comparaison des 850 millions de véhicules
en circulation dans le monde."
L'étude tempère également les annonces enthousiastes
des constructeurs : "En 2025, la part des hybrides atteindra
certes 16% du marché automobile mondial, mais encore 760
millions de véhicules auront des moteurs à combustion,
soit 84% du marché."
Pour PricewaterhouseCoopers (PwC) Automotive Institute, même
pas 1% du marché mondial sera "zéro émission"
en 2015 et l'hybride ne fait pas beaucoup mieux avec 4,5% de la
production estimée en 2015. Par voie de conséquence,
95% des véhicules produits dans le monde seront encore
à moteur thermique en 2015. Une analyse qui douche les
espoirs un peu trop optimistes des férus de l'électrique.
Reste aussi la question du prix. Une étude de janvier 2009
du cabinet BCG estime ainsi que la voiture électrique ne
serait compétitive qu'à partir d'un baril de pétrole
à 280 US Dollars. La voiture électrique reste en
effet chère à produire. Son coût de production
serait de 150% plus élevé que celui d'une voiture
traditionnelle.
Le monde est aujourd'hui à la veille d'une révolution
technologique sans précédent ou d'un énorme
fiasco aux conséquences incalculables? Il faudrait pour
cela que les automobilistes acceptent de remplacer leur chère
voiture "thermique" par une voiture électrique.
Et c'est là qu'est tout le problème. Seulement 14
% des consommateurs se disent prêts à assumer un
surcoût à l'achat selon les dernières études
réalisées.
Nissan LEAF veut être le premier
La Nissan LEAF, dont le lancement est prévu fin 2010 au
Japon, aux Etats-Unis et en Europe, figure déjà
sur la liste de 50 meilleures innovations de l'année 2009
publiée par le magazine américain TIME. Elle devrait
inaugurer une nouvelle ère de la mobilité zéro
émission.La LEAF sera propulsée par un moteur électrique
de 80 kW / 280 Nm alimenté par un ensemble de batteries
lithium-ion lamellaires compactes. Ces caractéristiques
garantissent, selon les premiers tests effectués, une conduite
réactive similaire à ce que les automobilistes connaissent
sur les voitures à carburant conventionnel. Le mariage
entre batteries lithium-ion et système de freinage à
récupération d'énergie a permis de doter
cette nouvelle génération de véhiucle d'une
autonomie dépassant les 160 km après recharge complète.En
mars dernier, la Principauté de Monaco et l'Alliance Renault-Nissan
ont annoncé leur partenariat pour la mise en place de la
mobilité à émission zéro en Principauté,
dès 2011 faisant de Monaco l'un des premiers pays où
circuleront les véhicules électriques de l'Alliance.
L'Alliance Renault-Nissan vise le leadership en matière
de mobilité zéro-émission. A ce jour, l'Alliance
a signé plus de 35 partenariats à travers le monde
avec des Gouvernements, des Etats, des Municipalités et
différentes organisations pour favoriser la diffusion de
ces véhicules électriques. Des négociations
dans ce sens sont en cours avec le gouvernement mauricien.
La pile à hydrogène, pas à négliger
Avec l'avénement des premières voitures électriques,
à terme, c'est la pile à hydrogène qui nourrit
les plus grands espoirs. Les voitures ainsi alimentées
ne rejettent que de la vapeur d'eau. Cependant, cette technologie
complexe se heurte encore à des problèmes de coût,
de stockage et d'infrastructures d'approvisionnement. Toutefois,
aux Etats-Unis, plusieurs centaines d'Américains roulent
déjà à l'hydrogène grâce à
Toyota, General Motors et Honda qui leur ont confié des
prototypes. Selon les constructeurs automobiles, les premières
voitures de série seront en vente dès 2015, grâce
à "une baisse remarquable des coûts" obtenue
via une production en grande série.
Les concerts de 2009
Mauritius Opéra 2009, le spectacle de l'année
Mauritius Opéra 2009 a été incontestablement
le spectacle de l'année. Le festival qui s'est tenu du
4 au 13 septembre au centre Swami Vivekananda à Pailles
a été un franc succès. La représentation
des Pêcheurs de Perles de Georges Bizet a réuni des
artistes internationaux dont Michael Schopper, Mathias Tosi et
aussi du côté local de Véronique Zuël-Bungaroo
et Katrine Caine.
