m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 3 janvier 2010



  Marguerite Labat - La Voix abandonne le micro
  Rodrigues - Une nouvelle marmite bout à Port-Mathurin
  Santé - En pleine forme pendant les fêtes
  Concours Star 2009 de la MBC
  Publications - The Book of Journeys
  A l'heure du numérique - La vogue des fac-similés
  Trésors du passé - Des objets aussi précieux qu'inattendus
  In-Panema pool and beach party - Soirée à thème et élection Miss Bikini sur l'îlot Malais
  Alicia Keys ou la poursuite du bonheur
  Automobile - La révolution "100% électrique" aura-t-elle lieu?
  Les concerts de 2009 - Mauritius Opéra 2009, le spectacle de l'année
  Santé - Le scanner augmente-t-il les risques de cancer ?
  A l'heure du numérique - La vogue des fac-similés
  Lemuria : continent disparu ou le mythe littéraire?


Marguerite Labat


La Voix abandonne le micro

Marguerite Labat, la plus belle voix radiophonique de la radio mauricienne vient de faire valoir ses droits à la retraite. Comme les grands artistes dont elle a passé sa vie à faire découvrir et connaître aux Mauriciens, elle a su choisir le moment de quitter la scène. Avec cette élégance et cette discrétion qui auront été deux de ses nombreuses caractéristiques. Et pour ne pas changer, la direction de la MBC lui aura démontré comment elle respecte l'intelligence et le talent : pour ses plus de soixante sept ans de bons et loyaux service au micro, Marguerite Labat aura reçu un chèque de… dix mille roupies !

La longue histoire d'amour passionnée entre Marguerite Labat, affectueusement prénommée Mimi, et le micro commence par hasard. Nous sommes en 1942 au milieu de la Seconde Guerre mondiale. Chargée par le général de Gaulle d'organiser le ralliement de la Réunion et de Madagascar aux Forces Françaises Libres, France d'Unienville monte la radio des forces libres d'outre mer qui diffuse des messages à partir de l'île Maurice. Un jour, il demande à sa cousine Marguerite Labat, qui jouait du piano et avait pris des cours de chant, de lire ses textes au micro. La jeune fille hésite, puis finit par accepter à condition que sa participation demeure anonyme. Le premier passage de Marguerite Labat est une telle réussite qu'elle devient la voix de la station et se fait rapidement une excellente réputation qui lui vaut d'être recrutée pour faire partie de l'équipe de Radio Maurice, l'ancêtre de la MBS qui devait devenir la MBC. "Nous faisions tout : aller emprunter des disques à bicyclette chez leurs propriétaires, rédiger et lire les avis de décès, les informations et les communiqués du gouvernement. Nous jouions de la comédie, récitions des poèmes, passions des disques en nous amusant follement. Avec le recul, je crois pouvoir dire que l'équipe de cette époque - avec des techniciens qui avaient de la culture et étaient capables de rédiger une informations sans faire une seule faute d'orthographe - nous avons été les pionniers de la radio." Après deux ans de radio pour le plaisir, Marguerite Labat devient une employée de la radio pour un salaire de Rs 175 par mois. Depuis, elle n'a pratiquement pas quitté le micro de la MBC. De qui Mimi tient-elle cette voix à nulle autre pareille qui fait de chaque phrase prononcée au micro une petite note de musique proche de la perfection ? "Je crois qu'elle me vient de ma mère qui était une excellente chanteuse. Mais de toutes les manières, ce n'est que longtemps après avoir commencé à faire de la radio que j'ai découvert ma voix. On disait qu'elle était jolie, mais je ne le savais pas. Nous n'avions pas d'enregistrement à l'époque où tout se faisait en direct et je ne m'entendais pas. Plus tard, j'ai découvert que j'avais une voix avec une grande musicalité radiophonique, capable de provoquer des émotions chez les auditeurs." Mais, souligne Mimi: "Il ne suffit pas d'avoir une bonne voix pour faire de la radio, de la bonne radio. Il faut savoir l'utiliser pour dire des choses intelligentes. J'ai essayé tout au long de ma carrière de faire découvrir des choses à l'auditeur en le traitant toujours avec le respect auquel il a droit."

Après avoir fait partie de l'équipe de la grande époque de la radio mauricienne, suivi un stage de formation à la BBC, fait des voyages à Paris où elle se fit de nombreux amis dans le milieu artistique, Mimi Labat, dont la popularité ne cessait de grandir, demande et obtient sa mise à la retraite au milieu des années cinquante. Elle en profite pour se livrer aux deux autres grandes passions de sa vie : essayer d'entrer en contact spirituel avec des membres de sa famille décédés et tenter de retrouver un trésor enfoui par les pirates. Mais vers la fin des années cinquante, Philippe Blin, alors responsable de la radio, lui demande de revenir au micro, comme pigiste. Depuis, Mimi n'a jamais quitté le micro de la MBC. "J'ai travaillé sous tous les gouvernements et les différents directeurs généraux et leurs différents programmes. Il m'est même arrivé de lire des informations en créole en 1982. Ce qui m'a valu de ma bonne, qui m'avait écouté, le commentaire suivant : "Ou créole un peu trop distingué mamzelle." De son micro, Mimi a non seulement vu passer les ministres de l'information et les directeurs et présidents de la MBC mais aussi les modes musicales. Tout , des chansons romantiques des années quarante, à la vague du yéyé, de l'invasion du rock'n roll, à l'arrivée de la pop avec les Beatles et les Rolling Stones dans les années soixante, sans compter tout ce qui a suivi depuis. Tout en confessant sa préférence pour la musique classique, la bonne chanson française et les rythmes sud-américains, Mimi pense qu'il peut y avoir du bon dans chaque style et mode musicale. "Contrairement à ce que l'on pourrait croire, je ne suis pas restée musicalement à Tino Rossi et Luis Mariano. J'avoue cependant avoir du mal à entrer dans le hard rock, le new wave, le grunge, le gothique et toutes ces musiques que l'on appelle modernes. Ce sont des choses qui me dépassent. Je n'aime pas la musique qui n'est que du bruit. Tout comme je n'aime pas certains ségas qui sont franchement idiots, mais il y en a d'autres, par contre, qui sont excellents." De son poste d'observation privilégiée, Mimi a également vu évoluer l'univers de la radio. Pas tout à fait positivement. "A l'époque, tout le monde, depuis la présentatrice jusqu'au technicien travaillait avec passion. C'était plus que du travail, c'était un engagement personnel de chacun pour donner le meilleur de soi aux auditeurs. Je ne suis pas sûre que la même passion existe encore aujourd'hui. Autrefois, chaque émission d'une demi-heure nécessitait une préparation de plusieurs heures. On savait faire de la mise en onde. Personne ne sait plus le faire ou ne veut plus le faire aujourd'hui. On n'a plus le temps. Il y a moins de professionnalisme, moins d'envie d'apprendre à faire ce métier. Autrefois, on apprenait. Aujourd'hui, on ne veut qu'une chose : devenir une vedette. Mais une vedette, une vraie, ça travaille, ça prépare ses émissions, ça respecte ses auditeurs. Aujourd'hui, il y a des personnes qui, après six mois passées à la radio se disent : "Je suis une star". On peut se demander : star dans quelle domaine ? Je pense que la radio s'est un peu dépersonnalisée. Autrefois, chaque animateur avait un style et donnait une personnalité, une couleur radiophonique aux émissions qu'il présentait. Aujourd'hui, tout est pareil, tout est interchangeable. Avant, on n'avait rien, mais avec ce rien on faisait tout, avec le cœur à l'ouvrage. Aujourd'hui, qu'on a tout au niveau technique, on peut se demander si on fait grand-chose. Je me demande si on donne envie aux jeunes qui travaillent à la radio de s'accrocher, de sortir du cadre pour faire une radio inventive, arrêter du faire du fonctionnariat de telle heure à telle heure ?"

Les propos, intelligents et toujours d'actualité, qui précédent sont extraits du grand portrait que Week-End avait consacré à Mimi Labat lors de la célébration des cinquante ans de la radio mauricienne, en juillet 1994. En conclusion, j'avais demandé à la doyenne de la radio combien de temps elle allait encore rester au micro ? "Je suis entrée à la radio comme on entre en religion. Malgré cet amour que j'ai pour le micro, il faudra bien que je m'en aille un jour. D'autant que faire de la radio comme je l'entends, comme j'ai appris à le faire devient de plus en plus difficile. Je vais m'en aller un jour sur la pointe des pieds." Quinze ans après avoir essayé, contre vents et marées, de continuer à pratiquer son métier devenu de plus en plus compliqué, Mimi Labat a soumis sa démission à la direction de la MBC. Comme les grandes artistes, Mimi a su choisir le moment de quitter le micro. Avec cette élégance et cette discrétion qui auront été deux des nombreuses caractéristiques de cette voix inoubliables. Cette démission, le directeur général de la MBC a tenté de la récupérer au profit de l'image de la corporation qu'il dirige. Il est descendu en studio lors de la dernière émission de Mimi pour lui rendre hommage. Si l'opération s'était arrêtée là, elle aurait été un coup de com réussi pour une MBC qui en a bien besoin. Mais à l'hommage des mots, Dan Callika a ajouté un geste. Le geste de trop. Pour la remercier pour ses plus de soixante cinq de présence au micro de la MBC, le directeur général de la corporation a remis à la doyenne de la radio un chèque de… dix mille roupies. Une misère comparées aux Rs 280 800 touchées par le chauffeur de l'ancien directeur général de la MBC comme overtime pour la période juillet 2008 à avril 2009.

