Nous nous référons à l'article paru en page
23 de votre édition du 20 décembre 2009 sous le
titre "Mauritius Union rachète 95,71% de l'actionnariat
du National Mutual Fund" et souhaitons apporter quelques
clarifications à l'intention de vos lecteurs.
La Mauritius Union a décidé, en toute transparence,
de tenir une conférence de presse pour présenter
une transaction d'achat du capital du National Mutual Fund (NMF).
La Mauritius Union fait preuve d'une rigueur à toute épreuve
quant aux meilleures pratiques d'affaires (Best business practices).
L'acquisition des actions de NMF s'est, donc, faite en conformité
avec les procédures de transparence imposées par
l'autorité régulatrice, la Financial Services Commission.
Jacques de Navacelle n'a jamais refusé de communiquer le
chiffre du rachat, comme le souligne le compte rendu en sous-titre.
Il l'a tout simplement trouvé inapproprié vu que
l'appel d'offres était un "closed bid". Par ailleurs,
la valeur de la transaction ne pouvait être rendue publique
qu'avec l'accord explicite de l'ensemble des seize autres actionnaires
initiaux. Cette condition n'était pas encore acquise au
moment de la conférence de presse.
Quant au commentaire suggérant que "le timing a été
sciemment choisi; soit lorsque l'attention de tout un chacun est
occupé par la préparation des festivités
de fin d'année", nous en laissons l'entière
responsabilité à son auteur. Il est
surprenant
comment un journaliste peut-il porter un jugement aussi gratuit
sur ses propres lecteurs en pensant d'eux que leur vigilance est
susceptible de vaciller par temps de fête!
Pour conclure, permettez-nous de regretter, dans l'article un
déroutant mélange des genres (compte rendu et commentaire)
et des amalgames douteux avec l'autre chapeau que porte, avec
un égal panache, le directeur général de
la Mauritius Union.
Vos lecteurs ont dû être privés d'un compte
rendu fidèle d'un événement de taille sur
le marché financier mauricien. Il a été donc
de notre devoir de rétablir dans leur juste perspective
les faits qu'ils ont été présentés
à notre conférence de presse.
Respectueusement,
Gérard Manuel
Advantedge Public Relations, pour Mauritius Union
Notre réponse :
Il y a, heureusement, plusieurs façons de faire du journalisme.
Il y a celle qui consiste pour certains "journalistes"
à répéter comme un perroquet, ou, encore
plus, comme un magnétophone, les propos tenus par son interlocuteur
et il y a celle qui, par des interrogations précises, pousse
ce dernier à dire ce, qu'autrement, il n'aurait jamais
dit.
L'agent en relations publiques de Mauritius Union, M. Gérard
Manuel, affirme que son commanditaire a voulu jouer la transparence,
"qu'il n'a jamais refusé de communiquer le chiffre
de rachat de 95. 71 % de l'actionnariat du National Mutual Fund,
mais qu'il a, tout simplement, trouvé inapproprié
de communiquer ce chiffre vu que l'appel d'offres était
un closed bid". Il s'abrite derrière le fait "qu'au
moment où se tenait la conférence de presse, l'accord
de l'ensemble des seize actionnaires initiaux du Natitional Mutual
Fund ne pouvait être obtenu pour communiquer le chiffre".
MM. de Navacelle et Manuel ne se seraient-ils donc pas attendus
qu'au moins un journaliste qui n'allait pas se contenter d'une
transparence limitée allait leur poser la question de ce
coût du rachat? Etonnant quand même pour quelqu'un
qui ne rate jamais une occasion de réclamer transparence
totale quand il s'agit de la gestion des autres...
Nous n'aurions sans doute pas trop insister pour connaître
ce fameux chiffre de rachat si la conséquente transaction
entre Mauritius Union et le National Mutual Fund
ne concernait des partenaires du secteur privé qui disposaient
ainsi de leur propres avoirs. Mais, ici, avec le NMF, c'est de
l'argent public aussi qu'il s'agit avec des actionnaires comme
la SICOM et la State Investment Corporation entre autres. Et,
nous défendons, nous, le droit de ces milliers de petits
contributeurs publics de savoir ce qu'on en fait de ces fonds.
Nous précisons qu'à aucun moment nous n'avons mis
en doute les "Best business practices" de Mauritius
Union, bien que des expériences récentes ailleurs
nous ont appris qu'ils fallait toujours se montrer prudents et
de toujours appréhender les pires situations qu'importent
certaines réputations de solides gestionnaires.
Finalement, une chose nous réjouit dans cette polémique
inutile: le plus longtemps que mettra Mauritius Union à
communiquer ce fameux chiffre de rachat, le plus cela incitera
les vrais journalistes dignes de ce nom à chercher à
le découvrir et à le revéler...