Dans un registre plus classique, on a eu l'occasion d'entendre
des belles notes distillées par le Cape Philharmonic Orchestra
dirigé par Martin Wettges. Décor grandiose avec
un temple de neuf mètres, six plateaux et des effets spéciaux.
Les choeurs Magoakan, Sanedhip Bhimjee et son équipe d'Art
Academy ont également enchanté le public.
Sonu Nigam met le feu à Pailles
Sonu Nigam, le showman a tout donné sur scène pour
son unique concert en avril. Véritable communion entre
l'artiste et le public pour trois heures de spectacle exceptionnel.
Des moments de pur bonheur avec ses derniers succès.
Garou, superstar
Le chanteur québécois a fait bon ménage avec
un public totalement enthousiaste le 14 octobre à Pailles.
Il a chanté avec beaucoup de sensibilité et sans
extravagance. Accompagné d'une équipe de 18 personnes,
l'interprète de Quasimodo dans la comédie musicale,
Notre Dame de Paris a conquis le public avec certains morceaux
de son dernier album.
Soirées électriques avec DJ Rink et DJ Angel
DJ Rink et DJ Angel ont mis le feu aux platines les 16 et 17 octobre
au Xindix Night Club à l'occasion du Divali. Les stars
de la platine ont séduit les clubbers avec les remixes
des succès d'hier connues, An Evening in Paris et
Yeh Vaada Raha.
Soirée mousse avec DJ Aqeel
DJ Aqeel, le roi des platines en Inde s'est produit le 1er août
sur le parking du Mauritius Port Authority aux Salines à
Port-Louis. Un concert programmé initialement au Lakepoint
à Curepipe par Sharris Sumputh mais le choix final s'est
porté sur Port-Louis en raison d'une injonction de la cour.
DJ Aqeel a été fidèle à sa réputation
ave une soirée rythmée et des beats électriques.
Les premières notes de Kaho Naa Pyaar Hai ont mis les fourmis
sous les pieds des clubbers.
Desi Girl, Om Shanti Om, Bachna Ae Haseeno ont fait le
bonheur des mélomanes. Le White Foam Party a été
une réussite.
Frédéric François, une rose dans le désert
Le chanteur italien, chantre de l'amour pendant deux heures fait
bien vibrer des coeurs avec sa voix profonde et suave. Le public
venu en grand nombre l'ont longtemps ovationné pour ses
ballades romantiques comme, Je t'aime à l'Italienne
et Mon coeur te dit je t'aime.
Kay Kay illumine Mahébourg
Le chanteur Kay Kay a illuminé Mahébourg à
l'occasion de la fête de Divali. Submergé par l'intensité
de sa voix, son jeu de scène énergique et ses improvisations
audacieuses, le public conquis, se donne de la voix et multiplie
les applaudissements.
Santé
Le scanner augmente-t-il les risques de cancer ?
Les Américains sont-ils guettés par une épidémie
de cancers induits par leur usage intensif des scanners médicaux
? C'est ce que suggèrent deux articles publiés conjointement
dans la revue médicale Archives of Internal Medicine. Les
scanners, qui permettent de visualiser tissus et organes grâce
à un balayage aux rayons X et à une reconstruction
informatique, sont de plus en plus utilisés. Mais les irradiations
qu'ils entraînent pourraient dans les décennies à
venir avoir de lourdes conséquences de santé publique,
selon des chercheurs de l'Institut national du cancer (Bethesda).
En utilisant un modèle mathématique, ils ont calculé
que les 70 millions de scanners effectués en 2007 aux États-Unis
pourraient conduire à 29 000 cas supplémentaires
de cancers dans ce pays. Les examens pratiqués entre 35
et 54 ans seraient à l'origine d'un tiers d'entre eux,
ceux effectués avant l'âge de 18 ans, à 15
%. L'autre étude, menée dans quatre hôpitaux
de Californie, conclut que pour un examen donné, les doses
de radiations délivrées par un appareil peuvent
varier d'un facteur 1 à 13 selon les établissements.