Il y a des cadeaux d'adieu qui sont pires que des insultes. Heureusement que Mimi quitte le micro avec ce que personne ne pourra lui enlever et qui est sans prix : l'amour et le respect des milliers de Mauriciens pour qui elle sera toujours LA Voix.


Rodrigues


Une nouvelle marmite bout à Port-Mathurin

Le restaurant la Marmite des îles a ouvert ses portes mardi dernier en présence du tout Rodrigues. Selon Alain O'Reilley, son promoteur, ce restaurant est la première étape d'un projet de dévelopement qui comprendra à terme un restaurant et une douzaine de chambres. Dans son discours de circonstance le Chef Commissaire, Johnson Roussety, a souligné que cette ouverture s'intègre dans le plan de développement visant à créer un espace de promenade et de loisirs ouvert aux touristes et aux rodriguais à Port Mathurin.

La Marmite des Iles est située sur la mer, dans les " reclaimed lands" de Port Mathurin, du port proprement dit jusqu'à l'Anse aux Anglais. Ces quelques kilomètres de terre récupérées sur la mer vont servir à créer une zone commerciale et de loisirs, un front de mer à la rodriguaise, en quelque sorte. Un espace de loisirs qui viendra compenser le vide constitué par la transformation de l'ancien jardin de la capitale en espace commercial. Dans son discours inaugural le Chef Commissaire Johnson Roussety a mis l'accent sur le fait que l'espace bordant la mer sur toute la longueur de ce terrain est une promenade ouverte au public. Conçu par le groupe Alain O'Reiley, qui travaille par ailleurs sur les plans d'un hôtel typiquement rodriguais enfoui dans une forêt tropicale, la Marmite des Iles se veut d'abord et avant tout un produit destiné à mettre en valeur les différentes facettes de la culture rodriguaise. Doté d'une centaine de couverts répartis entre une salle et une grande terrasse donnant sur la mer, le restaurant va fonctionner comme un espace de loisirs où se produiront tous les soirs la fine fleur des artistes de Rodrigues. Dirigé par Sydney Carré, un des anciens du tourisme rodriguais, l'équipe du restaurant est composé d'un mélange de jeunes et de vétérans de la restauration rodriguaise. Si les jeunes ont été formés à l'école hôtelière de Maurice et y débutent, c'est dans les cuisines des différents restaurants et hôtels de Rodrigues que Madame Patricia, la responsable de la cuisine a acquis son expérience. Avec Sydney Carré elle a mis au point la carte de la Marmite qui proposera toutes les spécialités rodriguaises, surtout les moins connues comme les côtes de porc et d'agneau du pays. L'exclusivité de la Marmite va résider dans les gibiers en provenance du Domaine des sept vallées d'Alain O Reilley à Maurice, c'est à dire de la viande de cerf et de sanglier. Autre innovation, le fait que la cuisine de la Marmite au lieu d'être cachée dans un coin obscur est au contraire exposée en pleine lumière à travers une baie vitrée qui permet de suivre le travail des cuisiniers et exige un respect total des règles d'hygiène.

Avec ces atouts, la Marmite des Iles est appelé à devenir un des lieux incontournables de Port- Mathurin assurent ses promoteurs. Le taux de remplissage après l'ouverture semble confirmer leurs projections.


Santé


En pleine forme pendant les fêtes

Repas riches à la chaîne, couchers tardifs à la suite, danse jusqu'au bout de la nuit…les fêtes, c'est un marathon pour l'organisme. Ces deux dernières semaines, notre organisme est mis à rudes épreuves. Et comme il reste encore quelques jours à tenir (et oui, les fêtes de fin d'année s'échelonnent aussi sur le mois de janvier!), il nous faut tenir le coup. D'autant que nous devons tous reprendre nos activités en forme en ce début d'année. Pour supporter ces jours heureux et garder la forme, les pauses bien-être sont plus que nécessaire. Entre un cocktail détox et des pieds qu'on chouchoute après une nuit sur la piste, y'a rien de mieux pour récupérer. Pour rester en pleine forme suivez nos astuces.

Le cocktail drainant

Après une soirée légèrement arrosée ou un repas riche et avant de recommencer par une nouvelle réunion de famille spéciale fête, buvez un cocktail drainant. Préparez-vous un cocktail à base de raisin, citron, persil et cassis, des ingrédients reconnus pour leurs vertus diurétiques et dépuratives. L'objectif étant d'éliminer les déchets et les toxines pour désinfiltrer les tissus et lutter contre la rétention d'eau. Un bâton de vanille contribuerait à réduire l'amertume des fruits et apporter une touche d'exotisme à ce cocktail qui vous aidera à nettoyer votre organisme des excès de la veille et de pouvoir ainsi recommencer une nouvelle journée de fêtes en pleine forme.

Des pieds en pleine forme

Après une nuit sur la piste de danse, nos pieds sont fatigués. Pour retrouver la forme et pouvoir profiter de cette nouvelle journée qui commence, il est nécessaire de les chouchouter. L'idée : faire un bain de pieds chaud pendant environ 10 minutes. Vous pouvez ajouter des huiles essentielles ou des sels de bain. Séchez vos pieds et appliquez une crème délassante pour les pieds à l'arnica, menthol et camphre. Puis exercez des pressions avec le pouce sur certains points. Vous voilà parez pour tester à nouveau les derniers tubes.

Le sport

Il est conseillé de profiter des accalmies entre les jours de fêtes pour faire du sport. Cela permet de compenser les excès et de détoxifier notre organisme. Même si vous êtes un sportif habituel (une fois par semaine, par exemple le dimanche), bougez! Des mouvements, rien qu'un peu, vous fera du bien pour retrouver la forme et être d'attaque pour le prochain repas de fêtes. Pour le sport à pratiquer, c'est carte blanche. Mais l'idéal pour s'oxygéner en marchant, en faisant du vélo ou en allant courir.

Relaxez-vous

Pendant les fêtes, on voit du monde, on parle, on mange, on s'agite. Essayez de profiter des jours calmes (lorsque vous n'êtes pas invité ou que vous ne recevez point) de cette période pour vous relaxez. Restez au chaud chez vous, lisez, prenez soin de vous. Une autre idée pour vous relaxez, c'est de faire des exercices de relaxation. Après une journée de fêtes, ils vous permettent de vous régénérer et avant de sortir, respirer profondément permet de se préparer à une journée ou soirée qui ne sera pas de tout repos.



Comment récupérer entre deux repas riches en calories?

Pendant cette période de l'année, très rares sont ceux qui ne prennent pas quelques kilos. Pour éviter de nous fâcher avec notre balance, nul besoin de nous priver. Préférons simplement manger équilibré, varié et surtout léger. Pour rééquilibrer notre organisme et récupérer entre deux repas riches en calorie, choisissons ces petites astuces minceur. L'objectif ici n'est pas de nous faire perdre du poids, mais surtout que nous n'en prenions pas!

Trois repas par jour

Pour retrouver un équilibre alimentaire entre les deux repas de fêtes, nous devons faire trois repas par jour et non jeûner comme beaucoup de personnes le font. L'idéal, c'est d'avoir un apport de calories régulier dans la journée et surtout manger à sa faim à chaque repas pour éviter les fringales.

L'astuce équilibre : essayer de prendre nos repas dans les mêmes tranches horaires. Rythmer notre journée nous évitera les longues attentes entre les prises alimentaires et donc le grignotage.

Fruits et légumes

Peu caloriques, ils sont riches en vitamines et sels minéraux. Leur richesse en fibres augmente le volume alimentaire et évite la constipation qui contribue à générer cette sensation de ballonnement. Pour limiter ces désagréments, il faut hacher plus finement les crudités, peler, épépiner et prolonger leur cuisson. Ce sont aussi des sources inégalables d'antioxydants, indispensables pour préserver notre santé et lutter contre le vieillissement prématuré de nos cellules.

L'astuce équilibre : parfois oubliés des repas de fêtes, nous pouvons les réintégrer sous forme de soupe chaque soir. Déclinables à l'infini, ils se consomment facilement. Rassasiants, ils permettent un bon contrôle de l'apport énergétique au cours d'un repas.

