c o u r r i e r WEEK-END --- dimanche 3 janvier 2010




Mise au point de Mauritius Union

Nous nous référons à l'article paru en page 23 de votre édition du 20 décembre 2009 sous le titre "Mauritius Union rachète 95,71% de l'actionnariat du National Mutual Fund" et souhaitons apporter quelques clarifications à l'intention de vos lecteurs.

La Mauritius Union a décidé, en toute transparence, de tenir une conférence de presse pour présenter une transaction d'achat du capital du National Mutual Fund (NMF).

La Mauritius Union fait preuve d'une rigueur à toute épreuve quant aux meilleures pratiques d'affaires (Best business practices). L'acquisition des actions de NMF s'est, donc, faite en conformité avec les procédures de transparence imposées par l'autorité régulatrice, la Financial Services Commission.

Jacques de Navacelle n'a jamais refusé de communiquer le chiffre du rachat, comme le souligne le compte rendu en sous-titre. Il l'a tout simplement trouvé inapproprié vu que l'appel d'offres était un "closed bid". Par ailleurs, la valeur de la transaction ne pouvait être rendue publique qu'avec l'accord explicite de l'ensemble des seize autres actionnaires initiaux. Cette condition n'était pas encore acquise au moment de la conférence de presse.

Quant au commentaire suggérant que "le timing a été sciemment choisi; soit lorsque l'attention de tout un chacun est occupé par la préparation des festivités de fin d'année", nous en laissons l'entière responsabilité à son auteur. Il est…surprenant comment un journaliste peut-il porter un jugement aussi gratuit sur ses propres lecteurs en pensant d'eux que leur vigilance est susceptible de vaciller par temps de fête!

Pour conclure, permettez-nous de regretter, dans l'article un déroutant mélange des genres (compte rendu et commentaire) et des amalgames douteux avec l'autre chapeau que porte, avec un égal panache, le directeur général de la Mauritius Union.

Vos lecteurs ont dû être privés d'un compte rendu fidèle d'un événement de taille sur le marché financier mauricien. Il a été donc de notre devoir de rétablir dans leur juste perspective les faits qu'ils ont été présentés à notre conférence de presse.

Respectueusement,

Gérard Manuel

Advantedge Public Relations, pour Mauritius Union


Notre réponse :

Il y a, heureusement, plusieurs façons de faire du journalisme. Il y a celle qui consiste pour certains "journalistes" à répéter comme un perroquet, ou, encore plus, comme un magnétophone, les propos tenus par son interlocuteur et il y a celle qui, par des interrogations précises, pousse ce dernier à dire ce, qu'autrement, il n'aurait jamais dit.

L'agent en relations publiques de Mauritius Union, M. Gérard Manuel, affirme que son commanditaire a voulu jouer la transparence, "qu'il n'a jamais refusé de communiquer le chiffre de rachat de 95. 71 % de l'actionnariat du National Mutual Fund, mais qu'il a, tout simplement, trouvé inapproprié de communiquer ce chiffre vu que l'appel d'offres était un closed bid". Il s'abrite derrière le fait "qu'au moment où se tenait la conférence de presse, l'accord de l'ensemble des seize actionnaires initiaux du Natitional Mutual Fund ne pouvait être obtenu pour communiquer le chiffre". MM. de Navacelle et Manuel ne se seraient-ils donc pas attendus qu'au moins un journaliste qui n'allait pas se contenter d'une transparence limitée allait leur poser la question de ce coût du rachat? Etonnant quand même pour quelqu'un qui ne rate jamais une occasion de réclamer transparence totale quand il s'agit de la gestion des autres...

Nous n'aurions sans doute pas trop insister pour connaître ce fameux chiffre de rachat si la conséquente transaction entre Mauritius Union et le National Mutual Fund ne concernait des partenaires du secteur privé qui disposaient ainsi de leur propres avoirs. Mais, ici, avec le NMF, c'est de l'argent public aussi qu'il s'agit avec des actionnaires comme la SICOM et la State Investment Corporation entre autres. Et, nous défendons, nous, le droit de ces milliers de petits contributeurs publics de savoir ce qu'on en fait de ces fonds. Nous précisons qu'à aucun moment nous n'avons mis en doute les "Best business practices" de Mauritius Union, bien que des expériences récentes ailleurs nous ont appris qu'ils fallait toujours se montrer prudents et de toujours appréhender les pires situations qu'importent certaines réputations de solides gestionnaires.

Finalement, une chose nous réjouit dans cette polémique inutile: le plus longtemps que mettra Mauritius Union à communiquer ce fameux chiffre de rachat, le plus cela incitera les vrais journalistes dignes de ce nom à chercher à le découvrir et à le revéler...



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