Le risque de cancer induit par les scanners dépend aussi
de l'âge et du sexe du patient, et du type d'examen, précisent
les auteurs. Ainsi, selon eux, une femme de 40 ans sur 270 développera
une tumeur après un scanner des artères coronaires,
alors que le risque est de 1 sur 8 100 après un scanner
cérébral. "Ce sont des projections, des hypothèses,
mais il n'y a pas de données épidémiologiques
concernant les cancers induits par des scanners", tempère
le Pr Yves-Sébastien Cordoliani, responsable de la radioprotection
à la Société française de radiologie.
Le Pr Guy Frija, chef du service de radiologie à l'hôpital
Pompidou (Paris), est même très critique sur les
chiffres avancés, la méthodologie de ces études
étant selon lui très discutable. "Il faut mettre
en balance le bénéfice potentiel d'un examen et
ses risques en fonction de l'âge, de la pathologie
",
ajoute Guy Frija. In fine, c'est la question des bonnes indications
qui est posée, en particulier chez l'enfant.
En France, où la frénésie semble moindre
qu'outre-Atlantique, environ huit millions de scanners seraient
pratiqués chaque année. L'Autorité de sûreté
nucléaire et les radiologues mènent un travail de
fond pour améliorer les pratiques : les indications ont
ainsi été définies, ainsi que les conditions
optimales de réalisation de ces examens
Mais tout
n'est pas parfait. Selon le Pr Cordoliani, seulement la moitié
des radiologues envoient leurs relevés à l'Institut
de radioprotection et de sûreté nucléaire.
Les fabricants de matériel d'imagerie ont bien compris
le problème et mettent au point des appareils de moins
en moins irradiants.
Un médicament qui rallonge la vie
C'est une des découvertes de l'année, saluée
par la revue Science : Un médicament prescrit pour éviter
les rejets en cas de greffe augmente sensiblement la durée
de vie des souris.
La rapamycine est une substance d'origine bactérienne découverte
pour la première fois dans le sol de Rapa-Nui (l'île
de Pâques). Elle possède des propriétés
immunosuppressives qui en font l'un des médicaments utilisés
pour limiter les risques de rejets en cas de greffe. Son mécanisme
d'action est lié à l'inhibition de la protéine
mTOR (mammalian Target Of Rapamycin, ou encore, cible de la rapamycine
chez les mammifères).
Le blocage de voie mTOR est déjà connue pour prolonger
la vie de certaines espèces : levure, mouches ou nématodes
mais c'est la première fois que cet effet est démontré
chez un mammifère.
L'équipe, des chercheurs de l'Université de Washington
et du Jackson Laboratory, a nourri des souris en fin de vie (âgées
de 600 jours) avec de la rapamycine et a montré que la
durée maximale de vie des animaux traités a augmenté
de 9.14%. Actuellement, le seul moyen de prolonger la durée
de vie d'un rongeur est de restreindre sévèrement
son alimentation.
Cette découverte constitue la première preuve d'une
possibilité d'augmenter, à l'aide de produits pharmaceutiques,
la durée de vie des mammifères. Toutefois en raison
de ces effets secondaires ce médicament ne saurait être
utilisé à cet effet chez l'être humain. Mais
il ouvre néanmoins la voie vers un " traitement de
la vieillesse " pour les mammifères et les êtres
humains.
A l'heure du numérique
La vogue des fac-similés
Il ne suffit pas de tourner les pages pour lire Paroles de
l'ombre. Il faut aussi ouvrir des pochettes, déplier des
lettres et s'attacher à décrypter les multiples
écritures penchées, souvent vacillantes, de missives
privées ou de carnets intimes. Le lecteur peut mesurer
la force du fac-similé dans cet album consacré à
la vie des Français sous l'Occupation, en passe de devenir
l'un des succès de librairie de cette fin d'année.
Pour réaliser cet ouvrage, les éditions des Arènes
ont fait appel à des archives privées, conservant
au final plus de 90 % d'inédits, selon leur directeur Laurent
Beccaria : "L'émotion que l'on a en dépliant
ces documents est forcément atténuée quand
on les reproduit simplement sur la page. Nous avons donc pris
le parti d'en faire des fac-similés. Le défi était
de rendre ces reproductions les plus authentiques possibles afin
de respecter les originaux."
Ce recours au fac-similé est de plus en plus fréquent
dans l'édition. Réservé autrefois à
quelques incunables, il n'est plus l'apanage des seuls amateurs
de bibliophilie. Les techniques de reproduction ont évolué.