Poissons et crustacés

Bons pour le cœur, le tonus et la ligne, leurs vertus ne sont plus à démontrer. Les fruits de mer sont aussi des produits inséparables des fêtes de fin d'année. Alors, continuons à les déguster, en les préparant par exemple à la vapeur ou au court bouillon, pour conserver leurs qualités nutritionnelles et organoleptiques.

L'astuce équilibre : éviter d'alourdir le repas avec trop de pain, de beurre ou de mayonnaise.

Matières grasses

Les repas de fêtes sont très riches en graisses cachées : foie gras, farce des volailles, plateau de fromages, bûche pâtissière et autres gâteries... Pour compenser, privilégions les viandes maigres (filet, blanc de volaille, escalope, jambon blanc, rumsteck) les poissons et crustacés et préférons les laitages à 0% ou 20% aux produits entiers. Pour les matières grasses d'assaisonnement, il faut se limiter à 10g de beurre au petit-déjeuner, puis varier les huiles (olive, colza, tournesol, huiles mélangées) en consommant une cuillerée à soupe maximum par repas.

L'astuce équilibre : préférer toujours consommer ces matières grasses crues ou fondues et favoriser les cuissons sans matières grasses, à l'eau, en papillote, sur le grill, au four.

L'eau

L'eau est notre meilleure alliée pour éliminer les déchets et les toxines en excès. Il suffit de boire 1,5 l, en variant les eaux (minérales, plates, gazeuses ou du robinet).

L'astuce équilibre : pour drainer notre organisme, il faudrait penser au thé, tisane et autres infusions sans sucre, aux propriétés antioxydantes importantes.

Le menu équilibre

Les repas de fêtes sont souvent riches en sel et ne manquent pas de provoquer une petite rétention d'eau. Aussi pour éliminer l'eau accumulée dans les tissus, qui accentuerait la prise de poids, il faut réduire le sel d'ajout, ainsi que les aliments salés (pain, charcuteries, plats préparés, conserves...) et contrôler la teneur en sel des eaux gazeuses pouvant s'avérer très riches.

Renouer avec le sport

Contre les excès, rien de tel que de bouger! Le sport et l'activité physique en général vont permettre de brûler une partie des calories consommées et donc de limiter la prise de poids.

L'astuce équilibre : manger varié, léger et pratiquer une activité physique régulière, permet de profiter des petits plaisirs des fêtes tout en prenant soin de notre corps et de garder la forme! Alors pourquoi ne pas mettre en pratique ces bonnes habitudes tout au long de l'année!



Fêtes : Buvez responsable

Attention à l'euphorie des fêtes! Et à la tentation de boire sans modération. Pour cette période, les recommandations de l'OMS sont les suivantes : Au-delà de 2 verres par jour en moyenne pour les femmes et 3 verres par jour en moyenne pour les hommes, vous augmentez vos risques de maladies, troubles psychologiques et aussi d'accidents de la circulation. Pour éviter que la fête se termine en drame, sachez modérer et apprécier votre consommation d'alcool.

Rappelez-vous que : un verre standard représente une unité d'alcool soit 10 g d'alcool et que les différentes doses citées sont équivalentes.

Un verre de vin à 12° (10 cl)

Un verre d'apéritif à 18° (7 cl)

Une coupe de champagne à 12° (10 cl)

Une chope de bière à 5° (25 cl)

Un verre de whisky à 40° (3 cl)

Si vous consommez plus de 4 verres d'alcool, il est recommandé, voire obligatoire de ne pas prendre de véhicule et de conduire.

Bonnes fêtes à tous.



Concours Star 2009 de la MBC

Les finales des concours de chants Star 2009 se sont déroulées le week-end dernier au studio Sir Seewoosagur Ramgoolam pour les catégories hindoustani, occidentale et enfants alors que la finale de séga typique s'est déroulée sur la plage publique de Grand-Baie. La MBC a déboursé la somme totale de Rs 525,000 dans le cadre de ces différents concours.

Catégorie hindoustani : Devina Baboobudjnauth lauréate

Devina Baboobudjnauth a été sacrée meilleure chanteuse dans le cadre du concours Star 2009 organisé par la MBC. Précédée de l'auréole Orange Sitara où elle a été lauréate, cette chanteuse de Poste de Flacq a démontrée qu'elle a pris de l'étoffe. Sa chanson Tere Mere Beech Mein du film Ek Dujé Ke Liyé a littéralement conquis le public et le jury. Elle a décroché un cash prize de Rs 50,000 et un séjour au Domaine du Sucre. Le deuxième prix est allé à Natrajsingh Bheeky pour Woh Lamhe. (Rs 35,000). Le troisième prix (Rs 25,000) a été décerné à Nitianand Shibnauth, interprète de Jhooki Jhooki Si Nazar.

Les autres finalistes ont obtenu des prix de consolation de Rs 5,000. L'émission a été réalisée par Suren Raghu. Les membres du jury étaient Vishal Mungroo, Sweta Baboolall, Ramesh Santokee et Belall Lallmohamed. Les prix ont été remis par Dan Callikan, le directeur général de la MBC.

Séga typique : Celis Peronet décroche la palme

Dans la catégorie Star 2009 séga typique, c'est Celis Peronet, un habitant de Cité Argy, Flacq qui a décroché le premier prix avec le morceau, la vie malhere. Il a obtenu un cash prize de Rs 50,000. Le deuxième prix (Rs 35,000) est allé à Stafford Samoisy, originaire de Ste Famille, Rodrigues qui a interprété, Laisse moi ale a bord. Daniel Castel, un habitant de Cité Chebel, Beau-Bassin s'est classé troisième avec la chanson, Zom Pares. Il remporte un cash prize de Rs 25,000. Les neuf autres ont reçu un prix de consolation de Rs 5,000. Le jury était composé de Marclaine Antoine, président, Serge Lebrasse et Louis Larhubarbe. L'émission était réalisée par Raj Suntoo et Oodal Sicharan. La finale s'est déroulée sur la plage publique de Grande-Baie.

Catégorie occidentale : Christine Neveu, lauréate avec I have nothing

Le premier prix dans la catégorie occidentale a été décerné à Christine Neveu pour le morceau, I have nothing. Mervin Iynan et Roland Clair, les interprètes de Lady in red et Love divine ont obtenu Rs 35,000 et Rs 25,000 respectivement. Les autres finalistes ont obtenu Rs 5,000. Sylvio Hécube, cadre de la MBC présidait le jury composé de Fabien Dumolard, Julia Sadien et Armand Landinaff. L'émission était réalisée par Rajendra Mulliah.

Anaïs Alphonse, la révélation de Star 2009 - enfants

Anaïs Alphonse, une habitante de Eau Coulée, s'est illustrée avec la chanson Les bêtises. Malgré son jeune âge, elle a livré une belle prestation, digne des monstres sacrés du show-business. Avec l'encadrement nécessaire, elle est promise à un bel avenir. Elle a obtenu Rs 25,000 comme récompense. Justice Lecoq de Nouvelle France s'est classé second et a empoché Rs 15,000. Anaïs Pierre de Bel Air Rivière Sèche s'est bien défendu avec la chanson, maltraité, composée par sa mère. Il a obtenu Rs 10,000. Les neuf autres finalistes ont reçu Rs 3,000 chacun. Le jury était composé de Sedley Richard Assonne, de Jacqueline André, Belal Lallmohamed, Ah Noolam et Jeet Palakdari.


Publications


The Book of Journeys

Quand Mamade Kadreebux fait mentir Mme de Staël

Ceux qui ont pris la peine de lire "Life in the Shadows", livre sorti des presses quelques années de cela apprendront avec plaisir que Mamade Kadreebux, l'auteur, nous gratifie maintenant de "The Book of Journeys", un livre où il retrace admirablement une partie de ses péripéties dans différents coins du globe, surtout en Amérique du sud - de Machu Pichu, ville sacrée des Incas, à Buenos Aires, de Lima au lac Titicaca où il a dû brûler ses carnets de notes de voyage pour se réchauffer…. "The Book of Journey" est une invitation au voyage, et ce n'est pas par hasard que l'une des trois citations au commencement même du livre se trouve être " O Dur a Ke'Mussafir " des paroles d'une chanson indienne qui se traduisent ainsi : "Voyageur venant de très loin, emmène-moi avec toi."

En effet, c'est ce que fait l'auteur - il nous emmène avec lui, nous fait découvrir ce qu'il voit, nous fait ressentir ce qu'il ressent, et nous fait partager ses joies et ses peines. En somme, nous faisons le voyage avec lui. Et quel voyage ! Car Kadreebux décrit avec son cœur ce qu'il a observé avec ses yeux de photographe curieux. Rien, absolument rien, pas le moindre petit détail ne lui échappe. Il nous relate ce qu'il est en train de vivre avec une aisance déconcertante, avec une précision chirurgicale. Ses descriptions, ses pensées et ses réflexions sont imbues d'un humanisme profond.

Le livre a été lancé le 1er décembre dernier au Collège Royal de Curepipe par le groupe RAFAL, acronyme de Royals and Friends Action Line, dont l'engagement est pour un humanisme universel. Selon Raheem Gopaul, président de RAFAL, c'est parce qu'il était à la recherche de l'Humain que Kadreebux a tant voyagé. Et des humains, de vrais, il en a rencontrés - surtout parmi les gens simples, les petites gens. Comme cette famille islandaise qui lui offre la chaleur de leur maison quand Kadreebux arrive en Islande en plein hiver et que tous les hôtels sont bondés, ou ses soldats de Timbouctou au Mali qui deviennent ses amis, ou encore cette vieille péruvienne qui lui offre un limon et une poignée de pistaches quand il s'est retrouvé sans le sous dans les Andes et qu'il n'avait rien à manger…. Quand vous lirez : "The cold wind came with a sigh and woke me up. I was in a lone corner of the mountain, huddled against the rocks…. The Andean night was long", vous ressentirez avec l'auteur ce froid et cette solitude dans les Andes.

Mais il n'y a pas que le froid et la solitude. Il y a des rencontres chaleureuses avec des gens simples, comme celle avec ce joueur de flûte dans les ruines de Machu Picchu. " The gentleman greeted me once again and I greeted him with a loaf of bread that I had carried with me on my journey along the Urubamba. He was hungry. I was thirsty. He offered me water that he had brought with him in a jug. We ate together and conversed. " Comme a dit Michael Atchia lors du lancement, Mamade Kadreebux a toujours prôné le partage et c'est ce qu'il fait à travers ses écrits. Partager les joies et les peines, le froid et la chaleur. Partager ses voyages et ses expériences de la vie. Afin qu'il y ait un peu plus d'humanisme dans ce monde où les gens deviennent si matérialistes, si égoïstes et accapareurs…

Mme de Staël disait que "voyager est, quoi qu'on en dise, un des plus tristes plaisirs de la vie ; entendre parler un langage que vous comprenez à peine, voir des visages sans relation avec votre passé ou votre avenir, c'est de l'isolement sans repos et sans dignité". Mme de Staêl, c'est évident, n'a jamais croisé le chemin de Mamade Kadreebux.


A l'heure du numérique


La vogue des fac-similés

Il ne suffit pas de tourner les pages pour lire Paroles de l'ombre. Il faut aussi ouvrir des pochettes, déplier des lettres et s'attacher à décrypter les multiples écritures penchées, souvent vacillantes, de missives privées ou de carnets intimes. Le lecteur peut mesurer la force du fac-similé dans cet album consacré à la vie des Français sous l'Occupation, en passe de devenir l'un des succès de librairie de cette fin d'année.

Pour réaliser cet ouvrage, les éditions des Arènes ont fait appel à des archives privées, conservant au final plus de 90 % d'inédits, selon leur directeur Laurent Beccaria : "L'émotion que l'on a en dépliant ces documents est forcément atténuée quand on les reproduit simplement sur la page. Nous avons donc pris le parti d'en faire des fac-similés. Le défi était de rendre ces reproductions les plus authentiques possibles afin de respecter les originaux."

Ce recours au fac-similé est de plus en plus fréquent dans l'édition. Réservé autrefois à quelques incunables, il n'est plus l'apanage des seuls amateurs de bibliophilie. Les techniques de reproduction ont évolué. Les exemplaires de Paroles de l'ombre ont ainsi été réalisés dans une usine de Malaisie où l'on trouve à la fois la main-d'œuvre et le savoir-faire pour réaliser des tâches qu'aucune machine n'est en mesure d'effectuer.

Des pages spectaculaires

Pour les éditeurs, la mine est inépuisable à condition de trouver une source à laquelle puiser les manuscrits autographes. Les éditions Textuel ont ainsi créé une série autour de la collection de lettres rassemblées par Anne-Marie Springer. Le dernier volume paru, Lettres d'amants, reproduit les relations épistolaires d'Hugo, Rilke et Berlioz à leur maîtresse. Dans cet ouvrage, le lecteur suit, fasciné, l'assaut autographe de Victor Hugo ferraillant avec sa plume pour reconquérir sa "Juliette adorée".

Devant l'intérêt suscité par ces livres, la maison vient de créer une collection de prestige baptisée "L'Or du temps" pour faire découvrir quelques rares curiosités, en tirage forcément limité. Le premier titre de cette collection dirigée par Pierre-Marc de Biasi reprend ainsi deux textes légués par Verlaine à l'état de manuscrits, des pages spectaculaires constellées de ratures et de tâches d'encre. Les poèmes de Hombres et Chair ne furent jamais publiés, si ce n'est sous le manteau, en raison de leur crudité. Ils sont offerts pour la première fois aux yeux des lecteurs.

L'idée de donner une seconde vie à des trésors littéraires est également à l'origine de la collection "Sources" proposée par les PUF, associées à la fondation Martin Bodmer à Genève qui abrite des trésors du patrimoine littéraire mondial. Ce duo a ainsi décidé de publier quatre livres par an, des fac-similés à considérer comme des objets d'art. Figurent, dans cette collection, aussi bien le premier traité de médecine d'Ambroise Paré que les souvenirs manuscrits d'un jeune tambour de l'armée napoléonienne pendant la campagne d'Égypte, des dessins de Camille Pissaro, reporter engagé sur le front de la pauvreté ou encore Le Mortifiement de vaine plaisance, austère traité de spiritualité du roi René d'Anjou. Pour Michel Prigent, le président du directoire des PUF, cette diversité est à la base même d'une collection qui se veut à la fois très ouverte et exigeante. "Nous ne livrons pas ces textes au lecteur en lui disant "débrouillez-vous". Il y a toujours un intercesseur entre lui et l'œuvre, un grand universitaire ou un spécialiste. Par contre, cette collection qui puise aux sources de l'aventure humaine se caractérise par l'hétérogénéité de ses formes. Nous ne nous refusons rien. C'est un véritable défi." Car, à l'heure du numérique et de la dématérialisation de l'écrit, l'engouement pour tous ces livres remet aussi à l'ordre du jour l'agrément du toucher et l'art de prendre son temps.


Trésors du passé


Des objets aussi précieux qu'inattendus

Le magicien et illusionniste populaire, Ustad Rajah, a abandonné sa baguette magique pour se consacrer entièrement à une riche collection d'objets divers hérités de ses aïeux, les immigrants indiens. Aujourd'hui à la retraite, cet ancien de la force policière, qui a su recueillir et conservé tout un pan du passé colonial n'a qu'une ambition : créer un musée afin de perpétuer ce précieux héritage.

"J'ai toujours voulu garder jalousement pour moi tous ces objets et photos", laisse échapper Goorooduth Chuttoo. Cet habitant de Rose-Belle, plus connu sous le nom d'Ustad Rajah, a mis au rancart sa baguette magique et s'est retiré de la force policière (Police Press Office) pour se consacrer uniquement au patrimoine de ses ancêtres. "À travers cette riche collection que chaque génération a précieusement conservée, je vis un peu l'histoire de mes aïeux", dit celui qui est de la postérité des "indentured labourers".

Dans sa maison à la rue Gébert, à Rose-Belle, il est entouré de vieux objets familiers, ceux qu'il a hérités de son père, de son grand-père et de ses aïeux. L'histoire des "coolies" est racontée à travers des collections d'objets divers, des images et même des moyens de transport. Des objets de la vie quotidienne de toute personne ordinaire de cette époque.

Cette collection, fruit de nombreuses années de travail, est constituée entre autres d'ustensiles ménagers aux objets de collection, des objets de la vie quotidienne -poteries, vases, anciens téléphones, vieilles radios, appareils photos, médailles de l'armée et autres accessoires-, à une multitude de disques, boîtes de denrées alimentaires, de tickets de train, pièces de monnaie anciennes et même de charrettes... Ceux-ci sont entassés dans les six pièces de sa maison. Y figurent, outre ces collections, des photos en noir et blanc réalisées par son père et grand-père, laboureurs passionnés de la photographie.

Pourquoi ne pas créer un musée pour exposer tous ces objets qui font parties de l'histoire et du patrimoine des immigrants indiens? Goorooduth Chuttoo ne semblait pas avoir vu ces alternatives comme étant viables. Mais aujourd'hui, il a changé d'avis. L'ancien magicien, âgé de 54 ans entend faire connaître largement sa collection. Il explique les motifs de son ambition à créer un musée: "Sans un musée, l'existence de nos ancêtres relèverait seulement de ce qu'on raconte. Les générations à venir n'en auront que des idées vagues. Moi, ce que je souhaite, c'est de les placer dans un cadre qui les mettent en valeur". Au fur et à mesure de la visite, on continue à découvrir des objets aussi précieux qu'inattendus. L'homme a reconstitué une maison en paille pour montrer dans quelle condition vivaient ses aïeux. Nous découvront la "Savatte de la liberté", celle que pouvaient s'acheter les laboureurs indiens avec leur premier salaire. Le "kepi", le chapeau porté par les chefs de gare, le chapeau colonial, etc.