Les exemplaires de Paroles de l'ombre ont ainsi été
réalisés dans une usine de Malaisie où l'on
trouve à la fois la main-d'uvre et le savoir-faire
pour réaliser des tâches qu'aucune machine n'est
en mesure d'effectuer.
Des pages spectaculaires
Pour les éditeurs, la mine est inépuisable à
condition de trouver une source à laquelle puiser les manuscrits
autographes. Les éditions Textuel ont ainsi créé
une série autour de la collection de lettres rassemblées
par Anne-Marie Springer. Le dernier volume paru, Lettres d'amants,
reproduit les relations épistolaires d'Hugo, Rilke et Berlioz
à leur maîtresse. Dans cet ouvrage, le lecteur suit,
fasciné, l'assaut autographe de Victor Hugo ferraillant
avec sa plume pour reconquérir sa "Juliette adorée".
Devant l'intérêt suscité par ces livres, la
maison vient de créer une collection de prestige baptisée
"L'Or du temps" pour faire découvrir quelques
rares curiosités, en tirage forcément limité.
Le premier titre de cette collection dirigée par Pierre-Marc
de Biasi reprend ainsi deux textes légués par Verlaine
à l'état de manuscrits, des pages spectaculaires
constellées de ratures et de tâches d'encre. Les
poèmes de Hombres et Chair ne furent jamais publiés,
si ce n'est sous le manteau, en raison de leur crudité.
Ils sont offerts pour la première fois aux yeux des lecteurs.
L'idée de donner une seconde vie à des trésors
littéraires est également à l'origine de
la collection "Sources" proposée par les PUF,
associées à la fondation Martin Bodmer à
Genève qui abrite des trésors du patrimoine littéraire
mondial. Ce duo a ainsi décidé de publier quatre
livres par an, des fac-similés à considérer
comme des objets d'art. Figurent, dans cette collection, aussi
bien le premier traité de médecine d'Ambroise Paré
que les souvenirs manuscrits d'un jeune tambour de l'armée
napoléonienne pendant la campagne d'Égypte, des
dessins de Camille Pissaro, reporter engagé sur le front
de la pauvreté ou encore Le Mortifiement de vaine plaisance,
austère traité de spiritualité du roi René
d'Anjou. Pour Michel Prigent, le président du directoire
des PUF, cette diversité est à la base même
d'une collection qui se veut à la fois très ouverte
et exigeante. "Nous ne livrons pas ces textes au lecteur
en lui disant "débrouillez-vous". Il y a toujours
un intercesseur entre lui et l'uvre, un grand universitaire
ou un spécialiste. Par contre, cette collection qui puise
aux sources de l'aventure humaine se caractérise par l'hétérogénéité
de ses formes. Nous ne nous refusons rien. C'est un véritable
défi." Car, à l'heure du numérique et
de la dématérialisation de l'écrit, l'engouement
pour tous ces livres remet aussi à l'ordre du jour l'agrément
du toucher et l'art de prendre son temps.
Lemuria : continent disparu ou le mythe littéraire?
Depuis deux semaines et ce jusqu'à fin janvier de l'année
prochaine, se tient au Blue Penny Museum, au Caudan Waterfront,
une exposition sur le thème Lemuria, continent disparu.
Parallèlement à cet évènement, Emmanuel
Richon, directeur du musée publie un livre de 160 pages
qui s'intitule "Lemuria, continent disparu de l'océan
Indien" qui explique l'importance du mythe littéraire
de la Lémurie dans la littérature régionale
indiaocéanique à travers les oeuvres de Jules Hermann,
Robert Edward- Hart et Malcolm de Chazal notamment.
Emmanuel Richon affirme vouloir démontrer, à travers
la légende, comment d'une erreur scientifique lancée
par Philippe L. Slater, a pu naître et se voir relayée
par quantité de savants à l'origine, indirectement,
une création littéraire régionale étalée
sur plus de trois générations. En alliant histoire
naturelle et critique littéraire, Lémuria, continent
disparu permet de satisfaire tous les intérêts du
visiteur en le plongeant dans l'onirisme fécond d'une reconstruction
de nos origines désormais communes.