À l'arrière, dans sa cour, sont exposés des fragments de chemin de fer, trois charrettes et d'anciennes bicyclettes. La première charrette correspond aux charrettes utilisées par les laboureurs. La deuxième, appelée "Tomro" (tombeau) servait à transporter des morts, mais aussi des nouveaux mariés. Toutes étaient tirées par des boeufs. "Celles-ci datent de l'époque de mes grands-parents", dit notre collectionneur. "Ces charrettes me rappellent de très bons souvenirs et en plus, elles sont un témoignage de l'histoire des coolies. Je ne voulais pas qu'elles disparaissent." Il a aussi voulu contribuer à cette collection, léguée par ses arrières-parents: "J'ai commencé à collectionner des tickets d'autobus, des pièces de monnaies etc., car la transmission doit continuer." Comme tout bon collectionneur, il fait un classement pour rendre lisible sa collection. Dans sa collection numismate, on y retrouve une pièce de trois sous de 1781, Farling, billet de 50 sous, 3 sols datant de 1770, des pièces du St-Géran, 3 sols de 1889, 1835, Carolus III (1776), etc. Des objets se sont ajoutés à d'autres et s'entassent dans sa demeure familiale, certains en bon état, d'autres nécessitant un traitement pour les restaurer. Des photographies de son père Soodur Chuttoo en noir et blanc sont accrochées au mur. "Si sak foto ti éna le don de la parole, li ti pou raconte nu zistoire".

Goorooduth Chuttoo vit quotidiennement son passé. "Quand ou condir loto, ou pas get zis dévan, ou get aussi dans rétroviseur. C'est séki mo fair", dit-il. Faire connaître ce passé est pour lui "un devoir de mémoire".

Issu d'une famille de 12 enfants, Goorooduth Chuttoo raconte que sa famille a toujours suivi la culture des coolies: ils consommaient les légumes qu'ils cultivaient, buvaient le lait de la vache qu'ils nourrissaient et pratiquaient le "barter system". Marié en 1979, il entreprend une carrière dans la force policière, a deux fils Dilesh et Sailesh. Puis, un jour, il décide de faire des recherches généalogiques et découvre que son grand-père Shri Baunsingh et sa famille viennent tout droit du petit village du Bihar, en Inde. "Quand on boit l'eau d'une rivière, on pense aussi à la source", dit-il. Ainsi, en mai 2006, après de longues recherches pour connaître ses racines, il se rend à Bundu, petit village très pauvre de Bihar où vivaient ses ancêtres. Il y retrouve ses cousines, sa grand-mère maternelle, les membres de la famille de son arrière grand-père, etc. Aujourd'hui, muni de sa carte PIO (Persons of Indian Origin), il se rend régulièrement à Bundu où il rend visite à sa famille ainsi qu'à son fils Sailesh qui y vit. Dans ce village dépourvu d'infrastructures, Goorooduth Chuttoo y a construit une école.


In-Panema pool and beach party


Soirée à thème et élection Miss Bikini sur l'îlot Malais

Alcomexx, représentant à Maurice de la marque brésilienne de maillot de bain "In-Panema", a choisi l'îlot Malais à Rivière-Noire pour organiser une soirée à thème: Pool and beach party dans l'après-midi du samedi 30 janvier jusqu'aux petites heures du matin du dimanche 31 janvier. La plage de cet îlot privé qui se trouve entre le village de Case Noyale et l'île-aux-Bénitiers sera aménagée pour accueillir diverses activités. Au programme de cette longue soirée qui accueillera 150 personnes: de la musique brésilienne, concert avec Crossbreed supersoul, Ziggy et animations au bord de la piscine avec quatre DJ dont DJ Franky qui se relaieront autour de la piscine. Par ailleurs, celles qui seront en tenue de plage pourront, en début de soirée, participer au concours Miss In-Panema. Un concours informel dont le but est de faire découvrir les produits de la marque brésilienne In-Panema, spécialisée dans les maillots de bain haut de gamme. Il pourrait aussi être, selon Thibault Lamoure, directeur d'Alcomexx, "une forme de casting pour des jeunes femmes qui souhaitent devenir mannequin et de porter les produits de la marque In-Panema. Celle qui sera choisie sera celle qui sera à l'image de l'In-Panema". Trois gagnantes seront désignées dans ce type de concours d'un genre particulier. De nombreux cadeaux sont à gagner: des bikinis de la marque In-Panema, un week-end en demi pension à l'hôtel Tamarin et d'autres cadeaux offerts par des partenaires. Pour rappel, 150 places sont disponibles pour cet événement dont le dress code est tenue de plage.

L'entrée de Rs 1200 à Rs 1500, comprend l'accès sur l'île, déjeuner, activités et de nombreux cadeaux. Les billets sont disponibles au magasin Obann à Grand-Baie et Surf shop du Tamarin hotel.



Alicia Keys ou la poursuite du bonheur

The Element of Freedom , quatrième album studio d'Alicia Keys, vient tout juste de paraître deux ans après l'immense succès de As I Am. Il aurait dû être commercialisé plus tôt, mais la chanteuse souhaitait peaufiner sa copie. Alors qu'elle recevait la presse internationale, à la fin du mois d'octobre dernier, seule une partie des chansons avait été finalisée. On sentait même un certain doute habiter l'artiste et son entourage quant à la direction finale à donner à ce disque.

Perfectionniste à l'extrême, la jeune femme est désormais seule maître à bord en ce qui concerne le contenu de ses disques, et ce grâce aux impressionnants chiffres de vente réalisés depuis le début de sa carrière.

"Il y a des gens avec qui je travaille depuis longtemps, comme mon manager ou mon directeur artistique, dont je respecte l'avis. Mais, à la fin, c'est moi qui décide ", explique-t-elle en souriant. Détendue et affable, elle explique aussi avoir appris à mieux équilibrer son temps entre travail et détente. " Je me suis aperçue qu'on pouvait faire les choses en prenant du plaisir. Aujourd'hui, je m'autorise à prendre un vrai week-end après avoir travaillé cinq jours de suite. Un peu comme le font les Français…"

"Je recherche l'équilibre dans ma vie"

En une poignée de disques, cette héritière de la tradition de la musique noire américaine s'est imposée comme une des artistes de R & B les plus populaires au monde. Le 21 octobre dernier, elle était reçue à l'université de New York afin de rencontrer des étudiants en musicologie, façon Actor's Studio, avec un animateur de la chaîne musicale MTV en guise de James Lipton. " J'ai toujours voulu faire ce genre de rencontres, il y a tant à dire et à partager. J'en retire beaucoup. Je ressors de là très épanouie. "

Après le jeu des questions-réponses, Alicia Keys en profita pour dévoiler son nouveau single, appelé à devenir un tube : Doesn't Mean Anything. Artiste très populaire, Alicia Keys évoque dans le texte de ce titre le thème qui lui est le plus cher : la vacuité d'une vie sans amour. "À quoi sert-il de tout avoir dans la vie lorsque vous n'avez personne à aimer, voici le grand thème de ma vie ", affirme en souriant la pianiste et chanteuse. "Le succès n'est rien sans l'amour."

Découverte par Clive Davis, qui lança les carrières de Janis Joplin, Santana ou Patti Smith, Alicia Keys est depuis le début de la décennie un poids lourd de la musique américaine. Elle eut même l'honneur d'être citée dans une chanson récente de Bob Dylan. " Je ne savais pas quoi en penser, mais j'ai adoré l'idée. Il ne me reste plus qu'à le rencontrer maintenant ! ", dit-elle avec une fausse candeur.

Moins ouvertement glamour que sa consœur Beyoncé - qui participe à un titre de The Element of Freedom -, Alicia Keys revendique une simplicité de musicienne avant tout. Cette année, elle a offert une de ses compositions à Whitney Houston, dans le cadre du grand retour de celle-ci. Elle affirme aussi rêver de travailler avec Lauryn Hill, Prince, Sade ou Gwen Stefani. On a même évoqué un temps une collaboration avec Chris Martin, du groupe Coldplay.

Métis originaire d'un quartier populaire de Harlem, Alicia Keys demeure très attachée à Manhattan. " Mon bonheur, c'est de rentrer chez moi le soir et me sentir épanouie. Je recherche l'équilibre dans ma vie, et j'y parviens plutôt bien."

Dans le dossier de presse de son album, elle explique être parvenue à appréhender mieux que jamais le processus créatif en le confectionnant. "Je vis mieux depuis que j'arrive à me détendre. J'aime traîner nue chez moi en visionnant des DVD, ce que je ne me serais jamais permis auparavant. J'aime aussi beaucoup aller voir des danseurs flamenco et des illusionnistes. Cela ne va pas être possible dans l'immédiat, car je vais avoir beaucoup de travail. Avec la sortie de ce disque, puis ma tournée, mon plus grand désir sera bientôt de pouvoir dormir avant tout."



Frank Sinatra, l'indémodable grand style

Onze albums de Frank Sinatra viennent d'être réédités. Dans certains il partage l'affiche avec Mel Tormé, Tony Bennett ou Rosemary Clooney. Même lorsqu'il interprète des chants de Noël, la magie de ce chanteur - un des plus importants du siècle dernier - opère à plein. Décédé en 1998 à l'âge de 82 ans, Sinatra aura régné en maître pendant la cinquantaine d'années qu'aura duré sa carrière. Petite frappe du New Jersey, il aura réussi à s'imposer comme une des personnalités les plus en vue de la musique américaine.

Sans anniversaire particulier, "Ol'Blue Eyes" revient aujourd'hui sous les feux de l'actualité. Depuis le mois dernier est orchestrée une belle campagne de rééditions de son catalogue des décennies 1960 et 1970. Après avoir enregistré successivement pour les labels Columbia et Capitol, la star fonda son propre label, Reprise, au début des années 1960. La marque fut ensuite absorbée par le conglomérat Warner, s'ouvrant progressivement à d'autres artistes (leur première signature rock d'importance fut Neil Young, qui continue d'enregistrer sous la bannière).

Fidèle au jazz

C'est désormais la multinationale Universal qui exploite les albums gravés par Sinatra à compter de 1961. Après avoir produit des chefs-d'œuvre comme Come Fly With Me et Frank Sinatra Sings For Only The Lonely chez Capitol, Sinatra inaugura son cycle Reprise avec Ring-a-Ding Ding !, qui bénéficie des arrangements de l'immense Johnny Mandel, qui céda la place à Billy May pour le suivant, Swing Along With Me. Dans ces années-là, Sinatra collabore tous azimuts : avec Count Basie pour un album studio de toute beauté (Sinatra-Basie) et un live entré dans la légende. Avec un orchestre dirigé par Quincy Jones sur des arrangements de lui-même, Sinatra at the Sands est devenu un classique du chanteur dès sa sortie en 1966, témoignant à quel point il est demeuré fidèle au jazz. Sur Sinatra & Company, on trouve des traces de sa complicité avec les Brésiliens Antonio Carlos Jobim et Eumir Deodato. Bien souvent, c'est sur les albums en public que le frisson est le plus conséquent.

En quatre CD et un DVD, le coffret New York (Warner) montre l'attachement qui a lié l'artiste à sa ville d'adoption pendant toute sa carrière. Contenant des enregistrements de 1955, 1974, 1980 et 1984, cette belle somme illustre la passion avec laquelle le chanteur se jetait dans chacun de ses récitals.

Il y a quelques années, Paul Anka nous racontait que Sinatra lui avait demandé une chanson qui lui permettrait de faire ses adieux, alors qu'il n'était âgé que de 52 ans. Après avoir entendu Comme d'habitude de Claude François à la radio, le Canadien avait proposé son adaptation à Sinatra : My Way, qu'il enregistra en 1968. Fort heureusement, l'album éponyme ne signifia pas le bout de la route pour le chanteur. Inédit jusqu'à présent, le Live at the Meadowlands de 1986 prouve qu'à 70 ans, Sinatra continuait d'être un perfomer d'un flamboiement total, en dépit d'une voix moins impressionnante que par le passé.

Cette campagne de rééditions, qui se poursuivra en 2010 avec de nouvelles références, constitue une nouvelle aussi importante pour la musique que la récente remastérisation du catalogue des Beatles.


Automobile


La révolution "100% électrique" aura-t-elle lieu?

L'année 2010 marquera surtout l'avènement des motorisations et des carburants alternatifs. Pratiquement tous les constructeurs ont prévu des modèles plus propres cette année. Et l'avenir s'annonce vert : électriques et hybrides pourraient rafler la mise. L'avenir de l'automobile s'annonce-t-il vert avec les électriques et hybrides qui vont fleurir les routes? La révolution aura-t-elle bien lieu? Pas si sûr. Les analyses des experts disent le contraire. Mais les constructeurs restent optimistes.Les premières voitures électriques devraient voir le jour cette année même si l'infrastructure n'a toujours pas été développée pour la recharge des véhicules électriques dans de nombreux pays. Maurice s'y prépare d'ailleurs dans le cadre de son projet Maurice, île durable. Nissan Motors aurait déjà fait une proposition ferme au gouvernement mauricien dès que que son modèle électrique, la Nissan LEAF, sera prête à être commercialisée à grande échelle dans le monde cette année.

Les autres constructeurs ne chôment pas non plus. L'hybride Prius de Toyota va bientôt devenir rechargeable, et ses émissions moyennes de dioxyde de carbone (CO2) seront en baisse de 40%, assure le constructeur japonais. Si Mini et Smart ont lancé les tests de leurs versions "zéro émission", Peugeot et Citroën vont commercialiser dès la fin de l'année 2010 leurs iOn et C-ZERO. Renault lancera pour sa part le début des hostilités début 2011 seulement, avec notamment la Fluence électrique. Volkswagen, Bolloré, Coda et bien d'autres sont sur les rangs.

Aux Etats-Unis, la Chevrolet Volt de General Motors (GM) fera le plein de ses batteries sur secteur ou grâce à un petit moteur, et parcourra 60 km sans consommer une goutte de carburant. En Chine, BYD commercialise déjà la première voiture électrique de masse depuis fin 2008. Et un tiers de son parc automobile sera électrique en 2012!

De toute évidence, les voitures vont devoir évoluer de façon spectaculaire si l'on se tient aux objectifs déclarés des pays développés concernant leur réduction de gaz à effet de serre. Mais les experts restent sceptiques. Ils sont d'avis que l'impact des voitures électriques sur le réchauffement climatique sera insignifiant, et certainement très inférieur aux progrès que l'on pourrait obtenir avec l'amélioration des moteurs actuels.

Plusieurs études récentes menées par des experts entretiennent ce scepticisme. "La part des voitures électriques ne dépassera pas 3,2% du marché mondial dans 15 ans", révèle ainsi la dernière étude du cabinet Oliver Wyman sur les perspectives du marché de l'électromobilité en 2025. Le cabinet dresse un constat sans appel : "La flotte mondiale de quelques 2,5 millions de véhicules hybrides est encore un phénomène marginal, en comparaison des 850 millions de véhicules en circulation dans le monde."

L'étude tempère également les annonces enthousiastes des constructeurs : "En 2025, la part des hybrides atteindra certes 16% du marché automobile mondial, mais encore 760 millions de véhicules auront des moteurs à combustion, soit 84% du marché."

Pour PricewaterhouseCoopers (PwC) Automotive Institute, même pas 1% du marché mondial sera "zéro émission" en 2015 et l'hybride ne fait pas beaucoup mieux avec 4,5% de la production estimée en 2015. Par voie de conséquence, 95% des véhicules produits dans le monde seront encore à moteur thermique en 2015. Une analyse qui douche les espoirs un peu trop optimistes des férus de l'électrique.

Reste aussi la question du prix. Une étude de janvier 2009 du cabinet BCG estime ainsi que la voiture électrique ne serait compétitive qu'à partir d'un baril de pétrole à 280 US Dollars. La voiture électrique reste en effet chère à produire. Son coût de production serait de 150% plus élevé que celui d'une voiture traditionnelle.

Le monde est aujourd'hui à la veille d'une révolution technologique sans précédent ou d'un énorme fiasco aux conséquences incalculables? Il faudrait pour cela que les automobilistes acceptent de remplacer leur chère voiture "thermique" par une voiture électrique. Et c'est là qu'est tout le problème. Seulement 14 % des consommateurs se disent prêts à assumer un surcoût à l'achat selon les dernières études réalisées.



Nissan LEAF veut être le premier

La Nissan LEAF, dont le lancement est prévu fin 2010 au Japon, aux Etats-Unis et en Europe, figure déjà sur la liste de 50 meilleures innovations de l'année 2009 publiée par le magazine américain TIME. Elle devrait inaugurer une nouvelle ère de la mobilité zéro émission.La LEAF sera propulsée par un moteur électrique de 80 kW / 280 Nm alimenté par un ensemble de batteries lithium-ion lamellaires compactes. Ces caractéristiques garantissent, selon les premiers tests effectués, une conduite réactive similaire à ce que les automobilistes connaissent sur les voitures à carburant conventionnel. Le mariage entre batteries lithium-ion et système de freinage à récupération d'énergie a permis de doter cette nouvelle génération de véhiucle d'une autonomie dépassant les 160 km après recharge complète.En mars dernier, la Principauté de Monaco et l'Alliance Renault-Nissan ont annoncé leur partenariat pour la mise en place de la mobilité à émission zéro en Principauté, dès 2011 faisant de Monaco l'un des premiers pays où circuleront les véhicules électriques de l'Alliance. L'Alliance Renault-Nissan vise le leadership en matière de mobilité zéro-émission. A ce jour, l'Alliance a signé plus de 35 partenariats à travers le monde avec des Gouvernements, des Etats, des Municipalités et différentes organisations pour favoriser la diffusion de ces véhicules électriques. Des négociations dans ce sens sont en cours avec le gouvernement mauricien.