"Malcolm de Chazal fut un de ceux qui, s'emparant de l'idée
de la Lémurie, le reprendra à son propre compte
pour la pousser dans ses derniers retranchements", soutient
Emmanuel Richon. Ce qui nous donna l'un des plus grand chefs-d'oeuvre
de la littérature mauricienne, "Pétrusmok".
En fait, affirme Richon, "Petrusmok" "n'était
que l'aboutissement logique d'une grande aventure scientifique
et littéraire remontant à plus de deux siècles".
Publications
The Book of Journeys
Quand Mamade Kadreebux fait mentir Mme de Staël
Ceux qui ont pris la peine de lire "Life in the Shadows",
livre sorti des presses quelques années de cela apprendront
avec plaisir que Mamade Kadreebux, l'auteur, nous gratifie maintenant
de "The Book of Journeys", un livre où il retrace
admirablement une partie de ses péripéties dans
différents coins du globe, surtout en Amérique du
sud - de Machu Pichu, ville sacrée des Incas, à
Buenos Aires, de Lima au lac Titicaca où il a dû
brûler ses carnets de notes de voyage pour se réchauffer
.
"The Book of Journey" est une invitation au voyage,
et ce n'est pas par hasard que l'une des trois citations au commencement
même du livre se trouve être " O Dur a Ke'Mussafir
" des paroles d'une chanson indienne qui se traduisent ainsi
: "Voyageur venant de très loin, emmène-moi
avec toi."
En effet, c'est ce que fait l'auteur - il nous emmène avec
lui, nous fait découvrir ce qu'il voit, nous fait ressentir
ce qu'il ressent, et nous fait partager ses joies et ses peines.
En somme, nous faisons le voyage avec lui. Et quel voyage ! Car
Kadreebux décrit avec son cur ce qu'il a observé
avec ses yeux de photographe curieux. Rien, absolument rien, pas
le moindre petit détail ne lui échappe. Il nous
relate ce qu'il est en train de vivre avec une aisance déconcertante,
avec une précision chirurgicale. Ses descriptions, ses
pensées et ses réflexions sont imbues d'un humanisme
profond.
Le livre a été lancé le 1er décembre
dernier au Collège Royal de Curepipe par le groupe RAFAL,
acronyme de Royals and Friends Action Line, dont l'engagement
est pour un humanisme universel. Selon Raheem Gopaul, président
de RAFAL, c'est parce qu'il était à la recherche
de l'Humain que Kadreebux a tant voyagé. Et des humains,
de vrais, il en a rencontrés - surtout parmi les gens simples,
les petites gens. Comme cette famille islandaise qui lui offre
la chaleur de leur maison quand Kadreebux arrive en Islande en
plein hiver et que tous les hôtels sont bondés, ou
ses soldats de Timbouctou au Mali qui deviennent ses amis, ou
encore cette vieille péruvienne qui lui offre un limon
et une poignée de pistaches quand il s'est retrouvé
sans le sous dans les Andes et qu'il n'avait rien à manger
.
Quand vous lirez : "The cold wind came with a sigh and
woke me up. I was in a lone corner of the mountain, huddled against
the rocks
. The Andean night was long", vous ressentirez
avec l'auteur ce froid et cette solitude dans les Andes.
Mais il n'y a pas que le froid et la solitude. Il y a des rencontres
chaleureuses avec des gens simples, comme celle avec ce joueur
de flûte dans les ruines de Machu Picchu. " The
gentleman greeted me once again and I greeted him with a loaf
of bread that I had carried with me on my journey along the Urubamba.
He was hungry. I was thirsty. He offered me water that he had
brought with him in a jug. We ate together and conversed. "
Comme a dit Michael Atchia lors du lancement, Mamade Kadreebux
a toujours prôné le partage et c'est ce qu'il fait
à travers ses écrits. Partager les joies et les
peines, le froid et la chaleur. Partager ses voyages et ses expériences
de la vie. Afin qu'il y ait un peu plus d'humanisme dans ce monde
où les gens deviennent si matérialistes, si égoïstes
et accapareurs
Mme de Staël disait que "voyager est, quoi qu'on
en dise, un des plus tristes plaisirs de la vie ; entendre parler
un langage que vous comprenez à peine, voir des visages
sans relation avec votre passé ou votre avenir, c'est de
l'isolement sans repos et sans dignité". Mme de
Staêl, c'est évident, n'a jamais croisé le
chemin de Mamade Kadreebux.
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