La pile à hydrogène, pas à négliger

Avec l'avénement des premières voitures électriques, à terme, c'est la pile à hydrogène qui nourrit les plus grands espoirs. Les voitures ainsi alimentées ne rejettent que de la vapeur d'eau. Cependant, cette technologie complexe se heurte encore à des problèmes de coût, de stockage et d'infrastructures d'approvisionnement. Toutefois, aux Etats-Unis, plusieurs centaines d'Américains roulent déjà à l'hydrogène grâce à Toyota, General Motors et Honda qui leur ont confié des prototypes. Selon les constructeurs automobiles, les premières voitures de série seront en vente dès 2015, grâce à "une baisse remarquable des coûts" obtenue via une production en grande série.


Les concerts de 2009


Mauritius Opéra 2009, le spectacle de l'année

Mauritius Opéra 2009 a été incontestablement le spectacle de l'année. Le festival qui s'est tenu du 4 au 13 septembre au centre Swami Vivekananda à Pailles a été un franc succès. La représentation des Pêcheurs de Perles de Georges Bizet a réuni des artistes internationaux dont Michael Schopper, Mathias Tosi et aussi du côté local de Véronique Zuël-Bungaroo et Katrine Caine.

Dans un registre plus classique, on a eu l'occasion d'entendre des belles notes distillées par le Cape Philharmonic Orchestra dirigé par Martin Wettges. Décor grandiose avec un temple de neuf mètres, six plateaux et des effets spéciaux. Les choeurs Magoakan, Sanedhip Bhimjee et son équipe d'Art Academy ont également enchanté le public.

Sonu Nigam met le feu à Pailles

Sonu Nigam, le showman a tout donné sur scène pour son unique concert en avril. Véritable communion entre l'artiste et le public pour trois heures de spectacle exceptionnel. Des moments de pur bonheur avec ses derniers succès.

Garou, superstar

Le chanteur québécois a fait bon ménage avec un public totalement enthousiaste le 14 octobre à Pailles. Il a chanté avec beaucoup de sensibilité et sans extravagance. Accompagné d'une équipe de 18 personnes, l'interprète de Quasimodo dans la comédie musicale, Notre Dame de Paris a conquis le public avec certains morceaux de son dernier album.

Soirées électriques avec DJ Rink et DJ Angel

DJ Rink et DJ Angel ont mis le feu aux platines les 16 et 17 octobre au Xindix Night Club à l'occasion du Divali. Les stars de la platine ont séduit les clubbers avec les remixes des succès d'hier connues, An Evening in Paris et Yeh Vaada Raha.

Soirée mousse avec DJ Aqeel

DJ Aqeel, le roi des platines en Inde s'est produit le 1er août sur le parking du Mauritius Port Authority aux Salines à Port-Louis. Un concert programmé initialement au Lakepoint à Curepipe par Sharris Sumputh mais le choix final s'est porté sur Port-Louis en raison d'une injonction de la cour. DJ Aqeel a été fidèle à sa réputation ave une soirée rythmée et des beats électriques. Les premières notes de Kaho Naa Pyaar Hai ont mis les fourmis sous les pieds des clubbers.

Desi Girl, Om Shanti Om, Bachna Ae Haseeno ont fait le bonheur des mélomanes. Le White Foam Party a été une réussite.

Frédéric François, une rose dans le désert

Le chanteur italien, chantre de l'amour pendant deux heures fait bien vibrer des coeurs avec sa voix profonde et suave. Le public venu en grand nombre l'ont longtemps ovationné pour ses ballades romantiques comme, Je t'aime à l'Italienne et Mon coeur te dit je t'aime.

Kay Kay illumine Mahébourg

Le chanteur Kay Kay a illuminé Mahébourg à l'occasion de la fête de Divali. Submergé par l'intensité de sa voix, son jeu de scène énergique et ses improvisations audacieuses, le public conquis, se donne de la voix et multiplie les applaudissements.


Santé


Le scanner augmente-t-il les risques de cancer ?

Les Américains sont-ils guettés par une épidémie de cancers induits par leur usage intensif des scanners médicaux ? C'est ce que suggèrent deux articles publiés conjointement dans la revue médicale Archives of Internal Medicine. Les scanners, qui permettent de visualiser tissus et organes grâce à un balayage aux rayons X et à une reconstruction informatique, sont de plus en plus utilisés. Mais les irradiations qu'ils entraînent pourraient dans les décennies à venir avoir de lourdes conséquences de santé publique, selon des chercheurs de l'Institut national du cancer (Bethesda).

En utilisant un modèle mathématique, ils ont calculé que les 70 millions de scanners effectués en 2007 aux États-Unis pourraient conduire à 29 000 cas supplémentaires de cancers dans ce pays. Les examens pratiqués entre 35 et 54 ans seraient à l'origine d'un tiers d'entre eux, ceux effectués avant l'âge de 18 ans, à 15 %. L'autre étude, menée dans quatre hôpitaux de Californie, conclut que pour un examen donné, les doses de radiations délivrées par un appareil peuvent varier d'un facteur 1 à 13 selon les établissements. Le risque de cancer induit par les scanners dépend aussi de l'âge et du sexe du patient, et du type d'examen, précisent les auteurs. Ainsi, selon eux, une femme de 40 ans sur 270 développera une tumeur après un scanner des artères coronaires, alors que le risque est de 1 sur 8 100 après un scanner cérébral. "Ce sont des projections, des hypothèses, mais il n'y a pas de données épidémiologiques concernant les cancers induits par des scanners", tempère le Pr Yves-Sébastien Cordoliani, responsable de la radioprotection à la Société française de radiologie. Le Pr Guy Frija, chef du service de radiologie à l'hôpital Pompidou (Paris), est même très critique sur les chiffres avancés, la méthodologie de ces études étant selon lui très discutable. "Il faut mettre en balance le bénéfice potentiel d'un examen et ses risques en fonction de l'âge, de la pathologie…", ajoute Guy Frija. In fine, c'est la question des bonnes indications qui est posée, en particulier chez l'enfant.

En France, où la frénésie semble moindre qu'outre-Atlantique, environ huit millions de scanners seraient pratiqués chaque année. L'Autorité de sûreté nucléaire et les radiologues mènent un travail de fond pour améliorer les pratiques : les indications ont ainsi été définies, ainsi que les conditions optimales de réalisation de ces examens… Mais tout n'est pas parfait. Selon le Pr Cordoliani, seulement la moitié des radiologues envoient leurs relevés à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. Les fabricants de matériel d'imagerie ont bien compris le problème et mettent au point des appareils de moins en moins irradiants.

Un médicament qui rallonge la vie

C'est une des découvertes de l'année, saluée par la revue Science : Un médicament prescrit pour éviter les rejets en cas de greffe augmente sensiblement la durée de vie des souris.

La rapamycine est une substance d'origine bactérienne découverte pour la première fois dans le sol de Rapa-Nui (l'île de Pâques). Elle possède des propriétés immunosuppressives qui en font l'un des médicaments utilisés pour limiter les risques de rejets en cas de greffe. Son mécanisme d'action est lié à l'inhibition de la protéine mTOR (mammalian Target Of Rapamycin, ou encore, cible de la rapamycine chez les mammifères).

Le blocage de voie mTOR est déjà connue pour prolonger la vie de certaines espèces : levure, mouches ou nématodes mais c'est la première fois que cet effet est démontré chez un mammifère.

L'équipe, des chercheurs de l'Université de Washington et du Jackson Laboratory, a nourri des souris en fin de vie (âgées de 600 jours) avec de la rapamycine et a montré que la durée maximale de vie des animaux traités a augmenté de 9.14%. Actuellement, le seul moyen de prolonger la durée de vie d'un rongeur est de restreindre sévèrement son alimentation.

Cette découverte constitue la première preuve d'une possibilité d'augmenter, à l'aide de produits pharmaceutiques, la durée de vie des mammifères. Toutefois en raison de ces effets secondaires ce médicament ne saurait être utilisé à cet effet chez l'être humain. Mais il ouvre néanmoins la voie vers un " traitement de la vieillesse " pour les mammifères et les êtres humains.


A l'heure du numérique


La vogue des fac-similés

Il ne suffit pas de tourner les pages pour lire Paroles de l'ombre. Il faut aussi ouvrir des pochettes, déplier des lettres et s'attacher à décrypter les multiples écritures penchées, souvent vacillantes, de missives privées ou de carnets intimes. Le lecteur peut mesurer la force du fac-similé dans cet album consacré à la vie des Français sous l'Occupation, en passe de devenir l'un des succès de librairie de cette fin d'année.

Pour réaliser cet ouvrage, les éditions des Arènes ont fait appel à des archives privées, conservant au final plus de 90 % d'inédits, selon leur directeur Laurent Beccaria : "L'émotion que l'on a en dépliant ces documents est forcément atténuée quand on les reproduit simplement sur la page. Nous avons donc pris le parti d'en faire des fac-similés. Le défi était de rendre ces reproductions les plus authentiques possibles afin de respecter les originaux."

Ce recours au fac-similé est de plus en plus fréquent dans l'édition. Réservé autrefois à quelques incunables, il n'est plus l'apanage des seuls amateurs de bibliophilie. Les techniques de reproduction ont évolué. Les exemplaires de Paroles de l'ombre ont ainsi été réalisés dans une usine de Malaisie où l'on trouve à la fois la main-d'œuvre et le savoir-faire pour réaliser des tâches qu'aucune machine n'est en mesure d'effectuer.

Des pages spectaculaires

Pour les éditeurs, la mine est inépuisable à condition de trouver une source à laquelle puiser les manuscrits autographes. Les éditions Textuel ont ainsi créé une série autour de la collection de lettres rassemblées par Anne-Marie Springer. Le dernier volume paru, Lettres d'amants, reproduit les relations épistolaires d'Hugo, Rilke et Berlioz à leur maîtresse. Dans cet ouvrage, le lecteur suit, fasciné, l'assaut autographe de Victor Hugo ferraillant avec sa plume pour reconquérir sa "Juliette adorée".

Devant l'intérêt suscité par ces livres, la maison vient de créer une collection de prestige baptisée "L'Or du temps" pour faire découvrir quelques rares curiosités, en tirage forcément limité. Le premier titre de cette collection dirigée par Pierre-Marc de Biasi reprend ainsi deux textes légués par Verlaine à l'état de manuscrits, des pages spectaculaires constellées de ratures et de tâches d'encre. Les poèmes de Hombres et Chair ne furent jamais publiés, si ce n'est sous le manteau, en raison de leur crudité. Ils sont offerts pour la première fois aux yeux des lecteurs.

L'idée de donner une seconde vie à des trésors littéraires est également à l'origine de la collection "Sources" proposée par les PUF, associées à la fondation Martin Bodmer à Genève qui abrite des trésors du patrimoine littéraire mondial. Ce duo a ainsi décidé de publier quatre livres par an, des fac-similés à considérer comme des objets d'art. Figurent, dans cette collection, aussi bien le premier traité de médecine d'Ambroise Paré que les souvenirs manuscrits d'un jeune tambour de l'armée napoléonienne pendant la campagne d'Égypte, des dessins de Camille Pissaro, reporter engagé sur le front de la pauvreté ou encore Le Mortifiement de vaine plaisance, austère traité de spiritualité du roi René d'Anjou. Pour Michel Prigent, le président du directoire des PUF, cette diversité est à la base même d'une collection qui se veut à la fois très ouverte et exigeante. "Nous ne livrons pas ces textes au lecteur en lui disant "débrouillez-vous". Il y a toujours un intercesseur entre lui et l'œuvre, un grand universitaire ou un spécialiste. Par contre, cette collection qui puise aux sources de l'aventure humaine se caractérise par l'hétérogénéité de ses formes. Nous ne nous refusons rien. C'est un véritable défi." Car, à l'heure du numérique et de la dématérialisation de l'écrit, l'engouement pour tous ces livres remet aussi à l'ordre du jour l'agrément du toucher et l'art de prendre son temps.



Lemuria : continent disparu ou le mythe littéraire?

Depuis deux semaines et ce jusqu'à fin janvier de l'année prochaine, se tient au Blue Penny Museum, au Caudan Waterfront, une exposition sur le thème Lemuria, continent disparu. Parallèlement à cet évènement, Emmanuel Richon, directeur du musée publie un livre de 160 pages qui s'intitule "Lemuria, continent disparu de l'océan Indien" qui explique l'importance du mythe littéraire de la Lémurie dans la littérature régionale indiaocéanique à travers les oeuvres de Jules Hermann, Robert Edward- Hart et Malcolm de Chazal notamment.

Emmanuel Richon affirme vouloir démontrer, à travers la légende, comment d'une erreur scientifique lancée par Philippe L. Slater, a pu naître et se voir relayée par quantité de savants à l'origine, indirectement, une création littéraire régionale étalée sur plus de trois générations. En alliant histoire naturelle et critique littéraire, Lémuria, continent disparu permet de satisfaire tous les intérêts du visiteur en le plongeant dans l'onirisme fécond d'une reconstruction de nos origines désormais communes.

"Malcolm de Chazal fut un de ceux qui, s'emparant de l'idée de la Lémurie, le reprendra à son propre compte pour la pousser dans ses derniers retranchements", soutient Emmanuel Richon. Ce qui nous donna l'un des plus grand chefs-d'oeuvre de la littérature mauricienne, "Pétrusmok". En fait, affirme Richon, "Petrusmok" "n'était que l'aboutissement logique d'une grande aventure scientifique et littéraire remontant à plus de deux siècles".


Publications


The Book of Journeys

Quand Mamade Kadreebux fait mentir Mme de Staël

Ceux qui ont pris la peine de lire "Life in the Shadows", livre sorti des presses quelques années de cela apprendront avec plaisir que Mamade Kadreebux, l'auteur, nous gratifie maintenant de "The Book of Journeys", un livre où il retrace admirablement une partie de ses péripéties dans différents coins du globe, surtout en Amérique du sud - de Machu Pichu, ville sacrée des Incas, à Buenos Aires, de Lima au lac Titicaca où il a dû brûler ses carnets de notes de voyage pour se réchauffer…. "The Book of Journey" est une invitation au voyage, et ce n'est pas par hasard que l'une des trois citations au commencement même du livre se trouve être " O Dur a Ke'Mussafir " des paroles d'une chanson indienne qui se traduisent ainsi : "Voyageur venant de très loin, emmène-moi avec toi."

En effet, c'est ce que fait l'auteur - il nous emmène avec lui, nous fait découvrir ce qu'il voit, nous fait ressentir ce qu'il ressent, et nous fait partager ses joies et ses peines. En somme, nous faisons le voyage avec lui. Et quel voyage ! Car Kadreebux décrit avec son cœur ce qu'il a observé avec ses yeux de photographe curieux. Rien, absolument rien, pas le moindre petit détail ne lui échappe. Il nous relate ce qu'il est en train de vivre avec une aisance déconcertante, avec une précision chirurgicale. Ses descriptions, ses pensées et ses réflexions sont imbues d'un humanisme profond.

Le livre a été lancé le 1er décembre dernier au Collège Royal de Curepipe par le groupe RAFAL, acronyme de Royals and Friends Action Line, dont l'engagement est pour un humanisme universel. Selon Raheem Gopaul, président de RAFAL, c'est parce qu'il était à la recherche de l'Humain que Kadreebux a tant voyagé. Et des humains, de vrais, il en a rencontrés - surtout parmi les gens simples, les petites gens. Comme cette famille islandaise qui lui offre la chaleur de leur maison quand Kadreebux arrive en Islande en plein hiver et que tous les hôtels sont bondés, ou ses soldats de Timbouctou au Mali qui deviennent ses amis, ou encore cette vieille péruvienne qui lui offre un limon et une poignée de pistaches quand il s'est retrouvé sans le sous dans les Andes et qu'il n'avait rien à manger…. Quand vous lirez : "The cold wind came with a sigh and woke me up. I was in a lone corner of the mountain, huddled against the rocks…. The Andean night was long", vous ressentirez avec l'auteur ce froid et cette solitude dans les Andes.

Mais il n'y a pas que le froid et la solitude. Il y a des rencontres chaleureuses avec des gens simples, comme celle avec ce joueur de flûte dans les ruines de Machu Picchu. " The gentleman greeted me once again and I greeted him with a loaf of bread that I had carried with me on my journey along the Urubamba. He was hungry. I was thirsty. He offered me water that he had brought with him in a jug. We ate together and conversed. " Comme a dit Michael Atchia lors du lancement, Mamade Kadreebux a toujours prôné le partage et c'est ce qu'il fait à travers ses écrits. Partager les joies et les peines, le froid et la chaleur. Partager ses voyages et ses expériences de la vie. Afin qu'il y ait un peu plus d'humanisme dans ce monde où les gens deviennent si matérialistes, si égoïstes et accapareurs…

Mme de Staël disait que "voyager est, quoi qu'on en dise, un des plus tristes plaisirs de la vie ; entendre parler un langage que vous comprenez à peine, voir des visages sans relation avec votre passé ou votre avenir, c'est de l'isolement sans repos et sans dignité". Mme de Staêl, c'est évident, n'a jamais croisé le chemin de Mamade Kadreebux.



m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 3 janvier 2010